Je dois vous avouer que je ne m’y attendais pas : Lucas Chianca, alias « Chumbo », délaisse un instant les grosses vagues pour le Championship Tour ! Ce spécialiste des vagues géantes vient de décrocher la très convoitée wildcard pour le Rio Pro à Saquarema, poussé par GWM, le sponsor de l’événement.
Oubliez les qualifications classiques via les Challenger Series : c’est l’enfant du pays qui viendra bousculer la hiérarchie de l’élite. Il rejoint ainsi Tatiana Weston-Webb et Weslley Dantas, les deux autres invités de cette édition.
Ce qui va vous plaire ? Dès le premier tour, Chumbo affrontera le Marocain Ramzi Boukhiam (bonne pioche pour Ramzi) dans un duel de goofy-footers.
Le concept de Stab in the Dark est simple mais redoutable : un surfeur d’élite teste à l’aveugle, sans logo ni marque, des planches 100% anonymes pour élire le meilleur shapeur de la planète. Pour cette édition 2026, c’est le redoutable surfeur styliste australien Ethan Ewing qui s’est plié au rôle de pilote d’essai en analysant chaque courbe des prototypes blancs
Le verdict vient de tomber, secouant fermement le microcosme du shape. Contre toute attente, c’est Hayden Cox (le boss de Haydenshapes et créateur de la mythique Hypto Krypto) qui décroche la victoire. Une immense surprise pour le vainqueur lui-même, mais aussi pour Ewing.
Le séisme ne s’arrête pas là : Dan Mann s’empare de la deuxième place. Sa sélection fait grincer des dents ceux qui criaient au favoritisme lorsque Kelly Slater l’avait choisi par le passé. Avec ce doublé inattendu, les monstres sacrés de l’industrie comme Sharpeye, Channel Islands (Merrick), Biolos (Lost) ou DHD — pourtant le shapeur officiel d’Ewing — restent aux portes du top deux. Un véritable camouflet pour les favoris historiques.
Tyler Wright ne fait décidément rien à moitié. Après avoir traversé une période extrêmement lourde – une complexe opération et la fin brutale de son contrat de 20 ans avec Rip Curl –, la double championne du monde vient de replacer les projecteurs sur elle lors de l’épreuve du Salvador.
Le déclencheur n’est pas un layback ravageur, mais une fin de vague célébrée avec un signe « V » (le fameux « scissor finger »). Un geste assumé, devenu un véritable ralliement dans la culture sportive queer. En plein Pride Month, l’Australienne, mariée depuis 2022, a revendiqué son identité avec ferveur.
Mais sur la planète surf, l’image a immédiatement fracturé la communauté. L’ancien champion du monde CJ Hobgood n’a pas retenu ses coups sur les réseaux sociaux : « C’est vraiment ce combat que tu choisis ? C’est de ça que tu veux qu’on se souvienne ? Ok. »
Une charge frontale qui a fait sortir de ses gonds le commentateur Selema Masekela. Ce dernier a fustigé l’hypocrisie du milieu, rappelant que personne ne s’offusque quand un surfeur masculin célèbre de la même façon. Pour l’anecdote, ce même geste de doigts avait valu 35 000 dollars d’amende au basketteur Dwight Howard en 2017. Dans l’eau salée, il vient de relancer une guerre culturelle que le surf pro semblait jusqu’ici vouloir éviter à tout prix. Dans mon sens, que cela soit un homme ou une femme, cela reste un geste déplacé, mais surtout arrêtez de claimer pour avoir le score ou autre…..
Le surf de gros flirte souvent avec les limites de la mort, mais pour le Britannique Tom Lowe, la frontière a été franchie. Dans le documentaire poignant A Thousand Lives, le chargeur de Cornouailles livre une série de notes vocales brutes, enregistrées comme des confidences d’outre-tombe après avoir survécu à deux accidents majeurs à Teahupoo, la vague la plus terrifiante du Pacifique.
Quatre minutes sous l’eau : Le néant puis la lumière
Après un premier choc terrible en Polynésie (cinq côtes cassées, poumon perforé), Tom Lowe y retourne deux ans plus tard pour exorciser ses démons. C’est le drame. Assommé sur le récif, il reste prisonnier des vagues géantes pendant plus de quatre minutes. Lorsqu’on repêche son corps inanimé dans le lagon, son entourage le croit mort.
Grâce aux massages cardiaques désespérés de ses sauveteurs, le surfeur revient à la vie. De ces instants d’inconscience, il garde des souvenirs troublants, presque mystiques : « C’était une expérience hors de mon corps, des dimensions différentes, un bruit magnifique et une lumière blanche qui m’entourait », confie-t-il, hanté par la vision de sa famille qui le raccrochait à la vie.
La rédemption mystique en Irlande
Le retour à la réalité est un calvaire. Séquelles physiques, traumatismes crâniens majeurs, dépression profonde… Tom Lowe est vidé. C’est en Irlande, sur le spot XXL de Mullaghmore, qu’il décide de tout reconstruire. Terrifié à l’idée de remonter dans un avion, poussé par sa femme Tess, il s’est jeté à l’eau lors d’une session historique. En surfant une énorme vague à la seule force de ses bras, le surfeur a enfin retrouvé le sourire, scellant sa renaissance. Une leçon de résilience absolue.
Le plus grand fantasme du surfeur ? Trouver une vague vierge, un secret jalousement gardé. Perso, mon péché mignon, c’est de traquer les spots cachés dans les vidéos. Et une récente vidéo virale sur TikTok m’a replongé dans le mystère le plus fou de notre communauté : l’île de North Sentinel.
Un paradis aquatique repéré du ciel
Des images aériennes rares d’un avion survolant cette île interdite de l’océan Indien ont refait surface. Directement, des légendes du shape et du free surf comme Dean Morrison ou Jon Mel ont halluciné dans les commentaires Instagram : des droites et des gauches parfaites déroulent sur des récifs immaculés.
Un coup d’œil sur Google Earth confirme le potentiel dingue de cet archipel d’Andaman-et-Nicobar, qui capte les mêmes houles massives que Mentawai ou Nias, avec au moins sept passes de corail majeures bien visibles.
Le localisme le plus mortel de la planète
Le problème ? C’est le spot le plus inaccessible au monde, et pas à cause des requins. L’île est habitée par les Sentinelles, une tribu isolée depuis des millénaires qui refuse tout contact extérieur. En 2018, le missionnaire américain John Chau y a perdu la vie, abattu par leurs flèches dès son arrivée sur le sable.
Une seule légende subsiste : en 1999, un bateau de charter aurait surfé la passe principale. Alors que les locaux approchaient en pirogue avec des lances, le capitaine a diffusé le morceau electro-chill La Femme d’Argent du groupe Air. Apaisée par la musique, la tribu a rebroussé chemin, laissant les surfeurs s’offrir une session unique de l’histoire. (histoire la plus folle que j’ai entendu, légende ou réalité)
Aujourd’hui, le gouvernement indien interdit formellement d’approcher à moins de 5 kilomètres. Le surf camp le plus sauvage de la planète restera donc à jamais un fantasme virtuel.
Harshita Nair, 21 ans, et Mahial Sran, 20 ans, s’étaient endormies près du « Keyhole », une arche rocheuse entre Panther Beach et Yellow Bank Beach dans le comté de Santa Cruz. La marée montante et une houle puissante les ont emportées dans leur sommeil. Elles n’ont pas survécu.
Un piège naturel bien connu des secours
Huit nageurs-sauveteurs sont intervenus en urgence. Les deux jeunes femmes ont été retrouvées à plusieurs centaines de mètres de distance, extraites de l’eau et hospitalisées. Leurs blessures étaient trop sévères. « La marée arrive, et emporte tout », résume le capitaine Kyle Breton. C’était le cinquième sauvetage en un mois sur ce même kilomètre de côte, réputé pour ses falaises, ses grottes et ses marées imprévisibles.
L’océan ne pardonne pas l’inattention
Ce drame rappelle une réalité que tout surfeur connaît : la mer peut basculer en quelques minutes, même sur une plage en apparence tranquille. Ne jamais dormir en zone basse, toujours se renseigner après des locaux, toujours vérifier les horaires de marée avant de s’installer dans une crique ou près d’une arche. Une règle simple. Vitale.
Huntington Beach, ses vagues estivales capricieuses, son sable brûlant… et maintenant, son potentiel de séduction optimisé par algorithme. La World Surf League vient de lâcher une annonce qui détonne au milieu des habituels classements du CT : pour l’US Open 2026, l’organisation s’associe officiellement à une application de rencontre.
« SURF », l’appli qui filtre votre lifestyle
L’application en question s’appelle tout simplement SURF (difficile de faire plus littéral). Mais ne vous y trompez pas, l’objectif n’est pas d’analyser la radicalité de vos cutbacks. Rob Long, le PDG de la plateforme, part d’un constat simple : les géants comme Tinder ou Bumble génèrent trop de bruit de fond et de déceptions pour les passionnés.
L’idée est de connecter des célibataires qui partagent réellement le même mode de vie. En renseignant la « WSL » comme affiliation sur votre profil, vous accédez directement à une grille d’utilisateurs qui, comme vous, ont découvert l’appli via le tour pro.
Le piège de la carte bleue
Ici, oubliez le swipe compulsif à la recherche d’un shoot de dopamine. L’interface se veut différente en affichant les prétendants sous forme de mosaïque selon vos critères. Le petit détail qui pique ? Vos interactions gratuites sont limitées. Si vous voulez stalker tous les profils et distribuer des « likes » sans restriction sous le ponton californien, il faudra sortir la carte de crédit. L’amour n’a peut-être pas de prix, mais l’algorithme, si.
Un retour aux sources pour Huntington ?
Ceux qui connaissent l’histoire de l’US Open se souviennent des émeutes et de la vibe sulfureuse qui enflammaient le sud du pier de Huntington Beach par le passé. L’événement s’est considérablement assagi ces dernières années pour devenir très « famille ». Avec ce partenariat insolite, la directrice des revenus de la WSL, Nicole Metzger, espère ouvertement « faciliter de nouvelles connexions » réelles entre les fans. Une façon moderne et encadrée de raviver la flamme sur le sable.
Quand on regarde le nombre de power couples historiques du surf pro (Tatiana Weston-Webb et Jesse Mendes, Jack Freestone et Alana Blanchard, Ethan Ewing et Sawyer Lindblad…), on se dit que l’océan reste un sacré aphrodisiaque. Reste à voir si, du 25 juillet au 2 août prochain, la magie opérera aussi sur smartphone.
