Le 10 septembre 2026, l’Hawaïen Makana Pang a remporté la première édition indonésienne du Capitulo Perfeito sur la mythique gauche de Desert Point. Une compétition sur invitation, exclusivement dédiée aux barrels, qui a couronné le jeune prodige face à un plateau de spécialistes internationaux.
Un 10 parfait face aux maîtres du spot
Historiquement basé au Portugal, l’événement s’est offert une parenthèse inédite à Lombok. Sur cette vague réputée pour ses longs tubes mécaniques, le format imposait une règle stricte : aucune manœuvre n’était comptabilisée, seuls la profondeur et le temps passés dans le barrel étaient notés.
Invité de dernière minute (wildcard), Makana Pang a survolé les débats. Lors d’une finale disputée dans des vagues creuses mais pas très grosses, il s’est imposé face aux Brésiliens Bruno Santos et Ícaro Ronchi, ainsi qu’au local Usman Trioko. L’Hawaïen a scellé sa victoire en décrochant la note parfaite de 10, cumulant un total de 17.57 points contre 16.76 pour Santos.
« Obtenir un 10 en finale est un rêve. Surfer cette vague avec seulement trois autres gars à l’eau est probablement l’une des expériences les plus folles que l’on puisse vivre en surf », a-t-il déclaré lors de la remise du trophée.
Un succès sportif en attendant Carcavelos
Si cette délocalisation indonésienne n’a finalement pas eu l’écho médiatique international escompté, le niveau de performance à l’eau valide amplement cette première édition audacieuse.
Après ce succès tropical, le Capitulo Perfeito retrouvera son arène hivernale traditionnelle. Le circuit donne désormais rendez-vous aux amateurs de gros tubes sur le beachbreak de Carcavelos, au Portugal. La période d’attente s’étendra du 1er novembre au 15 décembre prochain, avec un casting prestigieux incluant des légendes comme Rob Machado ou Joel Parkinson.
Ce samedi 12 septembre 2026, le célèbre spot californien de Lower Trestles a vu les Françaises Tya Zebrowski et Vahine Fierro s’imposer lors du premier tour du Lexus Trestles Pro, neuvième étape du Championship Tour (CT). Face à des enjeux de qualification cruciaux pour les phases finales de la World Surf League (WSL), les athlètes ont profité de conditions favorables avant que la compétition ne soit suspendue en raison de la marée.
Tya Zebrowski et Vahine Fierro maintiennent leurs espoirs
La jeune prodige tricolore Tya Zebrowski continue d’impressionner l’élite mondiale. À seulement 15 ans, la surfeuse a dominé la locale de l’étape, l’Américaine Alyssa Spencer, lors de leur troisième confrontation de la saison. Sur les longues gauches qu’offre le spot de Trestles, la Française a déployé un surf backside puissant. Cette puissance a été récompensée par un excellent 8.00 sur 10.
Cette vague majeure lui permet de remporter la série avec un total de 13.33 contre 12.23. Actuellement 19e mondiale, Zebrowski garde ainsi intacts ses espoirs de qualification. « C’est l’une de mes vagues préférées », a précisé la surfeuse à l’issue de sa série. « Il y a deux ans, je suis venue regarder les finales ici […], et je me suis dit que j’aimerais vraiment gagner une épreuve sur ce spot. »
De son côté, la Tahitienne Vahine Fierro (20e mondiale) jouait également sa survie sur le circuit professionnel. Elle s’est imposée face à l’Israélienne Anat Lelior avec un score de 12.16 contre 11.50. Les deux représentantes françaises valident ainsi leur ticket pour le deuxième tour, franchissant un cap psychologique important.
Brisa Hennessy prend sa revanche sur Stephanie Gilmore
Le tableau féminin offrait dès le premier tour un remake très attendu des prestigieuses WSL Finals de 2022. La Costaricienne Brisa Hennessy a su saisir l’opportunité de prendre sa revanche sur l’octuble championne du monde australienne, Stephanie Gilmore.
Dans une série disputée, Hennessy a capitalisé sur une excellente lecture de vague pour s’imposer d’une courte tête (10.90 contre 10.10). « Pour affronter Steph, je savais que c’était le tirage le plus difficile du tableau. Elle est incroyable sur ce spot, je me sens assez chanceuse de l’emporter aujourd’hui », a déclaré la Costaricienne. Cette victoire lui apporte une dynamique essentielle pour sécuriser sa place dans le haut du classement.
Oscar Berry signe sa première victoire de la saison
Chez les hommes, la libération est venue de l’Australien Oscar Berry. Opposé à son compatriote et ami d’enfance Joel Vaughan, Oscar Berry a su imposer son rythme sur les célèbres droites de San Clemente. En alliant puissance et fluidité, il a décroché une note de 6.50 qui lui a permis de prendre l’ascendant définitif sur la série (12.73 contre 11.26).
« C’est mon neuvième événement sur le CT et je passe enfin ma première série de l’année », a confié l’Australien, visiblement soulagé. « C’est difficile de le faire contre mon meilleur ami Joel qui m’a battu tant de fois depuis nos débuts, mais je suis heureux de montrer de quoi je suis capable au plus haut niveau. »
Une pause forcée avant le grand retour des têtes d’affiche
La journée californienne a également été marquée par la « WSL 50 Trestles Expression Session », une exhibition célébrant cinquante ans d’histoire du surf de compétition à San Clemente. Des figures locales emblématiques, associant plusieurs générations comme Dino et Kolohe Andino ou encore Mitch et Griffin Colapinto, ont assuré le spectacle pour le public.
En raison de la marée montante dégradant le plan d’eau, l’organisation a officiellement reporté la suite de l’événement. La compétition est « OFF » jusqu’au lundi 14 septembre 2026. À la reprise, tous les regards se tourneront vers le deuxième tour masculin qui proposera des affrontements sous haute tension, avec l’entrée en lice de favoris.
Imaginez la scène. Vous rentrez d’un trip mémorable, vous arrivez à l’aéroport à 2 heures du matin et on vous annonce que votre quiver ne passera pas l’embarquement. C’est exactement l’enfer qu’a vécu Jorge Sangachi à l’aéroport JFK de New York. Après un changement de compagnie inattendu de son vol United vers JetBlue, ce surfeur équatorien s’est heurté à un mur : la politique stricte de la nouvelle compagnie n’autorisant qu’une seule board par housse.
Résultat ? Après une heure de négociations acharnées en pleine nuit face à un guichetier inflexible, il a dû se résoudre à l’impensable : abandonner l’une de ses planches dans une poubelle du terminal. Une vidéo devenue virale le montre en train de forcer sa board dans une corbeille classique, en espérant qu’un chanceux la récupère. Les compagnies aériennes et le matériel de glisse, c’est une relation historiquement toxique. Entre la casse et les règles aléatoires, voyager avec son équipement ressemble souvent à la roulette russe.
J’ai frôlé la catastrophe au retour d’Indonésie
En lisant cette histoire, j’ai eu des sueurs froides. C’est triste, mais cela m’a rappelé une situation quasi identique vécue en rentrant d’Indo via Londres. Bloqué au comptoir, j’ai failli devoir faire le même choix déchirant. La compagnie n’acceptait pas les planches de surf à bord. Heureusement, j’avais une marge de temps suffisante devant moi ce jour-là. J’ai remué ciel et terre et réussi in extremis à dégoter un transporteur privé pour rapatrier mes planches en France.
Si vous prévoyez un surftrip, tirez une leçon de ce gâchis. Ne regardez pas uniquement le prix d’appel du billet d’avion. Épluchez scrupuleusement la politique de la compagnie concernant les bagages hors format et lisez les petites lignes sur le nombre de planches autorisées par boardbag. Payer un vol 50 euros moins cher pour finalement devoir sacrifier une board à plus de 600 euros dans un hall d’aéroport, c’est sans doute le pire calcul que vous puissiez faire.
