Catégorie : Compétition Surf

  • Rip Curl Pro Bells Beach 2026 : Journée noire pour les surfeuses françaises

    Rip Curl Pro Bells Beach 2026 : Journée noire pour les surfeuses françaises

    Le mythique « Bowl » de Bells Beach a montré son visage le plus capricieux pour le lancement de la saison féminine 2026 du Championship Tour (CT). Dans un swell désordonné de 1m50 à 2 mètres, marqué par des conditions de marée changeantes, le clan tricolore a malheureusement bu la tasse. Entre retours triomphaux et éliminations prématurées, cette deuxième journée de compétition restera gravée comme celle des paradoxes.

    Fin de parcours cruelle pour Vahine Fierro et Tya Zebrowski

    L’attente était immense, mais la déception est à la hauteur des espoirs placés en nos surfeuses françaises. Pour ses grands débuts sur le circuit d’élite, la jeune prodige de 15 ans Tya Zebrowski a dû s’incliner face à une Alyssa Spencer en état de grâce. En regardant la série, on avait l’impression que la française maitrisait le duel, mais dans les trois dernières minutes, l’Américaine a chopé une bombe, quelle a bien surfé avec un score fatal d 8.33.

    Le scénario est encore plus amer pour Vahine Fierro. Dans un duel ultra-serré face à l’Israélienne Anat Lelior, la surfeuse de Teahupo’o a manqué de réussite sur ses derniers choix de vagues. Anat Lelior l’emporte d’un cheveu (13.83 contre 13.50). Avec ces deux sorties de route dès le Round 1, la France perd ses deux meilleures chances de trophée à Victoria.

    Carissa Moore rayonne, Stephanie Gilmore chute

    C’était l’autre grand événement de la journée : le retour à la compétition des « Reines du surf ». Deux ans après s’être retirée pour devenir maman, la quintuple championne du monde Carissa Moore a prouvé qu’elle n’avait rien perdu de son « rail-to-rail » légendaire. Très sereine, elle s’impose face à Sawyer Lindblad et affiche ses ambitions pour une quatrième cloche à Bells.

    « Je n’arrivais même pas à marcher jusqu’à ma boîte aux lettres après l’accouchement il y a un an. Aujourd’hui, remettre un lycra et voir ma fille sur la plage, c’est ma plus belle victoire », a confié l’Hawaïenne avec émotion.

    À l’inverse, le conte de fées a tourné court pour Stephanie Gilmore. La « GOAT » australienne, en quête d’un cinquième titre ici, a paru manquer de rythme face à la Brésilienne Luana Silva. Un coup dur pour le public local qui espérait voir son icône aller loin.

    Séisme chez les hommes : le tenant du titre Ethan Ewing éliminé

    Le tableau masculin n’a pas été épargné par les surprises lors du Round 2. Le favori local et tenant du titre, Ethan Ewing, a été victime d’un véritable hold-up signé George Pittar. Dans un remake de leur duel de 2024, le jeune Australien a pris sa revanche en exploitant parfaitement une longue section ouverte pour décrocher un 7.67 salvateur, laissant Ewing sur le carreau.

    Les résultats notables du Round 1 (Femmes) :

    • Heat 2 : Alyssa Spencer (USA) 13.76 bat Tya Zebrowski (FRA) 12.16
    • Heat 5 : Anat Lelior (ISR) 13.83 bat Vahine Fierro (FRA) 13.50
    • Heat 6 : Carissa Moore (HAW) 11.50 bat Sawyer Lindblad (USA) 8.00
    • Heat 7 : Luana Silva (BRA) 11.83 bat Stephanie Gilmore (AUS) 6.10

    La suite de la compétition s’annonce électrique, avec des Français qui devront impérativement relever la tête dans les séries masculines restantes. Marco Mignot et Kauli Vaast sont attendus au tournant dès demain pour sauver l’honneur du surf tricolore.

    Prochain call : Demain, 5 avril, à 6h45 (heure locale).

  • Le chaos et la gloire à Bells Beach

    Le chaos et la gloire à Bells Beach

    Le Rip Curl Pro Bells Beach n’est pas une simple étape du circuit mondial. C’est un pèlerinage, une institution où l’on ne gagne pas seulement des points, mais une cloche en bronze qui pèse le poids de l’histoire. Pourtant, derrière le prestige de la « Bell », se cachent des récits que les retransmissions en direct ne racontent jamais.

    John Collins, directeur de compétition emblématique entre 1987 et 1993, a vécu l’âge d’or du surf professionnel. Une époque où le sport passait du statut de « club secret » à celui de spectacle planétaire, avec son lot d’improvisations, de drames et de miracles. Voici les coulisses d’un mythe racontées par celui qui tenait les rênes.

    1. 1987 : Le gamin de 15 ans que personne n’attendait

    Imaginez la scène : vous êtes nommé directeur de la plus grande compétition de surf au monde sans aucune expérience préalable. Vous vous retrouvez lors de votre première conférence de presse, entouré des légendes du sport. Problème ? Vous ne connaissez pas la moitié des visages alignés devant vous.

    C’est ce qui est arrivé à John Collins en 1987. Alors qu’il panique discrètement face aux caméras, un adolescent assis à côté de lui, sourire jusqu’aux oreilles, lui souffle les noms des champions un par un. Ce gamin, c’était Nicky Wood.

    Le hold-up du siècle

    À seulement 15 ans, Nicky Wood n’était pas censé gagner. Il était là pour apprendre. Mais cette année-là, la magie a opéré. Dans une ambiance de fête totale, devant des milliers de spectateurs massés sur les falaises de Torquay, le jeune Australien a balayé l’élite mondiale.

    « Je le voyais déchirer les vagues et je me demandais : ‘C’est quoi ce délire ?’ », se souvient Collins.

    Nicky Wood est devenu, et reste à ce jour, le plus jeune surfeur de l’histoire à remporter une épreuve du CT. Un record qui semble aujourd’hui intouchable, gravé à jamais dans le bronze de la cloche de Bells.

    2. 1992 : Un trophée remis dans une ambulance

    Le surf de haut niveau est un sport de gladiateurs, et la finale de 1992 entre Richie Collins et le champion du monde Martin Potter en est la preuve la plus brute.

    Les conditions ce jour-là étaient loin d’être idylliques. La houle s’essoufflait sur le reef. Sous la pression du public et des sponsors, John Collins prend la décision de lancer la finale. C’est là que le drame survient. Sur une vague minuscule, Richie Collins chute violemment et percute le récif. Son dos lâche.

    Le silence de l’océan

    Pendant que Richie est évacué sur une civière, Martin Potter reste à l’eau. Il ne lui manque qu’une seule petite vague pour remporter le titre. Mais l’océan, comme s’il avait décidé que le spectacle était terminé, s’arrête net. « C’était comme si quelqu’un avait coupé le robinet », raconte l’ancien directeur.

    À la sirène finale, Richie Collins est déclaré vainqueur depuis son brancard. La scène est surréaliste : John Collins doit se précipiter vers l’ambulance qui s’apprête à partir pour lui remettre officiellement son trophée. Gagner Bells Beach sur un brancard : voilà la définition du sacrifice pour la gloire.

    3. 1993 : Le pari fou de la « compétition mobile »

    Aujourd’hui, déplacer une compétition de surf pour trouver de meilleures vagues est monnaie courante. Mais en 1993, c’était une hérésie logistique.

    Bells Beach était « flat » depuis des jours. La pression montait. Les propriétaires de Rip Curl voulaient de l’action. John Collins prend alors une décision qui va changer l’histoire du circuit pro : déménager l’intégralité de l’événement à Johanna Beach, une plage sauvage et isolée, cachée au fond des forêts de l’Otway.

    Hélicoptères et gardes forestiers

    L’opération tourne au chaos organisé :

    • Accès restreint : Johanna est située dans un parc national. Les autorisations ont été négociées dans l’urgence absolue.
    • Invasion médiatique : Les chaînes de télé nationales ont envoyé des hélicoptères pour le JT de 18h, forçant Collins à improviser une piste d’atterrissage entre les dunes et les gardes forestiers furieux.
    • Risque financier : L’entrée à Bells coûtait 5 dollars, finançant l’année de Surfing Victoria. En partant à Johanna, Collins a dit adieu à cette recette.

    Le pari fut pourtant gagnant. Les vagues étaient massives, brutes et authentiques. Ce geste a prouvé que pour l’intégrité du surf, la qualité des vagues devait primer sur le confort logistique. C’était la naissance du surf professionnel « hardcore ». Dommage qu’on ait un peu oublié cette règle….

    Au-delà des anecdotes, Bells Beach est aussi un pionnier de l’écologie. Bien avant que la durabilité ne soit à la mode, la compétition imposait aux surfeurs de planter un arbre pour chaque inscription. C’est grâce à cette pression des surfeurs que le site est devenu la première réserve de surf officiellement reconnue au monde.

    L’histoire continue et on espère pouvoir vous raconter d’autres anecdotes dans les années futures.

  • WCT 2026 : Pourquoi le Rip Curl Pro Bells Beach sera historique cette année

    WCT 2026 : Pourquoi le Rip Curl Pro Bells Beach sera historique cette année

    C’est le rendez-vous que tous les passionnés de surf attendaient. Ce soir, la cloche la plus célèbre du surf mondial s’apprête à résonner pour le lancement du Rip Curl Pro Bells Beach 2026 et de la saison de WCT. Pour cette 50ème édition du circuit professionnel, la World Surf League (WSL) frappe fort avec un plateau de stars rarement vu, mêlant jeunes loups affamés et icônes de la discipline de retour aux affaires.

    Le retour des « Queens » et du « King » brésilien

    L’attraction majeure de cette première étape est sans conteste le retour à la compétition de deux légendes : Stephanie Gilmore (8 titres mondiaux) et Carissa Moore (5 titres). Après une pause prolongée, les deux championnes reviennent avec un regard neuf. Moore, désormais maman, et Gilmore, revigorée, devront faire face à la nouvelle garde menée par la tenante du titre mondial, l’Australienne Molly Picklum, qui rêve de faire sonner la cloche à domicile.

    Chez les hommes, tous les regards sont braqués sur Gabriel Medina. Absent en 2025 pour blessure, le triple champion du monde revient avec le lycra numéro 1 et un nouveau coach de renom : Adriano de Souza. Face à lui, le champion en titre Yago Dora et l’Australien Jack Robinson, opéré du genou durant l’intersaison, comptent bien gâcher le retour du « King ».

    Prévisions météo : Un démarrage en fanfare

    Côté conditions, les nouvelles sont excellentes. Selon les dernières prévisions de Craig Brokensha, un premier swell solide devrait offrir des vagues d’environ de 80 cm à 1,2 m dès le premier jour, des conditions pas folles mais suffisantes pour lancer la compétition. Le vent de secteur nord-nord-ouest garantit des faces propres et lisses sur le spot de Bells, voire un repli sur Winki Pop si la marée haute de la mi-journée l’exige.

    Si les journées de jeudi et vendredi s’annoncent plus calmes, une nouvelle rentrée de houle est attendue pour le week-end de Pâques.

    Premier Call : Rendez-vous cette nuit !

    Pour ne rien rater du spectacle, il faudra veiller (ou se lever très tôt). Le premier call officiel est prévu à 7h45 AEDT, ce qui correspond à 22h45 ce soir, mardi 31 mars, heure de Paris. Un lancement de la compétition est fortement envisageable dès 23h00.

    Les Français en lice

    La délégation française sera particulièrement scrutée. Vahine Fierro, très attendue après ses performances à Tahiti, affrontera Anat Lelior au premier tour. La jeune prodige Tya Zebrowski aura fort à faire face à l’Américaine Alyssa Spencer. Chez les hommes, Marco Mignot affrontera Crosby Colapinto, alors que le rookie Kauli Vaast sera opposé à l’italien Leonardo Fioraventi.

    Pour rappel, le vainqueur du classement général sur les trois étapes australiennes (Bells, Margaret River et Gold Coast) repartira cette année avec un GWM Tank 300. Les enjeux sont posés !

  • WCT 2026 : Décryptage complet du nouveau format du Championship Tour

    WCT 2026 : Décryptage complet du nouveau format du Championship Tour

    Le circuit mondial de surf entame une véritable révolution en 2026. Entre un calendrier rallongé, une redistribution des points et un changement radical pour la finale mondiale, la World Surf League (WSL) a revu sa copie en profondeur. Pour vous aider à y voir plus clair dans ce nouveau règlement, voici tout ce qu’il faut savoir sur le fonctionnement du Championship Tour (CT) 2026.

    Un calendrier à 12 étapes : le retour à la tradition

    Contrairement aux années précédentes, la saison 2026 s’articule autour de 12 étapes régulières. La grande nouveauté réside dans l’abandon du format « WSL Finals » sur une seule journée à Trestles. Désormais, le titre mondial se jouera sur la régularité, avec une apothéose finale à Hawaii.