Le traumatisme est immédiat. Ce samedi 13 juin 2026, la célèbre plage de Coogee à Sydney est passée de l’insouciance d’une matinée ordinaire à l’horreur absolue en quelques secondes. Un cri de terreur a transpercé le bruit des vagues, immédiatement suivi par le hurlement de la sirène d’alerte, ordonnant l’évacuation en urgence de tout le line-up. Une nageuse d’une trentaine d’années venait de subir de graves mutilations au bras et à la jambe suite à l’assaut d’un squale. Sortie de l’eau par des témoins héroïques, elle lutte actuellement pour sa vie à l’hôpital.
Pour les amoureux de l’océan, l’écho est douloureux. Cette sensation d’impuissance et la peur de basculer dans une crise durable où l’accès à l’océan devient une roulette russe. Un phénomène qui me rappelle La Réunion. L’Australie est-elle en train d’atteindre ce point de rupture ?
Au-delà de l’effroi légitime, les données de l’Australian Shark Incident Database viennent briser le discours rassurant des autorités. Le pays traverse une série noire inédite :
4 décès en 2026 : Avant le drame de Coogee, trois chasseurs sous-marins et un adolescent ont perdu la vie dans des attaques distinctes depuis le mois de janvier.
Le triste record de 2025 : L’an dernier, l’Australie s’est hissée en tête des bilans mondiaux avec 21 attaques non provoquées, dont 5 mortelles.
Cette hausse des interactions s’explique notamment par le réchauffement des eaux côtières qui pousse les grands prédateurs, comme le requin blanc, à se rapprocher des bancs de poissons près des spots. Alors que le débat sur l’efficacité des filets de protection est relancé, la communauté des surfeurs doit composer avec une réalité changeante. Restez prudents.
L’océan Pacifique est en feu. Du Mexique à Hawaï, les côtes subissent des conditions dantesques, sans doute poussées par un effet El Niño surboosté. En Californie, le récent swell de sud est déjà entré dans l’histoire. Mais au milieu des vagues parfaites, une vidéo a glacé le sang de tous les surfeurs : celle du local Hunter Jones, qui a bien failli y laisser sa vie sur le spot mythique de Malibu.
Passer sous la jetée : le défi ultime
Passer à pleine vitesse entre les pylônes en bois du Malibu Pier (le « shooting the pier ») est un exploit rarissime. Seules des légendes comme Laird Hamilton ou Allen Sarlo y sont parvenues lors du swell mémorable de 2014. Pour que les étoiles s’alignent, il faut une houle massive capable de propulser la vague tout au fond de la baie.
Mardi dernier, Hunter Jones a vu l’opportunité de sa vie. Parti sur la troisième vague d’une série massive, le surfeur de Los Angeles s’est engouffré à l’intérieur.
Une éjection à la dernière milliseconde
Très vite, les pylônes se rapprochent à une vitesse terrifiante. C’est là que le piège se referme. Victime du ressac des vagues précédentes, Jones perd cruellement de la vitesse à l’approche des structures. Comprenant qu’il n’aura jamais assez d’élan pour traverser le ponton, il prend la seule décision possible : éjecter au tout dernier moment.
Les spectateurs retiennent leur souffle. Sa planche est pulvérisée contre les piliers tandis qu’une lèvre monstrueuse explose sur la jetée, générant un backwash de plusieurs mètres. Hunter s’en sort miraculeusement indemne.
Un swell historique et chaotique
Si Jones a survécu à ce qui restera l’une des vidéos de l’année, ce swell de sud a transformé Malibu en un véritable champ de bataille. Entre vagues de classe mondiale et anarchie totale, les locaux ont dû composer avec des milliers de « drop-ins » au line-up. Une session d’anthologie, la peur au ventre en prime.
Le spot de Punta Roca vient de délivrer un scénario que même les meilleurs experts d’Hollywood n’auraient pas pu prédire. Ce samedi 13 juin 2026, le Surf City El Salvador Pro s’est achevé dans une tempête d’émotions brutes, marquée par deux destins hors normes : le retour fracassant d’une jeune maman entrée dans la légende et les larmes d’un surfeur qui attendait son heure depuis dix ans.
Leonardo Fioravanti : Dix ans de sacrifices pour une délivrance historique
L’Italie tient enfin son tout premier champion sur le Championship Tour (CT). À 28 ans, Leonardo Fioravanti a brisé sa malédiction de la plus belle des manières. Après deux échecs cruels en finale du côté de Pipeline, le surfeur italien (habitant à Hossegor) a survolé les vagues du Salvador, s’affirmant comme le surfeur le plus affûté de la semaine. C’est d’ailleurs lui qui a signé l’unique note de 9,00 points du côté des quarts de finale.
En finale, Fioravanti faisait face au monstre sacré et actuel numéro 1 mondial, Italo Ferreira. Le Brésilien s’est présenté sur l’épreuve avec huit points de suture au genou à la suite d’un terrible choc avec un longboard deux jours avant le coup d’envoi. Malgré cette blessure, Ferreira a balayé Gabriel Medina en demi-finale dans un duel dantesque.
Mais lors de l’ultime affrontement, l’Italien a immédiatement douché ses espoirs en scorant un 8,33 d’entrée de jeu grâce à des turns puissants et ultra-engagés. Incapable de trouver une seconde vague solide, Ferreira a dû s’avouer vaincu (15,33 contre 10,90).
« Ça ne semble pas réel. J’ai dédié les dix dernières années de ma vie à obtenir cette victoire. J’ai frôlé le but si souvent… » a confié un Fioravanti en larmes à sa sortie de l’eau. Cette victoire propulse l’e Romain’italien à la 3e place mondiale, brisant le fameux squat brésilien au sommet du classement.
Carissa Moore : La maman surfeuse dicte sa loi à la nouvelle génération
Chez les femmes, le constat est tout aussi vertigineux. Après avoir pris une pause de deux ans pour donner naissance à sa fille et s’occuper de sa famille, Carissa Moore prouve que son esprit de compétition est resté absolument intact. En s’imposant face à sa rivale de toujours, Tyler Wright, l’Hawaïenne décroche sa deuxième victoire consécutive cette saison, juste après son sacre au New Zealand Pro.
Il s’agit du 30e triomphe en carrière pour la quintuple championne du monde, qui teste actuellement une formule inédite : son mari officie à ses côtés en tant que coach. Un choix payant. Lors d’une finale de titans, Wright a brièvement pris les commandes à cinq minutes de la fin de la série avec une vague notée 6,17. Mais la réponse de Moore ne s’est pas fait attendre : un enchaînement chirurgical sur une section tendue, récompensé par un 6,67 qui lui redonne définitivement l’avantage (15,10 à 13,84).
Cette victoire replace Moore au 2e rang mondial, juste derrière Gabriela Bryan. Elle confirme surtout la révolte du « club des trentenaires » (Moore, Wright, Gilmore, Peterson). Face à la fougue des adolescentes comme Caity Simmers, Caroline Marks ou Erin Brooks, qui glissent doucement au classement, les vétéranes ont décidé de verrouiller les podiums en 2026.
Cap sur le Brésil : La tempête de Rio arrive
Les surfeurs de l’élite n’auront pas le temps de célébrer bien longtemps. Dès le 19 juin, le circuit mondial se déplace en Amérique du Sud pour le VIVO Rio Pro. Gabriela Bryan portera la lyre jaune de leader chez les femmes, tandis qu’Italo Ferreira, boosté par son statut de finaliste héroïque, arrivera sur ses terres natales bien décidé à consolider son trône mondial. Fioravanti, lui, compte bien prouver que sa place dans le top 3 n’a absolument rien d’un hasard.
Tous les résultats du Surf City El Salvador Pro 2026
Finale Femmes
1 – Carissa Moore (HAW) : 15.10
2 – Tyler Wright (AUS) : 13.84
Finale Hommes
1 – Leonardo Fioravanti (ITA) : 15.33
2 – Italo Ferreira (BRA) : 10.90
Demi-finales Femmes
SÉRIE 1 : Carissa Moore (HAW) 12.17 bat Gabriela Bryan (HAW) 11.33
SÉRIE 2 : Tyler Wright (AUS) 13.00 bat Molly Picklum (AUS) 11.00
Demi-finales Hommes
SÉRIE 1 : Leonardo Fioravanti (ITA) 12.00 bat Kanoa Igarashi (JPN) 10.10
SÉRIE 2 : Italo Ferreira (BRA) 14.70 bat Gabriel Medina (BRA) 14.17
Quarts de finale Femmes
SÉRIE 1 : Gabriela Bryan (HAW) 14.83 bat Anat Lelior (ISR) 7.50
SÉRIE 2 : Carissa Moore (HAW) 13.67 bat Luana Silva (BRA) 6.07
SÉRIE 3 : Molly Picklum (AUS) 14.33 bat Caroline Marks (USA) 11.50
SÉRIE 4 : Tyler Wright (AUS) 13.33 bat Caitlin Simmers (USA) 12.27
Quarts de finale Hommes
SÉRIE 1 : Kanoa Igarashi (JPN) 14.67 bat Callum Robson (AUS) 13.27
SÉRIE 2 : Leonardo Fioravanti (ITA) 15.93 bat Marco Mignot (FRA) 13.00
SÉRIE 3 : Italo Ferreira (BRA) 10.67 bat Kauli Vaast (FRA) 8.33
SÉRIE 4 : Gabriel Medina (BRA) 8.80 bat Alan Cleland (MEX) 8.10
Le verdict est tombé à La Centrale/Nord ! Après une journée de pur plaisir dans des vagues parfaites, la première édition française du Red Bull King of the Mousse a livré ses résultats.
Chez les filles, c’est Jade Ouradou qui décroche la première place après avoir survolé ses séries sur sa planche en mousse, suivie de près par Gabriella Lailvaux et Laly Nicolas.
Du côté des garçons, la bataille sur le banc de sable landais a été intense, mais c’est l’expérimenté Pierre-Olivier Coutant qui monte sur la plus haute marche du podium, devançant Hugo Flori et Axel Dominguez.
Mention spéciale à Damien de Saint Remy : en plus de sa 8e place au général, il repart avec le très convoité Prix Spécial Tricks grâce aux cabrioles les plus folles de la journée. Un grand bravo aux 60 participants pour ce show mémorable. Vivement la prochaine édition !
La compétition est lancée à Punta Roca. La cinquième étape du CT 2026 s’apprête à sacrer ses champions dans des conditions parfaites. Une houle solide de 1m50 à 2m déferle sur le fameux pointbreak en droite, offrant une toile idéale pour le très haut niveau.
