Catégorie : video surf

  • Cliff Kapono : le surfeur le plus smart du monde

    Cliff Kapono : le surfeur le plus smart du monde

    Dans le monde du surf, on a l’habitude de glorifier les chargeurs de grosses vagues ou les champions de compétitions. Mais Cliff Kapono échappe à toutes les cases habituelles. Originaire d’Hawaï, il est à la fois surfeur professionnel, scientifique reconnu et storyteller. Un profil rare, qui fait de lui sans doute le surfeur le plus “smart” du monde. Pour être honnête avec vous, sans cette vidéo de Vice, qui est juste en-dessous, je n’aurai jamais connu Cliff Kapono.

    Un surfeur à la double casquette : science et océan

    Cliff Kapono n’a pas choisi entre ses deux passions : les vagues et la recherche scientifique. Après avoir grandi dans l’eau à Hilo, sur Big Island, il s’est lancé dans des études poussées de biochimie, jusqu’à décrocher un doctorat à l’Université de Californie à San Diego. Son sujet ? L’étude des interactions entre l’homme et l’océan, et comment nos modes de vie impactent la biodiversité marine.

    À travers son travail, Cliff s’intéresse notamment au microbiome des surfeurs, ces milliards de micro-organismes présents sur notre peau et dans nos corps. Une approche inédite qui relie directement la pratique du surf à la science de la santé et de l’environnement.

    Après 33 minutes de visionnage, c’est un super surfeur, avec un style incroyable, capable de surfer tous types de planches, de shooter des énormes vagues comme mettre des airs, c’est un excellent surfeur comme le dit très bien le photographe Arto Saari.

    Une vision holistique du surf

    Pour Cliff, le surf n’est pas seulement une recherche de performance ou d’adrénaline. C’est une manière d’entrer en connexion avec la nature et de comprendre les équilibres fragiles qui régissent la planète. Dans la vidéo « The Smartest Surfer in the World« , il partage cette vision : chaque vague est une leçon, chaque session une immersion dans un laboratoire à ciel ouvert.

    Son approche bouscule l’image traditionnelle du surfeur. Là où d’autres se contentent de chercher le prochain swell, lui réfléchit à la manière dont nos choix individuels résonnent dans l’océan et au-delà.

    Entre science et narration

    Mais Kapono ne s’arrête pas à la recherche pure. Conscient que la science a besoin d’être partagée pour avoir un impact, il a aussi développé un talent de conteur. Ses documentaires et interventions publiques traduisent des concepts scientifiques complexes en histoires accessibles, qui touchent aussi bien les surfeurs que le grand public.

    Il a notamment contribué à des projets pour National Geographic, Patagonia ou encore Surfer Magazine, en mettant toujours en avant la nécessité de protéger les océans.

    L’intelligence comme nouvelle forme de performance

    Dans un monde où l’on glorifie souvent la puissance, la technique ou le style, Cliff Kapono incarne une autre forme de performance : celle de l’intelligence et de la réflexion. Être un “smart surfer”, c’est comprendre que nos sessions ne sont pas déconnectées du reste du monde, mais inscrites dans un écosystème plus vaste.

    Ce message résonne particulièrement à une époque où le changement climatique et la pollution des océans mettent en danger la pratique même du surf. Kapono rappelle que chaque surfeur, à sa manière, est un ambassadeur de la planète.

    Un modèle pour la nouvelle génération

    À travers son parcours, Cliff Kapono inspire une génération de surfeurs qui ne veulent plus choisir entre passion et engagement. Oui, on peut surfer Pipeline et écrire un article scientifique publié dans Nature. Oui, on peut concilier plaisir et responsabilité.

    Et si, finalement, être le surfeur le plus smart du monde, c’était simplement réussir à lier l’amour des vagues avec la conscience de ce qu’elles représentent ?

  • Les Français de 100 Foot Wave couronnés aux Emmy Awards

    Les Français de 100 Foot Wave couronnés aux Emmy Awards

    Le week-end dernier, à Los Angeles, une poignée de Landais ont écrit une page d’histoire à Hollywood. Derrière la série documentaire 100 Foot Wave, diffusée sur HBO et suivie par des millions de spectateurs, se cache une équipe française de l’ombre : Julie et Vincent Kardasik, Laurent Pujol, Michael Darrigade et Alexandre Lesbats. Ensemble, ils viennent de décrocher l’Emmy Award de la « Cinématographie exceptionnelle pour un programme de non-fiction » — une récompense suprême qui consacre leur travail acharné, entre jet-skis lancés au cœur des monstres de Nazaré et caméras embarquées sur les falaises d’Hawaii. Peu médiatisés en France, ces artisans de l’image redéfinissent pourtant la manière de filmer le surf de grosses vagues, au point de faire vibrer un public bien au-delà de la sphère des passionnés.

    Une équipe landaise couronnée à Hollywood

    Ils étaient encore à Los Angeles il y a quelques jours, savourant leur victoire dans les couloirs du Ritz-Carlton. Quatre Français, tous liés au littoral des Landes et du Pays Basque, ont porté haut les couleurs de l’Hexagone sur la scène mondiale en décrochant la statuette dorée des Emmy Awards. Un prix prestigieux qui, pour eux, représente le Graal : celui de la reconnaissance de leur art, bien au-delà des rivages, où ils ont appris à dompter vagues et caméras.

    Ce sacre n’est pas un coup d’éclat isolé : 100 Foot Wave avait déjà marqué les esprits en remportant plusieurs prix aux saisons précédentes, et la série continue de fasciner par son mélange d’adrénaline et d’humanité. Car si l’on parle souvent de Garrett McNamara, Justine Dupont ou Lucas “Chumbo” Chianca, ceux qui font exister leur héroïsme à l’écran restent généralement dans l’ombre.

    Vincent Kardasik, le chef d’orchestre

    Au sein de l’équipe, Vincent Kardasik joue le rôle central du chef d’orchestre. Ancien surfeur, réalisateur et producteur, il est l’un des piliers de la série. C’est lui qui coordonne les prises de vue, anticipe les mouvements de caméra et veille à ce que chaque image reflète à la fois la puissance des vagues et l’émotion humaine qui en découle. Mais, dans son ombre, il ne faut pas oublier Julie, qui a apporté toute son expertise dans le montage et la retouche des couleurs. C’est un duo indissociable.

    Installé dans les Landes, Julie et Vincent Kardasik ont fait leurs armes en filmant le surf européen avant de se lancer dans des projets internationaux, des productions plus grosses. Son sens du rythme et sa vision cinématographique apportent une cohérence à cette fresque aquatique. Dans l’univers du surf filmé, souvent amateur ou trop formaté, il impose une signature visuelle qui touche autant les passionnés que les novices.

    Laurent Pujol, du surf pro aux caméras Emmy

    Parmi les visages de cette équipe, Laurent Pujol incarne à merveille la passerelle entre l’athlète et l’artiste. Ancien surfeur professionnel, il a connu vingt ans de carrière sur le circuit avant de changer de planche pour une caméra. Mais il n’a pas totalement quitté la houle : il filme aujourd’hui au plus près de l’action, perché à l’arrière d’un jet-ski spécialement conçu pour son art. Avant de passer derrière la caméra, il avait déjà marqué les esprits avec ses clichés aquatiques. Installé sur sa planche, il suivait les surfeurs au plus près pour capturer l’action de l’intérieur, mêlant instinct de rider et regard d’artiste. Ce style unique a inspiré une génération entière de photographes à travers le monde, et ses images portent encore aujourd’hui une véritable signature visuelle.

    “Je deviens un gimbal humain”, aime-t-il dire. Son engin est équipé de sangles et d’un appui dorsal qui lui permettent de stabiliser sa RED V-RAPTOR, une caméra de cinéma capable de filmer jusqu’à 8K, tout en slalomant dans les vagues géantes. À Nazaré, Jaws ou Teahupo’o, il capture ainsi des images impossibles à obtenir depuis la plage. Barrels parfaits, wipeouts cataclysmiques, visages tendus de concentration : ses plans donnent chair à cette quête insensée de la vague ultime.

    La singularité de Laurent Pujol réside dans son double vécu : il connaît intimement la peur et la jubilation des surfeurs qu’il filme. Cela lui permet d’anticiper les trajectoires, de se placer “au bon endroit au bon moment” et, souvent, de provoquer cette fameuse “chance” qui fait les grands cinéastes.

    Michael Darrigade et Alexandre Lesbats, capteurs d’instants bruts

    Aux côtés de Kardasik et Pujol, deux autres Landais complètent ce quatuor magique : Michael Darrigade et Alexandre Lesbats. Moins connus du grand public, ils jouent pourtant un rôle essentiel dans l’esthétique de la série.

    Michael Darrigade est un œil affûté pour les scènes de vie, les instants de vérité hors de l’eau. C’est lui qui capte les visages tendus à l’approche d’une session, les regards complices sur la plage ou la fatigue qui s’affiche après une journée d’affrontement avec l’océan. Ses images ancrent la série dans une dimension humaine qui dépasse le simple spectacle.

    Alexandre Lesbats, lui, est un virtuose des prises de vue et des plans larges. Il il offre au spectateur la vision d’ensemble, la démesure du décor et la petitesse de l’homme face à la nature. Sa sensibilité artistique donne à 100 Foot Wave, ce souffle épique, qui transforme une session de surf en odyssée mythologique.

    Filmer l’impossible : la technique au service de l’émotion

    Ce qui distingue 100 Foot Wave d’un simple film de surf, c’est l’extrême sophistication du dispositif technique. Chaque session mobilise une équipe de terrain capable de déployer des caméras depuis la plage, la mer et le ciel. Jet-skis customisés, objectifs ultra-stabilisateurs, drones de dernière génération : rien n’est laissé au hasard pour capter l’instant où l’homme affronte une vague haute comme un immeuble.

    Mais la technologie ne serait rien sans le courage et l’instinct de ces caméramans. Car filmer au ras de l’eau, dans des conditions de tempête, relève presque de la même folie que surfer ces vagues. La moindre erreur peut avoir des conséquences dramatiques. “Big-wave surfing is life and death”, rappelait le producteur Joe Lewis. Pour les caméramans, c’est une immersion totale dans ce même risque.

