Catégorie : Compétition Surf

  • Mondiaux SUP 2025 : un immense niveau pour la France, mais l’or par équipes s’envole

    Mondiaux SUP 2025 : un immense niveau pour la France, mais l’or par équipes s’envole

    Le Surf City El Salvador aura de nouveau vibré en novembre 2025 avec les ISA World SUP and Paddleboard Championships, un événement devenu incontournable pour les nations qui comptent dans la rame et le paddle moderne. Conditions propres, ambiance chaude et un niveau global qui ne cesse de monter d’année en année : tout était réuni pour un grand cru.

    Et il l’a été.
    Sauf que… le scénario final a laissé un goût doux-amer dans la délégation française : malgré un ensemble de performances individuelles de très haut niveau, les Bleus repartent d’El Sunzal sans l’or par équipes. Une nouvelle fois, c’est l’Espagne qui décroche la couronne mondiale — deuxième titre consécutif.

    Pour la France, le bilan reste remarquable. Mais l’objectif suprême, celui qui fait briller une nation entière, ne sera pas pour cette année.

    L’Espagne, reine incontestée du Mondial

    Le communiqué espagnol a été clair :

    « España logró segundo título consecutivo en el mundial de SUP y Paddleboard »
    L’Espagne remporte son deuxième titre mondial consécutif en SUP et Paddleboard.

    Et les chiffres le confirment.

    Selon le classement final que tu m’as fourni, la Roja totalise 13 976 points, devant la France avec 13 552 points. Un écart réduit… mais suffisant pour empêcher les Français de rêver d’une victoire historique.

    Les Espagnols ont été d’une régularité impressionnante, avec 10 podiums sur 14 catégories, dont un titre mondial en Prone Distance grâce à Judit Vergés. Ils ont surtout excellé dans ce qui fait souvent la différence dans un classement par nations : les épreuves féminines, les sprints, et la capacité à éviter les « mauvais résultats » qui plombent un total général.

    Et dans cette logique mathématique impitoyable, l’Espagne a été simplement meilleure.

    La France : un collectif solide, des performances éclatantes

    Même privée du titre par équipes, la France peut quitter le Salvador avec le sentiment du travail bien fait. Le Mondial 2025 a montré l’émergence d’une génération polyvalente, ambitieuse et très compétitive.

    Voici les points marquants du camp français :

    Maël Tissier, l’une des sensations du Mondial

    Véritable métronome, Maël Tissier a offert à la France des performances énormes, avec notamment une victoire en Prone Distance qui a marqué la journée. Solidité, précision, résistance : le Français a confirmé qu’il fait partie des meilleurs rameurs du monde dans sa catégorie.

    Eliott Bry, le futur du SUP français

    Le phénomène tricolore a livré un Mondial d’une maturité impressionnante, notamment dans les épreuves techniques. Il confirme ici ce que tout le microcosme sait déjà : la France a entre ses mains l’un des talents les plus prometteurs du paddle mondial.

    Un collectif homogène

    Ce qui frappe dans cette équipe de France 2025, c’est la cohérence du groupe. Peu de « trous », beaucoup de solidité, et surtout une capacité à performer dans toutes les disciplines : surf SUP, distance, technique, prone, junior.

    Pour reprendre la formule souvent utilisée dans les sports olympiques :

    Ce n’est pas une équipe qui a perdu l’or. C’est une autre qui a été encore plus forte.

    Et c’est souvent la pire frustration.

    Pourquoi l’or s’est envolé : analyse à froid

    Oui, la France a excellé.
    Oui, les podiums ont été nombreux.
    Mais dans un Mondial par équipes, un titre se joue sur des détails.

    Voici les facteurs principaux qui expliquent la défaite française :

    1. L’Espagne intouchable dans certaines catégories féminines

    La course longue distance femmes a été décisive. L’Espagnole Duna Gordillo a imposé un rythme surréaliste, quand la Française Anaïs Guyomarch terminait à la 5ᵉ place. Dans un système de points où chaque position compte, cela crée des écarts que l’on paie plus tard.

    2. Les sprints : un secteur où l’Espagne a creusé un vrai fossé

    Les épreuves de sprint, souvent explosives et imprévisibles, ont été dominées par la Roja. L’équipe française a été régulière, mais pas suffisamment haut placée pour reprendre des points.

    3. Le manque de titres en SUP Surf

    Les divisions de SUP Surf peuvent rapporter gros, mais le niveau international y devient féroce. Les Français y ont été solides, mais sans accrocher l’or, là où l’Espagne a placé ses athlètes très haut.

    4. Une mécanique bien huilée côté espagnol

    Le gros point fort de l’Espagne ?
    Elle a évité toutes les contre-performances. Même dans les divisions où elle ne visait pas la victoire, elle restait dans les positions rentables pour le classement général. Et c’est exactement ce qui fait une nation championne.

    Les hispanophones en force… mais la France devant

    Du côté hispanophone, c’est l’année de la confirmation :

    • Argentine : 6e
    • Puerto Rico : 7e
    • Pérou : 8e
    • Chili : 11e

    Cela ajoute au prestige de la performance française, qui reste la meilleure nation hispanophone + francophone de la compétition, derrière l’Espagne seule.

    La France reste le n°2 mondial, et de loin.

    Quel avenir pour l’équipe de France de SUP ?

    Ce Mondial 2025 ouvre en réalité d’excellentes perspectives pour la France :

    1. Une jeunesse prête à prendre le pouvoir

    Avec des profils comme Eliott Bry, mais aussi toute une vague montante en junior et en SUP technique, la France s’assure un avenir radieux.

    2. Une marge de progression bien identifiée

    Les axes de travail sont clairs :

    • renforcer les sprints,
    • densifier les catégories féminines,
    • viser plus haut en SUP Surf,
    • et conserver l’excellence en prone distance.

    3. Un collectif structuré qui peut viser l’or dès 2026

    Le plus dur dans un Mondial, c’est d’être constant.
    La France l’a montré.
    Pour transformer un podium global en titre, il faudra des victoires nettes dans quelques catégories clés.

    Mais l’écart avec l’Espagne (424 points) est loin d’être insurmontable.

    Entre fierté et frustration, un Mondial qui inspire

    La France quitte El Salvador sans l’or, mais avec un sourire teinté de frustration – signe que cette équipe vise plus haut que des podiums symboliques.

    Dans les faits :

    • les Français ont été réguliers,
    • performants,
    • talentueux,
    • et ultra présents dans presque toutes les finales importantes.

    Il manque encore un petit quelque chose pour décrocher le titre suprême, mais les bases sont là, solides et inspirantes.

    Rendez-vous en 2026 : les Bleus seront très attendus.

  • Carissa Moore signe son grand retour sur le CT en 2026

    Carissa Moore signe son grand retour sur le CT en 2026

    Un an et demi après avoir quitté la compétition pour vivre l’un des plus beaux chapitres de sa vie, Carissa Moore est officiellement de retour sur le Championship Tour 2026. La nouvelle vient de tomber : la quintuple championne du monde et championne olympique recevra le wildcard saisonnier de la WSL, lui ouvrant la porte d’un retour à plein temps sur le circuit.
    Après avoir accueilli son premier enfant, Olena, en février 2025, la surfeuse hawaïenne revient avec une énergie nouvelle – et un message puissant : « Nous pouvons continuer à poursuivre nos rêves, même lorsque la vie évolue. »

    Une championne hors normes, déjà légendaire

    Depuis son arrivée sur le Tour en 2010, Carissa Moore a tout simplement redéfini les standards du surf féminin. À 17 ans, elle remportait déjà des heats contre les meilleures. À 18 ans, elle devenait la plus jeune championne du monde de l’histoire.
    Et les chiffres parlent d’eux-mêmes :

    • 13 saisons complètes sur le CT
    • 28 victoires en carrière
    • Jamais moins bien classée que 3e… sauf une seule fois
    • Médaillée d’or lors de la toute première épreuve olympique de surf en 2020

    Carissa n’a pas seulement gagné. Elle a inspiré. De son surf puissant et progressif, à son sourire constant, jusqu’à ses engagements solidaires à travers la Moore Aloha Foundation, elle a toujours incarné l’ambassadrice parfaite du surf moderne.

    Une pause nécessaire, un retour monumental

    Sa dernière apparition en compétition remonte au Teahupo’o olympique en 2024, où elle avait surfé l’un des gauches les plus dangereuses de la planète… enceinte de deux mois. Quarterfinals. Rien que ça.
    Après cette performance presque irréelle, elle avait choisi de faire une pause pour accueillir son bébé et se recentrer. Mais son amour du surf et de la compétition n’a jamais disparu. Via ses réseaux, on l’a souvent vue en freesurf, les lignes affutées, les appuis précis, les carves toujours aussi puissants. Une certitude se dessinait : Riss n’avait rien perdu.

    « Remettre un lycra après avoir eu un bébé, c’est déjà une victoire », explique-t-elle.

    Un comeback redouté… et redoutable

    Son retour va forcément rebattre les cartes sur le circuit féminin. Les reines actuelles – Caity Simmers, Molly Picklum, Gabriela Bryan – excellent depuis deux saisons et dominent la scène. Mais une Carissa en forme, motivée, et surtout libérée après une pause choisie… ça peut changer le destin d’un Tour entier. On y voit un choc générationnel entre la jeune garde et Carissa, qui représente maintenant la maturité.

    Une saison 2026 déjà très attendue

    Carissa Moore ne reviendra pas directement sur une étape CT, mais fera son premier test de lycra en décembre prochain au Florence Pipe Pro (QS 2000) à Pipeline. Une manière de renouer avec la compétition sans pression.
    Ensuite, place au grand bain :

    • 1er avril 2026 : lancement du CT à Bells Beach
    • Décembre 2026 : fin de saison au Pipe Masters, devant son public hawaïen

    Un scénario parfait pour célébrer les 50 ans du Championship Tour.

    Un retour historique pour une athlète iconique.

  • Annaëlle Challenge 2025 : le dernier rugissement du slab breton

    Annaëlle Challenge 2025 : le dernier rugissement du slab breton

    C’est un monument du bodyboard français qui tire sa révérence. Les mardi 11 et mercredi 12 novembre 2025, au large de Lampaul-Ploudalmézeau (Finistère), la mythique Annaëlle Challenge s’est tenue pour la dernière fois. Portée depuis plus de quinze ans par des bénévoles passionnés et par le souffle d’une communauté fidèle, cette compétition unique en Europe a offert un final à la hauteur de sa légende : houle d’ouest massive, vent offshore parfait, et un plateau de riders digne d’un championnat du monde.

    Suivez la compétition en direct avec le LIVE JOUR 2

    LIVE DE LA COMPÉTITION JOUR 1

    La dernière danse à Annaëlle

    Armide Soliveres remporte la dernière édition de l’Annaëlle Challenge, refermant avec panache un chapitre unique du bodyboard français. C’est un livre qui se ferme dans la joie et la tristesse : la joie d’avoir assisté à une édition magistrale, mais aussi la mélancolie de voir disparaître une compétition mythique, portée par des organisateurs exemplaires et un engagement total.
    Dans une finale d’anthologie, Soliveres s’impose avec 16 points, devant Pierre-Louis Costes (15,97) au terme d’un duel monumental. Yann Salaün complète le podium avec 14,20 points, suivi de Morgan Le Quellec (12,13). Un superbe spectacle qui restera gravé dans les mémoires, ponctué par une série surf d’exception où Titouan Canevet a offert une prestation XXL, saluée par tous.

    Résultats de la première journée

    La première journée de compétition a offert un beau spectacle malgré des conditions capricieuses. Avec une longue période et un vent soutenu, les riders ont dû composer avec de fortes attentes entre les séries et un courant intense, rendant le placement particulièrement délicat sur cette zone de take-off étroite et exigeante. Dans ces vagues puissantes, Jérémy Arnoux s’est illustré en signant la vague du jour avec une note de 8,83 points, confirmant son excellent état de forme. Pierre-Louis Costes, Yann Salaün, Armide Soliveres et Arnoux ont dominé leurs séries respectives, se qualifiant logiquement pour le tour suivant. Aujourd’hui, les prévisions annoncent une houle en légère baisse mais avec un vent plus faible, promettant des conditions plus maniables pour la suite du spectacle.

    Résultats du Round 1 – Annaëlle Challenge 2025

    Heat 1

    PositionSurfeurPaysPoints
    🥇Pierre-Louis CostesFRA11,60
    🥈Louka ZaninottoFRA9,16
    🥉Derek CraterFRA8,74
    4️⃣Laurent JegoudezFRA3,83

    Heat 2

    PositionSurfeurPaysPoints
    🥇Armidé SoliveresCNY8,86
    🥈Steph KokorelisPOR7,13
    🥉Mael MartinezEUSK5,50
    4️⃣Julien Le SehanBZH4,60

    Heat 3

    PositionSurfeurPaysPoints
    🥇Jérémy ArnouxFRA13,70
    🥈Morgan Le QuellecBZH12,20
    🥉Lionel MedinaCNY11,40
    4️⃣Léo Jourdain-DesprezBZH6,10

    Heat 4

    PositionSurfeurPaysPoints
    🥇Yann SalaünBZH9,10
    🥈Benoît CrenBZH8,30
    🥉Max AusinaEUSK7,94
    4️⃣Irwin CloarecFRA6,24

    Une vague indomptable et inaccessible

    Annaëlle n’est pas un simple spot. C’est une entité sauvage, un slab qui casse sur un fond rocheux à fleur d’eau, derrière un îlot protégé, invisible depuis la côte. Impossible à approcher sans bateau, la vague est à la fois fascinante et terrifiante.
    « Annaëlle, c’est le spot le plus dangereux de France », confiait Pierre-Louis Costes, double champion du monde et double tenant du titre.
    Ce dernier, légende du bodyboard français, faisait évidemment partie des seize invités de cette ultime édition, aux côtés d’un casting exceptionnel :

    • Armide Soliveres, champion du monde 2024,
    • Jérémy Arnoux, double vainqueur de l’épreuve,
    • Louka Zaninotto, jeune prodige français et champion du monde junior (16 ans),
    • Yann Salaün, champion de France et local respecté,
      et bien d’autres spécialistes internationaux du slab.

    Des conditions « folles » pour une dernière danse

    Après trois années d’attente sans fenêtre météo favorable, la nature a finalement offert le cadeau rêvé : deux jours de houle puissante, un vent offshore chirurgical et une lumière d’automne dramatique sur les falaises du nord Finistère.
    Les organisateurs, emmenés par Gwen Renambot, ont annoncé la nouvelle le vendredi précédent avec une excitation palpable : « C’est la bonne, on y va ! »
    Et ils avaient raison. Les vagues ont atteint plusieurs mètres, creuses, rapides, et d’une intensité rare, rappelant pourquoi l’Annaëlle Challenge est devenu au fil des ans un événement culte, presque mystique, dans le monde du bodyboard.

    Une compétition sur invitation, un format resserré

    Fidèle à son ADN, la compétition restait fermée à seize bodyboarders triés sur le volet, répartis en séries de quatre sur deux tours, avant la grande finale.
    Pas de public, pas de tribunes, seulement quelques bateaux de sécurité, des drones et les caméras de la chaîne YouTube officielle, qui a permis au grand public d’assister en direct à ce moment d’histoire.
    Cette intimité assumée, loin du spectacle commercial, a toujours été la marque de fabrique du Challenge : un événement pur, brut, à taille humaine.

    Il est important de noter qu’il y a aura aussi une série avec des surfeurs invités sur le volet pour cette dernière édition.

    Une « der » qui marque la fin d’une époque

    Pourquoi s’arrêter maintenant ?
    Parce qu’organiser l’Annaëlle Challenge, c’est un défi logistique et humain colossal. Entre la sécurité, la météo capricieuse, les autorisations environnementales et la mobilisation d’une armée de bénévoles, chaque édition relevait du miracle.
    L’équipe a préféré clôturer l’aventure sur une note de perfection plutôt que de la laisser s’éteindre lentement. Et quelle note ! Tous ceux qui ont suivi les lives ou les images déjà diffusées s’accordent à dire que cette 8ᵉ édition restera dans l’histoire.

    Un héritage gravé dans la roche

    Depuis 2009, l’Annaëlle Challenge a façonné la culture du bodyboard français. Il a inspiré des générations de riders, révélé des talents, et prouvé que la Bretagne pouvait rivaliser en intensité avec les slabs australiens ou canariens.
    Son esprit, celui du surf engagé, respectueux de la nature et de la communauté, continuera de flotter au large de la presqu’île de Saint-Laurent.
    Les légendes passent, la vague reste.

  • La France lance sa reconquête mondiale de SUP au Salvador

    La France lance sa reconquête mondiale de SUP au Salvador

    Une entame prometteuse sous le soleil de Surf City

    La première journée des Mondiaux ISA de Stand Up Paddle et Paddleboard a bien souri à la France. Sur les vagues d’El Sunzal, théâtre mythique des Mondiaux 2019, les Bleus ont signé un départ idéal.
    Seuls la France et le Brésil ont réussi à faire passer leurs quatre athlètes engagés dans le tableau principal du SUP Surf. Un départ collectif solide, quand des nations puissantes comme l’Espagne, le Japon ou le Pérou ont déjà vu tomber certains de leurs représentants au repêchage.

    Le retour du SUP Surfing tricolore

    C’est un vrai plaisir de revoir cette discipline au programme mondial. En l’absence de Clément Roseyro, Mathieu Carpentier a endossé le double rôle de coach et compétiteur, rejoignant son frère Benoît, champion du monde 2019 et médaillé en 2022 et 2023.
    Chez les dames, Camille Dubrana et Marine Kerdreux, toutes deux bretonnes, ont bien entamé leur campagne sur une vague exigeante, mais régulière.

    Un collectif complet et ambitieux

    En SUP Race, la France présente un groupe équilibré entre jeunesse et expérience :

    • Arthur Arutkin et Titouan Puyo, deux anciens champions du monde,
    • Ethan Bry et son frère Eliott, première sélection internationale commune,
    • Mélanie Lafenêtre, Iona Rivet et Anaïs Guyomarch, solides références féminines,
    • sans oublier Thaïs Delrieux et Maël Tissier en prone paddleboard, deux athlètes issus du sauvetage côtier.

    Cette diversité d’expériences, associée à la cohésion du staff mené par Serge Lougarot, confirme la France parmi les grandes favorites, avec le Brésil et l’Australie.

    Un objectif clair : reconquérir le titre mondial

    Triple championne du monde par équipes (2019, 2022, 2023), la France entend bien reprendre sa couronne perdue l’an dernier au Danemark, où elle avait terminé troisième derrière l’Espagne et le Japon.
    Le Salvador, qui accueille l’événement pour la deuxième fois, porte une symbolique forte : c’est ici même que les Bleus avaient remporté leur premier titre mondial en 2019.

    La suite de la compétition

    Le round 2 du SUP Surf se tiendra ce mardi après-midi à El Sunzal (22h heure française), avant les épreuves techniques et longue distance programmées en fin de semaine.
    Les conditions annoncées sont bonnes, avec un vent léger et des houles régulières : tout ce qu’il faut pour voir briller le collectif tricolore.

