Auteur/autrice : Kelly Slater

  • Challenger Series à Maresias : Jackson Bunch prend les commandes, Quivront et Braye passent au round 3

    Challenger Series à Maresias : Jackson Bunch prend les commandes, Quivront et Braye passent au round 3

    Après deux jours de pause en raison du manque de vagues, le Banco do Brasil São Sebastião Pro a repris ses droits le mardi 29 septembre 2026 à Maresias. Dans de petites conditions, l’Hawaïen Jackson Bunch a pris la tête du classement provisoire du circuit Challenger Series (CS). Côté tricolore, Charly Quivront et Mihimana Braye se qualifient, mais la compétition s’arrête prématurément pour Jorgann Couzinet.

    Le round de 64 masculin a enfin pu aller à son terme sur les bancs de sable de la plage de Maresias, dans l’État de São Paulo. Les compétiteurs ont dû composer avec une petite houle, offrant des vagues de 50 centimètres à un petit mètre lors des plus grosses séries. Malgré ces conditions capricieuses, la journée a été marquée par des bouleversements au classement général en vue de la qualification pour le Championship Tour (CT) 2027.

    Jackson Bunch, nouveau leader du circuit de qualification

    L’Hawaïen Jackson Bunch a signé la performance du jour lors de la cinquième série. Actuellement en pleine confiance après sa récente victoire sur le QS 6000 de Saquarema, il a scoré un 8.83 grâce à un enchaînement de six manœuvres puissantes. Il s’agit de la première note au-dessus de 8 depuis le début de l’épreuve brésilienne.

    Avec un total de 15.00 points sur 20, Bunch s’adjuge non seulement sa série face à Lennix Smith, Shion Crawford et Jarvis Earle, mais il prend également la tête du classement provisoire des Challenger Series. « Les vagues sont petites, mais quand elles arrivent, elles sont vraiment amusantes », a déclaré l’Hawaïen lors de son interview post-série diffusée par la World Surf League (WSL). Il a également souligné l’importance de son expérience passée sur le circuit d’élite pour gérer ce type de conditions techniques.

    Bilan contrasté pour les Français : Quivront et Braye solides, Couzinet chute

    Les surfeurs français ont connu des fortunes diverses lors de cette reprise. Charly Quivront a parfaitement négocié son entrée en lice en remportant sa série, affichant un surf solide et tactique. Le Tahitien Mihimana Braye a également fait forte impression. Engagé dans un heat particulièrement relevé, il a su trouver les ressources pour valider son ticket pour le round de 32.

    La grande déception du jour vient de l’élimination de Jorgann Couzinet. Le Réunionnais quitte prématurément la compétition brésilienne, une défaite qui pèse lourd au vu du format ultra-réduit du circuit Challenger Series cette saison, qui ne compte que cinq étapes. Heureusement pour les athlètes dans sa situation, la WSL permet désormais de comptabiliser un résultat issu d’un WQS 6000, ce qui maintient un espoir mathématique de qualification pour Couzinet avant les prochaines échéances.

    Hécatombe chez les Brésiliens, les pensionnaires du CT assurent

    Le public local a de son côté assisté à une véritable hécatombe. Sur les 14 surfeurs brésiliens engagés dans ce round de 64, seuls trois ont réussi à se qualifier : Douglas Silva, Ryan Kainalo et Deivid Silva. Weslley Dantas, ancien leader du classement CS, a notamment été éliminé dans une série de très haut niveau par l’Américain Dimitri Poulos (14.33 points) et le Sud-Africain Adin Masencamp (13.60 points).

    Les surfeurs disposant d’une expérience sur le Championship Tour ont globalement tenu leur rang. L’Américain Jake Marshall, actuellement 14ème mondial sur le CT, a fait parler sa science du placement pour avancer au tour suivant, tout comme Kade Matson qui a su exploiter des conditions rappelant les beachbreaks californiens de son enfance.

    Le prochain call de l’événement est fixé au mercredi 30 septembre à 7h00 (heure locale), soit midi en France. À l’issue de cette étape brésilienne, les surfeurs se tourneront vers les deux derniers rendez-vous décisifs de la saison à Ericeira (Portugal) et Newcastle (Australie).

    Résultats du Round 2
    HEAT 1: Charly Quivront (FRA) 12.83 DEF. Joel Vaughan (AUS) 10.10, Guilherme Ribeiro (POR) 7.76, Oliver Zietz (NLD) 7.60
    HEAT 2: Reef Heazlewood (AUS) 12.24 DEF. Jacob Willcox (AUS) 12.20, Rafael Barbosa (BRA) 9.83, Jordan Lawler (AUS) 9.33
    HEAT 3: Oscar Berry (AUS) 10.93 DEF. Kade Matson (USA) 10.27, Ben Lorentson (AUS) 10.00, Caleb Tancred (AUS) 9.84
    HEAT 4: Shohei Kato (JPN) 11.80 DEF. Douglas Silva (BRA) 10.77, Imaikalani deVault (HAW) 10.06, Vitor Ferreira (BRA) 8.87
    HEAT 5: Jackson Bunch (HAW) 15.00 DEF. Lennix Smith (AUS) 13.60, Shion Crawford (HAW) 10.93, Jarvis Earle (AUS) 9.83
    HEAT 6: Yago Dominguez (ESP) 11.97 DEF. Lucca Mesinas (PER) 11.17, Luke Thompson (RSA) 11.10, Rylan Beavers (HAW) 8.67
    HEAT 7: Ryan Kainalo (BRA) 10.80 DEF. Winter Vincent (AUS) 10.67, Ian Gouveia (BRA) 10.10, Joshua Moniz (HAW) 8.10
    HEAT 8: Jake Marshall (USA) 13.66 DEF. Hiroto Ohhara (JPN) 11.20, Rodrigo Saldanha (BRA) 10.60, Mikey McDonagh (AUS) 10.53
    HEAT 9: Jack Robinson (AUS) 12.50 DEF. Beyrick De Vries (NLD) 11.43, Hayden Rodgers (USA) 9.94, Riaru Ito (JPN) 8.47
    HEAT 10: Deivid Silva (BRA) 10.50 DEF. Kei Kobayashi (JPN) 10.43, Jorgann Couzinet (FRA) 9.57, Gabriel Klaussner (BRA) 6.83
    HEAT 11: Mihimana Braye (PYF) 12.24 DEF. Jett Schilling (USA) 11.73, Taro Watanabe (USA) 10.67, Mateus Herdy (BRA) 10.36
    HEAT 12: Connor Slijpen (RSA) 12.20 DEF. Alonso Correa (PER) 10.20, Samuel Pupo (BRA) 9.34, Xavier Huxtable (AUS) 8.27
    HEAT 13: Alister Reginato (AUS) 12.00 DEF. Eli Hanneman (HAW) 9.53, Lucas Vicente (BRA) 8.93, Taj Lindblad (USA) 4.70
    HEAT 14: Levi Slawson (USA) 11.73 DEF. Ian Gentil (HAW) 11.50, Ido Hagag (ISR) 10.66, Josh Burke (BRB) 9.56
    HEAT 15: Dimitri Poulos (USA) 14.33 DEF. Adin Masencamp (RSA) 13.60, Weslley Dantas (BRA) 12.10, Teva Bouchgua (MAR) 8.30
    HEAT 16: Crosby Colapinto (USA) 12.30 DEF. Owen Moss (USA) 10.90, Michael Rodrigues (BRA) 10.10, Edgard Groggia (BRA) 8.67
     
    Séries du round 3
    HEAT 1: Charly Quivront (FRA) vs. Reef Heazlewood (AUS) vs. Kade Matson (USA) vs. Douglas Silva (BRA)
    HEAT 2: Joel Vaughan (AUS) vs. Jacob Willcox (AUS) vs. Oscar Berry (AUS) vs. Shohei Kato (JPN)
    HEAT 3: Jackson Bunch (HAW) vs. Yago Dominguez (ESP) vs. Winter Vincent (AUS) vs. Hiroto Ohhara (JPN)
    HEAT 4: Lennix Smith (AUS) vs. Lucca Mesinas (PER) vs. Ryan Kainalo (BRA) vs. Jake Marshall (USA)
    HEAT 5: Jack Robinson (AUS) vs. Deivid Silva (BRA) vs. Jett Schilling (USA) vs. Alonso Correa (PER)
    HEAT 6: Beyrick De Vries (NLD) vs. Kei Kobayashi (JPN) vs. Mihimana Braye (PYF) vs. Connor Slijpen (RSA)
    HEAT 7: Alister Reginato (AUS) vs. Levi Slawson (USA) vs. Adin Masencamp (RSA) vs. Owen Moss (USA)
    HEAT 8: Eli Hanneman (HAW) vs. Ian Gentil (HAW) vs. Dimitri Poulos (USA) vs. Crosby Colapinto (USA)
     
    Prochaines séries du tableau féminin

    HEAT 1: Bella Kenworthy (USA) vs. Amuro Tsuzuki (JPN) vs. Sierra Kerr (AUS) vs. Isla Huppatz (AUS)
    HEAT 2: Tya Zebrowski (FRA) vs. Anat Lelior (ISR) vs. Moana Jones Wong (HAW) vs. Kiara Goold (PYF)
    HEAT 3: Vahine Fierro (FRA) vs. Sol Aguirre (PER) vs. Charli Hately (AUS) vs. Talia Swindal (USA)
    HEAT 4: Brisa Hennessy (CRC) vs. Laura Raupp (BRA) vs. Eweleiula Wong (HAW) vs. Anon Matsuoka (JPN)
    HEAT 5: Francisca Veselko (POR) vs. India Robinson (AUS) vs. Eden Walla (USA) vs. Maria Salgado (POR)
    HEAT 6: Teresa Bonvalot (POR) vs. Sophie McCulloch (AUS) vs. Lucy Darragh (AUS) vs. Ziggy Aloha Mackenzie (AUS)
    HEAT 7: Sally Fitzgibbons (AUS) vs. Ellie Harrison (AUS) vs. Sophia Medina (BRA) vs. Daniella Rosas (PER)
    HEAT 8: Alyssa Spencer (USA) vs. Kirra Pinkerton (USA) vs. Sanoa Dempfle-Olin (CAN) vs. Kana Nakashio (JPN)

  • Une session cauchemar : la houle de Penhors emporte un surfeur

    Une session cauchemar : la houle de Penhors emporte un surfeur

    Premier point, nous n’étions pas sur les lieux et nous ne connaissons pas les circonstances. Je pense que peu de gens en savent plus, d’où la recherche de témoignage.

    Samedi 26 septembre, la baie d’Audierne envoyait du lourd. À Penhors, spot incontournable du Finistère sud, ce qui devait être une simple session d’automne s’est transformé en véritable tragédie.

    L’alerte au pic et la solidarité des locaux

    Il est un peu plus de 16 heures et le plan d’eau est physique. Entre les séries, l’impensable se produit : des témoins repèrent un corps inerte à la dérive dans la zone d’impact. C’est là que l’esprit de notre communauté prend tout son sens. Avant même que l’alerte ne soit officiellement donnée au CROSS Corsen, les surfeurs présents à l’eau n’hésitent pas une seconde. À la force des bras, luttant contre les vagues et le courant, ils parviennent à récupérer la victime de 44 ans (53 ans d’après une autre source), à la ramener sur le sable et à entamer les tout premiers gestes de réanimation.

    Bravo à ces personnes, qui sont surement choquées actuellement.

    Un déploiement de secours impuissant

    Très vite, la plage de Pouldreuzic voit débarquer un dispositif de sauvetage massif. Un hélicoptère de la Marine nationale dans le ciel breton, et une vedette de la SNSM quadrille la zone, pendant que les pompiers prennent le relais sur le sable. Malgré la rapidité de la chaîne de secours et l’acharnement des locaux, l’homme ne s’en sortira pas et est déclaré décédé sur la plage.

    Le surf est un sport à risques

    Hors de question d’alimenter ici des polémiques stériles – d’ailleurs, notre communauté a toujours fait preuve d’une grande décence à ce sujet, et nous vous en remercions. Au fond, en tant que surfeurs, nous connaissons tous les règles du jeu. Malaise, choc contre la planche ou violence d’une série… chercher à décortiquer les causes exactes de ce drame n’a pas grand intérêt aujourd’hui. L’essentiel est ailleurs. À chaque mise à l’eau, on accepte cette part de risque inhérente à l’océan, tout en sachant pertinemment que le trajet en bagnole pour rejoindre le spot reste bien souvent l’étape la plus dangereuse de la session.

