Auteur/autrice : Kelly Slater

  • De la grosse frayeur à la vague du jour : l’incroyable heat d’Alonso Correa à l’US Open

    De la grosse frayeur à la vague du jour : l’incroyable heat d’Alonso Correa à l’US Open

    Avez-vous déjà vu un surfeur passer si près du pire pour ensuite signer un véritable chef-d’œuvre dans la foulée ? C’est exactement ce qui s’est passé ce mercredi 5 août 2026 à l’US Open, et honnêtement, les images font froid dans le dos avant de laisser place à l’admiration.

    Lors du troisième heat des seizièmes de finale, le Péruvien Alonso Correa (28 ans) s’élance pour un aerial engagé. Mais la manœuvre tourne très mal. Il perd le contrôle en plein vol et atterrit de tout son poids directement sur sa planche. Bilan de la chute : des côtes froissées et une board pulvérisée. En revoyant l’action, on se dit tous qu’il a eu une chance inouïe de ne pas atterrir sur ses dérives.

    La logique voudrait qu’il abandonne. Mais c’est là que le mental de Correa force le respect. Il sort de l’eau, attrape une nouvelle planche en un éclair et retourne au line-up. Sa persévérance est immédiatement récompensée : il déniche un double barrel improbable qui lui vaut un 9,60 sur 10. C’est sans conteste la vague du jour dans une compétition souvent critiquée pour son manque d’action.

    Le plus fou dans cette histoire ? Malgré ce score stratosphérique, Alonso n’a pas réussi à sortir de sa série face à Lucas Cassity et Deivid Silva. Il est éliminé, mais qu’importe le classement officiel : ce jour-là, le vrai vainqueur dans nos cœurs, c’est lui.

  • YETI Pro QS 4000 2026 : Victoire arrachée sur le fil par le Français Sam Piter à Newquay

    YETI Pro QS 4000 2026 : Victoire arrachée sur le fil par le Français Sam Piter à Newquay

    Ce jeudi 6 août 2026, le surfeur tricolore Sam Piter a signé une belle victoire dans sa jeune carrière en remportant le YETI Pro QS 4000 à Fistral Beach (Angleterre). Ce succès lui permet de s’emparer de la tête du classement européen de la World Surf League (WSL). Du côté féminin, la Française Nahia Milhau s’offre une très belle deuxième place.

    Un « air reverse » salvateur pour Sam Piter

    Face au favori local Lukas Skinner, double tenant du titre au Boardmasters, Sam Piter n’a jamais baissé les bras. Dans des conditions de vagues particulièrement difficiles, la finale masculine s’est transformée en un duel d’air intense. Alors que le Britannique avait pris l’avantage dès l’entame de la série, le Français de 22 ans a su garder son sang-froid.

    À 30 secondes de la fin de la finale, Sam Piter a repéré une section idéale pour s’envoler. Il a exécuté un air reverse particulièrement technique et propre, récompensé par un 6,67 de la part des juges. Cette dernière vague lui permet de décrocher le titre de QS 4000. Il est dorénavant en tête du WQS Europe.

    Les Françaises s’illustrent en finale féminine

    Si la couronne féminine est revenue à la Basque Janire Gonzalez Etxabarri (qui prend également la pole position du QS européen), les surfeuses tricolores ont fait preuve d’un excellent niveau. La finale a notamment été marquée par la puissance de Clémence Schorsch. La Française a scoré la meilleure vague de la série en libérant ses dérives sur une grosse section. Malheureusement, une cruelle erreur de priorité dans les ultimes secondes de la série l’a sanctionnée d’une interférence, la reléguant à la quatrième place.

    Cette erreur a finalement souri à sa compatriote, Nahia Milhau, qui s’empare d’une superbe deuxième place.

    La course à la qualification pour les Challenger Series va rapidement s’accélérer. Les athlètes français prendront très vite la direction de l’Espagne pour deux épreuves consécutives, à commencer par le ABANCA Pantin Classic Galicia Pro, programmé du 25 au 30 août 2026.

  • Boardmasters 2026 : journée marathon à Fistral Beach pour anticiper la baisse de houle

    Boardmasters 2026 : journée marathon à Fistral Beach pour anticiper la baisse de houle

    Ce mercredi 5 août 2026, le YETI Pro QS 4 000 s’est ouvert sur le spot de Fistral Beach, à Newquay en Angleterre. Face à des conditions météo difficiles et une baisse de houle anticipée pour la suite de la période d’attente, l’organisation de la World Surf League (WSL) a enchaîné trois tours complets dès ce premier jour de compétition.

    Deux podiums simultanés pour rallier les quarts masculins

    Le choix d’activer deux zones de compétition simultanées (double bank) a imposé un rythme effréné aux séries masculines et féminines. Une stratégie violente mais efficace de la part de la direction de course : le tableau masculin a brûlé les étapes pour atteindre directement le stade des quarts de finale dès la fin d’après-midi.

    À domicile, le local de Newquay Lukas Skinner (18 ans) a marqué les esprits. Signant le meilleur total de la journée avec un solide 17,00 sur 20 au Round of 64, le Britannique s’est qualifié pour les quarts de finale en remportant également sa série du Round of 32 devant le surfeur Enzo Cavallini.

    De son côté, l’Espagnol Sean Gunning a composté son billet pour les quarts avec un total de 15,23 points, emmenant dans son sillage le Français Thomas Debierre. Le Guadeloupéen Maël Laborde a quant à lui vu son parcours s’arrêter prématurément au Round of 32 face à Uri Uziel et Hans Odriozola.

    Van Der Huls et Machado prennent l’avantage chez les dames

    Dans des vagues courtes et ventées, le tableau féminin a déjà réservé quelques surprises avec l’élimination précoce d’Érica Máximo. La Néerlandaise Tiara van der Huls, actuellement numéro 2 au classement européen QS, a tenu son rang en remportant sa série devant la Basque Sarah Leiceaga.

    Dans l’ultime confrontation du jour, la Canarienne Lucía Machado s’est imposée en décrochant la meilleure vague féminine de la journée (8,17 points), devançant l’Allemande Camilla Kemp.

    Le prochain call est programmé ce jeudi 6 août à 6h00 (GMT+1). L’objectif reste de couronner les vainqueurs du QS 4 000 avant de lancer les séries du Boardmasters Longboard Pro.

  • Gabriel Medina et son épouse Isabella Arantes face à un drame familial

    Gabriel Medina et son épouse Isabella Arantes face à un drame familial

    Le triple champion du monde de surf Gabriel Medina et son épouse Isabella Arantes traversent une terrible épreuve. Ce mardi 4 août 2026, cinq jours seulement après la célébration de leur mariage, le couple a confirmé la perte de son futur enfant. Une nouvelle bouleversante qui laisse le monde du surf sous le choc, à l’aube du Tahiti Pro.

    Une tragédie intime confirmée par le surfeur

    La joie de ces derniers jours a brutalement laissé place au deuil. Le 31 juillet dernier, Gabriel Medina et Isabella Arantes s’unissaient officiellement et profitaient de cet instant de bonheur pour annoncer publiquement qu’ils attendaient leur premier enfant. Un projet de vie cher au prodige de Maresias, qui n’avait jamais caché son désir profond de devenir père.

    La situation a malheureusement pris une tournure tragique en ce début de semaine. Le surfeur brésilien s’est d’abord confié au média national Globo Esportes, révélant que la grossesse s’était interrompue au bout de trois mois. Le couple a été confronté à cette nouvelle dévastatrice lors d’une échographie de contrôle de routine. Face à l’épreuve, Gabriel Medina a choisi de s’exprimer sobrement sur ses réseaux sociaux, publiant une image dans sa story Instagram accompagnée d’un message lourd de sens : « Ayez la foi, ne vous précipitez pas. »

    L’incertitude autour du Tahiti Pro et de la saison 2027

    Ce drame personnel intervient dans un contexte médiatique et sportif particulièrement chargé pour le champion brésilien. La semaine dernière, plusieurs médias brésiliens avançaient avec insistance que le pensionnaire du Championship Tour (CT) prévoyait de prendre une année sabbatique en 2027. Cette pause visait justement à se consacrer à l’arrivée de ce bébé, bien que Medina n’ait jamais confirmé officiellement ces rumeurs de retrait temporaire.

    Aujourd’hui, l’attention se tourne inévitablement vers l’échéance sportive la plus proche : le Tahiti Pro. À l’heure actuelle, le surfeur brésilien figure toujours dans le tableau de la compétition. En pleine course pour décrocher une place aux WSL Finals et briguer un potentiel quatrième titre mondial, Medina n’a pas encore indiqué si cette tragédie modifierait ses plans pour l’épreuve de Teahupo’o. L’ensemble de la communauté du surf, de la World Surf League aux fans, reste dans l’attente tout en respectant le temps de recueillement nécessaire au couple.

  • Le Sud des Landes accueille la 62e édition des Championnats de France de Surf

    Le Sud des Landes accueille la 62e édition des Championnats de France de Surf

    La Fédération Française de Surf a officialisé ce mardi 4 août 2026 le retour de sa compétition phare sur le littoral landais. Du 17 au 25 octobre prochain, les spots d’Hossegor, Seignosse et Capbreton recevront près de 550 athlètes pour décerner les titres nationaux. Une 62e édition marquée par neuf disciplines en lice et un direct prévu sur France Télévisions.