    Les étapes clés de la saison :

    1. Bells Beach, Australie (Avril)
    2. Margaret River, Australie (Avril)
    3. Snapper Rocks, Australie (Mai)
    4. Punta Roca, El Salvador (Mai/Juin)
    5. Saquarema, Brésil (Juin)
    6. Jeffreys Bay, Afrique du Sud (Juillet)
    7. Teahupo’o, Tahiti (Août)
    8. Cloudbreak, Fidji (Août/Septembre)
    9. Lower Trestles, USA (Septembre)
    10. Surf Abu Dhabi, UAE (Octobre)
    11. Peniche, Portugal (Octobre/Novembre)
    12. Banzai Pipeline, Hawaii (Décembre)

    Le Mid-Season Cut : qui reste, qui sort ?

    Le mécanisme du « Cut » de mi-saison reste en vigueur, mais il intervient désormais après la 9ème étape (Trestles). Ce couperet divise le plateau pour les trois dernières compétitions de l’année.

    • Chez les hommes : Seuls les 22 meilleurs au classement (plus deux wildcards) accèdent à la fin de saison.
    • Chez les femmes : Seules les 14 meilleures (plus deux wildcards) se maintiennent pour Abu Dhabi, Peniche et Pipeline.

    À noter : Les surfeurs qui ne passent pas le Cut sont automatiquement relégués sur le circuit Challenger Series (CS) pour tenter de se requalifier pour l’année suivante.

    Le barème de points : le « Super » Pipeline

    Le classement mondial est établi sur la base des 9 meilleurs résultats de chaque surfeur sur l’ensemble de la saison. Cependant, toutes les étapes ne se valent pas.

    L’ultime rendez-vous à Banzai Pipeline bénéficie d’un statut spécial : il rapporte 50% de points supplémentaires par rapport à une épreuve classique.

    • Une victoire en saison régulière = 10 000 points.
    • Une victoire à Pipeline = 15 000 points.

    Ce bonus massif garantit que le titre mondial restera disputé jusqu’aux dernières vagues de l’hiver hawaiien.

    Formats de compétition : plus de duels

    La WSL a simplifié les tableaux de compétition en privilégiant les séries en « man-on-man » (un contre un).

    • Avant le Cut : Format à 36 surfeurs (hommes) et 24 (femmes).
    • Après le Cut : Le plateau se resserre avec 24 hommes et 16 femmes pour Peniche et Abu Dhabi.
    • La Finale à Pipe : Le format repasse à 36 hommes et 24 femmes pour offrir un spectacle total sur le spot le plus dangereux du monde.

    Difficile de dire l’impact de ce nouveau format pour l’instant. Le format du man on man du premier tour me semble plus délicat pour les surfeurs qui rentrent sur le World Tour, mais à voir avec le temps. Par contre, l’abandon du mode play off me semble opportun, encore plus avec ce bonus de points à Pipeline.

  • Le verdict est tombé à Taghazout, voici nos nouveaux qualifiés pour les Challenger Series

    Le verdict est tombé à Taghazout, voici nos nouveaux qualifiés pour les Challenger Series

    Le rideau vient de tomber sur la saison 2025/2026 des Qualifying Series (QS) européennes sur les vagues d’Anza, au Maroc. Entre vagues pas terribles et tension nerveuse, le Pro Taghazout Bay a livré son verdict final, désignant officiellement les athlètes qui porteront les couleurs de l’Europe sur le circuit Challenger Series 2026.

    Un doublé basque historique au Maroc

    La journée finale a été marquée par la domination sans partage des surfeurs basques. Janire Gonzalez Etxabarri a pris sa revanche sur l’édition précédente en s’imposant chez les femmes, décrochant par la même occasion le titre de Championne d’Europe QS. Chez les hommes, Adur Amatriain a réalisé l’exploit de la semaine : arrivé au Maroc au 25ème rang, sa victoire lui offre non seulement le trophée de l’épreuve mais aussi la couronne de Champion d’Europe.

    La liste des 11 élus pour les Challenger Series 2026

    Le classement final a validé le ticket des sept meilleurs hommes et des quatre meilleures femmes de la région. Ces surfeurs rejoignent l’antichambre de l’élite mondiale (la Championship Tour) pour tenter de décrocher leur place parmi les meilleurs mondiaux.

    Le contingent masculin (Top 7) :

    • Adur Amatriain (EUK)
    • Guilherme Ribeiro (POR)
    • Ido Hagag (WRL)
    • Yago Dominguez (EUK)
    • Sean Gunning (ESP)
    • Conor Donegan Dos Santos (ESP)
    • Tiago Carrique (FRA) : Le seul Français à valider son ticket via le classement.

    Le contingent féminin (Top 4) :

    • Janire Gonzalez Etxabarri (EUK)
    • Maria Salgado (POR)
    • Alys Barton (GBR)
    • Ariane Ochoa (EUK)

    À noter qu’une wildcard supplémentaire (invitation) sera attribuée prochainement par la WSL Europe chez les hommes comme chez les femmes pour compléter ce tableau. Pour ces 11 athlètes, le plus dur commence : affronter les meilleurs mondiaux pour espérer intégrer le prestigieux Championship Tour (CT).

  • Pro Taghazout Bay 2026: Justin Becret porte les derniers espoirs français au Maroc

    Pro Taghazout Bay 2026: Justin Becret porte les derniers espoirs français au Maroc

    Le verdict approche à Anza. Après une journée de samedi intense dans des vagues de 1 mètre, le Pro Taghazout Bay 2026 a rendu son verdict pour les demi-finales. Si le clan basque survole les débats, la délégation française joue sa survie pour intégrer le circuit Challenger Series (CS). Entre calculs de points et performances de haut vol, voici ce qu’il faut retenir avant l’ultime journée.

    Le réveil de Justin Becret, le cauchemar de Grainville et Piter

    C’est le grand soulagement pour Justin Becret. En se hissant en demi-finale après une victoire solide face à Markel Vizcarguenaga (13.50 pts), le Landais fait un pas de géant vers la qualification pour les Challenger Series. Sa puissance sur les sections critiques a fait la différence et il semble être le seul Tricolore capable de bousculer l’hégémonie basque ce dimanche.

    En revanche, la soupe est à la grimace pour le reste du contingent. Pour Renan Grainville et Sam Piter, les espoirs de qualification s’envolent quasiment définitivement après les résultats d’hier. Seule note positive au classement général : Tiago Carrique devrait conserver sa place dans le Top 10 européen, mais à vérifier à la fin de la journée de dimanche.

    Les Basques en démonstration

    Le spectacle a été assuré par les surfeurs basques qui ont littéralement confisqué les scores d’excellence. Yago Dominguez a signé la performance du jour avec un total de 16.00 points, éliminant le Néerlandais Beyrick De Vries. De son côté, Adur Amatriain a été impitoyable face au Sud-Africain Adin Masencamp, pliant la série avec un 8.17 sur sa dernière vague.

    Maëlys Jouault, l’unique chance féminine

    Chez les dames, le bilan est tout aussi contrasté. La championne du monde junior Janire Gonzalez Etxabarri semble intouchable et file vers un titre européen. Côté français, seule Maëlys Jouault a réussi à tirer son épingle du jeu en éliminant Ariane Ochoa. Elle est désormais l’unique chance de voir une Française intégrer les Challenger Series, mais la marche sera haute en demi-finale face à l’épouvantail Etxabarri.

    L’épilogue de cette saison QS européenne s’annonce électrique. Le « call » est fixé ce dimanche matin à 9h00. Une année globalement décevante pour le surf français, qui compte sur un exploit de Becret ou Jouault pour finir sur une note positive.

    Résultats : Quarts de finale (Samedi 28 Mars)

    Tableau Masculin Le clan français garde un pied dans la compétition grâce à Justin Becret, tandis que les Basques (EUK) ont écrasé la concurrence.

    • Série 1 : Justin Becret (FRA) 13.50 bat Markel Vizcarguenaga (EUK) 8.87
    • Série 2 : Adur Amatriain (EUK) 14.84 bat Adin Masencamp (RSA) 5.66
    • Série 3 : Yago Dominguez (EUK) 16.00 bat Beyrick De Vries (NLD) 12.73
    • Série 4 : Conor Donegan Dos Santos (ESP) 10.00 bat Keoni Lasa (EUK) 6.43

    Tableau Féminin Une seule rescapée française pour les demies. La favorite Janire Gonzalez Etxabarri semble intouchable.

    • Série 1 : Maria Salgado (POR) 14.17 bat Nahia Milhau (FRA) 11.43
    • Série 2 : Alys Barton (GBR) 12.00 bat Janina Zeitler (DEU) 9.23
    • Série 3 : Janire Gonzalez Etxabarri (EUK) 14.56 bat Naïa Monte (FRA) 12.76
    • Série 4 : Maelys Jouault (FRA) 12.67 bat Ariane Ochoa (EUK) 11.87

    Le programme : Demi-finales (Dimanche 29 Mars)

    Les séries qui vont décider de la saison européenne et des précieux tickets pour les Challenger Series.

    Demi-finales Hommes | #1 | Justin Becret (FRA) | vs | Adur Amatriain (EUK) | | #2 | Yago Dominguez (EUK) | vs | Conor Donegan (ESP) |

    Demi-finales Femmes | #1 | Maria Salgado (POR) | vs | Alys Barton (GBR) | | #2 | J. Gonzalez Etxabarri (EUK) | vs | Maelys Jouault (FRA) |

  • Carnage au Pro Taghazout : Le Top 10 français prend la porte, les calculs s’annoncent sombres

    Carnage au Pro Taghazout : Le Top 10 français prend la porte, les calculs s’annoncent sombres

    C’est un vendredi noir pour nos tricolores hommes sur la plage d’Anza. Alors que le Pro Taghazout Bay 2026, l’épreuve la plus importante de la saison (QS 4,000), devait servir de tremplin vers les Challenger Series, elle s’est transformée en véritable cimetière pour les ambitions françaises. Dans des conditions onshore piégeuses de 80 cm à 1 mètre, le Round of 32 masculin a vu tomber les têtes de série les unes après les autres.

    L’hécatombe des cadres tricolores

    Le constat est glacial : alors que les points distribués ici sont cruciaux pour l’accession à l’élite mondiale, tout le contingent français présent dans le Top 10 européen a été balayé. Tiago Carrique, actuel numéro 2 continental, a subi un coup d’arrêt brutal, éliminé par le Portugais Frederico Morais et le basque Keoni Lasa.

    Il n’est malheureusement pas le seul. Nicolas Paulet, Noa Dupouy et Andy Criere quittent également la compétition prématurément. Sur les dix premiers du classement général avant cette étape, seuls deux rescapés pointent encore le bout de leur nez en 8èmes de finale : Guilherme Ribeiro et l’Espagnol Sean Gunning. Pour le reste de la délégation bleue, il va falloir sortir les calculatrices, et le résultat risque de piquer. La qualification pour les Challenger Series ne tient désormais plus qu’à un fil et dépendra des faux pas de leurs concurrents directs.

    Sean Gunning et Frederico Morais font le show

    Si les Français ont souffert, d’autres ont trouvé la clé du spot d’Anza. Sean Gunning a électrisé la foule en sortant un énorme « grab-rail air » noté 8.00 pour s’extirper d’une situation critique. De son côté, l’ancien pensionnaire du CT, Frederico Morais, a fait parler la puissance avec un enchaînement de trois turns massifs récompensés par un 8.33.

    Alys Barton survole les débats chez les femmes

    Chez les dames, la sensation du jour s’appelle Alys Barton. La Galloise a donné une véritable leçon de surf backside. Sur une vague qui semblait anodine au départ, elle a déclenché trois rollers critiques dans la « pocket » pour décrocher un 9.33, soit la meilleure note de toute la compétition jusqu’à présent.

    Côté Françaises, tout n’est pas noir : Nahia Milhau, Maëlys Jouault et Naïa Monte sauvent l’honneur et se qualifient pour les quarts de finale, rejoignant les redoutables Basques Janire Gonzalez Etxabarri et Ariane Ochoa.

    Le prochain call est fixé à samedi, 7h30 locales. Les phases finales s’annoncent sous haute tension.

  • Enfin du surf au Maroc : La compétition redémarre à Taghazout !

    Enfin du surf au Maroc : La compétition redémarre à Taghazout !

    Après trois jours de « lay days » à scruter l’horizon, l’attente est terminée. Les conditions sur le spot d’Anza se sont enfin réveillées ce vendredi 27 mars, permettant à la direction de course du QS 4,000 Pro Taghazout Bay de lancer les hostilités dès 8h15.

    L’enjeu est colossal : les surfeurs européens et africains chassent les derniers points précieux pour la qualification aux Challenger Series. Dans l’eau, le spectacle s’annonce bouillant avec une forte délégation française prête à en découdre. Noa Dupouy ouvre le bal dès le premier heat, tandis que Justin Becret devra batailler dans une série relevée face au leader du classement, le Portugais Guilherme Ribeiro. Chez les femmes, les regards seront tournés vers Lilou Rumiel et Nahia Milhau.