    Ce drame nous frappe de plein fouet. Il rappelle douloureusement que la solidarité au pic, bien qu’héroïque samedi dernier, ne suffit pas toujours quand les éléments se déchaînent. La communauté surf bretonne perd l’un des siens, et la prochaine mise à l’eau dans le Finistère se fera assurément avec le cœur lourd. Toutes nos condoléances à la famille, aux amis de la victime et aux personnes qui ont tenté de sauver ce surfeur.

  • Le Twin Fin Invitational Vol. III s’empare de Zarautz : Le surf libre à l’honneur

    Le Twin Fin Invitational Vol. III s’empare de Zarautz : Le surf libre à l’honneur

    Le Twin Fin Invitational, événement de surf indépendant célébrant les planches à deux dérives, fait son grand retour du 30 septembre au 6 octobre 2026. Pour cette troisième édition, la compétition fondée par William Aliotti quitte les Landes françaises pour investir le mythique spot de Zarautz, au Pays basque. Au programme : un plateau international de haut vol, un format axé sur la créativité et une semaine riche en événements culturels.

    Le retour aux sources du free surf

    L’essence même du Twin Fin Invitational repose sur une vision puriste et décomplexée de la glisse. Imaginé par le free surfeur professionnel français William Aliotti, l’événement prend le contre-pied absolu des circuits compétitifs traditionnels. Ici, il n’y a pas de panel de juges officiels ni de pression liée aux scores. Les surfeurs et les cadreurs présents évaluent eux-mêmes les performances, en récompensant avant tout le style, la fluidité et la créativité sur la vague.

    Le règlement technique est à la fois strict et libérateur : les participants évoluent uniquement sur des planches « twin-fin », avec un profil « tail fish » d’une largeur de 19,5 pouces. Ce choix audacieux replace l’art du shape et l’authenticité au centre de l’eau. Fait marquant, le format propose des séries mixtes, mélangeant hommes et femmes dans un véritable esprit de partage.

    Un casting cinq étoiles pour enflammer le Pays basque

    Après deux premières éditions couronnées de succès – le Vol. I à Seignosse en 2024 remporté par Victor Bernardo et Ainara Aymat, puis le Vol. II à Vieux Boucau en 2025 dominé par Maud Le Car et Kaito Ohashi – l’événement traverse la frontière. Zarautz, ville emblématique du surf basque, a été choisie pour accueillir ce troisième volet.

    Le public aura l’occasion de voir évoluer un plateau exceptionnel. Parmi les internationaux invités, on retrouve la légende vivante Tom Curren, le génie hawaiien Clay Marzo, Balaram Stack, ou encore le talent landais Sam Piter. Le tableau féminin compte de redoutables surfeuses avec la présence de Lee-Ann Curren, Juliette Lacome et la tenante du titre Maud Le Car. Les figures locales ne seront pas en reste, puisque le public pourra encourager les piliers du surf basque comme Aritz Aranburu, Kepa Acero, et Garazi Sanchez. Lors des jours sans compétition sur le spot principal, les riders garderont même un œil sur les mythiques vagues voisines, comme la gauche de Mundaka.

    Une semaine de culture surf et de festivités locales

    Plus qu’une simple démonstration de surf, le Twin Fin Invitational s’affirme comme un véritable festival culturel et communautaire. Si la fenêtre de compétition s’étend du 30 septembre au 6 octobre en fonction des conditions de houle, les activités annexes animeront la ville chaque jour.

    Les festivités débuteront le mardi 29 septembre avec un dîner d’accueil autour des célèbres pintxos locaux. La musique occupera une place de choix avec, en point d’orgue, un concert de la famille de Tom Curren le jeudi 1er octobre. La culture de l’artisanat surf sera célébrée le samedi 3 octobre lors d’une session « Shape & Paint » en collaboration avec Pukas. Enfin, fidèle à ses valeurs de transmission, l’organisation dédiera la journée du dimanche 4 octobre aux plus jeunes avec des séries pour les enfants et une session « Cash for Tricks ».

    Toute la communauté glisse a désormais les yeux rivés sur les cartes météo du golfe de Gascogne, dans l’attente du premier coup de trompe qui lancera cette grande messe du surf alternatif.

  • Lady Gaga contre-attaque et exige une petite fortune à Matt Biolos

    Lady Gaga contre-attaque et exige une petite fortune à Matt Biolos

    On pensait le feuilleton juridique entre la pop star et l’industrie du surf définitivement clos. Il vient de prendre un virage à 180 degrés. Si vous suivez l’actualité surf sur Icônes Surf, vous vous souvenez forcément du coup de tonnerre de mars 2025 : Matt Biolos, le charismatique fondateur de …Lost Surfboards, attaquait Lady Gaga en justice.

    Le motif ? L’utilisation du mot « Mayhem » sur les produits dérivés de la tournée de la chanteuse. Une marque déposée et utilisée depuis toujours par le shaper californien. Biolos réclamait alors la somme délirante de 100 millions de dollars.

    Mais la justice fédérale américaine en a décidé autrement.

    De l’offensive au cauchemar financier

    L’affaire s’est soldée par une victoire totale et écrasante de Lady Gaga, les juges estimant qu’il n’y avait aucun plagiat caractérisé de la part de l’artiste. Dossier classé ? Pas pour les avocats de la star.

    Loin d’en rester là, le camp Gaga vient de déposer un nouveau recours. L’objectif n’est plus de se défendre, mais de faire payer l’addition. La chanteuse exige aujourd’hui 232 484 dollars très exactement à la marque …Lost. Cette somme correspond au centime près aux frais d’avocats déboursés par la star pour assurer sa défense l’année dernière.

    « Un coup de pub déguisé »

    Pour Orin Snyder, l’avocat de Lady Gaga, la pilule de l’attaque initiale n’est jamais passée. Dans des propos relayés par Billboard, il n’a pas mâché ses mots à l’encontre de la figure de proue du surf californien.

    Selon lui, Biolos a purement et simplement tenté de surfer sur la notoriété de sa cliente. « Un plaideur ne devrait pas être autorisé à utiliser les tribunaux fédéraux pour monter un coup de pub déguisé en procès contre une artiste très acclamée », a-t-il déclaré au juge, fustigeant une procédure abusive.

    Une situation ironique pour Matt Biolos. Celui qui voulait protéger l’identité « core » de son label historique se retrouve aujourd’hui acculé par la machine hollywoodienne, avec une facture d’un quart de million de dollars au-dessus de la tête. Reste à savoir si le juge estimera que le shaper a effectivement abusé du système judiciaire, ou s’il devra simplement éponger les frais d’une bataille qu’il a lui-même déclenchée.

    Honnêtement d’un point de vue extérieur et français, cette histoire n’aurait jamais pu existé en France, et je pense que Lady Gaga aurait même perdu, mais les states restent les stated, ça serait dommage que Lost coule à cause de cette histoire….

  • « Le Règne des neiges » : Lost in the Swell dévoile les images de sa nouvelle expédition extrême dans le Grand Nord

    « Le Règne des neiges » : Lost in the Swell dévoile les images de sa nouvelle expédition extrême dans le Grand Nord

    L’équipage breton de Lost in the Swell a mis en ligne les premières images de son nouveau projet vidéo, « Le Règne des neiges ». À bord d’un voilier traditionnel centenaire, les surfeurs-aventuriers sont partis affronter les vagues glaciales du cercle polaire arctique. La video fera l’objet d’une tournée nationale à partir du 9 octobre 2026, avant une diffusion mondiale très attendue sur YouTube début novembre.

    Une quête de vagues inexplorées au-delà du cercle polaire

    Fidèles à leur réputation, les membres de Lost in the Swell repoussent une nouvelle fois les limites de l’exploration surf. Après les jungles africaines et les îles désertes, le trio a décidé de mettre le cap sur le grand froid. Le teaser, fraîchement dévoilé sur leur chaîne YouTube, donne immédiatement le ton : le rire communicatif de l’équipage contraste brutalement avec des images d’une nature hostile et glaciale.

    Pour cette expédition extrême, l’équipe a embarqué à bord du Lola of Skagen, un voilier traditionnel danois construit en 1919. Ce choix de navigation, rude mais authentique, leur a permis de s’aventurer bien au-delà du cercle polaire arctique, à la recherche de spots de surf inexplorés et de vagues vierges de toute présence humaine.

    Des conditions extrêmes : « Ne vous attendez pas à un conte de fées ! »

    Le surf en eaux froides est une discipline exigeante, mais cette nouvelle aventure semble franchir un palier supplémentaire. Le communiqué officiel de l’expédition annonce la couleur : tempêtes boréales, froid mordant, navigation au milieu de la banquise et blizzards incessants. Une réalité confirmée par la citation accrocheuse de leur bande-annonce : « Ne vous attendez pas à un conte de fées ! »

    Les premières images montrent des conditions de survie et de navigation particulièrement difficiles. L’engagement physique et mental des surfeurs est mis à rude épreuve pour espérer glisser sur les houles massives du Grand Nord. Ce documentaire vidéo risque d’être une nouvelle fois une bonne tranche de rigolade, de bon surf, mais aussi une aventure humaine et maritime face aux éléments déchaînés.

    Une vaste tournée d’avant-premières en France

    Avant la mise en ligne publique, Lost in the Swell partira à la rencontre de son public lors d’une grande tournée française de 26 dates. Le réalisateur et les surfeurs seront présents à chaque projection pour échanger avec les spectateurs.

    La tournée débutera logiquement en Bretagne, berceau de l’équipage, avec une première date au cinéma Le Rex de Crozon le 9 octobre 2026. Elle traversera ensuite tout le littoral atlantique et méditerranéen (Biarritz, Hossegor, Marseille, La Rochelle…), avant de s’achever en apothéose au Grand Rex à Paris, le 6 novembre.

    Les grandes étapes de la tournée d’octobre/novembre 2026 :

    • Sud-Ouest et Méditerranée : Antibes (14/10), Marseille (15/10), Montpellier (16/10), Hossegor (17/10), Biarritz (18/10), Bordeaux (20/10).
    • Littoral Atlantique : Saint-Denis-d’Oléron (22/10), La Rochelle (23/10), Les Sables-d’Olonne (24/10), Nantes (27/10).
    • Bretagne et Normandie : Crozon (09/10), Audierne (11/10), Lorient (25/10), Brest (30/10), Rennes (03/11), Le Havre (05/11).
    • Retrouvez la billetterie et la liste exhaustive des cinémas partenaires sur le site officiel du collectif.

    Vers une diffusion mondiale en accès libre

    Pour ceux qui ne pourraient pas assister aux projections en salle, la production reste fidèle à son modèle de diffusion. L’intégralité du documentaire « Le Règne des neiges » sera disponible gratuitement sur la chaîne YouTube de Lost in the Swell à partir du 8 novembre 2026. On vous conseille bien évidemment l’expérience cinéma….

  • Hughie Vaughan et Kash Brown remportent le Quiksilver Festival 2026 à La Nord

    Hughie Vaughan et Kash Brown remportent le Quiksilver Festival 2026 à La Nord

    Ce dimanche 27 septembre 2026, le Quiksilver Festival s’est achevé dans des conditions vraiment fun sur le spot de La Nord à Hossegor. Le duo australien Hughie Vaughan et Kash Brown décroche la victoire finale, tandis que la jeune garde française arrache la deuxième place au terme d’une semaine de compétition rythmée par un surf de haut vol, du skate et de la musique.

    La Nord en mode « machine à vagues » pour le « Biggest Turn »

    La dernière journée de compétition n’autorisait aucun calcul. Avec des vagues atteignant les deux mètres, le mythique line-up landais a imposé son rythme et exigé un engagement total de la part des athlètes. L’objectif de la journée, centré sur le thème du « Biggest Turn », a poussé les surfeurs à repousser leurs limites sur ces murs d’eau massifs que l’on affectionne tant sur nos côtes.