Le choc des titans chez les femmes
Le tableau féminin s’ouvre sur une énorme pression. La numéro 1 mondiale Gabriela Bryan remet son titre en jeu face à Anat Lelior. Derrière, l’ambiance monte d’un cran avec une succession de duels légendaires : Luana Silva défie Carissa Moore, tandis que la tenante du titre mondial Molly Picklum affronte Caroline Marks. Pour finir, Tyler Wright se mesurera à Caitlin Simmers.
Nos Français face aux monstres sacrés
Côté messieurs, la tension est maximale pour le clan tricolore. Marco Mignot, impérial au buzzer aux tours précédents, affronte l’Italien Leonardo Fioravanti dans un derby européen bouillant.
Le jeune rookie Kauli Vaast hérite quant à lui d’un monstre sacré : le champion du monde 2019 Italo Ferreira. En clôture de ces quarts, Gabriel Medina fera face au chouchou local Alan Cleland Jr. dans un duel électrique. Les phases finales s’enchaînent dès 7h05 heure locale.
Waikiki, ses vagues faciles, ses couchers de soleil… et ses droites de forains. C’est le spot pour débutants par excellence, là où le chill est normalement roi. Pourtant, une violente bagarre vient d’y éclater, et l’histoire a pris un tournant totalement fou.
Une plainte pour agression… un peu trop rapide
Tout commence lorsqu’un touriste sort de l’eau en furie pour interpeller les flics et les sauveteurs. Son histoire ? Un local l’aurait violemment agressé et frappé au visage sur le pic de Queens. Il remplit sa déposition, bien décidé à faire coffrer son adversaire. Sauf qu’à l’ère du numérique, l’océan a des yeux.
Le média HHNewz a fouillé dans les archives de la webcam Surfline. Et là, c’est le drame pour notre plaignant. Les images montrent clairement le touriste sauter de sa planche pour plaquer au sol un surfeur en SUP, déclenchant lui-même les hostilités après avoir grillé toutes les priorités et insulté le local.
Un rappel cinglant que l’océan n’appartient à personne. Le respect doit être mutuel, surtout sur un spot de novices. Et comme dirait un pote : pas de violence, c’est les vacances… enfin, visiblement pas pour tout le monde !
Punta Roca a offert bien plus que prévu ces derniers jours pour le Surf City El Salvador Pro. Pourtant, la compétition est entrée dans une phase d’attente qui agace. Alors que des murs massifs, deux à trois fois au-dessus de la tête, déroulaient proprement sur le pointbreak salvadorien, les organisateurs ont décidé de lever le pied. Une décision incompréhensible, partagée par nos confrères du média Duke Surf (sur place), qui estiment à juste titre que les demi-finales auraient dû être bouclées depuis 24 heures, voir toute la compétition.
Le coup de poker de Renato Hickel : Un pari ultra-risqué sous les tropiques
Ce blocage met en lumière un problème récurrent : la dépendance aveugle de la direction de course aux outils de prévisions, Surfline en tête. L’application reine du secteur a pourtant montré ses limites flagrantes. Pendant deux jours, ses algorithmes affichaient du rouge (« conditions médiocres »), alors que le plan d’eau était fantastique. Ce n’est pas une surprise pour nous en France, où l’on sait pertinemment que Surfline est complètement « éclaté au sol » (c’est mon point de vue un peu radical) et pas du tout au niveau de sa réputation. Au Salvador, l’erreur informatique a sauté aux yeux de tout le monde.
Le patron du circuit, Renato Hickel, a préféré parier sur une journée de samedi théoriquement « épique », quitte à envoyer les quarts de finale dans des vagues déclinantes le vendredi. C’est un coup de poker ultra-risqué. Sous les tropiques, le moindre grain ou phénomène local peut détruire un plan d’eau en quelques minutes, peu importe si les cartes météo virent au vert sur l’écran.
L’époque des compétitions qui s’éternisent dans l’espoir d’un swell mythique commence à lasser. Quand les vagues sont là, il faut envoyer les séries. Vouloir miser sur « encore mieux » alors que le spectacle est déjà garanti est un luxe dangereux. Le verdict tombera d’ici quelques heures, mais on croise les doigts pour que ce choix ne transforme pas une édition historique en immense frustration.
Trop de clips sont sortis d’un coup aujourd’hui. Plutôt que de vous noyer sous des articles individuels, on va droit au but avec les trois sessions qu’il ne fallait pas rater, entre drame au Mexique, pure culture free-surf et voyage au Maroc.
Le Pacifique en furie engloutit un camion à Puerto Escondido
Le dernier vlog de Jamie O’Brien à Zicatela fait froid dans le dos. Une houle massive de plus de 20 pieds (plus de 6 mètres de face) s’est abattue sur le beachbreak mexicain, transformant le line-up en véritable exercice de survie.
Mais le choc visuel s’est produit sur le sable : Matthew Smith, photographe local et pilier de la sécurité en mer, a vu son pick-up et l’intégralité de son matériel photo emportés puis engloutis par l’océan. Un coup dur pour ce travailleur de l’ombre, pour qui une cagnotte GoFundMe a immédiatement été lancée par la communauté.
« Ritualistic Tendencies » : Le prétendant au film de l’année
Le collectif Ritual — la marque de lunettes pilotée par Noa Deane, Mikey Wright, Harry Bryant et Dion Agius — vient de lâcher son tout premier long-métrage. Le modèle économique est simple : vendre des solaires accessibles pour financer des productions indépendantes.
Le résultat, filmé sur 18 mois entre le North Shore et l’Indonésie par Wade Carroll, est une mine de haute performance brute. C’est l’anti-compétition par excellence, et ça fait du bien.
Pour les anciens, comme moi, l’introduction ne laisse pas de marbre avec le morceau de musique « kissing the sun », qui était la musique de la section Shane Powell dans « Tripping the planet ».
Liam Sahyoun et la transmission de l’hiver marocain
On change de rythme avec le carnet de voyage de Liam Sahyoun, qui a passé plusieurs mois à traquer les rentrées de houle sur les côtes marocaines.
Des droites parfaites de la Pointe des Ancres aux tubes de Safi, le film documente surtout sa relation avec la gauche puissante de Tafedna et ses sessions backside dans le désert, près de Dakhla. Un trip familial et authentique partagé aux côtés de son père.
Le monde de la glisse a retenu son souffle cette semaine. À seulement 48 heures d’intervalle, deux figures légendaires qui incarnent l’histoire et l’esprit de notre culture ont été hospitalisées d’urgence après des accidents critiques en pleine session. Fort heureusement, le pire a été évité de justesse pour ces deux monuments du surf mondial.
Ross Clarke-Jones : L’insatiable chargeur de Victoria
Lundi 8 juin, la légende australienne des vagues géantes, Ross Clarke-Jones (l’éternel « Slick Willie »), a été évacuée en urgence à Port Campbell, au sud-ouest de Melbourne. À 60 ans tout juste, le surfeur a subi un violent impact au haut du corps, s’en sortant avec de multiples traumatismes faciaux et un nez cassé.
Fidèle à sa réputation de trompe-la-mort, Clarke-Jones a signé sa propre décharge dès le lendemain matin, annulant son IRM. Un proche a résumé son état d’esprit : « Il est bien amoché, mais ce n’est pas la première fois. C’est son métier. » À peine remis, l’Australien rêve déjà de retourner défier Nazaré et de s’aligner sur un prochain Eddie Aikau. Une résilience brute, gravée dans l’ADN du surf de gros.
Timmy Patterson : Le shaper des champions sauvé des eaux
Mercredi 10 juin, le choc s’est déplacé sur la côte d’Orange County en Californie. Timmy Patterson, le shaper mythique de Dana Point qui shape les boards de l’élite mondiale — et notamment du champion du monde WSL Italo Ferreira —, a été victime d’un grave malaise cardiaque (d’après les premiers indices) en pleine session, provoquant un début de noyade critique.
Placé en coma artificiel aux soins intensifs, Patterson a fait trembler le « surf ghetto » (quartier des shapers) de San Clemente. Mais le miracle a eu lieu quelques heures plus tard : tube respiratoire retiré, il est désormais conscient et d’humeur à plaisanter. Il doit une fière chandelle à son fils, qui l’a sorti de l’eau à temps. Le shaper iconique espère être de retour chez lui très vite et compte bien reprendre le rabot d’ici une semaine.
Bon rétablissement à ces deux légendes vivantes qui continuent d’écrire l’histoire de notre sport.
La folie s’empare d’El Salvador ! Le contingent tricolore fait vibrer le surf français sur cette étape du CT. Après la masterclass de Marco Mignot face à Yago Dora au tour précédent, c’est Kauli Vaast qui a dicté sa loi dans des vagues pourtant complexes.
Opposé au redoutable Brésilien Joao Chianca, le Tahitien a sorti le grand jeu pour s’imposer avec un score solide de 12,76 contre 10,76. Une victoire nette et sans bavure qui valide son billet pour le top 8.
Mais le véritable miracle du jour vient d’Italo Ferreira. Malgré une vilaine blessure et des points de suture tout frais, le champion olympique a surmonté la douleur pour éliminer Crosby Colapinto.
Le décor des quarts de finale est planté : Marco Mignot affrontera Leonardo Fioravanti, tandis que Kauli Vaast se mesurera à ce guerrier d’Italo. Le choc s’annonce légendaire !
Le souvenir d’Hossegor en 2019
La dernière fois que deux surfeurs tricolores ont atteint simultanément le Top 8 d’un événement de l’élite mondiale, c’était lors du Quiksilver Pro France 2019. À l’époque :
Jérémy Florès avait tracé sa route dans des tubes parfaits pour s’offrir une victoire historique à domicile.
Marc Lacomare, invité sur l’épreuve (wildcard), avait enflammé le public landais en se hissant lui aussi en quarts de finale (battu de justesse par Jack Freestone).
Le 13 juin 2026, le spot de la Centrale à Hossegor accueille l’un des contests les plus décalés de la scène surf. Red Bull King of the Mousse pose une règle simple et impitoyable : tout le monde surfe en mousse, et personne ne choisit sa planche.
La Roue du Shred : l’égaliseur ultime
C’est le concept qui rend cet événement unique. À chaque série, les participants font tourner la fameuse Roue du Shred, qui leur impose aléatoirement une planche parmi plusieurs modèles de foamies : Beater, Stump, Skipper ou longboard en mousse. Résultat : impossible de s’appuyer sur un matériel taillé pour ses points forts. Un rider habitué aux shortboards peut très bien se retrouver à gérer un longboard en mousse, pendant qu’un longboardeur hérite d’un micro Stump.
C’est précisément là que la magie opère. Le surf redevient un terrain de jeu brut, où l’adaptation, le style et l’audace comptent autant que le niveau technique. Et c’est filmé (du moins par Icônes Surf), commenté, et vécu depuis la plage par tous ceux qui viennent regarder.