    Tableaux Complets des Séries – Vendredi 27 Mars

    Round of 32 – Hommes (Men)

    SérieAthlètes en lice
    HEAT 1Adin Masencamp (RSA), Noa Dupouy (FRA), Markel Vizcarguenaga (EUK), Ido Hagag (WRL)
    HEAT 2Luis Diaz (CNY), Slade Prestwich (RSA), Daniel Emslie (RSA), Charly Quivront (FRA)
    HEAT 3Justin Becret (FRA), Hans Odriozola (DEU), Francisco Ordonhas (POR), Guilherme Ribeiro (POR)
    HEAT 4Luke Van Wyk (RSA), Adur Amatriain (EUK), Andy Criere (ESP), Leo Paul Etienne (FRA)
    HEAT 5Conor Donegan Dos Santos (ESP), Beyrick De Vries (NLD), Martim Nunes (POR), Jacobo Trigo (ESP)
    HEAT 6Connor Slijpen (RSA), Lukas Skinner (GBR), Yago Dominguez (EUK), Sean Gunning (ESP)
    HEAT 7Keoni Lasa (EUK), Nicolas Paulet (FRA), Frederico Morais (POR), Tiago Carrique (FRA)
    HEAT 8Tomas Fernandes (POR), Nestor Garcia (ESP), Noe Ledee (FRA), Afonso Antunes (POR)

    Round of 16 – Femmes (Women)

    SérieAthlètes en lice
    HEAT 1Lilou Rumiel (FRA), Lauren Sandland (GBR), Janina Zeitler (DEU), Nahia Milhau (FRA)
    HEAT 2Alys Barton (GBR), Jessie Van Niekerk (RSA), Maria Salgado (POR), Lilias Tebbai (MAR)
    HEAT 3Tiara Van Der Huls (NLD), Sarah Leiceaga (FRA), Ariane Ochoa (EUK), Janire Gonzalez Etxabarri (EUK)
    HEAT 4Naïa Monte (FRA), Louise Lepront (RSA), Maelys Jouault (FRA), Lucia Machado (CNY)
  • Le sort s’acharne sur le Taghazout Pro 2026 : site ravagé et silence radio

    Le sort s’acharne sur le Taghazout Pro 2026 : site ravagé et silence radio

    Le surf est un sport de pleine nature, fondamentalement tributaire de la météo. On peut caler une fenêtre d’attente ou « waiting period » sur la meilleure saison possible, compiler toutes les statistiques de houle, à la fin, c’est toujours Mère Nature qui a le dernier mot. Et pour cette édition 2026 du Taghazout Pro, elle a visiblement décidé de s’acharner avec une série noire qui relève de la pure loi de Murphy. (promis je vous écris un article sur la loi de murphy)

    Une loi des séries désastreuse pour le surf au Maroc

    Le cauchemar a commencé par un cruel manque de vagues, couplé à des prévisions météorologiques particulièrement pessimistes pour la suite de la waiting period.

    Le flat et l’invasion des Blue Bottle

    Comme si un océan désespérément plat ne suffisait pas, les redoutables méduses Blue Bottle (les tristement célèbres physalies) se sont invitées en masse au line-up. Résultat : les rares sessions de free surf sont devenues particulièrement risquées et douloureuses pour les athlètes.

    Tempête et destructions : le site d’Anza dévasté

    Mais le coup de grâce a été porté par le ciel. Une tempête aux allures de mini-tornade a balayé la côte, détruisant en partie les infrastructures du site de compétition à Anza. Les images qui tournent sont apocalyptiques : on y voit notamment une tour de l’organisation s’effondrer de tout son poids sur une voiture. Un conseil pour la prochaine fois : blindez votre assurance auto avant de vous garer près d’un contest ! Avec de tels dégâts matériels, il est évident que le matériel de live vidéo, particulièrement sensible aux éléments, a dû sérieusement trinquer.

    La WSL sous silence : l’épreuve peut-elle aller à son terme ?

    Conséquence directe de ce chaos : nous entamons le troisième jour off consécutif. Plus inquiétant encore, l’organisation est plongée dans un mutisme absolu. Aucun communiqué de presse n’a filtré depuis 48 heures.

    Alors, le Taghazout Pro 2026 va-t-il être purement et simplement annulé ? Difficile à dire sans communication officielle. Cependant, connaissant la machine WSL et la détermination légendaire des organisateurs marocains, on se doute qu’ils vont remuer ciel et terre pour réparer les dégâts et aller au bout de cette compétition. Affaire à suivre.

  • Pro Taghazout Bay 2026 : Naufrage pour certains favoris français

    Pro Taghazout Bay 2026 : Naufrage pour certains favoris français

    Le QS 4 000 marocain, rendez-vous le plus crucial de la saison européenne, a tenu toutes ses promesses pour son deuxième jour de compétition. Faute de houle suffisante sur les pointes de Taghazout, c’est le spot de repli d’Anza qui a offert des conditions « fun » et nerveuses de 80 cm à 1 mètre. Si le spectacle était au rendez-vous, le clan français a vécu une journée en dents de scie, marquée par des éclats de génie mais aussi par des éliminations qui font mal au classement.

    Douche froide pour le Top 10 européen

    C’est la sensation (amère) de ce Round of 64. Alors que les points sont plus que jamais précieux pour la qualification aux Challenger Series, quatre piliers du surf français ont mordu la poussière prématurément. Sam Piter, Renan Grainville, Tristan Guilbaud et Thomas Debierre (absent), tous membres du Top 10 WQS européen, quittent le Maroc avec un bilan comptable décevant. Sur un événement doté de 4 000 points, ces sorties de route pourraient peser lourd lors du décompte final.

    Charly Quivront et les Bleus qui résistent

    Heureusement, tout n’est pas noir dans le ciel d’Agadir. Charly Quivront a dynamité son heat en signant un 8,03 grâce à un air reverse parfaitement replaqué, s’imposant devant Ido Hagag. Justin Becret, Noa Dupouy et Nicolas Paulet ont également composté leur ticket pour la suite, tout comme Tiago Carrique. Actuel deuxième du classement européen, Carrique assure l’essentiel et garde le cap vers l’élite.

    Le show Beyrick de Vries et la domination féminine

    Le « move » de la journée est à mettre au crédit du Néerlandais Beyrick de Vries, impérial avec un total de 16,47 points, le plus élevé du jour. Côté femmes, la jeune garde britannique a brillé avec Alys Barton (8,33), tandis que la locale Lilias Tebbai sauve l’honneur marocain en se qualifiant pour le tour suivant.

    La compétition est loin d’être terminée et le prochain call est fixé à mercredi après une journée off. Avec des têtes de série qui tombent et un niveau qui s’envole, ce Pro Taghazout 2026 s’annonce plus indécis que jamais.

  • Pro Taghazout Bay 2026 : Entrée fracassante du contingent tricolore à Anza

    Pro Taghazout Bay 2026 : Entrée fracassante du contingent tricolore à Anza

    Le rideau s’est levé ce dimanche sur le Pro Taghazout Bay QS 4,000, l’une des étapes les plus attendues du calendrier africain et européen de la World Surf League. Déplacée sur le spot de repli d’Anza, la compétition a bénéficié de conditions solides avec des séries de 1 mètre à 1,20 mètre (3-4 pieds) offrant un terrain de jeu parfait pour les Round d’ouverture.

    Nanook Ballerin et Kepa Housset-Ezponda survolent les débats

    La délégation française n’a pas fait de figuration pour ce premier jour de compétition. Nanook Ballerin a marqué les esprits en signant l’un des deux meilleurs scores de la journée : un 8,33/10 salvateur. Avec un total de 14,93 points, il s’impose avec autorité devant son compatriote Léo-Paul Étienne.

    Autre démonstration de force : celle de Kepa Housset-Ezponda. Le Basque a littéralement « découpé » les droites d’Anza, enchaînant des turns puissants et rapides pour s’offrir la première place de son heat au Round 96. Il confirme ainsi sa forme étincelante et son statut de sérieux prétendant sur cette épreuve marocaine.

    Des scénarios renversants

    Le Sud-Africain Paul Sampson a été le héros dramatique du jour. Au bord de l’élimination, il a arraché sa qualification grâce à un « Superman » récompensé par un 5,50 dans les dernières minutes. Chez les dames, la jeune garde française a également répondu présent avec les qualifications de Lilou Rumiel, Anouk Chennaux et Ainhoa Leiceaga.

    Le prochain call est fixé au lundi 23 mars à 7h30 (GMT+1). La suite de la compétition s’annonce explosive avec l’entrée en lice des têtes de série.

    Pro Taghazout Bay Men’s Round of 112 Results:
    HEAT 1: Luis Diaz (CNY) 11.00 DEF. Alexander Van Hattem (NLD) 6.44, Tijmen Koning (NLD) 5.43
    HEAT 2: Lahcen Ourchim (MAR) 9.67 DEF. Heath Gillespie (GBR) 7.14, Javier Aragón Flores (ESP) 5.83, Rory Murphy (IRL) 5.73
    HEAT 3: Christian Venter (RSA) 8.47 DEF. Ayman Gougali (MAR) 8.17, Carlito Casadebaigt (FRA) 6.84, Soufiane Charoub (MAR) 6.03
    HEAT 4: Nanook Ballerin (FRA) 9.73 DEF. Luis Perloiro (POR) 8.36, Soulaimane Khafi (MAR) 6.87, Luke Dillon (GBR) 5.20
    HEAT 5: Fynn Lange (DEU) 9.03 DEF. Bachir Kindi (MAR) 7.27, Othmane Choufani (MAR) 4.00, Manolo Pochiero (ITA) 3.47
    HEAT 6: Kytann Foret (FRA) 9.20 DEF. Thomas La Fonta (FRA) 7.86, Elliot Barton (GBR) 7.47, Jonas Bronnert (DEU) 1.57
    HEAT 7: Tomas Fernandes (POR) 12.67 DEF. Khai Tanguay (CHE) 10.40, Selim Barkat (DZA) 4.83
    HEAT 8: Tiago Stock (POR) 9.00 DEF. Paul Sampson (RSA) 7.90, Rik Meeder (NLD) 7.40, Tommaso Noah Pavoni (ITA) 6.93

    Pro Taghazout Bay Women’s Round of 40 Results:
    HEAT 1: Lilou Rumiel (FRA) 11.33 DEF. Janina Zeitler (DEU) 10.83, Kaja Millward (GBR) 4.60
    HEAT 2: Lauren Sandland (GBR) 10.83 DEF. Elin Geerlings (NLD) 3.43, Gwendolyn Adams (PUR) 3.03, Myriam Benzarti (MAR) 2.30
    HEAT 3: Anouk Chennaux (FRA) 9.33 DEF. Ainhoa Leiceaga (FRA) 8.60, Fabiana Klein (DEU) 2.94
    HEAT 4: Carla Morera De La Vall (ESP) 11.34 DEF. Ninon Mattei (FRA) 10.93, Charlotte Mulley (GBR) 5.87

    Pro Taghazout Bay Men’s Round of 96 Results:
    HEAT 1: Luis Diaz (CNY) 11.27 DEF. Stef van Noordennen (NLD) 7.53, Enzo Cavallini (FRA) 7.07, Dan Ivry (WRL) 4.57
    HEAT 2: Noa Dupouy (FRA) 8.73 DEF. Edoardo Papa (ITA) 7.07, Jake Anderson (RSA) 5.50, Alexander Van Hattem (NLD) 5.20
    HEAT 3: John John Rabinovitch (ROU) 13.33 DEF. Siam Nikritin (WRL) 7.37, Lahcen Ourchim (MAR) 6.93, Louis Escudeiro (BEL) 5.70
    HEAT 4: Kepa Housset-Ezponda (FRA) 13.30 DEF. Markel Vizcarguenaga (EUK) 12.76, Heath Gillespie (GBR) 9.23, Maceo Billet-Lautard (FRA) 4.66
    HEAT 5: Justin Becret (FRA) 13.50 DEF. Christian Venter (RSA) 10.57, Francisco Queimado (POR) 9.60, Paul Boniface (FRA) 6.83
    HEAT 6: Ruben Vitoria (EUK) 12.00 DEF. Bitor Garitaonandia (EUK) 10.87, Ayman Gougali (MAR) 7.20, Tom Murphy (IRL) 7.03
    HEAT 7: Nanook Ballerin (FRA) 14.93 DEF. Leo Paul Etienne (FRA) 12.40, Paco Alonzo (FRA) 11.53, Stanley Norman (GBR) 10.06
    HEAT 8: Luis Perloiro (POR) 14.83 DEF. Joaquim Chaves (POR) 12.27, Patrick Langdon-Dark (WLS) 9.87, Fantin Habashi (CHE) 4.93
    HEAT 9: Conor Donegan Dos Santos (ESP) 12.84 DEF. Levi Epenetos (RSA) 9.60, Fynn Lange (DEU) 8.20, Ethan Hacmun (DEU) 6.36
    HEAT 10: Beyrick De Vries (NLD) 12.50 DEF. Paul Cesar Distinguin (FRA) 10.70, Jaime Veselko (POR) 10.33, Bachir Kindi (MAR) 4.23
    HEAT 11: Martim Nunes (POR) 13.60 DEF. Jacobo Trigo (ESP) 13.33, Jean Cocagne (FRA) 8.86, Kytann Foret (FRA) 5.23
    HEAT 12: Pietro Garroux (ITA) 10.23 DEF. Ido Arkin (POR) 10.20, Leonardo Apreda (ITA) 9.07, Thomas La Fonta (FRA) 7.80
    HEAT 13: Tomas Fernandes (POR) 10.84 DEF. Nestor Garcia (ESP) 9.17, Thomas Ledee (FRA) 8.06, Lenni Jensen (DEU) 3.67
    HEAT 14: Inigo Madina (FRA) 12.24 DEF. Kalani Da Silva (ITA) 10.46, Khai Tanguay (CHE) 9.00, Matteo Calatri (ITA) 8.66
    HEAT 15: Noe Ledee (FRA) 13.03 DEF. Tiago Stock (POR) 11.53, Oliver Heintz (NLD) 10.40, Julien Fontvielle (FRA) 6.20
    HEAT 16: Dylan Groen (DEU) 12.40 DEF. Paul Sampson (RSA) 10.20, Luan Nogues (FRA) 9.10, Elijah Chort (FRA) 8.80