    Aritz Aranburu a rapidement ouvert le bal avec un carve puissant récompensé par un 7,90, suivi par un air reverse de l’Australien Jack Freestone (8,17) et une solide prestation du local Joan Duru (7,47). Le spectacle est encore monté d’un cran dans la sixième série grâce à l’engagement de Marc Lacomare sur un lay-back radical (7,87) et à l’aisance technique de l’Hawaïen Noah Beschen, auteur d’un 8,20 décisif sur un gros air en droite.

    L’envol de Noa Dupouy sauve l’honneur tricolore

    L’ultime série de la journée opposait l’organisateur Jérémy Florès, l’Américain Eithan Osborne, le leader australien Hughie Vaughan et le jeune Landais Noa Dupouy. Si l’Australien a rapidement tué le suspense en s’envolant sur une manœuvre aérienne gratifiée d’un 9 points, il faut souligner la performance majuscule de nos jeunes Français.

    Dans les dernières minutes de la série, Noa Dupouy n’a rien lâché et a replaqué un air reverse massif noté 9,03, décrochant ainsi la meilleure vague de la journée. Ce coup d’éclat permet à son équipe, complétée par les talentueux Kyllian Guérin et Sam Piter, de s’emparer d’une superbe deuxième place au classement général.

    Hughie Vaughan, l’homme fort du festival

    Régulier et explosif, Hughie Vaughan aura survolé les débats de bout en bout. Déjà auteur d’un 10 parfait plus tôt dans la semaine, il a scellé sa domination dominicale pour offrir le titre à son binôme formé avec Kash Brown.

    Côté récompenses individuelles, l’Américaine Zoe McDougal repart avec le titre de meilleure surfeuse. Chez les hommes, Parker Coffin, pour sa toute première apparition dans les Landes, est sacré meilleur surfeur du festival et grimpe sur la troisième marche du podium par équipes aux côtés d’Eithan Osborne.

    Le classement final :

    1. Hughie Vaughan / Kash Brown (AUS)
    2. Kyllian Guérin / Sam Piter / Noa Dupouy (FRA)
    3. Eithan Osborne / Parker Coffin (USA)

    Un cru 2026 inoubliable sur tous les fronts

    Au-delà du seul lycra de compétition, cette édition 2026 aura profondément marqué les esprits. L’action ne s’est pas cantonnée aux séries officielles : à quelques encablures de là, les bancs de sable ont délivré des sessions de freesurf épiques, offrant des barrels d’anthologie à ceux qui s’y sont aventurés.

    L’effervescence a également gagné les rues de la ville, transformant les abords de la plage en véritable carrefour de la culture glisse avec des démonstrations de skate survoltées. Le soir, la Place des Landais a pris le relais grâce à la programmation musicale pointue du label Ed Banger. Après l’ouverture signée Pedro Winter, le DJ set de Myd a clôturé les festivités dans une ambiance électrique. Une édition incroyable qui confirme que cet événement possède un ADN unique, mêlant performance de très haut niveau et célébration totale de la culture surf.

    @icones_surf On ne peut pas faire plus radical que Marc Lacomare #surf ♬ original sound – Icônes Surf, le média surf
  • Banco do Brasil São Sebastião Pro : Kiara Goold qualifiée, hécatombe chez les Françaises

    Banco do Brasil São Sebastião Pro : Kiara Goold qualifiée, hécatombe chez les Françaises

    la World Surf League (WSL) a donné le coup d’envoi du Banco do Brasil São Sebastião Pro, la troisième étape des Challenger Series, sur le spot de Praia de Maresias. Dans des vagues de 2 à 3 pieds plutôt propre, la première journée a été dominée par les locaux brésiliens, tandis que le clan français a connu des débuts particulièrement compliqués chez les femmes, sauvés in extremis par la qualification de Kiara Goold.

    Une première journée difficile pour les Bleues

    Le premier tour féminin (Round of 48) a fait de nombreuses victimes tricolores. La seule satisfaction est venue du Heat 1, où Kiara Goold a réussi à décrocher sa place pour les seizièmes de finale avec un total de 10.16 points, se classant deuxième derrière l’Australienne Sierra Kerr (10.94).

    En revanche, dans cette même série, Aelan Vaast n’a pas réussi à trouver les scores nécessaires et quitte la compétition prématurément avec un total de 9.20 points. Le scénario s’est répété pour Tessa Thyssen dans le Heat 4, éliminée à la dernière place de sa série avec un modeste 6.57. Enfin, Naïa Monte s’est inclinée dans le Heat 8 en terminant troisième avec 8.40 points face à la Canadienne Sanoa Dempfle-Olin et la Péruvienne Daniella Rosas.

    Les favoris assurent le spectacle

    Si les surfeuses européennes ont globalement peiné, le spectacle a été assuré par les têtes d’affiche internationales et brésiliennes devant une plage comble. L’Américain Jett Schilling s’est illustré en postant le meilleur total de la journée chez les hommes (13.23). Pas de chance pour nous, il était dans la série de Tiago Carrique, qui se fait éliminé alors qu »il a dominé la série une bonne partie des 25 minutes. Le Brésilien Lucas Vicente a quant à lui décroché la meilleure vague avec un 7.67 récompensant un enchaînement backside très précis. « Quand j’ai vu la vague, je lui ai souri et elle m’a souri en retour. Nous avons eu cette connexion », a déclaré Vicente au micro de la WSL.

    L’enfant du pays, Ryan Kainalo, actuel membre du Top 5 des Challenger Series, a lui aussi tenu son rang en remportant sa première série pour rester dans la course à la qualification pour le Championship Tour (CT). Chez les femmes, la locale Sophia Medina est la seule Brésilienne à avoir survécu à ce premier tour.

    Un deuxième tour crucial pour les Français

    Les espoirs tricolores se tournent désormais vers la suite de la compétition, avec l’entrée en lice très attendue des têtes de série. Au deuxième tour féminin (Round of 32), le Heat 2 proposera un duel 100% français entre Tya Zebrowski et Kiara Goold, qui seront opposées à l’Israélienne Anat Lelior et à l’Hawaïenne Moana Jones Wong. Dans la foulée, Vahine Fierro prendra l’eau dans le Heat 3 face à Sol Aguirre, Charli Hately et Talia Swindal.

    Du côté du tableau masculin, Charly Quivront lancera les hostilités dans le Heat 1 contre l’Australien Joel Vaughan, le Portugais Guilherme Ribeiro et le Néerlandais Oliver Zietz. Un peu plus tard, Jorgann Couzinet aura fort à faire dans la dixième série face au Brésilien Deivid Silva, au Japonais Kei Kobayashi et au Brésilien Gabriel Klaussner.

    Le prochain appel est fixé dimanche matin à 7h00 (heure locale), soit 12H heure française pour la suite de cette étape décisive.

  • Quiksilver Festival 2026 : L’Australie domine avant le jour de finale

    Quiksilver Festival 2026 : L’Australie domine avant le jour de finale

    Ce samedi 26 septembre 2026, l’avant-dernière journée du Quiksilver Festival by Swatch s’est tenue dans les vagues landaises sous l’œil d’un public venu en nombre. À l’issue d’intenses séries de « Best Combo », le duo australien Hughie Vaughan et Kash Brown a pris les commandes du classement général devant la paire française Florès-Bourez, promettant un dénouement explosif dimanche.

    Après quarante-huit heures de pause imposées par l’océan (une expression session a eu lieu jeudi), la compétition a repris ses droits dès 8h30 ce samedi matin sur les bancs de sable landais. Les surfeurs invités pour cette édition 2026 ont retrouvé des conditions massives, avec des séries de vagues atteignant les trois mètres. Une véritable aubaine pour les spectateurs massés sur la plage pour assister à cet avant-dernier jour de compétition.

    Pour cette reprise, la direction de course a imposé un format technique et exigeant : le « Best Combo ». Lors de séries de quarante minutes, les athlètes devaient enchaîner la meilleure combinaison de manœuvres sur une seule et même vague pour maximiser leur score. Ce format d’équipe de deux, où les points s’additionnent au fil des jours selon un thème imposé, laisse encore planer le suspense sur l’issue finale.

    Jérémy Florès et les locaux défendent leur territoire

    Dès les premières séries de la matinée, les surfeurs locaux ont fait parler leur connaissance du spot. Le Landais Justin Becret a ouvert le bal face à l’Américain Eithan Osborne, qui figurait alors dans le peloton de tête du classement provisoire. Dans la foulée, l’ancien pensionnaire du Championship Tour (CT), Joan Duru, a rappelé toute sa maîtrise technique et sa puissance en backside. Sur une solide droite, il a signé l’une des vagues les plus abouties de la session matinale.

    Le duel le plus haletant a néanmoins mis aux prises le Réunionnais Jérémy Florès et le jeune Basco-Allemand Kai Odriozola. Après une tentative de lay-back infructueuse, Jérémy Florès a trouvé son rythme de croisière sur une vague de série. Son puissant roundhouse cutback lui a rapporté un score solide de 7 points. Kai Odriozola a immédiatement répliqué avec un air reverse massif, offrant une belle série au public.

    De son côté, la prodige du skateboard et du surf Sky Brown a également fait le spectacle en remportant sa série, prolongeant ainsi son excellente dynamique sur la côte sud des Landes.

    L’échappée belle de la jeune garde australienne

    Malgré la résistance des vétérans français, la journée a été marquée par la performance de la jeune génération australienne. Déjà remarqué en début de semaine, Hughie Vaughan (déjà auteur d’un 10) s’est particulièrement illustré en scorant un 8,33 sur 10, s’adjugeant ainsi la meilleure note enregistrée ce samedi.

    Son coéquipier Kash Brown, récent vainqueur du prestigieux King of the Groms 2026, a pris le relais avec la même intention. À seulement 18 ans, il a multiplié les vagues, confirmant la suprématie de leur binôme sur ce format créatif. Cette synergie permet aux deux Australiens de creuser un écart précieux au tableau d’affichage avant le dernier jour du festival.

    Le classement provisoire et les enjeux de dimanche

    À l’aube de la journée décisive du dimanche 27 septembre, le classement général par équipe s’affine, bien que le titre reste mathématiquement ouvert grâce à l’accumulation des scores.

    Voici le top 3 provisoire à l’issue des séries de samedi :

    1. Hughie Vaughan / Kash Brown (AUS) – 43,50 points
    2. Jérémy Florès / Michel Bourez (FRA) – 38,63 points
    3. Eithan Osborne / Parker Coffin (USA) – 37,97 points

    Les prévisions météorologiques annoncent de très bonnes conditions de surf pour départager définitivement ces équipes sur la zone mobile s’étendant entre Hossegor La Nord et La Gravière. Avant cet ultime affrontement, le public et les athlètes se réuniront ce samedi soir pour la soirée de clôture musicale, portée par le DJ Myd. L’occasion de faire la fête avant de couronner officiellement les vainqueurs de ce millésime 2026.

  • Comment une embrouille nocturne avec Patrick Beven a donné naissance au morceau « SNI »

    Comment une embrouille nocturne avec Patrick Beven a donné naissance au morceau « SNI »

    Vous connaissez cette situation : fin de soirée un peu arrosée, les esprits s’échauffent, et un type décide de vous expliquer la vie. C’est exactement ce qui s’est passé une nuit à Biarritz. Sauf que le type en question a très mal choisi sa cible.

    Il a passé une bonne partie de la nuit à saouler son interlocuteur, revendiquant fièrement son statut de « local de La Grande Plage ». Son erreur ? La personne en face s’appelait Patrick Beven.

    Si vous suivez un peu le surf, vous savez que l’ancien pro a passé de nombreuses années au Pays Basque et qu’il connaît la région comme sa poche. Mais surtout, derrière le surfeur au talent brut et le mec réputé pour son immense gentillesse, se cache un expert du Jiu-Jitsu brésilien.

    Le local de La Grande a fini au sol

    La fatigue d’écouter ce monologue territorial aurait pu s’arrêter au comptoir. Mais l’histoire s’est prolongée dehors. La tension monte, le ton change, et le fameux local décide de faire un pas de trop.

    Quand on connaît le bagage martial de Patrick, la suite tient presque du comique de répétition : un petit mouvement de Jiu-Jitsu clinique, et l’affaire est classée. Pas de drame, juste une maîtrise physique expéditive.

    Mais c’est ici que l’histoire bascule de la simple anecdote de comptoir à la légende locale.

