Auteur/autrice : Kelly Slater

  • Alerte méduses : comment surfer en sécurité (et les vrais réflexes qui sauvent)

    Alerte méduses : comment surfer en sécurité (et les vrais réflexes qui sauvent)

    C’est le cauchemar de tout surfeur en session d’été en France. Vous êtes au line-up, vous attendez la série, et soudain, une douleur fulgurante, semblable à une décharge électrique ou à une brûlure au fer rouge, vous lacère le bras ou la jambe.

    Dans le sud-ouest, les bancs de créatures gélatineuses s’invitent régulièrement dans le line-up sous l’effet des vents et des courants de surface. Si certaines sont inoffensives, d’autres, comme la redoutable physalie, peuvent transformer une session de rêve en urgence médicale.

    Oubliez les mythes de plage et les remèdes de grand-mère qui aggravent la situation. Voici le guide ultime, scientifique et pratique, pour identifier le danger, adopter la bonne position en mer et appliquer les premiers secours validés par les professionnels de santé.

    1. Physalie, méduse pélagique, vive : qui est votre ennemi du jour ?

    Toutes les masses gélatineuses qui flottent sur l’eau ne se valent pas. Pour bien réagir, il faut savoir à quoi l’on se frotte. Sur notre littoral, quatre profils se détachent principalement.

    physalies danger surfeurs côte basque

    La Physalie (ou Galère Portugaise) : le vrai danger public

    Ce n’est pas une méduse, mais un superorganisme colonial. On la repère à son flotteur bleuté ou violacé gonflé d’air qui flotte hors de l’eau, comme une petite voile. Le vrai piège est invisible : ses filaments pêcheurs sous l’eau peuvent mesurer jusqu’à 10 ou 50 mètres de long. Ils sont extrêmement fins, presque invisibles dans l’écume, et leur venin reste actif des semaines, même si l’animal est mort ou échoué. Sa piqûre est sévère, hautement toxique, et peut provoquer des malaises.

    La Méduse Pélagique (Pelagia noctiluca) : la brûleuse violette

    Une vraie méduse, reconnaissable à son ombrelle rose, violette ou orange parsemée de petites verrues. Ses filaments d’un mètre sont très urticants et causent de douloureuses brûlures érythémateuses qui laissent des cicatrices tenaces.

    Méduse Pélagique

    Le Poumon de Mer et la Vélelle : les fausses alertes

    Le Poumon de mer (Rhizostoma pulmo) est une méduse géante, bleutée et massive, mais ses bras épais sont très faiblement urticants (un simple picotement). La Vélelle, quant à elle, ressemble à une mini-physalie bleue de 5 cm avec une petite voile rigide, mais elle est totalement inoffensive pour la peau humaine.

    Méduse vélelle

    Attention au sable et aux embruns : Ne confondez pas une piqûre de méduse avec celle d’une vive, ce poisson enfoui dans le sable dont l’épine dorsale inflige une douleur syncopale (qui se traite, elle, exclusivement par la chaleur). De même, la micro-algue Ostreopsis ovata peut saturer les embruns et provoquer des troubles respiratoires sans aucun contact direct.

    2. Le piège du line-up : pourquoi le surfeur est en première ligne

    Le surfeur réunit toutes les conditions pour croiser la route des filaments urticants. Allongé à la rame ou assis sur sa planche dans l’attente des vagues, ses mains, ses avant-bras et ses jambes baignent pile dans la couche d’eau superficielle où dérivent les méduses.

    Pire encore, la zone de surf (le line-up) se situe souvent là où les courants de dérive concentrent ces organismes avant leur échouage sur l’estran. Dans la zone de déferlement, la violence des vagues fragmente les filaments des physalies. Ces micro-morceaux invisibles mais hyper-venimeux restent en suspension. Vous pouvez ainsi vous faire piquer violemment au milieu des mousses sans qu’aucune méduse ne soit visible en surface.

    3. Le réflexe vital en mer : allongez-vous sur votre planche !

    C’est une directive stricte de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) que trop de surfeurs ignorent. Dès que vous ressentez la piqûre en mer : ne tentez pas de nager activement et ne paniquez pas.

    • Allongez-vous immédiatement à plat ventre sur votre planche de surf.
    • Restez solidaire de votre planche de surf.

    Pourquoi ? Le venin de la physalie peut provoquer des crampes musculaires violentes, des troubles cardiaques ou des malaises syncopaux en quelques minutes (envenimation de classe 2 ou 3). En restant allongé sur votre planche, vous évitez la noyade en cas de perte de connaissance et vous pouvez utiliser l’énergie des vagues pour vous laisser porter passivement vers le rivage.

    4. Protocole de premiers secours : les étapes validées (et les erreurs à proscrire)

    Une fois sur le sable, la prise en charge doit suivre un protocole strict élaboré par l’ARS Nouvelle-Aquitaine et le Centre Antipoison du CHU de Bordeaux. Le but : retirer les cellules venimeuses (les cnidocystes) encore collées à la peau sans les faire éclater.

    Étape 1 : Le rinçage à l’eau de mer

    Rincez abondamment la zone touchée à l’eau de mer claire. N’utilisez jamais d’eau douce. L’eau douce provoque un choc osmotique qui fait éclater les cellules venimeuses restantes, libérant une double dose de venin.

    Étape 2 : Le piégeage des filaments

    Pour décoller les filaments sans frotter (ce qui briserait les capsules), appliquez de la mousse à raser ou, si vous n’en avez pas sous la main, du sable sec.

    Interdiction formelle : N’utilisez pas de sable humide. Les grains d’eau salée agissent comme un papier de verre qui écrase les cellules urticantes et aggrave la brûlure.

    Étape 3 : Le raclage délicat

    Laissez sécher la mousse ou le sable quelques instants. À l’aide d’un morceau de carton rigide, d’une carte de crédit ou du dos d’un couteau, raclez délicatement la croûte en allant du bas vers le haut du membre pour soulever les résidus sans les écraser.

    Étape 4 : Désinfection et gestion de la douleur

    Appliquez un antiseptique incolore. Pour calmer l’inflammation de la physalie, appliquez de la glace enveloppée dans un linge. Le froid va contracter les vaisseaux et engourdir la douleur.

    (Note : Si le venin des méduses est théoriquement détruit par une chaleur à plus de 42°C, appliquer une source chaude sur une peau déjà gravement lésée par une physalie présente un risque majeur de brûlure secondaire. Les cliniciens privilégient donc la cryothérapie).

    5. Ce qu’il ne faut JAMAIS faire (Stop aux fake news)

    • Ne pas uriner sur la plaie : En plus d’être une légende urbaine dégradante, l’urine a une concentration variable qui peut provoquer l’éclatement des cellules venimeuses.
    • Ne pas appliquer d’alcool ou de vinaigre n’importe comment : Si le vinaigre (acide acétique) est recommandé pour les physalies de l’Atlantique car il bloque leur venin, il est formellement déconseillé pour la méduse pélagique (Pelagia noctiluca) sur nos côtes, car il peut stimuler la décharge de ses harpons urticants. Dans le doute, restez-en à l’eau de mer claire.

    6. Anticiper et alerter les secours

    La meilleure des protections reste la prévention. Avant de vous jeter à l’eau, adoptez les bons réflexes de sécurité.

    La combinaison en néoprène : votre meilleure armure

    Une combinaison intégrale reste la meilleure des protections contre les filaments. En période d’alerte aux méduses, évitez absolument les sessions en shortboard, en maillot de bain ou en lycra fin : les filaments coupés s’infiltrent sous le tissu et se frottent contre votre peau. Pour le visage et les mains, il existe des écrans solaires spécifiques anti-méduses (comme Safe Sea) qui inhibent le système de harponnage des cellules urticantes tout en respectant l’écosystème marin.

    Les outils numériques et la signalétique

    • L’application Kalilo : Développée par la Communauté d’Agglomération Pays Basque, cette application gratuite vous informe en temps réel des conditions sanitaires sur 35 plages. Une gouttelette violette signale un risque biologique (méduses ou algues).
    • Le drapeau violet : Sur la plage, le pavillon rectangulaire violet indique la présence d’espèces aquatiques dangereuses. S’il est associé au drapeau rouge, la baignade et le surf sont strictement interdits en raison d’invasions massives.