Des conditions surf de rêve pour la compétition
C’est une journée magique qui s’annonce avec du soleil, de la chaleur et des vagues incroyables. Hasard du calendrier, des vagues de plus d’1m50 avec du vent offshore sur toute la journée sont prévus samedi.
Un contest ouvert à tous, pas réservé aux élites
Red Bull King of the Mousse ne s’adresse pas qu’aux pros. Équipes universitaires, clubs locaux, passionnés du coin : le format est pensé pour accueillir une vraie diversité de profils. Ce qui crée des confrontations imprévisibles — et souvent plus intéressantes à regarder qu’une compétition classique où les favoris sont connus d’avance.
Les juges noteront le style, l’engagement et la capacité à tirer le meilleur d’une planche qu’on ne vous a pas laissé choisir. Plusieurs prix seront décernés en dehors du classement général : Meilleur trick, Meilleur style, Meilleur outfit. Autrement dit, même sans gagner la finale, il y a des raisons de se démarquer.
Le programme du 13 juin
L’événement se déroule sur toute la journée, dans le cadre de la Fête de la Plage à Hossegor :
9h00 – 13h30 : Phases préliminaires
13h30 – 14h50 : Demi-finales
14h50 – 15h20 : Expression Session
15h30 – 16h00 : Finale
À partir de 16h00 : After party et remise des prix
L’accès est gratuit et ouvert à tous. Que vous veniez surfer ou simplement poser votre serviette sur la plage de la Centrale, le show sera aussi bien dans l’eau que sur la grève.
Comment s’inscrire ?
Les inscriptions sont ouvertes sur le site officiel Red Bull. Que vous soyez compétiteur ou simple passionné qui veut passer une bonne journée à Hossegor, le 13 juin s’annonce comme l’un des rendez-vous surf de cet été.
C’est probablement le projet le plus dingue et le plus jouissif de l’année. Imaginez un crossover brutal entre The Last of Us et Point Break, entièrement façonné par une intelligence artificielle. Son nom ? « Surf or Die ».
Le pitch nous propulse en 2065, dans une Californie du Sud dévastée où les marées sont brisées. Dans ce monde en ruine, la marée basse appartient aux morts, la marée haute à l’océan. Les surfeurs sont devenus les seuls Gardiens capables de naviguer entre les deux mondes pour survivre.
Esthétiquement, c’est une claque absolue qui ressuscite les films d’horreur des années 80. Visuellement bluffant, le trailer intègre même un personnage de The Walking Dead et transpose l’apocalypse jusque sur le spot mythique de Nazaré. Le clou du spectacle ? Voir les riders fracasser des vagues et des crânes de zombies en hurlant Surf Or Die. Une pépite d’IA à voir absolument.
Le milieu du surf s’est réveillé avec le cœur lourd. De Piha jusqu’aux vagues parfaites d’Indonésie, une immense vague d’émotion traverse la communauté après l’annonce du décès soudain de Troy Hirst. Véritable icône de sa génération, le surfeur néo-zélandais s’est éteint la semaine dernière, laissant derrière lui un héritage immense et une famille endeuillée.
L’enfant prodige qui a brisé les records à Piha
Pour toute une génération, Troy Hirst restera ce gamin talentueux qui a bousculé la hiérarchie mondiale au début des années 90. En 1993, alors qu’il n’avait que 16 ans, il réalise l’exploit de remporter le prestigieux championnat national Open de Nouvelle-Zélande dans les vagues massives et piégeuses de Piha.
Ce record de précocité absolue tiendra plus d’une décennie. Doté d’un style sur le rail ultra-puissant et d’un engagement total dans le tube, il était le surfeur rêvé pour faire la couverture des magazines de l’époque.
Une vie dédiée aux tubes parfaits de Lakey Peak
Mais au-delà des lycras de compétition, c’est l’Indonésie qui a définitivement capturé son âme. Troy y avait posé ses valises il y a plus de vingt ans pour s’installer à Lakey Peak, devenant un pilier incontournable du line-up et de l’industrie locale de la fabrication de planches.
C’est sur ce récif mythique qu’il a fondé sa famille et transmis son amour des vagues à son fils, Westen Hirst, aujourd’hui considéré comme l’un des jeunes goofy-footers les plus brillants et engagés d’Indonésie. Aujourd’hui, les hommages affluent du monde entier et une cagnotte de solidarité a été mise en place pour soutenir ses enfants, Mikayla et Westen, face à cette terrible épreuve.
En direct d’El Zonte au Salvador, le double champion du monde Filipe Toledo vient de lâcher une bombe sur ses réseaux. Selon lui, il a plaqué le plus haut alley-oop de sa vie. Les images sont folles…
Dans les commentaires, le débat fait rage. Si la légende Mick Fanning préfère son move mythique à Jeffreys Bay, tout le monde valide ce vol comme l’un des plus massifs de l’histoire. Éliminé prématurément au Round 2 par Kauli Vaast, Toledo quitte la compétition tôt mais signe l’action la plus mémorable de la semaine.
J’ai vu la série et honnêtement, le braquage est total, mais tellement mérité. Dans un spot verrouillé par des bombes massives d’un bon 3 mètres, Marco Mignot s’est offert le scalp du champion du monde Yago Dora au terme d’un duel d’une rare violence physique.
Le Français a immédiatement planté le décor en scorant un 6,67 après une prise de risque monstrueuse sur sa dernière manœuvre. Dos au mur dans ces conditions musclées, le Brésilien a poussé ses dérives à la limite, mais ses espoirs se sont fracassés sur ses fins de vagues. C’est finalement à la dernière minute, sur un ride ultra-engagé noté 6,17, que Marco arrache la victoire pour un minuscule 0,01 point. Les Brésiliens vont hurler au vol, mais le patron, c’est Marco.
Quand un surfeur de ce niveau se blesse gravement au genou, le doute s’installe forcément. Pour le Guadeloupéen Léo-Paul Étienne, l’éloignement forcé de l’océan a été une épreuve mentale autant que physique. Mais l’ancien champion du monde ISA junior n’est pas du genre à regarder le train passer. Son tout dernier édit, intitulé RELENTLESS, retrace cette reconstruction acharnée, loin des projecteurs.
De l’enfer de la rééduc au paradis de Tahiti
Le film nous plonge directement dans le vif du sujet : l’intensité brute des barrels de Teahupoo, à Tahiti. Là-bas, la moindre erreur se paie cash, d’autant plus quand on revient avec un genou tout juste réparé.
Après la tension du Pacifique, place au retour aux sources. Léo-Paul nous emmène dans les eaux chaudes de son enfance en Guadeloupe, avant de partir explorer des bancs de sable totalement isolés et secrets au cœur des Caraïbes.
« Surfer, voler en foil, partir à l’aventure… C’est juste la poursuite sans fin de ce que j’aime. » — Léo-Paul Étienne
Entre sessions de pur surf engagé, lignes de foil ultra-fluides et ride sauvage, cette vidéo est vraiment cool, elle motive. C’est le récit d’un waterman complet qui renoue enfin avec son élément, poussé par une quête obsessionnelle. Une vraie dose d’adrénaline et d’inspiration pour quiconque a déjà dû repartir après une blessure.
Le Round 2 féminin du Surf City El Salvador Pro a offert un spectacle d’une intensité rare sur les droites de Punta Roca. Entre envolées de dernière minute et bonnes vagues, les meilleures surfeuses de la planète ont totalement redistribué les cartes avant les quarts de finale.
Le pari fou de Carissa Moore face au chrono
C’est l’image forte de cette troisième journée de compétition. Opposée à la redoutable Brisa Hennessy, la quintuple championne du monde Carissa Moore s’est retrouvée au pied du mur. À moins d’une minute de la sirène, l’Hawaïenne avait impérativement besoin d’un score pour inverser la tendance. C’est là qu’elle a choisi de s’envoler : un grab-rail air-reverse de dernière minute, plaqué in extremis au cœur de la mousse. Note finale : 5,80. Suffisant pour éliminer Hennessy et prouver qu’à ce niveau, la qualification se joue souvent au mental et à l’audace.
Caity Simmers dicte sa loi
Si Moore a signé le moment le plus dramatique de la journée, Caitlin Simmers a, elle, redéfini les standards de performance de l’épreuve du jour. Dans son duel face à sa compatriote Bella Kenworthy, la championne du monde 2024 a fait parler la poudre. Enchaînant des trajectoires ultra-agressives et une variété de manœuvres impressionnante, elle décroche un total brut de 16,50 points (8,00 + 8,50), le meilleur score de l’événement hommes et femmes confondus.
De leur côté, la lycra jaune Gabriela Bryan et sa dauphine Luana Silva ont solidement tenu leur rang. La surprise du jour est signée par la rookie israélienne Anat Lelior, qui s’offre une place de choix en quarts après avoir éliminé Sawyer Lindblad grâce à un surf puissant et engagé.
HEAT 1: Gabriela Bryan (HAW) vs. Anat Lelior (ISR) HEAT 2: Luana Silva (BRA) vs. Carissa Moore (HAW) HEAT 3: Molly Picklum (AUS) vs. Caroline Marks (USA) HEAT 4: Tyler Wright (AUS) vs. Caitlin Simmers (USA)
Round 3 des hommes
HEAT 1: Liam O’Brien (AUS) vs. Callum Robson (AUS) HEAT 2: Eli Hanneman (HAW) vs. Kanoa Igarashi (JPN) HEAT 3: Marco Mignot (FRA) vs. Yago Dora (BRA) HEAT 4: Samuel Pupo (BRA) vs. Leonardo Fioravanti (ITA) HEAT 5: Italo Ferreira (BRA) vs. Crosby Colapinto (USA) HEAT 6: Kauli Vaast (FRA) vs. Joao Chianca (BRA) HEAT 7: Gabriel Medina (BRA) vs. Jack Robinson (AUS) HEAT 8: Barron Mamiya (HAW) vs. Alan Cleland (MEX)
C’est le genre de nouvelle qui glace le sang et qui, malheureusement, sonne comme un violent rappel à l’ordre. Ce dimanche 7 juin, un Landais d’environ 35 ans a perdu la vie par noyade sur la plage de la Savane, à Capbreton. L’homme profitait d’une fin d’après-midi ensoleillée dans une zone non surveillée lorsque le drame s’est produit. Malgré l’intervention ultra-rapide des sauveteurs de la plage Centrale voisine et 45 minutes de massage cardiaque, il n’a pas pu être réanimé.