  • La France sur le toit du monde : le para surf bleu-blanc-rouge entre dans la légende

    La France sur le toit du monde : le para surf bleu-blanc-rouge entre dans la légende

    Trois sacres consécutifs, cinq champions du monde, douze finalistes : l’équipe de France a régné sur Oceanside

    C’est un exploit majuscule.
    Sous le soleil californien d’Oceanside, les surfeurs tricolores ont écrit une page d’histoire : troisième titre mondial consécutif pour la France, cinq titres individuels, douze finalistes dans dix-huit catégories.
    Jamais une nation n’avait aligné une telle domination sur les Championnats du monde de para surf.
    Les Bleus rejoignent les États-Unis au palmarès, mais surtout, ils deviennent la première équipe à réussir un triplé historique.

    Une génération dorée et une cohésion exemplaire

    Il y a les chiffres, vertigineux. Et puis il y a l’esprit, celui d’une équipe qui ne lâche rien.
    Dix ans après la première édition des Mondiaux, la France s’impose désormais comme la référence mondiale du para surf.

    « Ce titre, c’est celui de tout un collectif », confie Guillaume Colin, champion du monde en Sit. « On se tire tous vers le haut, dans l’eau comme à terre. Cette victoire, elle appartient à toute l’équipe. »

    L’aventure bleue est portée par une philosophie simple : la solidarité, le plaisir, et l’exigence.
    Derrière chaque médaille, il y a un entraîneur, un binôme, un kiné, des clubs engagés et une fédération qui a su professionnaliser la discipline sans trahir son âme.

    Cinq champions du monde français à Oceanside

    Guillaume Colin, l’expérience du champion

    À 41 ans, Guillaume Colin (Palus Avis Surf Club) conserve son titre mondial dans la catégorie Sit au terme d’une finale renversante.
    Longtemps mené, il trouve la vague décisive à cinq minutes du buzzer : un enchaînement fluide, précis, noté haut par les juges.
    Deux vagues plus tard, il prend la tête et ne sera plus jamais rattrapé.
    « J’ai attendu, j’ai douté, mais je savais qu’elle finirait par arriver. Quand elle s’est ouverte, je me suis dit : maintenant ou jamais. »
    Le vétéran incarne à lui seul la constance et la maîtrise de cette équipe.

    Thomas Da Silva, la délivrance après trois finales perdues

    Après trois médailles d’argent consécutives (2022, 2023, 2024), Thomas Da Silva (24 ans, BASCS) décroche enfin le titre en VI1.
    Dans une finale au rythme lent, il impose sa loi avec deux vagues bien construites, totalisant 10,50 points.
    L’Australien Watson et l’Allemand Neumann tentent de revenir, en vain.
    « J’étais à fond. Ce n’était pas facile, mais j’ai tout donné. »
    Un sacre mérité, fruit d’un travail acharné mené entre le Pays basque et la Martinique.

    Pierrot Gagliano, la confirmation

    Déjà champion du monde en 2024, Pierrot Gagliano (25 ans, Hourtin Surf Club) conserve son titre en VI2.
    D’entrée de jeu, il frappe fort : un roller backside explosif et un cut back précis pour un 8,33.
    La finale se transforme en duel contre le Chilien Medina, mais Gagliano garde le contrôle et scelle sa victoire avec une deuxième vague à 8,17 pts.
    Humilité totale à la sortie de l’eau : « Je n’ai pas surfé parfait, mais j’ai pris du plaisir. C’est tout ce qui compte. »

    Laurie Phipps, la reconquête

    Deux ans après son titre mondial en 2023, Laurie Phipps (Hossegor Surf Club) récupère sa couronne en Stand 2 dames.
    Son surf est précis, élégant, et son engagement sans faille.
    Elle surfe deux longues droites notées haut, domine sa finale et s’impose avec 14,17 points.
    Son retour au sommet confirme son statut de pionnière du para surf féminin français.

    Valentine Moskoteoc, la nouvelle étoile

    À seulement 15 ans, Valentine Moskoteoc (Handi Surf) remporte son premier titre mondial en VI1 dames.
    Trois fois vice-championne auparavant, la jeune prodige franchit le cap avec une maturité bluffante.
    En finale, elle surclasse la Portugaise Marta Paço avec un surf fluide et engagé.
    Une performance majuscule, qui fait d’elle la nouvelle figure du para surf tricolore.
    L’avenir est déjà là.

    Des podiums en série : la force du collectif

    Derrière les titres, les Bleus continuent de remplir les podiums.
    Béatrice Duran (Prone 2) décroche la médaille d’argent après un parcours exemplaire, Éric Dargent (Stand 3) signe un cinquième titre de vice-champion du monde, Céline Rouillard (Prone 2) et Gaëlle Habri (Stand 2) repartent avec le bronze.
    Derrière eux, les “médailles de cuivre” – ces 4ᵉ places – reviennent à Solange Balay, Maxime Cabanne et Emmanuelle Blanchet, tous finalistes et modèles de persévérance.

    L’émotion est palpable dans le clan français.
    « Ce n’est pas juste une équipe, c’est une famille », confie Céline Rouillard.
    Dans les gradins, les drapeaux tricolores flottent, et le public californien applaudit la cohésion des Bleus.

    Un sacre collectif, symbole d’une décennie de travail

    Dix ans après la première édition du Mondial, la France récolte les fruits d’un projet bâti sur la durée.
    La structuration des clubs Handi Surf, la formation des encadrants, et l’émergence de talents venus de toutes les régions — du Pays basque à la Bretagne, de la Méditerranée à la Charente — ont créé une base solide.

    Les Bleus incarnent cette vision inclusive :
    le para surf français n’est plus seulement une discipline à part, c’est un modèle de performance et d’inspiration.

    Un hommage à Fred Biscayar, pionnier disparu

    Ce triplé historique résonne comme un hommage.
    En 2015, lors du premier championnat du monde à Oceanside, le capitaine s’appelait Fred Biscayar.
    Ancien directeur de la Ligue de Surf Nouvelle-Aquitaine, disparu en 2023, il a été l’un des fondateurs du mouvement Handi Surf.
    Plusieurs membres de l’équipe actuelle — Éric Dargent, Maxime Cabanne, Serge Lougarot — étaient déjà là à ses côtés, il y a dix ans.
    Ce troisième titre mondial est aussi le leur, et le sien.

    Le classement mondial 2025

    RangNationPoints
    🥇 1France13 741
    🥈 2États-Unis10 151
    🥉 3Brésil9 958
    4Australie8 965
    5Italie5 416

    Trois années de domination tricolore (2023, 2024, 2025).
    Un palmarès qui inscrit définitivement la France dans l’histoire du para surf mondial.
    Les États-Unis, longtemps hégémoniques, voient désormais l’écart se creuser.
    Le Brésil et l’Australie complètent un podium qui, depuis trois ans, a pris des allures de duel France/monde.

    L’esprit bleu : plus qu’une équipe, une famille

    Dans le bus du retour vers Los Angeles, les planches empilées et les médailles autour du cou, on entend des rires, des embrassades, et cette phrase qui revient sans cesse :
    « On l’a fait ensemble. »

    C’est peut-être ça, le secret des Bleus : un état d’esprit collectif, une force tranquille, et une joie communicative.
    La victoire n’est pas seulement dans les scores, elle est dans le lien entre ces surfeurs et surfeuses qui incarnent la résilience.

    Des visages différents, des parcours uniques, mais une même flamme : celle de l’océan, du dépassement et du partage.
    Et derrière eux, une France qui peut être fière de ses champions.

    Une hégémonie appelée à durer

    Un titre mondial individuel en 2023, deux en 2024, cinq en 2025 : la progression française est spectaculaire.
    Les jeunes comme Valentine Moskoteoc ou Héloïse Lauriol assurent la relève, pendant que les vétérans guident, transmettent, inspirent.
    La fédération a trouvé la bonne alchimie entre formation, innovation et inclusion.

    Et si ce triplé n’était qu’un début ?
    Oceanside 2025 restera comme une date historique, mais les Bleus ont déjà la tête à 2026.
    L’ambition ? Continuer à repousser les limites — et à prouver que dans l’eau, le courage n’a pas de handicap.

    Ils et elles sont les Bleus du para surf 2025

    Laurie Phipps, Valentine Moskoteoc, Guillaume Colin, Thomas Da Silva, Pierrot Gagliano,
    Béatrice Duran, Éric Dargent, Céline Rouillard, Gaëlle Habri,
    Solange Balay, Maxime Cabanne, Emmanuelle Blanchet, Héloïse Lauriol, Maxime Clarkin, Clément Clavaud,
    et toute la team menée par Jean-Marc St Geours, Serge Lougarot, Carol Combecave, Edouard Manson et les binômes Handi Surf.

    Une équipe pas comme les autres, unie par la même vague : celle du dépassement de soi.

  • Hans Odriozola et Maria Salgado triomphent au Junior Pro Taghazout Bay 2025

    Hans Odriozola et Maria Salgado triomphent au Junior Pro Taghazout Bay 2025

    Le rideau est tombé sur la saison européenne junior 2025. Dans un décor marocain baigné de soleil et de houle, le Junior Pro Taghazout Bay a livré son verdict final : Hans Odriozola (Espagne) et Maria Salgado (Portugal) s’imposent au terme d’une semaine intense à Anza. Une dernière étape décisive pour le classement européen, qui sacre Maria Salgado et Alfonso Suarez champions d’Europe juniors, tout en désignant les surfeurs qualifiés pour les World Junior Championships 2026 aux Philippines.

    Hans Odriozola, première victoire et coup d’éclat à Anza

    À seulement 17 ans, Hans Odriozola a décroché au Maroc le premier titre de sa jeune carrière sur le circuit Junior Qualifying Series (JQS). Parti sans pression — classé sixième avant la compétition — le surfeur basque espagnol a brillé par son surf fluide et engagé, jusqu’à créer la surprise lors d’une finale à suspense.

    Opposé à Michele Scoppa (Italie), Conor Donegan Dos Santos (Espagne) et João Mendonça (Portugal), Odriozola a attendu la dernière minute pour scorer une vague notée 7,47, la meilleure du heat, et s’imposer avec un total de 12,80 points.
    Une victoire pleine d’émotion pour le jeune talent de Saint-Sébastien :

    “Je n’avais rien à perdre, alors j’ai surfé librement. Gagner ici, c’est incroyable, surtout après une saison difficile. Le plus dur a été d’affronter mon frère Kai, c’était un moment particulier.”

    Scoppa, leader jusque dans les dernières secondes, doit se contenter de la deuxième place, devant Donegan Dos Santos et Mendonça.

    Maria Salgado, reine d’Europe avec une troisième victoire

    Chez les filles, Maria Salgado (Portugal) a confirmé son statut de favorite. Déjà victorieuse à Ferrol (Espagne) et Bundoran (Irlande), la Portugaise a ajouté un troisième succès cette saison à Anza, synonyme de titre européen junior 2025.

    Longtemps en duel avec l’Espagnole Carla Morera De La Vall, leader avant l’étape marocaine, Salgado a profité de l’élimination de sa rivale en demi-finales pour prendre l’ascendant. En finale, elle s’est imposée grâce à une vague notée 8,00, dominante face à Sol Borelli (Espagne), Clémence Schorsch (France) et Lilou Rumiel (France).

    “Je n’ai pas de mots, c’est le plus beau jour de ma vie. Gagner au Maroc et décrocher le titre européen, c’est un rêve. Le niveau des filles ne cesse d’augmenter, je veux continuer à progresser et représenter l’Europe du mieux possible.”

    Salgado boucle une saison exceptionnelle, avec régularité, engagement et une maturité impressionnante pour son âge.

    Les qualifiés pour les Championnats du Monde Juniors 2026

    Avec ces résultats, les représentants européens pour les World Junior Championships 2026 aux Philippines (janvier 2026) sont désormais connus.

    • Côté féminin : 🇵🇹 Maria Salgado (championne d’Europe) et 🇪🇸 Carla Morera De La Vall (vice-championne)
    • Côté masculin : 🇪🇸 Alfonso Suarez (champion d’Europe) et 🇪🇸 Conor Donegan Dos Santos (vice-champion)

    L’Espagne confirme sa domination sur le circuit junior cette année, avec trois des quatre qualifiés issus de la péninsule ibérique. Suarez, sacré malgré une élimination précoce à Anza, a vu ses rêves se concrétiser dans l’attente fébrile du résultat final :

    “C’était une saison longue et pleine d’émotions. Être le premier champion junior européen d’Asturies, c’est une fierté énorme. Maintenant, direction les Philippines !”

    Un final de saison réussi pour le surf européen

    Entre jeunes espoirs espagnols, portugais et français, le Junior Pro Taghazout Bay a offert un spectacle à la hauteur des attentes, dans des conditions solides et régulières sur le spot d’Anza. L’étape marocaine confirme son statut de rendez-vous incontournable du calendrier européen, mêlant surf de haut niveau et ambiance locale unique.

    Les champions européens 2025 sont désormais connus, et l’avenir du surf européen semble plus prometteur que jamais. Prochaine étape : les Philippines, pour tenter d’aller chercher un titre mondial junior face à l’élite des surfeurs internationaux.

  • Junior Pro Taghazout Bay 2025 : les favoris frappent fort avant le Finals Day

    Junior Pro Taghazout Bay 2025 : les favoris frappent fort avant le Finals Day

    Le suspense monte d’un cran à Anza. Pour cette troisième journée du Junior Pro Taghazout Bay 2025, les séries se sont enchaînées dans des vagues d’un bon mètre, propres et puissantes sous un léger vent offshore. Les meilleurs juniors européens ont livré un véritable récital, histoire de se placer idéalement avant le Finals Day prévu demain.

    Conor Donegan Dos Santos en feu 🔥

    Dès les premières minutes du Round of 32, Conor Donegan Dos Santos (ESP) a mis tout le monde d’accord avec un 9.33 quasi parfait, la meilleure vague du contest jusqu’ici. En combinant avec un solide 6.70, il signe un total de 16.03, le plus haut score du jour. Classé quatrième au classement européen, il pourrait bien bouleverser la hiérarchie s’il garde ce rythme.

    Derrière lui, le Basque Oxel Oregi Cortes (EUK) a confirmé sa forme éclatante avec un 15.17, tandis que le Français Coucoulis Lapierre Esteban crée la surprise en éliminant le leader du ranking Alfonso Suarez. Coup dur aussi pour le numéro 2 Dylan Donegan Dos Santos, sorti par un duo espagnol redoutable : Hans Odriozola et Mateo Vazquez.

    Ces éliminations relancent totalement la course au titre européen et aux billets pour les World Junior Championships.

    Carla Morera montre qui est la patronne 👑

    Chez les filles, la numéro 1 Carla Morera De La Vall (ESP) a dû batailler pour trouver son rythme, avant de s’imposer avec une dernière vague à 8.33, synonyme de victoire autoritaire.

    La Française Sarah Leiceaga continue sur sa lancée avec un 8.27 dans sa série, tout comme Clémence Schorsch, Naïa Monte et Maria Salgado, toujours en lice pour le titre régional. Mention spéciale à Sol Borelli (ESP), meilleure performance féminine du jour (13.67).

    En revanche, déception pour les Marocaines Maria Elouedrhiri et Ranya Squalli, sorties malgré le soutien du public local.

    Demain, place aux quarts et aux finales, dans ce qui s’annonce comme une journée décisive pour couronner les champions juniors d’Europe.

    Résultats – Hommes (Round of 32)

    HeatRésultat
    1Conor Donegan Dos Santos (ESP) 16.03 DEF. Louis Escudeiro (BEL) 10.80, Rivan Rosskopf (CHE) 10.23, Malakai Hagley (GBR) 5.00
    2Oxel Oregi Cortes (EUK) 15.17 DEF. João Mendonça (POR) 12.83, Inigo Madina (FRA) 9.14, Gabriel Abiven (FRA) 7.80
    3Coucoulis Lapierre Esteban (FRA) 12.76 DEF. Miguel Lages (POR) 10.86, Alfonso Suarez (ESP) 10.27, Teo Basterra (EUK) 9.20
    4Salvador Vala (POR) 11.33 DEF. Eder Fuentes (EUK) 10.54, Fernando Ibarra (ESP) 10.30, Tiago Guerra (POR) 7.90
    5Hans Odriozola (ESP) 14.27 DEF. Mateo Vazquez (ESP) 8.63, Dylan Donegan Dos Santos (ESP) 8.47, Pietro Garroux (ITA) 4.37
    6Michele Scoppa (ITA) 11.67 DEF. Uri Uziel (ARG) 8.70, Alvaro De La Fuente (ESP) 8.54, Zé Champalimaud (POR) 6.40
    7Tiago Stock (POR) 11.93 DEF. João Roque Pinho (POR) 10.50, Xan Atchoarena Masterson (EUK) 10.47, Hugo Flori (FRA) 9.60
    8TBD : Antoine Habashi (CHE) vs. Oinatz Ortega (EUK) vs. António Lucas (POR) vs. Kai Odriozola (ESP)

    Résultats – Femm

    es (Round of 32)

    HeatRésultat
    1Carla Morera De La Vall (ESP) 12.00 DEF. Laine Fernandez Goenaga (EUK) 10.57, Kaja Millward (GBR) 3.86, Maria Elouedrhiri (MAR) 2.37
    2Sarah Leiceaga (FRA) 13.27 DEF. Sara Romeo Astiazaran (EUK) 7.07, Cristina De Llano Ozores (ESP) 6.60, Ranya Squalli (MAR) 5.60
    3Sol Borelli (ESP) 13.67 DEF. Teresa Pereira (POR) 7.47, Clara Hirigoyen (FRA) 6.64, Maria Dias (POR) 4.36
    4Victoria Backhaus (ITA) 9.33 DEF. Clemence Schorsch (FRA) 8.70, Adriana Fernandez Hidalgo (CNY) 8.47, Sunny Ingram (GBR) 5.70
    5Maria Salgado (POR) 12.94 DEF. Lily Hirigoyen (FRA) 9.16, Lee-Ann Boudine (FRA) 8.44, Magnolia Rossi (ITA) 6.03
    6Lua Escudeiro (POR) 12.30 DEF. Zoé Jaeckin (FRA) 10.27, Anais Blanchard (FRA) 8.90, Oihane Goñi (EUK) 4.87
    7Lilou Rumiel (FRA) 8.47 DEF. Saioa Ortega (EUK) 7.20, Belle Betteridge (GBR) 6.80, Chiara Cuppone (ITA) 5.70
    8Constância Simões (POR) 7.67 DEF. Naïa Monte (FRA) 7.50, Kenia Carril (ESP) 5.30, Malia Dupouy (FRA) 2.80
  • Junior Pro Taghazout Bay : Anza s’enflamme pour les deux premiers jours

    Junior Pro Taghazout Bay : Anza s’enflamme pour les deux premiers jours

    Le Junior Pro Taghazout Bay 2025 bat son plein au Maroc, sur le spot d’Anza, pour la dernière étape du circuit européen WSL Junior. Les deux premières journées ont offert un spectacle de haut niveau, portées par des vagues solides (1,5 à 2 mètres) et un vent offshore quasi parfait.

    En ce 6 novembre, la compétition a coïncidé avec le 50e anniversaire de la Marche Verte, et la nature a fait les choses en grand : séries puissantes, manœuvres engagées, et quelques surprises dans les classements.

    Chez les hommes, l’Espagnol Conor Donegan Dos Santos a signé le meilleur total de la journée (15.27 pts), confirmant son statut de favori. Derrière lui, les Portugais João Mendonça et Miguel Lages se sont distingués, tout comme les Français Gabriel Abiven et Louis Escudeiro, tous deux solides et appliqués dans leurs séries.