    Un message sur répondeur devenu un tube

    Patrick Beven est un mec profondément sympa. Tellement sympa qu’une fois la pression redescendue, il culpabilise. Il veut s’excuser auprès de ce gars qui l’a pourtant harcelé toute la nuit. Après quelques coups de fil, il finit par récupérer le numéro d’un contact du fameux « local » et laisse un long message d’excuse sur le répondeur.

    Ce message vocal ne s’est pas perdu dans les limbes de la messagerie. Il a été récupéré et intégré à une piste musicale par Tim. Le résultat ? Le morceau SNI.

    Pour les plus jeunes, le terme ne vous dit peut-être rien. Aujourd’hui on parlerait d’un kook. Mais à l’époque, un lambda, un gars ni connu ni vraiment du coin qui se prenait pour un cador, on l’appelait un SNI : un Surfeur Non Identifié.

    Le son est cool, l’origine de la prod l’est encore plus. Comme quoi, une embrouille avec le mauvais gars peut parfois vous valoir une petite clé de bras, mais surtout votre place dans l’histoire de la culture surf locale.

    Le titre est sur Spotify, non, je ne rigole pas – Tapez SNI de l’artiste Tim. C’est le titre dans la video en dessous, mais je vous conseille d’écouter le morceau entier c’est incroyable.

  • Challenger Series à Maresias : Le clan français prêt à en découdre au Brésil

    Challenger Series à Maresias : Le clan français prêt à en découdre au Brésil

    La troisième manche du circuit Challenger Series (CS) de la World Surf League s’ouvre ce samedi 26 septembre 2026 sur le puissant spot de Praia de Maresias, au Brésil. Jusqu’au 3 octobre, 80 hommes et 48 femmes vont s’affronter pour décrocher de précieux points en vue du Championship Tour (CT) 2027. Parmi eux, une délégation de dix athlètes tricolores joue une grande partie de sa saison.

    Une étape inédite aux vagues exigeantes

    Pour la première fois, le circuit CS fait halte dans l’État de São Paulo. Les compétiteurs internationaux vont se frotter aux puissants beachbreaks de Maresias, un spot réputé pour sa vitesse et ses sections tubulaires exigeantes. Face à eux, des locaux surmotivés comme Sophia Medina et Caio Costa, invités en tant que wildcards par la WSL pour défendre leurs couleurs à domicile.

    L’objectif est clair pour l’ensemble du plateau : accumuler un maximum de résultats pour intégrer le top 10 masculin ou le top 6 féminin à la fin de l’année et décrocher le précieux sésame pour l’élite.

    Quivront et Couzinet mènent la charge masculine

    Du côté des hommes, Charly Quivront aborde l’épreuve brésilienne avec le statut de meilleur Français. Actuellement 15e au classement général, il ne compte que 1380 points de retard sur la 10e place qualificative. Avec trois pensionnaires du CT devant lui au classement, le surfeur tricolore est virtuellement à deux places de la qualification et touche au but.

    Jorgann Couzinet (21e) est également en embuscade. Fort d’une belle 3e place au QS 6000 de Pantin, il a refait une grande partie de son retard et se positionnerait à la 17e place en retirant les surfeurs du CT. Pour Mihimana Braye (29e, à 3600 points du top 10) et Tiago Carrique (40e, à 4750 points), l’urgence est de mise. Si Carrique a su remonter la pente grâce à une 5e place au North Surf Fest, les deux athlètes doivent impérativement capitaliser sur les vagues de São Sebastião pour faire un rapproché.

    Fierro, Zebrowski et la surprise Monte chez les femmes

    Le contingent féminin s’annonce passionnant avec des enjeux très disparates. Vahine Fierro (43e) et Tya Zebrowski, officiellement hors du cut du CT, entament une nouvelle campagne de requalification. Le circuit CS, dont il reste 3 épreuves, représente leur meilleure option pour retrouver l’élite mondiale l’an prochain.

    Aelan Vaast, 21e et meilleure Française en lice pour la qualification (Johanne Defay étant déjà assurée de sa place), doit combler un écart de 4960 points avec le top 6. Tessa Thyssen, redescendue à la 40e place faute d’avoir participé aux récents QS 6000, et Kiara Goold (45e) auront à cœur de rattraper les points manquants au Brésil.

    Enfin, l’événement marquera le baptême du feu pour la jeune Naïa Monte. À seulement 15 ans, elle bénéficie d’une wildcard inespérée pour se frotter pour la première fois aux surfeuses du CS et engranger une expérience précieuse.

    Avec l’arrivée des surfeurs de l’élite venus sauver leur place, les cartes vont être rebattues dans ce classement. Les Français ont leur destin entre les mains. Premier call fixé ce samedi 26 septembre à 11h30, heure française.

  • Quiksilver Festival 2026 : spectacle sur le sable landais avant le swell du week-end

    Quiksilver Festival 2026 : spectacle sur le sable landais avant le swell du week-end

    Ce jeudi 24 septembre, les organisateurs du Quiksilver Festival ont fait le choix de la patience sur la côte landaise. Après un long call à 8h30, Miky Picon et Jérémy Florès ont préféré préserver le tableau principal pour les conditions attendues ce week-end, lançant à la place une expression session intensive sous une forte chaleur.

    Deux heures de spectacle et des tubes en freesurf

    Si le plan d’eau affichait une houle propre tenue par un vent offshore, la direction technique anticipe un potentiel nettement supérieur pour samedi et surtout dimanche. Durant deux heures, les pros ont enchaîné manœuvres engagées et petits barrels devant une plage noire de monde. Quelques mètres plus loin, un banc de sable parfaitement calé a offert une session de tubes mémorable aux freesurfeurs, d’abord clairsemés puis de plus en plus nombreux à l’eau.

    Jour de repos vendredi, call fixé à samedi

    L’organisation confirme qu’aucune manche ne sera lancée ce vendredi : le festival observe un jour de repos sans call matinal. Le retour aux affaires est programmé pour ce samedi 26 septembre, l’heure exacte du call restant à préciser par la direction de course.

    @icones_surf Tubes Hossegor Quiksilver festival 2026 #surf #surfing #surfer #quiksilverfestival #hossegor #quiksilver ♬ son original – Icônes Surf, le média surf
  • John John Florence déniche une droite vierge lors de son trip à la voile

    John John Florence déniche une droite vierge lors de son trip à la voile

    Le triple champion du monde John John Florence continue son exploration maritime loin des foules. Dans sa dernière vidéo publiée il y a quelques jours, l’Hawaïen dévoile une session incroyable sur une droite vierge, soulevant des questions sur la chronologie exacte de son expédition.

    Une logistique complexe récompensée

    Trouver la perfection a un prix. Pour dénicher ce reef isolé au milieu de nulle part, le surfeur a dû composer avec une préparation millimétrée. « Le processus pour trouver de bonnes vagues ici est plus compliqué que je ne l’imaginais », confie l’athlète. Entre le calcul précis des vivres, la navigation au gré d’une météo capricieuse et le risque de contracter la dengue, l’expédition relevait du défi.

    L’effort a fini par payer. Après un premier repérage décevant sous un vent onshore, les conditions ont tourné. Le résultat ? Une session en solitaire sur une droite glassy et tubulaire. L’Hawaïen décrit une expérience « indescriptible », fasciné par le fait que cette vague déferle ainsi, sans personne, depuis des millénaires.

    Des dates qui intriguent

    Si ces nouvelles images font rêver la communauté surf, la chronologie du trip interroge. Le voilier de Florence a récemment été signalé au Panama, puis aux Galápagos, et se trouverait actuellement du côté de Tahiti. Cette droite mystère se situe probablement quelque part sur cette immense route, à moins qu’il ne s’agisse de séquences d’archives savamment distillées.

    Quoi qu’il en soit, cette vidéo confirme que l’Hawaïen reste le maître absolu de la production free surf. Reste à savoir quelle sera la prochaine destination secrète dévoilée par son équipage.

  • « Recyclez vos combis » : Anglet accueille la 3e édition de la collecte

    « Recyclez vos combis » : Anglet accueille la 3e édition de la collecte

    Le samedi 3 octobre 2026, de 9h à 12h, la plage de Marinella à Anglet accueillera la troisième édition de l’événement de collecte « Recyclez vos combis ». Soutenue par la marque Soöruz, cette initiative écologique vise à récupérer les équipements en néoprène usagés pour leur offrir une seconde vie grâce à des filières de valorisation locales.

    Une solution concrète pour le matériel usagé

    L’objectif de cette matinée est simple : éviter que les combinaisons qui dorment dans nos garages ne finissent à la déchetterie. Les surfeurs, ainsi que les écoles de surf locales qui renouvellent régulièrement leur parc, sont invités à venir déposer leurs anciens équipements directement sur le stand de l’événement. Ces pièces en néoprène seront ensuite récupérées par des entreprises de la région spécialisées dans l’upcycling et le recyclage.

    L’engagement d’Icônes Surf face aux déchets de la glisse

    La rédaction d’Icônes Surf a décidé de s’impliquer dans cette dynamique et de soutenir ce besoin crucial de recycler notre matériel. Il y a quelques mois, lors d’une journée d’initiation et de tables rondes organisée par l’EUROSIMA, le constat de l’industrie était sans appel : nous devons impérativement mieux gérer les déchets issus de notre pratique.

    Aujourd’hui, que faisons-nous de nos combinaisons trouées et de nos vieilles planches cassées ? Elles finissent encore trop généralement dans une simple poubelle. C’est pour inverser cette tendance que nous nous engageons à favoriser et relayer ce genre d’actions locales. La transition écologique du surf passera par ces initiatives, et le prochain rendez-vous est fixé sur le sable d’Anglet.

  • Le parcours de Marco Mignot à l’honneur pour lancer l’EuroSIMA Surf Summit 2026

    Le parcours de Marco Mignot à l’honneur pour lancer l’EuroSIMA Surf Summit 2026

    Les jeudi 24 et vendredi 25 septembre 2026, l’industrie européenne de la glisse se donne rendez-vous dans les Landes pour la 25e édition de l’EuroSIMA Surf Summit. Organisé au Belambra Club Les Estagnots de Seignosse, l’événement fédère les professionnels du secteur autour des nouveaux enjeux technologiques, économiques et environnementaux.

    « Drop in » : un appel à la prise de position

    À quelques jours de son ouverture, le rassemblement annuel de l’industrie européenne des Action Sports affiche ses ambitions. Le président de l’EuroSIMA, Jean-Louis Rodrigues, a placé cette nouvelle édition sous le mot d’ordre « Drop in ». Cette thématique incite les dirigeants et professionnels présents à prendre des décisions concrètes plutôt que de simplement observer les fluctuations du marché.

    Pour répondre à ces problématiques, le programme s’articule autour de quatre piliers majeurs : le marché et son modèle économique, les marques face aux consommateurs, la durabilité liée aux réglementations, ainsi que l’humain face à l’intelligence artificielle. L’objectif est de fournir des outils pour redonner de la solidité économique à un secteur en pleine mutation.

    Le marché, l’IA et les réglementations au cœur des débats

    L’économie de la filière sera scrutée lors d’une table ronde confrontant les données générales du marché sportif européen aux résultats spécifiques de l’étude Surf Panorama. Au-delà des chiffres de vente, l’innovation technologique occupera une place centrale. Le consultant Thomas Escot interviendra notamment sur la Generative Engine Optimization (GEO), détaillant comment l’intelligence artificielle bouleverse la recherche en ligne et modifie la visibilité des marques de surf.

    Sur le plan environnemental, la mise en conformité devient un impératif. Le cabinet COSE 361 et l’éco-organisme Refashion proposeront une cartographie des nouvelles réglementations européennes, en insistant sur la Responsabilité Élargie du Producteur (REP) pour la filière textile. Le développement durable sera également abordé sous l’angle de la science, avec une conférence dédiées à l’apport de la biomécanique et de la recherche sur les matériaux pour l’équipement technique.

    L’innovation et le sport de haut niveau en fil rouge

    En marge des conférences, l’EuroSIMA récompensera l’innovation de l’année. L’événement dévoilera le nom du lauréat de l’Appel à Projets Innovation 2026, succédant ainsi à la planche démontable New Wave primée lors de l’édition précédente. Les participants pourront découvrir divers produits et services au sein du Surfing Lounge.