    De Nazaré à Hawaii : raconter l’universel

    Si 100 Foot Wave séduit autant, c’est parce qu’il ne se contente pas de montrer des exploits sportifs. Comme l’a souligné son réalisateur Chris Smith, il s’agit avant tout d’“un drame humain, une histoire d’esprit”. Les Français derrière la caméra l’ont bien compris : ils ne filment pas seulement des vagues, mais des hommes et des femmes confrontés à leurs peurs, à leurs rêves et à leurs limites.

    De la falaise de Nazaré aux récifs de Jaws, leurs images racontent la fragilité et la grandeur de l’aventure humaine. Elles transcendent le surf pour toucher quiconque a déjà affronté l’inconnu ou rêvé d’impossible.

    Les Landes, terre d’images et de surf

    Il y a aussi quelque chose de profondément symbolique à voir cette équipe landaise triompher à Hollywood. Le littoral des Landes, avec ses beachbreaks puissants et ses communautés soudées autour du surf, est une école de vie autant qu’un terrain de jeu. C’est là qu’ont grandi Kardasik, Pujol, Darrigade et Lesbats, forgeant leur sensibilité et leur rapport à l’océan.

    Aujourd’hui, leurs images font voyager le monde entier. Mais à chaque statuette brandie à Los Angeles, c’est un peu de sable landais qui s’invite sur le tapis rouge.

    Les surfeurs de l’ombre deviennent les stars

    Avec ce nouvel Emmy Award, l’équipe française de 100 Foot Wave ne se contente pas de célébrer un succès télévisuel. Elle démontre que la passion, la persévérance et l’authenticité peuvent transcender les frontières. Ces caméramans de l’extrême, longtemps restés dans l’ombre des surfeurs qu’ils filment, deviennent à leur tour des icônes.

    Et si le public mondial rêve aujourd’hui devant les vagues de Nazaré ou d’Hawaii, c’est aussi grâce à ces Landais qui, caméra au poing, transforment la peur en beauté.

  • SNAPT 5 : le surf brut revient sur grand écran

    SNAPT 5 : le surf brut revient sur grand écran

    Depuis plus de vingt ans, la saga SNAPT s’est imposée comme un véritable antidote aux images lisses et formatées des réseaux sociaux. Pas de filtres, pas d’effets “arty” : ici, c’est du surf pur et dur, capté dans son essence la plus brute. En 2025, le réalisateur américain Logan “Chucky” Dulien livre le cinquième et dernier opus de la série, un film déjà culte avant même sa sortie officielle.

    Un film de surf à l’ancienne

    Dans un monde où l’on consomme des clips de 30 secondes sur Instagram ou TikTok, SNAPT 5 fait figure d’ovni. Conçu comme les surf movies des années 90-2000, il réunit une sélection de free surfers explosifs, propulsés par une bande-son nerveuse et un montage sans concession.
    Pas question de “storytelling sponsorisé” ou de posture marketing : ici, les surfeurs s’expriment en liberté, et ça change tout.

    Dulien résume son projet simplement : “C’est un film qui donne envie d’aller surfer, un défouloir à l’état brut.” Une vision qui séduit parce qu’elle ramène le surf à son ADN : la passion, le risque, la folie.

    Une distribution de rêve

    Le casting de SNAPT 5 réunit une poignée de riders parmi les plus inspirants de la planète. On retrouve Jack Robinson, valeur sûre du surf mondial, Mason Ho, toujours aussi imprévisible, ou encore des free surfers mythiques comme Clay Marzo, Asher Pacey ou Eithan Osborne.
    Chacun y va de son style : technique chirurgicale, créativité aérienne, engagement insensé dans des barrels monstrueux. Résultat : un film qui donne le vertige et qui célèbre la diversité des approches du surf moderne.

    Des sessions aux quatre coins du globe

    Tourné entre l’Indonésie, Hawaï, l’Amérique centrale et l’Australie, le film enchaîne les décors spectaculaires. Vagues turquoises et puissantes, reef breaks tubulaires, spots secrets à l’ambiance sauvage : tout y est pour capturer l’essence du surf de performance.

    Le teaser, déjà disponible en ligne, donne le ton : drops vertigineux, airs insensés, close-outs fracassants. De quoi faire saliver tous les passionnés avant de découvrir l’intégralité sur grand écran.

    Un rendez-vous en France et en Europe

    Bonne nouvelle pour les surfeurs français : la tournée SNAPT 5 passera par l’Hexagone. Le film sera projeté gratuitement dans le cadre du Quiksilver Festival 2025 à Hossegor, le mardi 23 septembre au Surfing. L’occasion de vivre une projection à l’ancienne, entouré d’une communauté passionnée, avec les applaudissements et les cris qui font vibrer la salle à chaque manœuvre incroyable.

    D’autres dates en France et en Europe devraient suivre, confirmant que SNAPT 5 n’est pas seulement un film : c’est un événement fédérateur, une célébration du surf “core” qui échappe aux codes commerciaux pour remettre l’émotion au centre.

    Un dernier chapitre pour une saga culte

    Avec ce cinquième opus, Logan Dulien met un point final à une aventure démarrée en 2002. Entre-temps, le réalisateur a connu des hauts, des bas, et une véritable résurrection personnelle grâce à sa passion pour le surf. Aujourd’hui, il livre ce qu’il considère comme l’ultime hommage à la culture surf libre et sans compromis.

    Si les SNAPT resteront comme une série de films mythiques, ce cinquième épisode s’annonce comme l’apothéose : une heure de surf sans filtre, faite pour être vue et vécue ensemble. Car c’est peut-être là que réside la force de ces films : loin des écrans de poche, ils rappellent que le surf est avant tout une expérience collective, vibrante, qui se partage.

  • Quand le surf rencontre les glaciers : entre fake YouTube et réalité givrée

    Quand le surf rencontre les glaciers : entre fake YouTube et réalité givrée

    Sur YouTube, on trouve de tout : des tutos bricolage improbables, des chats pianistes, et parfois… des vidéos de surf sur des glaciers qui explosent. Dernière trouvaille en date : un clip ultra-spectaculaire où trois riders en paddle affrontent la vague d’un iceberg qui s’effondre dans l’océan. Ça en jette, mais problème : ça ne tient pas debout.

    Sur YouTube, on trouve de tout : des tutos bricolage improbables, des chats pianistes, et parfois… des vidéos de surf sur des glaciers qui explosent. Dernière trouvaille en date : un clip ultra-spectaculaire où trois riders en paddle affrontent la vague d’un iceberg qui s’effondre dans l’océan. Ça en jette, mais problème : ça ne tient pas debout.

    Les détails qui trahissent le fake

    À première vue, on est bluffé. De l’eau glaciale, des surfeurs courageux ou suicidaire, un bateau proche de la zone d’impact, et le tout dans le plus grand calme… Mais en regardant bien, ça cloche :

    • Ils sont trois au line-up, mais seulement deux prennent la vague. Le troisième ? Disparu comme par magie, probablement « avalé » par l’algorithme de montage IA.
    • Le bateau, censé être à deux doigts de chavirer, reste parfaitement immobile. Pas une vaguelette, pas un tangage. Du grand cinéma.
    • Et surtout, la vague est beaucoup trop parfaite. Un mur d’eau lisse, façon Hossegor un matin d’été, alors qu’une chute de glace génère normalement du gros clapot chaotique.

    Bref, merci l’IA pour le spectacle, mais la physique, elle, n’a pas été invitée.

    La réalité, encore plus folle

    Mais là où c’est savoureux, c’est que ce scénario complètement fake a pourtant déjà existé… pour de vrai. En 2013, deux surfeurs d’exception – Garrett McNamara (l’homme aux records de Nazaré) et son pote hawaïen Kealii Mamala – ont relevé un défi dingue : surfer les vagues créées par la chute d’un glacier.

    Direction l’Alaska, au Child’s Glacier près de Cordova. Températures glaciales, combinaisons épaisses, et un pari insensé : attendre qu’un bloc de glace de la taille d’un immeuble s’effondre dans l’eau… et se jeter dans les vagues que ça provoque.

    Trois semaines d’attente, quelques secondes d’adrénaline

    McNamara et Mamala ont campé trois semaines à proximité, parfois jusqu’à 20 heures par jour dans l’eau. Imagine : tu patientes, tu trembles, tu scrutes une montagne de glace de 90 mètres de haut en espérant qu’elle tombe droit dans l’eau et pas sur toi.

    Quand enfin le glacier a cédé, ils se sont lancés. McNamara décrira l’expérience comme « la chose la plus lourde et la plus flippante » de sa vie. Une comparaison ? « Comme si l’Empire State Building s’écroulait sur toi. » Ambiance.

    Entre mythe et réalité

    Alors, la vidéo YouTube ? Un joli fake, certes bien monté, mais qui fait sourire quand on connaît l’histoire. Car oui, des surfeurs ont déjà affronté ce type de vagues venues de nulle part, au péril de leur vie.

    Finalement, c’est peut-être ça qui rend le surf si fascinant : même les vidéos trafiquées peinent à égaler la réalité. Entre IA et adrénaline, l’océan – ou même les glaciers – gardent toujours une longueur d’avance.

  • L’International Surf Film Festival 2025 : 21 ans d’images et de passion à Anglet

    L’International Surf Film Festival 2025 : 21 ans d’images et de passion à Anglet

    Face à l’océan, sur l’emblématique site de la Chambre d’Amour, l’International Surf Film Festival revient du 27 au 30 août 2025 pour sa 21ᵉ édition. Pendant quatre jours, les passionnés de glisse et de belles images se retrouvent autour de projections gratuites en plein air, de concerts, d’expositions et de rencontres avec celles et ceux qui font battre le cœur du surf.

    Une histoire née à Saint-Jean-de-Luz

    Créé en 2004 par Bruno Delaye, le festival a vu le jour à Saint-Jean-de-Luz, avec une ambition claire : offrir au film de surf la reconnaissance qu’il mérite en Europe. À une époque où les réalisateurs regorgeaient de créativité, mais peinaient à trouver une audience, cet événement est devenu une vitrine unique. Rapidement installé à Anglet, il a su s’imposer comme le rendez-vous incontournable des amoureux de glisse et de cinéma.