    Chez les filles, Sarah Leiceaga (13.66 pts) et Teresa Pereira (14.17 pts) ont dominé les débats, tandis que Zoé Jaeckin (13.60 pts) a porté haut les couleurs françaises avec Sarah avec un surf précis et puissant.

    La suite de la compétition s’annonce intense, avec l’entrée en lice des têtes de série ce vendredi 7 novembre à 7h30 (GMT+1). L’enjeu est immense : les titres européens et la qualification au championnat du monde se joueront à Anza dans les prochaines 48 heures.

    Résultats de la deuxième journée de compétition

    Junior Pro Taghazout Bay – Men, Round of 96 (Anza)
    Heat Surfeur Total Détail (vagues) Statut
    1Michael Monteiro9.836.00 + 3.83Adv to R64 – HT 1
    1Rivan Rosskopf8.104.37 + 3.73Adv to R64 – HT 2
    1Lenny Morel7.274.50 + 2.77Eliminated
    1Odin Villarreal Bahamonde4.572.67 + 1.90Eliminated
    2Oxel Oregi Cortes12.506.83 + 5.67Adv to R64 – HT 1
    2Gabriel Abiven12.508.00 + 4.50Adv to R64 – HT 2
    2Jarko Kreuzeder8.764.83 + 3.93Eliminated
    2Piran Friend3.232.33 + 0.90Eliminated
    3Inigo Madina12.006.33 + 5.67Adv to R64 – HT 3
    3Malakai Hagley10.207.83 + 2.37Adv to R64 – HT 4
    3Thomas De Leonardo6.703.83 + 2.87Eliminated
    3Matias Lopes9.675.17 + 4.50Eliminated
    4Kilian Rosskopf9.635.00 + 4.63Adv to R64 – HT 4
    4Louis Escudeiro9.074.57 + 4.50Adv to R64 – HT 3
    4Teo Cajide8.574.70 + 3.87Eliminated
    4Milo Shani2.941.67 + 1.27Eliminated
    5Kai Schmitz Sanchidrian8.476.07 + 2.40Adv to R64 – HT 6
    5Miguel Lages12.006.17 + 5.83Adv to R64 – HT 5
    5Achille Clerc6.603.50 + 3.10Eliminated
    5Gaston Dheere Gardahaut6.233.13 + 3.10Eliminated
    6Alejo Linares9.044.67 + 4.37Adv to R64 – HT 5
    6Teo Basterra10.305.33 + 4.97Adv to R64 – HT 6
    6Daniel Román8.274.27 + 4.00Eliminated
    6Louka Tirilly De Vera6.633.63 + 3.00Eliminated
    7Marley Benesenes Masse11.166.33 + 4.83Adv to R64 – HT 7
    7Tiago Guerra10.405.73 + 4.67Adv to R64 – HT 8
    7Joaquim Trindade8.865.33 + 3.53Eliminated
    7Rory Murphy7.374.20 + 3.17Eliminated
    8Sun Shlomo Malka11.346.07 + 5.27Adv to R64 – HT 8
    8Ugaitz Zenarrutzabeitia Lazkano8.445.07 + 3.37Adv to R64 – HT 7
    8Stefano Mandozzi6.004.07 + 1.93Eliminated
    8Lahcen Ourchim7.674.17 + 3.50Eliminated
    9Zé Champalimaud8.404.33 + 4.07Adv to R64 – HT 9
    9Alvaro De La Fuente7.844.17 + 3.67Adv to R64 – HT 10
    10Alberto Barzan12.506.50 + 6.00Adv to R64 – HT 10
    10Alvaro Casanova Del Cerro9.435.50 + 3.93Adv to R64 – HT 9
    11Mateo Vazquez11.647.67 + 3.97Adv to R64 – HT 11
    11Marco Marin10.265.93 + 4.33Adv to R64 – HT 12
    12Pietro Garroux8.934.50 + 4.43Adv to R64 – HT 12
    12Baltazar Barbosa Leão7.274.00 + 3.27Adv to R64 – HT 11
    13Antoine Habashi10.676.17 + 4.50Adv to R64 – HT 13
    13Kalani Giraud8.675.00 + 3.67Adv to R64 – HT 14
    14Bruno Amado12.076.40 + 5.67Adv to R64 – HT 14
    14Jose Gonçalves7.343.67 + 3.67Adv to R64 – HT 13
    15António Lucas10.966.13 + 4.83Adv to R64 – HT 15
    15Celyan Denis10.606.00 + 4.60Adv to R64 – HT 16
    16Hugo Flori10.947.07 + 3.87Adv to R64 – HT 16
    16Noah Davis10.666.33 + 4.33Adv to R64 – HT 15
    Junior Pro Taghazout Bay – Women, Round of 48 (Anza)
    Heat Surfeuse Total Détail (vagues) Statut
    1Laine Fernandez Goenaga8.004.83 + 3.17Adv to R32 – HT 1
    1Cristina De Llano Ozores5.333.73 + 1.60Adv to R32 – HT 2
    1Lauren Sandland4.774.00 + 0.77Eliminated
    1Rachel Devin3.172.17 + 1.00Eliminated
    2Sarah Leiceaga13.667.33 + 6.33Adv to R32 – HT 2
    2Kaja Millward5.342.67 + 2.67Adv to R32 – HT 1
    2Anna Gavriel1.330.83 + 0.50Eliminated
    2Sapir Korsia3.172.67 + 0.50Eliminated
    3Teresa Pereira14.177.50 + 6.67Adv to R32 – HT 3
    3Sunny Ingram8.744.87 + 3.87Adv to R32 – HT 4
    3Carla Mendez Acebo7.774.00 + 3.77Eliminated
    3Caterina Congiu4.843.17 + 1.67Eliminated
    4Sol Borelli7.575.00 + 2.57Adv to R32 – HT 3
    4Diana Giorgi6.033.50 + 2.53Eliminated
    4Ana Piñón4.202.53 + 1.67Eliminated
    4Adriana Fernandez Hidalgo9.835.60 + 4.23Adv to R32 – HT 4
    5Oihane Goñi9.105.33 + 3.77Adv to R32 – HT 6
    5Magnolia Rossi9.905.17 + 4.73Adv to R32 – HT 5
    5Maria Butler5.402.83 + 2.57Eliminated
    5Lila Skinner8.004.17 + 3.83Eliminated
    6Lily Hirigoyen9.446.17 + 3.27Adv to R32 – HT 5
    6Costanza De Lisi4.303.00 + 1.30Eliminated
    6Zoé Jaeckin13.606.93 + 6.67Adv to R32 – HT 6
    6Ludovica Chila4.772.50 + 2.27Eliminated
    7Chiara Cuppone8.135.50 + 2.63Adv to R32 – HT 7
    7Ane Loreiro Cubero6.363.43 + 2.93Eliminated
    7Constância Simões6.804.17 + 2.63Adv to R32 – HT 8
    7Margo Liets6.103.57 + 2.53Eliminated
    8Belle Betteridge5.674.67 + 1.00Adv to R32 – HT 7
    8Isabella O’reilly3.833.50 + 0.33Eliminated
    8Ruby Fanning2.201.43 + 0.77Eliminated
    8Malia Dupouy8.544.77 + 3.77Adv to R32 – HT 8
  • Edouard Delpero vice-champion du monde : un goût amer

    Edouard Delpero vice-champion du monde : un goût amer

    L’ancien monde face au nouveau

    C’est une fin de saison cruelle pour Edouard Delpero. Le Français, en position de force avant cette dernière étape à El Salvador, repart finalement vice-champion du monde, battu par l’Australien Kai Ellice-Flint.
    Un dénouement amer, tant cette finale a laissé un sentiment d’incompréhension. Car au-delà du résultat, c’est tout un style de surf qui semblait jugé différemment.

    Depuis plusieurs années, la scène longboard mondiale se déchire entre deux visions : le surf classique, fluide et enraciné dans l’histoire, incarné par Kai Ellice-Flint dans cette finale, et le new school plus aérien, plus radical, parfois plus démonstratif que stylé, incarné Édouard Delpero. Le combat des Singles Fins contre les tri-fins.
    Et ce soir, à El Sunzal, on a eu le sentiment que la balance penchait lourdement d’un côté.

    Quand les detin est contrevous

    Des notes qui interrogent

    Dans le premier heat de la finale, un 9,50 attribué à Ellice-Flint a mis le ton. Une vague certes propre, mais avec des noses courts, où le surfeur met des manoeuvres mais avec l’instabilité d’un single fins. On y voit plus du style que de l’action. (je vous laisse juge, la vidéo est en bas de page)
    Derrière, Edouard enchaîne une vague avec des noses rides bien plus long et propre avec des manoeuvres plus appuyées… pour une note nettement inférieure.
    De quoi susciter la frustration chez le fan que je suis, tant l’écart de notation semble difficile à justifier.

    Et comme si le destin s’en mêlait, une scène totalement improbable se déroule sur la plage :

    Les planches d’Edouard Delpero, perdues pendant le voyage, arrivent… en plein milieu de la finale.
    Jusque-là, le Français surfait sur une planche prêtée par Rachael Tilly elle-même.
    Au moment où ses propres boards réapparaissent, un membre de l’équipe se met à monter les dérives et waxer la planche dans l’urgence, tandis qu’Edouard rame pour sa prochaine vague.
    Un moment presque paranormal, résumé par la WSL :
    “@edouarddelpero was riding @rachaeltilly’s boards the last few days with his lost in transit.
    Halfway through the final, the boards made it! Crazy scenes here at El Salvador Longboard Championships.”

    Le genre de séquence où l’on se dit que le sort a choisi son camp.

    Sur les séries suivantes, le scénario se répète. Delpero peine à trouver les meilleures vagues, la fréquence est faible, les opportunités rares.
    À la deuxième série, alors qu’il a la priorité, il part trop à l’intérieur — une erreur rare, presque symbole d’impuissance.
    Tout semble aller dans le mauvais sens : les conditions, le rythme, les notes.

    Le triomphe d’un style

    En face, Kai Ellice-Flint incarne la nouvelle génération du longboard australien : planches single-fin, on est sur un surf très stylisé qui séduit visiblement le panel de juges. Pour ma part, je suis un peu perdu, comment noter un style ?
    À aucun moment, Edouard n’a semblé en mesure de renverser la tendance. Pourtant, le Basque avait tout pour offrir au public une leçon de pureté dans un surf que beaucoup considèrent comme l’essence même de la discipline.

    Ce duel old school / new school, déjà latent depuis plusieurs saisons, on en parlait déjà lors de la précédente compétition, trouve ici son expression la plus brutale.
    Le résultat n’efface en rien la saison exceptionnelle d’Edouard, revenu au sommet à 35 ans, ni son statut de longboarder exceptionnel.

    Tilly, impériale chez les femmes

    Chez les femmes, Rachael Tilly s’impose une nouvelle fois et décroche un troisième titre mondial, dont deux consécutifs.
    Implacable, la Californienne Rachael Tilly signe un parcours parfait : six victoires consécutives, une domination sans faille, et un troisième titre mondial obtenu face à Avalon Gall (USA), 15.20 à 12.44 puis 13.50 à 12.54.
    À 27 ans, elle rejoint le cercle fermé des triple championnes du monde, aux côtés de Soleil Errico et Honolua Blomfield.

    Femmes

    RoundRésultatScore
    Title Match 2Rachael Tilly (USA) déf. Avalon Gall (USA)13.50 – 12.54
    Title Match 1Rachael Tilly (USA) déf. Avalon Gall (USA)15.20 – 12.44
    Match 4Rachael Tilly (USA) déf. Soleil Errico (USA)13.40 – 12.97
    Match 3Rachael Tilly (USA) déf. Honolua Blomfield (HAW)15.10 – 12.00
    Match 2Rachael Tilly (USA) déf. Hiroka Yoshikawa (JPN), Chloe Calmon (BRA)14.67 – 14.36 – 13.23
    Match 1Rachael Tilly (USA) déf. Kelis Kaleopaa (HAW), Tully White (AUS)15.83 – 15.27 – 10.37

    Hommes

    RoundRésultatScore
    Title Match 2Kai Ellice-Flint (AUS) déf. Edouard Delpero (FRA)16.00 – 10.33
    Title Match 1Kai Ellice-Flint (AUS) déf. Edouard Delpero (FRA)17.67 – 12.84
    Match 4Kai Ellice-Flint (AUS) déf. Taylor Jensen (USA)15.27 – 9.17
    Match 3Taylor Jensen (USA) déf. Declan Wyton (AUS)16.17 – 14.50
    Match 2Declan Wyton (AUS) déf. Max Weston (AUS), Kevin Skvarna (USA)13.36 – 10.90 – 6.67
    Match 1Declan Wyton (AUS) déf. Steven Sawyer (RSA), Rogelio JR Esquievel (PHL)12.73 – 11.83 – 10.43
  • Le rêve fou d’Édouard Delpero : à une série du sacre mondial

    Le rêve fou d’Édouard Delpero : à une série du sacre mondial

    Il y a encore quelques semaines, personne n’aurait osé y croire. Édouard Delpero, 13ᵉ au classement mondial, voyait s’éloigner la grande finale du World Longboard Tour. Et pourtant… Après une victoire incroyable à Abu Dhabi, le Français se retrouve aujourd’hui n°1 mondial, à une seule série d’un titre de champion du monde WSL, le seul qui manque à sa légende.

    D’Abu Dhabi à El Salvador : la remontée d’un miraculé

    Le décor ? Une piscine à vagues au cœur du désert. Le scénario ? Totalement improbable. Avant la compétition, Delpero n’était même pas qualifié pour la finale mondiale. Il lui fallait un miracle. Ce miracle a pris la forme d’une victoire magistrale lors du Surf Abu Dhabi Longboard Classic, où il a survolé la compétition, grâce à sa maîtrise parfaite du barrel sur chaque vague artificielle.

    Grâce à ce succès, le Biarrot grimpe du 13ᵉ au 1er rang mondial, décrochant le statut de tête de série pour la grande finale au Salvador. Un renversement de situation comme le surf en produit rarement, et qui résume à lui seul la détermination d’un athlète toujours animé par la passion du longboard et du surf.

    Une finale à suspense : le format “winner-take-all”

    La Surf City El Salvador Longboard Championships (5 au 9 novembre) s’annonce comme un moment historique. Huit hommes et huit femmes s’y disputeront les couronnes mondiales dans un format inspiré du Championship Tour.
    Les règles sont simples : les surfeurs les mieux classés affrontent les autres dans une succession de séries éliminatoires, jusqu’au “Title Match”, où attend le n°1 mondial.

    Pour Édouard Delpero, cela signifie qu’une seule série gagnée pourrait le sacrer champion du monde WSL 2025.
    En cas de défaite lors de la première manche, il aura droit à une revanche immédiate, dans un duel au meilleur des trois séries. Une dernière marche pour boucler un parcours exceptionnel.

    Le rendez-vous d’El Sunzal

    La scène de cette bataille finale : El Sunzal, un point break den droite d’une beauté saisissante, situé à La Libertad, au cœur du projet Surf City du Salvador.
    Une vague longue, régulière, parfaite pour exprimer la grâce et le flow du longboard moderne. “C’est juste une vague parfaite pour un longboard”, résume le quadruple champion du monde Taylor Jensen, qui sera l’un des prétendants.

    Delpero, 35 ans, connaît bien l’endroit. Il y a surfé pour la dernière fois en 2023. Cette fois, il y revient avec un seul objectif : décrocher la couronne mondiale, un titre qui viendrait couronner une carrière exemplaire, marquée par la constance, la technique et une élégance rare.

    Une consécration attendue depuis toujours

    Déjà multiple champion d’Europe, finaliste à plusieurs reprises sur le circuit mondial, Champion du monde ISA, Édouard Delpero a tout connu sauf cette ultime consécration.
    Longtemps dans l’ombre du frère cadet Antoine, également star du longboard, Édouard a tracé sa propre voie, fidèle à un surf pur et sans artifice.

    Aujourd’hui, le Français a l’occasion de marquer l’histoire du surf hexagonal : aucun surfeur tricolore n’a encore remporté le titre mondial WSL Longboard.
    Avec son expérience, sa maturité et sa vision du surf, il est plus prêt que jamais. Et si le scénario de cette saison s’est déjà révélé incroyable, le meilleur reste peut-être à venir.

    🏆 Un champion du monde français ?

    La réponse pourrait tomber dans les heures à venir à El Sunzal. Une victoire, une seule, séparerait désormais Édouard Delpero d’un rêve poursuivi depuis plus d’une décennie.
    Et si la France tenait enfin son premier champion du monde WSL Longboard ? Rendez-vous ce jeudi ou vendredi en fonction des conditions.

  • Le Rip Curl International GromSearch 2025  débarque à Hossegor

    Le Rip Curl International GromSearch 2025 débarque à Hossegor

    Chaque automne, Hossegor devient le centre du monde du surf. Les pros y chassent les tubes parfaits sur nos bancs de sable, les passionnés s’y retrouvent pour un dernier baroud avant l’hiver… et cette année, la relève mondiale y fera ses armes : le Rip Curl International GromSearch 2025 posera ses valises sur les plages landaises du 4 au 8 novembre.
    Un retour symbolique pour un événement qui a vu éclore quelques-uns des plus grands talents du surf moderne.

    L’Australie s’impose à Hossegor : Ocean Lancaster et Eliza Richardson triomphent

    Le rideau est tombé sur le Rip Curl International GromSearch 2025, et c’est une double victoire australienne qui a clôturé une semaine d’exception sur le spot du Santocha à Capbreton. Les vagues ont répondu présentes, avec un mètre cinquante propre et creux, portées par un vent offshore et un public venu nombreux encourager la nouvelle génération du surf mondial.

    Chez les garçons, Ocean Lancaster (16 ans) a livré une démonstration de précision et de sang-froid. En finale, il a dominé le jeune prodige brésilien Arthur Vilar (14 ans), pourtant auteur du meilleur score du contest (9,33) sur un Kerrupt Flip magistral lors de la demi-finale. “C’est irréel, tout s’est passé si vite. C’est le plus beau jour de ma vie de surfeur”, a confié Lancaster, encore tremblant d’émotion après sa victoire (16 pts contre 12,83).

    Côté féminin, la performance d’Eliza Richardson (15 ans) restera dans les mémoires. Blessée l’an dernier, elle signe un retour éclatant en s’imposant face à la Sud-Africaine Emily Jenkinson (16 ans). Grâce à une approche stratégique et des turns puissants dans les secxtions critiques, la surfeuse de Lennox Head s’est assurée un premier sacre international (12,57 pts contre 7,4). “Je n’y crois pas encore. J’ai surfé libérée, sans penser au résultat. C’est magique !”, a-t-elle déclaré en larmes sur le podium.

    Entre les séries, le public a eu droit à un show XXL : Molly Picklum, Crosby Colapinto, Tom Curren, Tya Zebrowski, Lukas Skinner, Kyllian Guerin et Justin Becret ont offert une démonstration de haut vol, dans une ambiance digne d’un mini Quik Pro. Le tout rythmé par les commentaires enjoués de Paul Evans.

    En 2025, le GromSearch confirme son rôle de tremplin planétaire : la majorité des surfeurs actuels du Championship Tour sont passés par cette compétition. Et à voir le niveau affiché cette semaine à Hossegor, la relève est prête à reprendre le flambeau.

