Auteur/autrice : Kelly Slater

  • La session solo inattendue de John John Florence dans les Caraïbes

    La session solo inattendue de John John Florence dans les Caraïbes

    Au début de sa nouvelle vidéo caribéenne, j’ai eu très peur. Les premières minutes sentaient le vlog touristique à plein nez, avec une navigation tranquille en famille. J’étais à deux doigts de fermer l’onglet en pensant que l’action n’arriverait jamais.

    Puis, l’ancre a été jetée. La houle, pourtant réputée capricieuse et extrêmement éphémère dans cette partie du globe, a fini par s’aligner avec les vents.

    Seul au monde sur une vague vierge

    Et là, j’ai purement et simplement jalousé John John Florence.

    Oubliez la pression des maillots de compétition et la foule au pic. L’Hawaïen a déniché une droite parfaite, mécanique, qui déroule sans fin dans une eau d’une limpidité absolue. Le voir carver avec une telle fluidité, seul avec sa femme et son bébé pour unique public, soulève une seule question : c’est quoi cette vie ?

    Les conditions dans les Caraïbes sont un véritable casse-tête météorologique. Mais cette session pure, loin de tout, justifie à elle seule le visionnage de l’édit. Si l’intro vous a découragé, avancez directement jusqu’à l’action. Vous ne verrez probablement pas une eau aussi translucide et parfaite de toute l’année.

  • Terrible accident pour Victor Bernado, transporté d’urgence par hélicoptère

    Terrible accident pour Victor Bernado, transporté d’urgence par hélicoptère

    Vous avez sans doute déjà admiré son style fluide et radical sur des planches alternatives. Aujourd’hui, le freesurfeur brésilien de 28 ans, Victor Bernardo, livre la bataille la plus importante de son existence.

    Dimanche 16 août, en Californie du Sud, Victor et son épouse Johnni ont été pris dans un accident de la route d’une violence inouïe. Le bilan fait froid dans le dos : transporté d’urgence par hélicoptère, Victor se prépare à subir de lourdes opérations chirurgicales, tandis que sa femme a été évacuée par ambulance. C’est le réalisateur Logan Dulien qui a alerté la communauté, avouant que l’issue « aurait facilement pu être fatale ».

    Le timing rend cette tragédie encore plus cruelle. Il y a quelques semaines à peine, Bernardo célébrait son invitation pour le très sélect Surfing Champions Trophy aux Maldives. Son rêve le plus cher ? Offrir à sa mère son tout premier voyage à l’international grâce à cet événement.


    Du triple champion du monde Mick Fanning à Kanoa Igarashi, l’élite du surf s’est immédiatement mobilisée pour envoyer du soutien. La route vers la rééducation sera longue et extrêmement coûteuse. Toute la communauté prie désormais pour un miracle et espère de bonnes nouvelles depuis l’hôpital.

  • Résultats Rip Curl Cup 2026 : Darragh et Saputra marquent l’histoire

    Résultats Rip Curl Cup 2026 : Darragh et Saputra marquent l’histoire

    Ce jeudi 20 août 2026, la mythique Rip Curl Cup Padang Padang a couronné deux surfeurs de seulement 16 ans : l’Australienne Lucy Darragh et l’Indonésien Rajo Saputra. Dans des conditions tubulaires massives sur la presqu’île de Bukit (Bali), les deux jeunes prodiges ont dominé l’un des événements les plus prestigieux d’Indonésie.

    Rajo Saputra, la perfection à domicile

    Le plateau masculin réunissait 24 invités de marque. Face à des compétiteurs aguerris comme Makana Pang et le tenant du titre Westen Hirst, Rajo « Barrel » Saputra a livré une véritable démonstration. Le local de Lakey Peak a scoré un 10 parfait en finale, habilement complété par un excellent 9,73 pour s’emparer de la coupe.

    « J’ai rêvé la nuit dernière que j’allais gagner le contest, c’est fou », a déclaré l’Indonésien à sa sortie de l’eau. Une victoire forte en émotion, vingt ans exactement après la deuxième place de son père sur cette même vague.

    Lucy Darragh confirme l’hégémonie australienne

    Chez les femmes, le niveau était tout aussi exceptionnel. Lucy Darragh s’est imposée face à la championne en titre Jasmine Studer et à l’Hawaiienne Vaihitimahana Inso. Si sa compatriote australienne Ruby Berry a marqué les esprits avec le seul 10 de la division féminine, Darragh a su sécuriser sa première place grâce à une vague décisive notée 9 points en finale.

    Harry Mann, directeur de l’événement, a qualifié cette journée d’« inoubliable ». Ces performances historiques confirment la prise de pouvoir d’une nouvelle génération totalement décomplexée dans les vagues de conséquence. Les regards se tournent désormais vers la suite de la saison asiatique, où ces jeunes talents seront très attendus au tournant.

    Personnellement ,j’ai regardé quelques séries (entre deux sessions de surf) et j’ai aimé voir les filles collées des bons tubes, ça fait plaisir à voir…

  • Rip Curl Cup Padang Padang 2026 : la compétition de tubes est lancée

    Rip Curl Cup Padang Padang 2026 : la compétition de tubes est lancée

    La compétition est officiellement lancée ce jeudi à Bali. La 23e édition de la Rip Curl Cup Padang Padang a débuté sur la péninsule de Bukit, profitant d’une solide houle de sud-sud-ouest qui délivre des tubes creux de 2 mètres à 2,5 mètres sur le récif corallien indonésien.

    Un format sans élimination directe

    L’organisation met à profit le créneau de marée basse pour lancer les hostilités dans des conditions optimales. Le tableau féminin ouvre la compétition avec quatre séries, avant de laisser place aux huit séries masculines.

    Le format de compétition ne comporte pas d’élimination au premier tour : chaque surfeur dispute deux séries de 30 minutes à quatre compétiteurs. Le total combiné des deux meilleures notes obtenues sur l’ensemble des deux passages détermine le classement général. Les quatre premiers hommes et les quatre premières femmes se qualifient directement pour une finale à quatre.

    Duels entre spécialistes internationaux et experts locaux

    Le plateau 2026 réunit un mélange de tuberiders reconnus et d’experts du reef balinais. Chez les hommes, les vétérans Bruce Irons, Mason Ho et Taj Burrow sont alignés aux côtés de jeunes profils comme Lukas Skinner et Tosh Tudor. Ils affrontent les locaux indonésiens aguerris, dont Westen Hirst, Made Adi Putra et Dylan Wilcoxen.

    Dans le tableau féminin, la Britannique Sky Brown, l’Hawaïenne Vaihitimahana Inso et l’Australienne Lucy Darragh se mesurent aux spécialistes indonésiennes du spot, menées par Jasmine Studer et Taina Izquierdo, victorieuse des trials.

    Suivre les phases finales

    L’intégralité de l’épreuve doit se dérouler sur cette seule journée de compétition. Le webcast vidéo et les scores tour par tour sont accessibles en streaming sur la plateforme officielle de l’événement et via LiveHeats.

  • Le Daily Mail s’attire les foudres du monde du surf en inversant Teahupo’o

    Le Daily Mail s’attire les foudres du monde du surf en inversant Teahupo’o

    Le Daily Mail vient de s’offrir un monumental bad buzz. Le vénérable média britannique a publié une vidéo de Teahupo’o tournée pendant la fenêtre du CT, mais avec un détail totalement lunaire : la séquence a été passée en miroir. La plus célèbre gauche de la planète est soudainement devenue une droite.

    Ce qui rend l’histoire complètement folle, c’est qu’appliquer un effet miroir sur une vidéo demande une manipulation délibérée. Pourquoi s’être embêté à perdre du temps pour inverser la réalité de la vague ? Le mystère reste entier.

    Les pros n’ont évidemment pas raté la boulette. L’Australien Ace Buchan a taclé sec : « Arrêtez d’utiliser l’IA et commencez à vérifier les faits. » Le Brésilien Caio Ibelli a préféré en rire en affirmant que c’était « la droite de ses rêves », tandis que le photographe local Tim McKenna y est allé de son petit jeu de mots avec un ironique « Right on ».

    Malgré les moqueries, le média fait la sourde oreille et n’a toujours pas supprimé sa publication.

    Pire, ils se sont dits, ça fait du buzz, autant la mettre dans le bon sens, prêt à tout faire le buzzz….

  • Surfing Super League : l’Australie lance un nouveau format par équipes pour 2028

    Surfing Super League : l’Australie lance un nouveau format par équipes pour 2028

    Dès janvier 2028, le paysage compétitif va connaître un véritable séisme avec le lancement de la Surfing Super League (SSL) en Australie. Annoncé cette semaine, ce nouveau circuit professionnel par équipes promet des matchs fixes de 90 minutes et une stricte égalité salariale, dans le but d’imposer un format enfin adapté à la télévision en direct.

    L’Australie, berceau historique de la structuration du surf de compétition depuis les années 70, s’apprête à écrire un nouveau chapitre. La Surfing Super League (SSL) vient d’être officialisée, avec une promesse audacieuse : transformer le surf de compétition en un véritable sport de franchise, débarrassé des temps morts qui pénalisent souvent les diffusions traditionnelles.

    Le surf repensé pour le direct télévisé

    Pendant des décennies, le surf professionnel s’est construit autour du format « man-on-man ». Si ce système a fait ses preuves pour couronner les meilleurs surfeurs du monde, il demande souvent aux spectateurs de patienter longuement entre les séries.

    Chris Mater, PDG de la ligue et ancien dirigeant de Surfing Australia (et ex-Red Bull), a identifié ce frein. « Les plus grands sports du monde ont tous un point commun : ils sont conçus pour la télévision en direct », explique-t-il dans une lettre ouverte. Pour pallier ce manque, la SSL misera sur une fenêtre de diffusion millimétrée. Les matchs dureront très exactement 90 minutes, garantissant aux chaînes de télévision un produit prévisible et aux fans une action continue.

    Un format en relais pour dynamiser le score

    Concrètement, chaque match opposera deux franchises. Quatre athlètes s’élanceront sous forme de relais pour chaque équipe. Contrairement au circuit classique, chaque vague surfée viendra alimenter le tableau d’affichage global de l’équipe. Le public ne suit plus seulement un individu, mais un collectif, avec un score qui évolue jusqu’à la dernière minute.