Ce vendredi 11 septembre 2026, le Lexus Trestles Pro a connu un lancement express ou écourté à San Clemente en Californie. Face à un vent de sud détruisant le plan d’eau, les organisateurs ont été contraints de stpper la compétition après seulement deux séries disputées lors du premier tour masculin.
Le règlement de la WSL appliqué face aux conditions
Les vagues de quatre à six pieds à Lower Trestles se sont rapidement détériorées sous l’effet de fortes rafales de secteur sud. Face à des conditions qui se détérioraient minute après minute, les différents protagonistes du circuit ont pris la décision de faire un call plus tard dans la journée. Mais, face à un spot devenu trop aléatoire, l’organisation a logiquement statué sur un « OFF » définitif pour la journée, ce n’est que le premier de la Waiting Period.
Thompson et Hanneman assurent l’essentiel
Malgré ce court laps de temps dans l’eau, le rookie sud-africain Luke Thompson a réussi à dominer son compatriote Matthew McGillivray lors de la série d’ouverture. Thompson a trouvé les rares opportunités sur les gauches pour sécuriser sa victoire. Juste après, l’Hawaïen Eli Hanneman s’est imposé sur le fil (9.73 contre 9.67) face au jeune local californien Hayden Rodgers, en exploitant une dernière vague décisive.
Le prochain call est fixé au samedi 12 septembre à 7h35 (heure du Pacifique) ou 16H35 heure française. Lors de la reprise, le duel australien opposant Joel Vaughan à Oscar Berry relancera les hostilités de ce premier tour.
Ce jeudi 10 septembre 2026, l’Australien Dakoda Walters a décroché la victoire lors de l’édition annuelle du Surf 100 organisée par Stab Magazine. Grâce à un enchaînement d’airs sur une droite tropicale parfaite, il empoche un chèque exceptionnel de 100 000 dollars.
Un format original jugé par le public
Opposé en finale à Dimitri Poulous, Walters a su imposer son surf aérien. L’Australien s’impose avec un total de 152 points, contre 141 pour Poulous. Les deux invités prestigieux, le champion du monde Joel Parkinson et le free surfeur Noa Deane, ferment la marche avec respectivement 139 et 124 points.
La particularité de cet événement organisé par le média Stab repose sur son arbitrage : le jugement est intégralement confié aux milliers de spectateurs qui ont attribué les notes en direct lors de la diffusion en ligne. C’est d’ailleurs depuis son canapé en Californie, entouré du surfeur Oscar Berry et de ses amis, que Walters a pu célébrer sa victoire au moment des résultats.
Une prime vertigineuse pour le monde du surf
Le montant du prix (100 000 dollars) a de quoi faire tourner les têtes. Pour mettre cette somme en perspective, un vainqueur d’étape classique sur le WCT (le circuit d’élite de la WSL) remporte généralement 80 000 dollars. Seuls quelques rares événements officiels atteignent la barre des 100 000 dollars. Qu’un média surf indépendant parvienne à offrir une telle dotation grâce à son audience et ses partenaires est un signal fort.
Le Championship Tour (CT) fait son grand retour en Californie du Sud ce vendredi 11 septembre 2026 pour le Lexus Trestles Pro. Neuvième étape décisive du calendrier de la World Surf League (WSL), cette compétition sur le célèbre spot de Lower Trestles s’annonce déterminante pour la course au titre mondial.
Lower Trestles, le skatepark californien juge de paix du CT
Après un passage très engagé dans le Pacifique Sud, entre les tubes de Teahupo’o et ceux de Cloudbreak, l’élite mondiale change radicalement de registre. La neuvième étape du CT 2026 pose ses valises à San Clemente, sur la vague de Lower Trestles. Ce spot sur fond de galets, situé à la frontière des comtés de San Diego et d’Orange, est réputé pour offrir l’une des gauches et droites les plus performantes. C’est le terrain de jeu idéal pour le surf progressif et les manœuvres aériennes.
À ce stade de la saison, la pression est à son comble pour sécuriser une place pour les phases finales. Le classement mondial est actuellement dominé par l’Italien Leonardo Fioravanti chez les hommes, et par la quintuple championne du monde Carissa Moore chez les femmes. L’Hawaïenne aborde l’épreuve avec le lycra jaune de leader, forte de sa demi-finale récente aux Fidji et de ses victoires successives en Nouvelle-Zélande et au Salvador.
Prévisions de houle : un démarrage technique avant l’arrivée du swell
Les prévisions officielles de Surfline, pilotées par Kevin Wallis, annoncent un début de période d’attente technique. Le vendredi 11 septembre offrira une houle de sud-ouest avec des vagues d’un bon mètre cinquante (4-6 pieds) sur les séries matinales, mais le vent de sud risque de dégrader rapidement le plan d’eau.
Le week-end et le début de semaine prochaine s’annoncent plus calmes, avec des conditions croisées et des vagues plus modestes. Il faudra vraisemblablement patienter jusqu’à la fenêtre du 16 au 18 septembre pour voir le véritable potentiel de Trestles. Une solide dépression formée dans le Pacifique Sud générera une nouvelle houle longue. Les conditions promettent alors des murs parfaits pour le surf de haute performance, sublimés par des vents offshore matinaux.
Les séries des Français : Fierro, Zebrowski, Vaast et Mignot dans l’arène
Le contingent tricolore sera particulièrement scruté sur cette épreuve californienne. Chez les femmes, dès le premier tour, on retrouvera la jeune prodige Tya Zebrowski opposée à l’Américaine Alyssa Spencer dans le Heat 2. Juste après, dans le Heat 3, la Polynésienne Vahine Fierro affrontera l’Israélienne Anat Lelior.
Chez les hommes, les Français entreront en lice lors du Round 2, Kauli Vaast trouvera sur sa route l’Hawaïen Barron Mamiya (Heat 4). Une série sous haute tension qui précèdera celle de Marco Mignot. Le Français devra sortir le grand jeu face au Brésilien Joao Chianca dans le Heat 5 pour espérer poursuivre l’aventure.
Le coup d’envoi officiel de l’événement pourrait être donné dès ce vendredi matin (heure locale) après les trials. Les résultats de cette étape dessineront définitivement le visage des prétendants légitimes à la couronne mondiale 2026.
Imaginez la scène. Nous sommes en 1959 à la Côte des Basques, à Biarritz. Pas de leash, aucune combinaison en néoprène, et au line-up, uniquement des garçons qui se partagent de lourds troncs en balsa. C’est là qu’une gamine de 12 ans décide qu’elle aussi a le droit de glisser. Cette jeune fille, c’était Marie-Christine Delanne. La Fédération Française de Surf vient d’annoncer sa disparition, et c’est tout un pan de notre histoire qui s’en va.
Excellente nageuse, elle s’est imposée au pic à la force des bras, bataillant avec détermination sur des planches massives qui pesaient parfois la moitié de son poids. Avec une poignée d’autres rebelles courageuses comme Catherine Tadrew, Françoise Cazayous ou Christine Lubet à Hossegor, elle a littéralement défriché la pratique du surf féminin dans l’Hexagone. À l’époque, il fallait se battre doublement pour gagner sa place à l’eau face aux locaux.
Dès l’organisation des premiers Championnats de France, elle écrase la concurrence. Entre 1964 et 1969, elle rafle cinq couronnes nationales.
La prochaine fois que vous verrez Johanne Defay fracasser le Tour mondial ou des surfeuses s’épanouir sur nos spots, souvenez-vous : c’est cette gamine de 12 ans qui a enfoncé la porte en premier. Bon voyage, championne.