    Les vagues d’Hossegor, Capbreton et Seignosse au cœur de l’action

    L’automne landais offre traditionnellement des conditions optimales pour la pratique du surf à haut niveau. Les bancs de sable de La Gravière, des Culs Nus, des Estagnots ou encore du Santocha sont réputés pour récevoir les fortes houles d’octobre et produire des vagues creuses et puissantes.

    C’est sur ces spots mondialement reconnus que la Fédération a choisi d’implanter l’événement pour la onzième fois depuis la création des « France » en 1964. Ce choix géographique garantit une exigence technique forte pour départager les meilleurs surfeurs du pays, sur un territoire intimement lié à l’histoire de la compétition.

    Plus de 500 compétiteurs répartis dans neuf disciplines

    Durant neuf jours de compétition, les catégories Open et Espoirs s’affronteront pour décrocher le titre de champion de France. Au total, 550 compétiteurs issus de toutes les phases de qualifications régionales feront le déplacement dans le Sud-Ouest.

    Le programme sportif illustre la diversité des pratiques de la glisse. Les juges fédéraux évalueront les athlètes en shortboard, longboard, bodyboard, bodysurf, kneeboard, SUP surfing et surf tandem. Les épreuves de para surf et de para surf adapté figurent également au planning officiel. Leur intégration au cœur du grand rendez-vous annuel confirme la volonté de la FFS de favoriser l’égalité des chances et de rendre la discipline toujours plus accessible.

    Trois heures de direct sur France Télévisions pour le shortboard

    Pour amplifier le rayonnement de la discipline olympique, l’organisation renouvelle son partenariat de diffusion initié l’an dernier. Les phases finales du shortboard Open bénéficieront de trois heures de couverture en direct sur les antennes de France Télévisions.

    Ce dispositif technique lourd inclura des caméras au cœur du line-up, des analyses de consultants et des réactions immédiates à la sortie de l’eau. Une vitrine importante pour le haut niveau national, dont les horaires précis de diffusion seront confirmés par le diffuseur public dans les prochaines semaines.

    Parité et engagements éco-responsables

    Au-delà des performances sportives, cette 62e édition s’appuie sur un cahier des charges sociétal et environnemental strict. Sur le plan de la communication, la FFS maintient une parité absolue sur l’ensemble de ses affiches officielles pour la deuxième année consécutive. Les compétitrices y bénéficient d’une visibilité strictement équivalente à celle de leurs homologues masculins.

    Des initiatives éco-responsables encadreront également l’événement. La réduction de l’empreinte carbone via la gestion des déchets sur la plage et la promotion des mobilités douces feront partie du dispositif. Par ailleurs, des actions d’insertion sociale utilisant le surf comme outil éducatif pour les jeunes issus de milieux défavorisés seront déployées tout au long de la semaine.

    Il ne reste plus qu’à attendre les premières grosses houles d’automne et la publication du calendrier détaillé des séries pour lancer définitivement cette grand-messe du surf tricolore.

  • Avis de monstre à Teahupo’o : la mi-saison du WCT s’ouvre dans un chaos parfait

    Avis de monstre à Teahupo’o : la mi-saison du WCT s’ouvre dans un chaos parfait

    La première moitié de saison du World Championship Tour manquait un peu de piquant ? Oubliez tout. La seconde partie du circuit démarre cette fin de semaine sur le spot le plus intimidant de la planète, et les cartes météo viennent de passer au rouge vif.

    Attention, on est sur des prévisions à long terme pour l’instant….

    Une montée en puissance dès ce vendredi

    Un système dépressionnaire majeur traverse actuellement le sud de la Nouvelle-Zélande pour propulser un premier train de houle massif à travers le Pacifique Sud.

    Dès ce vendredi — journée officielle de training pour les pro-surfeurs — le récif tahitien va se réveiller avec des séries frôlant déjà les 2,50 à 3 mètres (8-10 pieds). Samedi, pour l’ouverture de la waiting period, les conditions resteront très solides, peignées par un alizé de sud-est idéal.

    Le choc annoncé du dimanche

    Mais c’est la journée de dimanche qui fait trembler le paddock. Une seconde tempête, née sous la mer de Tasman avec un champ de vent exceptionnellement étendu, envoie une houle de sud-sud-ouest d’une période XXL (plus de 15 secondes).

    Ce qui vous attend :

    • Des séries massives dépassant allègrement les 3 mètres à 4 mètres (9 à 12 pieds+).
    • Une lèvre d’une épaisseur terrifiante au-dessus d’un récif fleur de peau.
    • Un vent offshore modéré garantissant une lisibilité parfaite du plan d’eau.

    Ce ne sera pas un « Code Red » impraticable réservé au tow-in, mais exactement la limite humaine de ce qui peut être ramé à la force des bras. À suivre de près les prochains jours

    Un marathon de vagues jusqu’aux finales

    La largeur et la puissance du système météo garantissent une décrue extrêmement lente. Lundi et mardi conserveront des vagues consistantes de 2,50 à 3 mètres, balayées par un vent virant plein Est.

    Tous les voyants sont au vert : la compétition devrait s’enchaîner sans temps mort pour offrir un spectacle gravé dans les annales, du moins on espère…

  • Dans les coulisses du chantage massif qui a fait trembler le CIO

    Dans les coulisses du chantage massif qui a fait trembler le CIO

    Vous pensiez que la route vers les Jeux Olympiques était une formalité pour l’élite mondiale du surf ? Détrompez-vous. En coulisse, une véritable rébellion a failli tout faire exploser.

    Selon de récentes indiscrétions dévoilées par Stab (le mag australien ), 92 % des surfeurs du Championship Tour (CT) s’étaient secrètement ligués pour boycotter les événements de l’ISA. Leur menace était aussi simple que brutale : si les critères de qualification olympiques initiaux n’étaient pas modifiés, ils renonçaient purement et simplement aux Jeux. Un coup de poker monumental.

    Soutenus en bloc par la WSL et le syndicat des athlètes (WPS), ces pros mettaient littéralement leur rêve olympique dans la balance, risquant l’élimination d’office. Sans eux, l’épreuve de surf aux JO perdait tout son sens.

    Face à cet ultimatum silencieux, le Comité International Olympique a vite compris l’urgence. Un émissaire a débarqué lors de l’étape néo-zélandaise du CT pour écouter la grogne. Résultat ? Une réunion de crise au sommet a forcé l’ISA à revoir sa copie.

    Le système a changé in extremis. Les surfeurs ont gagné leur bras de fer, même si l’ISA a tout de même sécurisé un point essentiel : obliger l’élite à participer à ses futurs événements pré-qualificatifs. Un accord arraché sur le fil.

  • Résultats de l’US Open of Surfing 2026 : Le sacre de Kerr et Marshall

    Résultats de l’US Open of Surfing 2026 : Le sacre de Kerr et Marshall

    Ce dimanche 2 août 2026, l’Australienne Sierra Kerr et l’Américain Jake Marshall ont remporté le prestigieux Lexus US Open of Surfing à Huntington Beach (Californie). Une victoire historique sur le circuit Challenger Series (CS) qui propulse les deux surfeurs en tête des classements pour la qualification au Championship Tour 2027.

    Sierra Kerr au sommet, Johanne Defay stoppée en demies

    La jeune prodige australienne Sierra Kerr, 19 ans et fille de l’iconique Josh Kerr, a décroché sa toute première victoire majeure sur le circuit Challenger Series. Ce triomphe marque un retour éclatant après des mois éloignés de la compétition en raison d’une grave maladie de Lyme.

    Sur les vagues capricieuses de Surf City, Kerr a fait parler la poudre. Elle a notamment éliminé la Française Johanne Defay, pensionnaire du CT, lors d’une demi-finale maîtrisée (11.57 contre 9.70). En finale, elle a surclassé sa compatriote Isla Huppatz, championne du monde junior en titre, avec un score cumulé de 12.50. « C’est l’année la plus difficile de ma vie, je n’aurais jamais cru revenir ici et gagner », a déclaré la surfeuse aux micros de la WSL, très émue de soulever le trophée devant sa famille.

    Jake Marshall triomphe à domicile face à Igarashi

    Chez les hommes, la consécration est enfin arrivée pour Jake Marshall. Le Californien originaire d’Encinitas a vaincu le redoutable Japonais Kanoa Igarashi, double vainqueur de l’épreuve et grand favori local.

    Dans une finale sous haute tension, Marshall a fait preuve d’une grande patience. Il a trouvé une vague décisive en fin de série pour scorer un excellent 8.00 grâce à un surf backside tranchant, portant son total à 14.77 points. Igarashi (14.07) échoue de justesse dans sa quête d’un troisième titre californien.

    Après cette étape épique, les athlètes bénéficient d’une courte pause avant de reprendre la course à la qualification CS au Brésil puis au Portugal. De son côté, Kanoa Igarashi s’envole vers la Polynésie pour retrouver l’élite sur la redoutable vague de Teahupo’o.

  • Le monde du surf rend un dernier hommage vibrant à Arran Strong

    Le monde du surf rend un dernier hommage vibrant à Arran Strong

    Je vais être honnête avec vous. J’ai souvent croisé Arran Strong sur les circuits Junior et WQS à l’époque où j’étais caméraman et monteur pour la WSL. Sans le connaître intimement, je gardais toujours un œil attentif sur ce jeune homme. Pourquoi ? Parce qu’il affrontait une lourde maladie génétique avec une arme redoutable : un sourire immense qui ne le quittait jamais.

