Auteur/autrice : Kelly Slater

  • Drame évité en Californie : Un drone sauve un surfeur encerclé par un grand requin blanc

    Drame évité en Californie : Un drone sauve un surfeur encerclé par un grand requin blanc

    C’est le cauchemar de tout surfeur, et pourtant, Rex n’a absolument rien vu venir. Alors qu’il glissait tranquillement sur le spot de Seascape Beach, à Aptos en Californie, une ombre massive et sombre s’est mise à tourner autour de lui. Un grand requin, visiblement très curieux et en mode investigation, se rapprochait dangereusement de sa planche.

    La scène a été entièrement captée depuis les airs par Nick Bertocchini. Ce photographe de mariage, habitué à faire voler son drone sur la côte, a immédiatement compris l’urgence de la situation. Le squale coupait les trajectoires du surfeur, s’approchant même par l’arrière.

    Pour alerter Rex sans pouvoir lui parler, Nick a utilisé une technique audacieuse : faire vrombir les moteurs de son drone à fond et caler l’appareil juste au-dessus du requin pour matérialiser le danger. En entendant le bourdonnement anormal et en voyant le drone faire des va-and-vient insistants, le surfeur a enfin levé les yeux, repéré l’ombre, et ramer à toute vitesse vers le rivage. Le prédateur a fini par abandonner la traque.

    La tech individuelle face au modèle lourd de La Réunion

    Si cette histoire se termine bien grâce à l’œil d’un pilote amateur, elle relance le grand débat de la sécurité face au risque requin. Sommes-nous condamnés à dépendre du hasard d’un drone dans le ciel pour surfer sereinement ?

    À des milliers de kilomètres de là, l’île de La Réunion a choisi une tout autre stratégie. Face à une crise sans précédent, l’île a déployé des moyens colossaux: pêches préventives et programmes de vigies requins. Un investissement public massif qui a prouvé son efficacité absolue, puisque l’île ne déplore plus aucune attaque depuis de nombreuses années. (grâce à de nombreuses initiatives, je vous l’accorde, et pas uniquement le drône)

    Alors, quelle est la suite pour nos spots ? Entre la surveillance institutionnelle militarisée mais hors de prix, et la vigilance citoyenne connectée via les drones, le surf moderne cherche encore son équilibre économique pour protéger ses pratiquants.

  • In Waves : Pourquoi ce film d’animation soutenu par Quiksilver va secouer la communauté surf

    In Waves : Pourquoi ce film d’animation soutenu par Quiksilver va secouer la communauté surf

    La culture glisse s’apprête à faire vibrer les salles obscures. Le 1er juillet 2026, le long-métrage d’animation In Waves sortira au cinéma en France. Sélectionné en ouverture de la Semaine de la Critique au Festival de Cannes et en compétition au prestigieux Festival d’Annecy, ce film s’impose déjà comme le rendez-vous cinéma incontournable de l’année pour la communauté surf.

    L’adaptation d’un chef-d’œuvre de la culture glisse californienne

    Réalisé par la cinéaste franco-vietnamienne Phuong Mai Nguyen (remarquée pour son travail sur la série Culottées), In Waves est l’adaptation sur grand écran du roman graphique autobiographique d’AJ Dungo. Cet illustrateur californien y livre une chronique intime d’une puissance rare.

    L’histoire nous plonge à Los Angeles, où AJ, un lycéen discret passionné de skateboard et de dessin, rencontre Kristen, une surfeuse passionnée. Alors qu’un avenir radieux se profile, Kristen tombe malade. Ensemble, portés par leurs amis et leur connexion viscérale à l’océan, ils vont mener un combat bouleversant contre l’adversité.

    « Malheureusement, la thématique du deuil fait partie de l’histoire, mais j’avais envie que l’on perçoive avant tout la vie et les moments de joie », confie la réalisatrice Phuong Mai Nguyen, qui s’est immergée à Los Angeles sur les traces des souvenirs du couple pour retranscrire fidèlement l’esthétique des spots californiens.

    Quiksilver s’associe à un hymne au pouvoir salvateur de l’océan

    Pour Quiksilver, ce partenariat est apparu comme une évidence. La marque emblématique née en 1969 retrouve dans In Waves les piliers fondateurs de son ADN : le surf comme vecteur de liberté, l’océan comme espace de reconstruction, et la transmission d’une culture commune. Le long-métrage intègre d’ailleurs l’histoire des pionniers de la discipline en parallèle du récit principal.