Imaginez perdre une jambe à 17 ans suite à un accident de bateau. Pour beaucoup, cela marquerait la fin définitive d’un rêve aquatique. Pour Lance Collins, qui vient malheureusement de s’éteindre à l’âge de 77 ans, c’était l’étincelle d’une véritable révolution. Refusant de tourner le dos à l’océan, il a trouvé un autre moyen de le dompter : le rabot.
C’est ainsi qu’il a donné vie à Wave Tools, une marque devenue mythique. Si vous visualisez le surf des années 80 — ces planches ultra-rapides aux shapes exagérés, ces couleurs fluos et ce style radical qui ont défini le spot d’Echo Beach à Newport — c’est l’héritage direct de Collins. Plutôt que de copier ce qui se faisait, il s’est inspiré de la course automobile pour créer des planches taillées pour la vitesse pure.
Son atelier de Costa Mesa est devenu l’épicentre d’une génération dorée. Des noms comme Bob Hurley ou son propre fils, Richie Collins (Top 8 mondial à la fin des années 80), ont repoussé les limites de notre sport grâce à son matériel.
Intronisé au Hall of Fame des shapers en 2022, Lance Collins ne fabriquait pas seulement des planches de surf. Il a prouvé qu’un drame personnel pouvait redessiner toute une culture.
C’est un rebondissement inattendu, peut-être une machination australo/américaine contre les brésiliens. Alors que le Brésilien Italo Ferreira semblait solidement accroché à la première place, l’annulation de l’étape très attendue d’Abu Dhabi vient de totalement chambouler le sommet du classement mondial. Le grand gagnant de ce retournement de situation ? L’Italien Leonardo Fioravanti.
Le jeu cruel des mathématiques
Mais comment une compétition annulée peut-elle inverser le leadership ? Sur le circuit, la règle est stricte : avec une étape en moins au calendrier, seules les sept meilleures performances de la présaison sont désormais comptabilisées pour se qualifier pour la suite de la compétition.
Ce nouveau calcul a été fatal à Italo Ferreira. Le champion brésilien a été contraint de déduire 3 320 points de son score global. En face, Leonardo Fioravanti n’a eu à écarter que 1 000 points.
Conséquence directe de cette soustraction : avec 40 015 points, l’Italien s’empare de justesse de la première place mondiale devant Ferreira (39 930 points). C’est donc Leonardo Fioravanti, et non le Brésilien, qui aura l’honneur de porter le mythique lycra jaune lors de l’épreuve de Lowers ! Le Brésilien Yago Dora vient compléter ce nouveau podium masculin.
Le statu quo chez les femmes
Si le tableau masculin a été bouleversé, l’annulation n’a en revanche pas fait trembler la hiérarchie féminine. L’icône hawaïenne Carissa Moore, impériale, conserve sereinement sa couronne de leader (39 575 points) devant sa compatriote Gabriela Bryan et la jeune prodige américaine Sawyer Lindblad.
La saison ne va pas se jouer ici, mais c’est toujours amusant ce genre d’anecdote. Leonardo Fioravanti saura-t-il résister à l’armada brésilienne (5 surfeurs dans le Top 8) lors des prochaines échéances ? Les vagues nous le diront très vite.
Dimanche 6 septembre 2026, l’océan nous a rappelé une nouvelle fois à quel point il peut être cruel. Une journée d’une rare tristesse a endeuillé notre littoral, emportant deux vies sur la côte basco-landaise. À Anglet, sur la plage de Marinella, un amateur de paddle de 59 ans a tragiquement péri au petit matin. Quelques heures plus tard, à Ondres, un baigneur de 45 ans perdait également la vie.
Depuis le sable, la critique est souvent facile. Pourtant, face aux éléments, personne n’est infaillible, pas même les meilleurs. Je tiens le préciser avant d’entendre les amateurs de la critique. À Anglet, le drame a basculé sur un détail que nous tenons trop souvent pour acquis : la rupture du leash. Désolidarisée de sa planche, la victime s’est retrouvée en détresse. Malgré l’intervention courageuse de deux surfeurs présents, l’irréparable s’est produit.
Toutes nos pensées vont aux familles et aux proches. Cet hommage douloureux doit servir d’électrochoc pour chaque passionné. Votre leash n’est pas une assurance vie, il finira par casser. La règle d’or est non négociable : vous devez impérativement pouvoir regagner le bord à la nage. Si vous doutez de votre condition physique face aux vagues, restez au sec ou privilégiez les spots de repli. L’humilité reste votre équipement le plus précieux.
Ce dimanche 6 septembre 2026, le Brésilien Weslley Dantas a remporté le QS 6000 Xacobeo Norte Surf Fest à Matosinhos (Portugal) avec un score quasi parfait face au Français Justin Becret. Chez les femmes, l’Australienne Ellie Harrison s’impose, tandis que la Tahitienne Aelan Vaast confirme son immense potentiel en perdant en demi-finale.
Un festival aérien monstrueux pour Weslley Dantas
Dans des vagues d’environ un mètre sur le spot de Leça da Palmeira, la finale masculine a offert une pure opposition de styles. Face au surf sur le rail puissant et engagé de Justin Becret, Weslley Dantas a répondu par un récital aérien stratosphérique. Le Brésilien a rapidement pris les commandes avec deux rotations complètes notées 9,07 et 9,23. Loin de gérer son avance, il a ensuite replaqué le plus gros air de l’événement sur une section critique pour décrocher un 10 parfait de la part des juges de la World Surf League (WSL).
Avec un total ahurissant de 19,23 sur 20, Dantas s’offre une victoire écrasante et prend la tête du classement Challenger Series (merci les WQS 6000 international). Justin Becret, combatif jusqu’au bout, termine avec un total de 12,60 points. Le Français signe ici le meilleur résultat de sa carrière, une solide opération comptable qui le replace idéalement dans le classement QS européen pour la qualification aux Challenger Series.
Aelan Vaast, le déclic espéré vers le haut niveau
Le tableau féminin a vu le couronnement de l’Australienne Ellie Harrison, qui a su renverser la locale Maria Salgado en finale (14,07 contre 13,17). Côté français, la grande satisfaction du week-end vient du parcours d’Aelan Vaast, stoppée en demi-finale par la Portugaise.
Reconnue pour son surf incisif, la Tahitienne a souvent souffert d’un manque de régularité avec un lycra sur le dos. Au Portugal, elle a pourtant affiché une solidité redoutable. Malgré quelques erreurs de priorité qui lui coûtent sa place en finale, cette troisième place témoigne du potentiel indéniable de la Polynésienne. Il est important d’ajouter que la tahitienne est actuellement en tête du WQS régional Hawaii/tahiti. Ce résultat pourrait bien amorcer une route logique vers les Challenger Series, un circuit où elle a clairement sa place.
Cap sur le Brésil pour la suite du QS
Les surfeurs n’auront que peu de temps pour souffler. La prochaine étape majeure du circuit QS 6000 est programmée du 14 au 20 septembre 2026 à Rio de Janeiro, à l’occasion du REMA Saquarema Surf Festival. Un rendez-vous décisif avant la fin de saison.
Un nouveau virage inattendu secoue la scène tricolore. Quelques jours à peine après l’annonce du partenariat entre Maud Le Car et la plateforme britannique, c’est au tour de Tessa Thyssen d’officialiser son arrivée sur OnlyFans.
Mais inutile de chercher le scandale : la surfeuse saint-martinoise s’engage via un contrat spécifique dédié aux sportifs de haut niveau, loin de tout contenu explicite. Au programme pour les abonnés ? Une immersion brute dans son quotidien de pro surfer, entre coulisses des compétitions, séances de préparation physique, nutrition et échanges directs par messagerie instantanée.
