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Tyler Wright ne fait décidément rien à moitié. Après avoir traversé une période extrêmement lourde – une complexe opération et la fin brutale de son contrat de 20 ans avec Rip Curl –, la double championne du monde vient de replacer les projecteurs sur elle lors de l’épreuve du Salvador.
Un geste déplacé ?
Le déclencheur n’est pas un layback ravageur, mais une fin de vague célébrée avec un signe « V » (le fameux « scissor finger »). Un geste assumé, devenu un véritable ralliement dans la culture sportive queer. En plein Pride Month, l’Australienne, mariée depuis 2022, a revendiqué son identité avec ferveur.
Mais sur la planète surf, l’image a immédiatement fracturé la communauté. L’ancien champion du monde CJ Hobgood n’a pas retenu ses coups sur les réseaux sociaux : « C’est vraiment ce combat que tu choisis ? C’est de ça que tu veux qu’on se souvienne ? Ok. »
Une charge frontale qui a fait sortir de ses gonds le commentateur Selema Masekela. Ce dernier a fustigé l’hypocrisie du milieu, rappelant que personne ne s’offusque quand un surfeur masculin célèbre de la même façon. Pour l’anecdote, ce même geste de doigts avait valu 35 000 dollars d’amende au basketteur Dwight Howard en 2017. Dans l’eau salée, il vient de relancer une guerre culturelle que le surf pro semblait jusqu’ici vouloir éviter à tout prix. Dans mon sens, que cela soit un homme ou une femme, cela reste un geste déplacé, mais surtout arrêtez de claimer pour avoir le score ou autre…..


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