    L’océan n’y est pas traité comme un simple arrière-plan esthétique, mais comme un personnage à part entière, capable de soigner et de rassembler. « Nous sommes une marque née de l’océan. Soutenir In Waves, c’est un acte de conviction », explique Josh February, Global Brand Director chez Quiksilver. « Ce film incarne exactement ce que nous défendons depuis l’origine : l’idée que l’océan guérit, qu’il reconnecte, qu’il révèle. »

    Une esthétique épurée et un casting cinq étoiles

    Visuellement, le film réussit le pari d’esquiver le pathos grâce à un graphisme épuré, un traitement magistral de la lumière californienne et une justesse de rythme qui honore la glisse.

    Pour donner vie à ce récit, le casting vocal s’avère particulièrement solide. La version française réunit des talents reconnus du cinéma francophone :

    • Lyna Khoudri
    • Paul Kircher
    • Rio Vega
    • Birane Ba

    Quant à la version originale, elle s’appuie sur les voix de Will Sharpe et Stephanie Hsu pour incarner le duo de protagonistes.

    Pourquoi les surfeurs doivent aller voir In Waves au cinéma

    Au-delà du drame intime, In Waves est une véritable déclaration d’amour à la culture surf et à son histoire. Le film explore avec pudeur cette sensation unique que connaît chaque pratiquant : celle de trouver un refuge thérapeutique et une liberté absolue une fois à l’eau, peu importe les tempêtes de la vie à terre. Un grand moment de cinéma, esthétique et mémorable, à découvrir dès le 1er juillet.

  • Tragédie au bout de la route : un surfeur décède à Teahupo’o par petite houle

    Tragédie au bout de la route : un surfeur décède à Teahupo’o par petite houle

    On associe machinalement Teahupo’o aux monstres liquides de la taille d’un immeuble, à la cohue des bateaux dans le chenal et à la surveillance stricte de la water patrol. Pourtant, la vague la plus redoutée de la planète possède un visage bien plus vicieux. C’est précisément ce piège, masqué derrière des conditions d’apparence clémentes, qui vient de coûter la vie à Patrick Phillips, un surfeur américain de 56 ans originaire de San Diego.

    Une fin d’après-midi au goût de fatalité

    Le drame s’est noué en fin d’après-midi à Teahupoo. Ce jour-là, la houle affichait un modeste deux mètres. Une taille presque insignifiante pour un spot de cette envergure, qui pousse souvent à lever la garde. En raison de ces conditions mineures, aucune patrouille de sécurité officielle n’était déployée sur l’eau. Seul un petit groupe d’amis partageait le line-up.

    C’est dans ce faux sentiment de sécurité que l’accident s’est produit. En chutant de sa planche, Patrick Phillips a directement percuté le récif de corail avec sa tête dans le « bowl » ouest, une section critique où l’eau se retire intégralement au moment où la vague casse. Le choc, d’une violence extrême, lui a brisé deux vertèbres cervicales.

    Une réanimation héroïque dans le line-up

    Témoin de la scène, un autre surfeur américain est parvenu à extraire la victime de l’eau et à pratiquer une réanimation cardio-respiratoire d’urgence directement sur place, au milieu des vagues. Évacué par bateau puis transporté à l’hôpital de Taravao avant d’être transféré en urgence absolue au Centre Hospitalier de Polynésie Française (CHPF), Patrick Phillips est resté plusieurs jours dans un état critique. Il a finalement succombé à ses blessures le 19 juin au soir, laissant derrière lui une femme et deux fils.

    26 ans de sursis sur la dalle tahitienne

    Si Patrick Phillips était un surfeur expérimenté, ce freak accident rappelle la configuration unique de la dalle tahitienne. À Teahupo’o, ce n’est pas la hauteur de la lèvre qui dicte le danger, mais la faible profondeur d’eau sur le récif. Le moindre wipeout, même par petite houle, se transforme en un impact direct contre le récif.

    Cette tragédie secoue profondément la communauté locale. Les fatalités restent extrêmement rares sur ce spot grâce aux dispositifs de sécurité modernes. Le dernier accident mortel répertorié à Teahupo’o remontait à l’an 2000, lors de la disparition du jeune local Brice Taerea. Vingt-six ans plus tard, l’océan vient de rappeler une vérité glaciale : au bout de la route, il n’y a jamais de petite session.

  • Une soirée exclusive pour célébrer la culture surf alternative chez Chienville

    Une soirée exclusive pour célébrer la culture surf alternative chez Chienville

    C’est le rendez-vous qui va animer la zone artisanale de Soorts-Hossegor. Ce mercredi 24 juin, à partir de 19h00, l’atelier de Ben de Chienville ouvre ses portes pour le lancement officiel de sa collaboration avec Oxbow. Une capsule en édition limitée née d’une envie commune de bousculer les lignes traditionnelles du shape, initiée par les expérimentations du rider Erwan Blouin sur les planches asymétriques.