    Résultats officiels :

    • U16 Garçons : 1. Ocean Lancaster (AUS) – 16 pts / 2. Arthur Vilar (BRA) – 12,83 pts
    • U16 Filles : 1. Eliza Richardson (AUS) – 12,57 pts / 2. Emily Jenkinson (RSA) – 7,4 pts

    Une finale mondiale au cœur du surf européen

    Après Bali en 2024, la finale internationale du GromSearch, présentée par Sun Bum, prend la direction d’Hossegor. Une destination naturelle pour la marque australienne, tant la région incarne sa philosophie : vagues puissantes, ambiance roots et jeunesse dorée du surf européen.

    “Nous sommes très enthousiastes à l’idée de ramener les meilleurs groms du monde dans un lieu aussi mythique que Hossegor”, a déclaré James Taylor, General Manager Marketing de Rip Curl. “C’est un endroit où les beach breaks peuvent offrir de vraies vagues de compétition, parfaites pour révéler les futurs champions.”

    Le programme s’annonce dense : 16 surfeurs et surfeuses venus d’Australie, du Brésil, d’Argentine, des États-Unis, d’Indonésie, d’Afrique du Sud et d’Europe, auxquels s’ajouteront deux wildcards issues de la compétition digitale #GromSearchOnline, qui était ouverte jusqu’au 1er octobre.

    Les futurs Gabriel Medina et Molly Picklum en action

    Le GromSearch n’est pas un simple contest junior : c’est une usine à champions.
    Depuis 26 ans, cette série déniche les talents qui domineront le surf mondial. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 60 % des surfeurs actuels du Championship Tour sont passés par ce circuit.
    Cinq des six médaillés olympiques en surf ont un jour arboré un lycra GromSearch. Et les 18 derniers titres mondiaux féminins ont tous été remportés par d’anciennes participantes !

    Gabriel Medina, Caroline Marks, Caitlin Simmers, Tatiana Weston-Webb, Leonardo Fioravanti, Samuel Pupo, Brisa Hennessy… la liste ressemble à un panthéon du surf contemporain.
    Pour les jeunes engagés à Hossegor, ce n’est pas qu’une compétition : c’est une porte d’entrée vers l’élite mondiale.

    Les jeunes Français dans la bataille

    Avant la grande finale internationale, deux rendez-vous français viendront pimenter le mois d’octobre :

    • Lacanau (18-20 octobre) : étape reprogrammée du circuit français.
    • Hossegor (22-23 octobre) : Finale européenne, qui désignera les représentants du Vieux Continent pour la finale mondiale.

    On y attend une génération française prometteuse, façonnée par les beach breaks exigeants de la côte Atlantique.

    À l’heure où la France cherche ses futurs représentants pour les Jeux de Los Angeles 2028, le GromSearch s’impose comme un laboratoire du surf de demain.

    Hossegor, le spot parfait pour forger des champions

    Début novembre, Hossegor retrouve souvent ses plus belles conditions : houles consistantes, sable bien sculpté, offshore matinal et tubes parfaits.
    Un terrain de jeu idéal pour ces surfeurs en devenir, qui devront allier puissance et stratégie face à la volatilité du beach break.

    Entre La Nord, Les Culs Nus et La Gravière, les vagues changent sans prévenir, récompensant l’instinct plus que la force brute. C’est justement ce que recherche Rip Curl : déceler ceux qui savent lire l’océan, pas seulement le dompter.

    Et cette année, deux figures du CT seront là pour inspirer la nouvelle génération :

    • Molly Picklum, championne du monde 2025, symbole de persévérance et de style sans compromis.
    • Crosby Colapinto, surfeur californien au flow impeccable, grand frère de la scène grom internationale.

    Leur présence promet d’électriser les jeunes compétiteurs — et de créer de beaux moments de partage sur la plage.

    Le digital au cœur du dispositif

    En 2025, impossible d’imaginer un événement sans sa part d’innovation digitale. Le GromSearch le prouve avec son concours #GromSearchOnline, qui permet à des jeunes du monde entier d’envoyer leurs vidéos pour décrocher une wildcard.
    Un format qui colle à la nouvelle génération : connectée, créative, spontanée.

    Les finales seront retransmises en direct sur ripcurl.com et les réseaux sociaux de la marque, avec des résumés quotidiens et des contenus immersifs.
    Une belle vitrine pour ces jeunes surfeurs dont les premiers tubes pourraient déjà faire le tour du monde avant même d’être jugés.

    Un tremplin plus qu’une compétition

    Au-delà des podiums et des scores, le Rip Curl GromSearch incarne un état d’esprit : celui de la découverte, de la camaraderie et du surf dans sa forme la plus pure.
    Chaque édition révèle non seulement des champions, mais aussi des histoires humaines. Celle du kid brésilien qui découvre l’Europe, de la surfeuse basque qui affronte pour la première fois des vagues landaises, du jeune Indo qui surfe pieds nus sur le sable froid d’Hossegor.

    Cette rencontre des cultures et des styles fait du GromSearch bien plus qu’un simple “event” : c’est une école du surf mondial.

  • Le Nazaré Big Wave Challenge lance sa waiting period : les Français prêts pour le show

    Le Nazaré Big Wave Challenge lance sa waiting period : les Français prêts pour le show

    Chaque année, à l’approche de l’hiver, Nazaré entre en veille active. Les surfeurs de gros scrutent les cartes météo, les équipes de jet-skis font chauffer les moteurs, et les caméras du monde entier attendent la déferlante. Depuis le 1er novembre et jusqu’au 31 mars 2026, la waiting period du Tudor Nazaré Big Wave Challenge est officiellement ouverte. Un seul jour, une seule fenêtre : celle où la houle, le vent et le courage s’aligneront pour écrire une nouvelle page de l’histoire du surf XXL.

    La saison des monstres est ouverte

    Nazaré, c’est un cirque aquatique géant où les vagues atteignent parfois la hauteur d’un immeuble de dix étages. Grâce à son canyon sous-marin unique (bien que ressemblant à celui de Hossegor), Praia do Norte agit comme un entonnoir qui concentre la houle atlantique dans des murs d’eau d’une violence rare. Pour que la compétition ait lieu, il faut un minimum de 25 pieds (environ 8 mètres) et des conditions parfaites : vent offshore, direction de houle idéale et suffisamment de fréquence pour rassasier la folie des athlètes.

    La World Surf League veille : quand un swell monstrueux se profile, elle déclenche une “alerte jaune” 72 heures avant l’éventuelle mise à l’eau. Si les prévisions se confirment, l’“alerte verte” est donnée, et tout le gratin du surf de gros débarque à Nazaré, planches et gilets gonflables sous le bras.

    Le format reste inchangé : neuf équipes de deux surfeurs, alternant entre la conduite du jet-ski et le surf. Trois récompenses sont en jeu : meilleure performance masculine, meilleure performance féminine et meilleure équipe.

    Les Français au rendez-vous… ou presque

    Cette année encore, la France sera bien représentée — et plutôt fièrement. Justine Dupont, reine incontestée de Nazaré, remet son titre en jeu après avoir remporté la meilleure performance féminine en 2025. Elle fera équipe avec Éric Rebière, pionnier du surf de gros français et l’un des meilleurs pilotes de jet au monde.
    Son compatriote Clément Roseyro, la révélation de la dernière édition, sera de nouveau associé au Portugais Nic von Rupp, duo explosif et redoutablement efficace, lauréat du trophée de la meilleure équipe l’an passé.

    Autre tandem franco-chilien : Pierre Rollet avec Rafael Tapia, deux habitués des sessions à Nazaré. Et enfin, Benjamin Sanchis – figure historique du surf de gros tricolore – repartira à l’assaut du monstre portugais aux côtés du Marocain Jérôme Sahyoun.

    Nazaré, théâtre du chaos

    La beauté du Nazaré Big Wave Challenge, c’est son imprévisibilité totale. En quelques heures, une alerte peut tout faire basculer : billets d’avion, matériel, sécurité, logistique… Rien n’est figé, tout dépend du ciel et de l’océan. L’an dernier, les conditions avaient permis une journée historique, avec des vagues de 10 mètres et des performances d’anthologie.

    Mais au-delà de la compétition, Nazaré est devenu un symbole. Popularisé par la série The 100 Foot Wave sur HBO, le spot portugais a dépassé la sphère du surf pour devenir une légende planétaire. Chaque session, chaque wipeout, chaque sauvetage est immortalisé sur les réseaux, contribuant à nourrir ce mythe fascinant du surf de l’extrême.

    En attendant l’alerte jaune

    Pour l’heure, les teams patientent, prient pour une tempête bien positionnée, et se préparent à l’inimaginable. Quand Nazaré s’éveille, le monde du surf retient son souffle. Les jets rugiront, les vagues gronderont, et quelque part au large du phare rouge, un Français – ou quatre – tentera d’inscrire son nom dans l’histoire.

  • Le Pro Junior européen s’offre une grande finale à Taghazout

    Le Pro Junior européen s’offre une grande finale à Taghazout

    C’est au Maroc, que se joue la dernière manche du circuit européen Pro Junior 2025. À partir de demain, les meilleurs surfeurs et surfeuses de moins de 20 ans se retrouveront sur le spot d’Anza (faute de houle suffisante pour surfer la Pointe Des Ancres) pour clore une saison qui, pour une fois, aura vraiment eu de la gueule.

    Un final décisif au Maroc

    Le Junior Pro Taghazout Bay marque la quatrième et dernière étape du circuit WSL Europe Junior 2025. Après la France, l’Espagne et l’Irlande, la caravane junior pose ses planches sur les côtes marocaines pour une semaine qui s’annonce aussi ensoleillée que stratégique.

    Certes, le suspense pour le titre européen est déjà retombé : aucun surfeur ou surfeuse français ne peut mathématiquement coiffer la couronne avant même le premier heat. Mais l’enjeu reste de taille. Cette dernière compétition déterminera qui se qualifiera pour les WSL World Junior Championships, l’équivalent d’un ticket pour le surf mondial de demain.

    En tête du classement, on retrouve l’Espagnol Alfonso Suarez, impressionnant de régularité cette saison avec une victoire à Ferrol et un podium à Razo. Chez les filles, sa compatriote Carla Morera De La Vall mène la danse après deux victoires éclatantes (Razo et Capbreton), mais la Portugaise Maria Salgado n’a pas dit son dernier mot.

    Anza, un spot taillé pour les jeunes talents

    Si le choix du Maroc peut surprendre pour une finale européenne, il prend tout son sens. Le spot d’Anza, situé juste avant Taghazout, offre une vague assez proche de Trestles, parfaite pour les juniors. Beaucoup plus consistante que la célèbre Pointe des Ancres, la vague d’Anza déroule régulièrement et autorise de nombreux enchaînements — un terrain de jeu idéal pour juger du style et de la créativité des surfeurs.

    Et pour les jours de grâce, si la houle venait à grossir, la Pointe des Ancres reste là, prête à délivrer ses longues droites tubulaires. Un combo rare sur le circuit junior, souvent habitué à des plages ventées et inconsistantes. Cette étape montre une vraie volonté de la WSL Europe d’emmener les jeunes vers des vagues dignes de ce nom, et pas seulement vers les beachbreaks moyens du Vieux Continent.

    Comme le souligne un coach présent sur place :

    “C’est ce genre d’expérience qui forge un vrai surfeur professionnel. Surfer au Maroc, c’est apprendre la patience, la lecture de vague, et le respect d’une culture du surf différente.”

    Une belle saison pour le surf junior européen

    Ce final marocain vient clôturer une saison 2025 bien plus homogène et inspirante que les précédentes. Des étapes comme Capbreton, Razo ou l’Irlande ont offert une vraie diversité de conditions, loin du format aseptisé que l’on reprochait parfois au circuit junior. On a vu des jeunes européens capables de performer dans le froid du nord comme dans la chaleur du sud, preuve que le niveau s’élève et que l’Europe sait produire des surfeurs complets.

    La présence de Kai Odriozola, déjà habitué du Challenger Series, ajoute un peu de piment à cette finale. Le Basque, quart-de-finaliste du QS 3000 de Taghazout plus tôt dans l’année, fera figure de favori logique. Mais dans ces compétitions juniors, tout reste possible.

    Quoi qu’il en soit, voir un Pro Junior se dérouler au Maroc à Taghazout, est une excellente nouvelle pour la scène européenne. Le royaume chérifien confirme son ancrage dans le surf international, avec des infrastructures solides, une hospitalité légendaire et surtout, des vagues qui méritent leur place sur les calendriers pros.

    La compétition débutera demain mercredi 5 novembre à 8h00 (GMT+1) avec un premier call à Anza. Et cette fois, le futur champion junior surf européen pourra se vanter d’avoir gagner un vrai circuit…

  • Les nouveaux visages du surf français : Sam Piter et Hina Conradi sacrés champions de France 2025

    Les nouveaux visages du surf français : Sam Piter et Hina Conradi sacrés champions de France 2025

    Le surf français tient ses nouveaux rois et reines. Ce vendredi 31 octobre, sur les vagues des Bourdaines et de La Sud, les Championnats de France 2025 ont offert un feu d’artifice final digne de leur 61ᵉ édition. Au terme d’une journée pleine de rebondissements, Sam Piter a pris sa revanche sur Justin Becret, tandis que Hina Conradi a décroché son tout premier titre en Open. Ajoutez à cela le doublé historique de Margaux Vieuge et la performance solide de Teiva Portilla, et vous obtenez une journée qui restera dans les annales.

    Sam Piter, la revanche du stratège

    L’histoire entre Sam Piter et Justin Becret est désormais une rivalité à part entière du surf français. Un an après avoir dû s’incliner derrière son pote d’Hossegor, Sam a cette fois renversé le scénario avec une maîtrise et un sang-froid impressionnants.
    Sur les Bourdaines, les vagues n’avaient rien d’un long fleuve tranquille : houle solide, vent capricieux et séries qui fermaient sans prévenir. Dans ce chaos organisé, Sam Piter a fait parler sa tête. Après une première vague au large, il a choisi d’abandonner la zone principale pour se concentrer sur les vagues de bord, plus régulières.
    Un choix payant : un 6,1 pts dans les dernières minutes lui offre le titre, après une suspense à la seconde près. La plage entière a retenu son souffle, avant d’exploser quand le verdict est tombé.

    « J’ai pris le risque de rester au bord, et ça a marché. Justin a gagné l’an dernier, je termine devant cette fois… », confiait Sam, sourire discret mais regard habité.

    Avec ce titre, le Landais confirme ce que beaucoup savaient déjà : il a franchi un cap. Moins impulsif, plus tactique, il semble avoir trouvé l’équilibre entre son surf aérien et la maturité nécessaire pour gagner.

    Résultat final championnat de France Homme Open 2025

    1 – Piter Sam (Nouvelle-Aquitaine) – 12,77 pts
    2 – Becret Justin (Nouvelle-Aquitaine) – 12,23 pts
    3 – Larsonneur Gaspard (Bretagne) – 6,2 pts
    4 – Quivront Charly (Nouvelle-Aquitaine) – 2,74 pts

    Hina Conradi, la révélation venue du large

    Chez les filles, Hina Conradi a fait chavirer La Réunion et la métropole dans la même vague d’émotion. Face à Aelan Vaast, la tenante du titre, la jeune surfeuse réunionnaise a dû puiser dans ses réserves physiques et mentales.
    Les séries étaient puissantes, la barre difficile à passer. Après plusieurs tentatives infructueuses au large, Hina change de plan : direction le bord, où les vagues, plus petites mais mieux formées, offrent un terrain propice à son surf précis et engagé.
    Deux bonnes vagues plus tard, la voilà championne de France.

    « J’étais épuisée, je ne voyais personne au large… Mais quand j’ai entendu toute la team réunionnaise descendre sur la plage, j’ai compris que c’était peut-être pour moi », a-t-elle soufflé, encore haletante à la sortie de l’eau.

    Une victoire symbole d’une génération montante, à la fois technique et instinctive, capable d’adapter sa stratégie en plein combat.

    Championnat de France Open Femme 2025

    1 – Conradi Hina (La Réunion) – 8,03 pts
    2 – Vaast Aelan (Nouvelle-Aquitaine) – 7,93 pts
    3 – Schorsch Clémence (Nouvelle-Aquitaine) – 7,3 pts
    4 – Rumiel Lilou (Nouvelle-Aquitaine) – 5,67 pts

    Margaux Vieuge, la double couronne de Bidart

    Difficile de faire mieux que Margaux Vieuge ce vendredi. La jeune longboardeuse du Bidarteko Surf Club a signé un doublé rare et magistral : championne de France en espoirs, puis en open, à quelques minutes d’intervalle seulement.
    La scène, sur la plage de La Sud, valait son pesant de wax : Margaux portée en triomphe deux fois en une heure, sourire éclatant et planche en l’air.

    « Je n’y croyais pas… J’étais juste venue prendre du plaisir. Deux titres, c’est fou », racontait-elle, encore incrédule.

    Après le sacre de son frère Malone Vieuge chez les cadets, c’est toute la famille qui brille cette année. Et au-delà du symbole, c’est une confirmation : le longboard féminin français a de l’avenir, et il s’écrit à Bidart.

    Championnat de France longboard Open Femme 2025

    1 – Vieuge Margaux (Nouvelle-Aquitaine) – 14,33 pts
    2 – Lebreton Canelle (Pays de la Loire) – 14,06 pts
    3 – Glasenapp Maya (La Réunion) – 11,06 pts
    4 – Duboscq Oana (Guadeloupe) – 9,03 pts

    Teiva Portilla, la nouvelle force tranquille du longboard

    Du côté des hommes, Teiva Portilla a lui aussi réalisé un doublé espoirs-open, digne des plus grands. Le jeune longboardeur a dominé les anciens champions de France avec assurance, notamment Roland Lefeuvre et Martin Coret, références du style français.

    « Je suis encore sous le choc. Je rêvais d’un titre, pas de deux », souriait Teiva, lucide et modeste.

    Un surf élégant, une constance rare, et une attitude exemplaire : tout laisse penser que Teiva Portilla s’installe durablement parmi les grands noms du longboard hexagonal.

    Résultat Championnat France longboard Open Homme 2025

    1 – Portilla Teiva (Nouvelle-Aquitaine) – 14,9 pts
    2 – Coret Martin (Nouvelle-Aquitaine) – 11,03 pts
    3 – Lefeuvre Roland (Nouvelle-Aquitaine) – 9,9 pts
    4 – Agazar Jules (Région Sud de France) – 8,87 pts

    Une génération qui prend le relais

    Cette édition 2025 restera comme celle du renouveau. Les Piter, Conradi, Vieuge ou Portilla incarnent une génération à la fois humble, affamée et inspirante. Ils surfent vite, bien, et surtout avec une intelligence rare pour leur âge.
    Entre la fougue des anciens et la fraîcheur de ces nouveaux visages, le surf français vit un passage de témoin réussi. Et si cette journée aux Bourdaines et à La Sud a prouvé une chose, c’est que l’avenir du surf tricolore s’annonce… explosif.

  • Maud Le Car et Kaito Ohashi triomphent au Twin Fin Invitational 2025

    Maud Le Car et Kaito Ohashi triomphent au Twin Fin Invitational 2025

    Entre le 20 et le 28 octobre, Vieux-Boucau s’apprête à accueillir un événement pas comme les autres : le Twin Fin Invitational, imaginé par William Aliotti. Ici, pas de stress du classement ni de dossards : twins only, style, flow et innovation guident le show. C’est la deuxième édition de cette compétition pas comme les autres.