    Bien que profondément orienté B2B, le sommet conserve un lien étroit avec le sport de haut niveau. Le surfeur professionnel Marco Mignot lancera ces deux journées en revenant sur sa récente qualification pour le Championship Tour. En clôture le 25 septembre, les professionnels assisteront à la projection du documentaire « Step Up », réalisé par Arthur Picard, en présence du spécialiste de grosses vagues Clément Roseyro.

    Entre ces différentes interventions, l’EuroSIMA a prévu d’importantes plages dédiées au networking, notamment lors de la soirée officielle du 24 septembre prévue au 70 Hectares. Ces moments d’échange restent le socle de ce sommet, permettant de consolider le réseau des professionnels européens de la glisse, et nous y serons présent….

  • Localisme en Bretagne : un surfeur de 43 ans jugé pour violences à l’eau

    Localisme en Bretagne : un surfeur de 43 ans jugé pour violences à l’eau

    « La prochaine fois, je te finis ». Cette phrase ne sort pas d’un film d’action, mais bien d’une session de surf qui a totalement dégénéré sur la côte d’Émeraude.

    On a tous déjà connu des tensions au pic. Une taxe un peu limite, un regard noir, quelques noms d’oiseaux échangés. Mais ce qui s’est passé récemment sur les spots de Saint-Lunaire et du Cap Fréhel va au-délà. Petit rappel : la personne est présumée innocente, nous n’étions pas sur les lieux et nous ne connaissons aucun protagoniste;

    PS: Bien sûr l’image est fictive, on n’allait pas mettre le visage des protagonistes ou la photo de la plage où a lieu l’incident.

    Quand la loi de la jungle remplace les règles de priorité

    Ce mardi 15 septembre 2026, un surfeur expérimenté de 43 ans a dû s’expliquer à la barre du tribunal de proximité de Dinan, dans les Côtes-d’Armor. Les faits qui lui sont reprochés : violences et menaces de mort envers deux autres pratiquants.

    Le prévenu est accusé d’avoir maintenu ses victimes sous l’eau. Un acte dangereux qui transforme un simple litige de priorité en véritable agression physique.

    En Bretagne nord, les vagues de qualité se méritent. La saturation des spots pousse à un certain localisme ou du moins à des actes isolés dangereux. Attention, on parle de la Bretagne Nord, mais soyons réaliste, le phénomène tend à se développer avec un nombre de plus en plus croissant de surfeurs.

    Une sanction rarissime réclamée par le procureur

    Face à la gravité des faits, la justice a décidé de frapper fort. Le procureur de la République n’y est pas allé par quatre chemins et a requis de la prison avec sursis.

    Mais c’est surtout la deuxième peine demandée qui risque de faire jurisprudence : une interdiction totale de paraître sur ces spots. Bannir judiciairement un surfeur de ses vagues locales est une mesure rarissime en France.

    Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 20 octobre 2026. Une date que beaucoup de surfeurs de la région attendent avec impatience, car elle pourrait bien marquer un tournant dans la gestion des conflits à l’eau.

  • Big Wave Challenge 2026 : Justine Dupont au sommet, Tom Lowe miraculé

    Big Wave Challenge 2026 : Justine Dupont au sommet, Tom Lowe miraculé

    Le monde du surf de gros s’est réuni pour célébrer les vainqueurs du Big Wave Challenge 2026. La Française Justine Dupont y a décroché le prestigieux titre de Surfeuse de l’Année, confirmant sa suprématie mondiale lors d’une cérémonie également marquée par le retour émouvant du Britannique Tom Lowe.

    Justine Dupont, la reine incontestée des vagues géantes

    Originaire de Lacanau, Justine Dupont continue d’écrire l’histoire du surf tricolore. Récompensée par le titre suprême de « Women’s Surfer of the Year », elle prouve une fois de plus son engagement total sur les spots les plus dangereux de la planète. Cette consécration vient couronner une saison hivernale complexe. La Française s’impose comme la référence absolue du surf de gros féminin, inspirant toute une nouvelle génération de chargeuses.

    Tom Lowe et Natxo Gonzalez : la résilience à l’honneur

    Chez les hommes, l’émotion a submergé l’assemblée. Le Britannique Tom Lowe, revenu d’une blessure quasi fatale, a été élu Surfeur de l’Année. Dans son discours de remerciement, il a rappelé l’importance de repousser les limites du surf à la rame, notamment sur le redoutable slab irlandais de Mullaghmore, prouvant qu’il n’est plus toujours nécessaire d’utiliser un jet-ski sur ces vagues mutantes. C’est d’ailleurs sur ce même spot que le Basque Natxo Gonzalez, lui aussi rescapé de graves traumatismes crâniens, a remporté la « Ride of the Year » pour un drop hallucinant à la seule force des bras.

    Le palmarès complet du Big Wave Challenge 2026

    Si l’absence d’Hawaï et de la côte ouest américaine s’est cruellement fait ressentir cette année, des vagues comme Teahupo’o, Mullaghmore et Nazaré ont permis à la compétition de survivre. Voici les lauréats de cette édition :

    • Surfeuse de l’Année : Justine Dupont (Lacanau, France)
    • Surfeur de l’Année : Tom Lowe (Cornouailles, Royaume-Uni)
    • Vague de l’Année (Femmes) : Izzi Gomez (Teahupo’o, Tahiti)
    • Vague de l’Année (Hommes) : Natxo Gonzalez (Mullaghmore, Irlande)
    • Plus Grosse Vague (Femmes) : Michelle Des Bouillons (Nazaré, Portugal)
    • Plus Grosse Vague (Hommes) : Rodrigo Koxa (Nazaré, Portugal)
    • Performance à la Rame (Femmes) : Zoe Chait (Todos Santos, Mexique)
    • Performance à la Rame (Hommes) : Grant Baker (Nazaré, Portugal)
    • Jeune Talent (-18 ans) : Ian Pegoraro (Maui, Hawaï)
    • Wipeout de l’Année : Alberto Truncer (Nazaré, Portugal)

    Avec une saison 2026 ayant prouvé que les limites du surf à la rame pouvaient encore être repoussées sur des vagues autrefois réservées au tow-in, une question se pose : la prochaine saison hivernale signera-t-elle le déclin définitif du jet-ski pour la performance pure ? El Nino annonce t’il un hiver record avec des houles XXL dans le pacifique. Le rendez-vous est pris pour les prochaines alertes XXL.

  • Quiksilver Festival à Hossegor : L’aérien à l’honneur et deux notes parfaites pour le jour 3

    Quiksilver Festival à Hossegor : L’aérien à l’honneur et deux notes parfaites pour le jour 3

    Ce lundi 21 septembre 2026, la plage d’Hossegor a accueilli la troisième journée de compétition du Quiksilver Festival by Swatch. Sous l’impulsion du directeur d’épreuve Miky Picon, le format radical du « Biggest Turn » a poussé les surfeurs dans leurs retranchements. Une prise de risque maximale récompensée par deux notes parfaites de 10/10, attribuées à l’Australien Hughie Vaughan et à l’Hawaïen Noah Beschen. Bon a priori, les airs sont inclus dans les « biggest turns »

    Des conditions optimales pour une manœuvre unique

    Après un week-end rythmé par les combinaisons de tricks, l’organisation a décidé de changer son fusil d’épaule ce lundi matin. Bénéficiant d’un ensoleillement généreux et d’une houle particulièrement propre sur les bancs de sable landais, le plan d’eau offrait de multiples pics. Les compétiteurs ont ainsi pu exploiter un terrain de jeu polyvalent, distillant aussi bien des droites que des gauches propices aux manoeuvres les plus aériennes.

    C’est dans ce contexte favorable que Miky Picon a relancé le format « Biggest Turn ». Le principe est limpide, mais exigeant : une seule vague est comptabilisée par série. Les surfeurs n’ont pas besoin de construire un enchaînement, ils doivent tout miser sur une seule et unique manœuvre critique. Ce format de type « gagner ou perdre » favorise historiquement le surf aérien et les turns extrêmement puissants.

    L’Australien Hughie Vaughan repousse les limites

    Dès les premières séries, le ton a été donné par les spécialistes des manœuvres au-dessus de la lèvre. Hughie Vaughan, qui s’était déjà fait remarquer lors des tours précédents, a posé l’un des airs les plus massifs de cette édition 2026. L’Australien a exploité une section pour réaliser un front side air avec un gra, avant d’assurer une replaque parfaite.

    Les juges n’ont pas hésité et lui ont attribué le premier 10/10 parfait de l’événement. Cette démonstration de maîtrise technique et d’engagement total a eu une incidence directe sur le classement par équipe. Grâce à cette performance, le duo australien composé de Hughie Vaughan et Kash Brown s’empare de la première place du classement général provisoire, reléguant les leaders de la veille au second plan.

    Noah Beschen et l’expérience tricolore en embuscade

    La fin de journée a maintenu cette intensité à son paroxysme. Dans l’ultime série de ce lundi, l’Hawaïen Noah Beschen a répondu à l’Australien en signant à son tour un 10/10 irréprochable. Lancé à pleine vitesse, il a exécuté une rotation aérienne complète (« full rotation »), replaquant en douceur devant un public conquis.

    Face à ce déferlement de manœuvres aériennes, les vétérans du circuit ont fait parler leur puissance. L’Américain Parker Coffin s’est illustré avec un turn backside ravageur noté 7,77 points, s’imposant d’un cheveu devant le Tahitien Michel Bourez. Du côté tricolore, le Landais Marc Lacomare a remporté sa série avec son surf sur le rail.

    Enfin, l’organisateur du festival, Jérémy Florès, a prouvé qu’il restait un compétiteur redoutable. Opposé à Noah Beschen, le Réunionnais a frappé fort avec un score de 8,27 points. Cette bonne vague permet à la paire française Florès / Bourez de faire une entrée remarquée sur le podium provisoire. La compétition devrait reprendre dès demain sur la côte sud des Landes, avec un nouveau format dicté par l’évolution de l’océan.

    Prochain call Jeudi, pas de compétition demain et après demain.

  • Mason Ho s’attaque aux slabs mutants du nord Écosse  dans sa prochaine vidéo

    Mason Ho s’attaque aux slabs mutants du nord Écosse dans sa prochaine vidéo

    Je l’avoue, je trépigne d’impatience. Quand Mason Ho sort un nouveau teaser, on sait d’avance qu’on va assister à un spectacle hors norme. Mais les premières images de son prochain projet m’ont particulièrement scotché. Et pour cause, ce n’est pas un énième edit tropical sur une vague de classe mondiale parfaite. L’Hawaïen nous embarque dans le froid mordant de l’Écosse.

    Retour sur les terres mythiques du Coldwater Classic

    Si vous suivez la compétition depuis longtemps, trop longtemps, cette zone ne vous est pas inconnue. Nous sommes dans les eaux glaciales du Caithness, autour de Thurso. Je connais bien cet endroit, et j’ai gardé un souvenir très vif de cette région depuis l’époque mémorable des O’Neill Coldwater Series. C’était le test ultime pour les surfeurs du circuit : des vents glaciaux, des tempêtes imprévisibles, et des vagues extrêmement brutes.

    Mais ce que Mason nous montre ici dépasse largement ce qu’on y voyait en compétition à l’époque.

    Un slab à sec que l’on croyait insurfable

    Ce qui rend ce teaser littéralement fou, ce sont ces vagues mutantes qui cassent sur des dalles de roche affleurantes. Certains des slabs que l’on aperçoit dans la vidéo possèdent une quantité d’eau si ridicule qu’à l’époque du Coldwater, certains surfeurs les considéraient purement et simplement comme insurfables.

    Pour être tout à fait honnête, même aujourd’hui, je suis encore à deux doigts de le croire. L’engagement est total. On le voit s’élancer sur ce qui s’apparente plus à un trottoir coupant à fleur d’eau qu’à une véritable vague. Son aisance sur ces sections sans fond, où la moindre erreur se paie cash sur le reef, force le respect.

    Vivement la sortie de cette nouvelle vidéo qui s’annonce incroyable. Mason a décidément ce don unique de transformer des vagues mortelles en un véritable terrain de jeu.