    Si vous cherchez une ambiance surf authentique, c’est ici que ça se passe. Au-delà de la découverte des pièces de la collection, l’événement est pensé comme un moment de partage avec les surfeurs. Vous pourrez approcher de près le travail de Ben, observer les shapes customs du team et échanger sur cette vision alternative de la performance.

    Pour rythmer la soirée, le programme mise sur du solide : un concert live de YGGL programmé à 20h15, les incontournables burgers de The Roaster pour l’après-session, et des boissons offertes.

    Infos pratiques :

    • Où : Chienville Workshop – 803 Av. des Rémouleurs, Soorts-Hossegor
    • Quand : Mercredi 24 juin, dès 19h00 (Concert à 20h15)
  • VIVO Rio Pro 2026 : Tya Zebrowski s’envole en finale, Kauli Vaast stoppé net par les juges

    VIVO Rio Pro 2026 : Tya Zebrowski s’envole en finale, Kauli Vaast stoppé net par les juges

    Cette journée brésilienne a soufflé le chaud et le froid sur le clan tricolore à Saquarema. Entre l’irrésistible ascension d’une prodige de 15 ans et une décision arbitrale litigieuse qui laisse un goût très amer, cette journée du VIVO Rio Pro 2026 restera gravé dans les mémoires.

    Tya Zebrowski : La reine de Saquarema est Française

    À seulement 15 ans, Tya Zebrowski n’en finit plus de bousculer la hiérarchie mondiale de l’élite. Opposée à l’Espagnole Nadia Erostarbe en demi-finale, la jeune rookie a livré un véritable récital de puissance, de fluidité et de timing. Sur un spot pourtant piégeux et changeant, Tya a fait parler son surf explosif sur le lip pour claquer un gros total de 14,84 points, laissant son adversaire en situation de combinaison pendant la majeure partie de la série.

    Avec cette victoire éclatante, elle s’offre sa place pour une finale au sommet face à la Californienne Sawyer Lindblad (qui a éliminé Caroline Marks). Au passage, elle prend une option sur le titre mondial de Rookie of the Year.

    Le coup de canif : Kauli Vaast éliminé dans la controverse

    L’ambiance est devenue beaucoup plus lourde lors du quart de finale masculin opposant Kauli Vaast à Ethan Ewing. Dans un duel de pur power surfing, le Tahitien a sorti toute sa panoplie de carves appuyés et de trajectoires massives. Pourtant, c’est une note qui a mis le feu aux poudres : un 7,00 attribué à l’Australien pour un enchaînement de deux virages, jugé largement surévalué par les observateurs et les fans en feu sur les réseaux sociaux.

    Malgré une réplique solide notée 6,17 et un gros air tenté dans les dernières secondes pour arracher la victoire, le champion olympique s’incline de justesse face à la glisse chirurgicale mais moins agressive d’Ewing. Une élimination frustrante tant le surfeur de Teahupo’o avait le rythme pour aller chercher le titre au Brésil.

  • Leandro Usuna : Le « Grinch » du surf argentin vise Los Angeles à 41 ans

    Leandro Usuna : Le « Grinch » du surf argentin vise Los Angeles à 41 ans

    Imaginez un hiver glacial sur la côte argentine. La neige tient sur le sable, le thermomètre frôle le zéro. Pourtant, un homme sprinte vers le shorebreak avec l’enthousiasme d’un gamin qui découvre l’océan. Ce surfeur, c’est Leandro « Lele » Usuna. Surnommé « Le Grinch » pour sa faim insatiable de vagues, le double champion du monde s’est lancé un défi complètement fou : décrocher son ticket pour les Jeux Olympiques de Los Angeles à près de 41 ans.

    Pour accomplir ce miracle, l’Argentin puise sa force là où personne ne l’attend : chez la légende du football, Diego Maradona.

    En 2014, avant de décrocher sa première couronne mondiale à Punta Rocas, Usuna s’était imposé un rituel immuable. Avant chaque série, il visionnait en boucle la célèbre vidéo de l’échauffement de Maradona avec le Napoli, jonglant et dansant avec le ballon sur le rythme de Live Is Life. Une décharge d’adrénaline pure et une leçon de joie brute qu’il transférait directement sur son shape. « J’avais cette chanson dans la tête en ramant au pic, j’étais gonflé à bloc, prêt pour le match », confie-t-il.

    Après avoir goûté à l’arène olympique à Tokyo en 2020 et manqué le train pour Tahiti, ce père de deux enfants refuse de raccrocher le Lycra de compétition. L’âge ? Un simple chiffre. Le déclic est venu en regardant le skateur Andy Macdonald fracasser le bowl de Paris à 51 ans.