    Huit franchises et une stricte égalité salariale

    Pour sa saison inaugurale de huit semaines prévue début 2028, la ligue s’appuiera sur huit bastions historiques du surf australien : la Gold Coast (qui aura deux équipes), Newcastle, Sydney Nord et Sud, la Sunshine Coast, les Northern Rivers et Melbourne. Les effectifs mélangeront légendes locales, stars actuelles et jeunes talents afin de créer de véritables derbys.

    L’autre annonce majeure concerne le modèle économique et social. La ligue a confirmé que l’ensemble des surfeurs sous contrat percevront un salaire égal, sans aucune distinction de genre ou de statut. Une véritable bouffée d’oxygène pour de nombreux professionnels australiens qui luttent aujourd’hui pour financer leur carrière avec leurs seuls sponsors.

    Les limites à cette idée

    Pour être sincère j’ai du mal à croire sur le papier à cette idée pour plusieurs raisons. La première n’est pas des moindres, 90 minutes c’est court quand on connaît l’océan, regardez la dernière compétition à Teahupoo. Ils ont inventé ce format pour ne pas avoir de pause, mais les pauses proviennent en grande majorité des séries, de quelque chose qu’on ne peut contrôler. Deuxièmement, on risque de se retrouver avec une compétition d’anciennes légendes et de surfeurs qui ne font pas le circuit pro, car les surfeurs qui participent aux compétitions WSL, seront bloqués par contrat. Je pense qu’il y a plein de choses à tester et changer avant de créer un circuit parallèle, mais peut-être ils arriveront à me faire changer d’avis, alors je leur souhaite bonne chance.

    Les pré-inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes pour les fans. Reste à voir si, d’ici 2028, ce nouveau format séduira les diffuseurs et fera naître les mêmes ferveurs que les sports de stades.

  • Strike Mission au Mexique : Quivront et Sancho s’offrent un pointbreak désert

    Strike Mission au Mexique : Quivront et Sancho s’offrent un pointbreak désert

    La route vers le sud du Mexique ressemblait davantage à un parcours de survie qu’à un surf trip idyllique. Imaginez : des pluies diluviennes, des éboulements menaçants à chaque virage, et la jauge d’essence de la voiture de location bloquée sur 6 petits kilomètres d’autonomie en pleine pampa. Charly Quivront et Benjamin Sanchis ont littéralement joué avec le feu pour intercepter le plus gros swell de la saison El Niño.

    Mais le lendemain, la récompense est absolue. Baigné dans cette lumière si vibrante qui succède aux grosses tempêtes, le pointbreak s’est réveillé. Le chaos de la veille a eu un avantage inattendu : il a refroidi le reste des surfeurs. Quasi personne à l’eau pour partager ces longues droites tubulaires, parsemées de sections close-out massives typiques du spot.

    Dans cet édit intense capturé par Andy Benetrix (avec le support de David de Surf Playa Abierta), le duo français enchaîne les barrels profonds. Mention spéciale à Sancho, qui a pu dégainer son espagnol courant, peaufiné sur ses homespots des Canaries, pour sauver la logistique de cette expédition mémorable.

  • Émotion et recueillement à Zurriola pour le dernier adieu au surfeur Asier Arretxea

    Émotion et recueillement à Zurriola pour le dernier adieu au surfeur Asier Arretxea

    Ce dimanche 16 août, la plage de Zurriola à Saint-Sébastien a été le théâtre d’une cérémonie particulièrement émouvante. Près de deux cents passionnés ont formé un cercle au large pour honorer la mémoire d’Asier Arretxea, figure incontournable du line-up, décédé subitement à l’âge de 54 ans.

    La communauté glisse du Gipuzkoa est en deuil. Mardi 11 août dernier, alors que le soleil se couchait sur le quartier de Gros, Asier Arretxea s’est éteint de causes naturelles alors qu’il pratiquait son sport de toujours sur son home spot. Quelques jours plus tard, la réponse de la communauté locale a été à la hauteur de l’empreinte laissée par le surfeur : immense.

    Un cercle commémoratif au coucher du soleil

    Dimanche en fin de journée, la plage de Zurriola était noire de monde. Pas moins de deux cents personnes ont ramé vers le large pour former un immense cercle de planches, rituel traditionnel pour rendre un dernier hommage aux enfants de l’océan. Les images partagées sur les réseaux sociaux témoignent de l’impact du cinquantenaire sur la scène locale.

    Surnommé affectueusement « Knuckles » par ses amis internationaux, Asier n’était pas seulement un habitué du pic. Il était considéré par beaucoup comme le véritable « ambassadeur de l’Aloha » à Saint-Sébastien. Toujours prompt à engager la conversation avec les surfeurs de passage, il incarnait cette générosité basque, associant volontiers une session à une soirée pintxos dans les rues de la vieille ville.

    « Un grand frère » pour toute une génération

    Les témoignages affluent pour saluer la mémoire d’un homme au caractère bien trempé, mais d’une profonde bienveillance. Le photographe et surfeur Gorka Ezkurgia a notamment pris la parole sur Instagram pour livrer un message poignant, représentatif du sentiment général.

    « Te connaissant depuis mes 14 ans, tu t’es toujours comporté comme un grand frère », souligne-t-il, rappelant les discussions animées qui faisaient le charme d’Asier. « Descendre à Gros, c’était savoir qu’on allait avoir droit à tes récits incroyables sur des tubes que tu ne rentrais qu’à moitié, pendant que ton chien Pintxo nous couvrait de bave. Tu es parti dans l’océan, chez toi, en faisant ce que tu aimais le plus. »

    Un rappel tragique pour les passionnés de glisse

    Au-delà de la perte d’un ami généreux et authentique, la disparition soudaine d’Asier Arretxea résonne comme un avertissement pour tous les pratiquants, jeunes ou vétérans. Ses proches ont d’ailleurs profité de cet hommage pour faire passer un message de prévention essentiel : l’importance du suivi médical.

    Prendre soin de soi, faire des bilans sanguins réguliers et consulter des médecins reste fondamental, même pour des surfeurs aguerris qui passent leur vie dans l’eau. L’esprit d’Asier continuera de flotter sur la gauche de la Zurriola, rappelant à chaque surfeur au pic de profiter de chaque vague comme si c’était la dernière.

  • L’International Surf Film Festival 2026 illumine Anglet : Le guide complet

    L’International Surf Film Festival 2026 illumine Anglet : Le guide complet

    C’est un rendez-vous incontournable qui marque l’apogée de la saison estivale sur la côte basque. Du mercredi 19 au samedi 22 août 2026, l’International Surf Film Festival investit de nouveau le site majestueux de la Chambre d’Amour à Anglet. Pendant quatre jours, face à l’océan, des écrans géants vont diffuser gratuitement le meilleur de la production cinématographique surf mondiale.

    Pour avoir arpenté ce festival dès ses balbutiements, et y avoir eu la chance de voir plusieurs de mes propres projets vidéos sélectionnés à l’époque, je mesure le chemin parcouru.

    Une ambition intacte depuis plus de 20 ans

    Fondé en 2004 par Bruno Delaye, le festival est né d’un constat simple : la qualité artistique des films de surf méritait une vitrine à la hauteur de la créativité des réalisateurs. En Europe, ces productions manquaient cruellement de visibilité. Vingt ans plus tard, le pari est gagné. Ce festival est devenu une institution culturelle où un jury international, composé d’experts de l’image et de la glisse, décernera pas moins de sept prix lors de la cérémonie de clôture.

    Avec deux sites de projections, un village partenaire et un foodcourt ouvert chaque soir dès 19h15, le cadre est posé pour célébrer la culture surf sous toutes ses coutures.

    Mercredi 19 et jeudi 20 août : Légendes et résilience

    Le coup d’envoi sera donné le mercredi dès 17h. Cette première soirée s’annonce forte en émotions avec Out of Line (21h45) de Pierre Frechou, un documentaire de 37 minutes retraçant le douloureux combat de Vincent Duvignac, légende des beachbreaks landais, après sa grave blessure aux cervicales. La soirée se clôturera en beauté avec Jack Johnson Surfilmusic (22h30), qui retrace l’évolution de l’artiste, de jeune surfeur-cinéaste sur le North Shore hawaïen à star internationale de la musique.

    Le jeudi, l’éclectisme sera de mise. On passera de l’énergie brute du team Quiksilver en Indonésie avec Young Guns (21h30), à la poésie d’une fabrique de planches en bois en Papouasie-Nouvelle-Guinée (Haus Tumbuna, 18h05). Mention spéciale au documentaire français Oreka (22h20), qui raconte l’amitié hors norme entre le kinésithérapeute Michel Garcia et son patient Maxime Cabanne, jusqu’à leur expédition polaire.

    Vendredi 21 et samedi 22 août : Surf XXL, inclusion et engagement

    Le week-end débutera fort avec des œuvres ancrées dans le territoire et le dépassement de soi. Vendredi, le focus sera mis sur les vagues extrêmes avec Step Up (18h10), plongeant dans l’ascension fulgurante de l’Angloye Clément Roseyro, premier Européen à remporter le Tudor Nazaré Challenge. L’inclusion sera également mise à l’honneur avec The Blind Surfer (21h55), narrant l’histoire bouleversante de Thomas Da Silva, devenu champion du monde de para surf après avoir perdu la vue.

    La journée du samedi s’ouvrira à 15h à l’Espace de l’Océan par une conférence très attendue sur la face cachée du surf tracté, animée par Gautier Garanx, Joël Badina et Julien Nogues. L’occasion de comprendre les enjeux de sécurité colossaux lors des sessions XXL. Les dernières projections mettront notamment en lumière la Brésilienne Tainá Hinckel (Tainá, 17h40) et sa préparation pour la vague mythique de Teahupo’o.

    Une bande-son résolument rock et folk

    Un festival de films de surf ne serait pas complet sans une programmation musicale de qualité. Chaque soir à 20h, la Grotte de la Chambre d’Amour vibrera au rythme des concerts gratuits. Les mélodies envoûtantes de Coda Nomada ouvriront le bal le mercredi, suivies de l’énergie brute et vintage du trio Riff’up le jeudi. Vendredi, l’indie folk solaire de Tiger Finkel prendra le relais, avant que la pop-rock engagée de Jeff Bernard ne vienne clôturer cette édition 2026 le samedi soir.