    Un « paddle out » qui rassemble notre communauté

    Aujourd’hui, l’océan a formé un cercle parfait pour lui. C’est dans ces moments si tristes que l’on mesure la véritable force de notre culture surf. Des centaines de passionnés se sont retrouvés au large pour un traditionnel « paddle out ». Une symbolique toujours aussi puissante pour honorer l’un des nôtres à la surface de l’eau.

    Lors de cette cérémonie, les propres mots d’Arran ont résonné à travers son poème, Mon lieu sûr. Il y décrivait ce point de rencontre magique entre la mer et les étoiles, là où il trouvait sa paix.

    Ce rassemblement prouve qu’une vie menée avec une telle soif de liberté transforme ceux qui la croisent. Comme l’a si bien rappelé la foule présente au line-up : les amitiés que l’océan unit, l’océan ne les sépare jamais.

  • Retour triomphal pour Johanne Defay sur les vagues de l’US Open 2026

    Retour triomphal pour Johanne Defay sur les vagues de l’US Open 2026

    Ce samedi 1er août 2026, la Française Johanne Defay a validé son ticket pour les demi-finales du Lexus US Open of Surfing à Huntington Beach (Californie). Pour son retour officiel sur le circuit Challenger Series de la WSL après la naissance de son enfant, la Réunionnaise a impressionné par sa domination technique face à la jeune génération nord-américaine.

    Une qualification autoritaire face aux jeunes talents

    Opposée à la jeune prodige californienne Eden Walla lors des quarts de finale, Johanne Defay a immédiatement fait parler son expérience de pensionnaire du Championship Tour (CT). Sur le mythique spot de la jetée de Huntington, la surfeuse tricolore a géré sa série de main de maître, compilant un solide total de 14,76 points sur 20. Cette performance lui permet de rester en lice pour un nouveau titre à l’US Open, deuxième étape cruciale des Challenger Series 2026/2027.

    La Française prouve qu’elle n’a rien perdu de sa puissance après sa pause maternité. « Je n’ai pas surfé en compétition depuis un moment, donc tout entraînement dans les vagues est bon à prendre », a déclaré Defay au micro de la World Surf League, soulignant le niveau de ses jeunes adversaires et rappelant avec le sourire les quinze années qui la séparent d’Eden Walla.

    Les autres forces en présence pour le Finals Day

    Du côté masculin, le spectacle a également répondu présent. Le Japonais Kanoa Igarashi s’affirme comme le grand favori après un excellent score de 15,57 points. Il retrouvera le Péruvien Lucca Mesinas dans un quart de finale de haut vol. L’armada brésilienne reste quant à elle très menaçante : Mateus Herdy et Deivid Silva ont remporté leurs séries respectives et sont prêts à freiner les surfeurs locaux de San Clemente comme Griffin Colapinto.

    Le dénouement de la compétition est prévu ce dimanche à partir de 8h05 (heure locale), soit 17h05 heure française. Johanne Defay devra écarter la redoutable Australienne Sierra Kerr, championne du monde junior 2023, si elle souhaite accéder à la grande finale californienne.

  • Kelly Slater et Kalani Miller : l’annonce surprise de la naissance de leur fille

    Kelly Slater et Kalani Miller : l’annonce surprise de la naissance de leur fille

    Vous pensiez tout savoir sur le King ? À 54 ans, Kelly Slater vient de lâcher une annonce sur ses réseaux sociaux.

    Le couple emblématique qu’il forme avec Kalani Miller vient tout juste d’annoncer la naissance de leur petite fille, prénommée Azumi Moon. Mais voici le détail qui a surpris tout le monde : le bébé est en réalité né il y a déjà trois mois.

    « Nous trouvons notre équilibre avec cette nouvelle arrivée », a glissé le champion à ses abonnés, dévoilant de rares instants en famille d’Azumi aux côtés de son grand frère Tao, né à l’été 2024.

    Si Slater est déjà père de Taylor, 30 ans, issue d’une précédente union, cette nouvelle paternité s’inscrit dans une volonté de protection absolue. Face à la pression médiatique, le couple a fait le choix radical du silence et garde jalousement l’anonymat visuel de ses enfants. Une intimité farouchement préservée qui donne encore plus de force à cette belle annonce. Bienvenue au monde, Azumi Moon !

  • Les Bahamas de John John Florence : moins d surf plus de lifestyle

    Les Bahamas de John John Florence : moins d surf plus de lifestyle

    7 minutes. C’est le temps qu’il vous faudra pour visionner le dernier carnet de bord de John John Florence aux Bahamas.

    Honnêtement, derrière l’objectif, la qualité de production est toujours aussi bluffante. On plonge au cœur d’une ambiance digne des meilleures agences de voyage : pêche locale, couchers de soleil idylliques, fusées qui décollent et sourires d’enfants découvrant les vagues. Mais je dois vous l’avouer : une fois le générique de fin déroulé, un goût d’inachevé persiste.

    Où est passé le surf engagé ? Celui qui nous fait décoller de notre chaise ? L’Hawaïen nous offre ici de très (trop) rares fulgurances sur l’eau, préférant l’exploration terrestre à l’action pure.

    On pardonne finalement ce virage presque exclusivement « lifestyle » car l’élégance de Florence, même sur une micro-session, reste hypnotique. Mais pour le prochain trip, on espère tous que la caméra passera un peu plus de temps au pic.

  • Lexus US Open of Surfing 2026 : Johanne Defay signe un retour performant à Huntington Beach

    Lexus US Open of Surfing 2026 : Johanne Defay signe un retour performant à Huntington Beach

    La surfeuse française Johanne Defay a fait un retour remarqué à la compétition ce vendredi 31 juillet 2026, à l’occasion du Lexus US Open of Surfing à Huntington Beach (Californie). Après avoir donné naissance à son premier enfant, la Réunionnaise a décroché son billet pour les quarts de finale de cette deuxième étape des Challenger Series (CS) de la World Surf League (WSL). Un retour aux sources réussi pour celle qui s’était déjà imposée sur ce spot mythique en 2015.

    Une domination sans appel face à l’élite du Championship Tour

    L’attente était grande autour du retour à l’eau de Johanne Defay. L’actuelle pensionnaire du Championship Tour (CT) n’a pas déçu ses supporters réunis sur la côte californienne. Lors des huitièmes de finale, la Française était opposée à une adversaire de taille : la Costaricienne Brisa Hennessy, elle aussi membre de l’élite mondiale du surf.

    Malgré l’enjeu et les mois d’absence, Defay a rapidement pris l’ascendant sur la série. En imposant son rythme et en exploitant au mieux les conditions changeantes du célèbre ponton d’Huntington Beach, elle s’est imposée avec un score solide de 12.83, contre seulement 6.00 pour Hennessy. Cette victoire nette confirme que la surfeuse tricolore a retrouvé toute son explosivité et sa lecture de vague, des qualités indispensables sur un spot aussi technique.

    « J’aime vraiment la compétition, sentir ces papillons dans le ventre, et je ressens toujours le stress. Les deux séries que j’ai passées étaient intenses, mais c’est tellement gratifiant d’avancer avec de bons scores », a confié la Française. Elle précise d’ailleurs aborder cette épreuve avec une sérénité nouvelle : « J’ai l’esprit frais et aucune pression quant au résultat final. Je suis juste là pour m’amuser. Mes premières sessions d’entraînement ont été difficiles, je tombais beaucoup. Mais petit à petit, j’ai retrouvé mes repères et j’ai confiance en mon expérience sur cette vague. »

    Le prodige Lucas Cassity et les locaux enflamment l’US Open

    Si la performance de Defay est au cœur des attentions tricolores, l’US Open of Surfing a également été le théâtre d’exploits majeurs chez les hommes ce vendredi. Le jeune Mexicain Lucas Cassity, remplaçant intégré à la dernière minute, a signé la meilleure prestation de l’événement avec un score total exceptionnel de 16.87 sur 20. Dans une série très relevée face à des pointures comme Deivid Silva et Alonso Correa, Cassity a multiplié les manœuvres radicales, confirmant son statut de grand espoir du circuit.

    Du côté des locaux californiens, le public a pu exulter grâce aux qualifications d’Alyssa Spencer et de Griffin Colapinto, tous deux auteurs de victoires arrachées in extremis. Le Japonais Kanoa Igarashi, déjà double vainqueur de l’épreuve par le passé, reste également en lice pour un historique troisième sacre.

    Quel adversaire pour Johanne Defay en quarts de finale ?

    La suite du parcours s’annonce passionnante pour la surfeuse française. En quarts de finale, Johanne Defay affrontera la jeune sensation américaine Eden Walla. Tout juste âgée de 17 ans, la native de San Clemente vient de s’offrir une victoire de prestige le jour de son anniversaire face à l’Israélienne Anat Lelior, en décrochant notamment un excellent 9.00.

    Ce duel générationnel entre l’expérience de la Française et la fougue de la jeune prodige californienne s’annonce comme l’un des moments forts du week-end. Une victoire permettrait à Johanne Defay de se rapprocher d’un second titre historique à l’US Open, couronnant de la plus belle des manières son retour dans la grande famille du surf mondial.

  • Lexus US Open of Surfing 2026 : Les espoirs tricolores reposent sur l’élite féminine

    Lexus US Open of Surfing 2026 : Les espoirs tricolores reposent sur l’élite féminine

    Ce jeudi 30 et vendredi 31 juillet 2026, le Lexus US Open of Surfing a bénéficié de conditions exceptionnelles à Huntington Beach (Californie). Si les surfeurs tricolores ont trébuché d’entrée lors de cette deuxième étape des Challenger Series, Johanne Defay et Vahine Fierro s’apprêtent à disputer des huitièmes de finale explosifs face à de redoutables adversaires.