    Pour Lele, glisser reste ce qui se rapproche le plus du rêve de voler. À l’aube de la quarantaine, Usuna prouve que la passion n’a pas de date d’expiration. Et qu’avec un peu de la magie d’El Pibe de Oro sous les dérives, aucun swell n’est trop gros.

  • Tya Zebrowski et Kauli Vaast s’offrent les patrons à Saquarema !

    Tya Zebrowski et Kauli Vaast s’offrent les patrons à Saquarema !

    Le spot de Saquarema a tremblé ce samedi 20 juin 2026. Alors que le public brésilien en ébullition attendait une démonstration de ses idoles locales pour cette 6e étape du Championship Tour (CT), ce sont deux surfeurs tricolores qui ont totalement volé la vedette. En éliminant des légendes absolues et des leaders mondiaux, Tya Zebrowski et Kauli Vaast ont signé une journée historique pour le surf français.

    À 15 ans, Tya Zebrowski éteint la légende Carissa Moore

    C’est l’image forte de ce VIVO Rio Pro. À seulement 15 ans, la plus jeune qualifiée de l’histoire du CT, Tya Zebrowski, vient de prouver qu’elle n’avait peur de personne. Après avoir écarté l’expérimentée Lakey Peterson au Round 2, la surfeuse tricolore retrouvait la quintuple championne du monde et médaillée d’or olympique, Carissa Moore, en quarts de finale.

    Loin d’être intimidée par le palmarès de l’Hawaïenne, Tya a surfé avec une maturité déconcertante pour s’imposer largement (12.70 contre 7.77). Une revanche éclatante après leur dernier duel à Snapper Rocks.

    « Elle m’avait battue là-bas, donc je ne voulais vraiment pas qu’elle recommence. J’ai juste essayé de rester concentrée sur mon propre surf. C’était une série incroyable et très stressante, mais je suis tellement heureuse », a confié la jeune prodige, qui se qualifie pour sa toute première demi-finale sur le CT face à l’Espagnole Nadia Erostarbe.

    Kauli Vaast fait taire l’arène brésilienne en sortant le n°1 mondial

    Chez les hommes, le défi qui attendait Kauli Vaast au Round 3 relevait presque de la mission impossible : affronter le champion du monde 2019 et actuel numéro 1 mondial, Italo Ferreira, devant des milliers de fans brésiliens hurlants sur la plage.

    Dans la peau de l’underdog absolu, le champion olympique tahitien a fait preuve d’un sang-froid glacial. Grâce à un surf backside chirurgical et surpuissant, Vaast est parvenu à contrer la fougue de Ferreira sur ses propres terres. Un exploit retentissant qui propulse le rookie français en quarts de finale pour la troisième fois de la saison.

    « C’est un super jeu mental d’essayer de rester froid, concentré, et de faire son truc. Être dans cette situation face aux meilleurs me motive énormément », a déclaré le Tahitien.

    Au prochain tour, Kauli Vaast aura un autre immense morceau face à lui : l’Australien Ethan Ewing. La française Tya Zebrowski sera confrontée en demi finale à l’espagnole Nadia Erostarbe. Le rendez-vous est pris ce dimanche 21 juin pour un Finals Day qui s’annonce d’ores et déjà grandiose pour le clan français.

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Women’s Round One (Heats 7-8) Results
    HEAT 7: Bella Kenworthy (USA) 10.10 DEF. Bettylou Sakura Johnson (HAW) 8.93
    HEAT 8: Tatiana Weston-Webb (BRA) 11.00 DEF. Tyler Wright (AUS) 10.46

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Women’s Round Two Results
    HEAT 1: Carissa Moore (HAW) 14.50 DEF. Erin Brooks (CAN) 13.30
    HEAT 2: Tya Zebrowski (FRA) 14.33 DEF. Lakey Peterson (USA) 11.03
    HEAT 3: Nadia Erostarbe (ESP) 8.40 DEF. Molly Picklum (AUS) 7.67
    HEAT 4: Caitlin Simmers (USA) 15.10 DEF. Bella Kenworthy (USA) 13.60
    HEAT 5: Gabriela Bryan (HAW) 17.33 DEF. Sally Fitzgibbons (AUS) 13.26
    HEAT 6: Caroline Marks (USA) 14.00 DEF. Tatiana Weston-Webb (BRA) 13.00
    HEAT 7: Luana Silva (BRA) 12.47 DEF. Isabella Nichols (AUS) 12.20
    HEAT 8: Sawyer Lindblad (USA) 14.03 DEF. Brisa Hennessy (CRC) 9.67