Cette année, la météo nous gâte avec un mois de mai et un début juin anormalement chauds. Une eau à cette température, ça donne envie de foncer à l’eau. Mais ne vous y trompez pas : l’océan reste un milieu sauvage et imprévisible, les surfeurs le savent, les baigneurs moins. Ce dimanche matin, le Sud-Ouest a été touché par un swell massif pour la saison, avec des séries frôlant les 4 mètres tôt le matin.
Le piège est là. Tous les postes MNS ne sont pas encore ouverts. Si vous surfez ces vagues ou que vous profitez de la plage, ouvrez l’œil. Vous voyez quelqu’un en difficulté ? Appelez immédiatement les secours. Si vous avez le niveau et l’expérience en surf, portez-lui assistance en attendant les renforts. Et surtout, pas de prise de risque inutile : la baignade, c’est uniquement entre les drapeaux.
Le warm-up des compétitions internationales vire parfois au vinaigre. Avec l’enchaînement des Challenger Series et du World Tour, les pros débarquent en meute sur les spots, pressés de caler leurs dérives et de tester leurs planches. Résultat ? Une cohabitation explosive avec les locaux, las de voir leurs vagues squattées.
Cette semaine à Punta Roca, c’est Jack Robinson qui a goûté à la loi du pic salvadorien. Connu pour son appétit féroce, l’Australien aurait braqué un surfeur local. Les images montrent une trajectoire ultra-tendue où la planche du local a failli le trouer. Après une explication musclée, Robinson a préféré plier les gaules et sortir de l’eau. Quand la tension monte, même le lycra du CT ne protège pas du free surf local.
Quand on pense au surf en Afrique, on imagine souvent les droites mythiques du Maroc ou les droites parfaites de Jeffreys bay en Afrique du Sud ou la meilleure gauche au monde, Skeleton Bay en Namibie. Mais entre ces trois géants se cache une destination encore largement méconnue : l’Angola. Ce pays, bordé par l’océan Atlantique et doté de plus de 1600 kilomètres de côtes vierges, recèle des gauches interminables, des embouchures désertes et des point breaks d’une qualité insoupçonnée. Longtemps marquée par la guerre civile, l’Angola s’ouvre aujourd’hui au surf, offrant aux voyageurs une expérience brute, authentique et hors du temps.
L’Angola et son histoire : pourquoi si longtemps oublié ?
L’Angola aurait pu figurer sur les cartes de surf depuis des décennies. Ses points breaks, ses baies ouvertes et ses rivermouths annonçaient déjà un potentiel immense. Pourtant, le pays est resté à l’écart de la scène internationale. La raison est simple : 27 années de guerre civile (1975-2002) ont coupé le pays du reste du monde.
Les routes étaient impraticables, les campagnes jonchées de mines, et la sécurité quasi inexistante. Voyager avec une planche relevait de la mission impossible. Quelques pionniers, comme le légendaire Randy Rarick dans les années 1970, ont aperçu ces vagues, mais ils sont repartis avec plus d’histoires de convois militaires et de checkpoints que de sessions inoubliables.
Aujourd’hui, plus de vingt ans après la fin du conflit, l’Angola retrouve sa stabilité. Et avec elle, l’envie d’explorer ses côtes.
Cabo Ledo : le joyau incontournable
À seulement deux heures de route au sud de Luanda, la capitale, Cabo Ledo est devenu le spot emblématique de l’Angola. Cette large baie, dominée par une falaise majestueuse, capte parfaitement la houle du sud pour la transformer en une gauche régulière et accessible à toutes les marées.
Sur les petites houles, Cabo Ledo est une vague tolérante, idéale pour les débutants et les surfeurs intermédiaires. Mais quand le swell grossit, elle se transforme en un long mur puissant, capable d’offrir des rides de plus de 500 mètres. Les take-offs sont francs, la vague déroule proprement, et les sections se prêtent autant aux manœuvres qu’aux tubes.
Une petite communauté de surfeurs s’y retrouve : quelques groms angolais qui apprennent à se lever, des expatriés en quête de répit loin de Luanda, et quelques voyageurs intrépides. Rien à voir avec la foule des spots indonésiens : l’ambiance reste tranquille et confidentielle.
Praia do Queiroz : l’alternative paisible
Non loin de Cabo Ledo, Praia do Queiroz attire ceux qui cherchent une expérience encore plus intime. Moins fréquentée, cette plage offre des vagues régulières et de l’espace en abondance. Ici, pas de bataille au peak : chacun peut tracer ses lignes en toute sérénité.
Le spot gagne en popularité, mais conserve ce côté “secret spot” qui fait le charme de l’Angola. Ses longues gauches, son décor sauvage et ses sessions silencieuses séduisent de plus en plus de voyageurs en quête de connexion pure avec l’océan.
La mystérieuse “Left” d’Angola
Pour les surfeurs en quête d’adrénaline et d’exception, une vague fait rêver : la “Left” d’Angola. Comparée à la légendaire Skeleton Bay en Namibie, elle déroule sur près de 3 kilomètres quand les conditions s’alignent.
La différence ? Elle est moins effrayante que sa cousine namibienne. Pas de take-off suicidaire en dessous du niveau de la mer, mais des tubes parfaits suivis de murs ouverts pour enchaîner les manœuvres. Certains la décrivent comme un mélange entre Cloudbreak et Skeleton Bay, une combinaison rare qui résume parfaitement le potentiel de l’Angola.
Cette vague reste rare et exigeante : elle nécessite de gros swells venus d’Antarctique, des vents favorables et une bonne dose de chance. Mais pour les chasseurs de trésors, elle est sans doute l’un des joyaux les plus convoités d’Afrique.
Le sud du pays : un terrain à explorer
En descendant plus bas sur la côte, on découvre des villes portuaires comme Lobito, Benguela ou Namibe. Ces cités, où cohabitent vestiges coloniaux portugais et bâtiments soviétiques, offrent une atmosphère hors du temps.
À quelques kilomètres seulement, la côte se révèle :
rivermouths sculptant des bancs de sable mouvants,
pointes rocheuses déroulant sans personne au peak,
plages désertiques bordées par le désert.
Chaque arrêt peut réserver une surprise. Le surf n’est pas garanti à chaque coup, mais quand les astres s’alignent, vous pourriez vivre la session de votre vie.
Quand surfer en Angola ?
La meilleure période pour partir est la saison sèche, de mai à octobre. C’est à ce moment que les houles australes frappent le plus régulièrement les côtes angolaises.
L’eau est étonnamment fraîche à cause des remontées d’eaux profondes : prévoyez une combinaison 3/2 mm, voire une 4/3 mm lors des journées plus fraîches. Les matins sont généralement glassy, alors que les après-midis voient souvent se lever un vent thermique qui détruit les conditions.
Voyager en Angola : réalités pratiques
Un surf trip en Angola n’a rien de la facilité d’un séjour aux Canaries. Il faut s’attendre à un certain nombre de contraintes :
Visa : demande d’e-visa en ligne ou via l’ambassade.
Transport : routes parfois défoncées, checkpoints fréquents. Un 4×4 est recommandé.
Monnaie : le kwanza (AOA), très instable. Le dollar reste la référence. Cash obligatoire, les distributeurs étant peu fiables.
Sécurité : éviter d’afficher du matériel de valeur. En ville, rester discret.
Santé : zones impaludées, hôpitaux limités hors de Luanda. Une assurance voyage solide est indispensable.
Bref, l’Angola n’est pas un trip pour débutants, mais pour ceux qui aiment les voyages à l’ancienne, avec leur part d’incertitude et d’imprévu.
2026 : Le buzz mondial et la vague des « deux minutes » de Luis Perloiro
Ce qui devait arriver arriva. Depuis mon premier focus en septembre 2025, l’Angola a vu fleurir sur la toile de nombreuses vidéos qui ont définitivement propulsé le pays au rang de destination à la mode. Les images de ces gauches longues, parfaites, faciles et surtout désertes font rêver la communauté mondiale. Mais en mai 2026, un palier a été franchi lorsque le spot emblématique de Cabo Ledo s’est réveillé de manière spectaculaire pendant plusieurs jours consécutifs.
C’est le surfeur professionnel portugais Luis Perloiro qui a capturé une session d’anthologie filmée par drone. Le natif de Lisbonne y a surfé ce qu’il a qualifié de « plus longue vague de sa vie » : un ride ahurissant de 2 minutes et 18 seconds sur une seule et même gauche ! Si l’on dit souvent qu’une excellente vague dure en moyenne entre 10 et 20 secondes, l’Angola prouve qu’il joue désormais dans la cour des grands, rivalisant avec les lignes interminables de Pacasmayo au Pérou.
Une telle longueur se paye physiquement. Les images vues du ciel montrent Perloiro enchaîner plusieurs dizaines de manœuvres puissantes. À seulement 45 secondes de ride, les premiers signes de fatigue se faisaient déjà sentir. « Certaines vagues étaient de vrais brûleurs de cuisses (leg burners), tout comme celle-ci. Cela fait plus d’une semaine et je ne sens toujours pas mes jambes », a-t-il confié après sa session. Cette performance hors norme confirme ce que nous pressentions : l’Angola n’est plus seulement une promesse pour aventuriers, c’est le nouveau paradis des vagues infinies.
Pour qui est l’Angola ?
L’Angola n’est pas une destination de surf “clé en main” avec camp tout inclus. Ici, pas de surf schools à chaque coin de rue ni de beach bars branchés. L’Angola, c’est l’aventure brute, le retour à une époque où chaque session se méritait.
C’est une destination idéale pour les surfeurs expérimentés, curieux, prêts à rouler des heures sur des routes cabossées pour découvrir une vague encore sans nom. Pour ceux qui rêvent de solitude au line-up et de vagues vierges, l’Angola offre une expérience unique, à la croisée de l’exploration et du surf moderne.
L’Angola ne sera jamais une nouvelle Bali. Et c’est tant mieux. Le pays garde cette saveur rare des destinations qui demandent de l’engagement. Mais pour les surfeurs prêts à s’aventurer hors des sentiers battus, les gauches angolaises représentent une promesse unique : celle de tracer des lignes là où presque personne n’est encore passé.
L’océan Atlantique y fait dérouler des vagues parfaites face à des plages désertiques, et chaque session devient un mélange de solitude, de découverte et d’émotion pure. Un surf trip en Angola n’est pas qu’un voyage : c’est une véritable expédition.
