Alors que l’archipel des Canaries faisait déjà face à une série d’accidents mortels liés à la houle, le drame s’est alourdi ce week-end. Une quatrième personne est décédée à Tenerife après avoir été emportée par une vague dans la piscine naturelle d’Isla Cangrejo, à Los Gigantes.
Cette nouvelle victime, une femme, avait été réanimée sur place après un arrêt cardiorespiratoire avant d’être héliportée vers l’hôpital. Malgré les efforts des équipes médicales, elle n’a pas survécu.
Dimanche après-midi, vers 16h07, une vague de grandes dimensions a submergé la zone rocheuse et la piscine naturelle — pourtant fermée au public en raison de l’alerte pour phénomènes côtiers.
Plusieurs personnes ont été projetées contre les rochers, certaines inconscientes.
Le bilan actuel :
Les secours mobilisés (SUC, Salvamento Marítimo, Bomberos, GES) décrivent une scène d’une intensité rare, aggravée par le non-respect des barrières et des panneaux multilingues qui interdisaient formellement l’accès.
Comme lors des accidents précédents à Puerto de la Cruz et Santa Cruz, les autorités confirment que les personnes impliquées sont principalement des visiteurs — certains étrangers, d’autres venus de la péninsule.
L’association Canarias 1.500 km de costa parle d’un problème récurrent :
“Les touristes sous-estiment la puissance de l’Atlantique et franchissent les zones interdites pour filmer la mer de plus près.”
Une triste répétition : 67 personnes sont mortes noyées aux Canaries en 2025, un record dramatique.
Cette mise à jour renforce le message de prévention déjà présent dans ton article initial. Pour toi comme pour Discover, cet ajout :
🔴Tres personas han fallecido y otras quince han resultado heridas por golpes de mar registrados en Tenerife.
— La Radio Canaria (@laradiocanaria) November 9, 2025
➡️En #TiempoDeAlisios recibíamos a Pedro López, un camarero que se lanzó al agua para salvar la vida de tres personas en el Puerto de La Cruz.
📡https://t.co/Rkqwj1b5KO pic.twitter.com/gcTEynho6p
Les incidents se sont produits à différents endroits de Tenerife : une femme est décédée au Puerto de la Cruz, un homme à Santa Cruz de Tenerife, et un troisième a été retrouvé sans vie sur une plage de Granadilla.
Selon les secours, plusieurs victimes auraient été emportées alors qu’elles tentaient de se rapprocher du bord pour filmer ou photographier la mer.
Une vidéo partagée par une radio locale montre des promeneurs massés sur la digue du port de Puerto de la Cruz. En quelques secondes, une vague surgit et balaie tout sur son passage. Les cris, la panique et la force des vagues rappellent la puissance implacable de l’océan.
Les autorités et les habitants tirent la sonnette d’alarme : beaucoup de touristes ignorent les drapeaux rouges et les alertes météo.
« Ils vont au bord pour prendre des selfies », témoigne un habitant au micro de l’Associated Press. « Et ces choses arrivent. Nous, on sait comment la mer peut changer. »
Sur les réseaux sociaux, plusieurs habitants expriment leur frustration. En octobre déjà, une séquence virale montrait des visiteurs emportés par une vague dans la piscine naturelle de Jover, malgré les avertissements de danger.
L’association locale de sauvetage rappelle qu’entre janvier et septembre 2025, 48 personnes sont mortes par noyade dans l’archipel. Un chiffre alarmant, lié en grande partie à la méconnaissance du littoral et à la force des houles atlantiques.
Si les îles Canaries attirent chaque année des millions de visiteurs, elles demeurent un territoire exposé aux puissances naturelles de l’Atlantique. La beauté des côtes volcaniques cache souvent des courants traîtres, des vagues imprévisibles et des fonds abrupts. On est sur une île au milieu de l'océan, les vagues peuvent grossir très rapidement.
Les sauveteurs locaux insistent : “une photo ne vaut pas une vie.”
Les autorités espagnoles envisagent désormais de renforcer les campagnes de prévention et la signalisation sur les zones touristiques les plus exposées.
Parce que la prévention reste indispensable. À chaque grosse houle, les mêmes images refont surface : des curieux s’approchent trop près, smartphones à la main, pour filmer la puissance de l’océan. En France aussi, ces scènes se répètent à chaque tempête.
N’hésitez pas à alerter ceux qui prennent des risques — même si l’on sait que certains préfèrent ignorer les avertissements. Ces imprudences ne mettent pas seulement leur vie en danger, mais aussi celle des témoins et des sauveteurs qui tenteront de les secourir.