  • Keris Cup : Le jour où le skate et le surf ont de nouveau fusionné à Uluwatu

    Keris Cup : Le jour où le skate et le surf ont de nouveau fusionné à Uluwatu

    Vous souvenez-vous de cette époque dorée, entre la fin des années 90 et le début des années 2000, où les frontières entre les boardsports n’existaient pas ? L’ère de la mythique Quik Cup, où l’on pouvait voir les mêmes riders déchirer un bowl avant de se jeter à l’eau ou sur la poudreuse avec la même intensité. La course à la performance et la spécialisation ont fini par tuer cette culture crossover. Du moins, c’est exactement ce que je croyais avant de lancer les 23 minutes incandescentes du dernier film de Kai Neville.

    Un retour aux sources brutal et magnétique

    Si vous pensez que les skateurs professionnels d’aujourd’hui ont peur de l’eau, cette vidéo va vous prouver le contraire. La Keris Cup, organisée aux Uluwatu Surf Villas à Bali, a décidé de remonter le temps jusqu’aux années 50, époque où des surfeurs en manque de vagues ont inventé le skateboard.

    Le concept est d’une pureté absolue : quatre jours de free surf et de skate sessions, dans un esprit brut, pour accumuler des clips vidéo. Le dernier soir ? Tout se joue de nuit dans le bowl des villas. Sous les yeux d’un panel de juges tout simplement légendaires réunissant Christian Hosoi, Nathan et Christian Fletcher, ou encore Omar Hassan. Ces figures mythiques visionnent les exploits aquatiques de la semaine avant d’évaluer la session skate en direct pour attribuer une note combinée.

    L’exploit hallucinant que personne n’avait vu venir

    C’est ici que l’histoire devient folle. Le matin des finales, la nature a décidé de s’inviter à la fête. L’un des plus gros swells de la saison vient frapper la péninsule de Bukit de plein fouet. Uluwatu se transforme en un monstre d’eau crachant des vagues massives.

    Vous pensez qu’une blessure vous empêcherait de charger de telles conditions ? Sky Brown, phénomène incontesté du skate mondial, s’est violemment déboîté l’épaule dans le bowl. Exactement douze heures plus tard, elle s’enfilait un barrel rugueux sur le reef impitoyable de Padang Padang.

    Mais c’est l’engagement total de Shane Borland qui lui a valu de soulever le trophée suprême : un « keris », cette dague indonésienne forgée à la main, symbole de concentration et d’esprit. Borland a littéralement transpercé un tube colossal sur le Bombie d’Uluwatu, sous les hurlements de la foule massée sur la pelouse surplombant la falaise.

    L’édit de Kai Neville capture cette utopie avec brio. Un chaos parfait où l’on retrouve Pedro Barros, Keegan Palmer ou encore Greyson Fletcher échangeant leurs trucks contre des dérives avec une aisance déconcertante. Cet événement prouve que l’âme rebelle et créative de nos sports n’est pas morte, elle attendait juste la bonne houle.

    Si vous l’avez manquée, préparez-vous : le chaos harmonieux de la Keris Cup reviendra enflammer Bali du 1er au 6 novembre 2026.

  • Vahine Fierro se livre : de la peur de Teahupo’o au sommet du surf mondial

    Vahine Fierro se livre : de la peur de Teahupo’o au sommet du surf mondial

    Aujourd’hui, elle est incontestablement la reine de la mythique vague polynésienne. Pourtant, la première rencontre entre Vahine Fierro et Teahupo’o a viré à la paralysie. Lors d’une récente entrevue accordée au média américain The Inertia, la surfeuse du Championship Tour (CT) a dévoilé l’envers du décor d’une ascension fascinante, loin des trajectoires toutes tracées.

    À seulement 16 ans, lors d’une compétition locale, Vahine se retrouve pétrifiée face à la puissance de Teahupoo. La peur est si viscérale qu’elle n’attrapera aucune vague et fuira le spot pendant deux longues années. Ce n’est pas l’ambition d’une victoire qui l’a ramenée au pic, mais la simple quête d’une sensation. En observant les surfeurs locaux irradier de bonheur en sortant des gros tubes, elle a voulu s’approprier ce sentiment. Le déclic opère à ses 19 ans, lorsqu’elle décroche le prix du meilleur tube féminin de l’année.

    Mais la véritable surprise de cet entretien, c’est que la chargeuse polynésienne se considère avant tout comme une spécialiste des petites conditions. Ayant grandi sur l’île préservée de Huahine, avec des vagues parfaites ridées en petit comité familial sur les planches shapées par son père, elle avoue n’avoir appris à surfer des gauches qu’à l’âge de 13 ans, lorsqu’elle a rejoint l’île principale pour s’ouvrir à la compétition.

    Ce bagage technique affûté, couplé à un entraînement acharné en amont des épreuves, explique sa maîtrise actuelle. Sa victoire historique au Tahiti Pro 2024 ne doit rien au hasard : elle est le fruit de dizaines de séries d’entraînement disputées face à Jérémy Florès et Kauli Vaast. Ce dernier reste d’ailleurs son partenaire de confiance absolu quand la houle grossit, capable de lui donner la motivation nécessaire pour s’engager sur les bombes.

    Désormais équipée par Britt Merrick et naviguant dans sa deuxième année sur le CT, la Tahitienne fait face à un nouveau défi de taille : trouver le point d’équilibre parfait entre l’exigence implacable du circuit mondial et l’essence de sa passion, le freesurf.

  • Dans les housses des pros : le vrai quiver pour survivre à Teahupo’o

    Dans les housses des pros : le vrai quiver pour survivre à Teahupo’o

    Vous galérez déjà à payer les taxes pour caser vos deux planches dans l’avion lors de vos surftrips ? Imaginez devoir affronter la vague la plus dangereuse de la planète. En plongeant dans les coulisses de l’étape du Championship Tour 2026 à Tahiti via la série Snaketales, j’ai scruté les bagages de l’élite. Et la réalité logistique donne le vertige.

    Des housses blindées pour le récif

    On pourrait croire que ces experts connaissent la vague polynésienne par cœur et ciblent leur équipement au millimètre. En vérité, Teahupo’o ne pardonne aucune erreur et la casse sur le corail est une quasi-certitude.

    Face à ce monstre d’eau, le quiver minimaliste n’existe pas. Si une poignée de surfeuses comme Tyler Wright tentent le coup avec 8 planches, la moyenne masculine explose. La majorité du plateau débarque avec 10 à 12 boards dans des housses customisées capables d’accueillir deux personnes. Le record absolu ? Un compétiteur avoue avoir amené 12 planches, qui s’ajoutent aux 6 laissées chez les locaux l’année précédente. Faites le calcul : 18 boards pour une seule épreuve.

    Le plus drôle, c’est Luana Silva qui a embarqué 11 planches de surf, et n’a finalement cassé aucune planche, le budget excédent bagage va exploser. D’ailleurs, j’aimerai connaître le budget excédent bagage d’un surfeur/surfeuse sur le world tour.

    L’arsenal pour les gros jours

    Pourquoi un tel volume ? Parce qu’on ne charge pas un set massif de 8 pieds avec sa planche de tous les jours. L’éventail de tailles est délirant : du shortboard classique de 5’11 pour les jours calmes, jusqu’aux « step-ups » de 6’6 ou 6’8 pour espérer survivre quand le Pacifique se réveille. Un véritable arsenal de guerre nécessaire pour aller décrocher ce tube de la victoire, à l’image des performances historiques d’Erin Brooks et Seth Moniz cette année-là.

    La prochaine fois que vous préparerez vos affaires, vous relativiserez.

  • Jorgann Couzinet s’attaque au monstre d’eau douce de Wave Island

    Jorgann Couzinet s’attaque au monstre d’eau douce de Wave Island

    Oubliez l’océan quelques instants. Quand on pense au surf, le Vaucluse n’est pas la destination évidente. Pourtant, c’est exactement là-bas que Jorgann Couzinet a déniché une bête féroce.

    Dans son dernier vlog, le surfeur pro nous embarque à Wave Island, près d’Avignon, pour affronter la plus grosse vague artificielle de France, c’est une certitude. Loin des vagues d’apprentissage timides, cette installation dresse un mur d’eau massif permettant de caler des gros carves et de s’enfermer dans un tube ultra-puissant.

    Un barrel artificiel qui ne pardonne pas

    « Le truc est immense, j’ai à moitié peur », lâche le Réunionnais avant de se faire engloutir. Jorgann Couzinet prouve qu’on peut retrouver les frissons d’un shorebreak engagé en plein cœur des terres. Une session violente et technique, où le rideur a d’ailleurs fini avec un doigt amoché. Une expérience hallucinante qui m’a presque donné envie d’essayer.

  • Grosse frayeur pour Seth Moniz dans le chenal bondé de Teahupo’o

    Grosse frayeur pour Seth Moniz dans le chenal bondé de Teahupo’o

    Le dernier jour de compétition à Teahupo’o a offert un spectacle hallucinant, mais aussi une véritable sueur froide. Après être sorti à une vitesse folle d’un tube magistral, l’Hawaiien Seth Moniz s’est engouffré directement dans un chenal noir de monde.

    Une célébration sous haute tension

    Il a fini sa course au milieu d’une foule hystérique amassée sur les bateaux et les planches. Miraculeusement, aucun blessé n’est à déplorer. Cette tension a vite laissé place à l’euphorie pour célébrer sa toute première victoire sur le CT. Jake Patterson, aux premières loges pour capturer l’action, a d’ailleurs décrit ce chaos aquatique et cette ambiance folle comme une véritable « zone de guerre ». Un moment épique qui restera gravé.

  • La folle vidéo IA de Kelly Slater fuyant l’hospice pour Teahupo’o

    La folle vidéo IA de Kelly Slater fuyant l’hospice pour Teahupo’o

    À 54 ans, Kelly Slater vient de signer un 9.67 héroïque à Teahupo’o face à Medina. Mais sur Instagram, ce sont trois vidéos IA délirantes qui volent la vedette.

    L’évasion de la maison de retraite

    On y voit le King s’échapper de son Ehpad pour dompter le monstre tahitien, avant de rentrer célébrer sa session avec les autres pensionnaires ! C’est tellement bien fait que le principal intéressé a lui-même commenté d’un mythique « What the fuck » accompagné de rires. Une parodie géniale pour couronner une performance qui l’est tout autant.

