Avec Free Time, Cam Richards confirme qu’il fait partie de ce cercle très fermé de surfeurs capables d’être ultra-crédibles partout, tout le temps. Originaire de Caroline du Sud, un État loin d’être connu pour ses vagues XXL, Cam enchaîne pourtant les performances de très haut niveau sur les spots les plus exigeants de la planète.
Pendant près de 40 minutes, le film le montre à son avantage sur des vagues mythiques comme Pipeline ou Teahupo'o, mais aussi au Mexique, au Portugal ou en Indonésie. Tubes profonds, pig-dog engagé, surf puissant et aérien : Free Time est bien plus qu’une simple compile, c’est un portrait complet d’un surfeur à la palette incroyablement large.
Longtemps associé à ses exploits à Pipeline, Cam Richards prouve ici qu’il ne se résume pas à un spot ou à une image. Le film, réalisé avec son ami Layne Stratton, a aussi une vraie dimension humaine, avec une tournée de projections improvisées sur toute la côte Est des États-Unis, ramenant le surf à l’essentiel : le partage et la communauté.
Cette sortie marque aussi un tournant dans sa carrière. Après avoir quitté Vissla (faut bien payer Yago Dora), Cam s’investit désormais dans Free Fly, une marque locale qu’il souhaite aider à développer dans le surf. Un choix cohérent pour un surfeur aussi libre dans ses trajectoires que dans l’eau.