Un canal de sponsoring alternatif qui bouscule les codes habituels de l’industrie, tout en finançant les saisons sur le circuit pro.
Lors de la finale du Fiji Pro le 3 septembre 2026, le Brésilien Gabriel Medina a décroché la note parfaite de 10 face à Cole Houshmand. Un score maximal publiquement remis en cause par Kelly Slater sur les réseaux sociaux. Malgré cette vague mémorable, le triple champion du monde s’est incliné, établissant un nouveau record inattendu sur le World Championship Tour.
L’incompréhension de Kelly Slater face à la tactique du Brésilien
Sur la gauche de Cloudbreak, Gabriel Medina a trouvé un tube profond qui s’est largement ouvert au fil de la section. À sa sortie, le surfeur brésilien a brandi ses dix doigts avant d’esquiver volontairement la dernière section, surnommée le « Shish kebab », pour remonter immédiatement au pic et récupérer la priorité sur son adversaire.
Cette gestion stratégique de la vague a interpellé Kelly Slater. Selon le média brésilien Globo Esporte, l’Américain aux onze couronnes mondiales s’est exprimé en commentaire sur Instagram pour faire part de ses doutes quant au jugement de la WSL. « Superbe tube, mais comment peut-on obtenir un 10 sur une vague qui offre encore un long mur, et en sortir juste pour aller chercher la priorité ? J’ai cru que Gabe allait enchaîner trois manœuvres assurées, c’était ma première impression », a-t-il déclaré.
Medina et la malédiction de la note parfaite en finale
Malgré ce beau tube, Gabriel Medina a fini par perdre la série face à l’américain Cole Houshmand. Les données relayées par Surf Stats soulignent une statistique frappante : le Brésilien détient désormais le record du nombre de séries perdues en ayant pourtant scoré un 10. Sur les trois éliminations de ce type qu’il a subies en carrière, deux ont eu lieu lors d’une finale (contre Julian Wilson à Pipeline en 2014, et aux Fidji en 2026).
Entre 2010 et 2026, le circuit professionnel a recensé 189 séries contenant un 10, dont 21 en finale. Seules quatre de ces grandes finales ont été perdues par le détenteur de la note parfaite. Ironie du sort, Kelly Slater figure également dans ce cercle très restreint (à Bells Beach en 2012), tout comme l’Australienne Tyler Wright (en France en 2013). Slater conserve néanmoins le record absolu de notes parfaites obtenues en compétition avec 25 vagues évaluées à 10, juste devant Medina qui en comptabilise désormais 18.
Ce vendredi 4 septembre 2026, la World Surf League a acté l’annulation officielle du Surf Abu Dhabi Pro, manche initialement programmée du 25 au 29 novembre aux Émirats arabes unis. Face aux restrictions pesant sur les liaisons aériennes internationales et à un climat géopolitique régional sous haute tension, la ligue a choisi la sécurité plutôt que le maintien d’une étape devenue intenable sur le plan logistique.
Un retrait contraint par la situation régionale
D’abord décalée d’octobre à fin novembre, la manche en bassin artificiel n’aura finalement pas lieu. Ryan Crosby, directeur général de la WSL, a confirmé une décision inévitable :
« Les conditions actuelles et les contraintes logistiques ne permettaient pas d’avancer sereinement. C’est un choix difficile, mais c’était la seule décision raisonnable. »
Entre les risques sécuritaires au Moyen-Orient et les perturbations du trafic aérien, l’organisation a privilégié l’intégrité physique des compétiteurs et du staff.
Aucun impact sur la course au titre mondial
Cette déprogrammation n’altère pas l’attribution des couronnes mondiales. Le format du Championship Tour intègre le retrait des trois plus mauvais scores de chaque surfeur, tandis que l’ajout récent du Philippines Pro compense cette disparition.
Avant le Lexus Trestles Pro prévu du 11 au 20 septembre en Californie, l’Italien Leonardo Fioravanti et l’Hawaïenne Carissa Moore occupent la tête du classement général. La saison se clôturera en décembre sur le reef de Pipeline, à Hawaï.
On s’était posé la question il y a quelques mois : à quand une surfeuse ou un surfeur français sur OnlyFans ? Après de nombreuses signatures à travers le monde: Billy Kemper, Nathan Florence ou Lucia Martino… C’est désormais chose faite. Si le nom de la plateforme fait immédiatement penser à des contenus sulfureux, vous risquez d’être surpris. La free surfeuse tricolore Maud Le Car vient d’annoncer son arrivée sur le réseau, et elle compte bien en casser les codes.
Un Vlog et un contenu pour les fans
Oubliez les clichés. Sur son compte, dont l’accès est pour l’instant totalement gratuit, la rideuse ne proposera pas de contenu subversif, mais une immersion brute et sans filtre dans son quotidien d’athlète.
Dans une récente publication sur Instagram, Maud a dévoilé les coulisses de ce projet atypique. Son objectif ? Vous embarquer avec elle dans ce qu’elle appelle « le vrai voyage derrière les rêves ». Concrètement, ses abonnés auront droit à ses routines d’entraînement, ses expéditions dans les grosses vagues, mais aussi un accès privilégié à son univers de peintre. Elle y partagera également ses engagements pour l’océan, notamment ses actions de terrain avec l’association Save La Mermaid.
« Je partagerai le travail, les défis, les doutes, les aventures, et tous les petits moments qui accompagnent le fait d’essayer de s’améliorer chaque jour », explique-t-elle à sa communauté. Une façon de reprendre le contrôle de sa ligne éditoriale et de partager sa vie loin des algorithmes capricieux des réseaux traditionnels.
La Française ne s’aventure d’ailleurs pas en terre inconnue. Elle intègre officiellement la « Team Athlètes » de la plateforme, rejoignant ainsi d’autres grands noms de la discipline qui ont déjà franchi le pas. Des pointures comme Moana Jones Wong (l’incontestable reine de Pipeline), le chargeur hawaïen Billy Kemper ou encore le Brésilien Pedro Scooby utilisent déjà ce canal pour diffuser leurs coulisses.
Une nouvelle ère pour la création de contenu dans le surf de haut niveau commence.
Ce jeudi 3 septembre 2026, malgré des petites vagues capricieuses à Matosinhos (Portugal), le contingent français a tiré son épingle du jeu lors du Xacobeo Norte Surf Fest (QS 6000). Tiago Carrique, Renan Grainville et Paul-César Distinguin décrochent leur qualification pour le tour suivant, gardant le cap vers les prestigieuses Challenger Series.
Un marathon international aux enjeux cruciaux
Le circuit Qualifying Series de la World Surf League (WSL) s’apparente souvent à un véritable parcours du combattant. Avec sa classification internationale à 6000 points, l’étape portugaise attire une foule de compétiteurs venus du monde entier. Si les premiers tours sont particulièrement longs en raison d’une densité de surfeurs impressionnante — le Round of 96 masculin est un test d’endurance —, l’enjeu reste maximal. Il s’agit d’accumuler de précieux points pour se hisser sur les Challenger Series, l’ultime tremplin avant le Championship Tour (WCT). Dans ce contexte électrique, la houle fuyante et le petit clapot du spot de Leça da Palmeira n’ont laissé aucune place à l’erreur.
Tiago Carrique impressionne dans les petites vagues
Face à des séries hachées par de longues accalmies, le Français Tiago Carrique a fait parler son jeu aérien et sa puissance. Dans les ultimes secondes de son heat, le tricolore a scoré un 6.50 et un 6.43 pour arracher la victoire avec un total de 12.93 sur 20, éliminant au passage de sérieux concurrents et devançant le talentueux Britannique Lukas Skinner.