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Women’s Quarterfinal Results
    HEAT 1: Tya Zebrowski (FRA) 12.70 DEF. Carissa Moore (HAW) 7.77
    HEAT 2: Nadia Erostarbe (ESP) 15.83 DEF. Caitlin Simmers (USA) 12.23
    HEAT 3: Caroline Marks (USA) 13.04 DEF. Gabriela Bryan (HAW) 11.90
    HEAT 4: Sawyer Lindblad (USA) 12.86 DEF. Luana Silva (BRA) 12.26

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Men’s Round Three Results
    HEAT 1: Jack Robinson (AUS) vs. Samuel Pupo (BRA)
    HEAT 2: Leonardo Fioravanti (ITA) vs. Liam O’Brien (AUS)
    HEAT 3: Morgan Cibilic (AUS) vs. Matthew McGillivray (RSA)
    HEAT 4: Joao Chianca (BRA) vs. George Pittar (AUS)
    HEAT 5: Italo Ferreira (BRA) vs. Italo Ferreira (BRA) Kauli Vaast (FRA)
    HEAT 6: Ethan Ewing (AUS) vs. Kanoa Igarashi (JPN)
    HEAT 7: Yago Dora (BRA) vs. Marco Mignot (FRA)
    HEAT 8: Callum Robson (AUS) def. Michael Pupo (BRA)

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Women’s Semifinal Matchups
    HEAT 1: Tya Zebrowski (FRA) vs. Nadia Erostarbe (ESP)
    HEAT 2: Caroline Marks (USA) vs. Sawyer Lindblad (USA)

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Men’s Quarterfinal Matchups
    HEAT 1: Samuel Pupo (BRA) vs. Leonardo Fioravanti (ITA)
    HEAT 2: Morgan Cibilic (AUS) vs. Joao Chianca (BRA)
    HEAT 3: Kauli Vaast (FRA) vs. Ethan Ewing (AUS)
    HEAT 4: Yago Dora (BRA) vs. Miguel Pupo (BRA)

  • Guide du shape : Quelle planche de surf est vraiment faite pour vous ?

    Guide du shape : Quelle planche de surf est vraiment faite pour vous ?

    On a tous en tête l’image du surfeur pro fracassant le lip sur un shortboard ultra-performant. Pourtant, la réalité sur nos spots est bien différente. Près de 80 % des pratiquants commettent l’erreur de surfer des planches trop exclusives pour leur niveau ou pour les conditions du jour. C’est le syndrome de la Ferrari : fantastique sur le papier, mais impossible à exploiter pleinement si on n’a pas le pilotage adéquat. Pour retrouver le vrai plaisir de la glisse, il est temps de faire tomber les complexes et d’explorer la mécanique des différents shapes : le shortboard performance, le fish et la surprenante planche asymétrique. J’ai trouvé cette vidéo intéressantes.

    Le Shortboard Performance : La « Ferrari » des spots

    Le thruster classique (trois dérives) reste la référence absolue en compétition. C’est une machine nerveuse dotée d’un rocker prononcé

    • Rocker prononcé : Plus la planche est courbée, plus elle tourne court et permet de surfer à la verticale. En contrepartie, elle a besoin de vitesse, que l’on crée de la vitesse.
    • Rocker plat : Une planche plus droite va générer beaucoup de vitesse naturelle, mais sera plus difficile à faire pivoter.

    Le problème du shortboard performance ? Il est ultra-exigeant. Il demande une excellente condition physique à la rame, un placement parfait et des vagues de qualité. Si vous n’utilisez pas la moitié du potentiel de la planche, vous réduisez votre capital fun. Parfois, mieux vaut troquer sa formule 1 contre une « petite Clio » joueuse avec laquelle on peut enchaîner les virages et s’amuser dans toutes les conditions.

    Le Fish : La machine à vitesse sans effort

    Pourquoi le fish rencontre-t-il un tel succès ? Avec son outline généreux à l’avant et son swallow tail (queue de pie), il offre une excellente portance et une rame facile. C’est le choix idéal pour les vagues estivales ou un peu molles (de 50 cm à 1m20).

    La magie du fish opère grâce à sa configuration en twin (deux dérives). Les ailerons sont plus reculés et plus ouverts par rapport au nose que sur un thruster, ce qui réduit considérablement la traînée d’eau. Résultat : la planche accélère au moindre appui sans forcer.

    L’astuce du shaper : Les shapes modernes intègrent un double concave pour canaliser l’eau et créer de la poussée. Si vous surfez un pointbreak en backside (dos à la vague), n’hésitez pas à ajouter un petit stabilisateur (une mini-dérive centrale) pour retrouver du grip et éviter que la planche ne chasse sur vos talons. (comme Toledo récemment à Raglan)

    La planche asymétrique : La révolution anatomique

    Longtemps boudée ou jugée trop loufoque, la planche asymétrique repose pourtant sur une logique physique implacable : nos appuis humains ne sont pas symétriques. Vous avez beaucoup plus de contrôle et de finesse sur vos orteils (frontside) que sur vos talons (backside), où l’appui est direct, rigide et plus difficile à doser.

