Auteur/autrice : Kelly Slater

  • Ce surfeur prodige aurait pu dominer le World Tour, mais la rue en a décidé autrement

    Ce surfeur prodige aurait pu dominer le World Tour, mais la rue en a décidé autrement

    Vous avez sûrement déjà entendu parler du sulfureux « Biarritz Surf Gang ». Si vous avez regardé le documentaire, vous connaissez forcément ce visage marqué et ce sourire de défi. Olivier Nagouas, que tout le monde ici appelait « Kikette », s’est éteint à l’âge de 57 ans. Et croyez-moi, son parcours est le reflet brut d’une époque où le surf européen n’avait aucune limite.

    L’âge d’or et le talent pur

    On est au cœur des années 80. Sur les spots de la Grande Plage et de Marbella, une bande de gamins insolents bouscule l’ordre établi. Parmi Sammy, La Mouche ou Nabo, Kikette sort du lot. Il ne se contente pas d’être bon : il éclabousse l’eau de son talent. Champion d’Europe, il dispute les Mondiaux de 1986 et décroche une wild card prestigieuse pour l’Arena Surfmasters de Biarritz en 88. Face à des pointures comme Martin Potter, il prouve qu’un Français peut rivaliser avec l’élite mondiale. Avec ses potes, il voyage des mois entiers à Hawaii, Bali ou au Panama, sans un sou, avec pour seules armes des planches sous le bras et une caméra Super 8.

    Le point de bascule

    Mais si vous grattez un peu le vernis des mémoires locales, la face sombre de ce conte de fées refait surface. L’adrénaline des vagues ne suffisait plus. La suite s’écrit dans les nuits sans fin, les drogues dures et une longue descente aux enfers de plus de 25 ans. Il ira jusqu’à purger une peine de prison pour financer ses addictions. « Ce qui fait le plus mal, c’est de voir la mer à travers les barreaux », avouait-il sans filtre.

    Pourtant, l’océan finit toujours par laver les erreurs. En 2010, 24 ans après sa première sélection, il rechaussait le leash pour les Mondiaux Masters, arrachant une 17e place. Kikette incarnait ce surf viscéral, loin des stéréotypes lisses de notre époque. Un gars de Marbella qui s’est brûlé les ailes, mais dont la trace restera indélébile sur le sable biarrot.

  • Opéré de l’œil du surfeur, Jamie O’Brien vit un véritable cauchemar

    Opéré de l’œil du surfeur, Jamie O’Brien vit un véritable cauchemar

    Vous pensez que la pire angoisse d’un chargeur hawaiien est un violent wipeout sur la vague de Pipeline ? Détrompez-vous. Pour l’emblématique Jamie O’Brien, la descente aux enfers a commencé par une simple vision floue au réveil.

    Le célèbre YouTubeur vient de subir une lourde opération à l’œil droit pour retirer un ptérygion. Plus connue sous le nom redouté d’ »œil du surfeur », cette excroissance anormale menaçait directement sa vue. Une intervention chirurgicale qu’il a repoussée pendant trop longtemps, et qu’il paie aujourd’hui au prix fort.

    Le prix à payer : 6 mois d’isolement total

    Confiné loin de l’océan, J.O.B traverse une période extrêmement douloureuse. « C’est horrible. Aujourd’hui, c’est le cinquième ou sixième jour et je ne peux toujours pas ouvrir mon œil », a-t-il confié.

    Le verdict médical est strict : interdiction absolue de toucher l’eau douce pendant une semaine, et l’eau salée pendant au moins un mois. Mais la rééducation pourrait bien l’écarter du surf et de la pêche pour les six prochains mois. Une véritable éternité pour celui qui a passé sa vie dans les vagues, et un rappel brutal pour nous tous : protégez vos yeux à l’eau !

  • Fiji Pro : Un 10 historique pour Erin Brooks, Vahine Fierro assure l’essentiel à Cloudbreak

    Fiji Pro : Un 10 historique pour Erin Brooks, Vahine Fierro assure l’essentiel à Cloudbreak

    Ce mercredi 26 août 2026, la huitième étape du Championship Tour (CT) de la World Surf League s’est ouverte dans des vagues plutôt timides en début de journée puis en forte hausse à Fidji. Si la Canadienne Erin Brooks a marqué les esprits avec ce qui est sans doute le plus beau tube féminin jamais surfé en compétition, le clan tricolore dresse un bilan mitigé : Vahine Fierro avance au tour suivant, tandis que Marco Mignot et Tya Zebrowski quittent déjà l’épreuve de façon cruelle.

    Erin Brooks repousse les limites du surf féminin

    La relève est définitivement en marche. Un peu plus d’une semaine après sa victoire retentissante à Tahiti, la jeune prodige de 19 ans, Erin Brooks (CAN), a de nouveau frappé un grand coup dans le Pacifique Sud. Sur un set massif de Cloudbreak, la Canadienne s’est engagée très profond, naviguant avec maîtrise sous plusieurs sections critiques avant d’être recrachée par le souffle dans le chenal.

    La note des juges a été immédiate : un 10 parfait. Une note rarissime qui récompense ce qui s’impose déjà comme le plus beau tube de l’histoire du surf féminin en compétition. Soutenue par un 8.00 en back-up pour une série de turns aiguisés, Brooks décroche un total de 18.00 points sur 20. Elle relègue loin derrière l’Australienne Sophie McCulloch et confirme son statut de favorite sur ce spot où elle s’était déjà imposée comme wildcard en 2024.

    Vahine Fierro dans son élément, désillusion pour les autres Bleus

    Après une sortie prématurée et inattendue à Teahupo’o, Vahine Fierro (FRA) se devait de réagir. Les gauches tubulaires de Cloudbreak convenaient parfaitement à la Polynésienne. Mission accomplie face à l’Américaine Alyssa Spencer. Avec un total solide de 14.17, construit notamment sur un enchaînement tube-manœuvres noté 7.50, la Française valide son ticket pour le round suivant avec autorité.

    La pilule est en revanche beaucoup plus difficile à avaler pour le reste de la délégation tricolore. Au round 2, Marco Mignot (FRA) a livré un combat intense face à l’Hawaïen Seth Moniz, récent vainqueur du Tahiti Pro et sur un nuage depuis la naissance de sa fille. Marco s’incline finalement d’une courte tête (11.80 contre 12.67), payant cash quelques erreurs tactiques dans des conditions compliquées.

    La défaite est encore plus cruelle pour la jeune rookie Tya Zebrowski (FRA). Opposée à la Portugaise Yolanda Hopkins lors du premier tour féminin, la Française voit la qualification lui échapper pour deux misérables dixièmes de point (9.57 contre 9.77 pour Hopkins). Un apprentissage à la dure sur le CT pour la surfeuse tricolore.

    Il est marocain, mais un peu français dans nos coeurs, Ramzy Boukhiam a réussi à se qualifier pour le round 2.

    Ramsy Boukhiam Fiji 2026 Round 1

    Les vétérans répondent présent en attendant la suite

    Cette journée d’ouverture a également été le théâtre d’un affrontement au sommet entre deux légendes australiennes. Sally Fitzgibbons, en grande difficulté au classement mondial, a réussi à prendre le meilleur sur l’octuple championne du monde Stephanie Gilmore. Un remake de la finale de 2014 sur ce même spot, qui permet à Fitzgibbons de rester en vie dans la course au maintien.

    Chez les hommes, le champion du monde en titre Yago Dora (BRA) a rappelé pourquoi il avait été sacré ici même l’an dernier, postant un impressionnant 15.40 face à Mateus Herdy.

    Le prochain appel est fixé à ce jeudi 27 août à 7h00 (heure locale), soit 21 heures (heure française) pour la suite du Round 2 masculin et féminin. L’enjeu sera de taille avec l’entrée en lice de Caroline Marks face à Erin Brooks, et le duel très attendu entre Vahine Fierro et Sawyer Lindblad.

  • La maladie inavouable qui détruit silencieusement toutes vos sessions

    La maladie inavouable qui détruit silencieusement toutes vos sessions

    Tout surfeur normalement constitué a déjà contracté cette pathologie sans jamais l’assumer publiquement. Vous êtes seul sur un banc de sable correct, l’esprit tranquille. Soudain, un inconnu prend une vague à 200 mètres de là. Trente secondes plus tard, vous ramez frénétiquement dans sa direction. Les très sérieux chercheurs de l’Institut d’observation des line-ups ont enfin mis un nom sur ce fléau : le syndrome du pic d’à côté.

    Le mirage de la série parfaite

    Au line-up, le protocole est immuable. Le surfeur observe. Le surfeur doute. Le surfeur finit par ramer. Peu importe que la vague de l’inconnu ait lamentablement fermé ou qu’elle soit aussi molle qu’une houle d’août : l’important, c’est qu’elle a cassé ailleurs.