    Les grands vainqueurs 2025

    Maud Le Car (France) et Kaito Ohashi (Japon)**** ont été élus par leurs pairs pour leur style, leur créativité et leur flow.
    Ils incarnent à merveille l’esprit libre et artistique du Twin Fin Invitational.
    Autour d’eux, un plateau d’exception : Tom Curren, Ozzy Wright, Alex Knost, Aritz Aranburu, Gony Zubizarreta ou encore Victor Bernardo, tous venus célébrer la glisse pure, sans scores ni pression.

    “Le Twin Fin, c’est avant tout un état d’esprit, pas une compétition. C’est une conversation entre la vague et le surfeur, à deux dérives.” — William Aliotti

    Le concept en deux mots

    • Deux dérives, point. Pas de trailer qui traîne : l’ADN du contest, c’est le twinnie pur.
    • Pas d’élimination. Plusieurs sessions par jour, pour multiplier les opportunités et laisser la créativité s’exprimer.
    • Jugement par les pairs. Chaque soir, surfeur·euse·s et réalisateurs visionnent les meilleurs moments et votent ensemble. Ambiance crew, pas usine à scores.
    • Board-swap encouragé. Changer de planche, tenter d’autres lignes, surprendre… le format pousse à sortir de l’ordinaire.

    Pourquoi ça cartonne ?

    Le twin fin offre une vitesse immédiate et des lignes différentes : trajectoires hautes,des lignes différentes, glisse “fast & loose” qui déclenche des idées neuves. Sur la plage, ça se voit — barrels, carves haute ligne, petits airs propres — et à l’écran, c’est magnifique, une glisse qui privilégie le style. Bref, un antidote aux formats trop standardisés : moins de chiffres, plus de sensations.

    Flashback 2024 : une première convaincante

    La première édition, disputée à Seignosse, a réuni un casting international mêlant locaux affûtés et freesurfeurs de caractère. Résultat : deux jours de vagues landaises bien rangées, des A-frames qui ouvrent, des highlights à la pelle. À l’issue des visionnages collectifs, Victor Bernardo et Ainara Aymat ont été plébiscités — preuve que le duo fun & performance peut parfaitement cohabiter. L’esprit retenu ? Liberté, créativité, partage.

    2025 : cap sur Vieux-Boucau

    • Waiting period : 20–28 octobre. L’organisation déclenche sur la meilleure fenêtre houle/vent.
    • Terrain de jeu. Entre Soustons et Vieux-Boucau, les bancs automnaux savent délivrer des pics qui tendent, des sections rapides, et de la place pour dessiner des lignes… à deux dérives.
    • Philosophie inchangée. Twins only, sessions multiples, vote du soir. Le spot précis sera révélé au dernier moment selon l’état des bancs.

    Un événement à part

    Plus qu’un contest, le Twin Fin Invitational 2025 a confirmé qu’il n’existe pas de frontière entre art et surf.
    Que ce soit sur les bancs landais ou dans la gauche mythique de Mundaka, les planches ont dansé, les caméras ont capté des moments de grâce, et l’esprit du twinnie a une nouvelle fois trouvé son écrin.

    Infos pratiques

    • Quand ? Entre le 20 et le 28 octobre (déclenchement selon conditions).
    • Où ? Vieux-Boucau (Landes). Spot exact annoncé en dernière minute.
    • Format. Plusieurs sessions par jour, pas d’élimination, vote des pairs chaque soir.
    • Ambiance. Conviviale et exigeante à la fois : on surfe pour le plaisir, mais le niveau est élevé.
    • Public. Accès libre sur la plage ; suivez les annonces de dernière minute pour ne pas rater la meilleure fenêtre.
  • Royal Barrique 2025 : Joan Duru triomphe dans un tube d’anthologie à Hossegor

    Royal Barrique 2025 : Joan Duru triomphe dans un tube d’anthologie à Hossegor

    L’édition 2025 du Royal Barrique s’est tenue lundi 6 octobre 2025 au sud des Culs Nus, à Hossegor. Quatre heures d’action entre midi et 16h30, dans des conditions solides et techniques. Et ce mercredi 29 octobre 2025, au restaurant Le Surfing, les résultats ont été dévoilés : Joan Duru s’impose avec un tube backside d’une technicité extrême, devant Charly Martin et Paul-César Distinguin.

    Une compétition à part dans le paysage du surf français

    Organisé par l’association Estim, le Royal Barrique reste une compétition unique au monde. Son principe : seul le tube compte. Pas de manœuvres, pas de total de points — un seul tube peut suffire pour décrocher la victoire. Et surtout, les vagues sont jugées sur vidéo : sans image, pas de vague validée.

    Chaque automne, la fenêtre d’attente s’ouvre sur les bancs de sable landais, et dès que les conditions s’alignent, l’appel est lancé. Cette année, la nouveauté majeure tenait dans la formule par équipes, huit au total, avec un capitaine, plusieurs surfeurs et des alternates en cas d’absence.

    Un “call” à midi, et un océan en mouvement

    La journée du lundi 6 octobre avait tout du pari risqué. Dès 12h, les surfeurs étaient rassemblés pour le “call”, fixant le coup d’envoi à 12h30. Le plein bas était passé à 10h30, et les débats allaient bon train.
    Avec des coefficients de marée de 100, les avis divergeaient : fallait-il lancer tout de suite ou attendre un peu plus de remontant ?

    « C’est ignoble », lâchait un surfeur, constatant un plan d’eau propre mais encore trop changeant. D’autres, plus optimistes, pressentaient que la fenêtre idéale serait courte : « Voyant une ou deux vagues souffler, la majorité s’est rangée sur l’avis des derniers, et on a fixé le démarrage à 12h30 », raconte l’organisation.

    Le stand de compétition est installé. Les équipes se préparent : wax, crème solaire des partenaires sont partagés, chants d’encouragement pour la team Bérêt Noir, tandis que les premiers tubes font déjà crier les spectateurs.

    Une heure magique sur le remontant

    Dès la première série, le potentiel du spot saute aux yeux. Après une demi-heure d’observation, la marée montante réveille le banc. Pendant près d’une heure, le Royal Barrique touche à la perfection.

    Des vagues de 2m50 bien rondes, un take-off vertical, et des souffles puissants à la sortie du tube. « C’était court, mais intense », résume un des juges présents. Ceux qui ont choisi de venir tôt ont assisté à la meilleure heure de la journée : la fameuse “heure magique”.

    Le sud, une planche de salut

    Mais la perfection ne dure jamais longtemps avec un coefficient de marée de 100. Après une heure d’action continue, les tubes se font plus rares. Le courant devient fort, les pics se déplacent, et la tension monte.
    C’est alors que Louis Poupinel prend une décision qui changera la suite : « Ça a l’air plus creux un peu plus au sud, let’s go ! »

    Un coup de mégaphone, quelques oriflammes déplacées, et les séries 3 et 4 se décalent plus bas. Un nouveau banc se met à fonctionner, offrant encore quelques jolis barrels. Ce déplacement improvisé sauve la session et permet de tenir jusqu’à 16h30.

    Soleil, bières et after au Surfing

    Après quatre heures de soleil et deux heures de surf effectif pour chaque équipe, les participants accueillent avec enthousiasme les bières glacées. Le Royal Barrique, c’est aussi ça : une ambiance, une camaraderie, un plaisir simple après la tension de la session.

    Le débrief se prolonge jusqu’à la nuit au Surfing, aux Estagnots, autour de tacos et d’histoires de tubes manqués. Un moment de partage fidèle à l’esprit de cette compétition atypique.

    Montage express et soirée de remise des prix

    Dès le lundi soir, la team images s’est mise au travail pour dérusher les centaines de séquences tournées par les vidéastes présents. Un film récapitulatif, signé Étienne Bellan-Huchery, compile les meilleurs moments : souffles puissants, wipeouts impressionnants, sourires éclatants et vent offshore à gogo.

    Le 24 octobre, la soirée de remise des prix s’est tenue à nouveau au Surfing, en présence des surfeurs, juges et spectateurs. L’occasion de revivre les plus belles images, de remettre le 13e trophée du Royal Barrique, et d’annoncer les résultats officiels.

    Le palmarès 2025 : Duru, la classe mondiale

    Cette année, la victoire revient à Joan Duru, auteur d’un tube backside d’une rare technicité. Le surfeur d’Hossegor, déjà deuxième en 2012, devient le 12e vainqueur du Royal Barrique depuis sa création en 2007. Sa vague, filmée sous plusieurs angles, a marqué les juges par son engagement.

    « C’est une vague incroyable, au timing parfait. N’importe quel surfeur qui tenterait la même aujourd’hui n’y arriverait pas », confiait un juge lors de la soirée.

    Le classement complet :

    1. Joan Duru
    2. Charly Martin
    3. Paul-César Distinguin
    4. Justin Becret
    5. Aldric God
    6. Nicolas Paulet
    7. Nelson Cloarec
    8. Kyllian Guerin
    9. Vincent Verdier
    10. Charly Quivront

    Chez les équipes, la victoire revient à Local Heroes, menée par Guillaume Mangiarotti (capitaine), accompagné de Joan Duru, Charly Martin, Aldric God et Paul-Loup Laborde.

    Il reste un vainqueur dont on n’a pas parlé, celui de la plus belle chute, bravo Mathias Maalem, pour cette royale tombette.

    Les héros de l’ombre : les vidéastes

    Sans eux, rien de tout cela n’existerait. Le Royal Barrique repose sur les images capturées depuis la plage, les dunes ou les drones. Chaque tube est jugé à partir des vidéos envoyées à l’organisation.

    Un immense merci à ceux qui ont immortalisé cette édition 2025 :
    Grégory Ménager, Adrien Bulus, Ted Boutin, Judith Emmanuel, Victorien Issouri, Jérémie Gabrien, Arthur Génie, Étienne Bellan-Huchery, Nico Lep et Ludovic Lasserre.

    Un format d’équipe qui séduit

    Si le Royal Barrique garde son ADN de compétition “à part”, le format en équipes a clairement séduit. Plus d’entraide, plus d’échanges, et un sentiment d’appartenance fort, sans nuire à la rivalité saine entre surfeurs. Moins de surfeurs à l’eau, moins de bataille pour prendre la bombe.

    Entre adrénaline, camaraderie et passion commune du tube landais, cette édition 2025 s’impose déjà comme l’une des plus réussies de ces dernières années.

  • Joel Tudor souffle le chaud et le froid après la victoire d’Édouard Delpero

    Joel Tudor souffle le chaud et le froid après la victoire d’Édouard Delpero

    Il ne peut pas s’en empêcher. À chaque fois qu’un contest de longboard WSL se termine, Joel Tudor y va de son avis tranchant. Le triple champion du monde, 49 ans, a une plume aussi affûtée qu’une dérive single fin, et cette fois, c’est la compétition d’Abou Dhabi qui a ravivé sa flamme polémique.

    Quelques heures après la victoire du Français Édouard Delpero et de l’Hawaïenne Honolua Blomfield, Tudor a posté un mème devenu viral :

    “La WSL a encore réglé la piscine à vagues sur le mode débutant pour les longboarders.”

    Et le message, limpide : selon Tudor, la WSL bride le niveau en proposant des vagues trop molles, trop faciles, presque insultantes pour les surfeurs de haut niveau. Et pour le coup, nous sommes d’accord et nous en avions parlé dans ce premier article, résumé de la journée 1 homme Abu dhabi 2025

    Mais comme souvent avec le Californien, le discours cache plusieurs couches de contradictions.

    Le roi du “classic” qui réclame du “modern”

    Ce qui fait sourire (jaune), c’est que Joel Tudor a lui-même milité pendant des années pour le retour du longboard classique, celui du style, du noseride et des planches single fin.
    Un surf élégant, mais par définition moins technique quand il s’agit d’engager backside dans un barrel ou de taper un roller vertical avec une seule dérive.

    Autrement dit, Tudor a contribué à façonner une génération de longboarders ultra-stylés, mais peu polyvalents. Et aujourd’hui, il s’étonne que la majorité d’entre eux “ne sache pas tuber”.

    “Le plus triste, c’est que la majorité de ceux qui participent ne savent même pas surfer un barrel”, a-t-il écrit sur Instagram.
    “S’il n’y a personne pour les guider, personne pour défendre le vrai longboard, alors la discipline est condamnée.”

    Sauf qu’en voulant protéger la pureté du style, Joel Tudor a aussi fermé la porte au modern longboard, celui qu’incarnent justement des surfeurs comme Édouard Delpero, Ben Skinner ou Harrison Roach : des riders capables d’allier grâce et puissance, noseride et tube.

    Les hommes et le tube backside : une réalité nuancée

    Pour autant, le constat de Tudor n’est pas entièrement faux.
    Si les longboardeuses comme Honolua Blomfield affichent souvent une technique fluide et complète, le niveau des femmes dans le tube est faible comme se fut le cas en shortboard dans le passé. Au niveau des hommes, on va dire que frontside la majorité s’en sorte bien, mais au niveau backside dans le tube la grande majorité des longboarders ne savent pas tuber, il faut le dire.
    Il faut le dire : 90 % des longboarders ne savent pas vraiment tuber backside. Non pas qu’ils ne puissent pas le faire, mais parce que le format de compétition et les spots choisis ne les y encouragent jamais.

    À Abou Dhabi, les vagues artificielles de la piscine WSL offrent peu de sections tubulaires, et un mur d’eau bien trop docile pour espérer un tube engagé.
    Alors évidemment, difficile de reprocher aux compétiteurs de “fuir le barrel” quand le barrel n’existe pas vraiment.

    La pique oubliée : Blomfield félicitée, Delpero ignoré

    Autre détail piquant : dans son discours incendiaire, Tudor félicite Honolua Blomfield (dans les commentaires) pour sa victoire… mais passe totalement sous silence Édouard Delpero.
    Un oubli ? Difficile à croire.

    Entre les deux hommes, le courant n’a jamais vraiment passé.
    Delpero incarne tout ce que Tudor déteste : un surf de longboard moderne, inspiré du shortboard, avec engagement, avec une configuration tri-fins.
    En clair, la tête de gondole du modern longboard.

    Pour Tudor, Delpero symbolise ce qu’il considère comme une “dérive” du longboard, celle où le style s’efface au profit de la performance.
    Mais la réalité est peut-être plus simple : Delpero représente l’évolution naturelle de la discipline, là où Tudor, lui, reste campé dans un passé idéalisé.

    Un débat sans fin, mais essentiel

    Cette nouvelle sortie médiatique relance un débat qui divise le longboard depuis toujours :
    Faut-il préserver le classic style, avec ses lignes pures et son minimalisme ?
    Ou faut-il embrasser le modern longboard, plus technique, plus radical, et plus proche du shortboard ?

    Entre les deux, la vérité est sans doute dans l’équilibre.
    Le longboard n’a jamais été aussi riche, ni aussi diversifié. Et s’il y a bien une chose que prouve la victoire d’Édouard Delpero à Abou Dhabi, c’est que le style et la technique peuvent cohabiter.
    Tudor le sait sans doute très bien. Mais fidèle à sa nature, il préfère encore allumer un feu pour rappeler qu’il existe.

  • Incident à la GB Surfing Cup : quand les free surfers gâchent la fête

    Incident à la GB Surfing Cup : quand les free surfers gâchent la fête

    Le surf britannique secoué par un triste épisode

    La GB Surfing Cup 2025, censée célébrer le meilleur du surf britannique à Thurso, en Écosse, s’est terminée sur une note amère. Alors que les demi-finales féminines battaient leur plein, un groupe de free surfers a fait irruption dans le line-up, droppant sur les compétitrices et leur lançant des insultes.
    Un comportement inacceptable, qui a conduit à l’arrêt immédiat de la compétition et à l’ouverture d’une enquête policière.

    L’organisation GB Surfing a publié un communiqué officiel exprimant sa “profonde inquiétude” face à ces actes, d’abord dirigés vers les surfeuses. “Nous reconnaissons que les surfeurs en finale seront déçus par la fin prématurée de l’événement, mais nous sommes reconnaissants à l’équipe organisatrice et à la police pour leur réactivité”, précise la fédération.

    Un choc pour toute la communauté du surf britannique

    L’émotion a rapidement gagné les réseaux sociaux.
    La surfeuse Lainy Cruickshank a résumé le sentiment général dans un message poignant :

    “Je me sens absolument dévastée que tout le surf britannique ait dû être témoin d’un tel comportement. Voir mes enfants regarder leurs amis se faire insulter, c’était insoutenable. Les vagues étaient incroyables, le surf magnifique, mais tout a été gâché.”

    Ce qui devait être une célébration du surf anglais, écossais, gallois et des îles anglo-normandes s’est transformé en triste symbole de division. D’autant plus cruel que la journée offrait des conditions parfaites à Thurso, la plus belle droite d’Écosse.

    Le problème récurrent du “partage du line-up”

    L’incident de Thurso rappelle un phénomène récurrent dans le surf mondial : la tension entre compétiteurs et free surfers lorsqu’un événement se déroule sur un spot public.
    En France, les Championnats d’Allemagne à Hossegor avaient connu un scénario similaire. Des surfeurs locaux, irrités par la privatisation du pic pendant la compétition, avaient délibérément perturbé les séries, provoquant une vive polémique sur la notion de respect et de légitimité dans l’océan.

    Le problème est universel : contrairement à d’autres sports, le surf ne se pratique pas dans un espace fermé. Normalement, du moins en France, un arrêté est pris par la mairie pour privatiser cet espace public. Tout repose donc sur le respect mutuel et la conscience collective du moment.
    Et lorsque ces valeurs disparaissent, c’est toute la culture surf qui s’en trouve salie.

    Quand la liberté devient égoïsme

    Le surf s’est construit sur la liberté, la communion avec la nature et l’esprit d’entraide.
    Mais cet incident montre que la liberté sans respect devient vite égoïsme.
    Les compétitions amateurs comme la GB Cup reposent sur des bénévoles, des familles, des jeunes surfeurs motivés. Les insulter, c’est s’en prendre à la base même du surf : une communauté passionnée, non une machine commerciale.

    L’affaire est désormais entre les mains de la police écossaise, et GB Surfing a promis un nouveau communiqué prochainement. Mais le mal est fait : la confiance est brisée, et les images de cette journée ternissent l’image d’un surf britannique en pleine reconstruction.

    L’onde de choc numérique

    Au-delà de l’incident dans l’eau, une seconde tempête a éclaté en ligne. Des vidéos, extraits de live et témoignages contradictoires ont envahi les réseaux sociaux, nourrissant la confusion.
    Entre indignation légitime et emballement médiatique, la frontière s’est vite brouillée. Comme souvent, la rumeur a pris le pas sur les faits — au point que personne ne sait plus vraiment ce qui s’est passé.

    Ce phénomène n’est pas nouveau : le surf, autrefois confidentiel, est désormais scruté en permanence. La moindre erreur, la moindre vague partagée au mauvais moment, devient virale. Et les réseaux peuvent transformer un incident local en crise internationale, voir même un tribunal populaire. D’un côté, des témoignages assez accablant sur une possible agression physique (surfeuse plaquée au fond) avec des insultes, et de l’autre un surfeur avouant sa faute d’être allé sur l’épaule de la vague, et qui, sur une série qui a décalé, a pris le set en pleine poire et s’emmêlant le leash avec celui de la compétitrice. Deux versions très différentes… La police mène son enquête, on n’en dira pas plus.
    Une dérive qui interroge notre rapport collectif à l’image, à la réputation et à la vérité dans le monde du surf.