    Une programmation éclectique et internationale

    Pour cette édition 2025, le festival propose plus de 30 films venus des quatre coins du monde, mêlant documentaires, portraits, voyages et performances. Parmi les œuvres à ne pas manquer :

    • The Life and Death of Westerly Windina (USA) – Le récit poignant de Peter Drouyn, icône du surf australien, dans sa transformation en Westerly Windina.
    • Dos au Mur (France) – Une immersion intime dans la vie de Jérémy Florès, entre combats personnels et détermination à toute épreuve.
    • A Letter from Antarctica (Australie) – Surf, amitié et prise de conscience environnementale sur le continent blanc.
    • Some Like It Classic (France) – Sept ans d’images en 16 mm, retraçant l’histoire du longboard sur fond de jazz.
    • Virei (Portugal) – Un voyage au cœur du surf angolais, entre histoires et avenir.

    Chaque soir, le public pourra profiter de projections sur écrans géants en plein air, gratuitement, dans une ambiance unique où le bruit des vagues se mêle aux images.

    Un jury prestigieux et engagé

    Cette année, c’est Clément Roseyro, waterman et surfeur de grosses vagues, qui présidera le jury. À ses côtés, des personnalités comme Marie-Pierre Abgrall (première Française sur le CT), Paco Grande (journaliste RTVE), Marine Lebreton (Rip Curl Europe) ou encore l’artiste plasticien Fabien Cayeré. Leur mission : décerner 7 prix lors de la cérémonie de clôture.

    Plus qu’un festival, une expérience

    Au-delà des films, l’International Surf Film Festival, c’est aussi un village des partenaires, des expositions, et une belle place faite à la musique. Cette année, la scène du Jardin de la Grotte accueillera :

    • The Suns of Beaches (27 août) – Pour une ambiance surf & fun façon années 80-90.
    • Franck & Damien (28 août) – Un duo folk-rock inspiré des grands espaces.
    • The Old Bones (29 août) – Rock énergique et intemporel.
    • Zeze (30 août) – Voyage musical entre instruments du monde et électro.

    Un festival ouvert à tous

    L’un des charmes du festival, c’est son accès libre. Que l’on soit surfeur confirmé, amateur de cinéma ou simple curieux, on peut s’installer sur les pelouses de la Chambre d’Amour, se laisser emporter par les images, puis échanger avec les réalisateurs et protagonistes.

    21 ans d’émotions et de rencontres

    En deux décennies, l’International Surf Film Festival a vu défiler des figures majeures de la scène mondiale, projeté des centaines de films et inspiré des générations de spectateurs. Et pour moi, qui ai eu la chance d’y participer à ses débuts, c’est toujours un moment spécial : un mélange de nostalgie, de découvertes et d’envie d’océan.

    Pour cette édition, attendez-vous à un cru exceptionnel : des histoires fortes, des paysages à couper le souffle et ce lien unique entre surf et cinéma que seul ce festival sait offrir.

  • Un “bain de foule” version surf : le Slamarack 2025 enflamme Carlsbad

    Un “bain de foule” version surf : le Slamarack 2025 enflamme Carlsbad

    Imaginez la Côte des Basques un après-midi d’août, quand les planches se frôlent, que les touristes s’essaient au surf, et que les locaux oscillent entre amusement et exaspération… Sauf qu’ici, pas d’algues toxiques, pas de méduses, et beaucoup plus de fun assumé. Bienvenue au Slamarack, la grande “party wave” californienne où les soft tops ou planches en mousse envahissent l’océan dans un joyeux chaos organisé.

    Une compétition loufoque qui attire les foules

    Chaque été, la plage de Tamarack State Beach, à Carlsbad (Californie), devient le théâtre d’un spectacle unique : des centaines de surfeurs – souvent déguisés ou simplement armés de leur meilleure autodérision – partent ensemble sur la même vague.
    Le nom ? Slamarack. La règle ? Aucune, si ce n’est de s’amuser… et d’éviter les collisions trop violentes.

    Du local au phénomène viral

    Née comme une petite tradition locale, l’événement a pris une nouvelle dimension en 2025 grâce à Kookslams, célèbre compte Instagram qui compile les wipeouts les plus spectaculaires. Résultat : des stories par dizaines, une ambiance survoltée, et un pic de participation jamais vu.
    « On a toujours eu ce côté un peu chaotique, mais cette année, c’était carrément Noël avant l’heure », s’amuse un participant.

    L’échelle du fun

    Dans les ports de glisse, on aime bien parler de fun, et il est vrai qu’on aime tous les sensations fortes dans le surf. Et dans notre échelle du fun, il y a plursieurs paliers

    • Si vous êtes jeune, souple, et que vous en sortez indemne : c’était fun.
    • Si vous repartez avec quelques bleus : c’était vraiment fun.
    • Et si vous avez pris un soft top en pleine figure : C’était fun, l’histoire va rentrer dans la légende.

    Quand la culture surf se met en scène

    Pour Kookslams, c’est l’occasion parfaite de montrer que la culture surf ne se résume pas aux grandes compétitions :

    « Voir nos t-shirts dans la foule, publier notre vidéo récap’, ça montre qu’on peut être un acteur culturel fort sur ce type d’événement populaire. »

    Et à Carlsbad, tout le monde est déjà prêt pour l’édition 2026.

  • Rip Curl balance Dunno : un film junior qui cogne fort

    Rip Curl balance Dunno : un film junior qui cogne fort

    Des cris, du punk rock et des tubes à Backdoor. Dunno, le nouveau film de Rip Curl, ne laisse pas respirer une seconde. En 30 minutes à peine, il brosse le portrait d’une génération de surfeurs et surfeuses affamés, filmés au plus près, comme s’ils te fonçaient dessus.

    Des tubes, du son et zéro ralenti

    La première séquence donne le ton : un cri de joie pure, le genre que tu lâches quand ton pote vient de scorer le tube de sa vie. Sauf que là, c’est Lukas Skinner, 16 ans, qui s’enfonce dans un tube à Backdoor, massif avec le calme d’un vétéran. Fils du longboarder Ben Skinner, Lukas montre ici une maturité impressionnante, entre barrels solides et fin de vidéo truffée d’airs bien stylés.

    Et la bande-son ? PENNYWISE. Oui, tu as bien lu. Le punk californien, celui des années Momentum, des VHS usées jusqu’à la corde. On pense à Taylor Steele, à Focus, à cette époque où tout allait vite, haut, profond — sans ralentis ni blabla. Dunno reprend ce flambeau à la sauce Gen Z : brut, énergique et sans concession.

    Une armée de juniors, filles et garçons mélangés

    Conçu par Vaughan Blakey et Nick Pollet, Dunno est plus qu’un montage d’actions. C’est un manifeste générationnel. Ici, pas de segment “spécial filles” relégué au milieu du film. Les surfeuses comme Tya Zebrowski y prennent autant de place que les garçons, dans un montage fluide et égalitaire. Et ça fait du bien.

    Tya, 14 ans, crève l’écran. Déjà sur le Challenger Series, elle impose un surf puissant, technique et engagé. Elle a droit à quelques clips courts, mais révélateurs de son niveau. Si de nombreux observateurs voient en elle une future qualifiée pour le CT 2026, ce n’est pas pour rien.

    Les autres jeunes talents de la team Rip Curl enchaînent les sections explosives, dans une ambiance de camaraderie électrique. Pas d’ego, que de l’envie et de l’audace.

    Une ode à l’énergie ado

    Le film tire sa force d’une sincérité rare. 90 % des images proviennent de parents qui filment leurs enfants, avec une fierté palpable. Ça ajoute une couche d’authenticité touchante, sans jamais verser dans le mièvre. Vaughan Blakey le dit lui-même : “Si tu demandes quelque chose à un ado, il te répond toujours ‘Dunno’. Ils n’ont aucune idée. C’est ça leur charme.”

    Et pour coller à cette énergie juvénile, le son a été confié à des groupes de jeunes. Un morceau en particulier, à base de cris et de vapes (ou plutôt de juice sticks), a même dû être censuré par des aboiements… pour ne pas faire fuir les parents venus assister à la première dans un surf shop australien rempli de gamins de 8 à 12 ans.

    Une nouvelle génération qui tape à la porte

    Dunno n’est pas juste un edit de plus dans l’océan des contenus surf. C’est un coup de projecteur sur une génération qui s’affirme sans demander la permission. Pas besoin de narration, la performance parle d’elle-même. Lukas Skinner, Tya Zebrowski et les autres ne demandent rien. Ils prennent ce qui leur revient.

    Et pendant que les anciens regardent ça, le dos un peu plus raide, la génération montante court déjà sur leurs traces — avec des cris de joie dans le barrel et du Pennywise dans les oreilles.

  • Dylan Graves et l’absurde beauté de la quête des vagues parfaites

    Dylan Graves et l’absurde beauté de la quête des vagues parfaites

    Prévisions météo, planches cassées, nuits écourtées et kilomètres de sable à perte de vue… Dylan Graves repart en quête de la vague parfaite, et signe un bijou de storytelling sur YouTube.

    Il y a ceux qui surfent quand les conditions sont bonnes. Et puis il y a Dylan Graves, ceux qui partent, sans prévenir, à l’autre bout du monde sur une intuition météo et une pincée de folie. Dans sa nouvelle vidéo The Absurdity of Scoring Good Waves, le surfeur portoricain nous embarque dans une aventure aussi sincère que drôle, aussi absurde qu’émouvante.

    Ce n’est pas un surf trip comme les autres. C’est une introspection joyeuse sur ce qui nous pousse à tout quitter pour une poignée de vagues. Une confession filmée sur l’obsession — parfois déraisonnable — de la perfection en surf.

    Une comédie documentaire en quatre actes

    Divisée en quatre chapitres – forecasting, sand, endurance, magic – la vidéo pose un regard sans filtre sur les sacrifices et les moments de grâce qui jalonnent le chemin vers « la bonne session ».

    Graves ne se prend pas au sérieux, mais sa quête, elle, l’est. Il y a des heures passées à décortiquer des cartes météo, des boards explosées sur un pointbreak sablonneux de 7 km, et des visages marqués par la fatigue autant que par l’excitation.

    Ce format hybride, entre documentaire de surf et comédie existentielle, nous rappelle que le surf n’est pas toujours fun – il est surtout une série d’essais, d’échecs et d’espoirs.

    Une vague rare, quelque part en Afrique

    Le clou du voyage ? Une vague quasi-mythique nichée sur la côte africaine, filmée sous tous les angles avec un casting cinq étoiles : Mikey February, Aritz Aranburu, Brendon Gibbens, William Aliotti… et Graves, bien sûr.