    [Tableau récapitulatif des secours]

    Type d’urgenceIntervenant / CanalNuméro utileAction
    En mer / Au largeCROSS (Secours maritimes)196 (ou VHF Canal 16)Déclenchement jet-ski ou hélicoptère pour treuillage
    Sur la plage (Malaise)SAMU / Sauveteurs côtiers112 ou 15Prise en charge médicale urgente et transfert hospitalier
    Doute toxicologiqueCentre Antipoison (Bordeaux)05 56 96 40 80Assistance médicale continue et gestion des venins
  • À quoi ressemble la vie de John John Florence à bord de son catamaran ?

    À quoi ressemble la vie de John John Florence à bord de son catamaran ?

    Trois titres de champion du monde de surf en poche, et pourtant, c’est loin des lycras de compétition que John John Florence s’épanouit désormais. Depuis un an, l’Hawaïen a troqué le rythme effréné du CT contre le silence des mouillages sauvages du Pacifique Sud. Son nouveau QG ? Un Gunboat 48, un catamaran ultra-léger en fibre de carbone qu’il skippe en famille aux côtés de sa femme Lauryn et de leur jeune fils, Darwin.

    Le minimalisme au milieu du Pacifique

    Oubliez le luxe ostentatoire. À bord, l’espace est compté. JJF décrit d’ailleurs son quotidien comme la vie dans une « tiny house » flottante. Entre la cuisine compacte, les cabines exiguës et les systèmes de navigation, la promiscuité est totale, mais c’est précisément ce que le surfeur recherchait.

    « Cela réduit votre monde à l’essentiel. Vous devez gérer votre énergie, votre nourriture, et cela vous force à être totalement ancré dans le moment présent », confie-t-il.

    Propulsé par le vent 95 % du temps grâce à la légèreté de sa structure en carbone, ce navire sert de camp de base d’exploration pour dénicher des vagues vierges, hors des cartes et des prévisions classiques, de la Nouvelle-Zélande aux archipels isolés. Une reconnexion brute à l’océan.

  • Junior Pro Capbreton : Le réveil fracassant d’Axel Dominguez à la maison, clim chez les favorites

    Junior Pro Capbreton : Le réveil fracassant d’Axel Dominguez à la maison, clim chez les favorites

    Après une finale frustrante l’an passé et un début de saison laborieux, Axel Dominguez a choisi le meilleur moment pour signer le plus gros coup de sa jeune carrière. Chez les filles, le clan tricolore encaisse une sacrée déception alors que les cartes sont totalement rebattues sur le circuit européen.

    Le hold-up parfait d’un surfeur de l’ombre

    On connaissait son talent brut et son engagement lourd dans les tubes landais, mais Axel Dominguez devait encore prouver qu’il pouvait endosser le costume de pur compétiteur. C’est désormais chose faite. Arrivé à Capbreton à une modeste 26e place européenne, le surfeur de Seignosse a délivré une prestation clinique sur le spot du Santocha.

    En finale, le Landais de 18 ans a rapidement plié les débats avec un enchaînement chirurgical noté 7.00 et 7.27, laissant l’Italien Leonardo Apreda et la meute portugaise courir après le score. Grâce à ce premier titre JQS en carrière, il fait un bond spectaculaire à la 7e place du classement général. Un déclic mental majeur : pour espérer voir plus haut, Axel devra transformer ce coup d’éclat en régularité méthodique lors des prochaines étapes.

    Douche froide chez les filles et favoris au tapis

    Si les garçons jubilent, le tableau féminin laisse un goût amer aux locales. Alors que la tenante du titre Carla Morera De La Vall s’est fait sortir dès les demi-finales, c’est la Portugaise Lua Escudeiro qui a créé la surprise en s’imposant face à la Hollandaise Tiara van der Huls.

    Cette étape landaise aura agi comme un véritable rouleau compresseur pour les leaders du circuit. Le patron du classement masculin, Hans Odriozola, a lui aussi mordu la poussière en demi-finale. Prochain rendez-vous le WQS à Lacanau pour confirmer la révolte des outsiders.

  • Alerte baïne maximale ce week-end : le piège invisible d’une mer d’huile

    Alerte baïne maximale ce week-end : le piège invisible d’une mer d’huile

    C’est le paradoxe qui agite les parkings de la côte landaise et girondine ce vendredi. En regardant l’océan, les surfeurs tirent la tronche : la houle est minuscule, la période dépasse à peine les 10 secondes, et les coefficients de marée sont très moyen. Bref, c’est pas le lac, mais c’est pas Hawaii. Pourtant, la préfecture de Nouvelle-Aquitaine vient de déclencher l’alerte maximale aux courants de baïnes pour tout le week-end du 3 juillet 2026.

    Alors, excès de zèle administratif ou vrai danger ? Derrière cette apparente mer d’huile se cache en réalité un piège mécanique redoutable, bien connu des services de secours.

    Le piège des bancs de sable printaniers

    Après un hiver et un printemps agités, les fonds marins sont littéralement sculptés. Les baïnes – ces fameuses piscines naturelles – sont extrêmement creuses et bien formées. Même si la houle actuelle est petite et courte, elle suffit à remplir ces cuvettes à marée haute.

    C’est au moment où la marée commence à descendre que le mécanisme s’enclenche. Toute l’eau accumulée dans la baïne cherche à s’échapper vers le large par le chenal (la sortie de la baïne). Comme les coefficients sont faibles, l’eau manque de puissance pour lisser les bancs de sable, créant un effet de vidange localisé, ultra-rapide et totalement invisible depuis la plage.

    Pourquoi vous devez vous méfier de cette eau calme

    Le drame de juin – où plus de 90 personnes ont perdu la vie en France suite aux fortes chaleurs – rappelle que le grand public associe souvent « danger » à « grosses vagues ». Ce week-end, l’absence de vagues va inciter les baigneurs à s’éloigner du bord. Sans s’en rendre compte, ils entreront dans ces couloirs d’aspiration.

    Le message des MNS est clair : ne vous fiez pas aux apparences. Ce week-end, le calme est trompeur. Restez dans les zones bleues.

  • Trials de Teahupoo 2026 : Eimeo Czermak et Kelia Gallina s’offrent le ticket pour le CT

    Trials de Teahupoo 2026 : Eimeo Czermak et Kelia Gallina s’offrent le ticket pour le CT

    Les trials de la septième étape du Championship Tour de la WSL viennent de livrer son verdict sur le spot le plus mythique de la planète. Après deux journées intenses de compétition dans les vagues de Teahupoo, les Trials de la Tahiti Pro 2026 ont couronné deux figures locales qui rejoignent officiellement l’élite mondiale pour le grand rendez-vous d’août prochain.

    Un surfeur backside plus que doué

    Chez les hommes, c’est l’histoire d’une résurrection sportive. Eimeo Czermak, 23 ans, a prouvé que ses blessures graves de 2023 ne sont plus qu’un lointain souvenir. Le surfeur tahitien a survolé les débats, s’offrant même le luxe de scorer un parfait 20/20 lors de son quart de finale. En finale, face à un Matahi Drollet pourtant impérial, Czermak a su faire la différence pour l’emporter sur le fil avec un total de 17,33 points contre 16,04. Une démonstration backside de puissance et d’engagement qui promet pour le Main Event.

    Une surfeuse de 13 ans

    Du côté des femmes, le phénomène Kelia Gallina continue de bousculer la hiérarchie. À seulement 13 ans, celle que l’on surnomme déjà « Miss Teahupoo » réalise l’exploit de conserver son titre. Elle s’impose pour la deuxième année consécutive lors de ces Trials, dominant Kohai Fierro en finale (8,00 à 5,03). Sa précocité et sa lecture de la vague préfigurent un avenir brillant parmi l’élite mondiale.

    Grâce à ces victoires majeures à domicile, le contingent tahitien aura fière allure pour la Tahiti Pro 2026. Eimeo Czermak et Kelia Gallina s’aligneront aux côtés de Kauli Vaast, Vahine Fierro et de la jeune prodige Tya Zebrowski. Le rendez-vous est pris du 8 au 18 août pour voir ces tubes-riders locaux défier les meilleurs mondiaux sur la vague la plus dangereuse du monde.