    Selon cette étude, 94 % d’entre nous se délocalisent pour rejoindre un pic strictement identique à celui que l’on vient de fuir. Les 6 % restants sont simplement ceux qui rentrent à la voiture.

    La preuve sociale aquatique

    Le second symptôme de ce syndrome est encore plus dévastateur. S’il y a quarante personnes agglutinées sur un même pic, votre cerveau en déduit que c’est obligatoirement « The Place To Be« . Vous rejoignez donc la meute, bataillez pendant quarante minutes pour ne absolument rien prendre, et rentrez chez vous persuadé d’avoir ramé sur le meilleur spot de la journée.

    Pendant ce temps-là, à 300 mètres de votre bouchon flottant, un grand débutant seul au monde enchaîne des séries parfaites. Personne ne le regarde. Il ne le sait même pas.

    Le traitement miracle

    Les scientifiques sont pourtant formels quant au remède : restez sur votre pic pourri. Statistiquement, il est prouvé qu’il redeviendra parfait à la seconde précise où vous déciderez finalement de le quitter.

  • Banque Populaire Surf de Nuit Anglet : L’édition 2026 illuminera les Sables d’Or

    Banque Populaire Surf de Nuit Anglet : L’édition 2026 illuminera les Sables d’Or

    Le jeudi 27 août 2026, la plage des Sables d’Or accueillera l’unique compétition nocturne de surf en France : le Banque Populaire Surf de Nuit Anglet. Dès 22 heures, 18 surfeurs professionnels équipés de planches lumineuses s’affronteront en équipe dans les vagues de la Chambre d’Amour.

    Un format tag team inédit sous les projecteurs

    L’événement, organisé par l’Office de Tourisme et de Loisirs d’Anglet et présenté par Oxbow, rassemble chaque été des milliers de spectateurs sur le littoral basque. Le format sportif repose sur un « tag team » d’une heure et demie. Sans aucune interruption, les membres de chaque équipe se relaient dans l’océan, éclairés par des spots géants installés sur la plage.

    L’objectif de cette épreuve est double : cumuler un maximum de points en exécutant les meilleures manœuvres techniques pour remporter la victoire, mais aussi récolter un prize money qui sera ensuite intégralement reversé aux associations caritatives représentées par les compétiteurs.

    Le plateau sportif de l’édition 2026

    Six équipes mixtes, composées chacune de trois athlètes, prendront part à la compétition. Le casting réunit des grands noms du surf français, des anciens pensionnaires du circuit pro et des talents locaux :

    • Banque Populaire : Margot Liets, Kailani Vincensini et Pauline Ado
    • Fédération Française de Surf : Diego Torre, Colin Doyez et Tessa Thyssen
    • Groupe Clim : Killian Guerrin, Mathieu Agnes et Camille Liets
    • Carlbreak : Thibaul Manson, Mathis Martinelly et Uhaina Joly
    • Oxbow : Erwann Blouin, Vincent Duvignac et Maud le Car
    • Ville Anglet : Romain Laulhé, Clément Roseyro et Juliette Lacome

    Programme de la soirée aux Sables d’Or

    Si la compétition débute officiellement à 22h00, les animations gratuites commenceront plus tôt dans l’après-midi. Dès 17h00, le village ouvrira ses portes pour présenter les associations partenaires. Le public pourra ensuite assister à des démonstrations de skateboard sur rampe avec des riders confirmés à 18h30, suivies d’une séance de dédicaces avec l’ensemble des surfeurs à 20h00.

    La remise des prix clôturera cette soirée estivale à 23h45. En cas de conditions météorologiques ou de houle défavorables, l’organisation précise que l’événement sera reporté au lendemain. La prochaine communication de la direction de compétition est attendue la veille de l’épreuve pour confirmer le lancement.

  • ABANCA Pantin Classic Galicia Pro 2026 : Un tournant majeur pour la qualification au WCT

    ABANCA Pantin Classic Galicia Pro 2026 : Un tournant majeur pour la qualification au WCT

    Le coup d’envoi de l’ABANCA Pantin Classic Galicia Pro est donné ce mardi 25 août 2026 sur la plage de Pantin, en Espagne. Cette 39ème édition marque une révolution historique : l’introduction du premier événement QS 6000 International, offrant une nouvelle voie de qualification directe pour le très convoité Championship Tour (WCT).

    Une réforme inédite pour l’accès à l’élite mondiale

    Jusqu’à présent, le chemin vers le WCT (ou Championship Tour) s’articulait de manière stricte autour des Challenger Series (CS). Avec le lancement de ce tout nouveau format Qualifying Series (QS) 6000 International, la World Surf League (WSL) bouscule son système de qualification.

    Ce changement structurel majeur ouvre désormais les portes de ces compétitions à l’international. Les surfeurs du monde entier peuvent y participer et choisir d’attribuer leurs 6 000 points potentiels de victoire à leur classement régional ou directement à celui des Challenger Series. L’épreuve de Pantin inaugure ce circuit composé de cinq étapes annuelles, offrant un tremplin alternatif massif vers l’élite mondiale du surf. La différence entre un challenger et un WQS 6000, le nombre de points. Si vous gagnez un Challenger Series, c’est 10 000 points alors que c’est seulement 6 000 points sur un WQS 6000 International. Résultat, c’est une compétition intéressante qui peut soit compléter votre total pour la qualification sur le World Tour, soit vous ouvrir la voie de la qualification pour le Challenger Series.

    Un plateau d’exception sur la côte galicienne

    Cette refonte stratégique et l’enjeu colossal des points suscitent logiquement un engouement sans précédent. Du 25 au 30 août, le spot galicien accueille le plateau le plus fourni de son histoire : 144 hommes et 80 femmes représentant 25 pays.

    Le tableau masculin s’annonce particulièrement relevé avec le retour d’anciens membres du CT tels que Ian Gentil (HAW) et Deivid Silva (BRA), aux côtés de têtes d’affiche européennes comme les Français Jorgann Couzinet et Maxime Huscenot. Ils devront détrôner le tenant du titre portugais, Guilherme Ribeiro.

    Du côté féminin, les Australiennes Sophie McCulloch et India Robinson viennent engranger des points décisifs pour retrouver le WCT. Elles croiseront le fer avec la Portugaise Teresa Bonvalot, déjà double vainqueur de l’événement.

    Alors que les premières séries devraient être lancées (en fonction des vagues) aujourd’hui devant des dizaines de milliers de passionnés, la bataille pour cette nouvelle voie royale vers le WCT promet d’être spectaculaire. Reste à savoir qui s’emparera du premier titre de l’ère des QS 6000 International.

  • Lancement du Fiji Pro 2026 : Une houle massive attendue sur le récif de Cloudbreak

    Lancement du Fiji Pro 2026 : Une houle massive attendue sur le récif de Cloudbreak

    Le Championship Tour (WSL) fait son grand retour aux Îles Fidji du 25 août au 4 septembre 2026. Alors que l’élite mondiale se retrouve sur la mythique gauche de Cloudbreak, les prévisions météorologiques annoncent l’arrivée d’une forte houle dès mercredi. Un scénario idéal pour cette huitième étape cruciale de la saison.

    L’heure du call : rendez-vous en soirée pour les Français

    Le tout premier call de la compétition est fixé au mardi 25 août à 7h30, heure locale. Avec le décalage horaire, les passionnés français de surf devront se connecter ce lundi 24 août à 21h30 (heure de Paris) pour suivre la décision des directeurs de course de la World Surf League.

    Cependant, l’épreuve a de très faibles chances de débuter immédiatement. Selon le bulletin météo officiel publié par Kevin Wallis, prévisionniste en chef chez Surfline, la matinée de mardi s’annonce particulièrement calme. Les signes précurseurs de la nouvelle houle de sud-ouest ne commenceront à s’installer que tard dans la journée, avec des vagues atteignant timidement 1,20 à 1,50 mètre le soir. L’organisation devrait logiquement décréter un jour de repos (« off ») pour patienter. Attention, cela reste des prévisions.

    Des conditions épiques prévues de mercredi à vendredi

    L’action devrait réellement s’enflammer le mercredi 26 août (et donc mardi pour nous). Surfline anticipe l’entrée d’une houle consistante de sud-ouest avec une longue période. Des vagues de 2,50 à 3 mètres (8 à 10 pieds), avec des séries occasionnelles flirtant avec le double overhead. Le vent, un alizé de sud-est modéré, soufflera offshore, garantissant des conditions tubulaires à Cloudbreak.

    Cette dynamique excellente se maintiendra jeudi et vendredi. Bien que la taille des vagues devraient s’amortir les prochains jours, un second swell viendra renforcer les vagues à l’approche du week-end. Le vent offshore restera favorable tout du long, offrant à la WSL une fenêtre de compétition optimale pour enchaîner les heats avant une forte baisse annoncée pour samedi.