    Un triste miroir pour le surf européen

    Ce qui s’est passé à Thurso aurait pu arriver n’importe où.
    L’épisode d’Hossegor l’a déjà prouvé : quand l’ego prend le pas sur la passion, la culture surf perd une part de son âme. Même si on ne partage pas certaines valeurs, il est important de faire preuve de respect.
    Espérons que cet incident serve de leçon, et que les line-ups — en compétition comme en free surf — redeviennent ce qu’ils devraient toujours être : des lieux de partage, pas de confrontation.

    PS: photo non contractuelle de la confrontation bagarre…lol

  • 🏆 Édouard Delpero triomphe à Abu Dhabi et prend la tête du classement mondial

    🏆 Édouard Delpero triomphe à Abu Dhabi et prend la tête du classement mondial

    Le Français s’impose au Surf Abu Dhabi Longboard Classic 2025 au terme d’une finale haletante face au champion en titre Steven Sawyer.

    Un dimanche de surf sous haute tension

    Sur la vague artificielle d’Abu Dhabi, les conditions ne laissaient aucune marge d’erreur. Un plan d’eau capricieux lors des finales et un format impitoyable : chaque compétiteur n’avait que deux gauche et deux droites pour briller.
    Et dans ce jeu d’équilibre où la précision et la régularité priment sur l’a puissance’exploit, Édouard Delpero a une fois de plus démontré qu’il était l’un des longboardeurs les plus complets au monde.

    Noémie Lemoigne, la meilleure Française du tableau féminin

    Avant de parler de la finale masculine, impossible de ne pas saluer le parcours de Noémie Lemoigne, seule Française à atteindre les quarts de finale du tableau féminin.
    Opposée à l’Américaine Avalon Gall, la surfeuse réunionnaise a livré un duel serré, joué sur le fil des hang five. Plus engagée sur le nose, Gall a pris l’avantage d’une courte tête.
    Avec cette élimination, Noémie finit malheureusement aux portes du top 8 mondial, synonyme de qualification pour la grande finale au Salvador.

    Une demi-finale crispante face à Taylor Jensen

    Chez les hommes, le parcours d’Édouard Delpero a pris une dimension presque romanesque. En demi-finale, il affrontait Taylor Jensen, triple champion du monde et rival historique.
    Dès sa première vague, Delpero chute — sa seule erreur de toute la compétition. La tension est maximale : il n’a plus qu’une seule chance. Mais fidèle à son style, fluide et déterminé, il surfe la vague parfaite. Take-off précis, section tubulaire, nose ride maîtrisé.
    La démonstration est totale : Édouard se qualifie pour la finale et envoie un message clair — il est prêt à tout pour aller au bout.

    La finale : Delpero contre Sawyer, duel de maîtres

    Face à lui, Steven Sawyer, vainqueur de l’édition 2024, qui maitrise parfaitement la vague comme vous pouvez l’imaginer. Dès la première vague, le Sud-Africain chute sur une gauche instable, visiblement gêné par les conditions “bumpy”.
    Delpero, lui, reste concentré. Il enchaîne deux vagues solides, mais confie en sortant de l’eau :

    “Ce n’est pas suffisant.”

    Quelques minutes plus tard, Sawyer retente une gauche décisive… et chute de nouveau. Cette fois, tout bascule : Édouard Delpero remporte le Surf Abu Dhabi Longboard Classic 2025 !

    Un exploit monumental : Édouard Delpero devient numéro un mondial

    Ce succès est bien plus qu’une victoire d’étape. En s’imposant à Abu Dhabi, Édouard Delpero prend la tête du classement mondial avant la grande finale au Salvador.
    Un exploit immense pour le Biarrot, qui n’était pas dans le top 10 avant cette compétition.
    Sa régularité, son engagement et sa maîtrise du tube tout au long de la compétition que cela soit backside ou frontside, font d’Edouard Delpero une référence absolue du style et de la techniquet : Delpero reste une référence absolue du style et de la technique.

    Cette polyvalence ajoutée à sa régularité ont fait de lui le grand vainqueur de cette compétition.

    Le retour du roi français

    À 35 ans, Édouard Delpero prouve qu’il est toujours au sommet de son art. Cette victoire symbolise la longévité, la précision et la passion d’un surfeur qui continue d’écrire l’histoire du longboard français.
    Le rendez-vous est désormais pris : la grande finale mondiale au Salvador, où il défendra sa nouvelle position de leader face aux meilleurs du monde.

  • Oxbow Stoked 4 Cash : le surf retrouve son esprit libre

    Oxbow Stoked 4 Cash : le surf retrouve son esprit libre

    Quand Oxbow relance un contest de surf, ce n’est pas pour rejouer les formats WSL. Avec le Stoked 4 Cash, la marque française réinvente la compétition à sa manière : fun, locale, sans prise de tête et surtout centrée sur le plaisir pur de surfer. Après une première édition réussie au printemps 2025 aux Gardians, le concept a fait son retour le 15 octobre sur le spot du Boiteux, dans les Landes. Même ambiance décontractée, mêmes sourires, et toujours cette philosophie simple : récompenser le style, la créativité et le flow.

    Un format 100 % Oxbow

    Le Stoked 4 Cash n’a rien d’un championnat traditionnel. Oxbow a imaginé un contest de best tricks, où le fun et la progression priment sur le règlement. Le principe : plusieurs heats en free surf, des vagues partagées, pas de priorité stricte, et un seul mot d’ordre — oser. Les juges notent le style, l’engagement et la difficulté des manœuvres, avec un prize money total de 2 000 euros.

    Ce format, inspiré de l’esprit “cash for tricks” des années 2000, colle parfaitement à l’ADN de la marque : liberté, authenticité, surf en bande et bon esprit. Oxbow prouve qu’il est possible d’organiser un event compétitif sans dénaturer le surf. Pas de pression, juste du ride, du partage et une bonne dose de spectacle.

    Hossegor, le lancement d’un concept

    La première édition, en mai dernier, avait déjà posé les bases. Sous un soleil landais et dans des conditions idéales, plus de quarante surfeurs et surfeuses avaient répondu présent aux Gardians : Pierre Rollet, William Aliotti, Jorgann Couzinet, Noa Dupouy, Zoé Jackin ou encore Killian Guerin.

    Trois heats en mode free surf, une seule vague qui compte, et une ambiance de plage façon session entre potes. Les locaux François Liets et Vincent Duvignac, figures respectées du surf français, officiaient comme juges, donnant un ton familial à la compétition.

    Les meilleurs tricks avaient alors été récompensés :

    • Enzo Cavallini remportait la catégorie Men’s Best Trick,
    • Nahia Milhau s’imposait chez les femmes,
    • tandis que le Surfing, à Seignosse, accueillait un after à la cool pour clôturer la journée.

    Un premier test concluant qui laissait déjà présager la suite.

    Le Boiteux, version 2.0

    Pour cette deuxième édition, Oxbow a gardé la même recette gagnante, cette fois sur le spot du Boiteux, à Hossegor. Les conditions étaient parfaites : un mètre à 1,30 m, un vent léger side-shore et des bancs de sable magiques.

    Treize surfeurs par série, trois heats de 1h15, et une ambiance toujours aussi détendue. Le jury, composé de François Liets, Vincent Duvignac et Maud Le Car, a pu assister à un vrai festival de turns engagés et d’airs stylés.

    Côté résultats, le niveau de surf était impressionnant :

    • Hugo Flori décroche le Best Maneuver chez les hommes,
    • Jade Manien s’impose chez les femmes,
    • Samuel Redon repart avec le prix du Best Combo.

    Comme toujours, la remise des prix s’est faite dans la bonne humeur, lors d’une soirée au Coolin, accompagnée des fameuses pizzas du Spot Palace et de la projection des meilleures vagues de la journée.

    Une philosophie qui fait du bien

    À travers cet événement, Oxbow confirme son envie de reconnecter le surf à sa culture d’origine, celle du partage, de la créativité et du plaisir pur. Pas de lycra, pas de chrono : juste des surfeurs libres sur un banc de sable parfait.

    L’approche contraste avec les compétitions classiques, où la tension et les calculs dominent. Ici, le style compte autant que la performance, et chaque manœuvre est une prise de risque. Ce retour à l’essence du surf correspond parfaitement à l’image que la marque cultive depuis son retour en force sur la scène surf française : un label ancré, authentique, et proche de ses riders.

    Une suite déjà annoncée

    Face au succès de ces deux premières éditions, Oxbow a déjà confirmé qu’une troisième étape aura lieu au printemps prochain. L’objectif : continuer à faire vivre cette série d’événements locaux, où les surfeurs du cru se retrouvent pour repousser leurs limites dans la bonne humeur.

    Le Stoked 4 Cash s’impose ainsi comme une nouvelle référence des contests alternatifs, une bouffée d’air frais dans un circuit parfois trop formaté. Et surtout, un rappel essentiel : le surf, avant tout, est un jeu.

  • Edouard Delpero régale à Abu Dhabi : le tube en héritage

    Edouard Delpero régale à Abu Dhabi : le tube en héritage

    Première journée pour les hommes sur la compétition Surf Abu Dhabi Longboard Classic 2025, et déjà un Français au sommet.
    Edouard Delpero, multiple champion d’Europe et figure du longboard mondial, a frappé fort d’entrée avec un total de 18,43 points. Une démonstration d’élégance et de maîtrise technique, marquée par une approche radicale dans les barrels, preuve que l’art du longboard peut se conjuguer avec puissance et précision.

    Un départ parfait pour le Biarrot

    Dès les premières minutes de sa série, Edouard Delpero a imposé son tempo.Il a trouvé deux barrels d’une fluidité chirurgicale. Son timing, sa posture compacte et sa lecture de vague ont fait la différence.
    Alors que beaucoup de concurrents cherchaient encore le bon placement, le Français, lui, semblait déjà “connecté” à la vague d’Abu Dhabi. Résultat : deux vagues notées au-dessus de 9 points, un total stratosphérique de 18,43, et une avance nette sur ses poursuivants.

    Sur le spot artificiel, les conditions étaient propres, avec un mètre cinquante parfaitement calé et une lumière du désert offrant un spectacle presque surréaliste.

    L’arme secrète : le tube

    Le longboard n’est pas souvent associé au surf de tube. Pourtant, c’est là qu’Edouard Delpero excelle, en plus de toutes ses autres qualités. Son expérience en shortboard lui permet d’aborder les sections creuses avec une lecture différente de la plupart des longboarders. Là où beaucoup hésitent ou sortent de la vague, Edouard s’engage, se cale et ressort, souvent avec un petit sourire discret.

    C’est sans doute ce mélange rare entre technicité et instinct qui fait sa force. On l’a vu backside, genoux fléchis, parfaitement centré sur sa planche, glisser sous la lèvre avec la même aisance qu’en frontside. Peu de longboarders dans le monde peuvent se targuer d’un tel équilibre.
    Et si le tube d’Abu Dhabi n’a pas la profondeur d’un Teahupo’o miniature, il exige une précision absolue. Delpero l’a trouvé dès le premier tour, confirmant son statut de surfeur complet.

    Le débat éternel : single fin vs tri fin

    Cette performance relance un vieux débat qui agite le monde du longboard : faut-il privilégier le style du single fin ou la performance du tri fin ?
    Depuis plusieurs saisons, la WSL tente de trouver un équilibre entre ces deux philosophies. En 2017, pour l’anecdote, une étape en Papouasie-Nouvelle-Guinée avait tenté d’imposer le single fin à tous les concurrents. Mauvais timing : le swell conséquent et tubulaire rendait presque impossible l’utilisation de ce type de montage de dérive. Beaucoup s’étaient retrouvés à lutter plus qu’à surfer.

    À Abu Dhabi, la rumeur parlait de rendre la vague non tubulaire pour favoriser la pratique d’un longboard classic, une crainte partagée par Edouard Delpero, qui se sait à l’aise dans des conditions creuses. Alors, oui, la vague est moins tubulaire qu’à son habitude, mais il reste des portions à tube, qui ont vraiment fait la différence sur ce premier jour de compétition chez les hommes.

    Edouard Delpero, la synthèse parfaite

    Ce qui impressionne le plus chez lui, c’est cette capacité à faire cohabiter deux univers : celui du style traditionnel et celui de la performance moderne.
    Sur ses vagues à Abu Dhabi, il enchaîne les pas croisés, les nose rides élégants et les sorties de tube millimétrées.
    Il surfe propre, précis, sans esbroufe. Et c’est peut-être ce qui plaît tant : l’impression que tout est facile.

    Delpero ne cherche pas à révolutionner le longboard. Il en révèle simplement toutes les nuances. Sa victoire dans ce premier round n’est pas qu’une question de score, c’est une leçon de lecture de vague et de placement. Là où beaucoup voient encore le longboard comme un art lent et contemplatif, Edouard rappelle qu’il peut aussi être rapide, dynamique et terriblement efficace.

    Une première journée prometteuse

    Cette ouverture du Surf Abu Dhabi Longboard Classic a mis en lumière le niveau global de la discipline, mais aussi ses contradictions. Les barrels ont souvent fait la différence entre un bon score et une élimination précoce.
    Et dans cet exercice, personne n’a semblé plus à l’aise qu’Edouard Delpero. Sa performance donne le ton : il faudra compter sur lui pour la suite du contest.

    Les finales hommes et femmes auront lieu demain à Abu Dhabi.

  • Noémie Lemoigne sauve l’honneur français au Surf Abu Dhabi Longboard Classic

    Noémie Lemoigne sauve l’honneur français au Surf Abu Dhabi Longboard Classic

    L’édition 2025 du Surf Abu Dhabi Longboard Classic a lancé la dernière ligne droite du World Longboard Tour dans des conditions parfaites sur la vague artificielle d’Hudayriyat Island. Si les têtes de série ont répondu présentes, côté français, la journée a été pleine d’émotions. Noémie Lemoigne, grande habituée du circuit, est la seule à s’en être sortie, tandis qu’Ophélie Ah-Kouen et Justine Dupont ont dû plier bagage dès le premier tour.

    Un événement décisif avant le couronnement mondial

    Troisième étape du World Longboard Tour 2025, la compétition d’Abu Dhabi joue un rôle crucial. C’est le dernier stop avant le Surf City El Salvador Longboard Championships, où le titre mondial se jouera sur une seule journée, format “winner-take-all”. Autant dire que les longboardeuses n’avaient pas droit à l’erreur sous le soleil du désert.

    Les compétitions dans les piscines à vagues restent quelque chose d’exceptionnel et spécial, qui donne une autre dimension au longboard de haut niveau : précision des trajectoires, constance des noses et lecture technique de la vague.

    Noémie Lemoigne, la guerrière du repêchage

    Championne d’Europe et figure incontournable du longboard français, Noémie Lemoigne a une fois encore montré qu’elle faisait partie de l’élite mondiale.
    Après un premier round relevé, où elle a été devancée par la jeune Hawaïenne Kelis Kaleopa’a, Noémie a dû passer par le round de repêchage. Une étape piégeuse où la moindre erreur se paie cash. Seule la meilleure vagues sur deux est retenue.

    Mais la Réunionnaise a sorti le grand jeu : grâce à un 8.00 sur sa meilleure vague, elle décroche la deuxième place qualificative derrière Honolua Blomfield, triple championne du monde, et file en quarts de finale.

    Elle affrontera désormais l’Américaine Avalon Gall, actuelle n°2 mondiale et auteure d’un impressionnant 9.33 lors du premier tour. Une série explosive en perspective entre deux surfeuses au style radicalement différent : la puissance élégante de Noémie face à la précision millimétrée de Gall.

    Ophélie Ah-Kouen : une première frustrante mais prometteuse

    Également originaire de la Réunion, Ophélie Ah-Kouen participait à sa première compétition majeure sur le Tour. Opposée à la très solide Australienne Tully White et à la jeune Hawaïenne Sophia Culhane, elle n’a pas démérité, mais termine deuxième de sa série avec un total de 12.73 points.

    Deux chutes au second round, lui coûte sa place en quart de finale. Sa première expérience à Abu Dhabi lui offrira une courbe d’apprentissage précieuse pour la suite de sa carrière.

    Justine Dupont, la surprise du jour

    La présence de Justine Dupont sur cette compétition a surpris beaucoup d’observateurs. La championne de gros surf, habituée aux vagues titanesques de Nazaré ou Jaws, est aussi une longboardeuse aguerrie. Peu le savent, mais la Girondine a longtemps brillé sur le circuit européen avant de se consacrer au big wave surfing.

    Son retour dans la discipline, plus de dix ans après ses dernières compétitions de longboard, avait des allures de clin d’œil nostalgique. Alignée dans une série relevée aux côtés d’Avalon Gall et Honolua Blomfield, elle termine avec un honorable 11.64, insuffisant pour se qualifier dans une série très relevée. Mais sa participation rappelle la polyvalence et la passion d’une athlète hors norme, capable d’alterner entre les vagues les plus massives et la grâce du nose riding.

    Les têtes d’affiche dominent à Abu Dhabi

    Sur le plan sportif, la journée a confirmé la domination des favorites. Avalon Gall et Honolua Blomfield ont livré un duel magistral avec des scores de 17.16 et 17.00 respectivement.
    Chloe Calmon, la Brésilienne au style soyeux, a également impressionné avec un 15.67 total et une série d’une élégance rare.

    La jeune Hawaïenne Kelis Kaleopa’a, finaliste à plusieurs reprises ces dernières saisons, a quant à elle battu Lemoigne d’un souffle (15.66 contre 15.43) dans un heat d’un très haut niveau. Ces quatre noms se retrouvent logiquement en quarts, aux côtés des Australiennes Rachael Tilly et Tully White, et de la Japonaise Natsumi Taoka.

    Lemoigne, dernier espoir tricolore

    Pour la France, les regards se tournent donc vers Noémie Lemoigne, unique représentante tricolore encore en lice. Sa qualification relance son espoir de décrocher un ticket pour la grande finale au Salvador, où seuls les huit meilleurs du classement général seront invités.

    Toujours fidèle à son style fluide et à son engagement sans faille, Noémie incarne aujourd’hui la constance et la maturité du longboard français sur la scène mondiale.

  • Pupo et Hopkins triomphent à Saquarema : le Brésil et l’Europe en feu

    Pupo et Hopkins triomphent à Saquarema : le Brésil et l’Europe en feu

    Le Banco do Brasil Saquarema Pro 2025, présenté par Corona Cero, a tenu toutes ses promesses. Dans une ambiance incandescente sur les plages brésiliennes, Miguel Pupo et Yolanda Hopkins ont décroché la victoire finale d’une étape décisive du Challenger Series. Entre ferveur populaire, surf de haut vol et qualifications historiques, cette édition restera dans les mémoires.

    Miguel Pupo, roi de Saquarema pour la deuxième fois

    Le surfeur brésilien Miguel Pupo a une nouvelle fois conquis son public. Déjà vainqueur à Saquarema en 2022, il s’offre en 2025 un second titre sur cette vague mythique et grimpe à la deuxième place du classement mondial du Challenger Series.

    Dans une finale 100 % explosive face au jeune prodige hawaïen Eli Hanneman, actuel leader du classement (après cette compétition), Pupo a imposé son surf puissant et fluide dès les premières minutes. En combinant vitesse, engagement et précision, il a pris le contrôle de la série pour ne plus jamais le lâcher.

    Soutenu par une foule en délire, Pupo a célébré bras levés, drapeau brésilien sur les épaules. « Gagner ici, devant ma famille et mes amis, c’est unique. Saquarema, c’est la maison du surf brésilien », a-t-il déclaré, ému, à la sortie de l’eau.