« J’ai vraiment trouvé un bon rythme à l’eau », a confié Carrique aux micros de la WSL. « La série s’est déroulée en douceur, donc je suis heureux. J’aime tout du Portugal, je suis ravi de continuer sur ma lancée. »
Bilan positif pour les Bleus face à la domination portugaise
D’autres tricolores ont également su lire ce plan d’eau complexe. Renan Grainville s’impose solidement dans sa confrontation (11.43), emmenant dans son sillage son compatriote Justin Becret (9.80), qui assure l’essentiel en passant à la deuxième place. De son côté, Paul-César Distinguin remporte un heat très serré avec 9.60 points, validant lui aussi son ticket pour le Round of 64.
Une journée rassurante pour le clan français, tandis que du côté du tableau féminin, les têtes d’affiche locales ont dicté leur loi en terre portugaise. Maria Salgado a notamment signé la meilleure vague de la journée (8.23) devant son public, imitée par l’expérimentée Teresa Bonvalot qui a facilement dominé sa série.
Le prochain appel est fixé à ce vendredi 4 septembre à 6h30 (heure locale). Le clan tricolore, qui verra l’entrée en lice des meilleurs compétiteurs comme le français Jorgann Couzinet qui rentre dans la compétition au 4e tour….
On a beau pointer du doigt les petits travers de notre milieu, quand la communauté du surf doit serrer les coudes, elle répond toujours présent. Surtout pour ceux qui ont l’habitude de donner aux autres. Aujourd’hui, c’est le solide chargeur mexicain Rolando Stanley Ozuna qui se retrouve dans une impasse et a désespérément besoin de notre soutien.
Lors d’une grosse session sur son homespot au Mexique, Rolando a subi un accident dévastateur : une violente fracture du fémur. À cause de la houle massive, il a fallu près d’une heure d’efforts acharnés pour réussir à le sécuriser sur un jet-ski, avant de le charger à l’arrière d’un pick-up direction les urgences les plus proches.
Cela me ramène quelques années en arrière, quand le shaper Christian Bradley s’était brisé le fémur lors d’une session de step-off ou de tracté à Hossegor (d’après mes souvenirs). La douleur était une agonie absolue, et pourtant, cela se passait en France, à quelques minutes d’hôpitaux parfaitement équipés. Il ne faut jamais sous-estimer ce type de traumatisme : une fracture du fémur peut très vite engager le pronostic vital si l’artère fémorale est touchée. Traverser un tel calvaire dans une zone reculée du Mexique tient du miracle, mais le plus dur reste à venir.
Sans assurance maladie, Rolando fait face à un mur. Entre la chirurgie, les traitements et une rééducation qui s’annonce interminable, les frais sortent directement de sa poche alors qu’il sera incapable de travailler pendant des mois.
Très proche du surfeur Al Cleland Jr., Rolando rentrait tout juste des Fidji où il s’était investi dans un projet d’accès à l’eau potable. C’est le genre de gars qui agit avec le cœur. Aujourd’hui, c’est à nous de lui renvoyer l’ascenseur en participant à la cagnotte GoFundMe créée pour le sauver du naufrage financier.
Ce jeudi 3 septembre 2026, à Cloudbreak, l’Américain Cole Houshmand et la Canadienne Erin Brooks ont remporté le Fiji Pro, 8e étape du Championship Tour de la World Surf League (WSL). Une journée marquée par des vagues massives, un 10 parfait de Gabriel Medina et un quart de finale très accroché pour le Tahitien Kauli Vaast.
Houshmand domine Medina dans une finale épique
Dans des conditions solides de plus de deux mètres, Cole Houshmand a sauvé sa saison en s’offrant sa troisième victoire sur le CT. Le natif de San Clemente s’impose avec un solide total de 16.87 face au triple champion du monde Gabriel Medina (15.17). Le Brésilien a pourtant enflammé la mythique gauche fidjienne en décrochant un 10 parfait, disparaissant complètement derrière de multiples sections tubulaires. Cependant, grâce à une excellente gestion de la priorité dans les cinq dernières minutes, l’Américain a validé sa couronne.
Brooks enchaîne, Kauli Vaast tout proche de l’exploit
Chez les femmes, la Canadienne de 19 ans, Erin Brooks, s’offre une deuxième victoire consécutive sur le circuit après son triomphe à Tahiti. Elle l’emporte par forfait, l’Australienne Isabella Nichols s’étant lourdement tordu la cheville lors de sa demi-finale victorieuse.
Du côté tricolore, le parcours de Kauli Vaast s’est arrêté en quarts de finale face à Gabriel Medina (15.66 contre 7.33). Un score final trompeur pour le Tahitien, passé à quelques détails de remporter la série. Sur sa meilleure tentative notée 5.33, Vaast a chuté sur son dernier gros turn qui lui aurait assuré un score au-delà des 8 points. Face à un adversaire du calibre de Medina, assurer n’est pas une option. Obligé de prendre des risques, le Français s’est ensuite engagé un peu trop profondément dans un tube à très fort potentiel. Une prise de risque nécessaire qui prouve son niveau d’engagement avant la grande finale du Lexus Trestles Pro qui débutera le 11 septembre prochain.
La cloche a sonné, c’est la rentrée. Pour beaucoup d’entre nous, c’est la délivrance : la maison retrouve enfin son calme. Miracle du calendrier, cette première journée d’école a coïncidé avec l’arrivée d’une jolie houle et du vent offshore le matin. L’alignement des planètes semblait parfait.
Armé de ma caméra, j’ai filé vers l’océan, persuadé de profiter d’un line-up désert. J’avais juste oublié un détail crucial : je n’étais pas le seul daron à avoir eu cette idée. Sur certains spots, c’était la panique absolue. À se demander si tous les parents de la côte n’avaient pas posé leur journée !
En fouillant un peu, j’ai quand même déniché quelques bowls à peu près surfables avec Edouard Delpero, Louis marchiset et confrères…. et épargnés par la foule. L’ambiance m’a tellement fait sourire que j’en ai tiré une vidéo décalé. Quelques vagues, des plans insolites hors de l’eau (merci l’IA), le tout rythmé par Wild in the streets des Circle Jerks. Un bon vieux son punk, qu’on retrouve sur « Lost Across America 2 », une vidéo de surf punk l’idéal, pour le père de famille que je suis.
Et ma propre session dans tout ça ? Rassurez-vous, j’ai fini par me mettre à l’eau en fin de journée. Juste à temps pour la sortie des classes… et un vent qui avait malheureusement tourné onshore.
Le prodige tahitien a une nouvelle fois repoussé les limites. Lors d’un Round 3 d’anthologie, Kauli Vaast s’est imposé avec brio face au Brésilien Miguel Pupo. Le clou du spectacle ? Une vague notée 10/10 grâce à un double tube magistral, propulsant son total à 19,07 points.
L’histoire s’écrit sous nos yeux. On savait que Kauli Vaast était capable de coups d’éclat surtout sur des gauches tubulaires, mais ce qu’il a accompli lors de ce troisième tour relève du génie. Face à un Miguel Pupo pourtant très solide, le Tahitien a sorti le grand jeu, imposant un rythme infernal et une lecture de vague chirurgicale dès les premières minutes de la série.
Un double tube d’une technicité rare
Le moment de grâce est survenu à mi-parcours. Sur une vague offrant une section ultra-creuse, Vaast a fait parler sa science du placement. Après avoir disparu très profondément dans une première caverne, il a su ajuster sa vitesse avec une technique irréprochable pour s’extirper d’une seconde section tout aussi mutante. Un double tube magistral, salué par une ovation unanime depuis le channel. Les juges n’ont pas hésité une seule seconde : 10 parfait.
En adossant ce 10 à un autre excellent ride (9,07), le champion olympique boucle sa série avec un total effrayant de 19,07 sur 20.