    Une houle massive générée par l’ouragan Genevieve

    La World Surf League (WSL) ne pouvait pas espérer de meilleures conditions pour lancer le tournoi masculin. Dès jeudi matin, le premier tour (Round of 64) s’est ouvert sur des vagues propres de deux mètres à deux mètres cinquante. Cette houle puissante, fruit de l’ouragan Genevieve, a offert aux compétiteurs un terrain de jeu idéal pour allier manœuvres aériennes et surf sur le rail près de la mythique jetée californienne.

    Ce vendredi 31 juillet, la taille a légèrement baissé pour s’établir entre un mètre vingt et un mètre quatre-vingts, tout en conservant des séries permettant de lancer les 16es de finale masculins (Round of 32), immédiatement suivis des 8es de finale féminins.

    Couzinet, Braye et Quivront stoppés d’entrée de jeu

    Malgré ces vagues consistantes, le contingent masculin français n’a pas réussi à tirer son épingle du jeu face à une concurrence internationale féroce, mêlant habitués du Championship Tour (CT) et jeunes loups des Challenger Series.

    Engagé dans la série 7 du premier tour jeudi, Jorgann Couzinet n’a pas pu se défaire d’un heat très dense face au Péruvien Alonso Correa, à l’Américain Hayden Rodgers et à l’Australien Winter Vincent. Le constat est identique pour Charly Quivront dans la série 9. Le Français s’est heurté à un mur nommé Griffin Colapinto, pensionnaire de l’élite mondiale et ancien vainqueur de l’épreuve, ainsi qu’aux Australiens et Espagnols de son tableau. Le tahitien Mihimana Braye a écopé d’une interférence, ce qui a anéanti ses chances de qualification.

    Chocs de haut vol pour Defay et Fierro en huitièmes

    La suite de la compétition s’écrira donc au féminin pour le clan français, avec un tableau de huitièmes de finale qui s’annonce palpitant et particulièrement complexe. La WSL a en effet programmé des affrontements dignes du circuit CT.

    Dans la troisième série, Johanne Defay sera opposée à la Costaricaine Brisa Hennessy. Ce duel entre deux surfeuses du plus haut niveau mondial s’annonce tactique, l’expérience de la Réunionnaise dans les conditions changeantes de Huntington pouvant faire la différence.

    De son côté, Vahine Fierro aura fort à faire dans la sixième série. La surfeuse polynésienne affrontera l’Hawaiienne Bettylou Sakura Johnson, tenante du titre du US Open (2023) et redoutable compétitrice dans les vagues de plage californiennes.

    Le lancement de ces séries en tête-à-tête déterminera le casting des quarts de finale. La suite du programme dépendra de l’évolution de la houle ce week-end, mais la pression monte déjà pour les deux dernières représentantes tricolores qui ont l’opportunité de marquer de gros points sur cette étape cruciale du calendrier.

  • Lexus US Open of Surfing 2026 : Vahine Fierro et Johanne Defay s’imposent dans la houle californienne

    Lexus US Open of Surfing 2026 : Vahine Fierro et Johanne Defay s’imposent dans la houle californienne

    Ce mercredi 29 juillet 2026, la deuxième étape des Challenger Series a été secouée par l’ouragan Genevieve à Huntington Beach (Californie). Dans des vagues dépassant les deux mètres, les Françaises Vahine Fierro et Johanne Defay ont validé leur ticket pour les huitièmes de finale, confirmant leurs ambitions sur le circuit qualificatif de la World Surf League.

    Des conditions dantesques pour le Round of 32 féminin

    L’océan a radicalement changé de visage sur le spot de Surf City USA. L’arrivée très attendue de la houle générée par l’ouragan Genevieve a offert des murs d’eau solides, oscillant entre 1,80 et 2,50 mètres. Ces conditions physiques, couplées à un fort courant marin balayant la zone de line-up vers la célèbre jetée, ont obligé la direction de compétition de la WSL à autoriser l’assistance par jet-ski pour les athlètes.

    C’est sur ce chantier que les têtes de série ont fait leur entrée. L’Australienne Sophie McCulloch a frappé un grand coup en postant le meilleur total de la journée (15,77 points). Comme elle l’a souligné à sa sortie de l’eau, l’engagement sur les sections critiques et le choix de vagues étaient les clés de la notation face aux conditions de vagues.

    Vahine Fierro impériale, Johanne Defay solide pour son retour

    Le clan tricolore attendait beaucoup de ce tour et les leaders ont répondu présent. Vahine Fierro a maîtrisé son sujet d’une main de maître dans la sixième série. La Polynésienne s’est imposée avec un total de 12,47 points, dominant largement l’Australienne Ziggy Aloha Mackenzie. Sa lecture du plan d’eau lui ouvre les portes du Round of 16, où elle affrontera la redoutable Hawaïenne Bettylou Sakura Johnson.

    De son côté, Johanne Defay faisait son grand retour à la compétition. La Réunionnaise a assuré l’essentiel en prenant la deuxième place de son heat avec 12,26 points. Elle a su répondre avec expérience aux attaques de la jeune prodige américaine Eden Walla, victorieuse de la série avec 14,26 points. Johanne retrouvera la Costaricienne Brisa Hennessy au prochain tour, une confrontation qui s’annonce très tactique.

    Moins de réussite en revanche pour la surfeuse antillaise Tessa Thyssen. Malgré un réel engagement physique, elle termine troisième de sa série (8,60 points) derrière Brisa Hennessy et Anat Lelior, et quitte prématurément la compétition californienne.

    Le contingent masculin dans les starting-blocks

    Le tableau masculin a également débuté son Round of 80 dans des conditions tout aussi massives. Si le héros local Luke Guinaldo a enflammé la plage avec une victoire retentissante (14,23 points), le Français Tiago Carrique n’a malheureusement pas trouvé le rythme. Avec 9,73 points, il échoue à la troisième place de sa série et voit son parcours s’arrêter net.

    Tous les espoirs tricolores reposent désormais sur Jorgann Couzinet, Mihimana Braye et Charly Quivront. Les trois surfeurs feront leur entrée lors du Round of 64. Couzinet devra notamment se défaire du Péruvien Alonso Correa, auteur de la meilleure vague de la journée chez les hommes avec un excellent 8,00.

    Le prochain call est programmé par les organisateurs ce jeudi 30 juillet à 7h00 (heure du Pacifique), pour un possible lancement des séries à 7h35. Soit 16H pour le call et 16H35 pour le lancement des séries.

  • US Open of Surfing 2026 : Sacres en longboard et envolée tricolore en Challenger Series

    US Open of Surfing 2026 : Sacres en longboard et envolée tricolore en Challenger Series

    Ce mardi 28 juillet 2026, la plage d’Huntington Beach a sacré l’Américaine Avalon Gall et son compatriote Tommy Coleman lors du Lexus US Open of Surfing Longboard. En parallèle du spectacle offert par les spécialistes du noseride, le contingent français et tahitien a réalisé une entame en fanfare lors du coup d’envoi du tableau féminin des Challenger Series.

    Avalon Gall conserve son titre, la sensation Tommy Coleman

    Dans des conditions consistantes sur le spot californien, Avalon Gall (23 ans) a écrit une nouvelle page d’histoire en signant un doublé consécutif à domicile. Face à la Japonaise Hiroka Yoshikawa en finale, la surfeuse de Laguna Beach a su exploiter une erreur de priorité adverse à dix minutes du terme. Récompensée par une note de 7,83 pour un noseride incisif suivi d’enchaînements sur le rail, elle s’impose avec un total de 13,83 points contre 11,50.

    Chez les hommes, la sensation est venue du jeune wildcard Tommy Coleman (22 ans). Évoluant sur une planche qu’il a lui-même shapée quelques jours avant l’événement, l’Américain a créé la surprise générale pour son tout premier arrêt sur le Longboard Tour. En finale, il s’est imposé face à l’Australien Declan Wyton avec un score combiné de 14,00 points contre 11,33, scellant un doublé californien sur cette première étape mondiale. (pour rappel il a éliminé Edouard Delpero plus tôt dans la compétition)

    Les Tahitiennes cartonnent en Challenger Series

    Le grand rayon de soleil de la journée provient du tableau féminin des Challenger Series (CS), où les espoirs polynésiennes ont fait parler leur surf au Round of 48. La jeune Tahitienne Kiara Goold a remporté la toute première série du jour avec un total de 12,43 points, devançant notamment la Brésilienne Laura Raupp et la Britannique Sky Brown. Dans la troisième série, Aelan Vaast a imité sa compatriote en s’imposant à son tour grâce à une prestation solide notée à 12,40 points.

    Tessa Thyssen se qualifie, choc francophone à venir au Round of 32

    La métropolitaine Tessa Thyssen a elle aussi décroché son billet pour le tour suivant. En accrochant la deuxième place du heat 4 avec un total de 9,40 points derrière la Californienne Eden Walla (11,10 points), la tricolore poursuit son aventure américaine.

    L’Australienne Sierra Kerr a signé le meilleur score de ce premier tour (13,43 points), domptant un plan d’eau rendu difficile par de puissants courants. « Il y a énormément de jus. L’objectif était vraiment d’éviter les zones hachées pour trouver les vagues les plus lisses », expliquait la championne du monde junior 2023 à sa sortie de l’eau.