    Sa victoire relance totalement la course au CT 2026, où il espère retrouver une place parmi l’élite mondiale. Pour l’info, le surfeur français Kauli Vaast, éliminé rapidement sur cette compétition chute à la sixième place du classement Challenger Series. Il reste pour l’instant dans le top 10, signe de qualification sur le Championship Tour. Il reste deux épreuves.

    Yolanda Hopkins, la Portugaise historique

    Chez les femmes, Yolanda Hopkins a signé un exploit monumental. En remportant la première victoire Challenger Series de sa carrière, la Portugaise devient la nouvelle N°1 mondiale (à égalité avec la française Tya Zebrowsky) et confirme sa qualification pour le Championship Tour 2026.

    Face à la jeune Espagnole Annette Gonzalez Etxabarri, révélation de la saison, Hopkins a surfé avec une confiance impressionnante. Solide sur ses appuis, précise dans ses manœuvres, elle a pris le dessus dès les premiers échanges et n’a jamais cédé.

    Ce triomphe fait d’elle la première surfeuse portugaise à s’imposer sur une étape majeure du circuit de qualification. « C’est un rêve d’enfant. J’ai travaillé dur pour en arriver là, et ressentir cette énergie à Saquarema, c’est incroyable », a-t-elle confié.

    Le spectacle au rendez-vous et les nouveaux visages du CT

    Au-delà des victoires, cette édition 2025 a été marquée par plusieurs moments forts. Les sœurs Etxabarri se sont affrontées en demi-finale, symbole d’une nouvelle génération européenne ambitieuse.
    Les surfeurs japonais ont également brillé, confirmant la montée en puissance du surf sur le continent asiatique.

    Mais l’un des faits les plus marquants reste la qualification de la Française Tya Zebrowski, devenue la plus jeune surfeuse de l’histoire à décrocher sa place sur le Championship Tour. À seulement 17 ans, la Tahitienne d’adoption incarne l’avenir du surf féminin.

    Le Top 5 “Dr. Peanut Moments” du contest résume parfaitement l’événement : domination nippone, duel des sœurs basques, première victoire d’Hopkins, retour triomphal de Pupo et cette vague de jeunesse qui déferle sur le surf mondial.

    Prochaine étape : direction Pipeline

    La poussière retombe sur les plages de Saquarema, mais le circuit ne s’arrête pas là. Dès le 28 janvier 2026, les meilleurs surfeurs et surfeuses du monde se retrouveront sur le North Shore d’Hawaï, pour l’ouverture de la saison à Pipeline.

    Le duel pour les dernières places qualificatives s’annonce intense, avec un mélange explosif de nouveaux talents et de revenants affamés. Après l’énergie brésilienne, le rêve hawaïen se dessine déjà à l’horizon.

    Entre émotions locales et exploits internationaux, le Saquarema Pro 2025 a confirmé son statut d’événement clé du surf mondial. Pupo a réaffirmé la puissance brésilienne, Hopkins a ouvert une nouvelle ère pour le surf portugais, et une génération entière s’est révélée sous les yeux du public le plus passionné du monde.

  • WSL : 13 règles (parfois) WTF qui rendent les compètes… uniques

    WSL : 13 règles (parfois) WTF qui rendent les compètes… uniques

    Vous pensiez que le règlement WSL se limitait à “priorité à l’intérieur et basta” ? Spoiler : non. Entre « best efforts », caddies verbalisés, applis obligatoires et skateboards interdits pendant les heats (!), voici un décorticage croustillant — et sourcé — des passages les plus originaux du Rule Book 2025.

    1) « Blocking Rule » et hassling : quand gêner coûte (très) cher

    La WSL a formalisé l’art de “se mettre dans les pattes” du voisin. En non-priorité, bloquer un adversaire en faisant une rame engagée ou en s’asseyant dans la zone de take-off = passage direct à la dernière priorité. Le hassling (harcèlemen) excessif peut même valoir une pénalité d’interférence. Et en priorité, utiliser sa prio juste pour empêcher l’autre de surfer (sans intention de scorer) fait… perdre la prio.

    2) Le couperet des 5 dernières minutes

    En CT et Challenger Series, une interférence qui empêche un score potentiel dans les 5 dernières minutes déclenche la Penalty 3 (meilleur score = zéro). Si c’était intentionnel, c’est disqualification. Brutal, mais clair.

    3) Le “transport non autorisé” (adieu vélo plage)

    Besoin de sprinter le long du shorebreak ? Interdit d’utiliser skateboard, trottinette, vélo, voiture… Ou un jet-ski/bateau non autorisé pour retourner au pic. Bilan : Interference Penalty 2 (deuxième meilleur score à 0). Oui, même un skate, lol….

    4) Jet-skis : priorité suspendue, trajets balisés

    Avec assistance jets skis, la priorité peut être suspendue si tu sors de la Primary Take-Off Zone, soit la zone où tu es capable de prendre une vague. Deux surfeurs tractés en même temps ? La priorité est attribuée au cas par cas. Partir en vague avant le début de heat ? Tu commences dernier en priorité.

    5) L’appli WSL devient… du matos officiel

    En CT, les surfeurs doivent avoir installer la WSL App (wearable). Si les infos de l’appli contredisent le panneau LED ou le speaker, LED/speaker > appli. Et un bug d’appli n’annule jamais un résultat.

    6) Coaching électronique : radio silence

    Toute communication électronique vers l’eau (hors WSL) est proscrite. Pour demander des infos, il existe un langage de signes officiel (bras tendu pour les scores, mains au-dessus de la tête pour la priorité, etc.).

    7) Les speakers n’ont pas le droit d’annoncer… les sets qui arrivent

    Oui, c’est explicitement écrit : pas d’annonce “set en approche”. Et si le speaker donne un mauvais score, aucune protestation possible. Ouch. En pratique, c’est déjà arrivé que les speakers parlent un peu trop, un rappel à l’ordre est déjà arrivé…

    8) Caddies : des règles (et amendes) très précises

    Un seul caddy enregistré, qui ne surfe pas : s’il prend une vague, amende pour le surfeur et interférence contre lui. Un caddy peut utiliser l’assistance jet ski pour récupérer une planche perdue, mais s’il est déposé à la plage, il doit repartir à la rame.

    9) Photographes à l’eau : maximum deux et expulsables

    La WSL autorise et limite : deux photographes aquatiques max au line-up, sous contrôle direct du Head Judge, qui peut les sortir à sa discrétion. Mieux vaut être pote avec le Head Juge. On se souvient du photographe qui a gêné Toledo sur le contest piscine à vague. Sa carrière s’est terminée ce jour-là.

    10) Tenue et podium : drapeaux, planches et logos sous contrôle

    Impossible de couvrir le lycra au podium (drapeaux, serviettes… non), ni de monter sa planche sur scène. Les combis ne peuvent afficher que la marque fabricante (sauf exception encadrée). Et zéro logo gambling sans feu vert WSL.

    11) « Best Efforts » : l’anti-tankage avec barème d’amendes

    Ne pas surfer à son meilleur niveau intentionnellement ? Amende graduée (jusqu’à 50 000 $ pour un top 10 en récidive) et possibles suspensions. Message sous-titré : pas de heat « touristique ». Difficile à juger, mais je me rappelle d’un heat litigieux dans le passé avec un brésilien. Je n’en dirai pas plus…

    12) Réseaux sociaux & “image du surf” : très, très sérieux

    Propos dégradants, attaques sur la neutralité des juges, contenus obscènes ou haineux : amendes de 1 000 à 100 000 $, disqualification, voire suspension. Et la WSL considère aussi les posts du staff du surfeur. N’oublions pas notre Jérémy national, recordman des amendes et des fucks en tout genre…lol

    13) Paris sportifs : l’exception “fantasy” qui n’en est pas une

    Toute forme de pari sur le surf pro est interdite pour surfeurs et staff, avec une amende pouvant aller jusqu’à 5× le gain potentiel. Les jeux “fantasy” ne violent pas la règle… sauf pour les compétiteurs et le staff WSL & Competition, à qui c’est interdit. J’ai fait parti du staff WSL et je ne le savais même pas…lol. Ce qui est ridicule, car il n’y a rien à gagner sur Fantasy.

    Bonus track : détails qui piquent

    • Âge minimum : 13 ans pour surfer dans sa région, 15 ans pour sortir de sa région ; et les mineurs doivent avoir un parent/tuteur sur site.
    • Zones fumeurs & alcool : espaces fermés 100 % non-fumeurs ; alcool VIP only.
    • Fins & cérémonies : finalistes absents au podium = amendes salées (jusqu’à 20 000 $ pour le top 10 CT). Et surfer la vague du heat suivant : 500 $ par vague.

    Pourquoi ça compte (vraiment)

    Au-delà de l’anecdote, ces règles visent trois objectifs : protéger l’intégrité sportive (best efforts, anti-blocking), garantir la sécurité (PWC, caddies, photographes) et maîtriser l’image globale du surf pro (tenue, social, paris). C’est parfois tatillon, souvent surprenant… mais toujours structurant pour comprendre un heat CT quand ça part en vrille.

    Bonus, la vague de dernière minute

    Une des règles les plus méconnues, qui a été utilisée à plusieurs reprises. Une fois le heat terminé, toute priorité cesse. Si un surfeur est en train de rider quand le heat se termine, il ne peut pas être gêné par un autre surfeur (même si ce dernier avait la priorité avant la fin du heat) ». Si interférence il y a après le buzzer, on applique une Interference Penalty 2 en situation de priorité, c’est-à-dire un zéro sur la deuxième meilleure vague du fautif — exactement le cas d’école qui avait piégé Kolohe Andino face à Patrick Gudauskas à Hossegor en 2018.

  • Saquarema : Tya Zebrowski s’arrête en quart pour un dixième de point

    Saquarema : Tya Zebrowski s’arrête en quart pour un dixième de point

    Battue d’un souffle par Annette Gonzalez Etxabarri, la Franco-Tahitienne voit son parcours brésilien s’arrêter en quart de finale. Une défaite frustrante dans des vagues capricieuses, mais sans conséquence sur sa place au sommet du classement.

    Un quart de finale irrespirable

    Le genre de série qu’on n’oublie pas. 10,60 contre 10,50. C’est par cet écart infime que Tya Zebrowski a été éliminée ce jeudi à Saquarema, lors d’un quart de finale ultra serré face à Annette Gonzalez Etxabarri.
    Sous un soleil de plomb et dans un petit mètre glassy, multipics, la Franco-Tahitienne n’a jamais lâché l’affaire, mais n’a pas trouvé la vague qui lui aurait permis de s’envoler vers les demi-finales.
    Ses deux meilleures vagues — 5,67 et 4,83 — traduisent la constance et la lecture de vague qu’on lui connaît, mais aussi la frustration d’une série où chaque choix valait un podium.

    La revanche du hasard

    En face, la surfeuse basque-espagnole a surfé intelligemment, enchaînant un 4,77 et un 5,83 solide, suffisant pour faire la différence.
    Un scénario cruel mais révélateur : dans ces conditions, le moindre dixième devient décisif. “Tya n’a pas commis d’erreur, il a juste manqué cette vague qui aurait pu tout changer”, commentait un membre du staff français en bord de plage.

    Le duel Zebrowski-Hopkins continue

    Si Tya Zebrowski reste assurée de son ticket pour le Championship Tour 2026, elle garde un œil attentif sur sa principale rivale au classement général, Yolanda Hopkins.
    La Portugaise est toujours en course à Saquarema, et si elle venait à remporter la compétition, elle rejoindrait Tya à égalité de points en tête du ranking des Challenger Series.
    Rien d’alarmant pour la Française, mais la symbolique est forte : terminer la saison numéro 1 serait la plus belle façon de boucler cette année de rêve.

    L’histoire ne fait que commencer

    À seulement 17 ans, Tya Zebrowski continue de fasciner. Elle a déjà atteint l’objectif de toute une carrière — la qualification pour le CT —, mais son attitude à l’eau, sa maturité et sa régularité prouvent qu’elle ne se contente pas de “participer”.
    Cette défaite n’est qu’un épisode de plus dans la construction d’une championne. Et connaissant Tya, il y a fort à parier qu’elle ne gardera qu’une idée en tête : revenir plus forte pour gagner.

  • Le coup de gueule de Pedro Scooby qui accuse WSL de raciste

    Le coup de gueule de Pedro Scooby qui accuse WSL de raciste

    À Saquarema, une série du Challenger Series a mis le feu aux réseaux : Pedro Scooby accuse la WSL de racisme après l’élimination de Weslley Dantas. Mais en y regardant de plus près, le verdict n’est pas si simple.

    Le surf brésilien en ébullition

    Dimanche 12 octobre 2025, le spot de Saquarema vibrait au rythme des séries décisives dans la course à la qualification sur le Challenger Series brésilien. Pour plusieurs surfeurs brésiliens, c’était l’ultime chance de décrocher leur billet pour le Championship Tour 2026.
    Parmi eux, Weslley Dantas, frère de Wiggolly, solide surfeur plein de puissance, connu pour son surf engagé et explosif. En face : George Pittar (Australie), Lucca Mesinas (Pérou) et Shion Crawford (Hawaï).

    Le score final a fait grincer des dents : Pittar obtient 5,67, Dantas 5,73 (en début de série), mais c’est pourtant l’Australien qui passe. Une décision étrange à première vue, amplifiée par le contexte : neuf Brésiliens éliminés le même jour. Il n’en fallait pas plus pour que les réseaux s’enflamment.

    Pedro Scooby, une voix qui porte

    C’est Pedro “Scooby” Vianna, surfeur de grosses vagues, figure médiatique et star de la télé brésilienne, qui a allumé la mèche.
    Sur Instagram, ses 7 millions d’abonnés ont découvert un message sans détour :

    “Les gens croient que seuls les juges du CT ont leurs préférés, mais ça arrive aussi dans le Challenger. C’est incroyable ! Je vais montrer les deux vagues : celle du gringo George Pittar et celle de Weslley Dantas. Impossible de mettre la même note. Bien sûr, Weslley Dantas est noir ; on va me dire qu’il n’y a pas de racisme, mon cul qu’il n’y en a pas, bien sûr qu’il y en a ! Et il n’a pas de sponsor, et il est brésilien »”

    Une déclaration choc, aussitôt relayée par la presse brésilienne et internationale. Certains ont salué son courage, d’autres ont pointé du doigt un coup de buzz. Mais au Brésil, où la question du racisme reste brûlante, le message a trouvé un écho immédiat.

    Racisme ou erreur de jugement ?

    Pour comprendre, il faut plonger dans les détails.
    La série a été jugée par un panel de cinq officiels : deux Brésiliens, un Australien, un Américain et un Basque. Et surprise : les deux juges les plus sévères ont été… un Brésilien et l’Américain.

    Difficile, dans ces conditions, de conclure à une discrimination nationale.
    En revanche, plusieurs analystes ont reconnu que les juges avaient sans doute “raté” leur lecture des vagues.
    Weslley Dantas a proposé un surf plus radical, des carves puissants, un tail slide engagé ; Pittar, lui, a surfé plus propre, mais moins explosif. Deux styles, deux lectures : le surf est subjectif, et c’est bien là le problème.

    Les juges, humains avant tout, peuvent se tromper. Mais la frontière entre erreur d’appréciation et injustice ressentie devient floue dès que la passion entre en jeu.

    Un débat récurrent dans le surf mondial

    Ce n’est pas la première fois que le sujet du favoritisme ressurgit.
    Gabriel Medina avait parlé du “pire jugement de sa vie” à Bells Beach.
    Italo Ferreira ou Filipe Toledo ont plusieurs fois dénoncé des notations incohérentes à El Salvador ou Surf Ranch.
    Le surf reste un sport jugé, donc vulnérable à la subjectivité.

    Mais là où Scooby dénonce un racisme systémique, les faits montrent plutôt une culture du flou, où la transparence fait défaut.
    La WSL, malgré ses outils modernes et ses replays vidéo, peine encore à expliquer les décisions au grand public. Et à l’ère des réseaux, chaque erreur devient un scandale mondial.

    Un sport encore trop peu diversifié

    Il faut reconnaître que le surf, historiquement dominé par les athlètes blancs australiens, américains et sud-africains, souffre d’un manque de diversité visible.
    Les surfeurs noirs, qu’ils soient brésiliens, africains ou américains, restent rares sur le circuit élite.
    Dans ce contexte, le cri de Scooby prend une dimension symbolique : il exprime un ras-le-bol, celui de voir des surfeurs talentueux, mais sans sponsors galérer à percer.
    Et sur ce point, il a raison : Weslley Dantas n’a pas de sponsor majeur, une anomalie pour un surfeur de son niveau.

    Des juges dépassés, pas racistes

    Affirmer que les juges ont été mauvais ? Probablement.
    Dire qu’ils sont racistes ? Rien ne le prouve.
    La vérité est peut-être plus simple : la WSL souffre d’un manque de clarté et de communication.
    Une décision floue, sans explication publique, devient vite suspecte.
    Et dans un Brésil passionné, où le surf est presque une religion, les mots de Scooby trouvent un terrain explosif.

    Mais les faits restent têtus : parmi les juges, deux étaient brésiliens, et aucun élément ne démontre une intention discriminatoire.
    Un juge brésilien raciste contre un Brésilien ? C’est peu crédible.

    Le vrai enjeu : la confiance

    Cette affaire révèle surtout une fracture entre le public et les institutions du surf.
    Quand les fans n’ont plus confiance dans les scores, le sport perd en légitimité.
    Il est urgent que la WSL repense son système : publication des notes détaillées, justification des scores, analyse vidéo ouverte.
    Le surf ne peut plus se contenter de “faire confiance aux juges”.

    Pedro Scooby, avec sa notoriété, a mis le doigt là où ça fait mal.
    Pas sur le racisme, mais sur la crédibilité d’un système à bout de souffle.

    Conclusion

    L’affaire Weslley Dantas restera comme l’un des épisodes les plus controversés de la saison.
    Oui, les juges se sont trompés. Non, rien ne prouve un racisme intentionnel.
    Mais le message de Pedro Scooby, au-delà de la colère, rappelle une chose essentielle :
    le surf a besoin de transparence.
    Et dans un sport où chaque vague compte, la notation des vagues devrait être aussi fluide qu’un carve bien taillé.

    Retrouvez la biographie de Pedro Scooby

  • Les Français trébuchent à Saquarema, mais la course continue

    Les Français trébuchent à Saquarema, mais la course continue

    Les journées se suivent, mais ne se ressemblent pas à Saquarema. Après un début de compétition encourageant avec la qualificationde Tya Zebrowsky, le contest a tourné au cauchemar pour deux de nos meilleurs représentants français : Kauli Vaast et Jorgann Couzinet. Tous deux ont été éliminés prématurément, un coup dur dans la course à la qualification pour le Championship Tour 2026.

    Kauli Vaast perd la tête du classement

    Avant d’arriver au Brésil, Kauli Vaast menait le classement des Challenger Series. Impressionnant sur le spot portugais, il y a moins de deux semaines, lors de sa victoire. Kauli Vaast a chuté tôt, trop tôt. Kauli voit ses espoirs de qualification directe légèrement ralentis. Saquarema en a décidé autrement.

    Il glisse désormais à la troisième place du classement, une position encore solide, mais la chute risque de continuer d’ici à la fin de la semaine. Il faut rappeler que seuls les dix premiers du classement valideront leur ticket pour le CT. Rien d’irrémédiable, mais une mauvaise opération pour celui qu’on attendait.