    Certains chutent sur les take-offs, d’autres trouvent enfin la ligne parfaite. Le spot, capricieux, impose patience et humilité. La récompense, elle, est sensorielle. Dylan parle d’“un vent chaud jusqu’à la moelle des os”, et on comprend pourquoi.

    L’addiction douce-amère des surfeurs

    “Est-ce une passion saine ou une obsession maladive ?” demande Dylan en voix-off. Difficile de trancher. Le film ne juge pas, mais montre avec tendresse les effets collatéraux de cette vie rythmée par les houles : annulations de dernière minute, partenaires délaissés, valises toujours prêtes.

    “Si t’as réussi à en faire ton métier, comme moi, t’as probablement rendu fou tous ceux qui t’entourent”, confesse-t-il, mi-sérieux, mi-résigné.

    Une déclaration d’amour au chaos

    The Absurdity of Scoring Good Waves n’est pas une simple vidéo de surf. C’est une déclaration d’amour à la beauté du chaos. À ces moments qui n’existent que parce qu’on a osé y croire, même quand tout semblait perdu. C’est aussi un rappel que, derrière chaque image de tube parfait, il y a des dizaines d’heures de galères, de doutes, de sable dans les draps.

    Graves continue d’explorer ce qu’est réellement être surfeur : un poète en quête, un fou à demi lucide, ou peut-être juste un humain qui refuse la routine.

    Ce qu’on en retient

    En 15 minutes, Dylan Graves condense une vérité universelle pour tous les passionnés de glisse : ce n’est pas la destination qui compte, mais tout ce qu’il faut traverser pour l’atteindre. Et si cette obsession peut sembler absurde de l’extérieur, elle donne du sens à ceux qui la vivent de l’intérieur.

  • William Aliotti dompte Uluwatu sur un twin de 5’5 : style et puissance au rendez-vous

    William Aliotti dompte Uluwatu sur un twin de 5’5 : style et puissance au rendez-vous

    Surfer Uluwatu est un rêve pour beaucoup, mais William Aliotti y glisse avec une aisance presque irréelle. Dans une vidéo intitulée “Chasing Uluwatu With William Aliotti”, le surfeur de Saint Martin nous offre un condensé de glisse pure, de lignes précises et de turns appuyés sur l’une des gauches les plus emblématiques de Bali.

    Un lien fort avec Uluwatu

    Dès les premières secondes, William nous partage son expérience avec la vague d’ Uluwatu. « C’est une vague piégeuse », explique-t-il. « Si tu n’es pas parfaitement placé au pic, tu la rates. Mais après quelques années, tu apprends à lire cette gauche magique. » Et quand il la lit, il la lit bien : drops engagés, barrels serrés, et surtout cette capacité à pousser chaque manœuvre jusqu’au bout, sans retenue, sans accroche.

    Une planche atypique pour des conditions sérieuses

    Le plus surprenant ? Il surfe un twin asymétrique de 5’5, 26L, taillé pour les gauches, dans un swell annoncé à 8-10 pieds. Loin de brider son surf, cette config lui permet d’exprimer toute sa créativité, avec un style fluide et puissantr à la fois. « Cette planche est magique », dit-il simplement. Et ça se voit.

    Quand Uluwatu marche comme ça

    La session est vraiment bonne. J’ai rarement vu des vagues aussi bien surfées à Uluwatu. Comme cette vague, où après un drop critique, William enchaîne avec un barrel profond, malgré une mer un peu agitée par le vent et une marée encore haute. « Cette vague me laisse faire ce que je veux », glisse-t-il, comme pour résumer cette session parfaite.

    Une masterclass de glisse

    Cette vidéo est bien plus qu’un simple edit : c’est une démonstration de style, de lecture de vague et de confiance en sa planche de surf. Si vous cherchez de l’inspiration ou une dose de surf pur, ne passez pas à côté de cette pépite. Si vous êtes à Uluwatu en surf trip, checkez bien son placement

  • Alaïa Bay : la session aérienne des Frenchies qui tutoient les airs

    Alaïa Bay : la session aérienne des Frenchies qui tutoient les airs

    Un quatuor de Frenchies s’est envolé dans la piscine à vagues d’Alaïa Bay pour une session d’entraînement 100 % aerial. Résultat : une vidéo brute, fun et ultra efficace.

    Une tricks list et des airs

    Et si les surfeurs s’inspiraient des skateurs ? C’est l’idée derrière cette session signée Charly Quivront. Le surfeur charentais s’est entouré de trois autres pointures – Sam Piter, Enzo Cavallini et William Aliotti – pour cocher une liste de tricks aériens sur la fameuse « air section » d’Alaïa Bay, en Suisse.

    Comme sur un park en béton, les gars répètent, ajustent, réessayent. Même vague, même section, conditions parfaites pour travailler des manœuvres techniques qu’il serait difficile d’enchaîner dans l’océan.

    De la variété et du style

    Le résultat ? Une vidéo d’entraînement, mais avec du style. Les frontside airs de Sam Piter sont bluffants d’amplitude, la variété des manœuvres impressionne, et l’ambiance reste détendue, portée par une bande-son groovy bien choisie.

    Chacun apporte sa patte : Quivront reste fluide, Aliotti toujours free, Cavallini solide et précis.

    Une vidéo simple, mais qui impressionne

    Pas de chichi ici. Juste quatre surfeurs qui envoient du lourd, dans un lieu qui devient un vrai camp d’entraînement pour les figures modernes. Si les piscines à vagues divisent, cette vidéo montre à quel point elles peuvent servir l’exigence technique du surf de haut niveau.

    On en reparlera dans un article dédié, mais pour l’instant, on profite de cette belle démonstration.

  • Occy éternel : le film Billabong qui remet le surf à l’endroit

    Occy éternel : le film Billabong qui remet le surf à l’endroit

    Trois semaines après sa sortie, le film OCCY! signé Billabong continue de faire vibrer les surfeurs du monde entier. Plus qu’un simple edit, c’est une déclaration d’amour à un style de surf qu’on croyait révolu — et qui revient ici avec une force rare. Un retour en grâce signé Mark Occhilupo, à presque 60 ans, dans deux vagues mythiques : Bells Beach et Cloudbreak.

    Un comeback ? Plutôt une renaissance

    Mark Occhilupo, dit « Occy », n’a jamais vraiment quitté le cœur des surfeurs. Champion du monde en 1999, icône des années 80 et 90, le « Raging Bull » revient dans ce court-métrage avec une forme physique et mentale bluffante. Sobre depuis six ans, rayonnant, il semble surfer avec plus de joie et de fluidité qu’à l’époque de l’Occumentary.

    Dans le film, il retrouve deux spots qui ont marqué sa carrière : Bells Beach, sa vague fétiche sur le World Tour, et Cloudbreak, à Fidji, où il avait remporté le Quiksilver Pro en 1999. Mais ce n’est pas une rétrospective figée. C’est un film d’action pure, où Occy déploie une puissance, un timing et un style qui ridiculisent les années qui passent. Il a 59 ans, qui ne rêve pas de surfer comme lui à 59 ans….

    Une vidéo qui parle aux surfeurs puristes

    Ce qui fait le succès fulgurant d’OCCY! — au-delà des images spectaculaires — c’est son ADN profondément nostalgique. La réalisation, le montage, la musique (Gang Gajang, Yothu Yindi) : tout rappelle l’époque des films cultes comme Green Iguana ou Bunyip Dreaming. Des œuvres qui ont formé toute une génération de surfeurs, et qui trouvent ici un écho contemporain saisissant.

    Les commentaires YouTube sont éloquents :

    “Le meilleur edit de la décennie.”
    “J’ai eu la chair de poule quand Yothu Yindi est arrivé.”
    “On dirait un film de Jack McCoy, mais en 2025.”
    “Le surf moderne manque d’âme, ce film le prouve.”

    Et difficile de les contredire.

    Une ode au surf sur le rail

    Pas un air reverse en vue. Juste des bottom turns profonds, des carves puissants, des tubes solides, et une lecture de vague chirurgicale. Occy surfe comme un artisan du rail, comme s’il sculptait chaque section avec une intention presque spirituelle, nostalgique de surf d’une époque. À Cloudbreak, il engage frontside avec l’élégance d’un félin et la force d’un buffle. À Bells, il retrouve ses marques sur le Bowl avec une aisance stupéfiante.

    Et ce n’est pas un hasard. Comme il l’explique dans l’interview qui accompagne le film, le brief était clair : surfer comme à l’époque de ses films de surf. Sans forcer. Avec style. Résultat : une démonstration intemporelle de ce que peut être le surf quand il est habité.

    Un passage de relais générationnel

    Le film est aussi l’occasion de voir Occy partager ce moment avec son fils Jay, lui-même surfeur prometteur. Une capsule père-fils dans l’univers de Billabong, la marque qui sponsorise Mark depuis 40 ans — un record dans l’histoire du surf pro. Cette longévité, aujourd’hui célébrée à travers une collection capsule Occy 2025, est elle aussi un hommage à une autre époque. Couleurs vives, coupes old school, énergie brute : une ligne qui pourrait être portée aussi bien par un ado que par son père.

    Plus qu’un film, un manifeste

    OCCY! arrive dans un contexte où le surf compétitif peine parfois à séduire. Les figures aériennes, devenues monnaie courante, peinent à transmettre l’émotion brute du surf. Ce film, lui, ravive cette émotion. Il nous rappelle pourquoi on est tombés amoureux du surf : pour ce sentiment de liberté, pour l’expression personnelle, pour le flow.

    Et il le fait sans nostalgie molle. Juste avec du surf pur, de la sueur, des lignes parfaites, et un Occy plus vivant que jamais.

    Une postérité déjà assurée

    Trois semaines après sa mise en ligne, la vidéo atteint déjà un statut culte. Elle est partagée, commentée, revisitée. Certains la comparent déjà aux chefs-d’œuvre de Jack McCoy. D’autres réclament une suite. Un nouveau Occumentary ? Peut-être. Mais en attendant, OCCY! version 2025 a déjà marqué les esprits. Et probablement redonné envie à beaucoup de surfeurs de (re)prendre une planche et d’aller tirer un bon gros bottom backside.