L’histoire de la pratique du surf aux Maldives possède une dimension presque légendaire, profondément ancrée dans l’aventure et le hasard. Au milieu des années 1970, deux surfeurs australiens, Tony Hussein-Hinde et Mark Scanlon, font naufrage dans l’archipel alors qu’ils naviguent vers l’Afrique de l’Est. Durant les opérations de sauvetage de leur embarcation, ils découvrent les récifs parfaits de l’atoll de Malé Nord, réalisant immédiatement le potentiel exceptionnel de ces vagues vierges. Tony Hussein-Hinde s’établit alors sur place, épouse une Maldivienne et garde jalousement le secret de ces vagues parfaites pendant près de quinze ans, avant de fonder Atoll Adventures au début des années 1990. Cette introduction progressive et respectueuse de la culture locale explique l’absence historique de tensions ou de localisme agressif dans l’eau, une caractéristique rare qui distingue encore aujourd’hui l’archipel d’autres destinations mondiales.
Pendant plusieurs décennies, le surf aux Maldives est resté le domaine exclusif de voyageurs fortunés séjournant dans des îles-hôtels privées ou naviguant à bord de charters haut de gamme. Cependant, une réforme législative majeure survenue en 2009 a autorisé les habitants des îles locales à ouvrir des guesthouses et des structures d’accueil touristiques. Cette ouverture a radicalement démocratisé l’accès aux récifs de l’archipel, permettant à une nouvelle catégorie de surfeurs d’organiser un surf trip aux Maldives de manière indépendante et à moindre coût, tout en s’imprégnant de la culture locale.
L’archipel des Maldives s’étire à travers l’océan Indien et capte les mêmes houles de fond de sud-ouest et de sud-est que l’Indonésie, garantissant une régularité de vagues exceptionnelle tout au long d’une saison qui s’étend sur plus de six mois. Lorsque le vent souffle de manière défavorable sur une région, la géographie circulaire des atolls permet presque toujours de trouver un récif orienté de manière optimale où le vent souffle offshore.
Les Trois Zones de Surf des Maldives : Une Géographie de la Houle
La structure géographique de l’archipel, étirée sur plus de 1 190 îles coralliennes, se divise en trois grandes régions de surf présentant chacune des caractéristiques bathymétriques, climatiques et d’accessibilité bien distinctes.
Les Atolls de Malé (Nord et Sud) : L’accessibilité et la régularité
Cette région constitue le cœur historique et logistique du surf maldivien. Situés à proximité immédiate de l’aéroport international de Velana, les atolls de Malé Nord et Sud offrent une logistique simplifiée. L’atoll de Malé Nord bénéficie d’une exposition directe aux houles de sud-est, ce qui lui confère une régularité exceptionnelle de mars à octobre, alimentée par les dépressions de l’hémisphère sud. C’est ici que se concentrent les vagues les plus réputées du pays.
Les spots incontournables de Malé Nord :
Cokes : Située sur l’île locale de Thulusdhoo, cette droite rapide, creuse et particulièrement technique déferle sur un récif peu profond. Très prisée des surfeurs confirmés, elle fonctionne de manière optimale sous l’influence d’une houle de sud-est et par vent de sud-ouest.
Chickens : Située juste en face de Cokes, cette gauche très longue et manœuvrable offre de magnifiques sections à turns. Elle est accessible par une rapide navette en bateau depuis Thulusdhoo.
Jailbreaks : Située en face de l’île locale de Himmafushi, cette droite propose un mur d’une régularité métronomique avec plusieurs sections de manœuvres et de vitesse.
Lohi’s : Une gauche de haute performance très constante, qui s’enroule le long du récif d’une île privée pour finir sa course dans une petite baie abritée. Elle offre trois sections distinctes, dont un take-off engagé sur un mur tendu qui tend à se creuser en tube. Elle fonctionne à marée haute, par houle de sud-est et vents de nord à nord-ouest.
Pasta Point : Une des vagues les plus célèbres et régulières des Maldives. Très bien protégée des vents dominants, elle génère des gauches mécaniques idéales de toutes tailles, se découpant en trois sections sur un parcours de plus de 100 mètres. Elle marche de préférence à mi-marée, par houle de sud-est et vent de nord à nord-est.
Sultans & Honky’s : Situés sur l’île inhabitée de Thanburudhoo, ces deux spots fonctionnent en binôme. Sultans est une droite rapide, longue et plutôt accessible. À quelques mètres, Honky’s est une gauche de classe mondiale qui s’étire et gagne en puissance à mesure qu’elle contourne l’île. L’immense avantage de ce doublé est qu’ils tolèrent des orientations de vents opposées, garantissant des vagues surfables dans presque toutes les configurations.
Les Atolls Centraux : Le compromis idéal pour les surfeurs intermédiaires
Situés à une nuit de navigation ou à un court vol domestique au sud de Malé, les Atolls Centraux (comprenant Meemu, Laamu, Thaa et Dhaalu) représentent une excellente zone de transition. Moins bloqués par les structures récifales que les atolls du Nord, ils captent les houles de sud et de sud-ouest. Les vagues y déferlent avec un peu moins de puissance brute que dans le sud ou en Indonésie, ce qui en fait un terrain de jeu privilégié pour les surfeurs de niveau intermédiaire désireux de progresser sur des récifs coralliens. Les conditions y sont fréquemment glassy en raison de vents généralement légers.
Les spots incontournables des Atolls Centraux :
Vodi : Une gauche cristalline, lisse et particulièrement facile à aborder, idéale pour progresser sur du récif.
Kasabu : Une droite creuse et de grande qualité, accessible rapidement en bateau depuis l’atoll de Dhaalu.
Yin Yang : L’une des vagues les plus célèbres et consistantes de cette zone, offrant une droite puissante qui se creuse sur l’inside.
Mikado : Une droite puissante et très consistante. Bien qu’elle soit sensible aux variations de vent, elle offre des barrels mémorables et particulièrement intenses lorsque les conditions sont alignées.
Tsunami’s : Une gauche consistante qui a tendance à sectionner proprement. Cette configuration permet aux surfeurs de se répartir idéalement sur le line-up, entre une zone à tubes (barrels) et une section offrant des murs plus ouverts pour les manœuvres.
Les Atolls du Sud : La frontière sauvage et puissante
Les atolls du sud (Gaafu Dhaalu, Huvadhoo, Addu) représentent la région la plus reculée, sauvage et technique de l’archipel. Sans aucune masse terrestre pour faire écran entre ces récifs et l’Antarctique, les houles australes y frappent directement et sans réfraction préalable, générant les vagues les plus puissantes, creuses et lourdes des Maldives.
Les spots incontournables des Atolls du Sud :
Tiger Stripes : Une gauche solide et constante, qui doit son nom aux motifs formés par les canaux de corail sous l’eau.
Blue Bowls : Une droite particulièrement appréciée des surfeurs confirmés dans la région. Très longue, elle offre des murs massifs et puissants pour les turns, ainsi que des sections à tubes. Elle se surfe à toutes les marées et fonctionne au mieux par houle de sud ou sud-est et vents de secteur ouest à sud-ouest.
Love Charms : Une gauche consistante, fiable et un peu plus accessible que ses voisines, bien qu’elle puisse proposer un joli tube sur l’inside. À marée basse, elle se sépare en deux sections qui se connectent parfaitement à marée haute pour offrir un run rapide et propice aux manœuvres. Elle demande une houle de sud et des vents légers de nord à nord-est.
Five Islands : Une droite rapide et tendue qui déferle sur un plateau de corail très peu profond, ce qui la réserve exclusivement aux surfeurs expérimentés. Elle gère parfaitement les grosses houles de sud à sud-est et offre des sections de tubes intenses sous un vent d’ouest à sud-ouest.
Beacons : Réputée pour être la vague la plus épaisse, puissante et engagée des Maldives. Cette droite redoutable casse dans très peu d’eau sur une dalle corallienne acérée. Réservée strictement aux experts, elle requiert une houle de sud ou sud-ouest et un vent de nord ou nord-est.
Région de Surf
Atolls concernés
Profil des vagues
Niveau recommandé
Accessibilité logistique
Atolls de Malé
Malé Nord & Malé Sud
Droites et gauches régulières, sections à tubes et murs à manœuvres
Intermédiaire à Expert
Très facile (20-30 min de bateau depuis l’aéroport de Malé)
Atolls Centraux
Meemu, Laamu, Thaa, Dhaalu
Vagues plus douces, moins puissantes mais très régulières et glassy
Évolutif à Confirmé
Moyenne (vol domestique ou bateau de croisière requis)
Atolls du Sud
Gaafu Dhaalu, Huvadhoo, Addu
Vagues lourdes, creuses, cassant sur des platiers de corail peu profonds
Confirmé à Expert
Difficile (vol domestique long et transferts en hors-bord obligatoires)
Saisons et Conditions Météorologiques : Une Dynamique Moussonnière
Le climat et les conditions de surf aux Maldives sont régis par l’alternance de deux moussons distinctes, qui influencent la direction des vents et la taille des houles.
La mousson de sud-ouest (mai à octobre)
Cette période correspond à la saison de surf principale pour la majorité de l’archipel, et en particulier pour les atolls de Malé et les Atolls Centraux. Les tempêtes de l’hiver austral dans l’océan Indien génèrent des houles régulières de sud-sud-ouest à sud-est.
En mai, la saison s’ouvre en douceur avec des vents légers et des sessions matinales calmes, particulièrement adaptées aux surfeurs intermédiaires. Durant les mois de juin et juillet, la mousson bat son plein, apportant des vagues puissantes allant d’une hauteur d’épaule à bien au-dessus de la tête. Le mois d’août est traditionnellement celui qui enregistre les plus grosses houles de l’année, alimentées par d’intenses tempêtes dans le sud de l’océan Indien. En raison de vents parfois forts après la mi-journée, les sessions se planifient généralement en trois créneaux : à l’aube, en fin d’après-midi et au coucher du soleil. Les mois de septembre et octobre marquent une transition très appréciée des guides locaux : la houle reste consistante mais les vents s’adoucissent, offrant des conditions de l’eau particulièrement lisses alors que la fréquentation touristique diminue.
La mousson de nord-est (novembre à avril)
Cette période correspond à la saison sèche de l’archipel. Les vents s’orientent au nord-est, ce qui réduit considérablement la taille des vagues dans le nord et le centre du pays. Les spots deviennent alors l’apanage des débutants et des surfeurs en phase d’apprentissage, avec des vagues propres de hauteur de hanche.
En revanche, c’est précisément durant cette période de basse saison globale (spécialement de décembre à février) que les Atolls du Sud fonctionnent de manière optimale. L’orientation des vents de nord-est souffle de façon parfaitement de terre (offshore) sur les passes exposées aux houles de sud qui continuent de circuler, offrant des conditions exceptionnelles et des vagues désertes de toute présence de bateaux de charter.