  • Quiksilver Festival 2026 : Kelly slater invité de marque, une programmation musicale incroyable

    Quiksilver Festival 2026 : Kelly slater invité de marque, une programmation musicale incroyable

    Le Quiksilver Festival by Swatch fait son grand retour sur la côte landaise. Cochez bien les dates dans votre calendrier, car du 19 au 27 septembre 2026, l’épicentre du surf européen va de nouveau vibrer au rythme des vagues et du bon son.

    Comme à son habitude, l’événement prendra ses quartiers dans le célèbre triangle d’or du littoral néo-aquitain : Capbreton, Hossegor et Seignosse. La période de fin septembre est traditionnellement bénie pour la région. Les premières grosses houles d’automne commencent à balayer l’Atlantique, les bancs de sable sont souvent optimaux après la saison estivale, et l’ambiance y est unique. C’est un rendez-vous de fin d’été qui s’annonce déjà incontournable.

    Pourquoi le retour du King enflamme tout le monde

    Vous l’avez vu à Tahiti. Sa prestation magistrale sur la vague de Teahupo’o a laissé la planète surf sans voix. Alors quand j’ai vu l’annonce officielle « Guess who’s coming » confirmant la présence de Kelly Slater au Quiksilver Festival 2026, j’ai compris que l’enjeu venait de monter d’un cran. Kelly Slater, présent à Hossegor, vous pouvez être sûr que de nombreux surfeurs vont se déplacer voir le « King ». À 54 ans, voir Kelly sur les plages landaises risquent de se raréfier dans le temps, c’est peut-être l’une des dernières occasions de voir le « King ». (PS: il était annoncé l’année dernière, mais n’avait pas fait le déplacement, mais cette année, j’y crois)

    À ses côtés, le plateau donne tout simplement le vertige. Il partagera le line-up avec notre champion olympique Kauli Vaast et l’incontournable Jérémy Florès, maître absolu des barrels landais. Ajoutez à cela des talents explosifs comme Marco Mignot, Coco Ho, Noah Beschen, Hughie Vaughan ou encore Milla Coco Brown, et vous obtenez des sessions qui s’annoncent d’ores et déjà impressionnantes.

    Mais si je vous parle de ces 9 jours de festival, ce n’est pas uniquement pour l’eau salée. Sur le bitume, ça va voler haut. La prodige Sky Brown et le technicien Gustavo Ribeiro vont martyriser le skatepark, pendant que Matthias Dandois (BMX) et Sam Pilgrim (freeride VTT) viendront retourner le flat et les rampes.

    Ed Banger aux commandes : l’alliance parfaite de l’art et du ride

    La grande nouveauté de cette édition 2026 réside dans sa direction artistique. Quiksilver a confié les clés de son identité visuelle à So Me, l’emblématique directeur artistique du label Ed Banger Records. L’objectif ? Créer un univers graphique explosif qui fait le pont entre la culture skate, le rock, le rap et l’électro.

    L’intéressé n’a d’ailleurs pas caché son enthousiasme face à ce défi de taille, expliquant vouloir concevoir un monde très coloré et débordant de liberté, à l’image de ce qu’il produit depuis des années avec le célèbre label parisien. Il promet de s’appuyer sur la solide base des éditions précédentes pour y insuffler cet ADN urbain qui matche à la perfection avec l’énergie si particulière du sud-ouest.

    Des soirées mémorables signées Pedro Winter

    Que serait un festival landais sans une bande-son à la hauteur ? L’implication de l’écurie Ed Banger dépasse très largement le cadre purement graphique. Pedro Winter (alias Busy P), le fondateur du label, a pris en charge la programmation musicale pour faire transpirer les différents spots de Capbreton, Hossegor et Seignosse à la nuit tombée.

    Pour lui, le Quiksilver Festival est le terrain de jeu idéal, l’endroit exact où les frontières entre les disciplines et les communautés s’effacent. Côté concerts et DJ sets, attendez-vous à un mélange des genres très pointu. Le programme live s’annonce électrique avec le groupe de rock et dance-pop Alexsucks, la nouvelle étoile montante de la scène bass française Tatyana Jane, ou encore l’inclassable et toujours très festif Myd. Pedro Winter l’assure : cette programmation est une véritable invitation à la découverte, mêlant valeurs sûres de la famille Ed Banger et étoiles montantes de la scène actuelle.

    Note de la rédaction : Cet article est mis à jour régulièrement. Au fil des semaines, nous rajouterons ici même le planning détaillé des compétitions, les heures de passage des concerts et les éventuelles nouvelles wildcards. Gardez cette page dans vos favoris !

  • WSL Tahiti Pro 2026 : Premières victoires pour Brooks et Moniz

    WSL Tahiti Pro 2026 : Premières victoires pour Brooks et Moniz

    Le jeudi 13 août 2026, la septième étape du Championship Tour (CT) de la World Surf League s’est conclue en apothéose à Teahupo’o, en Polynésie française. Dans des tubes parfaits de 1,20 à 2 mètres, la Canadienne Erin Brooks et l’Hawaïen Seth Moniz ont tous deux signé la première victoire de leur carrière sur le circuit d’élite mondial en tant que titulaire.

    Erin Brooks, la consécration à seulement 19 ans

    Après un début de saison 2026 complexe où elle peinait à dépasser les premiers tours, Erin Brooks a inversé la tendance de la plus belle des manières. La rideuse de 19 ans, qui dispute sa première saison complète sur le CT après sa victoire en tant que wildcard aux Fidji en 2024, s’est imposée face à la rookie israélienne Anat Lelior.

    Le parcours de la Canadienne force le respect : après avoir éliminé la prodige française Tya Zebrowski au premier tour, elle a successivement sorti les championnes du monde Carissa Moore et Molly Picklum. En finale, dans un duel de goofy-footers 100% tubulaire, Brooks a fait la différence avec deux vagues notées 8,27 et 8,93, pour un total de 17,20 contre 16,33 pour Lelior.

    « La saison a été très difficile. J’ai perdu au deuxième tour de chaque événement, donc obtenir une victoire me donne tellement de confiance, car je commençais presque à douter de moi », a déclaré Brooks au micro de la WSL, visiblement émue. Cette performance la propulse à la 11e place du classement mondial, gagnant ainsi sept précieuses places.

    Seth Moniz brise enfin le plafond de verre

    Du côté du tableau masculin, Seth Moniz a conjuré le sort. À 28 ans et pour sa septième saison sur le Tour, l’Hawaïen attendait ce moment avec impatience. Son meilleur résultat restait jusqu’ici une deuxième place derrière Kelly Slater à Pipeline en 2022.

    Relégué dans les bas-fonds du classement avant l’épreuve tahitienne, Moniz a dû s’extirper d’un tableau redoutable. Il a d’abord éliminé le local Eimeo Czermak, avant de faire tomber le champion du monde en titre Yago Dora, puis le numéro 1 mondial Italo Ferreira en demi-finale. L’apogée de sa compétition fut cette finale épique contre son ami d’enfance, l’Américain Griffin Colapinto. Moniz s’est offert le meilleur total de la journée avec 18,17 points (dont un 9,10 et un 9,07), laissant Colapinto combo (14,67).

    « J’attends ça depuis si longtemps. Le surf est un sport tellement difficile, et un seul gars gagne à chaque fois », a confié Moniz, qui va bientôt devenir père. Ce succès inespéré lui permet de faire un bond monumental de 12 places au classement général, atterrissant au 19e rang.

    Des performances historiques pour Lelior et Boukhiam

    Si les vainqueurs ont accaparé l’attention, d’autres athlètes ont marqué l’histoire de cette édition. Anat Lelior est devenue la première surfeuse représentant Israël à atteindre une finale sur le Championship Tour. Actuellement 14e mondiale, elle se positionne sérieusement dans la course au titre de Rookie of the Year.

    Chez les hommes, le Marocain Ramzi Boukhiam a égalé son meilleur résultat en carrière (demi-finale) en scorant la meilleure vague de la compétition avec un tube profond récompensé d’un 9,57 en quart de finale. De son côté, Griffin Colapinto, finaliste malheureux, se console avec une remontée dans le Top 10 mondial (8e), le replaçant dans la course pour les très convoitées WSL Finals.

    La caravane du CT va désormais quitter la Polynésie pour entamer la dernière ligne droite de cette saison 2026, direction Fiji du 25 Aout au 4 Septembre.

  • Hécatombe au Tahiti Pro 2026 : Kauli Vaast éliminé, la jeune de 14 ans Kelia Gallina porte les espoirs locaux

    Hécatombe au Tahiti Pro 2026 : Kauli Vaast éliminé, la jeune de 14 ans Kelia Gallina porte les espoirs locaux

    Ce mercredi 12 août 2026, la septième étape du Championship Tour (CT) de la WSL a offert une journée riche en rebondissements sur le mythique spot de Teahupo’o. Si les grands favoris comme Kauli Vaast et Kelly Slater ont pris la porte prématurément, la très jeune Tahitienne Kelia Gallina a créé la sensation en s’offrant une ancienne championne du monde.

    La grosse désillusion pour Kauli Vaast

    La houle de quatre à six pieds a fait des ravages dans les rangs des têtes de série. Le favori local, Kauli Vaast, s’est incliné dès le troisième tour face au Mexicain Alan Cleland au terme d’une série très serrée (12.34 contre 12.00). C’est une immense déception pour le public polynésien et français. Kauli est sans conteste l’un des meilleurs spécialistes mondiaux de cette vague, une suprématie d’ailleurs confirmée récemment dans les séquences de Young Guns 2026.

    À chaud, l’élimination du Français laisse un goût amer et soulève quelques interrogations sur le jugement. Sa première vague semblait sévèrement sous-notée par les juges de la World Surf League. Bien qu’un visionnage à tête reposée s’impose pour analyser cette série en profondeur, le couperet est tombé : il n’y a officiellement plus aucun représentant français dans le tableau masculin.