  • Alerte aux physalies : pourquoi vous devez absolument éviter ce piège bleu sur les plages basques

    Alerte aux physalies : pourquoi vous devez absolument éviter ce piège bleu sur les plages basques

    Une silhouette translucide, des reflets bleu-violet magnifiques, mais un véritable enfer pour les surfeurs. Les physalies font leur grand retour sur la Côte Basque, notamment repérées sur le spot d’Ilbarritz à Bidart. Ne vous fiez pas à leur beauté : ces « fausses méduses » possèdent des filaments ultra-urticants capables de paralyser une session en quelques secondes.

    Le vrai piège ? Même échouées et desséchées sur le sable depuis des semaines, leurs cellules venimeuses restent actives. Si votre planche ou votre pied effleure l’une d’elles, la sanction est immédiate : brûlure intense, vertiges, voire tachycardie.

    Le réflexe qui sauve (et l’erreur à bannir)

    Si vous vous faites intercepter entre deux vagues, oubliez immédiatement le réflexe de frotter la zone à mains nues, vous ne feriez qu’éclater les poches de venin.

    • À faire : Rincez abondamment à l’eau de mer.
    • L’astuce : Appliquez de la mousse à raser (ou du sable sec à défaut), puis raclez délicatement les tentacules avec un morceau de carton rigide (ou une vieille carte de fidélité).

    En cas de malaise ou de douleur persistante, pas de zèle : filez direct au poste de secours ou composez le 15. Soyez vigilants sur le line-up !

  • Quiksilver & ROXY Junior Pro Capbreton : Une première journée explosive sur la côte landaise

    Quiksilver & ROXY Junior Pro Capbreton : Une première journée explosive sur la côte landaise

    Le coup d’envoi du Quiksilver & ROXY Junior Pro Capbreton a été donné ce vendredi 3 juillet 2026 sur le spot de Santocha. Sous un grand soleil estival et dans des vagues d’un mètre environ, les meilleurs espoirs du surf européen ont offert un spectacle intense. Si certains favoris ont tenu leur rang, cette première journée a surtout été marquée par un énorme coup de théâtre chez les filles.

    L’énorme surprise : Naïa Monte prend la porte !

    C’est la sensation de ce Round de 32 féminin. Attendue au tournant devant son public, la jeune star française Naïa Monte a été prématurément éliminée. Dans une série hyper serrée, la Guadeloupéenne Rose Calvez a su tirer son épingle du jeu en scorant la meilleure vague dans les dernières minutes. Elle se qualifie pour les quarts de finale en compagnie de la Basque Oihane Goñi, laissant une Naïa Monte impuissante, faute d’avoir pu améliorer son deuxième score.

    À l’inverse, la tenante du titre Carla Morera De La Vall n’a pas tremblé. L’Espagnole a survolé sa série avec un total solide de 14,00 points (deux vagues à 7,00 points), dominant la wildcard locale Charlie Leguay. La Néerlandaise Tiara Van Der Huls, victorieuse en Espagne la semaine dernière, continue elle aussi sa route.

    Les Bleus en progression chez les hommes

    Du côté des garçons, les Rounds de 64 et de 48 ont rendu leur verdict. L’international Sun Shlomo Malka a été le grand bonhomme du jour, signant le meilleur total (13,50 points) avant d’enchaîner une seconde victoire pour rejoindre les seizièmes de finale. Le Portugais Bruno Amado s’est également montré très affûté.

    La bonne nouvelle vient du clan tricolore : une solide délégation française composée de Hugo Flori, Jay Phipps, Malone Vieuge, Inigo Madina et Gabriel Abiven a brillamment validé son ticket pour la suite des hostilités. Seul bémol, l’actuel meilleur au classement junior, Alai Rodriguez Albeniz a été éliminé.

    Le prochain call est fixé à ce samedi 4 juillet à 9h00 pour un potentiel lancement des séries à 9h15.

  • Calendrier modifié en plein tour : la WSL a-t-elle vraiment tous les droits ?

    Calendrier modifié en plein tour : la WSL a-t-elle vraiment tous les droits ?

    Le monde du surf professionnel est en ébullition. L’annonce surprise d’une nouvelle étape de la WSL en plein cœur de la saison a déclenché une vague de colère chez les pensionnaires du Championship Tour (CT). Parmi les voix les plus critiques, celle du triple champion du monde Gabriel Medina, qui a ouvertement qualifié la situation de « blague ». Les surfeurs pointent du doigt un changement des règles du jeu en cours de route. Mais l’organisation a-t-elle enfreint ses propres lois ? Nous avons plongé dans le Rule Book officiel 2026 de la WSL pour démêler le vrai du faux.

    Ce texte secret qui protège les patrons du circuit

    Si certains fans et les athlètes crient à l’injustice, la réalité juridique est implacable : la WSL s’est légalement blindée contre ce genre de contestations. Dès le préface du règlement, à la page 8 du Rule Book, tout est écrit noir sur blanc. L’organisation stipule qu’elle peut amender ou compléter son livre de règles périodiquement avec le consentement de l’Office des Tours et des Compétitions.

    Mieux encore, le document mentionne l’existence d’un organe ultra-restreint appelé le Comité Spécial. C’est ce groupe très fermé qui possède les pleins pouvoirs pour valider ou rejeter les modifications majeures du CT. Parmi ses compétences directes, on retrouve :

    • Le nombre et l’emplacement des événements du CT (y compris les changements matériels de dates);
    • Le nombre d’épreuves en piscine à vagues;
    • Le nombre de surfeurs sur le circuit.

    En clair, rajouter une compétition aux Philippines ou modifier le calendrier en cours d’année est une procédure 100 % légale et prévue par leurs propres statuts.

    2 personnes décident de l’avenir du surf mondial

    Derrière ce mystérieux Comité Spécial ne se cache pas une assemblée de dizaines de spécialistes, mais un duo très restreint. La définition de l’Appendix D précise que ce comité est composé de seulement deux membres:

    1. Un représentant des surfeurs du CT (choisi parmi une liste de 3 noms approuvée par la WSL).
    2. Un directeur de compétition nommé par la WSL (validé par les athlètes).

    Ce sont ces deux uniques personnes qui, dans l’ombre, font la pluie et le beau temps sur le circuit mondial. Si Medina ou d’autres s’indignent, leurs propres représentants ont techniquement dû apposer leur signature pour que l’événement soit validé. La WSL a le pouvoir légal de modifier son calendrier quand elle le souhaite, et les surfeurs n’ont d’autre choix que d’accepter la décision de ce binôme tout-puissant.

  • Le Foilscoot : quand la trottinette des mers s’invite au line-up

    Le Foilscoot : quand la trottinette des mers s’invite au line-up

    Comme si le line-up n’était pas déjà assez saturé entre les longboards, les soft tops et les SUP, une nouvelle mutation technologique vient de franchir les portes de l’enfer aquatique. Son nom ? Le foilscoot. L’idée, née du cerveau de Benjamin Friant, double champion d’Europe de trottinette freestyle, est simple : visser un guidon sur un pump foil pour rendre la glisse accessible au premier venu.

    Sur le papier, l’analogie avec les skateparks fait frémir. On redoutait la prolifération des trottinettes sur le béton, les voilà désormais prêtes à investir les vagues.

    Un cauchemar logistique et sécuritaire au pic

    Si la pratique est techniquement rigolote, la réalité du terrain m’inquiète au plus haut point. Le foil traditionnel génère déjà une tension au pic à cause des risques de collision majeurs. Y ajouter un guidon pour gommer la courbe d’apprentissage va inévitablement attirer des pratiquants sans aucune notion des règles de priorité et de sécurité.

    Partager une vague avec un foil tranchant à deux mètres demande déjà un cœur bien accroché. Si le line-up se transforme en skatepark flottant, la cohabitation va vite tourner au vinaigre. L’innovation a du bon, mais ce « progrès » ressemble surtout à un futur casse-tête pour la sécurité de tous.

  • Pourquoi tous les regards du surf européen se tournent vers Capbreton ce week-end

    Pourquoi tous les regards du surf européen se tournent vers Capbreton ce week-end

    Le spot mythique du Santocha s’apprête à trembler. Du vendredi 3 au dimanche 5 juillet 2026, Capbreton accueille l’unique étape française du WSL Europe Junior Tour : le Quiksilver & ROXY Junior Pro. Durant trois jours, les meilleurs espoirs de moins de 20 ans vont s’affronter sur les vagues landaises pour ce troisième rendez-vous de la saison.