    Une planche asymétrique propose donc deux côtés différents adaptés à votre stance (Regular ou Goofy) :

    • Côté orteils : Un rail plus long et des dérives typées « twin » pour garder un maximum de vitesse, de drive et de flow.
    • Côté talons : Un rail plus court (souvent amputé d’un pouce) et une dérive avancée pour faciliter la bascule, raccourcir le rayon de virage et offrir un contrôle de type shortboard.

    C’est la planche de trip ultime : elle offre la vitesse folle d’un twin en ligne droite tout en permettant d’attaquer la lèvre comme un sauvage dès que l’on passe sur les talons.

    L’erreur fatale : Le piège du sous-litrage

    S’il y a bien un conseil à retenir pour faire évoluer votre surf, c’est celui-ci : ne sous-littrez pas vos planches. Vouloir surfer une planche trop petite par pur ego est le meilleur moyen de stagner. Un litre ou deux de plus ne gâcheront jamais votre session, bien au contraire.

    Lorsque vous manquez de volume, la planche a tendance à couler et à saturer lors du bottom-turn. Vous vous retrouvez à surfer « sur des œufs ». Avec un litrage généreux, vous pouvez enfoncer le rail sereinement pour créer le fameux effet bouchon/rebond : la planche emmagasine l’énergie sous l’eau et vous propulse littéralement vers le haut de la vague lorsque vous relâchez la pression.

    Le surf reste une affaire de compromis et de balance. Ouvrir son quiver à des shapes alternatifs, c’est s’assurer de glisser avec style, peu importe l’humeur de l’océan.

  • Il a 56 ans et sa session à Teahupo’o a viré au cauchemar : 2 vertèbres brisées sur le récif

    Il a 56 ans et sa session à Teahupo’o a viré au cauchemar : 2 vertèbres brisées sur le récif

    Le surf de gros ne pardonne rien, mais des fois pas besoin de condition XXL pour qu’un accident grave arrive. Ce jeudi, à Teahupo’o, un Californien de 56 ans a vu sa session basculer dans l’horreur. Lors d’une violente chute dans le bowl west (très peu d’eau dans ces conditions), sa tête a directement percuté le récif corallien à fleur d’eau.

    Le bilan est lourd : deux vertèbres cervicales ont été brisées dans le choc. Il. Secouru en urgence par un jeune surfeur et évacué vers le centre hospitalier du Taaone, le surfeur se trouve actuellement dans un état critique. Son pronostic vital reste engagé. Cet accident rappelle la dangerosité extrême de cette vague à Tahiti.

  • Rio Pro 2026, Kauli Vaast et Marco mignot s’imposent avec panache à saquarema

    Rio Pro 2026, Kauli Vaast et Marco mignot s’imposent avec panache à saquarema

    Les Français ont fait le show dans les vagues puissantes de Saquarema. Lors du round 2 du Rio Pro, Kauli Vaast et Marco Mignot ont validé leur ticket pour le troisième tour, affichant chacun un surf aussi radical qu’intelligent.

    Vaast comme à la maison

    Opposé au Californien Crosby Colapinto, Kauli Vaast a dicté son rythme (13.73 contre 11.50). Sur les gauches brésiliennes, le Tahitien a fait parler sa puissance et son engagement, enchaînant notamment de gros laybacks. Dans des conditions solides balayées par un fort vent offshore, Vaast a déclaré se sentir presque « comme à la maison », profitant de sa meilleure session sur ce spot. De son côté, Colapinto, malgré une belle attaque backside au premier plan, s’est fait surprendre par une lèvre brésilienne fuyante et n’a pas pu combler son retard.

    Mignot, le coup de maître tactique

    Face à Barron Mamiya, Marco Mignot a livré une prestation de haut vol. Le Français a pris les commandes d’entrée grâce à un superbe air frontside full rotation parfaitement replaqué. En face, l’Hawaiien a misé son va-tout en cherchant des airs monstrueux, mais sans jamais trouver le replaquage.

    C’est dans les cinq dernières minutes que Mignot a prouvé toute sa maturité sur le CT. Alors que Mamiya, après avoir pris une gauche sans potentiel, a fait appel au jet ski. Le but, étant de s’isoler du français en allant à l’opposer de Marco Mignot, qui a alors la priorité. Marco a entamé une énorme rame pour le marquer à la culotte. À trente secondes du buzzer, l’Hawaiien trouve l’opportunité espérée, mais Mignot, fort de sa priorité, lui coupe la route avec sang-froid. Une stratégie redoutable qui propulse le Français au tour suivant.