    Le roi Kelly Slater cède sa couronne à Jack Robinson

    L’autre séisme de cette journée tahitienne est l’élimination de la légende Kelly Slater. L’Américain de 54 ans, invité sur une épreuve qu’il a remportée à cinq reprises, a subi la loi de l’Australien Jack Robinson. Malgré une belle entame tactique, Slater a cassé sa deuxième planche de la compétition et a laissé Robinson s’engouffrer dans la vague du jour, magistralement notée 9.17.

    L’Australien valide son ticket pour les quarts (15.00 à 8.46) où il retrouvera l’Américain Griffin Colapinto. Ce dernier a signé le meilleur total de la journée (16.67) pour s’imposer face à Miguel Pupo. Ce choc Robinson-Colapinto s’annonce électrique, puisqu’il s’agira du remake exact de la finale de l’édition 2025.

    Ramzy Boukhiam toujours en liste

    Ramzy Boukhiam a remporté sa série contre le brésilien Joao Chianca, grâce notamment à un bon tube noté 8 points. Le marocain est un excellent tube rider, et encore plus frontside. Il se retrouve en quart de finale contre l’australien George Pittar, et si je devais donner le nom d’un surprenant vainqueur au Teahupoo Pro 2026 dans le jeu Fantasy de WSL, je donnerai Ramzy

    Kelia Gallina : 14 ans et dernière carte locale

    Face à l’hécatombe chez les hommes, tous les espoirs du clan polynésien et français reposent désormais sur les épaules d’une adolescente. À seulement 14 ans, la wildcard Kelia Gallina a réalisé l’exploit majeur de ce Round 2 féminin en éliminant Caroline Marks, médaillée d’or olympique en 2024 et vainqueur du Tahiti Pro 2023.

    Issue des Trials, la jeune surfeuse a trouvé la sortie de tubes complexes pour s’imposer 8.27 contre 5.50 face à l’Américaine. Une performance hallucinante qui repousse les standards de précocité sur le circuit élite et sauve la mise pour le surf local.

    Les favorites chahutées, Simmers intouchable

    Le tableau féminin a également été marqué par la chute de l’actuelle numéro un mondiale. L’Hawaïenne Gabriela Bryan a été surclassée par l’Israélienne Anat Lelior, relançant totalement la course au titre mondial. De son côté, Caitlin Simmers n’a pas tremblé. L’Américaine a décroché la meilleure note individuelle chez les femmes avec un 9.00 sur un barrel très engagé sur le West Bowl, éliminant logiquement Brisa Hennessy. La tenante du titre, Molly Picklum, a elle aussi assuré sa place grâce à sa lecture dans le tube (8.17).

    Les enjeux du Finals Day

    La direction de course de la WSL a déclenché l’alerte jaune pour ce jeudi 13 août, ce qui signifie qu’ils espérent terminer la compétition. Le prochain call est fixé à 6h30 (heure locale) ou 18H30 heure française pour un lancement potentiel des quarts de finale dès 7h05. Kelia Gallina tentera de prolonger son parcours féerique face à Anat Lelior, avec l’ambition assumée de faire vibrer le public de la passe de Hava’e jusqu’au bout.

  • Le Retour de la Légende : Quiksilver Dévoile le Young Guns 2026

    Le Retour de la Légende : Quiksilver Dévoile le Young Guns 2026

    Vingt-et-un ans après l’opus original de 2005 qui a profondément marqué la culture glisse, la marque à la montagne et à la vague ravive la flamme. Le nouveau film Quiksilver Young Guns 2026 est enfin disponible, et il vient secouer les standards du surf de haute performance.

    Un casting XXL dans le perfectionnement indonésien

    Pour faire honneur à ce monument de la vidéo de surf, l’équipe s’est engouffrée dans les tubes parfaits de l’archipel indonésien. À l’image, on retrouve logiquement la crème du surf mondial actuel. Griffin Colapinto et Kanoa Igarashi mènent la charge, solidement épaulés par des talents bruts tels qu’Al Cleland Jr., Kehu Butler, Hughie Vaughn sans oublier les trajectoires toujours électriques de Mikey Wright. Grosse section à Tahiti avec Kauli Vaast et Jérémy Florès sur un bon son de Capleton. Marco Mignot a également une grosse part.

    Entre sections aériennes ultra-techniques et carves surpuissants sur le rail, ce cru 2026 célèbre le style avec un engagement total. Un pur concentré d’action qui prouve que l’héritage Young Guns ne mourra jamais. À visionner d’urgence avant votre prochaine session.

  • Tahiti Pro 2026 : Soirée noire pour les Bleues, la jeune Kelia Gallina enflamme Teahupo’o

    Tahiti Pro 2026 : Soirée noire pour les Bleues, la jeune Kelia Gallina enflamme Teahupo’o

    Mardi 11 août 2026, le premier tour féminin du Outerknown Tahiti Pro s’est disputé dans des conditions difficiles à Teahupo’o. Si la Polynésienne Vahine Fierro et la Française Tya Zebrowski ont subi de cruelles éliminations, la jeune wildcard locale Kelia Gallina, 14 ans à peine, a créé la sensation mondiale en sortant la double championne du monde Tyler Wright.

    La septième étape du Championship Tour (CT) de la World Surf League a démarré sous tension. Avec une houle diifcile et des vents forts en cross-offshore, le spot de Teahupo’o a offert des vagues techniques de 1,20 m à plus de 2 m, rendant le placement périlleux. Dans ce véritable champ de mines, la hiérarchie mondiale a été bousculée, laissant un goût amer au clan tricolore malgré l’émergence spectaculaire d’une nouvelle prodige.

    Vahine Fierro, la reine de Teahupo’o tombe d’entrée

    C’est la douche froide de ce premier tour. Vahine Fierro, tenante du titre de l’édition 2024 et véritable spécialiste de la vague, a été éliminée par l’Australienne Isabella Nichols. Après un restart forçant une série marathon de 55 minutes, la Tahitienne semblait pourtant avoir le contrôle.

    Fierro a rapidement scoré la meilleure vague de l’échange, un 5.83 récompensant un tube propre sur la section intérieure. Mais Isabella Nichols a su ajuster sa stratégie. Grâce à un changement de planche de dernière minute, l’Australienne a enchaîné deux vagues autour des 4 points, combinant des turns puissants en backside et un tube court mais critique pour prendre l’avantage sur le fil (8.77 contre 7.13). Cette défaite prématurée est un coup dur pour Vahine Fierro, actuellement 19e mondiale, qui avait impérativement besoin d’un gros résultat à domicile pour remonter au classement.

    Tya Zebrowski s’incline face à Erin Brooks

    La désillusion avait commencé quelques minutes auparavant pour les représentantes tricolores avec la sortie de Tya Zebrowski. Opposée à la Canadienne Erin Brooks, la jeune Française n’a pas réussi à trouver son rythme dans ce line-up capricieux, s’inclinant avec un faible total de 2.00 points.

    De son côté, Erin Brooks (18e mondiale) a joué la carte de l’adaptation. Après un début de série chaotique marqué par un mauvais choix de vague et un set pris sur la tête, la Canadienne a finalement trouvé un tube et l’emporter avec 6.90 points. Brooks affrontera la quintuple championne du monde Carissa Moore au prochain tour.

    L’exploit majuscule de Kelia Gallina à 14 ans

    La véritable étincelle de cette journée est venue de la jeunesse locale. Au lendemain de son quatorzième anniversaire, Kelia Gallina a signé l’une des plus belles surprises de la saison en éliminant l’Australienne Tyler Wright (5.34 contre 4.57).

    Gagnante des Tahiti Trials, la jeune wildcard a fait preuve d’une maturité impressionnante face à la double championne du monde. Tandis que Wright multipliait les wipeouts violents et peinait à lire le plan d’eau, Gallina a utilisé sa parfaite connaissance du récif pour sélectionner les bonnes vagues et gérer sa priorité avec sang-froid. « C’est définitivement le plus gros Teahupo’o que j’ai jamais surfé », a confié la jeune surfeuse à la WSL. « J’ai pris une grosse série sur la tête, j’étais presque sonnée. Je ne pensais même pas passer une série, alors je suis super heureuse. »

    Prochain call décisif

    L’aventure continue pour Kelia Gallina qui sera confrontée à un défi de taille au deuxième tour : faire tomber l’Américaine Caroline Marks, championne du monde 2023 et médaillée d’or olympique. Le prochain call est fixé à ce mercredi 12 août à 7h00 (heure locale), soit 19 heures en France, pour un lancement potentiel à 7h35. Côté masculin, tous les yeux seront rivés sur le round 3, avec notamment l’entrée en lice du Français Kauli Vaast face au Mexicain Alan Cleland, et le choc très attendu entre Kelly Slater et Jack Robinson.

  • Prévisions météo à Teahupo’o : pourquoi l’épreuve pourrait s’achever dès jeudi

    Prévisions météo à Teahupo’o : pourquoi l’épreuve pourrait s’achever dès jeudi

    Après une houle en baisse depuis dimanche, la direction de course à Teahupo’o (Tahiti) s’apprête à exploiter une fenêtre météo décisive. Entre ce soir, mercredi, jeudi voir vendredi matin, une houle de 2 à 3 mètres croisée à des vents favorables devrait permettre de boucler l’événement avant que les conditions ne se dégradent drastiquement.

    Une fenêtre offshore jusqu’à jeudi

    Si la taille des vagues diminue progressivement depuis ce week-end, le spot polynésien conserve un potentiel majeur pour la compétition. L’analyse des modèles Surfline confirme le maintien de vagues entre 2 et 3 mètres pour la journée d’aujourd’hui. Mercredi, un nouveau push de houle est attendu en cours de journée. Le facteur clé sera le vent : la bascule vers un flux offshore garantira un plan d’eau parfait, après une nuit et un début de matinée potentiellement marqués par quelques grains.

    Dès jeudi, la houle commencera à s’atténuer plus rapidement, offrant tout de même de solides séries à 2 M sous un vent toujours idéal pour creuser les tubes.

    Le tableau féminin en clôture

    Face à une fin de période d’attente (waiting period) qui s’annonce moins favorable, les organisateurs devraient opter pour un planning resserré.

    Couronner les champions jeudi soir si le timing le permet, les phases finales féminines clôturant probablement cet événement. En cas de retard, les ultimes séries féminines basculeront sur vendredi matin, dans des vagues résiduelles de 1m20 à 2m, avant que le vent ne tourne défavorablement dans l’après-midi.

