Qui aurait parié là-dessus ? Après avoir quitté Buckingham pour la Californie, le Prince Harry vient d’ajouter une nouvelle corde à son arc : surfeur. Et pas sur n’importe quel spot, attention, mais au Surf Ranch de Kelly Slater, le parc à vagues le plus select (et le plus chloré) du monde. Oubliez les beach breaks de Cornouailles, la royauté britannique s’offre désormais des sessions privées dans une piscine géante au milieu de nulle part.
C’est Meghan Markle qui a vendu la mèche, en postant sur Instagram une vidéo de son cher et tendre, take-off hésitant mais sourire au lèvres. Le tout accompagné du tube “Whatta Man” de Salt-N-Pepa et d’un petit emoji renard – apparemment le surnom intime du duc. On est loin des communiqués officiels du palais de Buckingham, mais niveau mise en scène, Hollywood n’aurait pas fait mieux.
La scène est digne d’une téléréalité : Harry, encouragé par Raimana Van Bastolaer, coach star du Surf Ranch, s’élance avec une petite poussée amicale. Quelques mètres plus loin, il parvient à se caler sur la ligne, avec un style… disons princier, mais pas encore olympique. Et là, moment historique : l’ombre d’un tube. Certes, on est plus proche du ride en douce dans une vague artificielle que du Teahupo’o engagé, mais pour un prince, ça mérite au moins une médaille en chocolat.
Bien sûr, Internet n’a pas tardé à dégainer. “Éco-warrior Harry, qui vit au bord de l’océan, roule des heures pour aller surfer une piscine énergivore”, “Ce n’est pas du surf, c’est une croisière chlorée” ou encore “Il est à des kilomètres de la mer !” : les commentaires ont fusé plus vite qu’une série de vagues à Hossegor. Harry a beau se revendiquer défenseur de l’environnement, le paradoxe n’a échappé à personne.
Harry n’est pas le premier people à tenter sa chance au Surf Ranch. Avant lui, on a vu défiler Matthew McConaughey, Lewis Hamilton, Chris Hemsworth, Tony Hawk ou encore Eddie Vedder. Bref, une drôle de cour des miracles aquatique, où se croisent acteurs, rockeurs, champions olympiques et désormais… royauté britannique. Si le Surf Ranch était un palace, on pourrait presque parler d’un bal mondain.
Reste que dans ce royaume artificiel, un seul monarque règne vraiment : Kelly Slater. L’inventeur du Ranch, onze fois champion du monde, continue d’accueillir les stars comme un hôte bienveillant. Mais attention, si le “King Kelly” est le GOAT, Harry pourrait bien devenir le DUK – Duke of the UK Surf. Ça sonne presque comme un titre officiel, non ?
Alors, faut-il s’extasier ou sourire devant cette conversion tardive ? Après tout, si Harry veut troquer la couronne contre une wax, on ne peut que l’encourager. Mais avouons-le : voir un prince en combinaison intégrale, aidé pour se lever sur une vague chlorée au milieu de la Californie, c’est probablement la chose la plus britannique qui puisse arriver au surf. Une tasse de thé à la main, et la boucle aurait été bouclée.