Le premier 10 français depuis Jérémy Florès
Ce score parfait résonne particulièrement dans l’histoire du surf tricolore. En effet, la dernière note parfaite de 10/10 obtenue par un Français sur le Championship Tour (WCT) de la World Surf League remonte à Jérémy Florès, lors du Billabong Pro Tahiti en août 2015. Lors du 3ème tour de cette compétition (qu’il finira d’ailleurs par remporter face à Gabriel Medina), Florès avait trouvé un tube ultra-profond à Teahupo’o, récompensé par la note suprême. Il est d’ailleurs impossible de parler de Jérémy Florès et de la note de 10 sans évoquer son exploit historique de 2011, toujours à Tahiti, où il avait réalisé l’un des rares 20/20 de l’histoire en scorant deux vagues parfaites (10 + 10) dans la même série.
À titre de comparaison récente, si la nouvelle génération tahitienne brille intensément, la note parfaite de 10 leur échappait encore sur le circuit principal. Vahine Fierro a remporté le Shiseido Tahiti Pro en mai 2024 avec des scores excellents (dont un 9.63 en finale), mais c’est paradoxalement son adversaire Tatiana Weston-Webb qui avait obtenu un 10. De son côté, si Kauli Vaast a multiplié les vagues d’anthologie sur le WCT et aux Jeux Olympiques 2024 (où il a remporté l’or avec un 17.67 au total en finale), sa meilleure note individuelle sur le WCT frôlait le 10 sans l’atteindre. C’est désormais chose faite.
Un quart de finale de gala face à Gabriel Medina
La suite de la compétition s’annonce tout simplement explosive. Fort de cette dynamique incroyable et de son surf incandescent, Kauli Vaast retrouvera en quart de finale un adversaire de taille : le triple champion du monde Gabriel Medina. Ce remake de la demi-finale des Jeux Olympiques entre le prodige local et le titan brésilien s’annonce déjà comme le choc incontournable de l’épreuve.
Connu pour repousser les limites dans les vagues de Teahupo’o, le chargeur tahitien Matahi Drollet se lance un nouveau défi. En collaboration avec Mat Bastard, leader de Skip the Use, il vient de tourner fin août le clip de son premier single « Hava’e », véritable déclaration d’amour à la vague qui l’a vu grandir et bande originale de son futur documentaire.
Une rencontre fortuite transformée en projet musical
À l’origine, la musique ne devait être qu’un habillage sonore extérieur. Mat Bastard, producteur et co-compositeur du titre, s’était rendu en Polynésie pour travailler sur la bande originale d’un documentaire consacré au surfeur tahitien. L’objectif de ce long-métrage, réalisé par Thomas Bevilacqua : retracer la quête de Matahi Drollet sur les cinq vagues les plus dangereuses de la planète.
La donne a changé lorsque le leader de Skip the Use a découvert que le chargeur jouait de la guitare dans sa « bamboo house ». Une passion cultivée depuis l’adolescence, jusqu’ici restée dans le cadre privé. Après avoir partagé quelques riffs, le musicien lui propose de composer ensemble. Le projet s’est concrétisé à une vitesse fulgurante, propulsant le jeune Polynésien sur la scène des Francofolies de La Rochelle en juillet dernier, pour une prestation en direct devant plus de 20 000 spectateurs.
Hava’e : la personnification de la vague tahitienne
Entièrement chanté en tahitien, le titre Hava’e rend un hommage direct aux racines du sportif. Plus qu’un simple spot de glisse, la vague est ici abordée comme une entité protectrice et formatrice. Matahi Drollet la décrit comme une figure maternelle ou un guide : un élément qui forge le caractère et vers lequel on finit inéluctablement par revenir.
Ce single fera office de pilier central pour la bande-son du documentaire, dont la sortie en salles est espérée pour mai 2027. Le clip officiel, tourné le 29 août dernier, sera quant à lui dévoilé au public sur les plateformes dès le début de l’année 2027.
Surfeurs et musiciens : une tradition bien ancrée au line-up
Si la transition de Matahi Drollet vers les studios d’enregistrement peut surprendre le grand public, elle s’inscrit en réalité dans une longue tradition culturelle. L’océan a toujours influencé les musiciens passionnés de surf, et le passage du line-up à la scène est fréquent.
La légende Kelly Slater et le stylé Rob Machado ont souvent prouvé que la guitare accompagnait naturellement le quiver lors des tournées mondiales. D’autres ont poussé l’exercice jusqu’à bâtir des carrières internationales colossales, à l’image de Jack Johnson ou de Donavon Frankenreiter, passés maîtres dans l’art de troquer la wax pour les scènes de festivals. Avec Hava’e, Matahi Drollet s’ajoute à cette liste.
La World Surf League (WSL) opère une mutation stratégique dans sa pyramide de qualification. Avec l’arrivée des nouveaux WQS 6000 Internationaux, la frontière entre les circuits régionaux et le Challenger Series (CS) vole en éclats, redonnant à la course vers le Championship Tour (CT) l’intensité de l’ancien circuit mondial.
Une passerelle directe vers le CT et le Challenger Series
Depuis la réforme post-Covid de 2021, la hiérarchie semblait strictement cloisonnée : les Qualifying Series (WQS) se disputaient en circuits régionaux fermés pour accéder au Challenger Series, unique antichambre de l’élite.
Le lancement de cinq étapes labellisées « QS 6000 International » (Pantín, Matosinhos, Saquarema, Cloud 9 et Taïwan) change la donne. Contrairement aux QS régionaux habituels, ces épreuves accueillent des compétiteurs du monde entier.
Le barème redistribue les cartes :
Profil du surfeur
Utilisation des points (victoire = 6 000 pts)
Impact stratégique
Athlète du Challenger Series (CS)
Intégrable comme l’un de ses 4 meilleurs résultats CS
Équivaut presque à une 3ᵉ place sur un CS (6 085 pts) pour valider l’accession au CT
Surfeur régional (hors CS)
Comptabilisé dans le classement QS de sa région d’origine
Boost massif pour intégrer le circuit Challenger Series de la saison suivante
Les surfeurs du Challenger Series ne peuvent intégrer qu’un seul résultat de QS 6000 dans leur total annuel, ce qui rend chaque participation particulièrement ciblée.
Le retour des tableaux XXL sur les beach breaks
Cette formule recrée l’effervescence de l’ancien World Qualifying Series d’avant 2021. Dès la première manche à Pantín, en Galice, les séries affichent une densité impressionnante : anciens pensionnaires du CT (Frederico Morais, Maxime Huscenot, Ian Gouveia, Teresa Bonvalot), jeunes prodiges du freesurf et du circuit (Sierra Kerr, Sky Brown, Hayden Rogers) et meilleurs espoirs européens.
Si cette ouverture internationale complique la tâche des talents locaux — contraints de battre des prétendants au top mondial dès les premiers tours —, elle réintroduit une confrontation directe et élève le niveau d’exigence. Ces WQS 6000 s’imposent déjà comme stratégique dans la course aux points des surfeurs compétiteurs.
Ce lundi 31 août 2026, les vagues de Cloudbreak (Fidji) ont été le théâtre de surprises majeures lors de la fin du Round 2 féminin du Fiji Pro. La rookie Yolanda Hopkins a notamment éliminé la numéro 1 mondiale Gabriela Bryan, bouleversant la course au titre sur le Championship Tour de la WSL.
Une journée fatale pour les têtes de série
Dans des conditions techniques de 1 à 1,5 mètre, l’outsider portugaise Yolanda Hopkins s’est imposée de justesse (10.17 contre 9.93) face à l’Hawaiienne Gabriela Bryan. Cette défaite prématurée de la leader du classement relance totalement la fin de saison.
