Annonce choc, commentaires en feu, et un malentendu persistant : Lucía Martiño a officialisé un partenariat avec OnlyFans… sans changer de métier. La surfeuse espagnole assure qu’elle ne publiera aucun contenu explicite. Au programme : surf, entraînement, voyages, lives et conseils. On démonte les idées reçues et on explique pourquoi ce deal peut, au contraire, tirer le surf vers le haut.
Mercredi, Lucía Martiño a dévoilé être athlète sponsorisée par OnlyFans, qui devient son sponsor principal. Concrètement, le logo apparaît au nose de sa planche et elle alimente la plateforme avec des contenus 100 % sportifs : sessions, coulisses de trips, préparations physiques, réglages de boards, routines de soins, lives interactifs pour répondre aux questions.
« J’aime partager ma vie, pas mon intimité », rappelle-t-elle. Pas de contenu explicite, même si l’on verra forcément du surf en bikini sous les tropiques.
OnlyFans revendique plus de 300 athlètes signés tous sports confondus. En surf, la plateforme a déjà soutenu des noms des grosses houles (comme Billy Kemper, Tony Laureano ou Pedro Scooby). Avec Lucía, première femme surfeuse officiellement sponsorisée, l’entreprise réaffirme son intention d’être un pont entre fans et athlètes, une ambition qui précède la dérive “adult” observée pendant la pandémie.
Côté athlète, Lucía assume son virage free surf / création de contenus : après des années de compétition, elle veut choisir ses vagues et produire des formats plus créatifs (elle sort d’un projet en Islande par –25 °C). OnlyFans lui apporte la stabilité et la liberté éditoriale qui manquaient depuis la fin de son contrat Deeply en 2024.
La confusion vient du fait que OnlyFans héberge aussi du contenu adulte. Lucía s’y attendait : « Je me figurais que beaucoup penseraient mal ». Elle trace une ligne nette : pas d’explicite.
Le débat révèle aussi un biais : quand un homme signe chez OF, ça fait moins de bruit ; pour une femme, l’imaginaire sexualisé colle plus vite. D’où l’intérêt de clarifier : ici, OnlyFans est un canal premium pour du contenu surf — point.
Oui, si l’on regarde les moyens et la portée. Voir un acteur hors industrie, solide et global, investir dans le surf, c’est :