  • Quand Nathan Florence défiait Kaiborg, le patron du North Shore

    Quand Nathan Florence défiait Kaiborg, le patron du North Shore

    On connaît Nathan Florence pour son engagement aveugle dans les vagues les plus dangereuses de la planète. Pourtant, la véritable terreur de sa vie n’a rien eu à voir avec une série de 10 mètres qui lui tombait sur la tête.

    Pour quiconque traîne ses dérives ou ses caméras dans l’industrie du surf depuis une vingtaine d’années, le nom de Kai Garcia, alias « Kaiborg », impose un respect immédiat. Ceinture noire de jiu-jitsu et figure incontournable du North Shore hawaïen, le bonhomme n’a jamais été réputé pour sa tendresse envers les jeunes imprudents qui s’approchent d’un peu trop près de sa famille ou des vagues du North Shore

    C’est exactement le mur sur lequel Nathan, alors âgé de 18 ans, est allé s’écraser.

    L’amour au temps du localisme

    L’histoire remonte à l’école primaire. Dès le CE2, Mahina, la fille de Kaiborg, avait jeté son dévolu sur ce « petit blondinet ». Elle l’avait même bombardé « petit ami officiel » dans la cour de récréation, pétrifiant le jeune Nathan qui n’avait alors pas osé lui adresser la parole de toute l’année scolaire.

    Les années ont passé. Mahina est devenue l’une des filles les plus courtisées de l’île, tandis que Nathan commençait à se faire un prénom dans le surf de gros, bien décidé à sortir de l’ombre de son grand frère John John. À 18 ans, lors d’un été à Hawaï, les deux jeunes officialisent enfin leur relation. Et c’est là que les sueurs froides commencent.

    Opération infiltration

    Dormir chez les Garcia ressemblait à une véritable opération de survie. Nathan raconte comment il restait paralysé dans la chambre au petit matin, écoutant les lourds bruits de pas du colosse hawaïen qui prenait tranquillement son café dans la pièce d’à côté.

    « J’attendais qu’il finisse et qu’il parte pour pouvoir m’éclipser de la maison sur la pointe des pieds », confie le surfeur, encore amusé par la scène. L’angoisse de croiser le regard de son beau-père au saut du lit était supérieure à celle de prendre une vague de set sur la tête à Pipeline.

    Le point culminant de cette tension dramatique a lieu lors d’un grand barbecue organisé par Vans sur la plage. Kaiborg s’approche, domine Nathan de toute sa carrure, et lâche cette phrase digne d’un film de Scorsese : « Écoute Nate, je t’aime bien. Mais si tu fais le con avec ma fille, je vais te détruire. »

    Le message est passé cinq sur cinq. Nathan a gardé le cap et s’est tenu à carreau. Aujourd’hui marié à Mahina, il considère son ancien bourreau comme un ami proche, voire un mentor spirituel avec qui il refait le monde. Une fin heureuse pour celui qui préfère définitivement braver des montagnes d’eau plutôt que de contrarier l’un des locaux les plus effrayants d’Hawaï.

  • Tahiti Pro : Masterclass de Slater, Boukhiam fait tomber le N°1 et Colapinto impérial

    Tahiti Pro : Masterclass de Slater, Boukhiam fait tomber le N°1 et Colapinto impérial

    Lundi 10 août 2026, la mâchoire de Teahupo’o s’est refermée de façon spectaculaire sur le round 2 du Outerknown Tahiti Pro. Dans des conditions solides de 8 à 10 pieds balayées par un vent side-shore, les surfeurs régulars ont dicté leur loi, marqués par le retour tonitruant de Kelly Slater face à Gabriel Medina et la victoire stratégique de Ramzi Boukhiam sur le numéro 1 mondial.

    Le piège marocain : Boukhiam élimine son ami Fioravanti

    Le duel tant attendu a tenu toutes ses promesses au large de la presqu’île tahitienne. Ramzi Boukhiam, actuel 33e mondial au classement WSL, affrontait le porteur du maillot jaune, l’Italien Leonardo Fioravanti. Les deux hommes se connaissent par cœur et partagent une solide amitié, mais sur ce reef acéré, toute camaraderie est restée au line-up. Face à la pression du N°1 mondial, c’est la science du tube frontside du Marocain qui a fait la différence.

    Avec un engagement total sur les sections les plus creuses, Boukhiam a su naviguer sur le « foamball » de manière chirurgicale pour décrocher un excellent 8.17 au milieu de la série. Il s’impose finalement avec un total de 15.67 contre 13.50 pour l’Italien. Comme l’a déclaré le surfeur marocain dans le communiqué officiel : « J’ai atterri et j’ai dû mettre mes mains pour freiner tellement c’était gros et creux. C’était une vague trépidante. »

    Slater vs Medina : La série de la compétition

    Notre lecteur David Crespel l’avait annoncé il y a deux jours dans nos commentaires : la série 13 du round 2 allait être le moment fort de la compétition. On ne peut qu’approuver. Cette revanche de la finale de 2014 a tourné à la démonstration. À 54 ans, Kelly Slater a offert une véritable masterclass d’engagement et de lecture de vague.

    Avec des « tombettes » ahurissantes et des take-offs dans le vide absolu, l’Américain a délibérément flirté avec la limite physique du spot. Il signe deux vagues stratosphériques notées plus de 9 points pour un total frôlant la perfection (19.06 sur 20). Face à lui, le triple champion du monde Gabriel Medina a rendu une excellente copie (16.10), mais il n’a pas su trouver l’engagement les vagues nécessaires pour renverser le « King ». Dans le chenal de Teahupoo, le constat était sans appel : The King is back, mother XXXXXX.

    Teahupo’o 2026 : La revanche des « regulars »

    Historiquement, la vague polynésienne est le terrain de jeu favori des « goofies » (pied droit à l’avant), avantagés pour surfer le tube de face. Pourtant, cette folle soirée a balayé les théories statistiques. Dans ce vent side-shore rendant la vague particulièrement piégeuse, les plus gros scores ont été l’apanage des « regulars » (pied gauche à l’avant) : Kelly Slater, le Brésilien Joao Chianca (17.83), Jack Robinson et surtout l’Américain Griffin Colapinto.

    Ce dernier a en effet scoré le premier 10 parfait de la compétition, portant son total combiné à 19.60, le meilleur score de sa carrière sur le CT. Le point commun entre ces trois droitiers ? L’engagement pur. Colapinto a dévalé une onde massive, perdant momentanément le contrôle de ses dérives sur la mousse avant de ressortir de la caverne. « Vous jouez à la frontière entre la vie et la mort », a confié l’athlète de 28 ans, soulignant l’exigence mentale requise pour dompter ces monstres d’eau.

    Enjeux du Round 3

    La compétition reprendra ce mardi 11 août, avec un appel fixé à 7h00 du matin (heure locale), soit 19 heures en France par la World Surf League. Les affrontements du round 3 s’annoncent électriques, avec notamment un explosif Kelly Slater contre le tenant du titre Jack Robinson….

  • John John Florence a lu nos critiques : sa nouvelle vidéo va vous choquer

    John John Florence a lu nos critiques : sa nouvelle vidéo va vous choquer

    On avait été clairs : la précédente vidéo de John John Florence ressemblait davantage à une brochure d’agence de voyage qu’à un vrai film de glisse. Notre frustration était palpable. Il faut croire que la légende hawaïenne lit attentivement nos colonnes (on rigole bien évidemment), car sa dernière publication est une véritable gifle. Fini les petites balades familiales en voilier, on retourne aux affaires sérieuses.

    Embarqué dans son expédition maritime depuis près de 400 jours, l’Hawaïen a jeté l’ancre dans l’archipel caribéen de Bocas del Toro, au Panama. Sous le vernis de la carte postale tropicale se cache l’un des meilleurs beach breaks au monde, réputé pour ses tubes caverneux qui recrachent du sable.

    Le maître incontesté des beach breaks

    Voir John John s’engager sous la lèvre de ces barrels techniques avec une telle désinvolture relève du génie. Une démonstration de force absolue qui nous rappelle l’essentiel : quand il décide de vraiment surfer, il reste absolument intouchable.

  • Tahiti Pro 2026 : Teahupo’o XXL, Mignot éliminé, Moniz impressionne et Toledo chute

    Tahiti Pro 2026 : Teahupo’o XXL, Mignot éliminé, Moniz impressionne et Toledo chute

    Ce dimanche 9 août 2026, la septième étape du Championship Tour (CT) de la WSL à Teahupo’o (Tahiti) a été interrompue après seulement trois séries en raison de vents défavorables. Dans des vagues de 10 à 12 pieds, l’Hawaïen Seth Moniz a signé la performance du jour, tandis que le double champion du monde Filipe Toledo et le Français Marco Mignot ont été éliminés.

    Des conditions limites et une journée écourtée

    La houle tant attendue a bien touché la Polynésie française la nuit dernière, offrant au lever du jour des séries massives oscillant entre 10 et 12 pieds, avec quelques bombes encore plus imposantes sur le récif. Si le vent matinal a permis de lancer le deuxième tour de l’Outerknown Tahiti Pro, un flux cross-onshore tenace s’est rapidement levé.

    Après seulement trois séries, le directeur de compétition a pris la décision logique de suspendre l’événement. Le plan d’eau, balayé par ce vent latéral, rendait certaines vagues à la limite du surfable à la rame, posant un réel enjeu de sécurité pour les athlètes engagés sur ce spot réputé pour sa dangerosité.

    Seth Moniz trouve la sortie face au champion en titre

    La première série de la journée a offert un spectacle de haut vol malgré les éléments déchaînés. Seth Moniz (HAW) s’est particulièrement illustré face au champion du monde en titre, Yago Dora (BRA). L’Hawaïen a d’entrée de jeu trouvé un tube profond noté 8.17 sur 10, avant d’enchaîner avec un 7.80, totalisant un impressionnant 15.97.

    Malgré un lourd wipeout et un score de 6.33 en guise de réponse, Dora n’a pas pu rivaliser avec la lecture de vague de son adversaire. Actuellement 31e mondial et en quête de maintien sur le CT, l’Hawaïen décroche son premier ticket de l’année pour le troisième tour.