    L’enjeu est colossal pour la délégation tricolore qui évoluera à domicile. Si l’Espagnol Alfonso Suarez et l’Allemand Hans Odriozola mènent le tableau masculin, le contingent français doit prendre sa revanche avec un début d’année décevant. Chez les filles, la tenante du titre espagnole Carla Morera De La Vall devra faire face à une armada bleue ultra-déterminée, menée par Naïa Monte, Clémence Schorsch et la locale du Hossegor Surf Club, Malia Dupouy, bénéficiaire d’une wildcard.

    L’autre grande attraction de cette édition 2026 se passe hors de l’eau, ou plutôt sur la chaise de direction. L’ancien champion d’Europe Junior landais, Marc Lacomare, endosse pour la toute première fois le costume de directeur de compétition. Un passage de relais hautement symbolique pour celui qui a tant marqué le circuit professionnel et qui guidera désormais la nouvelle génération de surfeurs vers les sommets.

  • Hawaï, Nazaré, Teahupoo : Hommage aux patrouilles de lifequard qui veillent sur nos surfeurs

    Hawaï, Nazaré, Teahupoo : Hommage aux patrouilles de lifequard qui veillent sur nos surfeurs

    Quand la mythique compétition de l’Eddie Aikau s’est lancée à Waimea Bay dans des conditions dantesques, un groupe d’hommes a risqué sa vie pour que les surfeurs rentrent sains et saufs. Une vidéo vibrante vient de sortir pour rendre hommage à la Hawaiian Water Patrol, la véritable « Seal Team 6 » de l’océan.

    La naissance des lifeguards d’Hawaï

    Fondée par la légende Terry Ahue aux côtés de Brian Keaulana, cette patrouille d’élite a complètement révolutionné le sauvetage en mer. Dans les années 80, récupérer un surfeur en détresse à Sunset Beach se faisait à la rame, sur une planche de surf rigide. Un exploit souvent impossible.

    Ce sont ces hommes qui ont innové en fixant une planche de bodyboard derrière un jet-ski avec un simple tuyau d’arrosage. Le tout premier « sled » de l’histoire était né. Aujourd’hui, cette science de la survie se transmet de père en fils, comme une lignée sacrée connectée par le sang et le respect de l’océan.

    Un bouclier mondial, de Nazaré à nos côtes

    Mais Hawaï n’est plus seule à porter ce fardeau. Ce savoir-faire unique s’est exporté sur tous les spots XXL de la planète. À Teahupoo, la water patrol locale défie les vagues de récif les plus tranchantes du monde pour extirper les surfeurs de la zone d’impact. À Nazaré, au Portugal, les pilotes de jet-ski slaloment au milieu d’immeubles d’eau de 20 mètres pour arracher les athlètes au chaos blanc.

    Chez nous, sur les côtes françaises, nous avons les MNS (Maîtres-Nageurs Sauveteurs) appliquent cette même vigilance quotidienne face aux redoutables baïnes de l’Atlantique ou aux shorebreaks landais. Mais, je ne crois pas avoir vu une élite se former pour assurer la sécurité des surfeurs. Celle-ci se fait de manière beaucoup plus individuelle.

  • Alerte calendrier : Le barrel parfait de Cloud 9 débarque sur le CT 2026 !

    Alerte calendrier : Le barrel parfait de Cloud 9 débarque sur le CT 2026 !

    C’est la grosse annonce qui secoue la planète surf. La World Surf League vient d’officialiser l’intégration de Cloud 9, la mythique droite des Philippines, au calendrier du Championship Tour (CT) pour les saisons 2026 et 2027. Historiquement classé comme un QS 6 000, le Philippines Pro est officiellement promu dans l’élite mondiale et se déroulera du 31 octobre au 10 novembre 2026.

    Une assurance anti-flat pour la WSL

    Cette intégration surprise comme 11e étape n’est pas un hasard. La WSL a choisi de blinder son calendrier pour garantir un minimum de 12 événements cette saison, au cas où le Surf Abu Dhabi Pro – la piscine à vagues de Kelly Slater – ne pourrait pas se dérouler comme prévu (conflit Iran – EU qui déborde un peu). Ce nouvel événement vient ainsi sécuriser l’intégrité du format de la course au titre mondial.

    « Aller sur un nouveau spot, c’est toujours excitant. Cloud 9 a l’air d’être un slab ultra fun qui finit en section à airs. En tant que régular, tuber sur mon frontside (face à la vague) n’arrive presque jamais à part à Backdoor, donc j’ai vraiment hâte ! »Leonardo Fioravanti, actuel numéro 1 mondial.

    Des ajustements majeurs au Portugal et à Abu Dhabi

    L’arrivée des Philippines provoque un jeu de chaises musicales en fin d’année. Le MEO Rip Curl Pro Portugal est avancé de six jours (16 au 25 octobre) pour ouvrir une fenêtre de tir à Cloud 9. De son côté, le Surf Abu Dhabi Pro est repoussé du 25 au 29 novembre, juste avant le Grand Prix de Formule 1.

    Le spot de Siargao accueillera un plateau réduit à 24 hommes et 16 femmes pour la phase cruciale du « postseason », juste avant le grand dénouement à Pipeline en décembre. Un rendez-vous historique qui s’annonce d’ores et déjà spectaculaire.

  • Une soirée exclusive à Anglet avec le chargeur Clément Roseyro

    Une soirée exclusive à Anglet avec le chargeur Clément Roseyro

    Bloquez votre agenda. Ce jeudi 2 juillet, la communauté surf se donne rendez-vous à Anglet, 7 allées Louis de Foix, pour un événement à ne pas manquer. Le shop Moskova accueille une soirée spéciale centrée sur l’enfant du pays, Clément Roseyro, devenu le premier Européen à remporter le prestigieux Tudor Nazaré Challenge.

    Le coup d’envoi sera donné dès 19h00 avec un apéro convivial, l’occasion parfaite pour se retrouver et échanger entre passionnés autour d’un food truck et des boissons. Mais le moment fort de la soirée aura lieu à 21h30/22h. Les lumières s’éteindront pour laisser place à la projection exclusive du teaser de son tout nouveau projet : Step Up.

    Loin des clips de gros classiques et formatés, ce film réalisé par Arthur Picard et monté par Stan VLF promet une immersion psychologique totale. Clément y dévoile les coulisses de ses deux derniers hivers passés à traquer les houles dantesques, mais surtout, il y met ses peurs à nu face à des vagues de 20 mètres.

    La soirée se prolongera ensuite avec une after party pour célébrer la culture surf locale. C’est l’occasion idéale de soutenir un talent d’ici avant que le projet ne commence sa diffusion officielle. Rendez-vous demain soir

  • JO 2028 : Le coup de poker des surfeurs pro se retourne contre eux

    JO 2028 : Le coup de poker des surfeurs pro se retourne contre eux

    C’est un véritable coup de tonnerre dans le monde du surf professionnel. Après quatre mois de bras de fer intense en coulisses, la Fédération Internationale de Surf (ISA) et le Comité International Olympique ont cédé face à la fronde des athlètes du Championship Tour (CT). Menaçant tout simplement de boycotter les épreuves qualificatives pour les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028, les stars du circuit mondial ont fait plier les instances.

    Hier, l’ISA a officialisé une refonte majeure de son système de qualification. À première vue, c’est une victoire : le nombre de places directement réservées à l’élite mondiale du CT passe de 5 à 8 par genre.

    Le piège de la règle des quotas par nation

    Pourtant, cette victoire syndicale a un goût très amer pour certains. C’est le piège parfait du « faites attention à ce que vous souhaitez ». En parallèle de cette augmentation de places, l’ISA a réduit le quota maximal par pays, le faisant passer de trois à deux athlètes. De plus, la règle stricte limitant à un seul qualifié par pays via le classement CT reste inchangée.

    Pour les nations ultra-dominantes comme les États-Unis, l’Australie et le Brésil, la route vers Los Angeles devient un véritable parcours du combattant. Si l’on figeait les classements aujourd’hui, des surfeurs du top mondial comme Yago Dora ou l’ancienne championne olympique Carissa Moore se verraient privés de Jeux au profit d’athlètes moins bien classés, mais issus de nations moins représentées.