    Ferreira et Bryan en jaune, les anciens vainqueurs en embuscade

    Sur le plan comptable, cette manche fidjienne est déterminante. Le Brésilien Italo Ferreira et l’Hawaïenne Gabriela Bryan s’avancent avec les lycras jaunes de leaders mondiaux. Ils devront toutefois composer avec la présence de Yago Dora et Molly Picklum. Ces deux athlètes, sacrés champions du monde sur cette même vague lors des WSL Finals de 2025, chercheront à répéter l’exploit. Yago Dora a publiquement déclaré viser la victoire pour relancer sa saison et défendre son titre.

    Les françaises devront faire un résultat

    On va garder un oeil inquiet sur nos surfeuses françaises, qui ne sont pas à la fête en ce début de saison. Je pense tout particulièrement à la tahitienne Vahine Fierro, qui est en grande difficulté dans le classement. Elle doit faire un excellent résultat, et elle en a le potentiel à Fidji, c’est une vague taillée pour elle. À ses côtés, Tya Zebrowski prend de l’expérience sur le tour, mais elle le paie souvent cher. Elle a clairement un potentiel de malade, mais à 15 ans, l’expérience manque. Seul le temps peut le faire, alors soyons patient.

    Kauli Vaast croisera pour la troisième fois depuis le début de la saison le chemin de Crosby Colapinto, alors que Marco Mignot aura la lourde tache d’affronter Seth Moniz, vainqueur à Teahupoo.

    Il faudra également garder un œil sur les wildcards, souvent redoutables à Cloudbreak. L’Australien Jarvis Earle, libéré de la pression du classement, sera épaulé par les locaux Ulukilupetea « Tea » Kurop et Teo Degei, tous deux vainqueurs des trials et experts du spot.

    Avec un tel plateau et des prévisions océaniques prometteuses, le spectacle s’annonce total pour relancer la course au Top 5 mondial.

  • Le double-up mutant de HT’s : Nathan Florence sort la 7’2″ aux Mentawai

    Le double-up mutant de HT’s : Nathan Florence sort la 7’2″ aux Mentawai

    HT’s Right aux îles Mentawai n’est pas une vague ordinaire. Quand la houle grossit, le spot dévoile sa vraie nature : le fameux double-up. La vague aspire une masse d’eau impressionnante, formant d’abord une longue paroi presque molle au large, avant de littéralement muter sur l’inside pour jeter un barrel surpuissant.

    Pour affronter ce monstre, Nathan Florence a fait un choix matériel radical. Dans sa dernière vidéo sous la tempête indonésienne, le chargeur hawaiien ne s’est pas mis à l’eau avec un shortboard classique, mais avec une 7’2″. Une dimension inhabituelle pour ce type de tube de récif, mais indispensable pour une seule raison : partir de tout au fond, et s’engouffrer dans les plus gros double-ups de la session. Un pari technique terrifiant mais payant.

  • Canicule et faux sentiment de sécurité : le terrible bilan de cet été sur nos plages

    Canicule et faux sentiment de sécurité : le terrible bilan de cet été sur nos plages

    Pour nous, surfeurs, le constat de ces mois de juillet et août est amer : des conditions minuscules, une houle aux abonnés absents, un record depuis plus de vingt ans, le tout parsemé d’épisodes d’algues et de méduses dans le Sud-Ouest. Un océan qui ressemblait davantage à un lac. Pourtant, c’est précisément cette accalmie exceptionnelle qui cache une réalité glaçante.

    Selon les derniers chiffres communiqués par le ministère des Sports, 301 personnes ont perdu la vie par noyade depuis la mi-juin. Une mortalité en hausse vertigineuse de 14 % par rapport à l’année précédente. Comment expliquer une telle hécatombe alors que les vagues n’ont jamais été aussi inoffensives ?

    Le danger invisible d’un « lac » salé

    La Première hypothèse se trouve paradoxalement dans ce manque de houle. Moins de vagues, c’est un océan moins impressionnant et donc un danger complètement sous-estimé par le grand public.

    • Baisse de la vigilance : L’absence de vagues massives pousse les vacanciers à s’aventurer beaucoup plus loin du bord.
    • Multiplication des baignades « sauvages » : Fuyant la foule des zones surveillées, les baigneurs, poussés par les vagues de canicule, choisissent des secteurs non autorisés.

    Face à ce triste bilan, les autorités durcissent le ton : se baigner hors des drapeaux expose désormais à une amende de 68 euros.

    Choc thermique et surestimation de soi

    L’autre facteur aggravant mis en lumière par les statistiques concerne le profil des victimes. Les fortes chaleurs incitent à des mises à l’eau précipitées, brûlant les étapes de transition thermique. Chez les personnes plus âgées, ce comportement provoque des hydrocutions fatales, même dans une eau parfaitement lisse.

    Ce bilan tragique nous rappelle une règle fondamentale que chaque surfeur connaît : un océan sans vagues n’est jamais un océan sans risque. Les baïnes, les courants et les chocs thermiques ne prennent pas de vacances quand la houle disparaît.

  • L’Itacoatiara Big Wave 2026 a le feu vert : le grand show du tow-in brésilien est lancé

    L’Itacoatiara Big Wave 2026 a le feu vert : le grand show du tow-in brésilien est lancé

    Les organisateurs de l’Itacoatiara Big Wave (IBW) ont officiellement annoncé le lancement de la 8e édition de l’événement pour ce mardi 25 août 2026. Sur le redoutable beach break de Niterói au Brésil, les meilleurs spécialistes mondiaux du tow-in se retrouveront pour affronter une houle solide annoncée à plus de trois mètres.

    Reconnu comme l’une des compétitions de grosses vagues les plus prestigieuses d’Amérique latine, l’IBW se démarque en étant le seul de la région disputé exclusivement en format tow-in (surf tracté). Cette année, le plateau s’annonce relevé avec la présence des stars brésiliennes comme Lucas Chumbo, Pedro Scooby, Michelle des Bouillons ou encore Ian Cosenza, rejoints par des invités internationaux de marque tels que la Chilienne Dominique Charrier et les Australiens Dylan et Summa Longbottom.

    Une première mondiale technologique

    Outre l’engagement physique, cette édition 2026 introduit une innovation majeure dans son format de compétition : le déploiement d’un logiciel de jugement spécifiquement créé pour les épreuves de tow-in. Selon l’organisation, cet outil inédit permettra de structurer l’événement sous forme de séries classiques tout en diffusant des données enrichies en direct, facilitant la lecture de la compétition pour le public et les athlètes.

    Un spot XXL qui ne pardonne rien

    Réputé pour sa violence et sa puissance qui concentre l’énergie directement sur un banc de sable peu profond, Itacoatiara exige un niveau d’engagement total. « C’est un endroit qui ne tolère aucune erreur, que ce soit dans la technique, le placement ou le choix des vagues », avertit le chargeur local Gabriel Sampaio. Avec une configuration aussi brutale, la moindre erreur de lecture peut coûter très cher. Le coup d’envoi du tournoi est programmé à 7h00 du matin ce mardi, soit 12h ou midi heure française.

  • Coup dur au Fiji Pro : Caitlin Simmers blessée, une série de forfaits chez les remplaçantes

    Coup dur au Fiji Pro : Caitlin Simmers blessée, une série de forfaits chez les remplaçantes

    La surfeuse californienne Caitlin Simmers s’est retirée de l’étape du Championship Tour (CT) aux Fidji à la suite d’une blessure à Tahiti. Après une succession de refus inédite de la part des potentielles remplaçantes, c’est finalement l’Australienne Sophie McCulloch qui récupère la place in extremis.

    Une violente chute sur le récif de Teahupo’o

    L’absence de communication officielle laissait planer le doute sur le retrait de la jeune Californienne. La raison est désormais connue : Caitlin Simmers a violemment percuté le reef lors de sa série des quarts de finale à Teahupo’o. Touchée au dos et au genou, la gravité exacte de ses lésions reste à déterminer. L’athlète, comme la World Surf League (WSL), n’a pas encore donné de détails supplémentaires sur la durée de sa convalescence.

    La course aux wildcards : un défi logistique et financier

    Ce forfait a déclenché une situation exceptionnelle pour la direction de la WSL. La première remplaçante, Annette González Etxebarri, a décliné l’offre, étant en pleine rééducation après une opération. Plus surprenant, en pleine forme compétitive, Sierra Kerr, Isla Huppatz et la Française Johanne Defay ont également refusé l’invitation.

    Comment expliquer cette hécatombe ? Si la WSL n’a pas détaillé ces choix, une hypothèse solide se dégage : participer au Fiji Pro à la dernière minute représente un véritable parcours du combattant. Le coût financier élevé d’un tel déplacement, combiné à un planning extrêmement serré, freine les athlètes. De plus, surfer la vague de Cloudbreak exige un quiver (des planches de surf) très spécifique, difficile à réunir en urgence.