    « C’était rude là-bas », a confié Moniz aux médias de la WSL à sa sortie de l’eau. « Quand c’est gros et dangereux comme ça, l’aspect compétitif s’efface un peu au profit de la survie. Mon 8.17 est peut-être l’une des meilleures vagues de ma vie. »

    Le Français Marco Mignot cède de justesse

    Le deuxième duel du jour opposait l’Hawaïen Barron Mamiya au tricolore Marco Mignot. Mamiya a rapidement pris l’avantage avec un tube critique évalué à 7.17. Le surfeur français s’est battu pour recoller au score, mais Mamiya a sécurisé sa qualification (9.07 contre 7.84) grâce à un petit 1.90 glané dans les dernières minutes sur une vague intermédiaire.

    Filipe Toledo éliminé : une défaite à nuancer

    Le troisième et dernier heat du jour a vu l’élimination de Filipe Toledo par Connor O’Leary (JPN) dans une confrontation aux scores exceptionnellement bas (4.06 contre 1.63). Si le public et les observateurs attendaient au tournant le Brésilien dans des vagues consistantes, il est honnêtement difficile de le critiquer sur cette session.

    Le vent side avait alors rendu le plan d’eau tout sauf engageant, avec des murs d’eau hachés compliquant dangereusement les drops. Après un restart de la série, O’Leary a su tirer son épingle du jeu de justesse sur des vagues plus au sud et moins exposées au vent, gagnant ainsi le droit de poursuivre l’aventure.

    Prochain call à l’aube

    La compétition reste en standby en attendant une accalmie du vent. Le prochain appel est fixé au lundi 10 août à 7h00 (heure de Tahiti, soit 19 h heure française), pour un éventuel redémarrage à 7h35. Le prochain duel à suivre opposera le champion du monde 2019 Italo Ferreira (BRA) au rookie sud-africain Luke Thompson.

    Résultats round 2 des hommes Outerknown Tahiti Pro 2026:
    HEAT 1: Kauli Vaast (FRA) 13.50 DEF. Crosby Colapinto (USA) 10.16
    HEAT 2: Alan Cleland (MEX) 6.00 DEF. Samuel Pupo (BRA) 5.00
    HEAT 3: Seth Moniz (HAW) 15.97 DEF. Yago Dora (BRA) 14.33
    HEAT 4: Barron Mamiya (HAW) 9.07 DEF. Marco Mignot (FRA) 7.84
    HEAT 5: Connor O’Leary (JPN) 4.06 DEF. Filipe Toledo (BRA) 1.63

    Prochaine séries du round 2:
    HEAT 6: Italo Ferreira (BRA) vs. Luke Thompson (RSA)
    HEAT 7: Liam O’Brien (AUS) vs. Jake Marshall (USA)
    HEAT 8: Ethan Ewing (AUS) vs. Joel Vaughan (AUS)
    HEAT 9: Leonardo Fioravanti (ITA) vs. Ramzi Boukhiam (MAR)
    HEAT 10: Morgan Cibilic (AUS) vs. Joao Chianca (BRA)
    HEAT 11: Kanoa Igarashi (JPN) vs. Alejo Muniz (BRA)
    HEAT 12: George Pittar (AUS) vs. Cole Houshmand (USA)
    HEAT 13: Gabriel Medina (BRA) vs. Kelly Slater (USA)
    HEAT 14: Jack Robinson (AUS) vs. Callum Robson (AUS)
    HEAT 15: Griffin Colapinto (USA) vs. Rio Waida (INA)
    HEAT 16: Miguel Pupo (BRA) vs. Mateus Herdy (BRA)

    OuterknownSéries du premier tour féminin Tahiti Pro
    HEAT 1: Sally Fitzgibbons (AUS) vs. Anat Lelior (ISR)
    HEAT 2: Tya Zebrowski (FRA) vs. Erin Brooks (CAN)
    HEAT 3: Isabella Nichols (AUS) vs. Vahine Fierro (FRA)
    HEAT 4: Stephanie Gilmore (AUS) vs. Yolanda Hopkins (POR)
    HEAT 5: Alyssa Spencer (USA) vs. Bella Kenworthy (USA)
    HEAT 6: Bettylou Sakura Johnson (HAW) vs. Brisa Hennessy (CRC)
    HEAT 7: Nadia Erostarbe (ESP) vs. Francisca Veselko (POR)
    HEAT 8: Tyler Wright (AUS) vs. Kelia Gallina (PYF)

  • Mort de Hank Foto : le photographe rebelle du North Shore s’est éteint

    Mort de Hank Foto : le photographe rebelle du North Shore s’est éteint

    La communauté surf vient de perdre l’un de ses regards les plus affûtés. Brian Stephen, que le line-up connaissait sous le nom légendaire de « Hank Foto », a tiré sa révérence à l’âge de 62 ans. Il s’est éteint au Queen’s Hospital d’Honolulu, emporté par un cancer qu’il combattait avec la même hargne qu’il affrontait les séries massives de Waimea Bay.

    Si vous avez feuilleté des magazines de surf dans les années 90, vous avez forcément frissonné devant ses clichés. Californien d’origine et ancien compétiteur en kneeboard, Hank était un personnage hors norme. À une époque où les photographes aquatiques vivaient comme des rockstars, lui évoluait littéralement à 200 à l’heure. Il assumait pleinement son passé de fêtard sulfureux sur la côte nord d’Oahu, une vie d’excès qu’il avait finalement laissée derrière lui pour célébrer fièrement 17 années de sobriété.

    Hank refusait de rester sagement sur le sable avec un téléobjectif. Il a été l’un des véritables pionniers du jet-ski pour shooter au cœur de l’action sur les outer reefs hawaïens, et a fait partie des premiers à capturer la perfection brute de Tahiti dès 1983. En s’engageant dans les pires conditions, il avait gagné le respect des locaux les plus intransigeants de l’île.

    Mais derrière le trompe-la-mort se cachait une réalité poignante. Veuf depuis 2018, Hank élevait seul son fils de 15 ans, Fender. La paternité l’avait profondément métamorphosé, l’ancrant dans une relation fusionnelle avec l’océan et son garçon.

    Aujourd’hui, l’adolescent se retrouve seul face à ce deuil. Face aux frais médicaux colossaux non pris en charge, la grande famille de la glisse a immédiatement réagi. Une cagnotte a été mise en ligne pour assurer l’avenir de Fender, récoltant déjà les dons de grands noms comme Kai Lenny. L’œil de Hank s’est fermé, mais ses images, elles, restent immortelles.

  • Débuts Explosifs au Tahiti Pro 2026 : Le Retour du King et la Maîtrise de Vaast

    Débuts Explosifs au Tahiti Pro 2026 : Le Retour du King et la Maîtrise de Vaast

    Samedi 8 août 2026, la septième étape du Championship Tour de la WSL, le Outerknown Tahiti Pro, a débuté dans des conditions solides avec un side shore, qui a rendu le choix des vagues encore plus difficiles à Teahupoo. Si Kelly Slater a prouvé qu’il restait le maître des lieux, le Tahitien Kauli Vaast a également brillé à domicile devant son public.

    Kelly Slater, toujours le maître absolu de Teahupoo

    À 54 ans, la légende américaine n’a rien perdu de sa superbe sur l’une des vagues les plus dangereuses au monde. Bénéficiant d’une wildcard, Kelly Slater a été tout simplement monstrueux dans ses tubes en backside. Il a survolé sa série du premier tour face à Eli Hanneman, compilant un impressionnant total de 16,23 points sur 20, dont une excellente note de 9,00.

    Dans un communiqué de la World Surf League, l’Américain aux onze titres mondiaux s’est confié sur son retour à l’eau : « C’est un peu comme faire du vélo, mais on oublie à quel point Teahupo’o est extrême. […] Je n’ai rien à prouver ici, mais quand on met le lycra et qu’on rame, on a besoin de sentir qu’on a quelque chose à prouver, surtout dans des vagues comme ça. »

    Kauli Vaast impérial, cruelle désillusion pour Eimeo Czermak

    Du côté des surfeurs locaux, Kauli Vaast, qui dispute pour la première fois l’épreuve en tant que membre régulier du CT, a confirmé qu’il serait extrêmement difficile à battre sur son spot. Sa maîtrise absolue et son excellent choix de vagues lui ont permis d’éliminer Crosby Colapinto au deuxième tour, avec notamment une vague notée 8,00. Cette victoire l’envoie directement au troisième tour où il affrontera le Mexicain Alan Cleland.

    La petite déception de cette journée d’ouverture vient de l’élimination d’Eimeo Czermak. Le vainqueur des Trials a offert un surf engagé comme on aime le voir, dominant presque l’intégralité de sa série. Malheureusement, à quelques minutes du coup de corne final, l’Hawaïen Seth Moniz a trouvé une véritable bombe notée 8,00. Un hold-up qui élimine cruellement le Tahitien pour seulement 0,33 point d’écart.

    La compétition a finalement été mise en pause en raison de la dégradation des conditions. Le prochain « call » est fixé au dimanche 9 août à 7h00 (heure locale), soit 19 heures françaises avec des vagues encore plus solides, mais toujours avec ce vent side shore. Tous les regards seront alors tournés vers l’affiche la plus attendue de l’événement : le choc au sommet entre Kelly Slater et Gabriel Medina.