    Les grands gagnants de cette réforme

    À l’inverse, cette décision fait le bonheur des « petites » nations du surf. Des athlètes comme le Mexicain Alan Cleland, le Marocain Ramzi Boukhiam ou l’Italien Leonardo Fioravanti voient leur billet pour 2028 quasiment assuré sans avoir à passer par les redoutables World Surfing Games. La guerre psychologique ne fait que commencer.

  • JQS Europe : Alerte rouge chez les garçons, les Françaises sauvent les meubles à Ferrol

    JQS Europe : Alerte rouge chez les garçons, les Françaises sauvent les meubles à Ferrol

    Après la deuxième étape du circuit Pro Junior de la WSL en Galice, le bilan est contrasté pour le clan tricolore. Si Naïa Monte brille, les garçons affichent un retard historique inquiétant avant l’étape capitale de Capbreton.

    Le GADIS Junior Pro Ferrol 2026 vient de rendre son verdict sur les vagues de la Playa de Esmelle. Si la victoire finale a échappé aux tricolores au profit de la surprise néerlandaise Tiara van der Huls et du Roumain John John Rabinovitch, c’est surtout le classement général européen qui interpelle.

    Des surfeurs bleus à la peine

    Historiquement dominateurs sur le circuit JQS depuis des décennies, les surfeurs français traversent une crise de résultats inédite. À l’issue des deux premières étapes (Maroc et Espagne), un seul Français figure désormais dans le top 20 européen : Alai Rodriguez Albeniz, 16 ans, solide sixième. Derrière lui, c’est le désert. De mémoire de suiveur, le clan tricolore n’avait jamais aligné si peu de représentants à ce niveau. Ce trou générationnel marquant sonne comme un véritable signal d’alarme pour la relève masculine.

    Les surfeuses françaises dominent

    Heureusement, le contingent féminin redonne le sourire et maintient la France à flot. À Ferrol, la jeune Naïa Monte s’est brillamment hissée en finale, ne cédant la première place qu’à quelques minutes de la sirène. Grâce à cette performance, elle grimpe sur la troisième marche du classement général. Le surf tricolore est d’ailleurs bien représenté avec quatre Françaises installées fermement dans le top 10 européen. Sans parler de Tya Zebrowski, qui vient d’atteindre sa première finale WCT à l’âge de 15 ans. Même constat pour Kiara Goold, qui est au même âge, est sur le circuit Challenger Series féminin.

    Allez les bleus, prochaine étape cette semaine à domicile, Capbreton.

  • Une planche de surf transformée en distributeur de bière pression

    Une planche de surf transformée en distributeur de bière pression

    C’est sans doute la fusion la plus rafraîchissante de l’année entre l’art du shape et la culture de l’après-session. En Australie, la brasserie Gage Roads Brew Co. a bousculé les codes du marketing en créant la toute première planche de surf au monde capable de contenir et de servir de la bière pression tout en restant parfaitement fonctionnelle à l’eau.

    Un défi d’ingénierie technique et de shape

    Pour donner vie à ce projet à la frontière de l’exploit technique et du coup de génie publicitaire, la brasserie s’est associée au célèbre shaper Chris Garrett, fondateur de Phantom Surfboards. Inspiré par la mythique silhouette de la Greenough Spoon des années 60, Garrett a dû creuser le pain de mousse pour y intégrer une chambre alimentaire scellée de 10 litres.

    L’ajout d’une valve de pressurisation et d’un robinet amovible a transformé l’atelier en un véritable laboratoire d’expérimentation, non sans quelques explosions de prototypes en cours de route. Le but ultime : s’assurer que la bière reste fraîche et sous pression, sans que la planche ne perde sa flottabilité ni ses propriétés hydrodynamiques lors de la session.

    Validée au line-up par des légendes de la glisse

    Honnêtement, ce n’est que du marketing destiné à décorer un comptoir de bar, mais cette planche « Single Fin » a immédiatement été jetée à l’eau et on peut la surfer (pas sûr pour les airs, lol). Et pour valider le shape, la marque n’a pas fait les choses à moitié en recrutant des ambassadeurs de classe mondiale : le médaillé olympique et copropriétaire de la marque Jack Robinson, accompagné du free surfer de légende Brendan « Margo » Margieson.

    Les deux athlètes ont pu confirmer la viabilité de l’engin dans les vagues, ancrant cette campagne audacieuse dans une réelle crédibilité surf. Une manière parfaite pour Gage Roads, marque née en 2004 en Australie-Occidentale, de réaffirmer son attachement viscéral à l’océan et à la communauté des surfeurs.

  • Blakey Johnston : l’incroyable calvaire physique derrière un record du monde de surf historique ou « débile »

    Blakey Johnston : l’incroyable calvaire physique derrière un record du monde de surf historique ou « débile »

    Imaginez passer plus de 10 heures par jour dans une eau glaciale pour enchaîner les sessions de glisse. C’est l’exploit complètement fou réalisé par l’Australien Blakey Johnston. Pour reconquérir son titre de recordman du monde, cet athlète de l’extrême a surfé pas moins de 4 097 vagues en seulement un mois.

    Un nouveau mini-documentaire vient de dévoiler les coulisses de ce marathon aquatique hors norme, et le bilan pour son corps est tout simplement effrayant. Avec une moyenne de 10,3 heures de surf quotidiennes et seulement 3,5 heures de sommeil par nuit, son organisme a frôlé la rupture. Johnston a confié avoir souffert d’une infection aiguë à l’oreille, de douleurs nerveuses inexpliquées et d’un énorme ulcère au talon causé par le frottement permanent de ses chaussons en néoprène.

    Au total, le surfeur de Cronulla aura passé près de 18 heures debout sur sa planche, enchaînant plus de 21 000 virages et 674 tubes dans les eaux hivernales. Mais derrière cette performance presque surhumaine et ces souffrances brutales se cache une cause noble : ce projet solidaire a permis de récolter 330 000 dollars pour la santé mentale des enfants. Un sacrifice immense à découvrir d’urgence en vidéo.

  • Le retour de la micro-algue toxique Ostreopsis au Pays basque : nos conseils pour sauver vos sessions

    Le retour de la micro-algue toxique Ostreopsis au Pays basque : nos conseils pour sauver vos sessions

    L’été s’installe, l’eau se réchauffe, mais un vieil ennemi invisible vient déjà gâcher la fête sur la Côte basque. La mairie de Biarritz a été contrainte d’interdire la baignade et les activités nautiques au Port-Vieux. En cause ? Le grand retour d’Ostreopsis ovata, cette micro-algue toxique qui s’incruste désormais chaque saison, de Biarritz jusqu’aux spots espagnols.

    Favorisée par le grand soleil, l’absence de houle et une eau qui chauffe anormalement sous l’effet du changement climatique, cette intruse libère des toxines hautement volatiles. Si tu te rappelles les étés galères de 2021 ou de 2025, tu connais la chanson : états grippaux, gorges qui brûlent et yeux irrités. Le pire pour nous ? Pas besoin de boire la tasse pour morfler. Les toxines passent dans les embruns ; un simple check des vagues depuis le haut de la falaise par vent onshore peut suffire à te rendre malade.

    Le point santé : Les symptômes ressemblent à une grosse grippe estivale (rhinite, toux, fièvre). Ils apparaissent généralement quelques heures après l’exposition et s’estompent en 24 à 48 heures.

    Heureusement, on peut limiter la casse et adapter nos habitudes. Si les conditions te poussent quand même à l’eau sur les spots limitrophes, applique ces trois règles d’or :

    • Fuis le line-up par vent de mer : Les toxines se propagent via les aérosols. Un vent onshore rabat la brume toxique directement vers tes poumons. Privilégie les sessions matinales avant que le vent thermique ne se lève.
    • Douche obligatoire et immédiate : Ne laisse pas l’eau salée sécher sur ta peau. Rince-toi abondamment à l’eau douce dès la sortie du spot (pense au jerrican d’eau douce au camion).
    • Checke les applications locales : Ne joue pas au plus malin sur les plages fermées. Suis les alertes de la communauté d’agglomération avant de te mettre à l’eau. Si le drapeau violet est de sortie, passe ton tour ou monte plus au nord des Landes.

    Reste safe, et protège tes bronches !

  • Le longboard de compétition est-il en train de s’autodétruire ?

    Le longboard de compétition est-il en train de s’autodétruire ?