  • Quiksilver Festival 2026 : Le trio Piter-Dupouy-Guerin s’installe aux commandes dans les Landes

    Quiksilver Festival 2026 : Le trio Piter-Dupouy-Guerin s’installe aux commandes dans les Landes

    Le deuxième jour du Quiksilver Festival by Swatch s’est disputé ce dimanche 20 septembre 2026 à Hossegor autour du format « Best Combo ». Malgré une entame délicate sur des séries massives de plus de 2 mètres, les surfeurs tricolores ont dicté le tempo pour hisser l’équipe emmenée par Sam Piter, Noa Dupouy et Kyllian Guerin au sommet du classement général provisoire.

    Un plan d’eau sélectif avant l’embellie landaise

    Les prévisions météorologiques annonçaient une journée idéale, mais le littoral a d’abord dû composer avec les séquelles d’un flux on-shore nocturne venu du Pays basque. Dès les premières lueurs du jour, le plan d’eau affichait des vagues multi-pics, balayées par des séries solides oscillant entre 2 m et 2,50 m.

    Si le vent offshore a rapidement nettoyé la surface, le positionnement au large est resté technique. Miky Picon, directeur de la compétition, a maintenu le cap en lançant le format « Best Combo ». Contrairement au « Biggest Turn » de l’ouverture, l’évaluation reposait sur la construction d’un enchaînement de manœuvres franches et critiques sur une seule vague.

    Noa Dupouy et Sam Piter frappent fort

    Dès le premier heat, Joan Duru a ouvert le bal en postant un 5,8 points grâce à son surf puissant sur le rail, terminant à égalité avec le jeune Basque espagnol Hans Odriozola. Dans la série suivante, Noa Dupouy a confirmé sa régularité en scorant le meilleur score de la série sur sa dernière vague avec un bon turn et un lay-back. Noté 6 points, le Landais s’est adjugé la victoire de sa série. Son coéquipier Sam Piter a assuré la suite en décrochant la deuxième place aec le même style de vague. À noter, qu’il a trouvé dans ce line-up chaotique, un petit tube qui a fait son effet.

    Cette complémentarité permet au collectif formé par Sam Piter, Noa Dupouy et Kyllian Guerin de prendre les rênes de l’épreuve. Derrière, la riposte s’est organisée : Aritz Aranburu a répondu aux attaques de Jérémy Florès par un combo solide conclu d’un puissant lay-back. C’est toutefois Kai Odriozola qui a signé le score individuel le plus élevé du jour, maintenant son équipe sur le podium provisoire.

    Classement provisoire après deux journées :

    1. Sam Piter / Noa Dupouy / Kyllian Guerin (FRA)
    2. Marc Lacomare / Joan Duru (FRA)
    3. Kai Odriozola / Hans Odriozola (FRA)

    Une Expression Session de gala pour clore la journée

    Alors que la marée et la houle se calaient, l’organisation a basculé sur une Expression Session d’une heure. Sous une lumière intense, les conditions sont devenues les meilleures de la journée.

    Le free surf a permis aux vétérans d’échanger avec les espoirs du programme Surf Heritage de la Fédération Française de Surf. Dans cette heure sans pression de note, le spectacle est monté d’un cran : Aritz Aranburu a déroulé une partition d’école sur les droites, Joan Duru s’est engagé sans retenue sur les plus grosses gauches.

    La fenêtre de compétition reste ouverte jusqu’au 27 septembre, avec des rounds programmés entre Hossegor, Capbreton et Seignosse en fonction de l’évolution des bancs de sable et des trains de houle. Demain le call est prévu à 8H30 avec un possible début à 9H00. Mais, comme toujours, c’est l’océan qui choisira.

    @icones_surf Quiksilver Festival 2026 Concours de style entre Joan Duru et Aritz Aranburu #surf #surfing #surfer #quiksilverfestival ♬ son original – Icônes Surf, le média surf
  • Quiksilver Festival à Hossegor : grosses conditions et turns massifs pour lancer l’édition 2026

    Quiksilver Festival à Hossegor : grosses conditions et turns massifs pour lancer l’édition 2026

    Ce samedi 19 septembre 2026, le Quiksilver Festival a ouvert ses portes dans des conditions musclées sur le célèbre spot de La Nord, à Hossegor. Poussés par un format de compétition exigeant, des surfeurs comme Parker Coffin, Jérémy Florès et le Landais Sam Piter se sont engagés sans retenue dans une houle atteignant les 3 à 4 mètres, devant un public venu en masse.

    Un format radical pour une houle solide

    Dès 8h ce matin, l’océan a donné le ton. La Nord offrait un plan d’eau puissant et technique, un terrain de jeu à la hauteur du plateau international réuni sur la côte landaise. Pour coller à ces conditions spectaculaires de 3 à 4 mètres, Miky Picon, Directeur de compétition, a mis en place un format intransigeant intitulé « Biggest Turn ».

    La règle est simple : au cours de séries de 40 minutes, une seule vague est comptabilisée par surfeur. L’objectif n’est pas d’enchaîner des petits turns, mais bien de trouver la bombe du heat et de s’engager à 100 % sur une manœuvre majeure. Ce choix stratégique a obligé les compétiteurs à prendre l’expression « au pied de la lettre », déclenchant des prises de risque maximales et des chutes impressionnantes avec un public qui en redemande.

    Parker Coffin signe le score du jour, Florès survolté

    Si le Basque Aritz Aranburu et Kai Odriozola ont remporté leurs premières séries respectives, c’est l’Américain Parker Coffin qui a véritablement fait exploser les compteurs. S’élançant sur une gauche massive frôlant les 3 mètres, il a exécuté un Reentry d’une rare violence sur la section critique. Cette manœuvre lui rapporte un 8,3 points, soit la meilleure note de la journée.

    Dans le camp français, Jérémy Florès était particulièrement attendu. Pour un surfeur qui s’est fait rare à l’eau et en compétition ces derniers temps, l’organisateur du festival a prouvé que son sens marin sur les bancs de sable landais était intact. Il a enflammé la foule en s’engageant à 110 % sur ses vagues, frappant fort là où l’erreur ne pardonne pas, pour s’adjuger la première place de sa série.

    Sam Piter intouchable à domicile

    L’autre grande démonstration de force est venue du local Sam Piter, qui a surfé avec une intensité impressionnante tout au long de sa série. Porté par sa connaissance du spot, il s’est engagé dans des sections critiques. Son turn massif, récompensé par un 8 points net, a fait lever la plage. Au vu de sa lecture de vague et de son rythme aujourd’hui, le format à une seule vague a presque sauvé ses adversaires : sur un heat classique, Sam Piter aurait très certainement mis tout le monde combo.

    Classement provisoire et suite du programme

    À l’issue de cette journée d’ouverture, le duo américain prend la tête, talonné par l’équipe française :

    1. Eithan Osborne (USA) / Parker Coffin (USA)
    2. Sam Piter / Noa Dupouy / Kyllian Guerin (FRA)
    3. Wiggolly Dantas (BRA) / Aritz Aranburu (ESP)

    La journée se clôture ce soir sur la Place des Landais avec la « Ed Banger Opening Party », un événement musical gratuit réunissant Pedro Winter (Busy P), So Me et Address Hymen. Côté compétition, la période d’attente court jusqu’au 27 septembre. L’organisation s’adaptera aux bancs de sable d’Hossegor, Capbreton ou Seignosse pour offrir les meilleures conditions possibles pour la suite de l’événement.

    @icones_surf @sampiter40, c'était quoi ce dernier turn…Ouff #surf #surfing #surfer #quiksilver @quiksilver ♬ son original – Icônes Surf, le média surf
  • Lexus Trestles Pro 2026 : Victoires historiques pour Erin Brooks et Miguel Pupo

    Lexus Trestles Pro 2026 : Victoires historiques pour Erin Brooks et Miguel Pupo

    Ce vendredi 18 septembre 2026, la Canadienne Erin Brooks et le Brésilien Miguel Pupo ont remporté le Lexus Trestles Pro, neuvième étape du Championship Tour (CT) de la World Surf League. Dans des conditions solides de 1,20 m à 1,50 m sur le célèbre spot de Lower Trestles, les deux athlètes ont confirmé leur excellente forme du moment et bousculé la hiérarchie à l’approche des phases finales.

    Erin Brooks, l’ascension fulgurante continue

    À seulement 19 ans, Erin Brooks marque l’histoire du surf mondial. En s’imposant en Californie, la Canadienne signe une troisième victoire consécutive sur le CT, rejoignant un cercle très fermé comprenant Stephanie Gilmore (2008) et Carissa Moore (2014-2015). Ce succès lui permet de bondir à la cinquième place du classement mondial, la positionnant comme une prétendante sérieuse au titre.

    Lors d’une finale sous haute tension, elle a pris le dessus sur l’actuelle numéro 1 mondiale, Gabriela Bryan (HAW). Après un début de série dominé par la puissance de l’Hawaïenne, Brooks a fait parler la précision de son surf backside. Avec un score final de 13.00 contre 11.90, elle prouve sa capacité à gérer la pression face aux meilleures, après avoir déjà éliminé la championne du monde en titre Molly Picklum en demi-finale et Carissa Moore en quart.

    Miguel Pupo s’offre une seconde jeunesse

    Chez les hommes, le vétéran brésilien Miguel Pupo (34 ans) confirme sa résurrection sportive en 2026. Déjà vainqueur à Bells Beach en début de saison, il s’adjuge sa deuxième victoire de l’année et grimpe à la quatrième place mondiale.

    En finale, Pupo a fait la différence face au Japonais Kanoa Igarashi grâce à un surf backside radical, récompensée par un excellent 8.50. Malgré la belle résistance de Kanoa, qui a temporairement repris la tête avec un 7.67, le Brésilien a su trouver une dernière gauche décisive dans les moments critiques. Son score de 6.27 lui a permis de sceller le sort de la série (14.77 contre 14.40).

    Marco Mignot piégé par l’océan face à Kanoa Igarashi

    Seul représentant français encore en lice lors de cette ultime journée, Marco Mignot a vu son parcours s’arrêter en quart de finale face à Kanoa Igarashi. En compétition, le sens marin et la sélection de vagues sont tout aussi déterminants que la technique pure : il faut choper les bonnes séries et les exploiter parfaitement. Dans ce duel fatidique, le Français n’a tout simplement pas réussi à trouver les vagues offrant le bon potentiel de score. Face à un Igarashi redoutable et très à l’aise sur un spot qu’il connaît par cœur, Mignot est resté bloqué par un océan avare en opportunités, laissant le Japonais s’envoler avec un total de 15.67.

    Le sprint final vers le sacre mondial

    Malgré sa défaite en finale, Gabriela Bryan conserve le maillot jaune de leader du classement général et confirme son statut de favorite. De son côté, Kanoa Igarashi, fort de sa régularité à Trestles (deuxième place comme l’an passé), remonte à la septième place mondiale et se relance dans la course au titre.

    Il ne reste désormais plus que trois étapes avant le couronnement des champions du monde. Le circuit basculera très prochainement sur le continent européen avec le MEO Rip Curl Pro Portugal, dont la fenêtre de compétition s’ouvrira du 16 au 25 octobre 2026. L’enjeu s’annonce déterminant pour les surfeurs cherchant à sécuriser leur place dans le Top 5 avant la finale de Pipeline.

  • Jérémy Florès rend un dernier hommage aux pompiers disparus

    Jérémy Florès rend un dernier hommage aux pompiers disparus

    Des dizaines de casques étincelaient sous le soleil bordelais ce vendredi 18 septembre. Sur l’esplanade des Quinconces, la nation a rendu un hommage solennel aux caporaux Anthony Berthôme et Wilfried Schmitter. Tragiquement emportés à 34 ans lors du terrible incendie de Mérignac le 21 juillet dernier, ces deux hommes ont été élevés au grade de chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume par le ministre de l’Intérieur. Une cérémonie poignante pour des héros qui ont laissé une trace indélébile bien au-delà des casernes.

    Leur disparition résonne particulièrement fort au sein de la communauté surf. Profondément touché, Jérémy Florès a tenu à saluer la mémoire de ces deux amoureux de l’océan. Le lien avec le grand bleu était viscéral pour eux, et tout spécialement pour « Will ».

    Fervent pratiquant, Wilfried Schmitter était un membre actif de la section surf des sapeurs-pompiers. Entre deux gardes éprouvantes, c’est dans les vagues qu’il puisait son équilibre. Le chargeur réunionnais a rappelé que derrière les uniformes se cachaient souvent des frères de l’océan. Une passion partagée qui rend aujourd’hui l’hommage du monde du surf d’autant plus sincère et appuyé face au sacrifice ultime de ces soldats du feu.