    Résultats du Premier Tour (Hommes)

    • Série 1 : Ramzi Boukhiam (MAR) 8.17 bat Oscar Berry (AUS) 3.93
    • Série 2 : Luke Thompson (RSA) 5.50 bat Matthew McGillivray (RSA) 0.77
    • Série 3 : Seth Moniz (HAW) 14.50 bat Eimeo Czermak (PYF) 14.17
    • Série 4 : Kelly Slater (USA) 16.23 bat Eli Hanneman (HAW) 4.53

    Résultats du Deuxième Tour (Séries 1 et 2)

    • Série 1 : Kauli Vaast (FRA) 13.50 bat Crosby Colapinto (USA) 10.16
    • Série 2 : Alan Cleland (MEX) 6.00 bat Samuel Pupo (BRA) 5.00

    Les séries à venir pour le Deuxième Tour

    • Série 3 : Yago Dora (BRA) vs. Seth Moniz (HAW)
    • Série 4 : Marco Mignot (FRA) vs. Barron Mamiya (HAW)
    • Série 5 : Filipe Toledo (BRA) vs. Connor O’Leary (JPN)
    • Série 6 : Italo Ferreira (BRA) vs. Luke Thompson (RSA)
    • Série 7 : Liam O’Brien (AUS) vs. Jake Marshall (USA)
    • Série 8 : Ethan Ewing (AUS) vs. Joel Vaughan (AUS)
    • Série 9 : Leonardo Fioravanti (ITA) vs. Ramzi Boukhiam (MAR)
    • Série 10 : Morgan Cibilic (AUS) vs. Joao Chianca (BRA)
    • Série 11 : Kanoa Igarashi (JPN) vs. Alejo Muniz (BRA)
    • Série 12 : George Pittar (AUS) vs. Cole Houshmand (USA)
    • Série 13 : Gabriel Medina (BRA) vs. Kelly Slater (USA)
    • Série 14 : Jack Robinson (AUS) vs. Callum Robson (AUS)
    • Série 15 : Griffin Colapinto (USA) vs. Rio Waida (INA)
    • Série 16 : Miguel Pupo (BRA) vs. Mateus Herdy (BRA)
  • Doublé Historique au Boardmasters 2026 : Lemoigne et Marchiset au Sommet

    Doublé Historique au Boardmasters 2026 : Lemoigne et Marchiset au Sommet

    Ce samedi 8 août 2026, la délégation française a frappé un grand coup à Fistral Beach (Angleterre) lors du Boardmasters Longboard Pro 2026. Alice Lemoigne et Louis Marchiset ont tous deux remporté cette première étape du Longboard Qualifying Series (LQS 1 000) de la World Surf League (WSL). Face à des conditions de houle capricieuses, les deux athlètes ont imposé leur rythme pour prendre d’emblée la tête du classement européen.

    Alice Lemoigne, un septième sacre historique à Newquay

    La Réunionnaise Alice Lemoigne, double championne du monde de longboard, a une nouvelle fois prouvé sa suprématie sur le célèbre spot des Cornouailles. En finale, la surfeuse de 29 ans a dominé un plateau relevé, s’imposant face à sa compatriote Canelle Lebreton (2e), la Danoise Thilde Rasmussen (3e) et la locale Emily Currie (4e).

    Malgré des incertitudes quant à sa participation liées à ses engagements professionnels, Lemoigne a fait parler son expérience de la compétition. Elle a rapidement pris l’avantage avec un score de 7.33, s’appuyant sur de longs hang fives exécutés avec la grâce qu’on lui connaît. La Danoise Thilde Rasmussen, pourtant non tête de série, a bien tenté de bousculer la hiérarchie en obtenant la seule excellente note de la série, mais une interférence de priorité l’a lourdement sanctionnée.

    Un ultime sursaut de la houle dans les dernières minutes a permis à la Française de sceller définitivement sa victoire avec une vague notée 7.17, portant son total à 14.50 sur 20. Ce septième titre au Boardmasters vient enrichir un palmarès déjà exceptionnel pour la championne d’Europe en titre.

    La première victoire éclatante de Louis Marchiset

    Chez les hommes, la finale nous a offert un scénario stratégique et haletant. Face à des pointures de la discipline comme Édouard Delpero (qui visait un septième titre) et le Portugais António Dantas, c’est le jeune Basque Louis Marchiset qui a tiré son épingle du jeu. Il décroche ainsi sa toute première victoire sur le circuit LQS, une consécration amplement méritée. Côté rédaction, on ne vous cache d’ailleurs pas notre joie : Louis est un longboarder passionné, exactement comme on les aime, et nous sommes sincèrement ravis de le voir triompher à ce niveau.

    La série a pourtant été dominée dans un premier temps par les nose rides élégants d’António Dantas sur les gauches du spot. Mais Louis, surfant avec une grande intelligence tactique et fort de sa priorité, a su se montrer patient. À cinq minutes du buzzer final, sur le meilleur set de la journée, il s’est élancé sur une longue droite. Enchaînant de puissants cutbacks et un hang time maîtrisé, il a récolté un excellent 8.07, s’assurant la première place. Dantas termine deuxième, suivi du Français Max Jamet (3e) et d’Édouard Delpero (4e).

    À sa sortie de l’eau, le vainqueur peinait à réaliser, rappelant l’important investissement personnel et financier requis pour s’aligner sur ces épreuves. Une victoire au goût de récompense pour celui qui clame concourir avant tout pour le plaisir.

    Cap sur l’Australie pour la suite du Tour

    Grâce à ce triomphe britannique, Louis Marchiset et Alice Lemoigne s’installent confortablement en tête des classements européens LQS pour la saison 2026/2027. S’il n’y a plus de compétitions régionales prévues avant plusieurs mois sur le vieux continent, les regards se tournent désormais vers le circuit mondial. Les têtes d’affiche comme Lemoigne et Delpero vont intensifier leur préparation pour la prochaine grande étape du World Longboard Tour, attendue sur la mythique vague de Bells Beach, en Australie.

  • Tahiti Pro 2026 : houle XXL à Teahupo’o et programme des Français

    Tahiti Pro 2026 : houle XXL à Teahupo’o et programme des Français

    L’Outerknown Tahiti Pro, septième étape du Championship Tour (CT) de la World Surf League, débute ce samedi 8 août 2026 à Teahupo’o. Avec une houle massive annoncée jusqu’à 20 pieds et la présence record de cinq athlètes locaux et français, l’événement s’annonce historique. Le premier appel est fixé à 7h00 (heure de Tahiti).

    Une houle massive sous haute tension

    Les prévisions officielles de Surfline annoncent un premier week-end explosif en Polynésie française. Dès le samedi 8 août, une puissante houle de sud-sud-ouest va frapper le récif, générant des vagues de 8 à 12 pieds, avec des séries atteignant les 15 pieds.

    Le pic d’intensité est attendu pour la journée de dimanche. Les prévisionnistes anticipent des faces de vagues de 15 à 18 pieds, avec des séries exceptionnelles flirtant avec les 20 pieds (plus de 6 mètres). Ces conditions extrêmes s’accompagneront toutefois d’un défi technique de taille : le Mara’amu. Ce vent de sud-est, soufflant de manière « side-onshore » entre 15 et 25 nœuds, va dégrader le plan d’eau et obliger les surfeurs à se positionner très précisément sur le west bowl.

    Schaler Perry, manager chez Surfline, confirme cette violente dynamique : « La combinaison de la trajectoire et de la proximité de la tempête offrira une taille et une régularité solides ». Une accalmie et une amélioration de l’orientation des vents sont espérées à partir de mardi et mercredi prochains.

    Une délégation francophone prête pour l’exploit

    Face à ce mur d’eau capricieux, la représentation tahitienne et française n’a jamais été aussi forte sur le CT. Vahine Fierro, victorieuse ici même en 2024, cherchera à relancer sa saison sur un spot qu’elle maîtrise parfaitement. « C’est une telle inspiration d’être avec ce groupe qui se pousse mutuellement », a-t-elle déclaré aux équipes de la WSL.

    Chez les hommes, l’attention se portera sur Kauli Vaast, actuel leader dans la course au titre de Rookie of the Year, et sur Eimeo Czermak, vainqueur retentissant des Trials avec un score parfait de 20 points. Les jeunes prodiges Tya Zebrowski et Kelia Gallina complètent ce contingent prêt à en découdre face à l’élite mondiale.

    Les séries des Français et Tahitiens (Round 1)

    Catégorie Hommes :

    • Heat 3 : Seth Moniz (HAW) vs. Eimeo Czermak (PYF)

    Catégorie Femmes :

    • Heat 2 : Tya Zebrowski (FRA) vs. Erin Brooks (CAN)
    • Heat 3 : Isabella Nichols (AUS) vs. Vahine Fierro (FRA)
    • Heat 8 : Tyler Wright (AUS) vs. Kelia Gallina (PYF)

    Alors que les regards du monde entier se tournent vers le Pacifique, ce premier week-end de compétition s’annonce comme un véritable test d’engagement. La prochaine étape sera l’évaluation des conditions par les officiels dès l’aube pour lancer, ou non, les premières séries dans l’arène de Teahupo’o

    Le premier call est prévu à 19h00, heure française (19h30 pour un potentiel lancement des séries).

  • Le tour mondial de longboard a-t-il encore un sens aujourd’hui ?

    Le tour mondial de longboard a-t-il encore un sens aujourd’hui ?

    CJ Nelson vient de jeter un pavé dans la mare. Le shaper et icône de la glisse classique a posé une question frontale sur ses réseaux : le circuit mondial de longboard a-t-il vraiment de l’importance pour vous ? Sur 650 passionnés sondés, la sentence est tombée et elle fait mal : 58 % ont répondu non.

    Un désaveu cinglant qui a poussé le champion du monde Harrison Roach à monter au créneau. Pour l’Australien, si vous contestez l’existence d’un circuit officiel, autant raccrocher tout de suite. Il rappelle à juste titre qu’en dehors de la WSL, il n’y a aucune plateforme pour couronner un vrai champion du monde. Les festivals alternatifs célèbrent brillamment la culture, mais n’offrent pas la légitimité d’un titre sportif. Il invite d’ailleurs les critiques à chercher eux-mêmes les financements pour organiser des étapes dans des destinations premium.

    Et honnêtement, je suis clairement d’accord….

    L’aberration des vagues molles

    Pourtant, le public adore la discipline. Il suffit de voir les centaines de milliers de vues qu’engrangent les vidéos de free surf sur YouTube ou les réseaux sociaux pour comprendre l’engouement. Le problème ne vient pas du support, mais bien du format proposé.

    Regarder l’élite mondiale s’affronter uniquement sur des vagues molles d’un petit mètre est devenu une aberration. Ce que l’on veut vraiment voir, ce sont des longboarders s’engager, trouver des tubes et charger des conditions massives avec 9 pieds sous le bras. Le véritable frisson est là.

    Le piège du jugement esthétique

    L’autre frein majeur reste la notation. Le style est l’essence même du longboard, c’est indiscutable. Mais à trop vouloir juger l’esthétisme pur, la compétition devient parfois illisible et difficile à comprendre pour le grand public. Ce débat éternel sur les critères de jugement, couplé à des choix de spots souvent moyens, explique sans doute pourquoi la majorité des puristes – à l’image d’un Steve Sawyer nostalgique de l’événement unique – tourne aujourd’hui le dos au circuit.