    J’adore le longboard. C’est esthétique, c’est historique, c’est l’essence même de la glisse. Pourtant, après 18 ans à suivre le surf professionnel au quotidien, je craque : le circuit mondial m’ennuie profondément et sa mentalité actuelle me rebute.

    La guerre du longboard classic vs moderne

    Pourquoi ? Parce qu’on nous sert la même soupe en boucle. Des vagues d’un mètre propre, des point breaks standardisés, et des critères de jugement devenus totalement illisibles. Même avec des décennies de culture surf derrière moi, je ne comprends plus les notes des juges la majeure partie du temps. Le longboard est devenu le théâtre d’une guerre de clochers stérile entre les puristes nostalgiques du single fin classique et les acharnés du tri-fin ultra-moderne. Une niche dans la niche qui se regarde le nombril pendant que le navire coule.

    La réalité économique est pathétique : quand le troisième du classement européen doit renoncer aux étapes internationales parce que les prize money sont dérisoires et que voyager ne vaut plus le coup financièrement, c’est que le système est cassé.

    Le longboard intéresse t’il encore ?

    Et le pire, c’est que le public est demandeur ! Les réseaux sociaux ne mentent pas : une seule vague d’Édouard Delpero à Guéthary cumule 651 000 vues, et une bombe de Louis Marchiset à La Nord Hossegor frôle le million. Les internautes veulent voir du longboard, mais pas celui qu’on leur impose dans ces formats de compétition aseptisés.

    Il est temps de bousculer les codes. Pour être sacré champion du monde, un surfeur doit être complet : gracieux sur le nose, mais aussi capable de charger quand le plan d’eau s’énerve. La récente épreuve à Abu Dhabi a frôlé le ridicule : la majorité des compétiteurs étaient incapables de caler un tube proprement. On est bien loin des Hawaiiens qui allaient s’enfermer dans des cavernes à Pipeline avec des planches de 9 pieds. Si la discipline refuse de se moderniser et de montrer du gros surf, elle finira par mourir dans l’indifférence générale.

  • Planches obsolètes, coulisses sombres et punchline de Kelly Slater : Dan Mann balance tout

    Planches obsolètes, coulisses sombres et punchline de Kelly Slater : Dan Mann balance tout

    Le milieu du surf aime cultiver ses secrets, mais le célèbre shaper Dan Mann (Mankind, Firewire) vient de briser l’omerta. Invité du podcast Stab Mic, il a balancé l’envers du décor d’une industrie qu’il qualifie carrément d’impitoyable.

    Le « ghosting » lunaire de Stab in the Dark

    Après avoir remporté le prestigieux Stab in the Dark aux côtés de Kelly Slater, puis frôlé la victoire avec Ethan Ewing, Dan Mann s’attendait à une consécration. La réalité ? Un silence radio total de cinq mois. Entre rendez-vous manqués et chaos de production géré par Sam McIntosh, le shaper est resté dans le noir complet, sans trophée ni célébration. Un coup de massue qui illustre sa vision du milieu :

    « Les gens les plus méchants de la terre se mettent à fabriquer des planches. C’est un business impitoyable. »

    La punchline glaciale de Kelly Slater à un fan

    Au-delà des rancœurs industrielles, Dan a partagé une anecdote mémorable au Costa Rica. Alors qu’il résidait dans une retraite végétarienne, Kelly Slater a craqué pour un énorme smash burger triple steak et bacon. C’est à ce moment-là qu’un fan texan très intrusif s’est approché de leur table en lançant : « Désolé de vous déranger ».

    La réponse du King ? Un missile court et ultra-glacial : « Alors ne le fais pas ». Le plus fou ? Le fan, aveuglé par l’euphorie de la rencontre, n’a même pas capté le tacle.

    Le PU est mort, l’innovation aussi ?

    Le shaper jette enfin un énorme pavé dans la mare concernant votre surfboard. Selon lui, le design des planches stagne. Si le milieu ne bascule pas urgemment vers des technologies composites (EPS, carbone, mise sous vide), l’innovation va mourir. Pour Dan, les shapes actuels en polyuréthane (PU) ont atteint un plafond de verre : 90% du marché actuel n’est que du storytelling pour vous vendre la même chose le mardi matin.

  • Nias et Krui Pro 2026 : Le surf professionnel victime de la politique locale

    Nias et Krui Pro 2026 : Le surf professionnel victime de la politique locale

    C’est un énorme coup dur pour le circuit qualificatif asiatique. Deux des plus belles épreuves qualificatives pour les Challenger Series, le Nias Pro et le Krui Pro, viennent d’être officiellement rayées du calendrier 2026. Si vous espériez voir les vagues parfaites de Lagundri Bay ou les longues gauches de Sumatra cette semaine, il faudra repasser.

    La raison de ce fiasco ? Un violent coup de frein budgétaire. Les récents changements de gouvernance au sein des autorités régionales indonésiennes, associés à un contexte économique local très tendu, ont poussé les institutions à couper net les subventions de ces deux événements historiques. L’an dernier, ces compétitions classées « QS 6000 » avaient pourtant couronné des surfeurs de premier plan comme Dylan Wilcoxen ou Reef Heazlewood, tout en faisant tourner l’économie locale.

    Cette double annulation met en lumière une réalité souvent occultée : la dépendance extrême du surf professionnel envers les politiques et les financements locaux. Pour 2026, la saison est morte. Les organisateurs tentent déjà de sauver les meubles en négociant une épreuve de repli aux Mentawai pour la fin de l’année, tout en promettant un retour aux affaires en 2027. Le circuit qualificatif, lui, perd ses plus belles vagues.

  • Drame en Alaska : un surfeur local perd la vie sur un mascaret ultra-médiatisé

    Drame en Alaska : un surfeur local perd la vie sur un mascaret ultra-médiatisé

    Derrière les vidéos ultra-populaires de Jamie O’Brien ou Ben Gravy se cache une réalité bien plus sombre. Le Turnagain Arm, ce mascaret d’Alaska devenu une star des réseaux sociaux, vient de faire une victime. Vendredi dernier, Joshua Novakovich, un surfeur local de 25 ans, y a perdu la vie.

    Parti en stand-up paddle avec sa compagne, le jeune homme s’est retrouvé piégé par un courant violent et un vent de face impitoyable. Alors que sa petite amie a réussi à regagner la terre ferme, Joshua est resté bloqué au large sur un banc de sable réputé ultra-dangereux. Sous les yeux impuissants d’une vingtaine de personnes, il a lutté pendant plus de vingt minutes, tentant désespérément de ramer sur les 2,5 kilomètres qui le séparaient de la rive.

    Au téléphone avec ses proches pendant son calvaire, le surfeur a fini par succomber à l’hypothermie, épuisé, avant l’arrivée des secours retardés par la nuit. Son corps a été repéré le lendemain. Ce drame rappelle cruellement que les vagues de marée, malgré leur apparente facilité sur YouTube, restent des monstres imprévisibles. Récemment, le pro Antony Walsh y avait lui aussi frôlé le pire en Australie.

  • quand les records du monde s’achètent à coups de milliers de dollars

    quand les records du monde s’achètent à coups de milliers de dollars

    « J’ai vu des gens faire des conneries monumentales dans le rock, mais vous, vous êtes les plus grands malades de toute ma vie. » Lorsque Dave Grohl balance ça aux Billabong XXL Awards, le monde du surf sourit. Pourtant, derrière le glamour des trophées et l’héroïsme des images de Nazaré ou Jaws, se cache une réalité beaucoup plus sombre : une affaire de gros sous, de ego et de « junk science ».

    La science bidon des mesures de vagues

    Pour la première fois, des pointures comme Kai Lenny, Albee Layer et Andrew Cotton brisent l’omertà dans le podcast How Surfers Get Paid. Le constat est glacial : les records du monde de la plus grande vague surfée est bidon.

    « C’est juste des mecs qui inventent des trucs », balance carrément Andrew Cotton, dépité par le fait qu’il ait fallu quatre ans aux instances officielles pour valider le record de Sebastian Steudtner. Les surfeurs pointent du doigt une supercherie visuelle : selon l’angle de la caméra et l’élévation du spot, une vague de 12 mètres peut facilement en paraître 25 à l’écran.