  • Lucas Chumbo enflamme Saquarema : le chargeur de l’extrême décroche sa wildcard

    Lucas Chumbo enflamme Saquarema : le chargeur de l’extrême décroche sa wildcard

    Je dois vous avouer que je ne m’y attendais pas : Lucas Chianca, alias « Chumbo », délaisse un instant les grosses vagues pour le Championship Tour ! Ce spécialiste des vagues géantes vient de décrocher la très convoitée wildcard pour le Rio Pro à Saquarema, poussé par GWM, le sponsor de l’événement.

    Oubliez les qualifications classiques via les Challenger Series : c’est l’enfant du pays qui viendra bousculer la hiérarchie de l’élite. Il rejoint ainsi Tatiana Weston-Webb et Weslley Dantas, les deux autres invités de cette édition.

    Ce qui va vous plaire ? Dès le premier tour, Chumbo affrontera le Marocain Ramzi Boukhiam (bonne pioche pour Ramzi) dans un duel de goofy-footers.

  • Stab in the Dark 2026 : Hayden Cox et Dan Mann braquent les cadors du shape

    Stab in the Dark 2026 : Hayden Cox et Dan Mann braquent les cadors du shape

    Le concept de Stab in the Dark est simple mais redoutable : un surfeur d’élite teste à l’aveugle, sans logo ni marque, des planches 100% anonymes pour élire le meilleur shapeur de la planète. Pour cette édition 2026, c’est le redoutable surfeur styliste australien Ethan Ewing qui s’est plié au rôle de pilote d’essai en analysant chaque courbe des prototypes blancs

    Le verdict vient de tomber, secouant fermement le microcosme du shape. Contre toute attente, c’est Hayden Cox (le boss de Haydenshapes et créateur de la mythique Hypto Krypto) qui décroche la victoire. Une immense surprise pour le vainqueur lui-même, mais aussi pour Ewing.

    Le séisme ne s’arrête pas là : Dan Mann s’empare de la deuxième place. Sa sélection fait grincer des dents ceux qui criaient au favoritisme lorsque Kelly Slater l’avait choisi par le passé. Avec ce doublé inattendu, les monstres sacrés de l’industrie comme Sharpeye, Channel Islands (Merrick), Biolos (Lost) ou DHD — pourtant le shapeur officiel d’Ewing — restent aux portes du top deux. Un véritable camouflet pour les favoris historiques.

  • Le « scissor finger » de Tyler Wright au Salvador enflamme le CT et divise les pros

    Le « scissor finger » de Tyler Wright au Salvador enflamme le CT et divise les pros

    Tyler Wright ne fait décidément rien à moitié. Après avoir traversé une période extrêmement lourde – une complexe opération et la fin brutale de son contrat de 20 ans avec Rip Curl –, la double championne du monde vient de replacer les projecteurs sur elle lors de l’épreuve du Salvador.

    Un geste déplacé ?

    Le déclencheur n’est pas un layback ravageur, mais une fin de vague célébrée avec un signe « V » (le fameux « scissor finger »). Un geste assumé, devenu un véritable ralliement dans la culture sportive queer. En plein Pride Month, l’Australienne, mariée depuis 2022, a revendiqué son identité avec ferveur.

    Mais sur la planète surf, l’image a immédiatement fracturé la communauté. L’ancien champion du monde CJ Hobgood n’a pas retenu ses coups sur les réseaux sociaux : « C’est vraiment ce combat que tu choisis ? C’est de ça que tu veux qu’on se souvienne ? Ok. »

    Une charge frontale qui a fait sortir de ses gonds le commentateur Selema Masekela. Ce dernier a fustigé l’hypocrisie du milieu, rappelant que personne ne s’offusque quand un surfeur masculin célèbre de la même façon. Pour l’anecdote, ce même geste de doigts avait valu 35 000 dollars d’amende au basketteur Dwight Howard en 2017. Dans l’eau salée, il vient de relancer une guerre culturelle que le surf pro semblait jusqu’ici vouloir éviter à tout prix. Dans mon sens, que cela soit un homme ou une femme, cela reste un geste déplacé, mais surtout arrêtez de claimer pour avoir le score ou autre…..

  • Mort à Teahupoo et renaissance en Irlande : le voyage mystique du chargeur Tom Lowe

    Mort à Teahupoo et renaissance en Irlande : le voyage mystique du chargeur Tom Lowe

    Le surf de gros flirte souvent avec les limites de la mort, mais pour le Britannique Tom Lowe, la frontière a été franchie. Dans le documentaire poignant A Thousand Lives, le chargeur de Cornouailles livre une série de notes vocales brutes, enregistrées comme des confidences d’outre-tombe après avoir survécu à deux accidents majeurs à Teahupoo, la vague la plus terrifiante du Pacifique.