« Les conditions étaient changeantes, mais j’ai gardé mon rythme. J’ai vraiment consacré beaucoup de temps à m’entraîner pour ce type d’épreuve avec de gros barrels », a déclaré Hopkins via le communiqué officiel de la WSL.
Hennessy et Peterson assurent leur place
Autre coup de tonnerre, la Costaricienne Brisa Hennessy a vaincu la numéro 4 mondiale Molly Picklum, profitant de son expérience locale pour bloquer l’Australienne dans les derniers instants. Par ailleurs, Isabella Nichols et la vétérane américaine Lakey Peterson complètent le tableau des quarts de finale en éliminant respectivement les rookies Nadia Erostarbe et Francisca Veselko.
Avec l’arrivée d’une nouvelle houle, l’organisation a décrété un jour de repos ce mardi. Le prochain call est fixé au mercredi 2 septembre pour lancer les quarts de finale féminins, dont un duel très attendu entre la Française Vahine Fierro et Erin Brooks.
L’Australienne Sierra Kerr et le Brésilien Ryan Kainalo ont remporté ce dimanche 30 août 2026 le Pantin Classic Galicia Pro (QS 6000) en Espagne, dans des vagues de plus d’un mètre. Côté tricolore, Jorgann Couzinet signe un retour marquant en se hissant jusqu’en demi-finale, s’emparant ainsi de la troisième place du classement européen.
Le spot de Pantin, en Galice, a enfin délivré son potentiel ce week-end après plusieurs jours d’attente. Dans des conditions solides de trois à quatre pieds (environ 1 à 1,2 mètre) balayées par un vent offshore, les finales du premier QS 6000 international de la saison ont couronné deux surfeurs en pleine ascension.
Sierra Kerr confirme sa domination mondiale
L’Australienne Sierra Kerr, actuelle leader des Challenger Series, a ajouté une nouvelle victoire de prestige à son palmarès. Déjà lauréate de l’US Open of Surfing le mois dernier, elle a survolé la compétition espagnole. Lors de la finale féminine, elle a rapidement pris l’ascendant sur la Portugaise Maria Salgado.
Grâce à un enchaînement de manœuvres radicales sur une longue droite, Kerr a scoré un 7.50 d’entrée de jeu, avant de sceller le sort de la série avec un 5.60 sur une puissante manœuvre dans la section de fermeture. Avec un total de 13.10 contre 5.17 pour son adversaire, l’Australienne empoche les 6000 points. Selon le communiqué de la World Surf League (WSL), la surfeuse s’est dite ravie d’enchaîner les succès, soulignant l’aspect symbolique de cette victoire partagée avec son père, Josh Kerr, qui avait lui-même obtenu un 10 parfait sur cette même vague en 2005.
Ryan Kainalo, le hold-up parfait en finale
Chez les hommes, le scénario a tenu le public en haleine jusqu’aux ultimes secondes. Le Brésilien Ryan Kainalo, 20 ans, s’est imposé face à l’Australien Kobi Clements au terme d’une finale très disputée. Les deux surfeurs se sont rendu coup pour coup, alternant surf sur le rail et manœuvres aériennes.
Alors que Clements menait la danse avec un total solide, Kainalo s’est retrouvé sous pression dans les deux dernières minutes. Ayant besoin d’un 6.68 pour repasser en tête, le surfeur d’Ubatuba s’est élancé sur une rampe pour replaquer un air full rotation complet impeccable. Les juges l’ont récompensé d’un 6.77, portant son total à 13.94 contre 13.84 pour l’Australien. Cette première place lui permet d’engranger des points vitaux dans sa campagne de qualification pour le Championship Tour (CT).
Jorgann Couzinet de retour aux affaires en Europe
Si la victoire finale échappe de peu au clan français, Jorgann Couzinet a marqué les esprits sur les côtes galiciennes. Pour sa première participation à une compétition européenne cette saison, le surfeur tricolore a atteint les demi-finales où il s’est incliné d’un rien face au futur finaliste, Kobi Clements (13.34 contre 13.90).
Couzinet a notamment fait trembler l’Australien en décrochant l’une des meilleures vagues du tournoi, un excellent 9.17 récompensant son surf puissant et maîtrisé. Cette grosse performance n’en reste pas moins une excellente opération comptable : elle lui permet de se hisser directement à la troisième place du classement WQS Europe, juste derrière Sam Piter et Hans Odriozola.
Cap sur le Portugal
Les compétiteurs n’auront pas le temps de se reposer. Le circuit enchaîne très rapidement avec la deuxième étape du QS 6000, le Xacobeo Norte Surf Fest, qui se tient du mardi 1er au dimanche 6 septembre 2026 sur le spot de Matosinhos, au Portugal. L’occasion pour les têtes d’affiche de confirmer leur dynamique et pour les surfeurs européens de continuer à engranger des points avant la fin de la saison.
Vendredi dernier, le roi Harald de Norvège s’est éteint à l’âge de 89 ans, laissant le trône à son fils, Haakon VIII. Ce que le grand public ignore, c’est que le nouveau monarque européen est un avide pratiquant de surf qui visait le plus haut niveau mondial.
Un destin partagé entre la couronne et le CT
Selon des déclarations récemment relayées par Surfer Magazine, Haakon VIII n’a jamais caché son amour inconditionnel pour les vagues. S’il n’avait pas été le premier dans l’ordre de succession, son plan de carrière était tout tracé : « J’aurais été un surfeur professionnel sur le World Tour. Peut-être même un ancien pro, car j’approche la cinquantaine », avait-il confié avec humour. On confirme que c’est une blague, cf la vidéo en-dessous.
Le line-up attendra
L’heure est aujourd’hui au recueillement. Après les 35 années de règne de son père, le nouveau roi troque sa planche de surf pour les plus hautes responsabilités d’État. « Nous sommes en deuil, mais savoir que beaucoup partagent notre peine nous donne de la force », a-t-il déclaré officiellement. Si la World Surf League devra se passer de ses services en compétition, Haakon VIII reste, aux côtés du Prince Harry, l’une des très rares têtes couronnées à fréquenter régulièrement les line-ups froids de l’Europe du Nord.
Vendredi 28 août 2026, vers 17h40, un surfeur de 57 ans a été violemment projeté contre un épi rocheux sur le célèbre spot du Santocha à Capbreton (Landes). Récupéré en arrêt cardio-respiratoire par les nageurs-sauveteurs, le pratiquant a pu être réanimé avant d’être évacué, conscient, vers l’hôpital de Bayonne.
Un sauvetage décisif face à une noyade de stade 4
L’océan a rappelé toute sa puissance en cette journée sur le littoral sud-landais. Emporté par la houle et les forts courants de la zone, le quinquagénaire a heurté de plein fouet l’enrochement. À sa sortie de l’eau, la situation était critique : la victime se trouvait au stade 4 de la noyade. C’est la réactivité immédiate des sauveteurs du poste de Capbreton, rapidement rejoints par une équipe du SMUR, qui a permis de relancer son activité cardiaque. Souffrant d’une plaie sévère au crâne, il a été stabilisé puis transféré au centre hospitalier de la côte basque.
Drapeau rouge : éviter le raccourci de l’insouciance
Si la baignade était formellement interdite ce vendredi — le drapeau rouge étant hissé —, l’analyse des conditions pour la pratique du surf exige un regard plus technique. Contrairement aux discours hâtifs évoquant une imprudence manifeste, le surf demeure un sport à risque évoluant dans un environnement brut et imprévisible.