    C’est finalement l’Australienne Sophie McCulloch, actuelle troisième sur le circuit Challenger Series (CS) pour la région Australie/Océanie, qui a accepté de relever le défi. Son arrivée modifie complètement la composition des séries à quelques jours du début de la période d’attente. Reste à observer comment l’absence de Simmers va relancer la course aux play-offs de Trestles.

    Il est temps pour vous de modifier votre Fantasy WSL….

  • Kelly Slater privé de wildcard pour le retour du CT au Fiji Pro

    Kelly Slater privé de wildcard pour le retour du CT au Fiji Pro

    La World Surf League a confirmé le mercredi 19 août 2026 l’absence de Kelly Slater parmi les wildcards du Fiji Pro, prévu du 25 août au 4 septembre à Cloudbreak. La ligue a préféré miser sur la jeunesse et les talents locaux pour compléter le tableau de cette huitième étape du Championship Tour.

    La WSL privilégie l’équité sportive

    Après sa performance remarquée lors du Tahiti Pro, le public espérait revoir le surfeur de 54 ans prolonger le plaisir sur le Tour. Toutefois, la WSL a choisi de ne pas lui accorder d’invitation supplémentaire pour les Fidji. Ce choix reflète la volonté du circuit de maintenir un professionnalisme rigoureux, sans passe-droit permanent pour ses légendes. Par ailleurs, la marque Outerknown n’étant plus le sponsor titre de l’événement comme elle l’était en 2017, Slater ne disposait pas d’option contractuelle pour intégrer la compétition. Les fans pourront tout de même espérer le retrouver au Quiksilver Festival de Hossegor dans quelques semaines.

    La relève australienne et fidjienne à l’honneur

    À la place de l’Américain, la WSL a attribué une wildcard masculine à Jarvis Earle. Le champion du monde junior 2022 fera sa deuxième apparition sur le CT après Margaret River en 2023. Il sera accompagné par le vainqueur des trials locaux, Teo Degei, qui représentera son pays au plus haut niveau. Du côté féminin, la compétition s’annonce historique avec la qualification de Ulukilupetea « Tea » Kurop. À seulement 17 ans, elle devient la première femme fidjienne à participer à une épreuve du Championship Tour, avec l’ambition déclarée d’inspirer la nouvelle génération de surfeuses de l’archipel.

    Des enjeux majeurs pour le sommet du classement

    Le retour du roster complet sur la gauche mythique de Cloudbreak, inédit depuis 2017, s’annonce décisif. Alors que Jordy Smith, blessé, cède sa place au Sud-Africain Matthew McGilivray, les actuels porteurs du maillot jaune, Italo Ferreira et Gabriela Bryan, devront défendre leur avance. Avec des prévisions à long terme annonçant une houle puissante, les nouveaux venus pourraient bien bousculer l’élite mondiale à l’approche de la fin de saison.

  • La session solo inattendue de John John Florence dans les Caraïbes

    La session solo inattendue de John John Florence dans les Caraïbes

    Au début de sa nouvelle vidéo caribéenne, j’ai eu très peur. Les premières minutes sentaient le vlog touristique à plein nez, avec une navigation tranquille en famille. J’étais à deux doigts de fermer l’onglet en pensant que l’action n’arriverait jamais.

    Puis, l’ancre a été jetée. La houle, pourtant réputée capricieuse et extrêmement éphémère dans cette partie du globe, a fini par s’aligner avec les vents.

    Seul au monde sur une vague vierge

    Et là, j’ai purement et simplement jalousé John John Florence.

    Oubliez la pression des maillots de compétition et la foule au pic. L’Hawaïen a déniché une droite parfaite, mécanique, qui déroule sans fin dans une eau d’une limpidité absolue. Le voir carver avec une telle fluidité, seul avec sa femme et son bébé pour unique public, soulève une seule question : c’est quoi cette vie ?

    Les conditions dans les Caraïbes sont un véritable casse-tête météorologique. Mais cette session pure, loin de tout, justifie à elle seule le visionnage de l’édit. Si l’intro vous a découragé, avancez directement jusqu’à l’action. Vous ne verrez probablement pas une eau aussi translucide et parfaite de toute l’année.

  • Terrible accident pour Victor Bernado, transporté d’urgence par hélicoptère

    Terrible accident pour Victor Bernado, transporté d’urgence par hélicoptère

    Vous avez sans doute déjà admiré son style fluide et radical sur des planches alternatives. Aujourd’hui, le freesurfeur brésilien de 28 ans, Victor Bernardo, livre la bataille la plus importante de son existence.

    Dimanche 16 août, en Californie du Sud, Victor et son épouse Johnni ont été pris dans un accident de la route d’une violence inouïe. Le bilan fait froid dans le dos : transporté d’urgence par hélicoptère, Victor se prépare à subir de lourdes opérations chirurgicales, tandis que sa femme a été évacuée par ambulance. C’est le réalisateur Logan Dulien qui a alerté la communauté, avouant que l’issue « aurait facilement pu être fatale ».

    Le timing rend cette tragédie encore plus cruelle. Il y a quelques semaines à peine, Bernardo célébrait son invitation pour le très sélect Surfing Champions Trophy aux Maldives. Son rêve le plus cher ? Offrir à sa mère son tout premier voyage à l’international grâce à cet événement.


    Du triple champion du monde Mick Fanning à Kanoa Igarashi, l’élite du surf s’est immédiatement mobilisée pour envoyer du soutien. La route vers la rééducation sera longue et extrêmement coûteuse. Toute la communauté prie désormais pour un miracle et espère de bonnes nouvelles depuis l’hôpital.

  • Résultats Rip Curl Cup 2026 : Darragh et Saputra marquent l’histoire

    Résultats Rip Curl Cup 2026 : Darragh et Saputra marquent l’histoire

    Ce jeudi 20 août 2026, la mythique Rip Curl Cup Padang Padang a couronné deux surfeurs de seulement 16 ans : l’Australienne Lucy Darragh et l’Indonésien Rajo Saputra. Dans des conditions tubulaires massives sur la presqu’île de Bukit (Bali), les deux jeunes prodiges ont dominé l’un des événements les plus prestigieux d’Indonésie.

    Rajo Saputra, la perfection à domicile

    Le plateau masculin réunissait 24 invités de marque. Face à des compétiteurs aguerris comme Makana Pang et le tenant du titre Westen Hirst, Rajo « Barrel » Saputra a livré une véritable démonstration. Le local de Lakey Peak a scoré un 10 parfait en finale, habilement complété par un excellent 9,73 pour s’emparer de la coupe.

    « J’ai rêvé la nuit dernière que j’allais gagner le contest, c’est fou », a déclaré l’Indonésien à sa sortie de l’eau. Une victoire forte en émotion, vingt ans exactement après la deuxième place de son père sur cette même vague.

    Lucy Darragh confirme l’hégémonie australienne

    Chez les femmes, le niveau était tout aussi exceptionnel. Lucy Darragh s’est imposée face à la championne en titre Jasmine Studer et à l’Hawaiienne Vaihitimahana Inso. Si sa compatriote australienne Ruby Berry a marqué les esprits avec le seul 10 de la division féminine, Darragh a su sécuriser sa première place grâce à une vague décisive notée 9 points en finale.

    Harry Mann, directeur de l’événement, a qualifié cette journée d’« inoubliable ». Ces performances historiques confirment la prise de pouvoir d’une nouvelle génération totalement décomplexée dans les vagues de conséquence. Les regards se tournent désormais vers la suite de la saison asiatique, où ces jeunes talents seront très attendus au tournant.

    Personnellement ,j’ai regardé quelques séries (entre deux sessions de surf) et j’ai aimé voir les filles collées des bons tubes, ça fait plaisir à voir…

  • Rip Curl Cup Padang Padang 2026 : la compétition de tubes est lancée

    Rip Curl Cup Padang Padang 2026 : la compétition de tubes est lancée

    La compétition est officiellement lancée ce jeudi à Bali. La 23e édition de la Rip Curl Cup Padang Padang a débuté sur la péninsule de Bukit, profitant d’une solide houle de sud-sud-ouest qui délivre des tubes creux de 2 mètres à 2,5 mètres sur le récif corallien indonésien.

    Un format sans élimination directe

    L’organisation met à profit le créneau de marée basse pour lancer les hostilités dans des conditions optimales. Le tableau féminin ouvre la compétition avec quatre séries, avant de laisser place aux huit séries masculines.

    Le format de compétition ne comporte pas d’élimination au premier tour : chaque surfeur dispute deux séries de 30 minutes à quatre compétiteurs. Le total combiné des deux meilleures notes obtenues sur l’ensemble des deux passages détermine le classement général. Les quatre premiers hommes et les quatre premières femmes se qualifient directement pour une finale à quatre.