  • Taghazout Pro 2026 : Le pari risqué du Maroc entre culture et swell

    Taghazout Pro 2026 : Le pari risqué du Maroc entre culture et swell

    Le passage du Taghazout Pro 2026 de janvier/février à la mi-mars n’est pas qu’une simple ligne modifiée sur le calendrier de la WSL. C’est un véritable casse-tête qui place l’organisation entre l’enclume de la météo et le marteau des impératifs religieux/culturels. Si le choix du report semble inévitable, il fait déjà grincer des dents du côté des puristes de la « Pointe ».

    Le spectre d’Anza : Le « Swell Magnet » en sauveur ?

    Le problème majeur de ce décalage printanier, c’est la consistance. Si la Pointe des Ancres (Anchor Point) a besoin d’une houle solide pour se réveiller, les prévisions actuelles pour la mi-mars (la semaine prochaine) ne sont pas des plus encourageantes. Le risque ? Voir la compétition s’exiler à Anza.

    Situé plus au sud, ce spot est un véritable aimant à vagues, capable de capter la moindre ride là où Taghazout reste plat. Certes, Anza est un « skatepark » ultra fun pour les pros, mais on est loin de la majesté et de la puissance des droites de classe mondiale qui ont fait la réputation du Maroc. Pour le spectacle pur et les compétiteurs en mal de qualification sur le Challenger Series, c’est un cran en dessous.

    Ramadan : Un impératif humain avant tout

    Pourtant, peut-on vraiment blâmer ce choix ? Organiser un QS 4000 en plein Ramadan relève de la mission impossible. Pour les surfeurs marocains, à commencer par les têtes d’affiche, concourir au plus haut niveau en plein jeûne est une épreuve physique herculéenne sous le soleil marocain.

    Mais c’est surtout en coulisses que le défi est total : ouvriers montant les structures sous un soleil de plomb, logistique locale au ralenti, respect des rythmes de vie… Accueillir le monde du surf sur un territoire étranger impose de s’adapter à sa culture, et non l’inverse. C’est le prix à payer pour une compétition authentique, même si cela signifie troquer le mythique Anchor Point pour les peaks plus modestes d’Anza.

  • Enfin une finale à la hauteur : Pourquoi le Pro Taghazout Bay sauve le circuit européen

    Enfin une finale à la hauteur : Pourquoi le Pro Taghazout Bay sauve le circuit européen

    Soyons honnêtes deux minutes : combien de fois avons-nous suivi des compétitions du circuit QS (Qualifying Series) en priant pour qu’une série dépasse les 10 points de total dans un clapot infâme ? Trop souvent. Mais du 22 au 29 mars 2026, le curseur change radicalement. La caravane de la WSL pose ses boards au Maroc pour le Pro Taghazout Bay, et cette fois, le spectacle promet d’être à la hauteur de l’enjeu.

    Anchor Point : Le juge de paix que l’on attendait

    Ce qui fait vibrer n’importe quel passionné, c’est de voir l’élite sur de vraies vagues. Ici, on oublie les beach breaks aléatoires (sauf si manque de vagues, ce qui peut arriver à cette saison). Le spot de la Pointe des Ancres (Anchor Point) est une machine à droites, une ligne infinie qui permet enfin aux surfeurs d’exprimer leur plein potentiel. Soutenir cet événement, c’est militer pour un surf de performance où la lecture de vague et la puissance des carves priment sur la chance au placement dans la mousse.

    Un dénouement sous haute tension

    L’enjeu sportif est colossal. Pour les Européens, le Maroc marque le clap de fin de la saison 2025/2026. C’est ici, sur les longues sections marocaines, que les titres de champions régionaux seront décernés et, surtout, que les tickets pour les Challenger Series (CS) seront validés.

    Seuls les sept meilleurs hommes et les quatre meilleures femmes décrocheront le précieux sésame pour l’antichambre de l’élite mondiale. Actuellement, le Portugais Guilherme Ribeiro, le Français Tiago Carrique et l’Espagnole Annette Gonzalez Etxabarri mènent la danse, mais rien n’est figé sur une telle vague.

    Le retour du « Patron » : Frederico Morais

    Parmi les noms à surveiller, l’ancien pensionnaire du CT Frederico Morais fait figure d’épouvantail. Pour « Kikas », Taghazout est une seconde maison : « C’est un endroit spécial, avec des vagues magnifiques et une ambiance unique ». Sa présence, aux côtés de talents comme le Sud-Africain Adin Masencamp, garantit un niveau technique rarement atteint sur le QS européen.

    Le Pro Taghazout Bay n’est pas qu’une simple étape de plus. C’est la finale de la saison européenne sur des vagues de qualité. Ne manquez pas le « call » à partir du 22 mars, car quand la Pointe s’allume, le QS prend une tout autre dimension.

  • Sacre mondial en Australie : Kauli Vaast et Tya Zebrowski marquent l’histoire du surf

    Sacre mondial en Australie : Kauli Vaast et Tya Zebrowski marquent l’histoire du surf

    Le surf français vient de vivre l’une des semaines les plus mémorables de son histoire sur le sable de Newcastle, en Australie. Pour la toute première fois, la France place deux de ses prodiges sur le toit du circuit Challenger Series (CS) la même saison. Un doublé inédit qui confirme que la « vague bleue » est prête à déferler sur l’élite mondiale dès le mois prochain.

    Kauli Vaast : L’or olympique, le titre mondial et le CT

    Même si la finale de cette ultime étape australienne lui a échappé de peu, l’essentiel était ailleurs pour Kauli Vaast. En terminant à la deuxième place de l’épreuve de Newcastle, le Tahitien sécurise mathématiquement la première place du classement général 2025/2026.

    Après sa victoire éclatante à Ericeira (Portugal) et sa régularité de métronome, le champion olympique de Paris 2024 prouve qu’il n’est pas seulement le roi de Teahupo’o. Kauli Vaast a montré une polyvalence redoutable, capable de briller sur les beachbreaks australiens comme sur les pointbreaks européens. À 24 ans, il devient le premier surfeur de l’histoire à entrer sur le Championship Tour (CT) avec une médaille d’or autour du cou et le titre de champion des Challenger Series en poche.

    Tya Zebrowski : La précocité au sommet

    L’exploit est d’autant plus retentissant qu’il est partagé. Quelques jours plus tôt, la jeune Tya Zebrowski validait elle aussi son titre de championne du circuit Challenger Series côté féminin. Malgré une élimination en demi-finale à Newcastle, son avance au classement était telle que personne n’a pu la rattraper.

    C’est une première absolue : jamais la France n’avait réalisé le doublé homme/femme sur ce circuit de qualification. Si Jérémy Florès avait terminé numéro 1 du circuit qualificatif (WQS) en 2016, aucun Français n’avait encore remporté le titre depuis la création du format « Challenger Series » en 2021.

    Cap sur Bells Beach et le World Tour

    Pour Kauli Vaast, le repos sera de courte durée. Dès le 1er avril, il fera ses grands débuts en tant que « Rookie » sur le World Tour lors de la mythique étape de Bells Beach. Avec son expérience des wildcards et son statut de favori pour le titre de « Rookie of the Year », le Tahitien semble déjà prêt à bousculer la hiérarchie mondiale dominée par les Australiens et les Brésiliens.

    Le surf tricolore n’a jamais semblé aussi solide. Avec deux champions du monde CS dans ses rangs, la France s’affirme plus que jamais comme la nouvelle puissance montante du surf professionnel.

  • À 15 ans, Tya Zebrowski s’offre un record mondial et le titre CS !

    À 15 ans, Tya Zebrowski s’offre un record mondial et le titre CS !

    Le surf mondial vient de vivre un séisme, et son épicentre se trouve à Newcastle, en Australie. Ce mercredi 11 mars 2026, la jeune prodige française Tya Zebrowski n’a pas seulement validé son ticket pour l’élite(qu’elle a en poche depuis quelques mois) ; elle a gravé son nom dans le marbre en remportant officiellement le classement général des Challenger Series (CS).

    À seulement 15 ans, elle devient la plus jeune surfeuse de l’histoire à décrocher ce titre mondial, l’antichambre directe du prestigieux Championship Tour (CT). Un record de précocité qui donne le vertige et confirme ce que les observateurs murmuraient déjà : nous assistons à l’éclosion d’une légende.

    Un sacre historique sur le sable australien

    Le dénouement s’est joué dans une tension palpable lors de la dernière étape de la saison. Alors que Tya se hissait avec autorité au troisième tour de la compétition, sa rivale directe, la Portugaise Yolanda Hopkins, voyait ses espoirs de titre s’envoler après une élimination prématurée au deuxième tour.

    Dès lors, les calculs étaient terminés. Mathématiquement intouchable, la native d’Hossegor, qui réside désormais à Tahiti, pouvait savourer. Micro en main, à peine sortie de l’eau, l’émotion était vive : « C’est un rêve qui se réalise enfin. J’ai toujours voulu être la plus jeune à me qualifier et la plus jeune à gagner ce circuit. » Le contrat est rempli, et de quelle manière !

    L’ADN du succès : De Teahupo’o à la gloire mondiale

    Si ce record du monde de précocité frappe les esprits, il n’est pas le fruit du hasard. Tya est la fille de Gary Zebrowski, ancien champion de snowboard olympique, dont elle a hérité du sens de la trajectoire et d’un mental d’acier. Mais c’est surtout sur le « Pipe français » et dans les mâchoires de Teahupo’o qu’elle a forgé son style. Surfant la mythique vague tahitienne depuis ses 8 ans, elle possède une lecture de vague et un engagement qui dépassent largement son âge.

    Sous l’aile de son coach Joan Duru, figure emblématique du surf français, elle a survolé la saison 2026. Sa victoire éclatante à Ericeira, au Portugal, restera comme le tournant d’une année où elle n’a jamais quitté les sommets du classement.

    Le surf français au sommet de son art

    Ce sacre vient couronner une période dorée pour le clan tricolore. Tya Zebrowski ne sera pas seule pour sa première saison dans l’élite mondiale. Le contingent français sur le Championship Tour 2026 aura une allure de « Dream Team » avec quatre représentants :

    • Tya Zebrowski (Rookie historique)
    • Vahine Fierro (La reine de Tahiti)
    • Marco Mignot (La confirmation)
    • Kauli Vaast (Le champion olympique en titre)
    • Quid de Johanne Defay ?

    C’est une configuration qui place la France comme une nation forte à surveiller face aux ogres brésiliens et américains.

    Prochaine escale : Les cloches de Bells Beach

    L’histoire est en marche, mais Tya n’aura pas beaucoup de temps pour célébrer son titre Challenger Series. Dès le 1er avril, elle fera ses grands débuts officiels sur le CT lors de l’emblématique étape de Bells Beach, en Australie. Elle y entrera comme la plus jeune pensionnaire permanente de l’histoire de la WSL.

    Pour les puristes comme pour les néophytes, l’attente est immense. Voir une gamine de 15 ans défier les Caroline Marks ou les Caitlin Simmers sur les vaguess de Bells promet un spectacle électrique. Tya Zebrowski n’est plus seulement un espoir, c’est une patronne qui compte bien faire sonner la cloche dès sa première apparition.

