Dans la dernière vidéo de Stab In The Dark, Kelly Slater lâche une information aussi discrète que bouleversante : il a demandé à Al Merrick de façonner une ultime planche de surf. Pas pour lui. Mais pour son fils, Tao.
Une phrase presque lancée à la volée, au détour d’une discussion entre deux légendes, alors que Slater et Merrick regardaient ensemble de vieilles planches, chargées d’histoire. Kelly explique avoir fait la demande un mois avant le tournage. Une dernière planche. La dernière de la vie d’Al Merrick.
Al Merrick n’est pas un shaper comme les autres dans l’histoire du surf. Il est le shaper de Kelly Slater. Onze titres mondiaux, une révolution du surf de haute performance, des modèles devenus mythiques… Leur collaboration est considérée comme la plus fructueuse jamais vue entre un surfeur et un artisan.
Mais Al Merrick a pris sa retraite il y a plusieurs années, laissant Channel Islands à son fils Britt. Depuis, il s’est éloigné du monde médiatique, vivant une vie discrète, presque mystique. D’où la portée immense de cette demande.
Kelly raconte que Al Merrick a esquivé la question. Sans dire non. Sans dire oui. Et c’est peut-être là que réside la beauté de l’histoire.
Cette planche n’est pas un simple objet. Elle symbolise une transmission. Celle d’un savoir, d’une relation, et d’un pan entier de l’histoire du surf moderne. Une planche façonnée par l’homme qui a construit la carrière du père, pour accompagner les premiers pas du fils.
À l’heure où le surf s’industrialise, où les planches sortent d’usines à la chaîne, cette anecdote rappelle que le surf reste avant tout une histoire humaine. De liens, de respect, et de transmission.
Qu’Al Merrick accepte ou non, la demande de Kelly Slater restera comme l’un des moments les plus forts et les plus symboliques révélés dans Stab In The Dark. Une dernière planche. Peut-être. Mais surtout, une dernière histoire à raconter.