    De Belharra à Nazaré : la longue histoire des records contestés

    Ce n’est pas la première fois que le surf XXL se prend les pieds dans le tapis des polémiques et de la politique des spots. En 2014, le Français Benjamin Sanchis domptait une montagne d’eau monumentale à Nazaré, estimée à plus de 100 pieds, avant de se faire balayer au bottom. Le verdict des XXL Awards ? Un simple prix du pire wipeout de l’année, refusant d’homologuer le record sous prétexte que la vague n’avait pas été terminée. Une décision qui avait laissé un goût amer en Europe, rappelant l’ambiance glaciale qui régnait déjà sur les podiums californiens au début des années 2000. À l’époque, l’éveil du monstre basque de Belharra par Peyo Lizarazu et Yannick Beven avait été accueilli par un mépris à peine dissimulé du microcosme hawaiien. Pour les gardiens autoproclamés du temple du North Shore, cette vague européenne, jugée trop molle et cassant sur un haut-fond plutôt que sur un récif à fleur d’eau, n’avait tout simplement pas sa place aux côtés de Jaws ou Maverick’s. Le business des records a ses favoris, et l’histoire montre qu’il ne s’écrit pas toujours de manière objective.

    25 000 dollars la photo : le business de l’extrême

    Au-delà du prestige, c’est une guerre financière qui se joue sur le dos des athlètes. Prenez l’exemple récent de l’Australienne Laura Enever. Lorsqu’elle a dompté son record du monde à la rame à Hawaï, elle a dû signer un chèque astronomique de 25 000 dollars au photographe Daniel Russo pour obtenir le cliché officiel obligatoire pour Guinness.

    Ce jour-là, le photographe a empoché plus de 35 000 dollars en vendant d’autres clichés et en facturant ses services de sécurité sur le reef. Pendant ce temps, les surfeurs risquent littéralement leur peau, parfois pour des clopinettes, au milieu de disputes violentes entre partenaires de jet-ski. Le surf de gros a perdu son âme, et ce sont les acteurs eux-mêmes qui le disent.

  • Comment Édouard Delpero a renversé la finale à Ferrol pour s’offrir l’Europe

    Comment Édouard Delpero a renversé la finale à Ferrol pour s’offrir l’Europe

    La plage d’Esmelle, en Galice, vient de vibrer au rythme des phases finales du GADIS Longboard Pro Ferrol. Dans des vagues de deux à trois pieds, cette ultime étape du circuit régional de la World Surf League (WSL) a sacré deux visages bien connus du circuit européen : le Français Édouard Delpero et la prodige italienne de 14 ans, Ginger Caimi. Tous deux repartent avec la couronne de champion d’Europe en poche.

    Le coup de poker d’Édouard Delpero en finale

    Après deux places de finaliste frustrantes lors des précédentes éditions à Ferrol, Édouard Delpero n’avait plus le droit à l’erreur. Pour décrocher ce titre européen, la victoire était obligatoire.

    Malmené en début de série par le Britannique Ben Skinner et l’Espagnol Jon Garmendia Gonzalez, le surfeur tricolore a dû prendre des risques. C’est finalement grâce à une trajectoire tendue et une note de 8,50 points (sur 10) qu’il a renversé la situation dans les dernières minutes.

    « C’était un vrai défi de revenir face à cette nouvelle génération, de prouver que je suis toujours là et que je veux gagner », a-t-il avoué.

    Grâce à ce finish, il valide sa requalification pour le circuit mondial qui débutera le mois prochain à l’US Open.

    Ginger Caimi, 14 ans et déjà intouchable

    Du côté des femmes, Ginger Caimi a survolé les débats. Arrivée en Galice avec le statut de favorite, l’Italienne a signé la meilleure performance du jour en finale avec deux vagues à 8,17 et 8,27 points. À seulement 14 ans, elle conserve son titre à Ferrol et s’offre son tout premier sacre européen devant la Française Alice Lemoigne.

    La compétition se poursuit ce week-end en Espagne avec le lancement des premiers rounds du GADIS Junior Pro Ferrol.

  • Vivo Rio Pro 2026 : Tya Zebrowski frôle le sommet, Yago Dora s’empare du trône mondial

    Vivo Rio Pro 2026 : Tya Zebrowski frôle le sommet, Yago Dora s’empare du trône mondial

    Le spot d’Itaúna à Saquarema n’a pas offert le spectacle de l’année pour le dénouement du ViVO Rio Pro 2026. Dans des vagues médiocres et particulièrement piégeuses, la jeune prodige française de 15 ans, Tya Zebrowski, a hissé le surf tricolore jusqu’en finale de cette épreuve du Championship Tour (CT), un record de précocité. Un parcours exceptionnel qui s’est malheureusement arrêté à une marche du sacre.

    Le coup de force tactique de Sawyer Lindblad

    Face à elle, l’Américaine Sawyer Lindblad (20 ans) traînait une lourde malédiction : trois finales sur le CT, trois places de dauphine. Dans ce duel de fin de tableau gâché par des vagues vraiment pas à la hauteur.

    Lindblad a su faire les choix les plus intelligents sur les sections molles pour sécuriser un total combiné modeste (autour des 7 points), s’offrant ainsi sa première victoire en carrière. Malgré une belle réaction sur son surf backside et un enchaînement engagé récompensé par la meilleure note du heat (5.57), Tya Zebrowski a cruellement manqué de vagues à fort potentiel dans les dernières minutes pour inverser la tendance. À seulement 15 ans, ce résultat à la mi-saison valide un potentiel hors norme.

    Yago Dora en jaune, Fioravanti s’incline

    Dans le tableau masculin, le public brésilien a bravé la météo pour gagner. Le local Yago Dora a littéralement enflammé le beach break en dominant l’Italien Leonardo Fioravanti lors de l’ultime face-à-face.

    Porté par une foule en délire, Dora décroche une victoire cruciale à domicile. avec sa pla ce en finale, l’italien Leonardo Fioraventi chipe la première place du classement général du WCT et portera le lycra jaune de leader mondial lors de la prochaine étape du circuit.

  • Enquête Stab : Les surfeurs élisent les meilleurs accessoires de l’année

    Enquête Stab : Les surfeurs élisent les meilleurs accessoires de l’année

    Vous vous demandez si vous utilisez le meilleur matériel sur votre planche ? Plus de 7 500 passionnés ont répondu à la grande enquête annuelle du média Stab, et le verdict de la communauté va bousculer quelques certitudes.

    Le duel le plus attendu concernait les dérives. Et sur ce coup, c’est une véritable correction : Futures Fins écrase FCS en récoltant 49 % des suffrages, contre seulement 34 % pour son rival historique. Le reste du gâteau se partage entre True Ames, Captain Fin et Endorfins.

    FCS sauve tout de même l’honneur sur le segment des leashes, mais d’un cheveu. La marque décroche la première place avec 25,76 % des voix, talonnée de très près par Creatures (23,27 %) et Dakine (17,32 %).

    Du côté des pads, le constat est sans appel. Creatures of Leisure s’impose comme le patron incontesté en obtenant 20,12 % des votes, soit presque le double de son dauphin, Octopus (11,46 %).

    Enfin, la bataille la plus serrée s’est jouée sur les housses de transport. Dakine l’emporte sur le fil avec 17,46 % des suffrages, juste devant Creatures (16,84 %) et FCS (15,48 %).

    Personnellement, j’aimerai réaliser la même étude pour la France…

  • Louis Vuitton s’empare du surf : hommage légitime ou hold-up marketing ?

    Louis Vuitton s’empare du surf : hommage légitime ou hold-up marketing ?

    Une vague géante en plein Paris, du sable sur le catwalk et des mannequins qui portent des planches comme de simples accessoires de mode. Pour son défilé Printemps/Été 2027, Pharrell Williams a propulsé Louis Vuitton au cœur de notre culture. Au premier abord, le casting a de quoi faire rêver : la direction artistique a misé sur le free surfeur le plus stylé de la planète, Mikey February, et sur des visuels poétiques signés du photographe Brent Bielmann.

    La marque au monogramme affirme vouloir rendre hommage à la communauté surf, et plus particulièrement au Ebony Beach Club, une association historique créée en 1957 à Santa Monica pour offrir un espace sûr à la communauté noire avant d’être expropriée par la ville. Sur le papier, l’intention est noble, d’autant plus que LV promet de reverser le sable du défilé à des terrains de volley et de soutenir l’ONG Coral Gardeners.

    L’art du greenwashing et de la récupération ?