  • Le top des vidéos surf de la semaine

    Le top des vidéos surf de la semaine

    Des vagues de rêve, des stars sous-cotées, et des tubes à n’en plus finir : voici notre sélection des meilleures vidéos à ne pas manquer.

    Jackson Bunch & Shion Crawford, trop forts pour être ignorés


    6000 vues à peine ? On parle pourtant d’un duo volcanique à Rocky Point. Jackson Bunch, fraichement écarté du CT, et Shion Crawford, machine à tubes et à airs, livrent 4 minutes de pur spectacle. Mention spéciale pour le air à 5 000 $ de Shion.

    Les 10 meilleures vagues de la semaine


    Un format efficace pour les accros à la performance. Le montage met en avant les plus belles vagues surfées récemment, tous spots confondus. Un condensé parfait de style et de puissance.

    Teahupoo, la machine à tubes tourne à plein régime

    Le récif tahitien a encore fait parler sa magie. Si tu veux voir des take-offs suicidaires et des barrels interminables, ces deux vidéos sont pour toi. Aucune fioriture, que du lourd.

    Yago Dora, toujours plus aérien


    Quand il ne fracasse pas les compétitions, Yago Dora s’offre des freesurfs d’une fluidité rare. Ce clip est une masterclass d’engagement et d’esthétique, entre carves millimétrés et envolées sans fin.

  • Une vague parfaite née du chaos au Chili

    Une vague parfaite née du chaos au Chili

    Le 28 août 2023 restera gravé dans les esprits des surfeurs chiliens comme le jour où l’improbable est devenu réel. Ce jour-là, à Cahuil, petit village côtier de la région de O’Higgins, une vague parfaite a vu le jour. Une gauche tubulaire, longue, puissante, sculptée par le hasard des éléments. Un mirage éphémère né d’un événement climatique hors normes.

    Une crue qui redessine le littoral

    Quelques jours plus tôt, un système frontal d’une rare intensité avait balayé le centre et le sud du Chili. En six jours, il est tombé jusqu’à 791 mm de pluie. Une pluie diluvienne qui a gonflé les rivières, débordé les estuaires, bouleversé les équilibres naturels.

    À Cahuil, l’estuaire a littéralement explosé sous la pression des eaux. Sa géographie a été redessinée. Le sable a bougé, les bancs se sont formés autrement, ouvrant un passage nouveau vers l’océan. Et dans cette ouverture : une vague. Unique. Improbable. Magique.

    Le rendez-vous parfait entre houle et sable

    Le 28 août, la houle du sud-ouest est arrivée pile au bon moment. Les conditions étaient réunies : fond sablonneux sculpté par les crues, courant modifié, vent favorable. Le résultat : une gauche tubulaire d’une perfection presque irréelle. Des tubes longs, creux, rapides – jamais vus auparavant à Cahuil.

    La vidéo intitulée “Cahuil Perfección” documente ce moment suspendu dans le temps. On y voit des surfeurs locaux dompter cette vague comme si elle sortait tout droit d’un rêve. Le plus fou ? Cette vague ne se reproduira peut-être jamais. Elle est le fruit d’une combinaison météorologique rarissime.

    Quand la nature façonne des joyaux

    Ce type de phénomène rappelle que les meilleures vagues ne sont pas toujours celles qu’on trouve sur la carte. Parfois, elles apparaissent là où on ne les attend pas. Parfois, elles ne vivent qu’un jour. Et c’est ce qui les rend encore plus précieuses.

  • Décés  de Jack McCoy, le cinéaste qui a filmé l’âme du surf

    Décés de Jack McCoy, le cinéaste qui a filmé l’âme du surf

    Un regard unique sur le surf

    Le monde du surf pleure la disparition d’un de ses piliers les plus inspirants : Jack McCoy, légendaire réalisateur de films de surf, s’est éteint après plusieurs années de problèmes de santé. Pendant plus de cinquante ans, il a façonné notre manière de voir — et de ressentir — le surf, à travers une caméra toujours en quête de beauté, d’émotion et d’authenticité.

    Né à Kailua, Hawaii, et élevé dans le giron de Gerry Lopez et des icônes du North Shore des années 60, Jack McCoy a très tôt compris que le surf n’était pas juste un sport, mais un art, une philosophie, un dialogue intime avec l’océan.

    De Hawaii à l’Australie : la naissance d’un style

    En 1970, alors qu’il accompagne ses amis surfeurs en Australie, il décide d’y rester pour éviter la guerre du Vietnam. Cette terre d’adoption deviendra son terrain d’expression principal. Sa rencontre avec Dick Hoole l’amène à co-réaliser (In Search Of) Tubular Swells (1976), un film fondateur qui annonçait déjà l’exigence esthétique de son œuvre.

    Suivront plus de 25 films marquants, dont Storm Riders, The Green Iguana, Sabotaj, Blue Horizon, et bien sûr The Occumentary, qui révélera un Mark Occhilupo vulnérable et génial, dans un récit aussi humain que spectaculaire.

    Mais c’est surtout avec le Billabong Challenge, événement qu’il a imaginé et filmé dans les coins les plus reculés d’Australie-Occidentale, qu’il imposera un modèle : des compétitions loin des foules, dans des vagues parfaites. Ce format visionnaire est à l’origine de ce qu’on appellera plus tard le Dream Tour.

    Un œil dans l’eau, un cœur à l’écran

    Jack McCoy n’était pas un simple filmeur de surf. Il était un auteur. Son obsession des plans dans l’eau, ses choix musicaux audacieux, son souci du rythme narratif l’ont démarqué de ses pairs. Là où d’autres restaient sur la plage, lui plongeait littéralement dans l’action, capturant la magie des tubes de l’intérieur.

    « Beaucoup restent immobiles pour ne pas rater un plan. Moi je bouge, sinon ce n’est pas vivant », expliquait-il un jour. Pour lui, l’essence du surf se trouvait dans le mouvement, dans l’eau, dans le ressenti.

    C’est d’ailleurs ce sens artistique qui lui vaudra l’admiration de David Bowie et Eric Idle, qu’il côtoya à Los Angeles dans les années 80. Et plus tard, une collaboration avec Paul McCartney sur des clips visuels.

    Une voix pour les surfeurs, un cœur pour l’océan

    Inducté au Surfing Walk of Fame en 2013, récemment récompensé par l’Australian Surf Industry Association, Jack n’a jamais cessé de défendre les valeurs qui lui tenaient à cœur : la liberté, l’humilité, le respect de la nature, et surtout la communauté du surf.

    À travers des anecdotes tendres, des scènes cocasses, des plans majestueux ou des confessions poignantes, il a tissé un lien fort entre les surfeurs et leur public. Il a offert au monde une vision sincère et poétique du surf.

    Un dernier tube pour Jack

    « Allez choper une bombe aujourd’hui pour le big guy », a écrit sa famille. Jack McCoy n’est plus, mais son esprit vibre dans chaque tube filmé avec passion, dans chaque plan d’eau traversé par la lumière, dans chaque VHS usée d’un grom quelque part dans le monde.

    Il a immortalisé le surf, et en retour, le surf ne l’oubliera jamais.

  • RAGE 5 : le retour fracassant du crew le plus sauvage du surf

    RAGE 5 : le retour fracassant du crew le plus sauvage du surf

    Depuis bientôt une décennie, la série de films RAGE incarne une vision alternative du surf, loin des paillettes de l’industrie. Avec RAGE 5, le crew australien revient en force, fidèle à son esprit punk et à son amour du surf brut.

    Fondée en 2017 par Creed McTaggart, Noa Deane, Beau Foster, Ellis Ericson et le réalisateur Toby Cregan, RAGE n’est pas une simple marque d’accessoires de surf. C’est un état d’esprit. Une révolte joyeuse contre la standardisation d’une industrie de plus en plus polie, marketée, digeste. Avec RAGE 5, la bande livre un film aussi puissant que sincère, entre clips de surf hallucinants et instantanés d’une amitié forgée dans le sel et l’adrénaline.

    Une épopée DIY signée Toby Cregan

    Le film, tourné sur plus de deux ans aux quatre coins du globe, a été entièrement réalisé par Toby Cregan. Fidèle à son style brut et sans concession, il mêle des séquences surf ultra puissantes à des moments plus intimes, notamment via des images d’archives inédites datant de la création de RAGE en 2016. On y découvre Creed et Noa à leurs débuts, déconne à la main et weed à la bouche, en train de se filmer mutuellement dans leur chambre.

    Au-delà du surf pur, RAGE 5 est aussi une plongée dans l’histoire du collectif : comment une blague entre potes est devenue un projet underground suivi dans le monde entier.

    Un casting de surfeurs underground, fidèle à l’ADN RAGE

    Le line-up est fidèle à ce que RAGE sait faire de mieux : réunir les surfeurs les plus créatifs, les plus stylés, mais aussi les plus indomptables du moment. On retrouve donc les piliers de la maison : Creed McTaggart, Noa Deane, Shaun Manners, Jaleesa Vincent, Wade Goodall, Beau Foster ou encore Jake Vincent.

    Mais cette fois, RAGE 5 marque aussi l’entrée de nouveaux visages tout aussi puissants : Holly Wawn, Benny Howard et Kai Hing font leur grande première dans un film RAGE, et leurs performances ne passent pas inaperçues. Holly, en particulier, impose un surf engagé et sans complexe, capté dans les vagues du Northern Rivers.

    Une dernière mission vers le désert… et la faillite

    L’un des temps forts du film est la dernière mission, partie dans le désert australien et en Tasmanie pour chasser une ultime session de rêve. Cregan avoue avoir réservé les billets d’avion sans même vérifier le compte bancaire de la marque : « On avait besoin d’une fin forte. Et on l’a eue. Mais ça a presque mis RAGE en faillite. »

    Malgré des contraintes financières et une logistique improvisée, les images valent de l’or. Shaun Manners, en quête d’un dernier clip, l’a trouvé dans l’urgence, quelques heures avant de devoir tracer 9 heures de route pour attraper un vol. C’est ça, l’esprit RAGE : un mélange d’instinct, de punk, et de talent pur.