Les conditions de ce vendredi 28 août n’étaient résolument pas adaptées aux débutants, mais elles restaient tout à fait gérables pour les habitués. Les line-ups de Capbreton comptent une forte densité de surfeurs au niveau technique très élevé, capables de surfer ce type de vagues. Même avec une solide expérience, une erreur de placement, un leash qui casse ou une mauvaise chute près de l’épi peuvent transformer une session classique en urgence absolue. Le drapeau rouge s’adresse avant tout aux baigneurs ; pour les surfeurs, il signale l’exigence du plan d’eau, sans pour autant le rendre impraticable.
Complément d’information: si vous lisez les commentaires, vous lirez que le surfeur était au prévent et que le drapeau était jaune. On n’a pas modifié l’article, car contrairement à Sud Ouest, nos lecteurs sont des surfeurs, et savent très bien que Santosha ou Prévent, drapeau rouge ou jaune, cela ne change pas grand chose, c’est un accident, on espère que le surfeur blessé soit le plus vite de nouveau dans l’eau….
Retour de la houle : la plus grande prudence de rigueur
Le Syndicat mixte de gestion des baignades landaises (SMGBL) a tenu à alerter les usagers de l’océan sur les conditions des prochains jours. Le retour de vagues consistantes s’accompagne d’importants mouvements d’eau, de courant et de puissants rouleaux de bord (shorebreak). Attention aux surfeurs les moins expérimentés et aux baigneurs
Touché au visage mercredi 26 août 2026 lors d’une session d’entraînement matinale à Tavarua, Italo Ferreira a dû recevoir cinq points de suture au niveau du nez après un impact violent avec le rail de sa planche. Malgré cette blessure spectaculaire survenue juste avant le lancement de la journée, le champion du monde 2019 a tenu sa place dans l’eau et s’est qualifié pour le troisième tour de la compétition.
Un choc au free-surf suivi de cinq points de suture
L’accident s’est produit quelques heures avant le début des séries du round 2 sur le reef engagé de Cloudbreak. Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux par le surfeur de Baía Formosa, la coupure profonde au niveau de l’arête nasale laissait planer le doute sur son aptitude médicale. L’encadrement de l’athlète a rapidement confirmé la prise en charge par l’équipe médicale locale :
« L’athlète a nécessité des points de suture sur le nez après avoir heurté le rail de sa planche de surf, mais il est stable. Malgré l’incident, Italo est confirmé pour participer à l’événement. »
Ce n’est pas la première fois cette saison que le Brésilien compose avec les traumatismes physiques. En juin dernier, avant le Surf City El Salvador Pro, Ferreira avait déjà récolté huit points de suture au genou après une collision à El Sunzal, avant d’atteindre la finale de l’épreuve.
Victoire maîtrisée au round 2 face à Matt McGillivray
Aligné en série de repêchage face au Sud-Africain Matthew McGillivray, le surfeur auriverde a fait abstraction de la douleur dans un Cloudbreak balayé par un léger vent offshore. Très incisif dans les sections critiques, Ferreira a dominé son duel pour s’ouvrir les portes du tour suivant, où l’attend le Japonais Connor O’Leary. Déjà vainqueur à Pipeline et Teahupo’o, le Brésilien conserve intactes ses ambitions de victoire sur la gauche fidjienne.
Vous pensiez avoir tout vu en matière de spots insolites ? Oubliez les mascarets ou les vagues de rivière. Le chasseur de houles improbables, Ben Gravy, vient de dénicher ce qui ressemble à son Saint Graal : une vague de ferry à la perfection troublante.
Pour que la magie opère, il a fallu s’armer de patience. Le phénomène ne se déclenche que sous des conditions drastiques : une marée spécifique, un vent quasi nul, et surtout, un navire filant à la vitesse exacte pour que son sillage percute la bathymétrie d’un haut-fond. Le résultat en vidéo est tellement fou qu’il a poussé certains journalistes américains à vérifier s’il ne s’agissait pas d’un montage IA.
Note de la rédaction : Si la localisation reste un secret jalousement gardé (bien que quelques malins l’aient déjà géolocalisée), Gravy a prévenu : sa prochaine mission sera d’y retourner pour se caler au fond du tube. Maintenant, une question m’obsède, je sais qu’il existe une vague équivalente mais moins impressionnante au Portugal, mais existe t’il une vague similaire en France, on attend vos suggestions…
Ce vendredi 28 août 2026, la Française Vahine Fierro s’est hissée en quarts de finale du Fiji Pro à Cloudbreak. Face à l’Américaine Sawyer Lindblad, la Tahitienne a décroché une victoire déterminante pour espérer conserver sa place sur le Championship Tour (CT) la saison prochaine.
Un heat décisif dans les tubes de Cloudbreak
Dans des vagues glassy mais capricieuses d’un mètre à un mètre cinquante, le duel 100 % « goofy-foot » a tourné à l’avantage de la Française. Avec un score combiné de 11,67 contre 10,43 pour l’actuelle numéro 3 mondiale, Fierro a su parfaitement lire le plan d’eau. « J’ai eu quelques virages et un petit barrel aussi », a-t-elle confié au micro de la WSL, soulignant l’importance de son long tube noté 7,00 points dans un océan ralenti par le changement de marée.
L’enjeu majeur du maintien sur le CT 2027
Cette qualification marque le meilleur résultat de Vahine Fierro cette saison. Sous pression, la surfeuse devait impérativement performer à Fidji pour ne pas perdre sa place dans l’élite du surf mondial l’an prochain. Motivée par le soutien du staff local sur l’île de Tavarua, elle a su « oublier les quarts et le classement » pour se concentrer sur son surf.
La compétition est actuellement en standby dans l’attente de la nouvelle houle annoncée. Au prochain tour, Vahine Fierro affrontera la Canadienne Erin Brooks dans un quart de finale de haut vol, avec l’objectif de valider définitivement son maintien.
Ce jeudi sur le spot de Cloudbreak, le Tahitien Kauli Vaast s’est qualifié pour les huitièmes de finale du Fiji Pro en dominant largement l’Américain Crosby Colapinto. La huitième étape du Championship Tour a également été marquée par les performances de Griffin Colapinto et le retour victorieux de Carissa Moore.
Kauli Vaast dicte son rythme sur le récif fidjien
Dans des conditions consistantes offrant de longs murs sur la gauche de Cloudbreak, Kauli Vaast a confirmé sa montée en puissance. Opposé au rookie Crosby Colapinto lors du deuxième tour, le Polynésien a immédiatement pris le contrôle de la série. Confiant sur ses gauches fidjiennes, le goofyfooter a enchaîné des manœuvres radicales sur le rail.
Lors de l’émission post-compétition de la World Surf League (WSL), les commentateurs ont particulièrement salué sa lecture de l’océan et la puissance de ses appuis, soulignant que le Tahitien avait posé « les plus gros carves de sa saison ». Son adversaire américain, contraint de réagir tardivement avec une vague notée 7 points, n’a jamais pu refaire son retard face à l’avance construite par Kauli Vaast.
Les favoris assurent le spectacle
Outre la qualification du Français, cette journée fidjienne a livré son lot de sensations fortes. Le duel le plus serré s’est joué entre Connor O’Leary et Filipe Toledo, tournant finalement à l’avantage de l’Australo-Japonais avec un score cumulé de 16,40 contre 16,00. De son côté, Griffin Colapinto a scoré la meilleure vague de la compétition jusqu’ici : un tube profond et technique récompensé par un excellent 9,50.
Chez les femmes, l’Hawaiienne Carissa Moore célébrait son anniversaire de la meilleure des manières. Pour sa première apparition à Cloudbreak depuis dix ans, elle s’est défaite de la vétérane Sally Fitzgibbons grâce à un enchaînement de puissants rollers backside noté 8,33.
Les prévisions météorologiques annoncent des vents offshore favorables pour les prochains jours, promettant des conditions optimales pour le troisième tour où Kauli Vaast tentera de décrocher sa place pour les quarts de finale.