    Le bon côté ? Il lui reste deux épreuves pour se rattraper — et pas des moindres : Pipeline et Newcastle. Deux compétitions très différentes, mais où Kauli a les armes pour briller. À Pipe, sa lecture du tube et son engagement sont des atouts majeurs. On sait à quel point le Tahitien aime ce genre de conditions. Il a encore deux cartouches pour remplacer ses moins bons résultats et rester dans le top 10.

    Jorgann Couzinet : l’espoir malgré tout

    De son côté, Jorgann Couzinet n’a pas connu meilleure fortune. Sorti lui aussi prématurément, le Réunionnais recule au classement général. Sa qualification semble plus compliquée désormais, mais pas impossible.

    Il faudra frapper fort à Newcastle, un spot où son surf puissant et ses airs pourraient bien faire la différence. En revanche, Pipeline reste une inconnue : peu d’expérience sur cette vague mythique et ultra exigeante, face à des adversaires aguerris. Mais si Jorgann nous a appris quelque chose au fil des années, c’est qu’il ne lâche jamais rien.

    Les Bleus en effectif réduit

    Le contingent français s’amenuise. Après les éliminations de Justin Bécret, Maxime Huscenot, Tessa Thyssen et Kiara Gold, il ne reste plus que deux rescapés : Tya Zebrowski, encore impressionnante chez les filles, et Charly Quivront.

    Pipeline, l’étape de vérité

    La prochaine étape à Pipeline, sur le North Shore d’Hawaï, s’annonce décisive. C’est là que tout peut basculer. Entre les tubes monstrueux et la pression du classement, les Français joueront gros.
    Kauli Vaast, enfant du Pacifique, aura l’occasion parfaite de remettre les pendules à l’heure. Et si tout se jouait justement là, dans la vague la plus mythique du monde ?

  • Tya Zebrowski à un heat de l’histoire à Saquarema

    Tya Zebrowski à un heat de l’histoire à Saquarema

    Le Banco do Brasil Saquarema Pro débute ce samedi 11 octobre sur la mythique plage d’Itaúna, au Brésil. Et tous les regards sont tournés vers une surfeuse française de 14 ans : Tya Zebrowski.
    Si elle passe une seule série, elle deviendra la plus jeune surfeuse de l’histoire à se qualifier pour le Championship Tour (CT).

    Une performance inédite, presque irréelle, qui marquerait une nouvelle ère pour le surf tricolore.

    Une saison exceptionnelle pour Tya Zebrowski

    Depuis le début des Challenger Series 2025, la jeune Française affole les compteurs.
    Avec déjà 28 630 points sur quatre étapes, dont une victoire à Ericeira, une seconde, une troisième et une cinquième place, Tya domine le classement féminin.
    Elle compte plus de 5 000 points d’avance sur la Portugaise Yolanda Hopkins, sa plus proche poursuivante.

    Même en cas d’élimination précoce, plusieurs combinaisons de résultats pourraient lui offrir la qualification mathématique.
    Mais une seule victoire de heat rendrait les calculs inutiles : Tya serait officiellement sur le CT 2026.

    Kauli Vaast, autre espoir français en route vers le CT

    Chez les hommes, la dynamique est tout aussi prometteuse.
    Kauli Vaast, vainqueur à Ericeira et actuel leader du classement masculin, peut lui aussi assurer sa montée sur le Tour s’il atteint les dernières phases à Saquarema.

    Le Tahitien de 22 ans, déjà finaliste à Teahupo’o sur le CT en tant qu’invité, a cette fois son destin entre ses mains.
    Avec Luke Thompson, George Pittar et Mateus Herdy dans son sillage, la bataille s’annonce intense sur le beach break d’Itaúna.

    Une double qualification française — Tya et Kauli — serait une première dans l’histoire du surf hexagonal. (on n’a jamais eu de qualification homme et femme une même année)

    Le public brésilien, une énergie pour les locaux

    Le Challenger Series de Saquarema est la seule étape sud-américaine du circuit.
    Itaúna est réputée pour ses vagues rapides et puissantes, mais aussi pour son ambiance électrique : le public brésilien est connu pour transformer chaque série en arène.

    Cette énergie galvanise les surfeurs locaux — à commencer par Mateus Herdy, Samuel Pupo ou encore Michael Rodrigues, tous capables de créer la surprise.
    Mais elle pourrait aussi pousser les Français à se transcender.

    Wildcards et outsider : la relève brésilienne au rendez-vous

    Le Brésil sera également bien représenté par deux wildcards annoncés par la WSL :

    • Tainá Hinckel, 20 ans, considérée comme l’une des plus prometteuses de sa génération ;
    • Weslley Dantas, au surf explosif, déjà vainqueur d’un QS à Itaúna.

    Ils viendront bousculer le classement et pourraient jouer les trouble-fête dans la course au CT.

    Le surf français aux portes d’un exploit historique

    Tya Zebrowski n’a que 14 ans, mais elle pourrait entrer dans la légende du surf mondial d’ici quelques jours.
    Jamais une surfeuse aussi jeune ne s’est qualifiée pour le Tour d’élite.

    Dans une discipline où l’expérience prime souvent, son sang-froid, sa technique et sa maturité bluffent les observateurs.
    À Saquarema, la Française surfera pour bien plus qu’une victoire : elle surfera pour l’histoire.

  • Board Culture Exposure 2025 : Biarritz au cœur de la culture glisse

    Board Culture Exposure 2025 : Biarritz au cœur de la culture glisse

    Sous les plafonds dorés du Casino municipal, au bruit des vagues de la Grande Plage toute proche, Biarritz s’apprête à accueillir l’un des rendez-vous les plus inspirants de la saison : le Board Culture Exposure 2025. Du 24 octobre au 1er novembre, la capitale basque du surf se transforme en un vaste terrain d’expression artistique, où la glisse devient langage, la photographie un manifeste, et la fête un prolongement naturel du ride.

    Né en 2024 de la rencontre entre la passion du surf, du skate et du snowboard, et le regard poétique de ceux qui les capturent, le BCE revient avec une seconde édition plus dense, plus ouverte, plus vibrante. Expositions, workshops, projections, masterclasses, concerts, conférences… Pendant dix jours, la culture board s’expose, se raconte, se vit. Et comme souvent à Biarritz, la magie opère : ici, l’art et le sel de mer se confondent.

    Le Casino, épicentre de la board culture

    Le Salon Diane du Casino municipal devient cette année encore le cœur battant du festival. C’est là que se déploient les photographies finalistes du concours international BCE, réunissant les meilleurs clichés de surf, skate, snowboard, lifestyle et reportage. Des images puissantes, parfois brutes, souvent poétiques, venues des quatre coins du monde pour célébrer la beauté du mouvement et l’instant suspendu.

    L’ouverture officielle, le 24 octobre à 16h, marque le coup d’envoi d’une semaine de célébrations. La soirée s’ouvre avec une projection de films autour des trois disciplines, avant une cérémonie inaugurale et un premier DJ set jusqu’à minuit, histoire de donner le ton : le BCE est autant une expérience visuelle qu’une fête collective.

    Le lendemain, le Casino vibre au rythme d’une journée marathon : workshops photo signés Leica x RVCA, lectures de portfolio, conférences et projections. Parmi les moments forts, une table ronde sur les nouvelles perspectives offertes par l’intelligence artificielle dans la photographie de glisse, avec Fabrice Laroche, Sylvain Cazenave, Basile Di Manski ou encore Mathias Fennetaux. En soirée, la projection de trois films cultes au Cinéma Le Royal : The Eternal Beauty of Snowboarding de Jérôme Tanon, Es Menikmati (25 ans déjà !) de Fred Mortagne, et The Big Sea de Lewis Arnold. Trois visions, trois époques, une même passion pour la beauté du geste.

    Une constellation d’expositions à travers la ville

    Cette année, le festival rayonne bien au-delà du Casino. Cinq lieux emblématiques de Biarritz accueillent des expositions en accès libre, formant une véritable carte sensible de la board culture mondiale.

    Côte des Basques : Beyond the Sandbank

    Sur le sable même de la Côte des Basques, l’exposition “Beyond the Sandbank” se déploie au rythme des marées. Soixante photographies posées à même la plage racontent un surf contemplatif, poétique, loin du spectaculaire. Le grain argentique, les silhouettes en contre-jour, les visages fatigués par le sel… Ici, le surf est une émotion, un souffle, une trace.
    Cette installation éphémère rend hommage aux regards singuliers — et notamment féminins — qui redéfinissent la culture surf comme un art de vivre plus que comme un sport. Une exposition vivante, mouvante, offerte à l’océan.

    Le Labho : Dance of the Seagulls – Riding Downhill with BTZ’ activist youth

    Quelques rues plus haut, au Labho, place à la jeunesse biarrote et à son énergie urbaine. Dance of the Seagulls raconte l’histoire du collectif BTZ Downhill, ces riders qui transforment les pentes de la ville en terrain d’expression sauvage.
    À travers des clichés à la fois bruts et poétiques, l’exposition saisit la liberté d’une génération qui ride autant qu’elle milite — pour la créativité, pour la rue, pour l’esprit de communauté. Le vernissage du 27 octobre, avec projection et DJ set, promet d’être un des moments phares du festival.

    ❄️ L’Atabal : White Umami – Snowboarding in Japan

    Direction l’Atabal pour une escale hivernale. White Umami réunit douze des plus grands photographes de snowboard autour d’un thème mythique : le Japon, ses montagnes silencieuses et sa poudreuse infinie, le fameux “Japow”.
    Le 30 octobre, le vernissage s’accompagne d’un DJ set de Falcon puis d’un live d’Étienne de Crécy, fusionnant ainsi culture glisse et scène électro française. Entre ride et rythme, cette soirée promet d’être une expérience multisensorielle.

    📚 La Médiathèque : Benjamin Deberdt – Rétro

    Figure majeure du skate européen, Benjamin Deberdt fait l’objet d’une grande rétrospective à la Médiathèque de Biarritz. Photographe légendaire et fondateur de Sugar, Kingpin ou Pause, il a documenté la scène skate avec une sincérité rare.
    Son travail, exclusivement argentique, capture la fragilité et la beauté du moment, l’âme d’une culture souvent mal comprise. Le 28 octobre, Deberdt sera présent pour une projection documentaire et un échange avec le public, suivi d’un DJ set signé Aberdeen Records.

    Ateliers, rencontres et masterclasses

    Parce que la photographie de glisse est un art vivant, le Board Culture Exposure encourage l’échange et la transmission. Tout au long du festival, des workshops Leica offrent aux participants la possibilité d’apprendre aux côtés de grands noms : Fred Mortagne, Arthur de Kersauson, ou encore Fabrice Laroche.

    On pourra aussi s’essayer au cyanotype avec le Labo Estampe, participer à des lectures de portfolios, ou assister à la masterclass d’Arthur de Kersauson (le 29 octobre) autour du lien entre image, voyage et aventure.

    Le Live Photo Contest, véritable signature du BCE, fait également son retour : une compétition photo en temps réel, sur la Grande Plage et l’esplanade du Casino. Photographes amateurs et pros y capturent surfeurs et skateurs en action, avant de soumettre leurs clichés à un jury exigeant. Les meilleurs recevront leurs prix lors de la cérémonie de clôture du 1er novembre, dans une ambiance festive et électrique.

    Journée spéciale : l’empreinte féminine dans la board culture

    Le 31 octobre, le festival met à l’honneur les femmes qui font bouger la glisse. En partenariat avec l’association Skate Her, la journée s’articule autour d’un atelier photo dédié au skate féminin, d’une conférence intitulée “Entre planches et objectifs : l’empreinte féminine dans la board culture”, et d’une série de projections engagées : Akwaba (sur la scène skate en Côte d’Ivoire), Water Guardians de Caroline Mardock, et Morena de Steve Won, portrait de la surfeuse philippine Ikit Agudo.
    En fin d’après-midi, Jérôme Tanon présentera son livre Woman Heroes, avant une Nixon Party et un DJ set Repier. Un hommage vibrant à toutes celles qui, dans l’ombre ou la lumière, redéfinissent la place des femmes dans la glisse et dans l’image.

    Entre art, engagement et fête

    Ce qui fait la singularité du Board Culture Exposure, c’est sa capacité à fédérer : photographes, riders, artistes, curieux, habitants, touristes… tous se retrouvent autour d’une même passion.
    Chaque lieu raconte une facette de la board culture : la nostalgie argentique de Deberdt, l’énergie rebelle du BTZ Downhill, la poésie saline de la Côte des Basques, ou la transe nocturne de l’Atabal.
    Mais au-delà des images, c’est une vision du monde qui s’exprime : celle d’une jeunesse libre, créative, solidaire, consciente des enjeux écologiques et sociétaux, mais toujours animée par le même besoin vital — glisser, créer, partager.

    Biarritz, berceau du surf européen, se réinvente ainsi en capitale d’une culture plus large, plus universelle : celle de la planche sous toutes ses formes. Et le Board Culture Exposure en devient le miroir, la vitrine et le manifeste.

    Infos pratiques

    📍 Lieux principaux :

    • Casino municipal – Salon Diane (exposition principale, workshops, projections, conférences, DJ sets)
    • Côte des Basques – Beyond the Sandbank (exposition en plein air)
    • Labho – Dance of the Seagulls (vernissage + soirée le 27 octobre)
    • Médiathèque de Biarritz – Benjamin Deberdt Rétro (du 28 octobre au 29 novembre)
    • Atabal – White Umami + concerts (30 octobre au 3 novembre)

    🎞 Projections spéciales :

    • The Eternal Beauty of Snowboarding – Jérôme Tanon
    • Es Menikmati – Fred Mortagne
    • The Big Sea – Lewis Arnold

    🎧 Soirées et DJ sets :

    • La Division Deux (24 octobre)
    • DJ Falcon & Étienne de Crécy (30 octobre)
    • Repier & Nixon Party (31 octobre)

    🎟 Accès :
    Toutes les expositions sont en accès libre, seules certaines soirées concerts sont payantes (Atabal).
    Les workshops Leica, lectures de portfolio et sessions photo sont sur inscription.

    Un festival qui a trouvé sa vague

    Le Board Culture Exposure 2025 n’est pas seulement un événement de plus sur le calendrier culturel basque. C’est une respiration.
    Une rencontre entre ceux qui glissent et ceux qui regardent, entre la vitesse et la lenteur, entre le geste et son empreinte. Dans un monde saturé d’images, le BCE nous rappelle qu’une photo peut encore nous faire vibrer — quand elle capture l’âme de la glisse, ce moment où le mouvement devient silence, où le rider devient poète.

    Alors, si vous êtes à Biarritz entre le 24 octobre et le 1er novembre, ne manquez pas cette célébration unique de la board culture. Car ici, la planche est bien plus qu’un outil : c’est un moyen de voir le monde autrement.

  • Comment se qualifier sur le WCT (Championship Tour) de la WSL ?

    Comment se qualifier sur le WCT (Championship Tour) de la WSL ?

    Vous rêvez d’entrer dans l’élite du surf mondial ? La World Surf League a tracé une route claire vers le Championship Tour (CT). Entre Mid-Season Cut, Challenger Series et wildcards, voici un guide complet — concret et à jour — pour comprendre comment décrocher (ou garder) sa place sur le WCT.

    Le cadre : une saison CT en deux temps

    Le CT démarre en début d’année avec 36 hommes et 18 femmes. Après cinq étapes environ, la WSL opère un Mid-Season Cut qui réduit le tableau à 24 hommes et 12 femmes.

    • Les surfeurs au-dessus du cut (soit Top 22 hommes et Top 10 femmes, hors wildcards d’épreuve) poursuivent la saison et, surtout, sont automatiquement qualifiés pour le début de la saison suivante.
    • Les surfeurs en dessous du cut basculent sur le Challenger Series pour tenter de regagner le CT par la voie “promotion”.

    À noter : en cas d’égalité pour la dernière place conservée (22e chez les hommes / 10e chez les femmes), le règlement départage d’abord au meilleur résultat comptant, puis au nombre de heats gagnés, puis à la moyenne des notes.

    La voie royale d’accès : le Challenger Series (CS)

    Le Challenger Series est le circuit d’accession. En fin d’année, il attribue la majorité des tickets pour le CT de la saison suivante :

    • Hommes : les Top 10 CS (non déjà qualifiés via le cut CT) montent sur le CT.
    • Femmes : les Top 7 CS (non déjà qualifiées via le cut CT) montent sur le CT.

    Côté barème, la WSL ne compte que vos meilleurs résultats : par exemple, si la saison comporte 7 épreuves, seuls vos 5 meilleurs scores entrent au total. Cela limite l’aléa (blessure, mauvais call, houle capricieuse) et valorise la régularité.

    Wildcards & remplacements : les exceptions qui confirment la règle

    • Wildcards de saison (WSL Season Wildcards) : la WSL dispose de places nominatives pour compléter le plateau (notamment en début de saison).
    • Wildcards d’épreuve (Event Wildcards) : des invitations ponctuelles, souvent pour des locaux ou des talents en forme. Elles n’offrent généralement pas de points CT (sauf cas précisés par la WSL).
    • Remplacements (Replacements) : en cas de blessure ou de retraite avant le cut, la WSL peut nommer un(e) remplaçant(e) pour des épreuves spécifiques.

    Important : lorsqu’un(e) surfeur(se) est doublement qualifié(e) (ex. conserve sa place via le cut et termine dans le Top CS), la place “en trop” ne descend pas mécaniquement au suivant du CS : elle redevient wildcard WSL, que la Ligue attribue selon ses critères.

    Feuille de route express pour se qualifier (hommes et femmes)

    1. Commencer sur le QS (Qualifying Series), des étapes régionales pour accéder au Challenger Series.
    2. Briller sur le CS : viser Top 10 (H) ou Top 7 (F) en fin d’année.
    3. Intégrer le CT l’année suivante — et tenir le cut de mi-saison pour s’y installer durablement.
    4. Alternative : décrocher une wildcard WSL (rare, non maîtrisable), ou profiter d’un remplacement ponctuel.

    Cas concrets 2025 : Tya Zebrowski et Kauli Vaast

    • Tya Zebrowski (France) a éclaboussé le CS féminin par sa précocité et sa constance. Scénario de qualif : si elle termine la saison dans le Top 7 du CS (et qu’elle n’est pas déjà qualifiée via le cut CT), elle décroche son ticket pour le CT 2026. Comptablement, elle n’est pas encore qualifiée sur le CT ou Championship Tour. Mais, au vu de son avance, il faudrait un concours de circonstance improbable pour qu’elle ne soit pas qualifiée
    • Kauli Vaast (Tahiti/France) est dans une dynamique similaire côté masculin. Scénario de qualif : viser le Top 10 du CS en fin de saison (hors qualification automatique via cut CT). Pour Kauli Vaast, la marge est moindre, et ses chances de qualification ne sont pas du tout acquises. La prochaine étape au Brésil sera primordiale.

    FAQ rapide

    • Faut-il gagner une épreuve CS pour monter ? Non. La constance prime : plusieurs quarts/semis peuvent suffire.
    • Que se passe-t-il si je rate le cut CT ? Vous redescendez sur le CS immédiatement pour rejouer votre chance.
    • Les wildcards donnent des points CT ? Les Event Wildcards, en règle générale, non. Les Season Wildcards relèvent d’un statut particulier défini par la WSL.