    On en profite pour dire que les championnats de france des sapeurs pompiers a lieu actuellement à LacanaU, allez les encourager…

  • Trestles Pro 2026 : Marco Mignot qualifié, Vaast, Fierro et Zebrowski chutent

    Trestles Pro 2026 : Marco Mignot qualifié, Vaast, Fierro et Zebrowski chutent

    Jeudi 17 septembre 2026, la neuvième étape du Championship Tour de la World Surf League (WSL) a rendu son verdict avant les phases finales sur le mythique spot de Lower Trestles, en Californie. Si Marco Mignot s’est offert le scalp d’Italo Ferreira, l’équipe de France a perdu trois de ses quatre représentants. Kauli Vaast, Vahiné Fierro et Tya Zebrowski quittent prématurément la compétition, plaçant les surfeuses tricolores dans la zone rouge pour la suite de la saison.

    Le clan tricolore en difficulté sur les galets de San Clemente

    Les conditions régulières de 1,20 m déroulant sur le célèbre « point break » californien n’ont pas souri à la majorité du contingent français. Le champion olympique Kauli Vaast a livré un beau duel de goofyfooters face à Yago Dora au deuxième tour, mais le Tahitien n’a malheureusement pas réussi à dénicher une vague back-up à la hauteur pour contrecarrer les manœuvres aériennes du Brésilien.

    Du côté du tableau féminin, la situation comptable se crispe considérablement. Tya Zebrowski a fait les frais de la puissance brute de Gabriela Bryan. L’Hawaïenne a planté un excellent 8,50 sur son attaque frontside, ne laissant aucune chance à la jeune pépite française. Le scénario s’est révélé tout aussi complexe pour Vahiné Fierro. Opposée à Sawyer Lindblad, une surfeuse qui a forgé ses armes sur cette vague depuis son enfance, la Tahitienne a été largement dépassée au score (15,34 contre 8,74). Ces deux éliminations consécutives placent désormais les représentantes tricolores dans la très redoutée zone rouge du classement mondial.

    L’étincelle Marco Mignot au milieu des favoris tombés au combat

    Seule véritable éclaircie dans ce ciel gris pour les Bleus : la qualification éclatante de Marco Mignot. Lors du troisième tour, le Français passe cette série compliquée en s’imposant sur le fil face à Italo Ferreira (13,70 contre 13,37), vice-champion du monde en titre sur ce même spot et médaillé d’or olympique en 2021.

    Cette journée marathon, marquée par des séries superposées, a d’ailleurs été fatale à de nombreux grands noms du circuit. Le leader du classement Griffin Colapinto s’est fait surprendre sur ses terres par l’Australien Callum Robson. Même constat de désillusion pour le triple champion du monde Gabriel Medina, sorti par la fougue et le festival aérien de son jeune compatriote Mateus Herdy, engagé dans une course contre la montre pour accrocher le cut de mi-saison.

    Yago Dora et Carissa Moore patronnent le classement mondial

    En marge de ces bouleversements, les leaders ont assuré l’essentiel pour conserver ou récupérer la précieuse tunique jaune du Championship Tour. Vainqueur de Kauli Vaast, le Brésilien Yago Dora s’est emparé de la première place mondiale. Dans un communiqué de la WSL, il savoure ce retour au sommet : « C’est génial de voir que je suis de nouveau dans la course au titre après mon année de champion du monde. C’est beaucoup de travail, mais ça en vaut la peine. »

    Chez les femmes, l’inusable Carissa Moore a joué à se faire peur face à Brisa Hennessy. Ayant perdu la priorité dans la dernière minute, la quintuple championne du monde a finalement déniché une ultime vague providentielle sur la sirène pour obtenir un beau 7,23 et sécuriser sa place de numéro 1.

    La direction de compétition de la WSL a d’ores et déjà déclenché une alerte jaune pour ce vendredi 18 septembre. Les quarts de finale pourraient débuter dès 7h32 (heure locale du Pacifique), ou 16h32 heure française, avec comme point d’orgue très attendu pour le clan français, le choc entre Marco Mignot et le Japonais Kanoa Igarashi.

  • Quiksilver Festival 2026 : Casting de haut vol et alliance inédite avec Ed Banger

    Quiksilver Festival 2026 : Casting de haut vol et alliance inédite avec Ed Banger

    Du 19 au 27 septembre 2026, le Quiksilver Festival by Swatch reprend ses quartiers d’automne sur les spots emblématiques de Capbreton, Hossegor et Seignosse. Si l’absence de Kelly Slater est désormais confirmée, le public landais pourra compter sur un plateau de légendes, rythmé par une direction artistique et musicale inédite confiée au célèbre label parisien Ed Banger Records.

    Un line-up surf prestigieux dans les vagues landaises

    L’attente est terminée pour les passionnés massés sur les plages du sud-ouest. Le casting officiel du festival rassemble plusieurs générations de surfeurs d’exception. Jérémy Florès, maître incontesté des barrels locaux, partagera le line-up avec des icônes comme Bruce Irons, Nathan Fletcher, ou encore le Tahitien Michel Bourez. Les spectateurs pourront également admirer le surf radical de Clay Marzo, Jack Freestone et Mikey Wright tout au long de la semaine.

    Côté français, l’armada est solide avec la présence de Joan Duru, Marc Lacomare, Justin Becret et Sam Piter. À noter que notre champion olympique Kauli Vaast et Marco Mignot figurent bien sur la liste officielle des invités. Actuellement retenus à Trestles pour l’étape finale du WCT, ils devraient rejoindre la côte landaise dans les jours à venir. Le surf féminin sera, quant à lui, dignement représenté par Coco Ho, Alana Blanchard, Macy Callaghan, ainsi que les surfeuses locales Maud Le Car et Juliette Lacome.

    L’empreinte Ed Banger : quand la board culture rencontre la French Touch

    Cette édition 2026 marque un tournant avec une direction visuelle entièrement repensée par SO ME, figure créative d’Ed Banger Records. Cette collaboration dépasse le simple cadre graphique pour s’emparer des nuits landaises. Pedro Winter (Busy P) a concocté un line-up musical pointu, taillé pour prolonger l’énergie des sessions de surf.

    Dès la soirée d’ouverture du 19 septembre sur la Place des Landais à Hossegor, l’écurie Ed Banger donnera le ton avec les sets de Busy P et SO ME. Le programme s’annonce éclectique tout au long de la semaine : le public vibrera sur les sonorités de Breakbot & Irfane, l’énergie communicative de Myd, le rock californien d’Alexsucks, ou encore les rythmes hybrides de Tatyana Jane et Kokoprisci.

    Skate, BMX et engagements environnementaux au programme

    Si l’action se concentre principalement sur le mythique spot de la Nord, l’événement rayonne sur tout le littoral. Le festival fera la part belle au skate avec le « Cash for Tricks » orchestré par Vincent Milou en plein centre-ville d’Hossegor le 23 septembre, suivi du « Cash or Crash Skate Jam » à Seignosse le 26 septembre.

    L’événement n’oublie pas sa dimension inclusive et environnementale. Une session « Surf for All » avec Handi Surf est prévue le 23 septembre au matin, suivie d’un grand ramassage de plage l’après-midi en collaboration avec Save La Mermaid et Apex Cétacéa. Il ne reste plus qu’à scruter les cartes météo, en espérant que les célèbres bancs de sable d’Hossegor délivrent leurs tubes d’automne habituels pour couronner cette semaine.

    Agenda du Quiksilver Festival 2026 : Le programme jour par jour

    (Note : Le spot principal de compétition « La Nord » est ouvert tous les jours de 8h00 à 18h00. Le petit train OUIGROOVE assure gratuitement la liaison entre les sites toute la semaine).

    Surf tous les jours en fonction des conditions et des soirées….lol

    Samedi 19 Septembre

    • 17h00 – 19h00 : Oatly DJ Set avec Address Hymen (Spot de la Nord, Hossegor).
    • 21h00 – 01h00 : Ed Banger Opening Party avec Address Hymen, SO ME et Busy P (Place des Landais, Hossegor).

    Dimanche 20 Septembre

    • 09h30 – 11h00 : RVCA Photo Running Club (Thaï-Time, Hossegor).
    • 10h00 – 13h00 : Roxy Paddle Out (Plage de l’Estacade, Capbreton).
    • 17h00 – 19h00 : Oatly DJ Set avec Maya EWK (Spot de la Nord).
    • 19h00 – 00h00 : RVCA Surf Video – Erwin Bliss (Salle du Trinquet, Hossegor).

    Lundi 21 Septembre

    • 08h00 – 18h00 : Surf Day (Spot de la Nord).

    Mardi 22 Septembre

    • 18h00 – 00h30 : Surfing Movie Night avec Midnight Shake et The Small Fortunes (Le Surfing, Seignosse).

    Mercredi 23 Septembre

    • 09h00 – 11h00 : Surf For All avec Handi Surf (Plage du Santocha, Capbreton).
    • 14h00 – 17h00 : Beach Clean-Up avec Save La Mermaid (Spot de la Nord).
    • 18h00 – 21h00 : Vincent Milou Cash For Tricks by Element (Centre-ville, Hossegor).
    • 18h00 – 23h00 : Signing Session & Concert avec Marnie, Breakbot & Irfane (Quiksilver Store, Hossegor).
    • 22h30 – 02h00 : Swatch After Party avec Haich Ber Na (Tiger Club, Hossegor).

    Jeudi 24 Septembre

    • 19h00 – 23h30 : Quiksilver Party avec Haich Ber Na, Jwles & Mad Rey, Rebequita (Boardriders Store, Capbreton).

    Vendredi 25 Septembre

    • 16h00 – 19h00 : Unleashed Playground by Swatch (Skatepark Capzoo, Capbreton).
    • 20h00 – 00h00 : Quiksilver Festival Party avec Green Star, Alexsucks et Kokoprisci (Place des Landais, Hossegor).

    Samedi 26 Septembre

    • 16h00 – 19h00 : Cash or Crash Skate Jam (Skatepark du Penon, Seignosse).
    • 17h00 – 19h00 : Oatly DJ Set avec YSN (Spot de la Nord).
    • 19h30 – 01h00 : Closing Party by Deezer avec YSN, Madge & Povoa, Tatyana Jane et Myd (Place des Landais, Hossegor).

    Dimanche 27 Septembre

    • 08h00 – 18h00 : Surf Day et clôture (Spot de la Nord).
  • Les Français Marco Mignot et Kauli Vaast font sensation au Lexus Trestles Pro 2026

    Les Français Marco Mignot et Kauli Vaast font sensation au Lexus Trestles Pro 2026

    Le Lexus Trestles Pro, neuvième étape du Championship Tour (CT) 2026 de la WSL, a repris ses droits ce mercredi 16 septembre à San Clemente (Californie). Dans des vagues consistantes d’un peu plus d’un mètre (moins bien et moins fréquent que les prévisions), les Français Marco Mignot et Kauli Vaast ont brillamment validé leur ticket pour le troisième tour, au cours d’une journée marquée par la domination des têtes d’affiche et la chute surprise du numéro 1 mondial.

    La maturité de Vaast et l’envol de Mignot

    Face au redoutable spot californien, le clan tricolore a livré une copie presque parfaite lors de ce deuxième tour. Opposé à l’Hawaïen Barron Mamiya, Kauli Vaast a fait preuve d’une bonne tactique. Loin de se précipiter, le Tahitien a patiemment sélectionné ses vagues, exploitant à la perfection notamment une gauche offrant un mur plus consistant. Cette lecture de l’océan lui a permis d’enchaîner des manœuvres critiques pour s’imposer logiquement avec un total de 12.20 contre 10.53 pour Mamiya.

    De son côté, Marco Mignot a sorti le grand jeu face au Brésilien Joao Chianca. Le Français est resté fidèle à son style explosif et aérien, se montrant toujours aussi redoutable dans les airs sur ce type de vagues. Sa technique des airs dans les sections critiques lui a rapporté un solide total de 14.43 points, laissant Chianca (11.77) sur le carreau.