    Le programme des Françaises au tour suivant

    Le Round of 32 promet des duels à haute intensité pour le clan tricolore. Aelan Vaast et Tessa Thyssen se retrouveront directement opposées dans la même série (Heat 3) aux côtés de la Costaricienne Brisa Hennessy et de l’Israélienne Anat Lelior.

    Le tour marquera également l’entrée en lice des têtes de série du Championship Tour : Johanne Defay sera alignée dans la quatrième série face à Bella Kenworthy, Eden Walla et Sanoa Dempfle-Olin, tandis que Vahine Fierro fera ses débuts dans la sixième série. La World Surf League prévoit un potentiel lancement des séries ce mercredi 29 juillet dès 7h35 heure locale.

  • Disparition d’Arran Strong : tragédie en plein océan au large du Portugal

    Disparition d’Arran Strong : tragédie en plein océan au large du Portugal

    Il y a des moments où l’océan, que l’on aime tant, se transforme en un gouffre d’incompréhension. Hier, au large de la côte sud-ouest portugaise, le surfeur professionnel Arran Strong s’est volatilisé. Il avait 27 ans.

    Ce drame s’est noué lors d’un défi physique hors norme. Arran, un Britannique installé à Ericeira et très respecté pour son engagement sur les vagues les plus dangereuses d’Europe, accompagnait la légende locale José Maria Pyrrait (60 ans) pour une longue expédition en Stand-Up Paddle le long des côtes.

    L’instant glaçant où tout bascule

    Lundi matin, près d’Arrifana, les deux hommes font une pause banale au milieu des flots. Quelques gorgées d’eau, une photo, on discute. Puis, la routine reprend. Pyrrait, plus rapide à la rame, laisse Arran partir devant, comptant le rattraper dans la foulée. Mais quand le sexagénaire lève les yeux quelques instants plus tard, le sang se glace dans ses veines.

    « Quand je me suis arrêté pour l’attendre, j’ai vu sa planche dériver à une centaine de mètres », raconte Pyrrait, dévasté. « J’ai ramé aussi vite que possible, j’ai plongé d’innombrables fois pour le chercher, mais nous étions dans une zone très profonde et la visibilité était nulle. »

    « Il était comme un fils pour moi »

    Malgré le déploiement immédiat d’un dispositif massif – bateaux de pêcheurs locaux, police maritime, drones et même un avion de l’armée de l’air –, le jeune homme reste introuvable.

    Ce qui rend cette tragédie encore plus poignante, c’est le parcours d’Arran. Diagnostiqué à trois ans d’une maladie génétique rare augmentant les risques pulmonaires, il a toujours vécu avec l’urgence de l’instant présent, défiant les pronostics à chaque gros swell. Il a participé à de nombreuses compétitions européennes sur le circuit junior et open.

    Pour José Maria Pyrrait, la perte est insoutenable. « Il était comme un fils pour moi », a-t-il confié, rappelant qu’il l’entraînait depuis l’âge de ses 10 ans. Les recherches se poursuivent ce mardi, mais l’espoir de le retrouver en vie s’est tragiquement évaporé au large d’Arrifana.

  • Lexus US Open of Surfing 2026 : Désillusion française et vagues de surprises en Californie

    Lexus US Open of Surfing 2026 : Désillusion française et vagues de surprises en Californie

    Les vagues californiennes de Huntington Beach ont livré leur verdict pour les huitièmes de finale du Lexus US Open of Surfing 2026. Si le spectacle était au rendez-vous ce lundi avec des conditions solides et propres le matin (1 à 1,5 mètre), la journée a été marquée par une immense déception pour le clan français. Lors de cette première étape du Longboard Tour (LT) 2026/2027 de la WSL, Edouard Delpero et Alice Lemoigne, nos deux têtes d’affiche, ont vu leur parcours s’arrêter prématurément.

    Les espoirs tricolores douchés avant les quarts

    Les séries à élimination directe ont été fatales aux surfeurs français, piégés par des adversaires en état de grâce et des conditions tactiques compliquées par le changement de marée.

    Chez les hommes, Edouard Delpero affrontait la wildcard américaine Tommy Coleman. Ce dernier, qui avait judicieusement shapé une planche sur mesure dix jours plus tôt en prévision de cette houle spécifique, a parfaitement su imposer son rythme. Malgré une relance en fin de série, l’ultime effort du Français n’a pas suffi. Delpero s’incline d’un cheveu avec un score de 11.76 contre 12.33 pour l’Américain.

    Le scénario a été tout aussi cruel du côté du tableau féminin. Alice Lemoigne n’est jamais vraiment parvenue à trouver son rythme face à la redoutable Brésilienne Chloe Calmon. Enfermée dans une série pauvre en opportunités majeures pour elle, la Réunionnaise s’incline logiquement (6.90 contre 10.17). Ironie de la compétition, Calmon s’est ensuite fait surprendre au buzzer en quarts de finale par la Japonaise Hiroka Yoshikawa.

    Hécatombe chez les favoris masculins

    Si l’élimination de Delpero est un coup dur, il n’est pas le seul cador à avoir mordu la poussière californienne. La journée a été le théâtre de bouleversements majeurs :

    • Le roi Jensen tombe : Quadruple champion du monde et grand favori, l’Américain Taylor Jensen visait une cinquième finale consécutive à l’US Open. Il a été stoppé net par le champion régional d’Amérique du Nord, Jack Van Wagoner. Ce dernier a d’ailleurs scoré la première « excellente note » de l’événement (8.00) en combinant un passage technique sur le nose et un flow impeccable sous la priorité de Jensen.
    • Inoue crée la sensation : Le Japonais Taka Inoue a arraché son premier quart de finale en carrière en sortant le Philippin Rogelio JR Esquievel (l’un des prétendants au titre mondial) grâce à un 6.30 décroché dans les derniers instants.

    Le choc des reines d’Hawaï et l’éclosion de Diaz

    Le tableau féminin a offert un niveau stratosphérique, couronné par un quart de finale d’anthologie (disputé plus tôt suite aux huitièmes) entre deux légendes d’Oahu : Kelis Kaleopa’a (Waikīkī) et la triple championne du monde Honolua Blomfield (North Shore). Si Blomfield a longtemps mené les débats, Kaleopa’a a trouvé la vague parfaite l’après-midi pour décrocher un 8.83 magistral (meilleure note de l’événement) et filer en demies.

    À noter également la performance remarquable de la rookie costaricienne Lia Diaz. Pour sa première qualification sur le Tour, elle s’est payé le luxe d’éliminer la championne du monde en titre Rachael Tilly en huitièmes, avant de céder face à l’expérience de Sophia Culhane en quarts.

    Avalon Gall (USA), tenante du titre de l’épreuve, continue quant à elle d’impressionner et sera bien présente pour le Finals Day.

    Résultats complets de la journée

    Hommes – Huitièmes de finale (Round of 16)

    HeatVainqueurScoreÉliminéScore
    1Jack Van Wagoner (USA)14.83Taylor Jensen (USA)9.67
    2Chase Lieder (USA)14.67Oliver Packham (RSA)12.26
    3Declan Wyton (AUS)13.33Jack Tyro (NZL)8.50
    4Taka Inoue (JPN)12.80Rogelio Jr Esquievel (PHL)11.87
    5Tommy Coleman (USA)12.33Edouard Delpero (FRA)11.76
    6Kaniela Stewart (HAW)13.30Cole Robbins (USA)11.13
    7Jomarie Ebueza (PHL)10.93Max Weston (AUS)10.34
    8Kevin Skvarna (USA)11.34Tony Silvagni (USA)10.23

    Femmes – Huitièmes de finale (Round of 16)

    HeatVainqueurScoreÉliminéScore
    1Avalon Gall (USA)14.33Ginger Caimi (ITA)10.00
    2Tully White (AUS)8.94Mason Schremmer (USA)6.40
    3Honolua Blomfield (HAW)12.50Cash Hoover (USA)7.47
    4Kelis Kaleopaa (HAW)12.44Natsumi Taoka (JPN)8.47
    5Lia Diaz (CRC)10.43Rachael Tilly (USA)9.83
    6Sophia Culhane (HAW)11.00Natalia Wunderlich (HAW)9.17
    7Hiroka Yoshikawa (JPN)12.77Malia Ilagan (USA)10.50
    8Chloe Calmon (BRA)10.17Alice Lemoigne (FRA)6.90

    Femmes – Quarts de finale

    HeatVainqueurScoreÉliminéScore
    1Avalon Gall (USA)11.83Tully White (AUS)9.10
    2Kelis Kaleopaa (HAW)14.83Honolua Blomfield (HAW)12.54
    3Sophia Culhane (HAW)9.73Lia Diaz (CRC)3.00
    4Hiroka Yoshikawa (JPN)13.87

  • Huntington Beach : Alice Lemoigne survit aux repêchages et file en 8es du Longboard Tour

    Huntington Beach : Alice Lemoigne survit aux repêchages et file en 8es du Longboard Tour

    La saison 2026/2027 du WSL Longboard Tour est officiellement lancée en Californie avec le Lexus US Open of Surfing. Si les redoutables repêchages ont fait leurs premières victimes ce dimanche à Huntington Beach, la Française Alice Lemoigne a su imposer son rythme pour rester en vie dans la compétition.

    Confrontée à des vagues techniques d’un mètre à un mètre cinquante sur ce spot mythique, la Réunionnaise a fait parler son expérience. Engagée dans le septième heat éliminatoire, Lemoigne a écarté la Sud-Africaine Christy Gilmour avec un score de 9.16 contre 6.14. Une victoire nette qui lui permet de poursuivre sa route dans cette première étape majeure du circuit.