  • Stab in the Dark : Kelly Slater offre la victoire à sa propre marque et enflamme la toile

    Stab in the Dark : Kelly Slater offre la victoire à sa propre marque et enflamme la toile

    C’est un dénouement qui ne manquera pas de faire jaser sur le parking de la Côte des Basques comme sur les forums spécialisés. Pour la 10ème édition du célèbre test à l’aveugle Stab in the Dark, c’est le shaper Dan Mann, représentant la marque Firewire, qui a décroché la première place. Le problème ? Le pilote d’essai n’était autre que Kelly Slater, actionnaire principal de Firewire. PS: il faut être abonné à Stabmag pour voir les épisodes.

    Le hold-up parfait du King ?

    Le concept de Stab in the Dark est pourtant simple : un surfeur de classe mondiale teste des planches blanches, sans logo, pour désigner la meilleure sans influence marketing. Pour cette édition anniversaire, la production avait invité les anciens vainqueurs (DHD, Pyzel, Channel Islands, Lost, Sharp Eye), et personnellement on aurait aimé Axel Lorentz. Mais Slater a posé une condition : l’ajout d’un « wildcard » pour Dan Mann.

    Résultat des courses : c’est précisément cette planche invitée qui l’emporte. Une coïncidence qui a immédiatement déclenché une vague de théories du complot. Comment le surfeur le plus technique de l’histoire, qui passe sa vie à analyser le moindre millimètre de ses rails, a-t-il pu ne pas reconnaître une planche shapée par son collaborateur de longue date ?

    « Tout le monde savait » : les shapers sortent les griffes

    Si Matt Biolos (Lost) a pris la défaite avec philosophie, d’autres acteurs majeurs ne cachent pas leur scepticisme. Chez Channel Islands (Merrick), on ne traite pas ouvertement Slater de menteur, mais on souligne qu’il est « étrange » qu’il n’ait pas reconnu le design. Marcio Zouvi (Sharp Eye) va plus loin, affirmant que le placement des dérives était « trop évident » pour être ignoré. Quant à Jon Pyzel, il suggère un plan orchestré entre les deux hommes.

    Kelly Slater, de son côté, joue la carte de l’étonnement. Il explique que cette planche victorieuse est en réalité une « version d’une version » d’un vieux shape de 15 ans. Il aurait même confondu la DHD avec sa Firewire à cause de la forme des wings.

    Un scandale ou une révolution ?

    Sam McIntosh, le patron de Stab, a directement confronté le King sur ses intentions commerciales. Réponse de l’intéressé : il ne mentirait pas pour une compétition de surf.

    Pourtant, le malaise persiste. Par le passé, des surfeurs comme Dane Reynolds ou Mick Fanning avaient eu l’élégance de disqualifier une planche dès qu’ils reconnaissaient la patte de leur shaper habituel. En choisissant de porter Firewire au sommet, Slater s’offre un coup de pub magistral, mais entache peut-être la crédibilité d’un format qui reposait sur l’impartialité totale.

  • JO 2028 : Justine Dupont répond à Yago Dora, le surf mondial au bord de la rupture ?

    JO 2028 : Justine Dupont répond à Yago Dora, le surf mondial au bord de la rupture ?

    Le chemin vers les vagues de Los Angeles 2028 ressemble de plus en plus à un champ de mines diplomatique. Alors que le champion brésilien Yago Dora criait au « manque de respect » de la part des instances olympiques, une voix de poids vient de briser le silence pour défendre le nouveau système : celle de la star française Justine Dupont.

    Le coup de gueule de Yago Dora : « Ils ont agi dans notre dos »

    Le point de friction est clair : le calendrier. Pour les surfeurs de l’élite (WSL), devoir valider leur ticket olympique sur seulement quatre épreuves au début de la saison 2028 est une pilule qui ne passe pas. Dora dénonce une International Surfing Association (ISA) qui aurait pris des décisions unilatérales.

    « L’ISA a tout fait derrière notre dos, alors que nous avons essayé de les rencontrer pour trouver un système équitable. Ils nous ont totalement ignorés », s’insurge le Brésilien.

    Justine Dupont recadre le débat : « Un système plus adapté »

    Actuellement en convalescence après sa grave blessure à Todos Santos, la multiple championne du monde de gros et présidente de la commission des athlètes de l’ISA n’a pas tardé à répliquer. Pour Justine Dupont, le nouveau format n’est pas une punition, mais une évolution nécessaire qui donne plus de pouvoir aux fédérations nationales.

    « Je suis convaincue que ce nouveau système est plus approprié », affirme la Française. Selon elle, le travail de la commission a consisté à tirer les leçons de Tokyo et Paris pour trouver un équilibre entre les intérêts privés de la WSL et l’universalité de l’olympisme. Elle rappelle un point crucial : ce système permet désormais à chaque nation de qualifier jusqu’à trois athlètes, une avancée majeure par rapport aux cycles précédents.

    Manuel Selman : Le porte-parole des « petites » nations

    Au milieu de ce duel de titans, le Chilien Manuel Selman soutient la position de la Française. Pour lui, le monde olympique n’est pas le circuit pro. Il rappelle froidement une réalité que les stars du CT ont parfois du mal à accepter : l’ISA n’a aucune obligation de consulter la WSL.

    « L’ISA pourrait même supprimer tous les slots réservés à la WSL à l’avenir selon les règles du CIO », prévient-il, tout en invitant les Brésiliens à « faire taire tout le monde » en gagnant leurs séries sur l’eau.

    Un sport, deux mondes

    Ce bras de fer met en lumière une fracture profonde. D’un côté, l’élite mondiale qui demande de la cohérence avec son calendrier professionnel ; de l’autre, des instances qui veulent faire des JO un événement véritablement mondial, et non une simple extension du circuit privé américain.

    Malgré les tensions, Justine Dupont reste optimiste : « Nous verrons les meilleurs surfeurs du monde à Los Angeles. » Reste à savoir si ces derniers feront le déplacement avec le sourire ou avec un sentiment d’injustice.

  • À 50 ans, Russell Winter terrasse les jeunes au QS de la Barbade : « J’ai fini en larmes »

    À 50 ans, Russell Winter terrasse les jeunes au QS de la Barbade : « J’ai fini en larmes »

    Le surf mondial vient de vivre l’un de ses moments les plus vibrants de l’année. À 50 ans, le Britannique Russell Winter, pionnier absolu du surf européen, a prouvé que la « vieille garde » avait encore des dents. Engagé sur le QS 6000 de la Barbade, sur le spot mythique de Soup Bowl, celui qui fut le premier Anglais à intégrer l’élite mondiale (le WCT) a non seulement passé un tour, mais il l’a fait avec une autorité qui a laissé les jeunes espoirs américains sans voix.

    Une démonstration de « Power Surfing » à l’ancienne

    Alors que le circuit professionnel est aujourd’hui dominé par des athlètes de vingt ans portés sur les manœuvres aériennes, Russell Winter a rappelé à tout le monde ce que signifiait le surf puissant. Avec un total de 14,67 points, il a dominé sa série face à des surfeurs qui pourraient être ses fils.

    Ses turns, ses carves surpuissants et ses gerbes d’eau massives — alimentées, comme le dit la légende, par une force brute venue de ses racines britanniques — ont fait la différence. « Slater a montré qu’on pouvait gagner à Pipeline à 50 ans, Winter vient de prouver qu’on peut encore découper un reef des Caraïbes avec le même âge au compteur », s’enthousiasment les observateurs sur place.

    « Il y a quelques années, je ne voulais plus être sur cette planète »

    Mais au-delà de la performance sportive, c’est l’émotion qui a submergé l’événement. À sa sortie de l’eau, l’icône de Newquay n’a pas pu retenir ses larmes. Dans une interview poignante, il s’est confié sur un parcours de vie chaotique, marqué par des démons personnels et une bataille de deux ans pour la sobriété.

    « Je peux honnêtement dire que c’est l’un des plus beaux moments de ma vie », a-t-il confié sur ses réseaux sociaux. « Après ma deuxième vague, j’ai commencé à pleurer en remontant au peak. Je n’arrivais pas à croire que j’avais la chance de m’exprimer ainsi à 50 ans. »

    Winter a révélé avoir tout vendu par le passé pour poursuivre sa passion et découvrir qui il était vraiment. Sa confession sur sa santé mentale a touché la communauté surf : « Il y a quelques années, je ne voulais plus être sur cette planète. » Aujourd’hui sobre, affûté et apaisé, il semble vivre une seconde naissance.

    Un pionnier qui ouvre encore la voie

    Pour les puristes, Russell Winter est bien plus qu’un vétéran en quête de sensations. En 2002, il remportait le Boardmasters. Il est celui qui a battu Kelly Slater à Sunset Beach à l’époque où l’Europe n’était qu’une simple note de bas de page sur la carte du surf mondial.

    En s’imposant dans série à la Barbade, il n’est pas là pour faire du « storytelling » pour les réseaux sociaux. Il montre la voie à la nouvelle génération britannique, les Lukas Skinner et consorts, en prouvant que le surf est une quête qui ne s’arrête jamais.

    Le message est passé : à 50 ans, Russell Winter n’est pas là pour faire de la figuration. Il est là pour scorer, avec le sourire et les yeux humides d’un homme qui a enfin trouvé la paix entre deux vagues.

    Une carrière « rock’n’roll » : Russell Winter n’a pas toujours été ce sage apaisé des Caraïbes. Savais-tu qu’il a déjà dû s’expliquer devant la justice pour une histoire incroyable impliquant… une épée de cérémonie ?

  • El Quemao Class : Joan Duru magistral, mais privé d’un second sacre historique

    El Quemao Class : Joan Duru magistral, mais privé d’un second sacre historique

    Le village de La Santa, sur l’île de Lanzarote, a une nouvelle fois vibré au rythme de l’El Quemao Class, cet événement sur invitation qui réunit la crème du surf et du bodyboard européen. Si la première journée a laissé les observateurs sur leur faim avec un plan d’eau capricieux, la seconde a offert le spectacle tant attendu : des tubes massifs, techniques et cette gauche de Quemao qu’on compare fréquemment à Pipeline. Mais au-delà du spectacle, c’est le verdict des juges qui est aujourd’hui sur toutes les lèvres.

    Un duel au sommet dans le « Pipe Européen »

    La gauche de Quemao est une bête à part. Puissante, creuse et imprévisible, elle demande un engagement total. Dans ces conditions, les « goofies » (surfeurs ayant le pied droit devant) partent souvent avec un léger avantage technique pour s’engouffrer dans ces cavernes liquides.

    Le Landais Joan Duru, ancien pensionnaire du CT et déjà vainqueur de l’épreuve par le passé, était l’un des favoris de la compétition. Après le sacre d’un autre Français, Marc Lacomare, l’an dernier, Joan Duru semblait en route pour ramener une nouvelle fois le trophée dans les Landes. Calme, précis et d’un engagement rare, il a enchaîné les tubes profonds avec une aisance déconcertante.

    Le verdict qui fâche : Un arbitrage trop « local » ?

    La finale opposait Duru à trois Espagnols, dont le local de l’étape, Conor Donegan. Le score final affiche une victoire de l’Espagnol avec un total de 18,30 points contre 17,50 pour le Français.

    C’est là que le bât blesse. Pour beaucoup d’observateurs présents sur place et derrière leurs écrans (dont moi avec plus de 15 ans sur le tour), la hiérarchie des scores pose question. Dès les demi-finales, un certain penchant du jury pour les surfeurs canariens se faisait sentir. En finale, malgré un tube parfait avec la note de 10 et un deuxième barrel que beaucoup estimaient supérieur, Joan Duru se voit relégué à la deuxième place.

    « Joan méritait clairement la victoire. Son placement et la profondeur de ses tubes étaient un cran au-dessus », murmure-t-on dans les bureaux.

    Un bilan contrasté malgré le spectacle

    Si la victoire de Conor Donegan est officielle, elle laisse un goût amer aux fans de surf français. On ne peut s’empêcher de penser que Duru a été « sous-noté » pour favoriser un succès local dans ce temple du surf canarien.

    Malgré cette frustration, l’El Quemao Class prouve encore qu’elle est l’une des plus belles compétitions de l’hiver. Joan Duru repart de Lanzarote avec une belle deuxième place, mais surtout avec le respect de tous ceux qui savent que, ce jour-là, le vrai patron de la gauche, c’était lui.

  • JO 2028 : Les stars du surf entrent en guerre contre le nouveau système de qualification

    JO 2028 : Les stars du surf entrent en guerre contre le nouveau système de qualification

    Il y a quelques jours, nous évoquions un possible tournant majeur pour le surf olympique avec la réforme des qualifications pour les Jeux de Los Angeles 2028.

    Notre article sur le sujet: Surf aux JO 2028 : une réforme qui change tout

    L’idée ? Réduire drastiquement la part du Championship Tour (CT) de la World Surf League (WSL) au profit des compétitions de l’International Surfing Association (ISA). Une annonce qui, si elle visait à rééquilibrer les chances et intensifier la compétition, est loin d’avoir fait l’unanimité. En coulisses et sur les réseaux, la grogne monte chez certains des plus grands noms du circuit.