    Duels entre spécialistes internationaux et experts locaux

    Le plateau 2026 réunit un mélange de tuberiders reconnus et d’experts du reef balinais. Chez les hommes, les vétérans Bruce Irons, Mason Ho et Taj Burrow sont alignés aux côtés de jeunes profils comme Lukas Skinner et Tosh Tudor. Ils affrontent les locaux indonésiens aguerris, dont Westen Hirst, Made Adi Putra et Dylan Wilcoxen.

    Dans le tableau féminin, la Britannique Sky Brown, l’Hawaïenne Vaihitimahana Inso et l’Australienne Lucy Darragh se mesurent aux spécialistes indonésiennes du spot, menées par Jasmine Studer et Taina Izquierdo, victorieuse des trials.

    Suivre les phases finales

    L’intégralité de l’épreuve doit se dérouler sur cette seule journée de compétition. Le webcast vidéo et les scores tour par tour sont accessibles en streaming sur la plateforme officielle de l’événement et via LiveHeats.

  • Le Daily Mail s’attire les foudres du monde du surf en inversant Teahupo’o

    Le Daily Mail s’attire les foudres du monde du surf en inversant Teahupo’o

    Le Daily Mail vient de s’offrir un monumental bad buzz. Le vénérable média britannique a publié une vidéo de Teahupo’o tournée pendant la fenêtre du CT, mais avec un détail totalement lunaire : la séquence a été passée en miroir. La plus célèbre gauche de la planète est soudainement devenue une droite.

    Ce qui rend l’histoire complètement folle, c’est qu’appliquer un effet miroir sur une vidéo demande une manipulation délibérée. Pourquoi s’être embêté à perdre du temps pour inverser la réalité de la vague ? Le mystère reste entier.

    Les pros n’ont évidemment pas raté la boulette. L’Australien Ace Buchan a taclé sec : « Arrêtez d’utiliser l’IA et commencez à vérifier les faits. » Le Brésilien Caio Ibelli a préféré en rire en affirmant que c’était « la droite de ses rêves », tandis que le photographe local Tim McKenna y est allé de son petit jeu de mots avec un ironique « Right on ».

    Malgré les moqueries, le média fait la sourde oreille et n’a toujours pas supprimé sa publication.

    Pire, ils se sont dits, ça fait du buzz, autant la mettre dans le bon sens, prêt à tout faire le buzzz….

  • Surfing Super League : l’Australie lance un nouveau format par équipes pour 2028

    Surfing Super League : l’Australie lance un nouveau format par équipes pour 2028

    Dès janvier 2028, le paysage compétitif va connaître un véritable séisme avec le lancement de la Surfing Super League (SSL) en Australie. Annoncé cette semaine, ce nouveau circuit professionnel par équipes promet des matchs fixes de 90 minutes et une stricte égalité salariale, dans le but d’imposer un format enfin adapté à la télévision en direct.

    L’Australie, berceau historique de la structuration du surf de compétition depuis les années 70, s’apprête à écrire un nouveau chapitre. La Surfing Super League (SSL) vient d’être officialisée, avec une promesse audacieuse : transformer le surf de compétition en un véritable sport de franchise, débarrassé des temps morts qui pénalisent souvent les diffusions traditionnelles.

    Le surf repensé pour le direct télévisé

    Pendant des décennies, le surf professionnel s’est construit autour du format « man-on-man ». Si ce système a fait ses preuves pour couronner les meilleurs surfeurs du monde, il demande souvent aux spectateurs de patienter longuement entre les séries.

    Chris Mater, PDG de la ligue et ancien dirigeant de Surfing Australia (et ex-Red Bull), a identifié ce frein. « Les plus grands sports du monde ont tous un point commun : ils sont conçus pour la télévision en direct », explique-t-il dans une lettre ouverte. Pour pallier ce manque, la SSL misera sur une fenêtre de diffusion millimétrée. Les matchs dureront très exactement 90 minutes, garantissant aux chaînes de télévision un produit prévisible et aux fans une action continue.

    Un format en relais pour dynamiser le score

    Concrètement, chaque match opposera deux franchises. Quatre athlètes s’élanceront sous forme de relais pour chaque équipe. Contrairement au circuit classique, chaque vague surfée viendra alimenter le tableau d’affichage global de l’équipe. Le public ne suit plus seulement un individu, mais un collectif, avec un score qui évolue jusqu’à la dernière minute.

    Huit franchises et une stricte égalité salariale

    Pour sa saison inaugurale de huit semaines prévue début 2028, la ligue s’appuiera sur huit bastions historiques du surf australien : la Gold Coast (qui aura deux équipes), Newcastle, Sydney Nord et Sud, la Sunshine Coast, les Northern Rivers et Melbourne. Les effectifs mélangeront légendes locales, stars actuelles et jeunes talents afin de créer de véritables derbys.

    L’autre annonce majeure concerne le modèle économique et social. La ligue a confirmé que l’ensemble des surfeurs sous contrat percevront un salaire égal, sans aucune distinction de genre ou de statut. Une véritable bouffée d’oxygène pour de nombreux professionnels australiens qui luttent aujourd’hui pour financer leur carrière avec leurs seuls sponsors.

    Les limites à cette idée

    Pour être sincère j’ai du mal à croire sur le papier à cette idée pour plusieurs raisons. La première n’est pas des moindres, 90 minutes c’est court quand on connaît l’océan, regardez la dernière compétition à Teahupoo. Ils ont inventé ce format pour ne pas avoir de pause, mais les pauses proviennent en grande majorité des séries, de quelque chose qu’on ne peut contrôler. Deuxièmement, on risque de se retrouver avec une compétition d’anciennes légendes et de surfeurs qui ne font pas le circuit pro, car les surfeurs qui participent aux compétitions WSL, seront bloqués par contrat. Je pense qu’il y a plein de choses à tester et changer avant de créer un circuit parallèle, mais peut-être ils arriveront à me faire changer d’avis, alors je leur souhaite bonne chance.

    Les pré-inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes pour les fans. Reste à voir si, d’ici 2028, ce nouveau format séduira les diffuseurs et fera naître les mêmes ferveurs que les sports de stades.

  • Strike Mission au Mexique : Quivront et Sancho s’offrent un pointbreak désert

    Strike Mission au Mexique : Quivront et Sancho s’offrent un pointbreak désert

    La route vers le sud du Mexique ressemblait davantage à un parcours de survie qu’à un surf trip idyllique. Imaginez : des pluies diluviennes, des éboulements menaçants à chaque virage, et la jauge d’essence de la voiture de location bloquée sur 6 petits kilomètres d’autonomie en pleine pampa. Charly Quivront et Benjamin Sanchis ont littéralement joué avec le feu pour intercepter le plus gros swell de la saison El Niño.

    Mais le lendemain, la récompense est absolue. Baigné dans cette lumière si vibrante qui succède aux grosses tempêtes, le pointbreak s’est réveillé. Le chaos de la veille a eu un avantage inattendu : il a refroidi le reste des surfeurs. Quasi personne à l’eau pour partager ces longues droites tubulaires, parsemées de sections close-out massives typiques du spot.

    Dans cet édit intense capturé par Andy Benetrix (avec le support de David de Surf Playa Abierta), le duo français enchaîne les barrels profonds. Mention spéciale à Sancho, qui a pu dégainer son espagnol courant, peaufiné sur ses homespots des Canaries, pour sauver la logistique de cette expédition mémorable.

  • Émotion et recueillement à Zurriola pour le dernier adieu au surfeur Asier Arretxea

    Émotion et recueillement à Zurriola pour le dernier adieu au surfeur Asier Arretxea

    Ce dimanche 16 août, la plage de Zurriola à Saint-Sébastien a été le théâtre d’une cérémonie particulièrement émouvante. Près de deux cents passionnés ont formé un cercle au large pour honorer la mémoire d’Asier Arretxea, figure incontournable du line-up, décédé subitement à l’âge de 54 ans.

    La communauté glisse du Gipuzkoa est en deuil. Mardi 11 août dernier, alors que le soleil se couchait sur le quartier de Gros, Asier Arretxea s’est éteint de causes naturelles alors qu’il pratiquait son sport de toujours sur son home spot. Quelques jours plus tard, la réponse de la communauté locale a été à la hauteur de l’empreinte laissée par le surfeur : immense.

    Un cercle commémoratif au coucher du soleil

    Dimanche en fin de journée, la plage de Zurriola était noire de monde. Pas moins de deux cents personnes ont ramé vers le large pour former un immense cercle de planches, rituel traditionnel pour rendre un dernier hommage aux enfants de l’océan. Les images partagées sur les réseaux sociaux témoignent de l’impact du cinquantenaire sur la scène locale.