    Le défi s’annonce désormais plus musclé pour la surfeuse tricolore en huitièmes de finale, où un choc de haut vol l’attend face à la Brésilienne Chloe Calmon (qu’elle avait affronté au round 1). Le clan français pourra également compter sur Edouard Delpero dans le tableau masculin, qui défiera l’Américain Tommy Coleman.

    Cette journée sous haute tension a par ailleurs forcé les favoris hawaïens, à l’image de Sophia Culhane et Kaniela Stewart, à puiser dans leurs réserves pour sauver leur place.

  • Un potentiel grand requin blanc de 4 mètres s’invite au large de Nazaré

    Un potentiel grand requin blanc de 4 mètres s’invite au large de Nazaré

    Quand on pense à Nazaré, on imagine tout de suite des murs d’eau effrayants et des chargeurs risquant leur vie sur les plus grosses vagues de la planète. Mais aujourd’hui, ce n’est pas une houle XXL qui fait frissonner les surfeurs locaux et de passage.

    Une vidéo récemment capturée par l’équipage du bateau d’excursion Ocean Adventures montre un invité aussi rare qu’intimidant. À seulement deux milles marins au large, entre São Martinho do Porto et Nazaré, un requin massif de 3 à 4 mètres s’est approché de l’embarcation. Loin d’être agressif, l’animal a nagé calmement autour du bateau, poussé par une simple curiosité.

    Le détail qui intrigue tout le monde ? Son ventre laisse fortement penser qu’il s’agirait d’un grand requin blanc.

    Si cette hypothèse se confirme, l’événement est exceptionnel. Contrairement à la Californie ou à l’Afrique du Sud, les côtes portugaises ne sont pas réputées pour abriter des colonies de phoques. Les observations de grands blancs y sont donc quasi inexistantes.

    Alors que les surfeurs de gros se préparent pour les houles de l’hiver prochain, savoir que ce colosse des océans pourrait patrouiller sous la surface ajoute une dimension encore plus angoissante au spot. Et vous, oseriez-vous vous mettre à l’eau ?

  • Lexus US Open of Surfing 2026 : Le récap de la première journée de longboard

    Lexus US Open of Surfing 2026 : Le récap de la première journée de longboard

    Si vous pensiez que le longboard manquait d’engagement, le coup d’envoi du Lexus US Open of Surfing 2026 à Huntington Beach va vous faire changer d’avis. Ce samedi, les vagues solides frôlaient les deux mètres. Le spectacle était total.

    Jensen intouchable, Tilly héroïque

    Je dois d’abord vous parler de Taylor Jensen. Le quadruple champion du monde a littéralement découpé le spot californien. Avec un score combiné de 14.66, il a prouvé qu’il venait avec la motivation de récupérer une cinquième couronne. Son aisance sur le nose, combinée à ses turns jusqu’à l’inside, fait toujours cas d’école. Côté Français, Edouard Delpero a également assuré l’essentiel avec un solide 13.26.

    Mais la vraie performance de la journée, celle qui force le respect, c’est Rachael Tilly. La Californienne a remporté sa série malgré une blessure qui aurait cloué 90% d’entre nous sur le sable : un ongle de gros orteil arraché juste avant la compétition. Un strap épais, une dose d’adrénaline, et elle file en 8es de finale, tout comme Honolua Blomfield.

    De l’autre côté du Pacifique, le clan japonais a scoré. Taka Inoue (13.57) et Natsumi Taoka (11.40) ont dominé leurs séries respectives avec une glisse d’une fluidité absolue.

    Seul bémol de la journée, Alice Lemoigne, wildcard de l’évènement, qui se retrouve au tour éliminatoire, après une deuxième place lors de ce premier tour.

    Tous les résultats du 1er tour (Round 1)

    Voici ce que vous devez retenir des tableaux de ce lancement de saison.

    Résultats Hommes

    • Heat 1 : T. Inoue (JPN) 13.57 bat J. Schweizer (URY) 10.74, M. Weston (AUS) 7.03
    • Heat 2 : D. Wyton (AUS) 12.37 bat K. McPhillips (USA) 11.57, T. Silvagni (USA) 6.77
    • Heat 3 : T. Jensen (USA) 14.66 bat T. Coleman (USA) 7.87, A. Dantas (POR) 7.10
    • Heat 4 : E. Delpero (FRA) 13.26 bat J. Ebueza (PHL) 11.30, G. Idone (USA) 7.23
    • Heat 5 : K. Skvarna (USA) 12.77 bat J. Van Wagoner (USA) 10.67, O. Packham (RSA) 9.47
    • Heat 6 : R. Jr Esquievel (PHL) 12.00 bat K. Sallas (HAW) 9.30, N. Brewer (AUS) 8.27
    • Heat 7 : J. Tyro (NZL) 9.57 bat J.M. Van Hohenstein (HAW) 8.83, K. Stewart (HAW) 6.70
    • Heat 8 : C. Lieder (USA) 12.57 bat B. Skinner (GBR) 10.20, C. Robbins (USA) 3.90

    Résultats Femmes

    • Heat 1 : H. Yoshikawa (JPN) 10.10 bat M. Ilagan (USA) 6.30, C. Gilmour (RSA) 5.87
    • Heat 2 : H. Blomfield (HAW) 10.73 bat C. Hoover (USA) 10.50, L. Stokes (CAN) 7.33
    • Heat 3 : A. Gall (USA) 10.33 bat G. Caimi (ITA) 9.34, S. Martinez (PUR) 5.60
    • Heat 4 : R. Tilly (USA) 10.60 bat S. Jarrard (ASM) 6.87, L. Steinriede (USA) 5.83
    • Heat 5 : C. Calmon (BRA) 10.00 bat A. Lemoigne (FRA) 8.93, B. Conroy (AUS) 3.37
    • Heat 6 : N. Taoka (JPN) 11.40 bat M.F. Reyes (PER) 10.57, K. Kaleopaa (HAW) 9.50
    • Heat 7 : T. White (AUS) 10.50 bat M. Schremmer (USA) 8.40, D. Novitasari (INA) 7.04
    • Heat 8 : N. Wunderlich (HAW) 7.83 bat S. Culhane (HAW) 7.76, L. Diaz (CRC) 4.97
  • Japon une destination méconnue des surfeurs

    Japon une destination méconnue des surfeurs

    Avez-vous déjà vu une vague tourner avec la perfection mécanique d’une piscine artificielle, dérouler sur un banc de sable translucide, sans la moindre personne à l’eau ? C’est exactement le spectacle irréel que vient d’offrir l’île de Niijima, un bloc volcanique situé à une centaine de kilomètres au sud de Tokyo.

    Le Super Typhon Bavi a envoyé une houle d’anthologie sur les côtes japonaises. Sur les images capturées datant de 2022, on observe une droite qui ressemble à un Hossegor sous stéroïdes. Une section de take-off vertigineuse, une vitesse folle down-the-line, et une lèvre épaisse qui jette lourdement sur le banc de sable — le genre d’impact qui mettrait à rude épreuve la stratification de n’importe quelle board. Et pourtant, le line-up est désespérément vide. Pourquoi personne ne profite de ces conditions d’une vie ?

    Le lourd tribut de la perfection japonaise

    La première explication est tristement météorologique. C’est l’une des plus vieilles contradictions de notre culture : les tempêtes capables de générer les ondes les plus parfaites de la planète sont bien souvent celles qui sèment la désolation sur leur passage. Pendant que Niijima envoyait des vagues parfaites sous des vents offshore parfaits, Bavi dévastait Guam et les Mariannes du Nord avec des vents destructeurs, des pluies diluviennes et des inondations meurtrières. Les autorités ont formellement interdit l’accès au littoral pour des raisons de survie.

    Pourtant, en voyant ces images d’un pic vierge, la toile s’est embrasée. Kalani Robb a résumé la frustration d’Internet d’un commentaire cinglant sur Instagram : « Mais qui filme ça sans aller à l’eau ? ». Mais derrière cette solitude forcée par la météo se cache une autre réalité de Niijima, bien connue des pros : un redoutable verrouillage local.

    Le jour où John John et Dane Reynolds ont payé le prix fort

    Ce line-up fantôme m’a immédiatement replongé dans l’un des trips les plus mythiques, et longtemps gardé secret, de l’histoire du freesurf. Retour en 2011. John John Florence (à peine 18 ans à l’époque), Dane Reynolds et Dylan Goodale fuient une houle ingérable à Yo-Yo’s en Indonésie. Épuisés de faire des canards, ils sautent dans un avion pour chasser un typhon au Japon devant l’objectif de Kai Neville.

    Ce qu’ils vont y trouver ? « La meilleure journée de surf de toute ma vie », avoue encore aujourd’hui John John.

    Mais l’histoire a failli s’arrêter sur le parking. Comme l’a révélé récemment Dane Reynolds, l’équipe a commis l’erreur classique : se garer au mauvais endroit et se mettre à l’eau sans parler à personne. Résultat ? Le lendemain matin, alors que le spot passait à la taille supérieure et crachait les plus beaux tubes de leur existence, les locaux leur ont purement et simplement signifié que la session était terminée pour eux. Ils n’étaient plus les bienvenus.

    La rançon de la gloire en planches de surf

    Il aura fallu toute la diplomatie de leur photographe, Yajiro, pour négocier aprement avec les locaux au McDonald’s du coin et obtenir un droit d’entrée hyper restrictif : un seul surfeur à la fois. La monnaie d’échange n’était pas non plus symbolique. « Nous avons dû leur céder des planches de surf pour calmer les tensions, c’est le standard partout où je vais », s’amuse John John Florence avec le recul.