    Mais grattons un peu sous le vernis de cette esthétique parfaite. Il y a trente ans, voir le surf ainsi exposé nous aurait rendus fiers. Aujourd’hui, le sentiment est bien plus amer. Ces géants du luxe ne sont pas là par passion, mais pour s’approprier les codes d’une contre-culture authentique afin de vendre des t-shirts à des prix totalement indécents.

    Voir des mannequins tenir maladroitement des planches sur un podium parisien résume parfaitement le malaise : le surf est vidé de sa substance pour devenir une simple esthétique de riches citadins. Louis Vuitton s’achète une image cool sur le dos de notre passion. Rassurez-vous, il y a très peu de chances que la marque vienne un jour financer des campagnes de pub chez nous, et c’est tant mieux. L’âme du surf ne s’achète pas en boutique de luxe.

  • Alerte sur les spots : quand les falaises s’effondrent sur les surfeurs

    Alerte sur les spots : quand les falaises s’effondrent sur les surfeurs

    Le danger ne vient plus seulement de la série qui décale ou des courants sournois. Désormais, c’est le ciel qui tombe sur la tête des surfeurs. En l’espace de quarante-huit heures, deux des spots les plus emblématiques de la planète surf ont été le théâtre d’un phénomène terrifiant : l’effondrement soudain de pans entiers de falaises directement dans le line-up.

    Un effondrement sans conséquence en Californie

    Le premier avertissement a eu lieu en Californie, sur le mythique spot de Steamer Lane à Santa Cruz. Lundi dernier, un bloc massif s’est détaché dans la section ultra-fréquentée de « The Slot », envoyant des tonnes de gravats et de roche là où les surfeurs attendent les vagues. Si le pire a été évité de justesse de ce côté de l’Atlantique, le signal d’alarme était tiré.

    Un drame humain à Biarritz

    Malheureusement, le drame a fini par éclater. Mercredi soir, à Biarritz, l’impensable s’est produit au pied du Phare, sur la plage du Miramar. En pleine session estivale, sous les yeux des baigneurs et des locaux venus chercher la fraîcheur, un pan de falaise de 2 000 m³ s’est écroulé dans l’océan, ensevelissant plusieurs personnes. Les secours, immédiatement déployés, ont sorti le corps sans vie d’une victime, tandis que les recherches se poursuivent dans des conditions extrêmes.

    Ce double pic d’actualité met en lumière une réalité que la communauté surf va devoir affronter : le réchauffement climatique, la montée des eaux, les vagues de chaleur successives et l’érosion accélérée par les houles hivernales rendent nos parois côtières totalement instables.

    Ramer au ras de la roche pour choper le short-break ou se coller à la falaise pour s’abriter du vent devient un risque. À Santa Cruz comme au Pays Basque, le message est désormais vital : gardez vos distances avec les parois rocheuses ou falaises, ne vous installez plus dessous et observez les signes de fatigue de la roche. La nature redessine nos vagues et nos côtes, mais le prix à payer est devenu beaucoup trop lourd.

  • Jérémy Florès qui étrangle Sterling Spencer en 2016

    Jérémy Florès qui étrangle Sterling Spencer en 2016

    C’est une vidéo de 2009 que la mémoire du surf mondial n’a jamais vraiment effacée. On y voyait un gamin réclamer un autographe à Jérémy Florès. Le Français, qui venait d’encaisser une défaite frustrante et n’avait qu’une idée en tête—s’isoler loin de la foule—, lance au gosse d’aller chercher un stylo. Rien de méchant. Mais Sterling Spencer, l’enfant terrible du surf américain, récupère le clip, y ajoute une voix-off parodique cinglante et détruit l’image publique de Jérémy Florès. La vidéo devient virale, la France s’indigne.

    Dix ans plus tard, Spencer est enfin revenu sur les coulisses explosives de leurs retrouvailles lors du dernier épisode de son podcast Pinch My Salt.

    « Il était complètement ivre, et je pense qu’il ne s’est pas rendu compte qu’il était littéralement en train de m’étrangler. »

    La scène se passe en marge des Surfer Poll Awards en 2016. Morgan Maassen, photographe renommé et témoin de la scène, croise Florès dans le hall et propose naïvement une photo de réconciliation. Erreur fatale. Alcoolisé et entraîné au jiu-jitsu, Jérémy passe son bras autour du cou de Sterling et serre. Très fort.

    Spencer raconte avoir vu ses yeux sortir de leurs orbites, incapable de respirer pendant que Florès continuait de saluer la foule en lui secouant la tête comme un fétu de paille. Il aura fallu l’intervention d’une légende locale, Michael Ho, pour séparer les deux hommes alors que la panique gagnait la pièce.

    La fin de l’histoire ? Elle est digne du surf business. Le lendemain, à la première du film de Spencer, les deux surfeurs enterraient définitivement la hache de guerre. Florès finira même par lui faire un bisou sur la joue.

  • « Deux surfeurs influents qui font des fringues, comment ça pourrait foirer ? » : Les coulisses financières brutales de Former

    « Deux surfeurs influents qui font des fringues, comment ça pourrait foirer ? » : Les coulisses financières brutales de Former

    Le surf mondial se cherche, et voir des pointures monter leur propre boîte semble presque logique. Kelly Slater avec la marque Outerknown, John John Florence a lancé Florence Marine X, Kolohe Andino pousse 2 Percent, et Julian Wilson suit la danse. Sur le papier, l’histoire est belle. Sauf qu’être l’icône de toute une génération sur une planche de surf n’a absolument rien à voir avec le costume d’entrepreneur. Et quand on gratte le vernis glamour des clips de free surf, la réalité des coulisses est parfois d’une violence rare.

    C’est le constat brut qu’ont partagé Dane Reynolds et Craig Anderson en revenant sur les premières années de leur marque, Former. Une aventure qui a bien failli couler avant même d’avoir un nom officiel.

    « On n’avait aucune idée de ce que gérait un business, voulait dire »

    Au milieu des années 2010, le surf business tremble. Kelly Slater claque la porte de son sponsor historique, et un vent d’exode souffle sur l’industrie. C’est lors d’un trip mémorable avec le magazine Monster Children que l’étincelle jaillit. Le regretté Dylan Rieder — l’un des skateurs les plus influents de l’histoire, alors en rémission — pousse Dane Reynolds, Craig Anderson et Austin Gillette à s’unir. L’idée ? Créer une marque indépendante, à l’esthétique brute, loin des logos néons et des plans marketing standardisés des majors de l’époque.

    « À l’époque, j’ai pensé : deux surfeurs ultra-influents qui font des fringues stylées… comment ça pourrait foirer ? », balance Craig Anderson.

    La réponse ne s’est pas fait attendre. Sans aucune notion de trésorerie, de flux de trésorerie ou de prévisions de ventes, l’équipe fonctionne à l’instinct. Ils dessinent une collection, raclent leurs fonds de tiroirs pour la produire, vendent tout en quelques jours, puis passent des mois sans le moindre produit en stock. Pire : l’équipe recrute des amis créatifs, qui embauchent d’autres amis, qui appellent eux-mêmes leurs potes.

    « Un jour, tu réalises que tu es endetté jusqu’au cou »

    Le réveil est brutal. Dix-huit mois après le lancement, un proche examine les comptes et pose des questions basiques sur la situation financière de la marque. Réponse des fondateurs : un silence total. « Mec, tu n’as pas un business là, tu as juste une idée », leur balance-t-il.

    Former est alors asphyxié par une ardoise qui grimpe rapidement à plus de 120 000 dollars. Les comptes tournent sur les cartes de crédit personnelles des surfeurs. Alors que les investisseurs initiaux s’éloignent, Dane Reynolds refuse de laisser mourir le projet. Il rapatrie les cartons de vêtements dans son propre garage. Pendant un an et demi, les deux icônes du free surf mondial triment dans l’ombre pour éponger les dettes, poussées par l’énergie de leurs proches qui gèrent de petites boutiques indépendantes en solo.

    Aujourd’hui basé à Ventura, le projet a survécu à la fameuse crise des cinq ans qui fauche la moitié des jeunes entreprises. Mais le combat reste quotidien face aux retards de livraison des fournisseurs et aux cycles de vente manqués. Dix ans après, l’esprit est resté intact, presque par miracle : pour rider chez Former, il faut encore être prêt à poser son matelas sur le béton du hangar.