    Surnommé affectueusement « Knuckles » par ses amis internationaux, Asier n’était pas seulement un habitué du pic. Il était considéré par beaucoup comme le véritable « ambassadeur de l’Aloha » à Saint-Sébastien. Toujours prompt à engager la conversation avec les surfeurs de passage, il incarnait cette générosité basque, associant volontiers une session à une soirée pintxos dans les rues de la vieille ville.

    « Un grand frère » pour toute une génération

    Les témoignages affluent pour saluer la mémoire d’un homme au caractère bien trempé, mais d’une profonde bienveillance. Le photographe et surfeur Gorka Ezkurgia a notamment pris la parole sur Instagram pour livrer un message poignant, représentatif du sentiment général.

    « Te connaissant depuis mes 14 ans, tu t’es toujours comporté comme un grand frère », souligne-t-il, rappelant les discussions animées qui faisaient le charme d’Asier. « Descendre à Gros, c’était savoir qu’on allait avoir droit à tes récits incroyables sur des tubes que tu ne rentrais qu’à moitié, pendant que ton chien Pintxo nous couvrait de bave. Tu es parti dans l’océan, chez toi, en faisant ce que tu aimais le plus. »

    Un rappel tragique pour les passionnés de glisse

    Au-delà de la perte d’un ami généreux et authentique, la disparition soudaine d’Asier Arretxea résonne comme un avertissement pour tous les pratiquants, jeunes ou vétérans. Ses proches ont d’ailleurs profité de cet hommage pour faire passer un message de prévention essentiel : l’importance du suivi médical.

    Prendre soin de soi, faire des bilans sanguins réguliers et consulter des médecins reste fondamental, même pour des surfeurs aguerris qui passent leur vie dans l’eau. L’esprit d’Asier continuera de flotter sur la gauche de la Zurriola, rappelant à chaque surfeur au pic de profiter de chaque vague comme si c’était la dernière.

  • L’International Surf Film Festival 2026 illumine Anglet : Le guide complet

    L’International Surf Film Festival 2026 illumine Anglet : Le guide complet

    C’est un rendez-vous incontournable qui marque l’apogée de la saison estivale sur la côte basque. Du mercredi 19 au samedi 22 août 2026, l’International Surf Film Festival investit de nouveau le site majestueux de la Chambre d’Amour à Anglet. Pendant quatre jours, face à l’océan, des écrans géants vont diffuser gratuitement le meilleur de la production cinématographique surf mondiale.

    Pour avoir arpenté ce festival dès ses balbutiements, et y avoir eu la chance de voir plusieurs de mes propres projets vidéos sélectionnés à l’époque, je mesure le chemin parcouru.

    Une ambition intacte depuis plus de 20 ans

    Fondé en 2004 par Bruno Delaye, le festival est né d’un constat simple : la qualité artistique des films de surf méritait une vitrine à la hauteur de la créativité des réalisateurs. En Europe, ces productions manquaient cruellement de visibilité. Vingt ans plus tard, le pari est gagné. Ce festival est devenu une institution culturelle où un jury international, composé d’experts de l’image et de la glisse, décernera pas moins de sept prix lors de la cérémonie de clôture.

    Avec deux sites de projections, un village partenaire et un foodcourt ouvert chaque soir dès 19h15, le cadre est posé pour célébrer la culture surf sous toutes ses coutures.

    Mercredi 19 et jeudi 20 août : Légendes et résilience

    Le coup d’envoi sera donné le mercredi dès 17h. Cette première soirée s’annonce forte en émotions avec Out of Line (21h45) de Pierre Frechou, un documentaire de 37 minutes retraçant le douloureux combat de Vincent Duvignac, légende des beachbreaks landais, après sa grave blessure aux cervicales. La soirée se clôturera en beauté avec Jack Johnson Surfilmusic (22h30), qui retrace l’évolution de l’artiste, de jeune surfeur-cinéaste sur le North Shore hawaïen à star internationale de la musique.

    Le jeudi, l’éclectisme sera de mise. On passera de l’énergie brute du team Quiksilver en Indonésie avec Young Guns (21h30), à la poésie d’une fabrique de planches en bois en Papouasie-Nouvelle-Guinée (Haus Tumbuna, 18h05). Mention spéciale au documentaire français Oreka (22h20), qui raconte l’amitié hors norme entre le kinésithérapeute Michel Garcia et son patient Maxime Cabanne, jusqu’à leur expédition polaire.

    Vendredi 21 et samedi 22 août : Surf XXL, inclusion et engagement

    Le week-end débutera fort avec des œuvres ancrées dans le territoire et le dépassement de soi. Vendredi, le focus sera mis sur les vagues extrêmes avec Step Up (18h10), plongeant dans l’ascension fulgurante de l’Angloye Clément Roseyro, premier Européen à remporter le Tudor Nazaré Challenge. L’inclusion sera également mise à l’honneur avec The Blind Surfer (21h55), narrant l’histoire bouleversante de Thomas Da Silva, devenu champion du monde de para surf après avoir perdu la vue.

    La journée du samedi s’ouvrira à 15h à l’Espace de l’Océan par une conférence très attendue sur la face cachée du surf tracté, animée par Gautier Garanx, Joël Badina et Julien Nogues. L’occasion de comprendre les enjeux de sécurité colossaux lors des sessions XXL. Les dernières projections mettront notamment en lumière la Brésilienne Tainá Hinckel (Tainá, 17h40) et sa préparation pour la vague mythique de Teahupo’o.

    Une bande-son résolument rock et folk

    Un festival de films de surf ne serait pas complet sans une programmation musicale de qualité. Chaque soir à 20h, la Grotte de la Chambre d’Amour vibrera au rythme des concerts gratuits. Les mélodies envoûtantes de Coda Nomada ouvriront le bal le mercredi, suivies de l’énergie brute et vintage du trio Riff’up le jeudi. Vendredi, l’indie folk solaire de Tiger Finkel prendra le relais, avant que la pop-rock engagée de Jeff Bernard ne vienne clôturer cette édition 2026 le samedi soir.

  • Keris Cup : Le jour où le skate et le surf ont de nouveau fusionné à Uluwatu

    Keris Cup : Le jour où le skate et le surf ont de nouveau fusionné à Uluwatu

    Vous souvenez-vous de cette époque dorée, entre la fin des années 90 et le début des années 2000, où les frontières entre les boardsports n’existaient pas ? L’ère de la mythique Quik Cup, où l’on pouvait voir les mêmes riders déchirer un bowl avant de se jeter à l’eau ou sur la poudreuse avec la même intensité. La course à la performance et la spécialisation ont fini par tuer cette culture crossover. Du moins, c’est exactement ce que je croyais avant de lancer les 23 minutes incandescentes du dernier film de Kai Neville.

    Un retour aux sources brutal et magnétique

    Si vous pensez que les skateurs professionnels d’aujourd’hui ont peur de l’eau, cette vidéo va vous prouver le contraire. La Keris Cup, organisée aux Uluwatu Surf Villas à Bali, a décidé de remonter le temps jusqu’aux années 50, époque où des surfeurs en manque de vagues ont inventé le skateboard.

    Le concept est d’une pureté absolue : quatre jours de free surf et de skate sessions, dans un esprit brut, pour accumuler des clips vidéo. Le dernier soir ? Tout se joue de nuit dans le bowl des villas. Sous les yeux d’un panel de juges tout simplement légendaires réunissant Christian Hosoi, Nathan et Christian Fletcher, ou encore Omar Hassan. Ces figures mythiques visionnent les exploits aquatiques de la semaine avant d’évaluer la session skate en direct pour attribuer une note combinée.

    L’exploit hallucinant que personne n’avait vu venir

    C’est ici que l’histoire devient folle. Le matin des finales, la nature a décidé de s’inviter à la fête. L’un des plus gros swells de la saison vient frapper la péninsule de Bukit de plein fouet. Uluwatu se transforme en un monstre d’eau crachant des vagues massives.

    Vous pensez qu’une blessure vous empêcherait de charger de telles conditions ? Sky Brown, phénomène incontesté du skate mondial, s’est violemment déboîté l’épaule dans le bowl. Exactement douze heures plus tard, elle s’enfilait un barrel rugueux sur le reef impitoyable de Padang Padang.

    Mais c’est l’engagement total de Shane Borland qui lui a valu de soulever le trophée suprême : un « keris », cette dague indonésienne forgée à la main, symbole de concentration et d’esprit. Borland a littéralement transpercé un tube colossal sur le Bombie d’Uluwatu, sous les hurlements de la foule massée sur la pelouse surplombant la falaise.