    Une fois le péage acquitté, le trio a scoré une session légendaire. « C’était la combinaison parfaite de puissance et de vitesse, le tube épousait parfaitement la forme du banc de sable en revenant vers vous », se souvient JJF. Une journée tellement brutale que Dane Reynolds y a d’ailleurs laissé un bout de cartilage. Même Kelly Slater s’y est cassé les dents peu de temps après, se faisant d’abord refouler du spot avant d’être finalement autorisé à surfer, mais finissant par partir par principe.

    Alors, pourquoi le line-up de Niijima est-il resté désert sous le typhon Bavi ? Entre des conditions de survie dictées par une tempête destructrice et un localisme farouche qui ne pardonne aucune erreur de casting, le Japon conserve ses trésors avec une main de fer. Bavi nous aura au moins offert le spectacle visuel d’un mythe resté intact.

  • Lexus US Open of Surfing 2026 : Le coup d’envoi explosif du World Longboard Tour

    Lexus US Open of Surfing 2026 : Le coup d’envoi explosif du World Longboard Tour

    L’odeur de la wax fraîche et l’effervescence mythique d’Huntington Beach sont de retour. Le Lexus US Open of Surfing 2026 lance officiellement la saison du World Surf League Longboard Tour ce 25 juillet. Oubliez les petites vagues poussives souvent redoutées en été, les prévisions annoncent un swell consistant pour enflammer le Pier californien. Si le champion du monde en titre Kai-Ellice Flint manque malheureusement à l’appel sur blessure, laissant le tableau masculin grand ouvert, tous les regards seront braqués sur Avalon Gall. Pour notre part, on surveillera particulièrement Edouard Delpero, vice champion du monde 2025. Avalon Gall, enfant du pays revient défendre sa couronne après un parcours royal l’an dernier. Entre la quête d’un titre champion du mon de WSL pour Edouard Delpero et l’arrivée de rookies affamés, cette première étape promet un spectacle total jusqu’au 29 juillet.

    Un nouveau format pour plus de suspense

    Cette année, la WSL a revu sa copie. La saison 2026/2027 s’articule autour de quatre étapes (contre un calendrier parfois plus décousu par le passé). Huntington Beach ouvre le bal avec 10 000 points à la clé pour les vainqueurs, avant que le tour ne prenne la direction de Bells Beach (Australie) en décembre, puis d’une toute nouvelle étape très attendue aux Philippines (La Union) en janvier 2027.

    La grande nouveauté ? Il faudra figurer dans le Top 12 (et non plus le Top 8) à l’issue de ces trois épreuves pour décrocher son ticket pour la grande finale au Salvador en mars 2027.

    Taylor Jensen en route vers l’histoire ?

    À 42 ans, l’Américain Taylor Jensen continue de défier le temps. Fort de ses victoires ici-même en 2022 et 2024, le quadruple champion du monde visera une cinquième couronne cette saison pour asseoir définitivement son statut de légende. Sur un spot qu’il connaît par cœur et qui lui permet de dormir à la maison, le Californien a l’avantage du terrain. Avec des conditions qui s’annoncent solides, son surf puissant et son expérience du placement au pic seront des atouts majeurs.

    Le tableau des séries (Round 1)

    Voici les premiers affrontements qui attendent les 24 hommes et 24 femmes engagés pour ce premier tour.

    Hommes – Round 1

    HeatSurfeur 1 (Rouge)Surfeur 2 (Bleu)Surfeur 3 (Blanc)
    1Max Weston (AUS)Taka Inoue (JPN)Julian Schweizer (URY)
    2Declan Wyton (AUS)Tony Silvagni (USA)Kai McPhillips (USA)
    3Taylor Jensen (USA)António Dantas (POR)Tommy Coleman (USA)
    4Edouard Delpero (FRA)Jomaire Ebueza (ASM)Gavin Idone (USA)
    5Kevin Skvarna (USA)Oliver Packham (RSA)Jack Van Wagoner (USA)
    6Rogelio JR Esquievel (ASM)Kai Sallas (HAW)Nicholas Brewer (AUS)
    7J.M. Van Hohenstein (HAW)Kaniela Stewart (HAW)Jack Tyro (AUS)
    8Chase Lieder (USA)Cole Robbins (USA)Ben Skinner (GBR)

    Femmes – Round 1

    HeatSurfeuse 1 (Rouge)Surfeuse 2 (Bleu)Surfeuse 3 (Blanc)
    1Honolua Blomfield (HAW)Alice Lemoigne (FRA)Beatrice Conroy (AUS)
    2À confirmerMalia Ilagan (USA)Christy Gilmour (RSA)
    3Avalon Gall (USA)Cash Hoover (USA)Liv Stokes (CAN)
    4Rachael Tilly (USA)Ginger Cami (ITA)Story Martinez (PUR)
    5Hiroka Yoshikawa (JPN)Natsumi Taoka (JPN)Maria Fernanda Reyes (PER)
    6Chloe Calmon (BRA)Mason Schremmer (USA)Dhea Novitasari (INA)
    7Kelis Kaleopa’a (HAW)Natalia Wunderlich (HAW)Lia Diaz (CRC)
    8Tully White (AUS)Sophia Culhane (HAW)Sive Jarrard (HAW)

    Le premier call de la compétition est fixé ce 25 juillet à 7h00 (heure locale) pour un lancement potentiel à 7h35. soit 16h00 en France pour un début potentiel de compétition à 16H35. Attention, les conditions s’annoncent parfaites pour ce premier jour de compétition.

  • Cette petite phrase cachée de la WSL menace la qualification de 80 surfeurs (voici pourquoi)

    Cette petite phrase cachée de la WSL menace la qualification de 80 surfeurs (voici pourquoi)

    Le média Duke Surf a tiqué sur un détail qui est passé presque inaperçu. La World Surf League vient de publier les informations pour le très attendu US Open of Surfing. On y retrouve le format des Challenger Series que l’on connaît bien : 80 hommes et 48 femmes. Sauf qu’entre parenthèses, une précision sème la zizanie : la jauge pourrait être élargie pour « accueillir des participants supplémentaires du CT ».

    Aucun communiqué officiel n’a été publié, aucune alerte presse envoyée. Juste cette petite mention glissée l’air de rien.

    Pourquoi ça coince à l’eau ?

    Vous connaissez la rengaine. Les pensionnaires des CS (Challenger Series) se battent toute l’année avec le couteau entre les dents pour décrocher leur ticket pour l’élite. Voir débarquer les stars du Championship Tour sur leurs propres épreuves fait inévitablement grincer des dents. Les cadors du circuit viennent truster les bonnes vagues et stopper net les espoirs de qualification de ceux qui en ont pourtant le plus besoin.

    Alors oui, Huntington Beach n’est pas n’importe quelle étape. La WSL sait parfaitement qu’injecter des têtes d’affiche du CT rend l’événement bien plus attractif pour les marques. Sans oublier que ces remaniements de roster pourraient peser lourd dans les futures négociations avec l’ISA, le tour pro restant une voie royale de qualification pour les Jeux Olympiques.

  • US Open of Surfing 2026 : Retour de Defay, 11 Français sous pression à Huntington

    US Open of Surfing 2026 : Retour de Defay, 11 Français sous pression à Huntington

    Le rendez-vous mythique d’Huntington Beach rouvre ses portes du 25 juillet au 2 août pour le Lexus US Open of Surfing 2026. Cette étape stratégique réunit simultanément le coup d’envoi du World Longboard Tour (LT) et la deuxième étape du Challenger Series (CS). Pour le clan français, l’enjeu est colossal avec pas moins de onze représentants engagés sur les vagues californiennes.

    Une armada tricolore portée par le retour de Johanne Defay

    L’attraction majeure de ce rendez-vous est sans conteste le grand retour à la compétition de Johanne Defay. La Réunionnaise effectue sa rentrée sur un spot exigeant qu’elle connaît parfaitement. À ses côtés sur le tableau féminin du Challenger Series, Vahine Fierro cherchera à relancer une dynamique positive après une première partie de saison compliquée sur le World Tour. Le contingent tricolore féminin s’annonce particulièrement dense avec la présence de Tessa Thyssen, Kiara Goold et la jeune Aelan Vaast.

    Chez les hommes, la quête des points qualificatifs pour le CT 2027 passe par des prestations solides. Mihimana Braye, Jorgann Couzinet, Charly Quivront et Tiago Carrique seront tous sur le pont dès l’ouverture de la fenêtre CS le 28 juillet, face à une concurrence internationale féroce menée par le tenant du titre local Levi Slawson.

    Côté longboard, la compétition débute dès ce samedi 25 juillet. Édouard Delpero portera les espoirs tricolores masculins, tandis qu’Alice Lemoigne bénéficie d’une wildcard précieuse pour tenter d’accrocher les sommets face à la tenante du titre Avalon Gall.

  • Quand Lamine Yamal lâche les crampons pour une session surf avec Gabriel Medina

    Quand Lamine Yamal lâche les crampons pour une session surf avec Gabriel Medina

    Si l’on pensait, à juste titre, que Kelly Slater possédait le carnet d’adresses le plus fourni du circuit pro, Gabriel Medina est bel et bien le surfeur qui côtoie le plus de stars mondiales aujourd’hui. Et il vient encore de nous le prouver avec un timing parfait.