    La réforme contestée : moins de CT, plus d’ISA

    Pour rappel, la proposition de l’ISA limiterait à cinq places par genre via le CT, avec une potentielle restriction à un seul surfeur par pays, là où les cycles précédents (Tokyo 2020, Paris 2024) attribuaient une part bien plus importante via le classement final du CT. L’objectif avoué était de donner plus de poids aux ISA World Surfing Games, offrant ainsi une opportunité aux nations émergentes et intensifiant la valeur de ces championnats du monde.

    La vague de critiques : « Un manque total de respect »

    Cependant, cette réforme, présentée comme stratégique par l’ISA, est perçue comme un affront par de nombreux athlètes du CT. Les réactions ne se sont pas fait attendre, et le ton est monté, notamment sur les réseaux sociaux.

    Parmi les voix les plus critiques, on retrouve des figures de proue comme Yago Dora, l’actuel champion du monde en titre. Son verdict est sans appel : « Très irrespectueux envers les meilleurs surfeurs de compétition du monde. Un manque total de respect dans la manière dont ils ont mené cela, absolument triste pour notre sport et les futures générations de surfeurs. »

    Leo Fioravanti abonde dans ce sens, soulignant que le système précédent fonctionnait « parfaitement » en garantissant la présence des meilleurs. Il s’insurge : « Maintenant, le champion du monde WSL 2027 n’est même pas garanti de participer aux Jeux olympiques. » Il dénonce également un manque de communication : « Au nom des surfeurs de la WSL, nous avons essayé de communiquer avec l’ISA pour trouver la meilleure solution pour tous, mais l’ISA n’a pas voulu collaborer. »

    João « Chumbinho » Chianca exprime sa « honte » face à cette décision prise « derrière notre dos », jugeant le système de qualification « injuste » et reprochant à l’ISA de « ne pas respecter nos opinions ».

    Erin Brooks met l’accent sur la cohérence : « La régularité au plus haut niveau est ce qui définit le surf de compétition. Le WSL Championship Tour est l’endroit où cela se produit, et le chemin de qualification olympique devrait le refléter encore plus fortement. »

    Lakey Peterson partage une déception similaire : « Quel dommage de voir ça. Un manque total de respect envers les surfeurs de la WSL. Nous aurions aimé que vous discutiez avec nous avant de prendre cette décision, car nous avons essayé d’avoir des réunions à plusieurs reprises avec vous, et vous avez annulé, agissant dans notre dos et ne permettant pas une ligne de communication ouverte avec les surfeurs dont la vie est affectée par cela. »

    Même Caity Simmers et Luana Silva ont exprimé leur désaccord, la première avec un simple « deux pouces vers le bas » évocateur, la seconde par un clair « Nous ne sommes pas d’accord avec ce système. »

    Le cœur du problème : peur de perdre ou opportunité manquée ?

    Ces critiques soulèvent une question fondamentale : pourquoi cette réticence à s’investir davantage dans les événements ISA ? Certains éditorialistes n’hésitent pas à parler de « peur de perdre » face à des surfeurs de nations émergentes, ou de « mépris » envers une organisation qui, rappelons-le, est le seul chemin vers les Jeux.

    Le contraste est frappant avec l’exemple de Gabriel Medina à Porto Rico en 2024. Ayant manqué la qualification olympique directe, il s’est engagé pleinement dans les ISA World Surfing Games, remportant le championnat avec une émotion palpable et décrochant ainsi son ticket. Une performance saluée comme un exemple de « courage » et de détermination face à l’enjeu olympique.

    L’ISA est accusée d’agir en coulisses et de défendre ses propres intérêts. De leur côté, les surfeurs du CT estiment que le système actuel, qui favorise la crème de la WSL, est le garant de la qualité olympique. La fracture est profonde.

    Vers Los Angeles 2028 : un chemin « plus disputé »… et plus tendu

    Si l’intention de l’ISA est de rendre la route vers Los Angeles 2028 « bien plus disputée » et de valoriser ses propres compétitions, la méthode et la réception de cette réforme révèlent une tension significative entre les deux entités majeures du surf mondial. Les détails définitifs sont encore à confirmer, mais une chose est certaine : le surf olympique est à la croisée des chemins, et la paix n’est pas encore signée entre tous les acteurs.

    L’enjeu n’est plus seulement sportif, il est aussi politique. Et il pourrait bien redessiner le paysage du surf de compétition pour les années à venir.

  • Alerte lancée à La Santa : Le Lanzarote Quemao Class 2026 prêt à rugir

    Alerte lancée à La Santa : Le Lanzarote Quemao Class 2026 prêt à rugir

    Le « Pipe Masters » des Canaries est sur le point de s’embraser. Les organisateurs du Lanzarote Quemao Class ont officiellement activé l’alerte pour la tenue de l’événement entre le 22 et le 24 février 2026. Si les conditions se maintiennent, les deux meilleures journées de cette fenêtre seront choisies pour lancer l’une des compétitions les plus spectaculaires et périlleuses d’Europe.

    Suivez la compétition sur Youtube

    Suivez le jour 2 de la compétition

    Un plateau de « Gladiateurs » XXL

    L’événement, qui fonctionne exclusivement sur invitation, rassemble 64 athlètes d’élite (32 surfeurs et 32 bodyboarders) prêts à défier la puissance brute de la vague El Quemao.

    Parmi les têtes d’affiche confirmées sur la liste des surfeurs invités (voir visuel), on retrouve un contingent français et international de très haut niveau :

    • Les cadors tricolores : Joan Duru, Marc Lacomare, Sam Piter et William Aliotti.
    • Les stars internationales : Mason Barnes (USA), Noa Deane (Australie), Parker Coffin (USA) et le chargeur de grosses vagues Lucas Chianca (Brésil).
    • L’élite locale : José María Cabrera et une forte délégation des Canaries, habituée à dompter ce récif volcanique acéré.

    Plus qu’une compétition : un hommage

    Au-delà de la performance, le Lanzarote Quemao Class reste profondément ancré dans le respect et la mémoire. Comme chaque année, une cérémonie d’hommage sera rendue à David Infante « El Fula ». C’est en son honneur que la communauté du surf se réunit à La Santa, rappelant que derrière le spectacle se cache l’une des vagues les plus exigeantes du Vieux Continent.

    Le compte à rebours est lancé

    La compétition vient d’être sur les 4 prochains jours. Le but est de profiter des conditions et de choisir les deux meilleures journées.

    Samedi 21 février 2026

    • 14h30 : Enregistrement des compétiteurs. Inscription et retrait des accréditations pour les compétiteurs.
    • 16h00 : Réunion de sécurité. Compétiteurs, équipe de secours, pompiers et service d’ambulance.
    • 16h30 : Photo de famille. Compétiteurs et sponsors *Gradins de la plage de l’événement.
    • 17h30 : Hommage à David Infante « Fula ». Cérémonie près de la plaque commémorative sur la promenade et offrande en mer. La présence de tous les compétiteurs est obligatoire.
  • Surf aux JO 2028 : une réforme qui change tout

    Surf aux JO 2028 : une réforme qui change tout

    Le système de qualification olympique en surf pourrait connaître un tournant majeur pour les Jeux de Jeux Olympiques de Los Angeles 2028. Plusieurs médias spécialisés révèlent que l’International Surfing Association (ISA) souhaiterait réduire drastiquement le nombre de places attribuées via le World Surf League Championship Tour (CT).

    Moins de places via le CT

    Lors des cycles précédents (Tokyo 2020 et Paris 2024), une part importante des quotas olympiques provenait du classement final du CT. Ce système favorisait logiquement les surfeurs déjà installés au plus haut niveau mondial.

    La nouvelle orientation envisagée limiterait à cinq places par genre via le CT, avec potentiellement une restriction à un surfeur par pays. Une décision stratégique qui renforcerait le rôle des compétitions ISA dans la course aux Jeux.

    L’ISA au centre du jeu

    Si la réforme est confirmée, les ISA World Surfing Games deviendraient un passage quasi incontournable pour décrocher un ticket olympique. Les surfeurs du CT devraient alors s’investir pleinement dans ces épreuves, au lieu d’y participer sans enjeu majeur.

    L’objectif est clair :

    • Rééquilibrer les chances entre nations traditionnelles et émergentes
    • Intensifier la compétition internationale
    • Donner plus de valeur aux performances en championnat du monde ISA

    Une motivation décuplée

    On se souvient de la performance exceptionnelle de Gabriel Medina à Porto Rico en 2024, portée par l’enjeu olympique. Avec un système plus exigeant, chaque compétition pourrait devenir décisive, aussi bien en ISA qu’en CT.

    Cette réforme corrigerait plusieurs critiques du modèle précédent : manque d’intensité stratégique, qualifications quasi automatiques et faible pression concurrentielle.

    Les détails définitifs restent à confirmer, mais une chose est sûre : la route vers Los Angeles 2028 s’annonce bien plus disputée.

    Sources

    • Duke Surf – ISA seeks to reduce the number of qualifiers through the CT to five by 2028
    • The Inertia – ISA and WSL Olympic qualification discussions for LA 2028
  • Challenger Series : Kauli Vaast qualifié statistiquement, quels scénarios pour Jorgann Couzinet ?

    Challenger Series : Kauli Vaast qualifié statistiquement, quels scénarios pour Jorgann Couzinet ?

    À une étape de la fin des Challenger Series, le classement commence enfin à parler clair.
    Certains surfeurs peuvent déjà respirer, d’autres sont condamnés à sortir la calculatrice… et à prier pour des éliminations précoces chez leurs rivaux.

    Deux Français incarnent parfaitement ces deux réalités opposées : Kauli Vaast, déjà assuré de son ticket pour le Championship Tour, et Jorgann Couzinet, toujours en embuscade, mais sans droit à l’erreur.

    Kauli Vaast : une qualification acquise statistiquement

    Actuel 2e du classement Challenger Series, Kauli Vaast totalise 22 520 points avant le dernier événement.
    Un chiffre clé quand on sait que seuls les 10 premiers du classement final décrochent leur place sur le CT la saison suivante.

    Même dans le pire des scénarios possibles — une élimination précoce combinée à une victoire d’un concurrent direct — Kauli ne pourrait sortir du top 10 qu’avec une prestation sans faute des 11 surfeurs derrière lui et avec un classement très spécifique. C’est mathématiquement faisable, mais statistiquement, c’est une autre histoire

    • Liam O’Brien : finale (7 800) → passe au-dessus de 22 520
    • Mateus Herdy : demi-finale (6 085) → passe au-dessus
    • Callum Robson : demi-finale (6 085) → passe au-dessus
    • Oscar Berry : 5e (4 745) → passe au-dessus
    • Morgan Cibilic : 5e (4 745) → passe au-dessus
    • Jacob Willcox : 5e (4 745) → passe au-dessus
    • George Pittar : 9e (3 320) → passe au-dessus
    • Samuel Pupo : 9e (3 320) → passe au-dessus
    • Luke Thompson : 9e (3 320) → passe au-dessus

    La qualification de Kauli Vaast est statistiquement acquise.
    Il s’agit déjà d’un immense succès sportif, mais aussi d’un symbole fort : le surf français place à nouveau un de ses talents majeurs parmi l’élite mondiale.

    Jorgann Couzinet : tout reste possible… mais rien n’est garanti

    La situation est nettement plus complexe pour Jorgann Couzinet.
    Avant le dernier event, il pointe à la 13e place avec 14 930 points.

    Le détail crucial :
    Sur les Challenger Series, seuls les meilleurs résultats comptent. Le plus faible résultat comptabilisé de Jorgann est actuellement 700 points. Cela signifie que toute performance supérieure viendra remplacer ce score et faire grimper son total.

    Les totaux possibles pour Jorgann Couzinet

    Selon son résultat au dernier Challenger Series, voici où Jorgann pourrait terminer :

    • 5e place18 975 points
    • 3e place20 315 points
    • 2e place22 030 points
    • Victoire24 230 points

    À titre de comparaison, le 10e actuel (Jacob Willcox) affiche 18 840 points.

    Scénario 1 : la qualification “propre” (mais fragile)

    ➡️ Jorgann termine 5e

    Il passerait alors devant la barre du top 10… à condition que :

    • Jacob Willcox ne dépasse pas les 33e
    • Callum Robson ne dépasse pas les 33e

    Dans ce scénario, aucun des deux ne remplacerait leur plus faible résultat, et Jorgann entrerait dans les dix premiers.

    ⚠️ Problème : ce scénario dépend fortement des contre-performances des autres.

    Scénario 2 : la qualification sous contrôle

    ➡️ Jorgann termine 3e

    Avec plus de 20 000 points, il se protège déjà bien mieux :

    • Il passe devant Willcox même si celui-ci atteint les 17e
    • Il garde une marge sur la majorité des poursuivants directs

    C’est le scénario qui commence à rendre la qualification réaliste et solide.