    En tournée avant la sortie

    Avant d’être diffusé en ligne, RAGE 5 fait le tour de l’Australie en van, dans une ambiance qui rappelle les tournées de groupes de rock. Les projections se font dans des shops ou petits cinémas, toujours à l’arrache mais pleines d’énergie. Le crew envisage même des projections à Bali, aux États-Unis et en France, puisque la semaine dernière avait lieu une avant-première à Hossegor

    Conclusion

    Avec RAGE 5, le collectif prouve une nouvelle fois qu’il est l’un des derniers bastions du surf libre et sans compromis. À l’heure des algorithmes et du surf aseptisé, ces “cafards” de l’industrie nous rappellent que la vraie rage vient du cœur.

  • La vague d’une vie : Eimeo Czermak enflamme Teahupo’o

    La vague d’une vie : Eimeo Czermak enflamme Teahupo’o

    Un nom à retenir : Eimeo Czermak

    Eimeo Czermak n’en est pas à son premier coup d’éclat, mais cette fois, le surfeur tahitien de 21 ans a mis tout le monde d’accord. Le 7 mai 2025, à Teahupo’o, il a réussi l’impensable : surfer à la rame l’une des plus grosses vagues jamais prises sans assistance sur cette vague mythique. Une performance saluée unanimement par les médias spécialisés, qui parlent déjà de moment historique dans l’histoire du surf.

    Un swell classé « Epic » par Surfline

    Ce jour-là, Teahupo’o accueillait le premier très gros swell de la saison. Selon Kevin Wallis, chef prévisionniste chez Surfline, il ne s’agissait pas d’une tempête d’une violence extrême, mais plutôt d’un système parfaitement placé. Son déplacement quasi-direct vers Tahiti et sa proximité (1000 à 1500 miles) ont permis des conditions idéales : du gros surf, sans le vent ni le mauvais temps qui l’accompagnent souvent. Résultat : la journée a reçu le très rare label “Epic” de Surfline — une distinction qui ne tombe que quelques fois par an. Mais ce n’est pas tout : la période de la houle, entre 15 et 16 secondes, a rendu ces montagnes d’eau (à la limite du surf tracté) accessibles — ou presque — aux rameurs. Et c’est là qu’Eimeo Czermak a saisi sa chance.

    Une vague à la rame qui marque l’histoire

    À 4:13 de la vidéo publiée par *Surfer Magazine*, on découvre Eimeo glissant dans un tube massif, techniquement très compliqué, avec un placement chirurgical. Pas de jet ski. Juste ses bras, son mental et un timing parfait. Tikanui Smith, légende locale et témoin de la scène depuis le channel, n’a pas mâché ses mots : “Peut-être l’une des meilleures vagues jamais prises à la rame à Teahupoo.” Un compliment énorme quand on connaît l’historique du spot, où des monstres comme Laird Hamilton ou Nathan Fletcher ont écrit des pages majeures de l’histoire du surf tracté. Mais ici, il ne s’agit pas de tow-in. Il s’agit d’un surfeur local qui a lu parfaitement la vague et qui s’est engagé dans ce que beaucoup décrivent comme le ride de l’année.

    De Pipeline à la gloire mondiale

    Ce n’est pas la première fois qu’Eimeo Czermak fait parler de lui. En 2021, il s’était blessé sérieusement à Pipeline, à Hawaii. Une chute qui aurait pu freiner sa progression, mais qui semble aujourd’hui loin derrière lui. Depuis, le Tahitien n’a cessé de gagner en puissance, en technique et en maturité. Cette vague du 7 mai 2025 pourrait bien changer sa trajectoire : non seulement elle l’inscrit déjà dans le panthéon de Teahupo’o, mais elle le propulse aussi dans une nouvelle dimension médiatique.

    Et maintenant ?

    Le buzz autour de cette session est loin d’être retombé. Des médias américains comme *Surfer*, *Stab* ou encore *Surfline* y consacrent des articles élogieux. Les réseaux sociaux s’enflamment. Certains comparent même cette vague à celle de Laird Hamilton en 2000, surnommée “Millennium Wave”. D’autres estiment qu’on parlera encore de ce ride dans 25 ans. Eimeo, lui, reste humble. Mais cette vague, c’est un marqueur. Un tournant. Et surtout, une promesse : celle que la nouvelle génération tahitienne a de l’avenir, et qu’il faudra désormais compter sur Czermak quand on parlera des plus gros barrels de la planète.

    Une leçon de courage et de lecture de vague

    Au-delà du buzz, cette session rappelle que le surf à Teahupo’o, même après les Jeux Olympiques de Paris 2024, reste un défi extrême. Et que dans ce théâtre naturel, les locaux comme Eimeo Czermak continuent d’écrire l’histoire — non pas avec des artifices, mais avec du courage, de la technique et une connexion unique à la vague.
  • Charly Quivront en apesanteur au Wave Garden Lab : le surf du futur en action

    Charly Quivront en apesanteur au Wave Garden Lab : le surf du futur en action

    Quand Charly Quivront envoie du lourd, on sait que ça va voler haut. Après avoir déchiré les vagues légendaires du North Shore à Hawaï, le revoilà plus proche de chez nous, dans un spot aussi exclusif que futuriste : le Wave Garden Lab. Direction le Pays basque espagnol, à seulement 1h30 d’Anglet, pour une session pas comme les autres… dans une piscine à vagues secrète et réservée aux invités.

    Le Wave Garden Lab : là où naissent les vagues du futur

    Perdu au milieu de nulle part, ce laboratoire des vagues est le terrain d’expérimentation de Wave Garden, les maîtres incontestés de la vague artificielle. Ici, pas de files d’attente ni de séries capricieuses : chaque vague est programmée, sculptée à la perfection. Barrel, grosse manœuvre ou section à air XXL, tout est sous contrôle.

    Et même si cette piscine est plus petite que ses grandes sœurs commercialisées, elle reste un terrain de jeu ultime pour les pros. C’est ici que les futures innovations prennent forme avant de conquérir le monde du surf artificiel.

    Charly Quivront, le roi des airs

    Dans ce nouveau clip, Charly transforme ce bassin high-tech en véritable rampe de lancement. Sous un ciel bleu éclatant et sur une eau cristalline, le Français enchaîne les aerials millimétrés, repoussant les limites de la gravité avec une facilité déconcertante.

    Pas besoin de scruter les prévisions ou d’attendre le bon swell : ici, chaque take off est une promesse d’envol. Et Charly le prouve avec un style fluide, précis, et surtout ultra propre. On le sent dans son élément, comme un gamin dans un skatepark infini, répétant ses tricks avec la régularité d’une horloge suisse… version aquatique.

    Le spot rêvé pour le training

    Si tu te demandes où les pros peaufinent leurs figures les plus folles, ne cherche plus. Ce clip confirme que le Wave Garden Lab est le meilleur spot pour travailler ses airs. Avec une vague parfaitement maîtrisée et des sections taillées sur-mesure, c’est le paradis pour tout surfeur en quête de performance et de fun.

    Mais attention, ce petit bijou n’est pas ouvert au public. On y entre sur invitation seulement, ce qui en fait un lieu presque mythique, réservé à l’élite et aux privilégiés du surf moderne.

    Le surf du futur, c’est maintenant

    Cette session dominicale filmée avec passion nous rappelle à quel point le surf évolue. Entre traditions océaniques et nouvelles technologies, des spots comme le Wave Garden Lab ouvrent des horizons infinis. Pour des surfeurs comme Charly Quivront, c’est l’occasion de repousser encore plus loin les frontières de la créativité et de la performance.

    Alors, prêt à découvrir ce que donne une journée sans vent, sans courant, mais avec des vagues parfaites à volonté ? File voir le clip et laisse-toi embarquer dans ce surf du futur, où chaque vague est une œuvre d’art… et chaque manœuvre, un spectacle.

  • Vincent Duvignac face à l’épreuve : le surf, la chute et la force intérieure

    Vincent Duvignac face à l’épreuve : le surf, la chute et la force intérieure

    Le 14 janvier dernier, une vague sauvage a mis sur pause la vie de l’un des plus grands noms du surf français. Vincent Duvignac, 39 ans, s’est fracturé les cervicales lors d’une session glaciale dans les Landes, sur un spot qu’il connaît pourtant comme sa poche. Voici un résumé en vidéo des nombreux tubes que le surfeur a pu prendre avant l’accident.

    Ce matin-là, les conditions étaient brumeuses, l’air piquant avec un -4°C au compteur, mais les bancs de sable s’annonçaient prometteurs. Avec deux amis et un caméraman, “Duvi” entre à l’eau vers 9h, alors que la houle se révèle peu à peu. À 10h45, au moment où il envisage de sortir pour faire une pause, une ultime vague — née de la fusion de deux séries — change le cours de sa vie. Il part en travers dans un tube impressionnant… et tout bascule.

    Une seconde, un impact, un combat

    Le choc est violent. La tête tape, le corps est secoué. Ce n’est pas la première fois : « Il y a un an jour pour jour, je m’étais déjà cogné la tête très fort. Je pense que ça a préparé mon corps à encaisser. Cette fois, j’ai évité le pire. »

    Douze semaines plus tard, Vincent partage ses pensées sur les réseaux sociaux. Il parle d’ »aventure », de gratitude envers sa compagne, sa famille, ses amis, le personnel médical, et ses sponsors. Avec humilité, il confie : « Solo on est pas grand-chose dans ces moments. »

    Lui qui a l’habitude d’enchaîner les tubes et les take-offs se retrouve corseté du sternum à la tête. Immobile, mais vivant. Et c’est déjà une victoire.

    Un champion confronté à un nouveau défi

    Vincent Duvignac n’est pas un surfeur comme les autres. Triple champion de France, champion du monde ISA 2017 avec l’équipe de France, et véritable icône du free surf landais, il incarne le surf engagé, stylé, profondément enraciné dans son territoire. Aujourd’hui, il doit réapprendre à écouter son corps, à ralentir. Il évoque la rééducation prochaine d’ »une zone sensible », les nuits hachées, les siestes réparatrices.

    Surtout, il prend la mesure de ce qui s’est joué ce matin d’hiver. « Il y aura un avant et un après. Je ne retrouverai jamais totalement les fonctions mécaniques de ma nuque. Mais je vais m’adapter. »

    L’espoir en ligne de mire

    Son objectif ? Revenir à l’eau en 2025. Avec sagesse, il garde cet horizon en ligne de mire, sans précipitation. La passion est intacte, mais désormais canalisée par la prudence. « Je savoure la chance d’être encore là », dit-il, lucide.

