Premières déferlantes XXL de la saison à Nazaré : Justine Dupont impériale, tension maximale pour Carlos Burle
Les premier gros swells de la saison ont réveillé Nazaré. Une fenêtre courte, parfaite, violente. Une lumière hivernale, un vent oscillant entre offshore et side shore, et des murs d’eau qui semblaient sortir tout droit des profondeurs du canyon. La vidéo qui immortalise cette session montre une fois encore pourquoi Nazaré reste un univers à part : un théâtre où beauté, peur et maîtrise absolue se mêlent dans chaque vague.
La session de vendredi 5 Décembre 2025
La journée a encore défié toutes les attentes à Nazaré. Une matinée sombre et détrempée a soudain laissé place à un court créneau d’énergie brute, où des séries massives ont explosé en sortie de canyon, prenant de court les spectateurs postés sur la falaise. Dans ce décor changeant, les équipages ont lutté contre les éléments : bourrasques, pluie battante, boue, matériel trempé… la routine, finalement, lorsqu’on poursuit l’histoire des vagues XXL.
Ce que vous allez voir, c’est l’essence de ce jour-là : les take-offs les plus engagés, les instants les plus intenses, les chutes marquantes, la beauté sauvage et le chaos total. Nazaré dans ce qu’elle a de plus pur, rappelant encore pourquoi ce spot ne ressemble à aucun autre sur la planète.
La session de mercredi 3 Décembre 2025
Un Nazaré “parfaitement monstrueux”
La journée commence sur un plan d'eau agité par un vent side à offshore. Les premières images montrent une mer avec des montagnes d’eau qui s’élèvent au large avant de venir exploser devant le phare.
Ce n’était pourtant pas un swell attendu comme exceptionnel. Une tempête intense, une fenêtre minuscule… puis soudain, le miracle : une plage horaire surfable, courte, mais magique. Nazaré a rappelé à tous qu’elle n’a pas besoin de plusieurs jours pour offrir un spectacle démesuré.
Justine Dupont en totale maîtrise
Parmi les rideuses les plus impressionnantes de la journée, Justine Dupont marque une fois encore les esprits. Sa capacité à dompter ces masses d’eau – puissantes, rapides, irrégulières – frôle aujourd’hui l’invraisemblable.
Le vent, changeant, oscillant entre offshore et side shore, créait des sections verticales imprévisibles. Là où beaucoup hésitent, elle s’engage. Ligne parfaite, timing chirurgical, contrôle absolu : Justine a semblé lire le chaos comme personne.
Une vague hors norme pour Clément Roseyro
La vidéo montre également une vague spectaculaire signé Clément Roseyro. Une vague difficile à mesurer tant elle semble dépasser les standards habituels de notre perception du surf. Un immense triangle, un ride engagé d’un sang-froid total.
Grâce aux ralentis, le spectateur ressent toute la lourdeur, la vitesse et la dangerosité de la scène. Chaque image amplifie la tension. Ce n’est plus seulement du surf : c’est un dialogue entre un humain minuscule et un colosse d’eau en mouvement.
Le crash invisible de la vidéo : Carlos Burle avalé par une montagne d’eau
Ce que la vidéo ne montre pas, en revanche, est sans doute l’un des moments les plus marquants de la journée : l’incident de Carlos Burle, pionnier et légende du big wave surfing.
Face à une bombe d’environ 80 pieds, Burle s’engage. La ligne est parfaite… jusqu’à ce qu’une montagne d’eau surgisse derrière lui, plus rapide, plus massive encore. Elle le rattrape, le dépasse, l’avale littéralement.
Le commentaire d’un témoin parle de “tensión máxima en Nazaré”. Et c’est exactement cela : une scène où le cœur se serre, même en simple spectateur.
Heureusement, l’issue est positive. Lucas “Chumbo” Chianca et Willyams Santana interviennent instantanément, appliquant avec précision les protocoles de sécurité qui font aujourd’hui de Nazaré une référence mondiale.
Burle va bien, mais le choc fut immense. Une piqûre de rappel : ici, l’erreur ne pardonne pas toujours.
Nazaré reste ce lieu où l’océan règne en maître, où chaque ride est un pari, et où chaque nouvelle vidéo témoigne d’un respect total pour la puissance de la nature.