Période de l’année
Comportement de la houle
Régime de vent
Régions optimales
Profil de surfeurs ciblés
Mai
Soft opening (houle en hausse progressive)
Vent léger de sud-ouest
Atolls de Malé & Centraux
Intermédiaires à Confirmés
Juin & Juillet
Peak season (houle consistante et punchy)
Vent modéré à fort de sud-ouest
Atolls de Malé & Centraux
Confirmés à Experts
Août
Maximum annuel (houles massives de tempête)
Vent soutenu de sud-ouest (rafales après-midi)
Atolls de Malé & Cent de raux
Surfeurs expérimentés uniquement
Septembre & Octobre
Transition idéale (houle solide mais en baisse)
Vents très légers (conditions glassy)
Atolls de Malé & Centraux
Tous niveaux (selon les spots)
Novembre à Mars
Houle minimale au nord, consistante à l’extrême sud
Vent de nord-est (offshore au sud)
Atolls du Sud uniquement
Débutants au nord, Experts au sud
Avril
Transition (houle de sud naissante)
Vents variables et calmes
Toutes régions
Intermédiaires à Confirmés
Guide des Hébergements : Choisir Entre Guesthouse, Charter et Resort de Luxe
L’évolution de l’offre touristique permet aujourd’hui d’envisager un voyage aux Maldives selon trois configurations distinctes, influençant directement la flexibilité, le confort et le budget global du séjour.
Les Guesthouses sur les îles locales : L’immersion économique
Séjourner dans une pension de famille sur une île habitée constitue la méthode la plus accessible pour pratiquer le surf aux Maldives sans subir les tarifs prohibitifs des complexes hôteliers privés. Deux îles principales de l’atoll de Malé Nord se distinguent par leur positionnement stratégique à proximité immédiate de vagues de classe mondiale accessibles sans logistique lourde.
Thulusdhoo : Cette île réputée mondialement permet d’accéder au spot de Cokes à la rame directement depuis le rivage. Pour surfer la gauche de Chickens située en face, les surfeurs empruntent des bateaux navettes locaux pour environ 10 à 15 USD l’aller-retour. Des établissements comme le Midsummer y proposent des nuitées aux alentours de 50 USD, complétées par une taxe environnementale gouvernementale obligatoire de 3 USD par jour. L’île héberge en outre une curiosité industrielle : l’une des rares usines Coca-Cola au monde alimentée par de l’eau de mer dessalée.
Himmafushi : Plus tranquille et moins fréquentée que Thulusdhoo, Himmafushi offre un accès pédestre au spot de Jailbreaks. Des structures dédiées au surf à l’instar du Jail Break Surf Inn ou du Noah Private Beach House proposent des formules complètes incluant l’hébergement, la pension et les transferts quotidiens en bateau vers les spots voisins comme Sultans, Honky’s ou Ninjas.
Les Resorts de luxe : Le confort absolu et l’accès privatisé
Pour les voyageurs recherchant l’exclusivité, certains resorts haut de gamme détiennent des accès privilégiés ou exclusifs aux vagues situées devant leur lagon. Le spot de Lohis, par exemple, est géré de manière exclusive par le resort Hudhuranfushi, ce qui garantit un nombre de surfeurs strictement limité sur le plan d’eau. D’autres établissements prestigieux comme le W Maldives ou le Niyama Private Islands (à proximité du spot de Kasabu) offrent des prestations haut de gamme avec spas, restaurants de cuisine fine et bars élégants sur pilotis, ciblant une clientèle exigeante ou des couples en lune de miel.
Les Surf Charters (Bateaux de Croisière) : La mobilité tactique
Le choix d’un bateau de croisière habitable représente l’option ultime pour maximiser le nombre de vagues surfées. Un charter permet de s’affranchir des contraintes géographiques d’une île fixe en naviguant de nuit vers les zones de l’archipel les mieux exposées aux prévisions de houle et de vent du lendemain. Cette formule est particulièrement recommandée pour explorer les Atolls Centraux et les Atolls du Sud, où les distances entre les passes de récifs sont importantes.
Budgets et Tarifs Pratiques : Estimation d’un Surf Trip de 7 Jours
Pour un surfeur indépendant, la maîtrise des coûts passe par la compréhension des tarifs pratiqués sur place pour les transferts, le logement et la location du matériel.
Options de transport depuis l’aéroport de Malé vers les îles locales
Pour rejoindre Himmafushi ou Thulusdhoo depuis l’aéroport, les voyageurs disposent de trois options logistiques distinctes, détaillées dans le tableau suivant :
Moyen de transport
Tarif par trajet
Durée du trajet
Fréquence et contraintes
Ferry Public Local
~ 2 USD
1h00 (Himmafushi) à 1h30 (Thulusdhoo)
Unique départ quotidien à 15h00 depuis Malé (sauf le vendredi). Nécessite un transfert en taxi de l’aéroport au quai.
Speedboat Public
10 à 25 USD
20 à 35 minutes
Plusieurs rotations quotidiennes directement depuis l’aéroport ou les jetées de Malé.
Speedboat Privé (Charter)
~ 100 USD
20 à 30 minutes
À la demande, idéal pour les groupes arrivant sur des vols tardifs ou de nuit.
Tarification des services de surf sur les îles locales
À terre, les d épenses liées au matériel et aux déplacements vers les vagues du large s’additionnent rapidement si elles ne sont pas anticipées.
Location de planche de surf : Pour éviter l’encombrement d’un boardbag, les surfeurs peuvent louer du matériel directement sur place. À Thulusdhoo, les tarifs sont dégressifs : 25 USD pour une seule journée, 20 USD par jour pour un engagement de deux à trois jours, et tombent à 15 USD par jour pour les périodes plus longues. À Himmafushi, les planches de qualité issues de boutiques spécialisées se louent environ 30 USD par jour.
Bateaux navettes (Surf Taxis) : Pour les spots non accessibles à la rame, les guesthouses organisent des navettes régulières. Depuis Himmafushi, un dépôt et une récupération sur le spot de Jailbreaks coûtent 13 USD par personne. Pour rejoindre Sultans ou Honky’s, le tarif est de 38 USD par personne, tandis qu’un déplacement vers Ninjas s’élève à 80 USD. Des excursions de quatre heures vers les spots plus lointains de Cokes ou Chickens sont facturées 155 USD par bateau.
Prestations de guidage et cours : Faire appel à un guide local pour optimiser le choix du spot selon les marées coûte entre 20 et 60 USD par personne selon la taille du groupe. Un cours particulier de surf de 2h30 incluant le coaching et la sécurité s’affiche à 100 USD.
Simulation de budget pour un séjour de 7 jours (Thulusdhoo ou Himmafushi)
Le tableau ci-dessous compare deux profils de dépenses pour une semaine complète de surf sur place :
Catégorie de d épenses
Profil « Swell Hunter » Éco (Rame et autonomie)
Profil « Comfort Surf » (Navettes bateau et pension complète)
Logement (7 nuits)
350 USD (Guesthouse simple)
700 USD (Chambre supérieure / Surf Camp de charme)
Transferts Aéroport (A/R)
4 USD (Ferry local)
50 USD (Speedboat partagé régulier)
Repas (Petit-déjeuner inclus)
100 USD (Cafés locaux de l’île)
180 USD (Pension complète à la guesthouse)
Navettes bateaux vers les vagues
0 USD (Uniquement surf à la rame à Cokes ou Jails)
120 USD (Sorties quotidiennes sur d’autres spots)
Location de matériel de surf
105 USD (Propre planche non louée ou tarif long séjour)
210 USD (Planche de location haute performance)
Extras (Taxes, Snorkeling, Sim card)
35 USD (Taxe verte + SIM locale)
90 USD (Excursion banc de sable, photos de surf)
Total estimé par voyageur
Environ 594 USD
Environ 1 350 USD
Législation Islamique, Respect des Coutumes et Vie Nocturne
La réussite d’un séjour aux Maldives dépend également du strict respect des règles religieuses et des lois en vigueur sur les îles habitées, sous peine de confiscation de matériel ou d’amendes.
Tenue vestimentaire et comportement à terre
Sur les îles locales telles que Thulusdhoo ou Himmafushi, les surfeurs partagent l’espace public avec une communauté locale conservatrice de confession musulmane. En dehors de l’eau et des zones de plages spécifiquement désignées pour les étrangers (appelées Bikini Beaches), il est obligatoire de porter des vêtements décents. Les femmes doivent couvrir leurs épaules et leurs genoux, et les hommes doivent éviter de circuler torse nu dans les rues des villages. Le non-respect de ces consignes est perçu comme une offense par les résidents locaux, réputés par ailleurs pour leur sens de l’accueil et leur gentillesse.
Le cas spécifique de la consommation d’alcool : Les Floating Bars
La législation maldivienne proscrit de manière absolue la vente, l’achat et la détention de boissons alcoolisées sur toutes les îles habitées de l’archipel, y compris dans la capitale Malé. Pour contourner cette interdiction sans violer la souveraineté territoriale des îles, un système de bars flottants s’est développé.
Ces navires de croisière, disposant de licences spéciales d’importation d’alcool pour les touristes, mouillent à l’extérieur des lagons des îles de surf. Pour un tarif de transfert en bateau rapide d’environ 5 USD, les voyageurs peuvent s’y rendre pour consommer une bière ou un cocktail en fin de journée face au coucher du soleil, avant de revenir dîner à terre sur leur île guesthouse. Cette alternative contraste fortement avec la vie nocturne des îles-resorts privées, où la consommation d’alcool est libre mais soumise à des prix de boissons très élevés.
Logistique Aérienne, Réglementation des Bagages et Formalités d’Entrée
L’organisation d’un surf trip aux Maldives demande une attention rigoureuse quant au choix de la compagnie aérienne et à la préparation administrative du voyage.
Comparatif des politiques bagages des compagnies aériennes pour les surfeurs
La gestion du transport des housses de surf (boardbags) varie grandement d’un transporteur à l’autre et peut rapidement alourdir la facture globale du voyage s’il n’est pas anticipé.
Air France : Transporte gratuitement une planche de surf à condition qu’elle soit considérée comme l’unique bagage de soute enregistré, qu’elle ne dépasse pas 23 kg et que sa longueur reste inférieure à 300 cm. Attention toutefois aux classes tarifaires d’entrée de gamme (tarifs « Light » ou « Basic ») qui n’incluent pas de franchise bagage en soute par défaut. Il est également requis de déclarer l’équipement de sport au moins 48 heures avant l’embarquement.
Corsair : Exclut catégoriquement les planches de surf de type longboard de la franchise bagage incluse dans le billet. Le paiement d’un forfait bagage spécial par trajet est systématique. Par ailleurs, au départ de l’aéroport de Paris-Orly 4, la compagnie impose que toutes les housses enregistrées soient préalablement filmées en orange par l’entreprise agréée Excess Baggage sous peine de refus d’enregistrement.