    Scénario 3 : aucune discussion possible

    ➡️ Jorgann termine 2e ou gagne l’event

    Dans ce cas :

    • Il dépasse largement la barre des 22 000 points
    • Il devient quasiment intouchable, même en cas de gros résultat des concurrents directs

    👉 Une victoire ou une finale rendrait la qualification quasi automatique, sans dépendre des autres tableaux.

    Le vrai danger : les attaques venues de l’arrière

    Même si le duel médiatique se concentre sur Willcox ou Robson, d’autres noms restent dangereux :

    • Dimitri Poulos
    • Levi Slawson
    • Jordan Lawler

    Un podium surprise de l’un d’eux pourrait totalement redistribuer les cartes. C’est pour cela qu’un simple quart de finale ne garantit rien à Jorgann.

    Verdict final

    Kauli Vaast est officiellement qualifié pour le Championship Tour

    Jorgann Couzinet doit viser au minimum un podium

    Une victoire le qualifierait sans calculs

    La différence entre les deux Français illustre parfaitement la cruauté des Challenger Series :
    un circuit où une saison entière peut se jouer sur une seule vague, un seul heat, un seul score.

    Classement Challenger Series – Top 20 actuel

    1. Eli Hanneman (Hawaï) – 26 215 pts
    2. Kauli Vaast (France) – 22 520 ptsqualifié
    3. George Pittar (Australie) – 22 320 pts
    4. Samuel Pupo (Brésil) – 21 860 pts
    5. Luke Thompson (Afrique du Sud) – 21 465 pts
    6. Oscar Berry (Australie) – 20 710 pts
    7. Morgan Cibilic (Australie) – 19 885 pts
    8. Mateus Herdy (Brésil) – 19 460 pts
    9. Liam O’Brien (Australie) – 19 450 pts
    10. Jacob Willcox (Australie) – 18 840 ptscut line CT

    Callum Robson (Australie) – 17 620 pts

    Winter Vincent (Australie) – 14 990 pts

    Jorgann Couzinet (France) – 14 930 pts

    Dimitri Poulos (USA) – 14 790 pts

    Levi Slawson (USA) – 14 700 pts

    Jordan Lawler (Australie) – 13 905 pts

    Xavier Huxtable (Australie) – 13 810 pts

    Kade Matson (USA) – 12 685 pts

    Taro Watanabe (USA) – 12 265 pts

    Hiroto Ohhara (Japon) – 11 985 pts

  • Une journée de tubes mémorable à Pipeline pour les Français

    Une journée de tubes mémorable à Pipeline pour les Français

    Encore une belle journée de surf à Banzai Pipeline, du genre à rappeler pourquoi cette vague reste le juge de paix ultime du surf mondial. On savait que ce serait solide, puissant, engagé. Il y avait même une petite crainte : trop gros, trop désordonné, ou gâché par un vent de shore capricieux. Finalement, rien de tout ça. Les organisateurs ont eu le nez fin : conditions exigeantes mais surfables, et surtout un spectacle XXL jusqu’au terme de la compétition masculine du Lexus Pipe Challenger Presented by Billabong.

    Des tubes, des vraies prises de risque, et une intensité constante. Pipeline a parlé. Et les surfeurs ont répondu.

    Les Français brillent dès les 32es de finale

    C’est sans doute l’un des grands enseignements de cette journée : les trois Français engagés se qualifient avec autorité pour les quarts de finale, dans des séries loin d’être simples. Une performance collective remarquable, surtout dans des conditions où l’erreur se paie cash.

    Kauli Vaast, la confirmation dans le tube

    Aucune surprise ici. Kauli Vaast est reconnu comme l’un des meilleurs tube riders de sa génération, et il l’a encore prouvé à Pipeline. Lecture impeccable, engagement total, et surtout cette capacité à choisir LA bonne vague. Dans un heat ultra relevé, il sort des tubes propres, profonds, notés. Pipeline ou Backdoor lui vont bien, tout simplement.

    Jorgann Couzinet, la révélation

    Là, on parle clairement de la surprise française de la compétition. Son histoire avec Hawaii est compliquée : par le passé, Jorgann avait déjà laissé filer une qualification au CT à Sunset, éliminé prématurément alors qu’il était presque qualifié. Cette fois, le scénario est inversé.

    Il arrive à Pipeline avec beaucoup de retard au classement Challenger Series, peu de chances mathématiques… et il surfe libéré. Résultat : des choix justes, une gestion intelligente du line-up, et surtout une vraie solidité mentale. Quoi qu’il arrive pour la qualification finale, il a clairement débloqué quelque chose ici à Hawaii.

    Charly Quivront, le show

    En 32es, Charly Quivront régale. Un énorme tube à Pipe, engagé, propre, sans grab, parfaitement exécuté. Le genre de vague qui fait lever le public et rappelle que Charly est capable de performances spectaculaires sur les vagues de récif.

    Un quart de finale 100 % haute tension… et presque 100 % bleu-blanc-rouge

    Le tirage offre une série complètement folle : Kauli Vaast, Jorgann Couzinet, Charly Quivront, face au local Joey Johnston. Pipeline, des Français, un local affûté : ambiance électrique.

    Couzinet impérial

    Jorgann Couzinet surfe sa série comme un patron. Calme, précis, opportuniste. Il termine largement en tête, une nouvelle fois, confirmant que son parcours n’a rien d’un accident.

    Le crève-cœur Vaast

    Derrière, le scénario est cruel. Joey Johnston et Kauli Vaast terminent avec le même total : 12,20 points. La différence ? La meilleure vague. Johnston sort un 6,77, contre un 6,00 pour Vaast. En compétition, ce détail suffit à faire basculer une carrière.

    C’est frustrant, d’autant plus que Kauli avait clairement le niveau pour aller plus loin. Cela dit, un quart de finale à Pipe, dans ces conditions, reste un très gros résultat. Kauli Vaast valide son ticket pour le CT. Une demi-finale aurait été la cerise, mais l’essentiel est là.

    Charly Quivront s’arrête également à ce stade, après une série intense, sans démériter.

    Demi-finale à Pipeline : Couzinet défie les pronostics

    Soyons honnêtes : personne n’avait mis Jorgann Couzinet en demi-finale à Pipeline, surtout avec les prévisions de gros swell. Et pourtant. Il y est. Une performance énorme, presque irréelle sur le papier.

    Est-ce suffisant pour décrocher la qualification au CT ? Rien n’est encore joué. Il reste un gap avec le Top 10, et une dernière étape en Australie. Mais attention : la vague peut lui convenir, et cette confiance nouvelle pourrait tout changer.

    Quoi qu’il arrive, cette demi-finale à Pipe marquera un tournant dans sa carrière.

    Robson sacré, Pipeline fidèle à sa légende

    Devant, Callum Robson s’impose au terme d’une finale solide face à Morgan Cibilic, Griffin Colapinto et Eli Hanneman. Une victoire qui relance complètement Robson dans la course au CT, tandis qu’Hanneman valide officiellement sa requalification devant son public.

    Pipeline, une fois encore, n’a rien donné gratuitement. Mais elle a offert une journée de surf spectaculaire, des trajectoires qui se dessinent, et une certitude : le surf français a clairement franchi un cap à Hawaii.

  • Pipeline comme on l’aime : une soirée de surf rare et un carton français

    Pipeline comme on l’aime : une soirée de surf rare et un carton français

    Une soirée presque parfaite sur le Challenger Series

    Il y a des soirées de compétition que l’on regarde distraitement, et d’autres qui rappellent pourquoi on aime profondément le surf de compétition.
    La nuit passée sur le Banzai Pipeline fait clairement partie de la seconde catégorie.

    Des vagues propres, ni trop grosses ni trop petites, un vent offshore bien calé, des lignes lisibles à Backdoor comme à Pipeline… Bref, des conditions presque idéales, plus proches de ce que l’on voit habituellement sur le Championship Tour que sur les Challenger Series.
    Un luxe rare, encore plus à ce stade de la saison.

    Et quand le décor est parfait, le surf suit.

    @icones_surf pipeline lexus pro jour 3 #surfing #surfer #waves #surfers #surf #wsl ♬ son original – Icônes Surf, le média en ligne

    Une démonstration française à Pipeline

    Cette soirée avait aussi une saveur particulière côté tricolore.
    Trois Français à l’eau, trois qualifications, et surtout des performances solides, intelligentes et engagées dans une vague qui ne pardonne rien.

    Kauli Vaast, sérieux candidat au CT

    En lice pour une qualification sur le CT, Kauli Vaast a rappelé pourquoi il est aujourd’hui l’un des surfeurs les plus dangereux dans les vagues tubulaires.
    Sur une série pourtant peu fournie en opportunités, le Tahitien a su rester patient avant de trouver la droite qu’il attendait à Backdoor, puis une seconde vague décisive en fin de heat.

    Un surf propre, sans précipitation, parfaitement maîtrisé, qui lui permet de signer le meilleur total de la journée et de se replacer idéalement au classement général.
    Après cette victoire de série, Vaast se rapproche encore un peu plus de son objectif : intégrer le CT.

    Jorgann Couzinet, la surprise qui n’en est plus une

    C’est peut-être la performance qui a le plus marqué la soirée.
    Jorgann Couzinet, au parcours atypique et longtemps privé de véritables campagnes hawaïennes, a livré une démonstration de maîtrise dans les tubes de Pipeline.

    Dès sa première vague, un take-off engagé et un tube parfaitement négocié donnent le ton.
    Loin de subir la série, Couzinet la contrôle, éliminant au passage Samuel Pupo, pourtant deuxième du classement Challenger Series avant ce round.

    Une prestation qui confirme une progression évidente et qui replace Jorgann comme un sérieux outsider pour la suite de la saison, même si la route vers le CT reste encore longue.

    Charly Quivront, opportuniste et efficace

    Dans cette même série, Charly Quivront n’a rien lâché.
    Très intelligent tactiquement, il a longtemps contenu Samuel Pupo avant d’aller chercher le tube décisif en fin de heat.

    Résultat : une deuxième place méritée et une qualification de plus pour le clan français.
    Un sans-faute collectif qui fait du bien au moral… et au classement.

    Les autres faits marquants de la journée

    La journée a également été marquée par plusieurs performances de haut vol :

    • Mikey McDonagh a fait exploser les compteurs avec un 9,50 à Backdoor, meilleure vague de l’événement jusqu’ici.
    • Taro Watanabe, dos au mur, a trouvé un tube salvateur dans les dernières minutes pour renverser sa série.
    • Lucas Silveira a sorti le grand jeu face à Barron Mamiya, prouvant une nouvelle fois qu’il a l’étoffe d’un futur rookie du CT.
    • Les locaux hawaïens, à l’image de Joey Johnston et Benji Brand, ont continué à jouer les trouble-fête en éliminant plusieurs têtes de série.

    Même les stars du CT, comme Griffin Colapinto ou Seth Moniz, ont dû s’employer sérieusement pour passer ce premier vrai test à Pipeline.

    Une suite de compétition sous haute tension

    Si cette soirée restera comme l’un des temps forts de l’événement, la suite s’annonce beaucoup plus délicate.
    Il reste encore 29 séries à disputer, hommes et femmes confondus, de 25 à 30 minutes.

    Surtout, les prévisions météo inquiètent :
    houle massive, vents onshore annoncés, journées potentiellement hors de contrôle avant un possible retour de l’offshore pour le final.

    Dans ce contexte, les surfeurs à l’aise dans le gros, les tubes engagés et les conditions chaotiques pourraient tirer leur épingle du jeu.
    Un scénario qui semble plutôt favorable à Kauli Vaast, plus incertain pour d’autres Français.

    Une chose est sûre : à Pipeline, rien n’est jamais acquis.

  • Challenger Series à Pipeline : quand la compétition bascule enfin dans le vrai surf

    Challenger Series à Pipeline : quand la compétition bascule enfin dans le vrai surf

    Après une première journée frustrante et clairement indigne de Pipeline, le Lexus Pipe Challenger Presented by Billabong est enfin entré dans une autre dimension. Le spot mythique d’Oʻahu a rappelé à tout le monde pourquoi il reste l’examen ultime pour celles et ceux qui rêvent du Championship Tour. Mais avant les gros tubes masculins, retour sur une journée femmes tout sauf simple.

    Journée femmes : stratégie, frustration et grand soulagement

    Les conditions de la première journée féminine n’avaient rien d’hawaïen. Vent offshore en début de journée, onshore plus, vagues molles, tubes rare : un vrai casse-tête tactique.

    Dans ce contexte piégeux, Vahine Fierro s’est montrée solide. Sans forcer, elle a fait parler sa maturité et sa lecture du plan d’eau pour se qualifier dans une série fermée, où chaque vague comptait double.

    À l’inverse, la jeune Kiara Goold n’a jamais trouvé l’ouverture dans une série rendue quasi impossible par le vent et l’absence de sections exploitables.