    L’édit de Kai Neville capture cette utopie avec brio. Un chaos parfait où l’on retrouve Pedro Barros, Keegan Palmer ou encore Greyson Fletcher échangeant leurs trucks contre des dérives avec une aisance déconcertante. Cet événement prouve que l’âme rebelle et créative de nos sports n’est pas morte, elle attendait juste la bonne houle.

    Si vous l’avez manquée, préparez-vous : le chaos harmonieux de la Keris Cup reviendra enflammer Bali du 1er au 6 novembre 2026.

  • Vahine Fierro se livre : de la peur de Teahupo’o au sommet du surf mondial

    Vahine Fierro se livre : de la peur de Teahupo’o au sommet du surf mondial

    Aujourd’hui, elle est incontestablement la reine de la mythique vague polynésienne. Pourtant, la première rencontre entre Vahine Fierro et Teahupo’o a viré à la paralysie. Lors d’une récente entrevue accordée au média américain The Inertia, la surfeuse du Championship Tour (CT) a dévoilé l’envers du décor d’une ascension fascinante, loin des trajectoires toutes tracées.

    À seulement 16 ans, lors d’une compétition locale, Vahine se retrouve pétrifiée face à la puissance de Teahupoo. La peur est si viscérale qu’elle n’attrapera aucune vague et fuira le spot pendant deux longues années. Ce n’est pas l’ambition d’une victoire qui l’a ramenée au pic, mais la simple quête d’une sensation. En observant les surfeurs locaux irradier de bonheur en sortant des gros tubes, elle a voulu s’approprier ce sentiment. Le déclic opère à ses 19 ans, lorsqu’elle décroche le prix du meilleur tube féminin de l’année.

    Mais la véritable surprise de cet entretien, c’est que la chargeuse polynésienne se considère avant tout comme une spécialiste des petites conditions. Ayant grandi sur l’île préservée de Huahine, avec des vagues parfaites ridées en petit comité familial sur les planches shapées par son père, elle avoue n’avoir appris à surfer des gauches qu’à l’âge de 13 ans, lorsqu’elle a rejoint l’île principale pour s’ouvrir à la compétition.

    Ce bagage technique affûté, couplé à un entraînement acharné en amont des épreuves, explique sa maîtrise actuelle. Sa victoire historique au Tahiti Pro 2024 ne doit rien au hasard : elle est le fruit de dizaines de séries d’entraînement disputées face à Jérémy Florès et Kauli Vaast. Ce dernier reste d’ailleurs son partenaire de confiance absolu quand la houle grossit, capable de lui donner la motivation nécessaire pour s’engager sur les bombes.

    Désormais équipée par Britt Merrick et naviguant dans sa deuxième année sur le CT, la Tahitienne fait face à un nouveau défi de taille : trouver le point d’équilibre parfait entre l’exigence implacable du circuit mondial et l’essence de sa passion, le freesurf.

  • Dans les housses des pros : le vrai quiver pour survivre à Teahupo’o

    Dans les housses des pros : le vrai quiver pour survivre à Teahupo’o

    Vous galérez déjà à payer les taxes pour caser vos deux planches dans l’avion lors de vos surftrips ? Imaginez devoir affronter la vague la plus dangereuse de la planète. En plongeant dans les coulisses de l’étape du Championship Tour 2026 à Tahiti via la série Snaketales, j’ai scruté les bagages de l’élite. Et la réalité logistique donne le vertige.

    Des housses blindées pour le récif

    On pourrait croire que ces experts connaissent la vague polynésienne par cœur et ciblent leur équipement au millimètre. En vérité, Teahupo’o ne pardonne aucune erreur et la casse sur le corail est une quasi-certitude.

    Face à ce monstre d’eau, le quiver minimaliste n’existe pas. Si une poignée de surfeuses comme Tyler Wright tentent le coup avec 8 planches, la moyenne masculine explose. La majorité du plateau débarque avec 10 à 12 boards dans des housses customisées capables d’accueillir deux personnes. Le record absolu ? Un compétiteur avoue avoir amené 12 planches, qui s’ajoutent aux 6 laissées chez les locaux l’année précédente. Faites le calcul : 18 boards pour une seule épreuve.

    Le plus drôle, c’est Luana Silva qui a embarqué 11 planches de surf, et n’a finalement cassé aucune planche, le budget excédent bagage va exploser. D’ailleurs, j’aimerai connaître le budget excédent bagage d’un surfeur/surfeuse sur le world tour.

    L’arsenal pour les gros jours

    Pourquoi un tel volume ? Parce qu’on ne charge pas un set massif de 8 pieds avec sa planche de tous les jours. L’éventail de tailles est délirant : du shortboard classique de 5’11 pour les jours calmes, jusqu’aux « step-ups » de 6’6 ou 6’8 pour espérer survivre quand le Pacifique se réveille. Un véritable arsenal de guerre nécessaire pour aller décrocher ce tube de la victoire, à l’image des performances historiques d’Erin Brooks et Seth Moniz cette année-là.

    La prochaine fois que vous préparerez vos affaires, vous relativiserez.

  • Jorgann Couzinet s’attaque au monstre d’eau douce de Wave Island

    Jorgann Couzinet s’attaque au monstre d’eau douce de Wave Island

    Oubliez l’océan quelques instants. Quand on pense au surf, le Vaucluse n’est pas la destination évidente. Pourtant, c’est exactement là-bas que Jorgann Couzinet a déniché une bête féroce.

    Dans son dernier vlog, le surfeur pro nous embarque à Wave Island, près d’Avignon, pour affronter la plus grosse vague artificielle de France, c’est une certitude. Loin des vagues d’apprentissage timides, cette installation dresse un mur d’eau massif permettant de caler des gros carves et de s’enfermer dans un tube ultra-puissant.

    Un barrel artificiel qui ne pardonne pas

    « Le truc est immense, j’ai à moitié peur », lâche le Réunionnais avant de se faire engloutir. Jorgann Couzinet prouve qu’on peut retrouver les frissons d’un shorebreak engagé en plein cœur des terres. Une session violente et technique, où le rideur a d’ailleurs fini avec un doigt amoché. Une expérience hallucinante qui m’a presque donné envie d’essayer.

  • Grosse frayeur pour Seth Moniz dans le chenal bondé de Teahupo’o

    Grosse frayeur pour Seth Moniz dans le chenal bondé de Teahupo’o

    Le dernier jour de compétition à Teahupo’o a offert un spectacle hallucinant, mais aussi une véritable sueur froide. Après être sorti à une vitesse folle d’un tube magistral, l’Hawaiien Seth Moniz s’est engouffré directement dans un chenal noir de monde.

    Une célébration sous haute tension

    Il a fini sa course au milieu d’une foule hystérique amassée sur les bateaux et les planches. Miraculeusement, aucun blessé n’est à déplorer. Cette tension a vite laissé place à l’euphorie pour célébrer sa toute première victoire sur le CT. Jake Patterson, aux premières loges pour capturer l’action, a d’ailleurs décrit ce chaos aquatique et cette ambiance folle comme une véritable « zone de guerre ». Un moment épique qui restera gravé.

  • La folle vidéo IA de Kelly Slater fuyant l’hospice pour Teahupo’o

    La folle vidéo IA de Kelly Slater fuyant l’hospice pour Teahupo’o

    À 54 ans, Kelly Slater vient de signer un 9.67 héroïque à Teahupo’o face à Medina. Mais sur Instagram, ce sont trois vidéos IA délirantes qui volent la vedette.

    L’évasion de la maison de retraite

    On y voit le King s’échapper de son Ehpad pour dompter le monstre tahitien, avant de rentrer célébrer sa session avec les autres pensionnaires ! C’est tellement bien fait que le principal intéressé a lui-même commenté d’un mythique « What the fuck » accompagné de rires. Une parodie géniale pour couronner une performance qui l’est tout autant.

  • WSL Tahiti Pro 2026 : Premières victoires pour Brooks et Moniz

    WSL Tahiti Pro 2026 : Premières victoires pour Brooks et Moniz

    Le jeudi 13 août 2026, la septième étape du Championship Tour (CT) de la World Surf League s’est conclue en apothéose à Teahupo’o, en Polynésie française. Dans des tubes parfaits de 1,20 à 2 mètres, la Canadienne Erin Brooks et l’Hawaïen Seth Moniz ont tous deux signé la première victoire de leur carrière sur le circuit d’élite mondial en tant que titulaire.

    Erin Brooks, la consécration à seulement 19 ans

    Après un début de saison 2026 complexe où elle peinait à dépasser les premiers tours, Erin Brooks a inversé la tendance de la plus belle des manières. La rideuse de 19 ans, qui dispute sa première saison complète sur le CT après sa victoire en tant que wildcard aux Fidji en 2024, s’est imposée face à la rookie israélienne Anat Lelior.