Vols domestiques internes : Pour les surfeurs devant emprunter un vol intérieur vers les atolls du sud ou du centre, la longueur maximale absolue des planches de surf autorisée à bord des appareils régionaux est de 8 pieds (2,43 mètres). Tout matériel excédant cette taille sera refusé à l’embarquement en soute.
Formalités administratives obligatoires : Le système IMUGA
Tous les voyageurs internationaux, quelle que soit leur nationalité, ont l’obligation stricte de soumettre une déclaration de voyage en ligne via le portail officiel de l’immigration maldivienne, nommé IMUGA.
Délai de soumission : La déclaration doit être complétée impérativement dans les 96 heures précédant l’heure de départ du vol à destination des Maldives.
Tarification : Ce service de déclaration en ligne est entièrement gratuit. Les voyageurs doivent faire preuve d’une grande vigilance face à la prolifération de plateformes frauduleuses sur internet imitant le portail gouvernemental pour facturer indûment des frais de dossier. La soumission doit être réalisée directement sur l’adresse officielle : imuga.immigration.gov.mv.
Validité du passeport : Le document d’identité doit présenter une durée de validité minimale de 6 mois après la date de retour prévue.
Équipements techniques indispensables à emporter
Compte tenu de l’isolement géographique de la plupart des îles de surf et de l’absence de surf shops d’envergure en dehors de Malé et d’Himmafushi, le voyageur doit veiller à emporter un ensemble d’accessoires critiques.
Protection solaire : L’indice d’exposition UV aux Maldives, très proche de l’équateur, impose l’usage quotidien d’un lycra épais et de crèmes solaires haute protection respectueuses des coraux. Un chapeau de surf ou une casquette technique s’avèrent très précieux lors des longues sessions de mi-journée.
Chaussons de récif (Reef Booties) : Bien que de nombreux spots se surfent sans difficulté à marée haute, la baisse des eaux révèle un platier corallien tranchant. Les chaussons de récif s’avèrent essentiels pour éviter les blessures sérieuses lors des phases d’entrée et de sortie de l’eau à pied.
Prévention des irritations : Pour les sessions prolongées dans une eau chaude de 28°C, l’échauffement de la peau contre la wax de la planche est fréquent. L’emport d’un top en néoprène fin de 0,5 mm ou d’un gilet de protection contre les frottements prévient efficacement ces lésions cutanées douloureuses.
Télécommunications : Pour conserver un accès internet de qualité à bord des navettes maritimes ou des bateaux de charter, l’achat d’une carte SIM locale (environ 150 Go de données pour 50 USD) à l’aéroport de Malé reste le choix le plus efficace.
Fiche Pratique Express du Voyageur
Pour planifier efficacement votre logistique de départ, voici un récapitulatif des paramètres administratifs et de vie quotidienne à prendre en compte :
Durée de vol : Comptez au minimum 12 heures de trajet au départ de Paris, incluant au moins une escale. Les temps de transit et les aéroports de correspondance varient selon la compagnie sélectionnée (Emirates, Qatar Airways, etc.).
Fuseau horaire : L’archipel applique un décalage de +3 heures en été et +4 heures en hiver par rapport à la France.
Régime des visas : Un visa de séjour gratuit de 30 jours vous est accordé d’office à votre arrivée (sous réserve d’un passeport valide au moins 6 mois après votre date de retour).
Santé et vaccination : Aucun vaccin n’est administrativement obligatoire pour franchir la frontière maldivienne.
Monnaie et transactions : Bien que la Rufiyaa maldivienne (MVR) soit la monnaie nationale officielle, les dollars américains (USD) sont acceptés, plébiscités et d’usage courant dans l’ensemble des guesthouses et des services touristiques.
Langues parlées : Le dhivehi est la langue nationale de l’archipel. L’anglais est toutefois extrêmement répandu et parfaitement maîtrisé par tous les prestataires et professionnels du surf.
La nuit a été relativement calme en nombre de séries sur le spot de Punta Roca, mais l’intensité à l’eau a atteint des sommets. Ce deuxième tour de repêchages du Surf City El Salvador Pro 2026 restera gravé dans les mémoires grâce à une belle victoire tricolore.
Kauli Vaast fait tomber le roi Toledo
L’exploit retentissant de la journée est signé Kauli Vaast. Le rookie français s’est retrouvé face au double champion du monde et tenant du titre de l’épreuve, le Brésilien Filipe Toledo. Sur des séries consistantes de 1,5 à 2 mètres, le Tahitien a fait preuve d’une maturité tactique impressionnante.
Grâce à un surf backside ultra-puissant et engagé, Vaast a décroché une vague excellente notée 8,33 points. Mettant Toledo sous pression jusqu’aux dernières secondes, le Français s’impose d’un souffle avec un total de 14,03 contre 13,87. Une victoire libératrice qui le propulse au Round 3 face à Joao Chianca.
Ferreira héroïque, Cleland Jr. crée l’idole locale
Le reste de ce Round 2 a offert un scénario digne d’Hollywood :
Italo Ferreira au courage : Le numéro 1 mondial s’est qualifié malgré une blessure au genou nécessitant 8 points de suture, éliminant de justesse le Marocain Ramzi Boukhiam.
Le coup de tonnerre Cleland Jr. : Porté par le public centraméricain, le Mexicain Alan Cleland Jr. a signé sa première victoire de la saison en éliminant l’un des grands favoris au titre mondial, Griffin Colapinto.
Medina en démonstration : Gabriel Medina a survolé les débats avec un total de 15,17 points, allant jusqu’à plier sa planche sur sa dernière manœuvre avant de l’offrir à un jeune local.
Le prochain call est programmé ce dimanche à 7h00 (heure locale) pour le lancement des hostilités.
Résultats et tableau des séries
Men’s Surf City El Salvador Pro Round One Two (Heats 7 – 16) Results: HEAT 7: Samuel Pupo (BRA) 15.17 DEF. Joel Vaughan (AUS) 10.50 HEAT 8: Leonardo Fioravanti (ITA) 15.04 DEF. Mateus Herdy (BRA) 14.70 HEAT 9: Italo Ferreira (BRA) 12.50 DEF. Ramzi Boukhiam (MAR) 11.86 HEAT 10: Crosby Colapinto (USA) 15.17 DEF. Morgan Cibilic (AUS) 13.03 HEAT 11: Kauli Vaast (FRA) 14.03 DEF. Filipe Toledo (BRA) 13.87 HEAT 12: Joao Chianca (BRA) 11.50 DEF. George Pittar (AUS) 11.00 HEAT 13: Gabriel Medina (BRA) 15.17 DEF. Seth Moniz (HAW) 7.00 HEAT 14: Jack Robinson (AUS) 12.33 DEF. Cole Houshmand (USA) 11.77 HEAT 15: Barron Mamiya (HAW) 12.50 DEF. Connor O’Leary (JPN) 8.27 HEAT 16: Alan Cleland (MEX) 12.34 DEF. Griffin Colapinto (USA) 11.07
Men’s Surf City El Salvador Pro Round Three Matchups: HEAT 1: Liam O’Brien (AUS) vs. Callum Robson (AUS) HEAT 2: Eli Hanneman (HAW) vs. Kanoa Igarashi (JPN) HEAT 3: Marco Mignot (FRA) vs. Yago Dora (BRA) HEAT 4: Samuel Pupo (BRA) vs. Leonardo Fioravanti (ITA) HEAT 5: Italo Ferreira (BRA) vs. Crosby Colapinto (USA) HEAT 6: Kauli Vaast (FRA) vs. Joao Chianca (BRA) HEAT 7: Gabriel Medina (BRA) vs. Jack Robinson (AUS) HEAT 8: Barron Mamiya (HAW) vs. Alan Cleland (MEX)
Women’s Surf City El Salvador Pro Round Two Matchups: HEAT 1: Gabriela Bryan (HAW) vs. Yolanda Hopkins (POR) HEAT 2: Sawyer Lindblad (USA) vs. Anat Lelior (ISR) HEAT 3: Luana Silva (BRA) vs. Nadia Erostarbe (ESP) HEAT 4: Carissa Moore (HAW) vs. Brisa Hennessy (CRC) HEAT 5: Molly Picklum (AUS) vs. Sally Fitzgibbons (AUS) HEAT 6: Bettylou Sakura Johnson (HAW) vs. Caroline Marks (USA) HEAT 7: Lakey Peterson (USA) vs. Tyler Wright (AUS) HEAT 8: Caitlin Simmers (USA) vs. Bella Kenworthy (USA)
C’est l’un des spectacles les plus intenses de la planète, mais la situation est en train de devenir incontrôlable. À Tahiti, la mythique vague de Teahupoo attire autant les chargeurs d’élite que les touristes avides de sensations fortes. Le problème ? Pour admirer le show, tout le monde s’entasse en bateau dans ce qu’on appelle le « channel », le chenal, quelques mètres de quiétude dans ce chaos. Sauf qu’à Teahupoo, cette zone de sécurité est une illusion.
Un choix à la fraction de seconde
Lors du dernier gros swell, le surfeur tahitien Matahi Drollet a bien failli voir sa carrière — et sa vie — s’arrêter net. Après avoir dompté un monstre de plusieurs mètres de haut, le local s’est retrouvé nez à nez avec une embarcation de spectateurs garée en plein milieu de sa trajectoire de sortie.
« J’ai dû choisir entre le bateau ou la lèvre… Mon mode survie m’a poussé à attraper le rail et à faire un cutback en pleine explosion pour éviter de le percuter », a-t-il confié. Un réflexe de génie qui lui évite le pire à quelques centimètres près.
Ceux qui connaissent la vague le savent : le chenal de Teahupoo ne fait que quelques mètres de large, ce n’est pas une passe (qui elle se trouve plus loin). Juste derrière la célèbre gauche, un « bowl » en droite ferme la zone. L’espace y est minuscule.
Pourtant, le nombre d’embarcations explose. Photographes à l’affût de l’image du siècle, caméramans et charters de touristes s’agglutinent au plus près du Peak, quitte à mettre la vie des surfeurs en péril pour satisfaire le client.
Ce n’est pas le premier avertissement. Par le passé, il y avait eu une photographe brésilienne qui s’étaient brisée les vertèbres.
Même le King, Kelly Slater, est monté au créneau suite à ce nouvel incident : « Il faut faire quelque chose pour la conduite de ces bateaux. Ça va mal finir, tôt ou tard. » La question n’est plus de savoir si un drame va arriver, mais quand.