    Loin des projecteurs, le Landais vit une parenthèse imposée, mais révélatrice. Un moment suspendu où tout ralentit, où l’essentiel reprend sa place. Où l’homme, au-delà du surfeur, apprend à accueillir la fragilité.

    Une inspiration pour toute la communauté surf

    À travers cette épreuve, Duvi continue de tracer sa ligne, avec courage et authenticité. Il inspire non pas par ses carves ou ses barrels, mais par sa manière de faire face à l’adversité. Et même hors de l’eau, il reste un phare pour toute une génération de surfeurs.

  • Léo-Paul Etienne : à l’endroit parfait au moment parfait aux Mentawai

    Léo-Paul Etienne : à l’endroit parfait au moment parfait aux Mentawai

    Un talent pur sous les tropiques

    Dans sa dernière vidéo intitulée Right Place, Right Time, Léo-Paul Etienne nous offre un pur moment de surf aux Mentawai. Alors qu’il n’attendait rien d’exceptionnel en arrivant à Hollow Trees, ce spot mythique aussi connu sous le nom de Lance’s Right, le Français a vécu l’un de ces rares instants où tout s’aligne à la perfection.

    La météo annonçait une houle moyenne. Pourtant, deux dépressions successives ont transformé la droite de Lance’s en véritable terrain de jeu, avec des vagues parfaites et tubulaires. Résultat : huit heures de surf par jour et des barrels à n’en plus finir. Une démonstration qui rappelle que parfois, la magie ne se lit pas sur les cartes météo.

    Un palmarès prometteur

    À 15 ans, Léo-Paul Étienne avait marqué l’histoire du surf français en remportant les Vissla ISA World Juniors Championships à Salinas, devenant ainsi le quatrième Français à décrocher un titre mondial junior. Il rejoignait alors des noms prestigieux comme Vetea David, Pauline Ado et Cannelle Bulard. Cette victoire, acquise contre toute attente, révélait déjà son incroyable potentiel.

    Depuis, le parcours de Léo-Paul a connu des hauts et des bas. Malgré une victoire sur le WQS de Lacanau en 2023, il peine encore à transformer l’essai sur la scène internationale. Pourtant, son style puissant, sa lecture des vagues et surtout son talent dans les tubes, comme le montre cette vidéo, prouvent qu’il n’a rien perdu de son feu sacré.

    Un avenir encore à écrire

    Right Place, Right Time n’est pas seulement un titre : c’est le résumé d’un trip réussi et la preuve que Léo-Paul Étienne a toujours sa place parmi les meilleurs tube riders français. Espérons que cette session magique lui ouvre la voie vers de nouvelles opportunités et marque un tournant dans sa carrière.


  • Torren Martyn et Simon Jones : la naissance de la Calypte

    Torren Martyn et Simon Jones : la naissance de la Calypte

    En 2025, Torren Martyn et le shaper Simon Jones ont surpris le monde du surf avec leur dernier projet : la Calypte. Cette planche atypique est née d’une collaboration passionnée, relatée dans le film The Ugly Duckling, désormais accessible au grand public.

    Un projet né au cœur de l’Indonésie

    Tout commence lors d’un périple en voilier autour de l’Indonésie à bord du Calypte, le bateau de Torren et Aiyana. Parmi leurs compagnons de voyage figure Kelly Foote, qui s’émerveille devant une planche étrange dans le quiver de Torren — une création bien différente de leurs modèles habituels. Ce prototype, surnommé « the ugly duckling » (le vilain petit canard), est le point de départ d’une véritable révolution dans leur approche du shape.

    De l’expérimentation à la perfection

    Tout au long de l’année de navigation, Torren fournit ses impressions à Simon, qui affine le design initial pour aboutir à une planche plus performante, mais toujours singulière. L’inspiration ? Un twin fin compact et nerveux façonné par Trevor Gordon, aperçu en action à Rincon.

    Un surf plus vertical et explosif

    Si Torren est souvent associé à de longues courbes fluides sur des mid-lengths élégants, cette fois, il révèle une facette plus explosive de son surf. Avec la Calypte, il raccourcit ses trajectoires, attaque les sections verticales et balance des gerbes spectaculaires sur les vagues parfaites d’Indonésie.

    Dans The Ugly Duckling et Calypte, Torren Martyn prouve qu’il est tout aussi capable de style radical que de glisse harmonieuse. Une nouvelle preuve de sa polyvalence, à savourer absolument pour rêver de barrels infinis et de laybacks stylés.

    Où se procurer la Calypte ?

    Pour ceux qui voudraient s’offrir une Calypte aux États-Unis, direction SurfBored pour commander les modèles de Simon Jones.

  • Chapter 11 TV débarque sur la North Shore avec « Shit Waves Hawaii »

    Chapter 11 TV débarque sur la North Shore avec « Shit Waves Hawaii »

    Depuis ses premières vidéos, Chapter 11 TV, le projet créatif emmené par Dane Reynolds, a imposé son style : filmer sans fard, assumer les chutes, capturer la foule parfois étouffante… avant de balancer des clips de surf brut et puissant. Après avoir fait vibrer Ventura, l’équipe s’attaque aujourd’hui à la North Shore hawaïenne avec « Shit Waves Hawaii ».

    Une recette qui marche… même à Hawaï

    La vidéo, bien que tournée il y a quelques saisons, délivre une ambiance toujours fraîche. Entre wipeouts spectaculaires et sections fracassées, Chapter 11 conserve son ton décomplexé. Mention spéciale pour le passage tourné à Rocky Point, rythmé par le classique reggae « Bad Boys » d’Inner Circle, où l’ambiance est aussi décontractée que les aerials sont explosifs.

    Un casting mélangeant freesurfeurs, locaux et stars mondiales

    Là où Chapter 11 reste souvent ancré à Ventura, « Shit Waves Hawaii » ouvre grand les portes :

    • Griffin Colapinto, régulièrement en tête des compétitions mondiales,
    • Noa Deane et Mikey Wright, icônes du freesurf moderne,
    • Rolo Montes, Holly Wawn, Alan Cleland Jr.,
    • Sans oublier les locaux emblématiques Mason Ho et Ivan Florence.

    Sur la North Shore, tout le monde finit par partager les mêmes pics : champions du monde, chasseurs de clips, kids locaux en pleine ascension. « Shit Waves Hawaii » capte cette véritable fusion des styles et des générations.

    Pourquoi on aime ?

    J’aime les vidéos Chapter 11 pour deux raisons : elles sont simples, pas de fioriture, c’est du brut de décoffrage. On retrouve un peu l’ambiance des vieilles vidéos. Mais, surtout, les vidéos sont bien filmées avec une bonne musique. Je dirais même que c’est un rendez-vous que je ne manque jamais. Dés qu’un vidéo de Chapter 11 Tv sort, vous pouvez être sûr, que je la visionnerai.

    Dane Reynolds n’est plus surfeur pro depuis des années, mais il reste une source de motivation pour de nombreux surfeurs en dehors du star system….

  • 20-Second Tubes : l’épopée sauvage de Maps to Nowhere en Afrique

    20-Second Tubes : l’épopée sauvage de Maps to Nowhere en Afrique

    Le projet Maps to Nowhere, imaginé par Surfline et O’Neill, frappe fort pour sa troisième saison. Soli Bailey, Ian Crane, Brett Barley et Sarah Baum sont partis loin de toute civilisation pour découvrir un nouveau spot de rêve, quelque part sur la côte africaine. Leur quête : trouver des tubes parfaits, loin de la foule, dans un décor quasi lunaire.

    Un voyage vers l’inconnu

    Accompagnés du photographe Alan van Gysen, grand connaisseur des déserts et points secrets africains, le groupe s’est enfoncé dans une région reculée. La route fut longue : trois vols, des heures de piste, et enfin un campement planté en plein désert. Ici, pas de réseau, pas de confort moderne. Juste le sable, le vent, l’océan… et l’espoir de découvrir des vagues parfaites.

    Les premiers jours : entre doutes et frustration

    Malgré une houle prometteuse, les conditions n’étaient pas au rendez-vous : vents onshores puissants et bancs de sable capricieux. L’équipe a envisagé la possibilité de repartir bredouille, après tant d’efforts et d’espoir.

    « C’était la déprime totale, » raconte Soli Bailey. « On a failli croire que ce trip allait être un échec. »

    Le troisième jour : la révélation

    Puis, soudainement, tout a changé. Le vent a tourné offshore, la houle a pris forme, et le spot s’est révélé sous son meilleur jour : un pointbreak de sable déroulant des vagues parfaites, longues, creuses et puissantes. Les surfeurs, seuls à l’eau, ont enchaîné les tubes sans fin.

    « Premier take-off, premier tube de 20 secondes, » raconte Ian Crane, encore ébahi. « C’était vidéo-game mode. Iréel. »

    Soli Bailey, lui, a multiplié les tubes sur une même vague, disparaissant littéralement à l’intérieur du mur d’eau pendant près de 15 secondes.

    Une journée inoubliable

    Au total, ils ont surfé pendant près de six heures, jusqu’à épuisement complet. Bras vidés, planches cassées, batteries à plat, mais surtout des souvenirs gravés à jamais.

    « C’est pour ça qu’on surfe, » explique Sarah Baum. « Pour ces instants uniques, partagés entre amis, loin de tout. »

    L’esprit Maps to Nowhere

    Cette mission résume parfaitement la philosophie de Maps to Nowhere : sortir des sentiers battus, explorer, prendre des risques, et parfois être récompensé par des sessions mythiques. Dans un monde où de nombreux spots sont surfréquentés, trouver une vague vierge est devenu l’ultime graal.

    « C’était l’une des meilleures journées de surf de ma vie, » conclut Ian Crane. « Et je ne suis pas prêt de l’oublier. »

  • Matt Archbold, le surfeur rebelle qui a enflammé Point Break

    Matt Archbold, le surfeur rebelle qui a enflammé Point Break

    Sorti en 1991, Point Break est devenu un film culte mêlant surf, braquages et quête de liberté. Si Patrick Swayze et Keanu Reeves brillent à l’écran, peu savent que derrière les scènes de surf les plus spectaculaires se cache un certain Matt “Archy” Archbold. Véritable icône du surf californien, Archbold a non seulement doublé Swayze sur les vagues, mais a aussi coordonné toute la partie surf du film. Retour sur cette histoire aussi méconnue que légendaire.