    Les favoris assurent sur leurs terres

    Le spot de Lower Trestles a également souri aux têtes d’affiche nord-américaines. La championne du monde 2023, Caroline Marks, n’a laissé aucune chance à Kirra Pinkerton avec un total de 15.67, incluant un excellent 8.00 dans les dernières minutes. L’armada locale de San Clemente a aussi répondu présent : Griffin Colapinto a renversé Rio Waida dans les ultimes instants (14.50), tandis que la wildcard Eden Walla a créé l’exploit en éliminant la rookie Nadia Erostarbe (11.83).

    Chez les hommes, Kanoa Igarashi a signé la meilleure performance de la journée. Le Japonais a frôlé la perfection en scorant un 9.00 et un 8.00 pour écarter Crosby Colapinto avec un impressionnant total de 17.00.

    Coup de tonnerre : Fioravanti prend la porte

    L’énorme surprise de ce deuxième tour est venue du Sud-Africain Luke Thompson. Le rookie a sorti le grand jeu pour éliminer sèchement le numéro 1 mondial, l’Italien Leonardo Fioravanti. Grâce à un répertoire aérien parfaitement maîtrisé, Thompson a scoré 13.87, laissant le leader du classement en situation de combinaison (6.90).

    « C’est un grand pas pour ma confiance. Affronter les meilleurs comme Leonardo est toujours un défi, et réussir enfin à passer ce cap signifie énormément pour moi », a déclaré Thompson, soulagé après un début d’année complexe.

    Les organisateurs ont fixé le prochain call à jeudi 17 septembre à 7h00 (heure locale),16H en France, pour évaluer les conditions. Le troisième tour s’annonce décisif, notamment avec l’entrée en lice de Caity Simmers chez les femmes et un duel très attendu entre Jack Robinson et Seth Moniz chez les hommes.

    Chez les femmes (Prochain tour à venir) :

    • Heat 1 : Gabriela Bryan (HAW) vs Tya Zebrowski (FRA)
    • Heat 3 : Sawyer Lindblad (USA) vs Vahine Fierro (FRA)

    Chez les hommes (round 3)

    • heat 2: Yaho Dora (BRA) vs Kauli Vaast (FRA)
    • Heat 3: Marco Mignot (FRA) vs Italo Ferreira (BRA)
  • Découverte tragique à Saint-Aubin-sur-Mer : le pire a été confirmé

    Découverte tragique à Saint-Aubin-sur-Mer : le pire a été confirmé

    L’alerte avait été donnée le mardi 8 septembre dernier. Ce qui devait être une simple balade en stand-up paddle sur la Côte de Nacre, au nord de Caen, s’est transformé en un véritable cauchemar pour une famille normande.

    L’homme de 30 ans, parti s’aérer l’esprit sur l’eau, avait un emploi du temps pourtant classique : il devait récupérer ses enfants à la sortie de l’école quelques heures plus tard. Ne le voyant jamais arriver, son épouse, rongée par l’inquiétude, a immédiatement contacté les secours.

    Cinq jours d’angoisse et de recherches intenses

    Dès l’alerte donnée, un impressionnant dispositif a été déployé par les secours maritimes, les pompiers et les gendarmes du Calvados. La mer a été scrutée sans relâche tout au long de la semaine, dans l’espoir de retrouver le jeune père de famille. Mais l’océan n’a rendu son verdict que cinq jours plus tard.

    C’est finalement dimanche, en toute fin de journée, que le drame a été scellé. Un corps a été retrouvé échoué sur la plage même de Saint-Aubin-sur-Mer. L’information, confirmée ce lundi matin par les autorités locales, a plongé toute la commune dans le deuil.

    Un élan de solidarité pour la famille

    La municipalité de Saint-Aubin-sur-Mer n’a pas tardé à réagir face à cette tragédie. Sur ses réseaux sociaux, elle a tenu à adresser ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches de la victime. Pour les soutenir dans cette épreuve insurmontable, une cagnotte en ligne vient d’être mise en place.

    Prudence: c’est le deuxième accident mortel au mois de septembre 2026 en paddle, notre but est de faire de la prévention, ne sortez pas en mer seul, n’hésitez pas à porter un gilet si vous n’avez personne pour vous accompagner, un bon leash est indispensable surtout pour des sorties au large.

  • Le Championship Tour valide le retour du New Zealand Pro à Raglan pour 2027

    Le Championship Tour valide le retour du New Zealand Pro à Raglan pour 2027

    La World Surf League (WSL) a rendu l’information officielle : le New Zealand Pro réintègre le calendrier du Championship Tour pour la saison 2027. L’élite mondiale fera son grand retour sur la mythique gauche de Manu Bay, à Raglan, grâce à un nouvel accord stratégique validé avec le gouvernement néo-zélandais. (en gros le budget est validé)

    Un partenariat consolidé après l’édition 2026

    Après une première incursion historique en mai dernier, la WSL et les autorités néo-zélandaises ont décidé de pérenniser l’événement au sein du circuit majeur. Andrew Stark, président de la WSL APAC, a tenu à souligner l’importance de ce spot doté d’un fort héritage surf, soutenu par une communauté locale extrêmement engagée. Ce maintien au calendrier s’inscrit directement dans le cadre du programme d’attraction des événements internationaux du gouvernement néo-zélandais.

    Pour Louise Upston, ministre du Tourisme et de l’Hôtellerie, ce retour en 2027 constitue une véritable vitrine mondiale pour la région du Waikato. Au-delà du simple spectacle sportif, les retombées économiques et le soutien direct aux entreprises locales justifient cet investissement étatique.

    Une opportunité en or pour les talents locaux

    L’étape de Raglan ne sert pas uniquement de terrain de jeu pour les cadors du circuit. L’édition 2026 a notamment permis à des surfeurs locaux comme Billy Stairmand, Alani Morse et Tom Butland de se frotter au plus haut niveau de compétition.

    La direction de la WSL confirme que cette dynamique d’intégration sera conservée l’année prochaine. Des trials locaux seront de nouveau organisés pour attribuer deux wildcards, garantissant la présence de représentants kiwis dans le tableau principal. Une excellente nouvelle pour la scène compétitive nationale, en attendant que le calendrier complet de la saison 2027 soit dévoilé plus tard dans l’année.

    L’œil de la rédac’ : Manu Bay, vraiment taillée pour l’élite ?

    Si l’on ne peut nier le succès populaire de la dernière édition — marquée par la précision chirurgicale du champion du monde Yago Dora, le masterclass de Sawyer Lindblad ou encore la victoire historique de Carissa Moore — l’intégration définitive de Raglan sur le CT soulève quelques questions légitimes sur la qualité des vagues.

    Soyons clairs : Manu Bay est une gauche magnifique. Elle est longue, super rapide et extrêmement ludique. C’est un pur bonheur à surfer au quotidien, ou à filmer avec une belle lumière rasante au lever du jour. Mais est-ce pour autant le spot idéal pour un événement du World Championship Tour ? Le doute est permis.

    Sa configuration favorise indéniablement un surf très répétitif, axé quasi exclusivement sur le travail de rail. Sur ces longs murs, il y a finalement très peu d’opportunités pour engager des manœuvres aériennes massives ou aller chercher des tubes profonds, des éléments pourtant cruciaux pour faire grimper les scores et enflammer les foules dans le surf moderne. Le spectacle, bien que fluide, risque de manquer d’explosivité sur la durée.

    Et vous, quel est votre avis sur ce retour à Raglan ? La perfection de la ligne l’emporte-t-elle sur le manque de radicalité de la vague ? Exprimez-vous dans les commentaires !

    Pas mal cet air quand même de Yago Dora….

  • French Connexion : Duru, Sanchis et consorts défient les monstres de Pascuales

    French Connexion : Duru, Sanchis et consorts défient les monstres de Pascuales

    Le 20 septembre 2026 à 20h, le restaurant mexicain Le Surfing, situé aux Estagnots, diffusera French Connexion. Un film très attendu, réalisé par Andy Benetrix, qui retrace la session hallucinante de quatre Français sur le swell de la décennie au Mexique :Joan Duru, Marc Lacomare, Charly Quivront et Benjamin Sanchis

    Un swell de 20 pieds et un chaos total

    Souvenez-vous de cette fameuse houle monstrueuse de juin dernier. Le Pacifique s’était déchaîné, offrant au « Pipeline mexicain » des vagues dépassant les 20 pieds. Les conditions étaient si extrêmes que l’océan avait même arraché et englouti le 4×4 d’un photographe local, sous les yeux d’un Jamie O’Brien complètement médusé. C’est exactement dans ce chaos absolu, sur le redoutable beachbreak de Boca de Pascuales, que notre armada tricolore a décidé de se jeter à l’eau.

    Le retour aux sources du step-off

    Loin de fuir face aux éléments, Joan Duru, Marc Lacomare, Charly Quivront et Benjamin Sanchis ont repoussé les limites de l’engagement. Les bruits de couloir sont formels : leur maîtrise a impressionné jusqu’aux chargeurs hawaïens présents au pic ce jour-là. Avec Laurent Pujol à la caméra aquatique pour immortaliser ces monstres d’eau, French Connexion promet des images brutes et vertigineuses, je vous avoue que je suis impatient de découvrir la vidéo.

  • Compétition à Trestles : deux jours de pause avant un swell prometteur

    Compétition à Trestles : deux jours de pause avant un swell prometteur

    Après une journée marquée par la belle victoire de la rookie Tia Zabrowski, l’épreuve de Trestles (Californie) est temporairement suspendue depuis deux jours. Les organisateurs ont un prochain call fixé à ce mardi, afin de capitaliser sur des prévisions météorologiques exceptionnelles.

    L’arrivée d’une houle sud-ouest très attendue

    Les conditions changeantes sur le mythique spot de Lower Trestles ont forcé la direction de course à stopper l’action. Cependant, l’attente en vaut la peine. Les prévisions annoncent une fin de fenêtre de compétition épique. Une puissante houle de sud-ouest, générée par une intense activité cyclonique remontant des côtes de la Basse-Californie, est actuellement en approche.

    Des conditions optimales pour les phases finales

    Après un été californien déjà qualifié d’historique en termes de houle, ce nouveau swell devrait offrir des vagues consistantes allant de 4 à 6 pieds (1,20m à 1,80m). Les températures d’eau très douces continuent de favoriser cette activité océanique. Fini le rythme haché de ces derniers jours : la consistance sera au rendez-vous dès mardi, offrant un potentiel de « ripability » maximal pour les athlètes encore en lice sur les gauches et droites du spot.

    Le prochain call devrait avoir lieu aux alentours de 16h30…

  • Les confidences de Gabby Reece sur la controverse Laird Hamilton

    Les confidences de Gabby Reece sur la controverse Laird Hamilton

    Laird Hamilton est aujourd’hui respecté comme un pionnier du surf de gros et du foil. Mais pendant des années, il a été l’une des figures les plus ouvertement critiquées par certains surfeurs courageux (1,91m pour 98 kg de muscle). Pourquoi une telle hostilité envers ce waterman hors norme ?

    Lors de son passage sur le podcast de Sterling Spencer, sa femme Gabby Reece a livré sa propre analyse, écartant d’emblée la piste de la simple jalousie sportive.

    Le piège d’Hollywood et du North Shore

    Selon l’ancienne volleyeuse professionnelle, tout part d’une confusion entre fiction et réalité. En incarnant l’arrogant Lance Burkhart dans le film culte North Shore, Laird s’est enfermé dans un rôle qui a déteint sur sa réputation. Ajoutez à cela un tempérament volcanique qui l’a poussé au clash avec les légendes locales hawaïennes comme Sunny Garcia, Johnny Boy Gomes ou Shane Dorian, et le cocktail était explosif.

    L’affront fait aux puristes

    L’autre grande erreur de Laird aux yeux de l’industrie ? Avoir boudé le circuit compétitif classique. En refusant de se plier aux codes du « core » surf pour développer ses propres innovations, il a suscité l’incompréhension. C’est un grand innovateur: le surf tracté, le foil, le paddle…J’ai l’impression qu’il a toujours été en avance sur son temps.

    Et s’il n’a jamais cherché à se défendre face aux critiques, c’est pour une raison très simple : le temps. Obsédé par ses projets de glisse, Laird a toujours estimé qu’il n’avait pas une minute à perdre pour justifier ses choix face à ses détracteurs.