    Le scénario semblait pouvoir se répéter pour Tya Zebrowski… jusqu’à ce que le vent monte encore d’un cran. Alors que la série était déjà à l’eau, la compétition a été placée on hold. Un énorme ouf de soulagement pour la Française, tant les conditions devenaient absurdes pour une épreuve à Pipeline.

    Chez les hommes, Pipeline reprend le contrôle

    Le contraste avec les hommes a été saisissant. Dès les premiers heats, Pipeline s’est réveillée, offrant des conditions lourdes, imprévisibles et clairement intimidantes. Exactement ce que ce spot exige. Les spécialistes locaux ont immédiatement pris le pouvoir. Joey Johnston a frappé fort en trouvant deux des meilleurs barrels de la journée à Backdoor. Makana Pang a rappelé pourquoi il fait partie des chargeurs les plus respectés du North Shore, avec des take-offs engagés et une lecture parfaite dde la vague.

    Mais la performance qui a marqué les esprits reste celle de Mason Ho. Toujours imprévisible, toujours spectaculaire, il a claqué un 9,07 dans des conditions solides, prouvant une nouvelle fois qu’il est aussi dangereux en compétition que lors des freesurfs les plus fous.

    Les Français entre espoir et cruauté de Pipe

    Côté tricolore, Charly Quivront a parfaitement tiré son épingle du jeu en remportant son heat dans un Pipeline exigeant, confirmant sa capacité à répondre présent dans les vagues hawaiennes.

    En revanche, petite déception pour Maxime Huscenot. Très en vue avant le début de la compétition, avec de nombreuses vidéos le montrant à l’aise dans les barrels hawaïens, il n’a pas trouvé l’alignement parfait le jour J. À Pipeline, le talent ne suffit pas : il faut aussi le bon timing, la bonne priorité… et un soupçon de chance.

    La preuve ultime ? Jamie O’Brien, pourtant l’un des rois incontestés de Pipeline, a été éliminé avec un total dérisoire de 1 point. À Pipe, personne n’est à l’abri.

    Pipeline, juge impitoyable du haut niveau

    Ces deux journées ont parfaitement résumé ce qu’est Pipeline : une vague qui ne pardonne rien, qui remet tout le monde à égalité et qui sépare brutalement le freesurf de la compétition.

    Avec des locaux ultra-affûtés, des favoris sous pression et des outsiders capables de coups d’éclat, la suite du Challenger Series à Pipeline s’annonce explosive. Et cette fois, on est enfin dans le vrai surf.

  • Officiel : Raglan remplace Jeffreys Bay sur le CT 2026

    Officiel : Raglan remplace Jeffreys Bay sur le CT 2026

    C’est désormais acté. La World Surf League a officialisé une annonce surprise : Jeffreys Bay disparaît du calendrier 2026, remplacée par Raglan et sa mythique gauche de Manu Bay.
    La compétition se déroulera du 15 au 25 mai 2026, sur la côte ouest de l’île du Nord, en plein automne austral — une période idéale pour voir Raglan fonctionner à plein régime.

    Une décision économique assumée

    Dans son communiqué, le CEO de la WSL Ryan Crosby a été clair : malgré l’attachement à Jeffreys Bay, les coûts logistiques et l’absence de soutien financier suffisant rendent l’étape non viable à court terme. L’objectif affiché est de préserver la santé globale du circuit et son avenir économique.

    Une excellente nouvelle pour les goofy-footers

    Sportivement, l’arrivée de Raglan rééquilibre le tour. Avec cette longue gauche ultra-technique, le CT comptera désormais quatre véritables gauches majeures, aux côtés de Teahupoʻo, Cloudbreak et Pipeline.
    Un changement salué par de nombreux surfeurs, dont Yago Dora, ravi de voir enfin une nouvelle gauche de haut niveau intégrer le calendrier.

    Raglan, pari audacieux mais logique

    Moins iconique que J-Bay dans l’imaginaire collectif, Raglan offre pourtant un cadre naturel spectaculaire et une vague parfaitement adaptée au surf moderne. Reste une inconnue : la régularité de la houle pendant la fenêtre de compétition. Mais sur le papier, le choix est fort, cohérent… et excitant.

  • John John Florence renonce finalement au Championship Tour 2026

    John John Florence renonce finalement au Championship Tour 2026

    La nouvelle est tombée comme un coup de froid dans l’eau chaude d’Hawaï. Il y a encore quelques semaines, le retour de John John Florence sur le Championship Tour 2026 semblait acté. Une annonce qui avait rallumé la flamme chez les fans, déjà portés par les retours annoncés d’icônes comme Gabriel Medina ou Filipe Toledo.
    Mais le triple champion du monde a une nouvelle fois changé de cap.

    Une décision mûrie, loin de la compétition

    Dans un message limpide, John John Florence a confirmé qu’il ne serait finalement pas engagé à temps plein sur le CT en 2026. Après une année 2025 déjà mise entre parenthèses, le Hawaiien a choisi de prolonger cette parenthèse hors compétition, privilégiant une vie de voyage et d’exploration avec sa famille.

    Son discours est clair : continuer à surfer, progresser encore, mais hors du cadre ultra-structuré du tour mondial. Devenir un meilleur surfeur, mais aussi – et surtout – un meilleur père, en combinant aventure, curiosité et liberté. Il insiste d’ailleurs sur un point important : il ne s’agit pas d’une retraite, mais d’un chemin différent, pour l’instant.

    Un vide énorme sur le Tour

    Sportivement, l’absence de John John Florence en 2026 laisse un goût amer. Sa dernière saison complète, en 2024, avait été tout simplement impressionnante : victoire à El Salvador, finale à Pipeline et un titre mondial décroché avec autorité. Beaucoup voyaient encore en lui l’homme à battre, capable d’écrire quelques chapitres supplémentaires à une carrière déjà légendaire.

    Même s’il pourrait réapparaître ponctuellement via des wildcards – notamment à Pipeline ou sur des événements mythiques comme The Eddie – le CT perd l’un de ses piliers les plus respectés.

    Ramzi Boukhiam, le grand bénéficiaire

    La question que tout le monde se pose désormais : qui héritera de la place laissée vacante ? La nouvelle vient de tomber, c’est Ramzi Boukhiam qui sera le grand bénéficiaire de cette décision.

    Avec une confirmation officielle de la World Surf League, le Marocain a définitivement un pied sur le Championship Tour 2026. Une opportunité inespérée pour Ramzi Boukhiam, qui se retrouve propulsé au plus haut niveau après une période d’incertitude liée à une blessure sur le WCT. Une chance rare, qu’il devra saisir sans calcul.

    Une page se tourne… sans se refermer

    Pour les fans, la déception est réelle. Voir John John Florence s’éloigner une nouvelle fois du Tour laisse un vide sportif et émotionnel. Mais connaissant le personnage, personne n’ose vraiment parler de chapitre clos. Tant que John John surfe, l’histoire reste ouverte.

  • Challenger Series à Pipeline : le moment de vérité pour Kauli Vaast

    Challenger Series à Pipeline : le moment de vérité pour Kauli Vaast

    Pipeline n’est jamais une étape comme les autres. Mais cette année, le Lexus Pipe Challenger prend une dimension particulière pour les surfeurs engagés dans la course au Championship Tour 2026. À deux compétitions de la fin du calendrier Challenger Series, chaque série compte, chaque vague peut faire basculer une carrière. Et pour Kauli Vaast, l’enjeu est clair : se rapprocher, voire verrouiller définitivement, sa place parmi l’élite mondiale.

    Pipeline, juge impitoyable de la course au CT

    Organiser l’avant-dernière étape des Challenger Series à Pipeline, c’est accepter une part d’imprévisible. Tubes massifs, take-offs critiques, reef ultra-shallow : la vague hawaïenne ne pardonne rien. Elle ne récompense ni les calculs ni la prudence excessive, mais l’engagement pur et la lecture instinctive. C’est une vague qui demande de l’expérience et une science du tube.

    Cette étape arrive à un moment charnière de la saison. Sur les 10 places qualificatives chez les hommes et 7 chez les femmes, seules deux certitudes existent à ce stade.

    Kauli Vaast, une qualification à portée de main

    Actuellement 6e du classement Challenger Series, Kauli Vaast aborde Pipeline en position de force. Son surf dans les tubes à Teahupoo, sa gestion des sections critiques et son calme sous pression font de lui l’un des prétendants sérieux à la victoire. Une demi-finale à Pipeline suffirait à le qualifier mathématiquement et officiellement pour le CT 2026.

    Même sans atteindre ce stade, un résultat solide permettrait au Tahitien d’aborder la dernière étape australienne avec un net avantage, et surtout sans pression excessive. Pipeline n’est donc pas une obligation absolue… mais une occasion en or.

    Tya Zebrowski déjà qualifiée, objectif titre

    Chez les femmes, Tya Zebrowski a déjà validé son ticket pour le Championship Tour 2026. Pour elle, l’enjeu est ailleurs : la lutte pour le titre Challenger Series, face notamment à la Portugaise Yolanda Hopkins. Pipeline est une vague difficile pour les femmes, et encore plus pour une jeune fille de 14 ans. On sait qu’elle est à l’aise dans les tubes, mais à quel point, sur une vague aussi exigeance.

    Une pression maximale pour les autres Français

    Derrière Kauli Vaast, la marge est beaucoup plus fine. Jorgann Couzinet, actuellement hors du Top 10, doit impérativement signer deux grosses performances consécutives s’il veut encore y croire. Pipeline, dans ce contexte, peut être soit un accélérateur… soit un couperet.

    Un plateau relevé digne d’un CT

    Ce qui rend cette étape encore plus délicate, c’est le niveau du plateau. Spécialistes locaux, surfeurs du CT venus se frotter aux barrels du North Shore, et prétendants des challengers affamés se retrouvent dans un même tableau. À Pipeline, le classement importe peu : seule la capacité à prendre les bonnes vagues au bon moment fait la différence.

    Classement Challenger Series – focus sur les Français

    Messieurs

    • 6. Kauli Vaast (France) – 19 800 pts
    • 20. Jorgann Couzinet (France) – 10 785 pts
    • 48. Charly Quivront (France) – 5 500 pts
    • 53. Maxime Huscenot (France) – 4 600 pts
    • 65. Justin Becret (France) – 3 100 pts
    • 95. Renan Grainville (France) – 250 pts

    Dames

    • 2. Tya Zebrowski (France) – 33 375 pts (Q)
    • 26. Tessa Thyssen (France) – 8 900 pts
    • 29. Kiara Goold (France) – 8 445 pts
    • 42. Vahine Fierro (France) – 4 745 pts (Q)
  • Le CT de J-Bay vers une annulation ? Raglan évoquée en plan B

    Le CT de J-Bay vers une annulation ? Raglan évoquée en plan B

    La rumeur enfle dans les coulisses du circuit pro : l’étape du Championship Tour à Jeffreys Bay, pourtant annoncée du 10 au 20 juillet, pourrait une nouvelle fois être annulée. Selon Stab, qui cite des sources proches du dossier, la World Surf League étudierait déjà des solutions de remplacement. Et un nom revient avec insistance : Raglan, en Nouvelle-Zélande.

    Une étape mythique… mais coûteuse

    Sur le plan sportif, J-Bay reste l’un des joyaux du circuit. Supertubes, ses murs interminables et ses sections ultra-techniques font partie de l’ADN du surf de performance. Mais en coulisses, la réalité est plus froide : avec des coûts de déplacement estimés à plus de 4 millions de dollars, l’étape sud-africaine serait la plus chère de la saison.

    À cela s’ajoute un problème stratégique pour la WSL : l’audience. Située loin des deux principaux bassins de fans que sont les États-Unis et le Brésil, l’étape de J-Bay souffre d’un suivi en direct relativement faible, ce qui pèse lourd dans la balance économique.

    Raglan, une gauche qui change la donne

    C’est là que Raglan entre en scène. Selon Luke Cederman, résident local, des discussions seraient en cours pour accueillir une étape du CT sur ce spot mythique de l’hémisphère sud. Une idée qui fait déjà saliver une partie du tour, notamment les goofy-footers, régulièrement frustrés par la surreprésentation des droites sur le calendrier.

    Raglan, avec ses longues gauches de type point break, offrirait une vraie alternative : moins de prestige historique que J-Bay, certes, mais une vague ultra-performante, exigeante, et parfaitement adaptée au surf moderne.

    Un calendrier encore inchangé… pour l’instant

    Pour l’heure, rien d’officiel. L’étape de Jeffreys Bay figure toujours sur le calendrier 2026 de la WSL. Mais l’accumulation de rumeurs et la recherche affichée de nouvelles options montrent que le dossier est loin d’être verrouillé.

    Si la tendance se confirme, cette possible bascule symboliserait un tournant : celui d’un circuit qui cherche à équilibrer spectacle, diversité des vagues et viabilité économique. J-Bay ou Raglan ? La décision pourrait bien faire débat, autant chez les puristes que chez les surfeurs du tour.