    De San Clemente à Hollywood : le coup de fil qui change tout

    À la fin des années 80, Matt Archbold est l’un des surfeurs les plus stylés de sa génération. Aérien, rebelle, tatoué, il incarne une nouvelle ère du free surf. Lorsqu’Hollywood cherche un consultant surf pour son prochain blockbuster, le nom d’Archy est soufflé par le shaper Dennis Jarvis. La production mord à l’hameçon.

    Initialement, Matt devait jouer un rôle avec répliques parmi les célèbres « Dead Presidents », la bande de braqueurs surfeurs. Mais la réalisatrice Kathryn Bigelow – visionnaire et exigeante – préfère le placer à un poste clé en coulisses : cascadeur officiel de Patrick Swayze et coordinateur surf pour l’ensemble du casting.

    Enseigner le surf à Keanu Reeves et Anthony Kiedis

    Aux côtés de Brian Keaulana, légende hawaïenne, Archbold devient le professeur de surf de Keanu Reeves, mais aussi d’Anthony Kiedis, chanteur des Red Hot Chili Peppers, qui fait une brève apparition dans le film. Son rôle dépasse largement celui de doublure. Il est coach, chorégraphe, conseiller technique. En somme, il assure l’authenticité des scènes qui font vibrer les fans de glisse encore aujourd’hui.

    Le tournage : de Lowers à Waimea en passant par Pipeline

    Le tournage commence à Lowers, spot californien bien connu d’Archbold. Mais l’équipe, insatisfaite des conditions, décide de déplacer toute la production à Hawaï. Matt est logé à Turtle Bay, bénéficie de sa propre loge sur la plage de Pipeline, et surfe chaque jour pour les besoins du film.

    Petit hic : pour simuler les eaux froides californiennes, il doit enfiler une épaisse combinaison, sous 30 degrés hawaïens. Quatre heures dans l’eau, combinaison intégrale, à surfer des vagues pour les besoins de la caméra. Un enfer… mais quel souvenir !

    Une vague d’avance : les prémices du tow-in

    Autre anecdote savoureuse : pour certaines prises, Archy est tracté sur les vagues par Brian Keaulana à l’aide d’un jet-ski. On est en 1991, bien avant que le tow-in surfing (le surf tracté) ne devienne une discipline à part entière. Encore une preuve que Point Break, malgré ses scènes parfois hollywoodiennes, a su capter l’esprit pionnier du surf.

    Un film culte, une expérience unique

    Aujourd’hui, Matt Archbold regarde cette période avec tendresse. « C’était une expérience super cool, » confie-t-il dans une interview. « Kathryn Bigelow écoutait vraiment nos conseils. Elle aurait pu ignorer le “petit surfeur”, mais elle nous respectait. » Ce respect se ressent dans le rendu final : des scènes de surf crédibles, puissantes, qui ont marqué toute une génération.

    Archy, l’âme surf de Point Break

    Si Point Break est un film culte, c’est aussi parce qu’il a su mêler adrénaline hollywoodienne et réalisme surf. Et ça, on le doit en grande partie à Matt Archbold. Sans lui, peut-être que Bodhi n’aurait jamais eu autant de grâce dans le tube, ni Johnny Utah autant de flow sur une planche. Alors la prochaine fois que vous verrez la première scène du film, avec ce layback mythique… pensez à Archy.

  • Une aventure insulaire pour les surfeurs bretons

    Une aventure insulaire pour les surfeurs bretons

    La saison 5 de la websérie J’irai Dormir Chez Moi marque un tournant dans l’aventure des surfeurs bretons. Fini le “bus magique” : place à la mobilité douce et aux paysages sauvages des îles bretonnes. Armés de leurs vélos électriques, Ian Fontaine, Gaspard Larsonneur, Théo Julitte, Titouan Canevet, Gabriel Abiven et Malo Jouanneau ont embarqué pour un surf trip aussi engagé que rafraîchissant.

    Loin des destinations tropicales classiques, la team a fait le choix de valoriser le local, en réduisant son empreinte carbone. Objectif : trouver les meilleures vagues tout en mettant en lumière la beauté brute de la Bretagne insulaire. Entre plages désertes, falaises escarpées et villages pittoresques, chaque île visitée est une surprise.

    Le ton reste fidèle à l’esprit de la série : authenticité, humour et bonne humeur. On suit les surfeurs dans leurs galères logistiques, leurs sessions improvisées avec des planches sans dérives, et même leurs compétitions amicales comme le “Zeus Challenge” où les tricks les plus fous — debout, allongé ou à genoux — sont célébrés autour d’un bon plat.

    Au-delà du surf, cette saison met en avant la débrouille, la camaraderie et le lien fort avec la nature. On les voit pêcher, cuisiner au bivouac, galérer sur les chemins… mais toujours avec le sourire. Une vraie ode à la simplicité et à la joie de vivre en bord de mer.

    Soutenue par des partenaires engagés comme Banque Populaire Grand Ouest, Hénaff, Zeus Surfboard, Nom de Zeus ou encore La Potagère, cette saison incarne parfaitement l’esprit “glisse locale” qui anime les surfeurs bretons depuis le début.

    Avec des images superbes et une bande-son qui sent bon les embruns, cette saison 5 est une déclaration d’amour aux îles bretonnes… et à ceux qui les explorent avec passion et respect.

  • Trois planches explosées : Charly Quivront se frotte à l’enfer du North Shore

    Trois planches explosées : Charly Quivront se frotte à l’enfer du North Shore

    Un Français à Hawaï, enfin !

    Cela faisait un bail qu’on n’avait pas vu un surfeur français scorer sur le North Shore. Hormis Justin Becret récemment, les apparitions tricolores se font rares dans cet épicentre du surf mondial. Trop risqué, trop cher, trop compliqué : les raisons ne manquent pas.

    Mais Charly Quivront a décidé de briser cette tendance. Dans une vidéo fraîchement sortie, on le découvre en action sur les spots les plus mythiques d’Hawaï. Pipeline, Rocky Point ou encore Off The Wall : Charly n’a pas choisi la facilité.

    Une réalité brutale derrière les images

    Filmer sur le North Shore, c’est tout sauf simple. Entre la densité au line-up, les locaux ultra présents, la violence des vagues et une tension constante à l’eau, le terrain est miné. Ajouter à cela le coût de la vie à Oahu, et on comprend pourquoi tant d’Européens préfèrent une semaine bien plus rentable aux Mentawai.

    Pourtant, Charly y va. Il y va fort, avec son style fluide et engagé. On enchaîne les turns puissants, les tubes engagés, le tout rythmé par une bande-son aux accents Volcom, pile dans l’ambiance.

    Mais derrière les manœuvres stylées, le budget explose : trois planches cassées en deux sur le tournage. Et ce ne sont que celles qu’on a vues… Le North Shore ne pardonne pas, surtout quand on y surfe avec autant d’engagement.

    Charly Quivront montre qu’il peut faire bien plus que performer sur les QS : il peut briller dans l’arène hawaïenne.

  • Winter Menu : Le Surf hivernal de Joan Duru, Maud Le Car et Marc Lacomare

    Winter Menu : Le Surf hivernal de Joan Duru, Maud Le Car et Marc Lacomare

    Si vous voulez que je vous résume la vidéo en une seule phrase, une seule image, une seule vague, rendez-vous à 8 minutes 48 secondes de la vidéo.

    Un trio de surfeurs en quête de l’essence même de l’hiver

    La dernière production Winter Menu est une plongée intense dans les sessions hivernales des surfeurs français Joan Duru, Maud Le Car, et Marc Lacomare. Ce film, réalisé par Andy Benetrix et co-produit par Le Surfing, nous entraîne au cœur de leur saison préférée, sous forme de « full menu », avec entrée, plat, et dessert. Cette œuvre ne se contente pas d’aligner des vagues impressionnantes : elle capture des instants de camaraderie qui transcendent les sessions elles-mêmes, dévoilant la complicité unique entre ces passionnés du surf.

    Des vagues, du rythme et des sessions extrêmes

    Un bon film de surf, c’est souvent une recette simple : de belles vagues, une musique bien choisie et des surfeurs qui s’engagent. Dans Winter Menu, tout y est. Les séquences montrent les trois athlètes domptant des vagues puissantes, dans des conditions d’hiver extrême. La caméra de Benetrix est au plus près de l’action, nous offrant des plans d’une rare intensité, sans besoin d’artifices ou de discours inutiles. C’est une immersion brute et authentique dans l’univers du free-surf, où l’adrénaline et la passion s’entrelacent pour le plaisir des yeux.

    La renaissance de French Connexion sur YouTube

    Cette production marque également le retour de French Connexion sur la scène. Créé en 2011, ce projet réunissait Joan Duru, Marc Lacomare, et Charly Martin pour capturer leurs compétitions et voyages en free-surf autour du globe. Après plusieurs années en pause, cette chaîne YouTube refait surface, offrant aux amateurs de surf français l’opportunité de découvrir ou redécouvrir les aventures et défis de ces surfeurs talentueux. Winter Menu en est le premier opus, et laisse présager de nouvelles vidéos où le trio, accompagné d’autres figures du surf français, nous régalera de sessions engageantes et captivantes.

    Un menu hivernal qui ravit les amateurs de surf

    Au-delà des images de surf, Winter Menu nous plonge dans une ambiance conviviale et chaleureuse, où les moments passés autour d’un bon repas sont aussi importants que les vagues elles-mêmes. Ce documentaire est à la fois une célébration de la passion partagée pour le surf et un hommage aux liens solides qui unissent ces surfeurs. Des sessions intenses à l’eau aux éclats de rire autour de la table, le film nous transporte au cœur d’un mode de vie qui incarne parfaitement la passion et le défi hivernal.

    L’essentiel du surf dans une production mémorable

    Avec Winter Menu, Joan Duru, Maud Le Car et Marc Lacomare nous rappellent que le surf n’est pas seulement un sport : c’est un art de vivre, une aventure collective qui prend toute son intensité dans des conditions extrêmes. Cette vidéo est une démonstration puissante de ce qu’un bon edit de surf doit être : des surfeurs engagés, des vagues saisissantes, et une ambiance musicale immersive. Pour tous les amateurs de surf, c’est un rendez-vous incontournable qui relance aussi l’esprit French Connexion.