    Dimanche dernier, alors que l’Espagne célébrait sa victoire historique face à l’Argentine en finale de la Coupe du Monde de football, le triple champion du monde de surf a tenu à féliciter l’un des héros du tournoi : Lamine Yamal. Mais Medina ne s’est pas contenté d’un simple message de félicitations. Il a sorti de son téléphone une pépite vidéo qui a littéralement enflammé les réseaux sociaux en quelques heures.

    Une leçon VIP dans le bassin brésilien

    Les images exclusives nous ramènent un an en arrière. Le jeune prodige espagnol, alors âgé de 17 ans, s’est accordé une pause bien méritée lors d’un passage à São Paulo. Direction Beyond the Club, le complexe sportif révolutionnaire abritant une piscine à vagues Wavegarden, dont Medina est lui-même partenaire et investisseur.

    Dans cette vidéo, on y voit le surfeur endosser le rôle de moniteur de luxe. Il accompagne et pousse gentiment la planche en mousse de l’attaquant star sur une vague parfaite pour l’apprentissage. Et devinez quoi ? Lamine Yamal a l’air plutôt à l’aise pour un débutant.

    Un équilibre déconcertant et une célébration mythique

    Là où la très grande majorité des débutants auraient bu la tasse avec une bonne dose de frustration, Lamine Yamal se lève avec fluidité. Pelouse ou plan d’eau, son centre de gravité et son équilibre restent infaillibles. Mais le plus croustillant se trouve incontestablement à la fin de son tout premier ride.

    Conscient de son exploit technique, le footballeur ne peut s’empêcher de lâcher son meilleur « claim ». Au beau milieu du bassin, toujours debout sur le pont de sa planche, il se met à danser et à pomper des bras avec une joie si contagieuse qu’on croirait qu’il vient de marquer le but de la victoire devant 80 000 supporters en transe.

    La republication de cette session par le Brésilien a immédiatement fait exploser les compteurs sur Instagram.

  • Charly Quivront repousse ses limites dans lestubes monstrueux de Puerto Escondido

    Charly Quivront repousse ses limites dans lestubes monstrueux de Puerto Escondido

    Le chargeur tricolore Charly Quivront vient de dévoiler les images brutes de son dernier
    trip au Mexique. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Puerto Escondido n’a
    rien perdu de sa férocité.
    Cinq ans après son dernier passage, le Français a retenu la leçon. Fini les petites planches,
    place aux « guns » (7’2 et 7’10) indispensables pour espérer partir sur ces montagnes d’eau.
    La vidéo nous plonge dans l’intimité d’un trip de 15 jours, loin du glamour habituel : des
    heures à lutter contre un courant infernal, des closeouts qui broient tout sur leur passage,
    mais surtout, la quête absolue du tube parfait.
    Après avoir déniché une guillotine aux faux airs de beach break landais (mais sous
    stéroïdes), la patience a fini par payer. Une session engagée qui rappelle pourquoi la vague
    d’Oaxaca reste l’un des ultimes tests de courage de la planète surf.

  • Coup d’arrêt brutal pour Dane Henry : une triple fracture freine sa course au CT

    Coup d’arrêt brutal pour Dane Henry : une triple fracture freine sa course au CT

    C’est sans aucun doute le junior qui nous a le plus impressionnés ces derniers mois. Mais à force de toujours vouloir repousser les limites de l’engagement, le corps finit parfois par présenter la facture.

    En plein freesurf sur le célèbre spot californien de Trestles, le jeune talent australien Dane Henry a vu sa saison basculer d’un coup. Le verdict médical fait froid dans le dos : une cheville fracturée à trois endroits en terminant une vague.

    Le rêve du CT 2027 en suspens

    Actuellement neuvième sur les Challenger Series après une entame solide à Ballito, le surfeur de 19 ans avait réalisé un bon début de saison pour rejoindre l’élite mondiale. Cette grave blessure l’écarte officiellement de l’US Open la semaine prochaine. L’inquiétude grandit aussi pour les étapes cruciales du Brésil et du Portugal prévues cet automne, qui risquent d’arriver bien trop tôt dans son processus de rééducation.

    L’Australie, qui attend désespérément un champion du monde depuis le dernier sacre de Mick Fanning en 2013, misait énormément sur le vainqueur des récents Mondiaux ISA. Même s’il s’est dit prêt à « accepter le processus pour revenir plus fort », le timing de cette longue convalescence pourrait lui coûter sa place dans le précieux top 10. Un terrible coup de frein pour un diamant brut qui semblait jusqu’ici inarrêtable.

  • Un crocodile marin géant s’invite au line-up de Macaronis au milieu des pros

    Un crocodile marin géant s’invite au line-up de Macaronis au milieu des pros

    On s’en souvient très bien sur Icones Surf : au mois de Mai 2026, on vous alertait déjà sur la présence d’un crocodile massif rôdant sur l’un des spots les plus célèbres des Mentawai. Eh bien, la bête est de retour et elle multiplie les apparitions.

    Le spot en question ? Macaronis, ou « Maca » pour les intimes. Une gauche parfaite qui incarne le rêve indonésien pour tout surfeur, mais qui partage malheureusement ses eaux chaudes avec une faune locale redoutable.

    Une session cinq étoiles sous haute tension

    C’est le vidéaste Scotty Hammonds qui a capturé la scène glaçante depuis un bateau. Sur sa vidéo, on aperçoit un énorme crocodile marin naviguer tranquillement dans l’estuaire qui borde Macaronis. Le plus effrayant ? Juste à côté, les stars du World Tour Jack Robinson, Kanoa Igarashi et Leonardo Fioravanti profitaient d’une session parfaite lors d’un « strike mission » organisé entre deux étapes du championnat du monde.

    Les images ont rapidement fait le tour des réseaux sociaux, forçant les légendes de la discipline à réagir. Kelly Slater a tenu à remettre les pendules à l’heure, rappelant une vérité que les locaux connaissent bien : « Il est là tout le temps dans l’estuaire, tout près du Macca’s Resort ». De son côté, Mick Fanning, qui a pourtant déjà affronté un grand requin blanc en direct, s’est contenté d’un expéditif « Non merci ».

    Le prédateur parfait en embuscade

    Pour beaucoup d’entre nous, le requin incarne la phobie absolue au line-up. Mais en Indonésie, le crocodile marin joue dans une toute autre catégorie. Contrairement au requin qui procède souvent par curiosité avant de s’éloigner, le crocodile est un prédateur d’embuscade redoutable. Ses attaques, extrêmement explosives, se produisent souvent dans des eaux peu profondes et près des embouchures de rivières.

    Et cette nouvelle rencontre est loin d’être un cas isolé. En avril dernier, le légendaire capitaine Martin Daly avait déjà filmé au drone un spécimen de près de trois mètres dans la même zone.

    Il faut savoir que l’Indonésie détient le triste record mondial des conflits entre humains et crocodiles, avec plus de 1 100 attaques recensées (et plus de 500 décès) au cours de la dernière décennie. La destruction progressive de leur habitat naturel, notamment la dégradation des mangroves, pousse ces reptiles préhistoriques à s’aventurer toujours plus loin dans l’océan.

    Macaronis reste incontestablement l’une des meilleures vagues de la planète. Mais partager l’eau avec un superprédateur fait malheureusement partie de la réalité de cet archipel sauvage. Si vous avez la chance de surfer Maca prochainement, la prudence est de mise : gardez les yeux ouverts et ne traînez pas dans l’estuaire.

  • Point Break de retour au cinéma : le chef-d’œuvre qui a forgé ma passion pour le surf

    Point Break de retour au cinéma : le chef-d’œuvre qui a forgé ma passion pour le surf

    Je me souviens très précisément du jour où j’ai décidé de prendre une planche pour la première fois. Ce n’était pas en regardant une compétition de surf sur la côte basque, ni en écoutant les récits des anciens. Non, tout a basculé devant un écran, en découvrant un gang de braqueurs de banques accros à l’adrénaline. Et je sais que je suis loin d’être le seul.

    Cet été, préparez-vous à un monumental coup de vieux, mais pour la bonne cause : « Point Break » fête ses 35 ans. Pour marquer le coup, le chef-d’œuvre de Kathryn Bigelow, sorti en 1991, revient sur grand écran les 16 et 19 août prochains dans une version restaurée en 4K ultra-définition. L’occasion inespérée de revoir Bodhi et Johnny Utah là où ils doivent être vus : dans une salle obscure.

    Quand on y repense, Hollywood a souvent massacré la culture surf. Mais ce film avait quelque chose de différent. Une authenticité brute au milieu du chaos. Les répliques devenues cultes (« Bells plus gros que Waimea, impossible mon frère »), le casting parfait avec Keanu Reeves et le regretté Patrick Swayze, sans oublier l’apparition d’Anthony Kiedis… Tout était aligné pour créer la légende. Bon, soyons honnête ce n’est pas un chef d’oeuvre cinématographique, mais c’est un peu ma madeleine de Proust à moi.

    Cette réédition limitée nous réserve d’ailleurs une belle surprise : une introduction exclusive de Matt Archbold. Véritable légende de San Clemente, c’est lui qui doublait Patrick Swayze sur les vagues et entraînait les acteurs avant les prises. Il y partagera des anecdotes de tournage inédites sur les risques pris à l’époque et cet irrépressible besoin de liberté qui imprègne chaque image.

    Si vous avez grandi avec les exploits des « Ex-Présidents », ou si vous cherchez juste à comprendre pourquoi tant d’entre nous ont un jour voulu braver l’océan, vous savez où être à la mi-août.