    Le parcours de la Canadienne force le respect : après avoir éliminé la prodige française Tya Zebrowski au premier tour, elle a successivement sorti les championnes du monde Carissa Moore et Molly Picklum. En finale, dans un duel de goofy-footers 100% tubulaire, Brooks a fait la différence avec deux vagues notées 8,27 et 8,93, pour un total de 17,20 contre 16,33 pour Lelior.

    « La saison a été très difficile. J’ai perdu au deuxième tour de chaque événement, donc obtenir une victoire me donne tellement de confiance, car je commençais presque à douter de moi », a déclaré Brooks au micro de la WSL, visiblement émue. Cette performance la propulse à la 11e place du classement mondial, gagnant ainsi sept précieuses places.

    Seth Moniz brise enfin le plafond de verre

    Du côté du tableau masculin, Seth Moniz a conjuré le sort. À 28 ans et pour sa septième saison sur le Tour, l’Hawaïen attendait ce moment avec impatience. Son meilleur résultat restait jusqu’ici une deuxième place derrière Kelly Slater à Pipeline en 2022.

    Relégué dans les bas-fonds du classement avant l’épreuve tahitienne, Moniz a dû s’extirper d’un tableau redoutable. Il a d’abord éliminé le local Eimeo Czermak, avant de faire tomber le champion du monde en titre Yago Dora, puis le numéro 1 mondial Italo Ferreira en demi-finale. L’apogée de sa compétition fut cette finale épique contre son ami d’enfance, l’Américain Griffin Colapinto. Moniz s’est offert le meilleur total de la journée avec 18,17 points (dont un 9,10 et un 9,07), laissant Colapinto combo (14,67).

    « J’attends ça depuis si longtemps. Le surf est un sport tellement difficile, et un seul gars gagne à chaque fois », a confié Moniz, qui va bientôt devenir père. Ce succès inespéré lui permet de faire un bond monumental de 12 places au classement général, atterrissant au 19e rang.

    Des performances historiques pour Lelior et Boukhiam

    Si les vainqueurs ont accaparé l’attention, d’autres athlètes ont marqué l’histoire de cette édition. Anat Lelior est devenue la première surfeuse représentant Israël à atteindre une finale sur le Championship Tour. Actuellement 14e mondiale, elle se positionne sérieusement dans la course au titre de Rookie of the Year.

    Chez les hommes, le Marocain Ramzi Boukhiam a égalé son meilleur résultat en carrière (demi-finale) en scorant la meilleure vague de la compétition avec un tube profond récompensé d’un 9,57 en quart de finale. De son côté, Griffin Colapinto, finaliste malheureux, se console avec une remontée dans le Top 10 mondial (8e), le replaçant dans la course pour les très convoitées WSL Finals.

    La caravane du CT va désormais quitter la Polynésie pour entamer la dernière ligne droite de cette saison 2026, direction Fiji du 25 Aout au 4 Septembre.

  • Hécatombe au Tahiti Pro 2026 : Kauli Vaast éliminé, la jeune de 14 ans Kelia Gallina porte les espoirs locaux

    Hécatombe au Tahiti Pro 2026 : Kauli Vaast éliminé, la jeune de 14 ans Kelia Gallina porte les espoirs locaux

    Ce mercredi 12 août 2026, la septième étape du Championship Tour (CT) de la WSL a offert une journée riche en rebondissements sur le mythique spot de Teahupo’o. Si les grands favoris comme Kauli Vaast et Kelly Slater ont pris la porte prématurément, la très jeune Tahitienne Kelia Gallina a créé la sensation en s’offrant une ancienne championne du monde.

    La grosse désillusion pour Kauli Vaast

    La houle de quatre à six pieds a fait des ravages dans les rangs des têtes de série. Le favori local, Kauli Vaast, s’est incliné dès le troisième tour face au Mexicain Alan Cleland au terme d’une série très serrée (12.34 contre 12.00). C’est une immense déception pour le public polynésien et français. Kauli est sans conteste l’un des meilleurs spécialistes mondiaux de cette vague, une suprématie d’ailleurs confirmée récemment dans les séquences de Young Guns 2026.

    À chaud, l’élimination du Français laisse un goût amer et soulève quelques interrogations sur le jugement. Sa première vague semblait sévèrement sous-notée par les juges de la World Surf League. Bien qu’un visionnage à tête reposée s’impose pour analyser cette série en profondeur, le couperet est tombé : il n’y a officiellement plus aucun représentant français dans le tableau masculin.

    Le roi Kelly Slater cède sa couronne à Jack Robinson

    L’autre séisme de cette journée tahitienne est l’élimination de la légende Kelly Slater. L’Américain de 54 ans, invité sur une épreuve qu’il a remportée à cinq reprises, a subi la loi de l’Australien Jack Robinson. Malgré une belle entame tactique, Slater a cassé sa deuxième planche de la compétition et a laissé Robinson s’engouffrer dans la vague du jour, magistralement notée 9.17.

    L’Australien valide son ticket pour les quarts (15.00 à 8.46) où il retrouvera l’Américain Griffin Colapinto. Ce dernier a signé le meilleur total de la journée (16.67) pour s’imposer face à Miguel Pupo. Ce choc Robinson-Colapinto s’annonce électrique, puisqu’il s’agira du remake exact de la finale de l’édition 2025.

    Ramzy Boukhiam toujours en liste

    Ramzy Boukhiam a remporté sa série contre le brésilien Joao Chianca, grâce notamment à un bon tube noté 8 points. Le marocain est un excellent tube rider, et encore plus frontside. Il se retrouve en quart de finale contre l’australien George Pittar, et si je devais donner le nom d’un surprenant vainqueur au Teahupoo Pro 2026 dans le jeu Fantasy de WSL, je donnerai Ramzy

    Kelia Gallina : 14 ans et dernière carte locale

    Face à l’hécatombe chez les hommes, tous les espoirs du clan polynésien et français reposent désormais sur les épaules d’une adolescente. À seulement 14 ans, la wildcard Kelia Gallina a réalisé l’exploit majeur de ce Round 2 féminin en éliminant Caroline Marks, médaillée d’or olympique en 2024 et vainqueur du Tahiti Pro 2023.

    Issue des Trials, la jeune surfeuse a trouvé la sortie de tubes complexes pour s’imposer 8.27 contre 5.50 face à l’Américaine. Une performance hallucinante qui repousse les standards de précocité sur le circuit élite et sauve la mise pour le surf local.

    Les favorites chahutées, Simmers intouchable

    Le tableau féminin a également été marqué par la chute de l’actuelle numéro un mondiale. L’Hawaïenne Gabriela Bryan a été surclassée par l’Israélienne Anat Lelior, relançant totalement la course au titre mondial. De son côté, Caitlin Simmers n’a pas tremblé. L’Américaine a décroché la meilleure note individuelle chez les femmes avec un 9.00 sur un barrel très engagé sur le West Bowl, éliminant logiquement Brisa Hennessy. La tenante du titre, Molly Picklum, a elle aussi assuré sa place grâce à sa lecture dans le tube (8.17).

    Les enjeux du Finals Day

    La direction de course de la WSL a déclenché l’alerte jaune pour ce jeudi 13 août, ce qui signifie qu’ils espérent terminer la compétition. Le prochain call est fixé à 6h30 (heure locale) ou 18H30 heure française pour un lancement potentiel des quarts de finale dès 7h05. Kelia Gallina tentera de prolonger son parcours féerique face à Anat Lelior, avec l’ambition assumée de faire vibrer le public de la passe de Hava’e jusqu’au bout.

  • Le Retour de la Légende : Quiksilver Dévoile le Young Guns 2026

    Le Retour de la Légende : Quiksilver Dévoile le Young Guns 2026

    Vingt-et-un ans après l’opus original de 2005 qui a profondément marqué la culture glisse, la marque à la montagne et à la vague ravive la flamme. Le nouveau film Quiksilver Young Guns 2026 est enfin disponible, et il vient secouer les standards du surf de haute performance.

    Un casting XXL dans le perfectionnement indonésien

    Pour faire honneur à ce monument de la vidéo de surf, l’équipe s’est engouffrée dans les tubes parfaits de l’archipel indonésien. À l’image, on retrouve logiquement la crème du surf mondial actuel. Griffin Colapinto et Kanoa Igarashi mènent la charge, solidement épaulés par des talents bruts tels qu’Al Cleland Jr., Kehu Butler, Hughie Vaughn sans oublier les trajectoires toujours électriques de Mikey Wright. Grosse section à Tahiti avec Kauli Vaast et Jérémy Florès sur un bon son de Capleton. Marco Mignot a également une grosse part.

    Entre sections aériennes ultra-techniques et carves surpuissants sur le rail, ce cru 2026 célèbre le style avec un engagement total. Un pur concentré d’action qui prouve que l’héritage Young Guns ne mourra jamais. À visionner d’urgence avant votre prochaine session.