    Quatre minutes sous l’eau : Le néant puis la lumière

    Après un premier choc terrible en Polynésie (cinq côtes cassées, poumon perforé), Tom Lowe y retourne deux ans plus tard pour exorciser ses démons. C’est le drame. Assommé sur le récif, il reste prisonnier des vagues géantes pendant plus de quatre minutes. Lorsqu’on repêche son corps inanimé dans le lagon, son entourage le croit mort.

    Grâce aux massages cardiaques désespérés de ses sauveteurs, le surfeur revient à la vie. De ces instants d’inconscience, il garde des souvenirs troublants, presque mystiques : « C’était une expérience hors de mon corps, des dimensions différentes, un bruit magnifique et une lumière blanche qui m’entourait », confie-t-il, hanté par la vision de sa famille qui le raccrochait à la vie.

    La rédemption mystique en Irlande

    Le retour à la réalité est un calvaire. Séquelles physiques, traumatismes crâniens majeurs, dépression profonde… Tom Lowe est vidé. C’est en Irlande, sur le spot XXL de Mullaghmore, qu’il décide de tout reconstruire. Terrifié à l’idée de remonter dans un avion, poussé par sa femme Tess, il s’est jeté à l’eau lors d’une session historique. En surfant une énorme vague à la seule force de ses bras, le surfeur a enfin retrouvé le sourire, scellant sa renaissance. Une leçon de résilience absolue.

  • Le mystère de North Sentinel : quand le surf flirte avec l’interdit absolu

    Le mystère de North Sentinel : quand le surf flirte avec l’interdit absolu

    Le plus grand fantasme du surfeur ? Trouver une vague vierge, un secret jalousement gardé. Perso, mon péché mignon, c’est de traquer les spots cachés dans les vidéos. Et une récente vidéo virale sur TikTok m’a replongé dans le mystère le plus fou de notre communauté : l’île de North Sentinel.

    Un paradis aquatique repéré du ciel

    Des images aériennes rares d’un avion survolant cette île interdite de l’océan Indien ont refait surface. Directement, des légendes du shape et du free surf comme Dean Morrison ou Jon Mel ont halluciné dans les commentaires Instagram : des droites et des gauches parfaites déroulent sur des récifs immaculés.

    Un coup d’œil sur Google Earth confirme le potentiel dingue de cet archipel d’Andaman-et-Nicobar, qui capte les mêmes houles massives que Mentawai ou Nias, avec au moins sept passes de corail majeures bien visibles.

    Le localisme le plus mortel de la planète

    Le problème ? C’est le spot le plus inaccessible au monde, et pas à cause des requins. L’île est habitée par les Sentinelles, une tribu isolée depuis des millénaires qui refuse tout contact extérieur. En 2018, le missionnaire américain John Chau y a perdu la vie, abattu par leurs flèches dès son arrivée sur le sable.

    Une seule légende subsiste : en 1999, un bateau de charter aurait surfé la passe principale. Alors que les locaux approchaient en pirogue avec des lances, le capitaine a diffusé le morceau electro-chill La Femme d’Argent du groupe Air. Apaisée par la musique, la tribu a rebroussé chemin, laissant les surfeurs s’offrir une session unique de l’histoire. (histoire la plus folle que j’ai entendu, légende ou réalité)

    Aujourd’hui, le gouvernement indien interdit formellement d’approcher à moins de 5 kilomètres. Le surf camp le plus sauvage de la planète restera donc à jamais un fantasme virtuel.

  • Emportées par les vagues en dormant sur la plage : la tragédie de Panther Beach endeuille la Californie

    Emportées par les vagues en dormant sur la plage : la tragédie de Panther Beach endeuille la Californie

    Harshita Nair, 21 ans, et Mahial Sran, 20 ans, s’étaient endormies près du « Keyhole », une arche rocheuse entre Panther Beach et Yellow Bank Beach dans le comté de Santa Cruz. La marée montante et une houle puissante les ont emportées dans leur sommeil. Elles n’ont pas survécu.

    Un piège naturel bien connu des secours

    Huit nageurs-sauveteurs sont intervenus en urgence. Les deux jeunes femmes ont été retrouvées à plusieurs centaines de mètres de distance, extraites de l’eau et hospitalisées. Leurs blessures étaient trop sévères. « La marée arrive, et emporte tout », résume le capitaine Kyle Breton. C’était le cinquième sauvetage en un mois sur ce même kilomètre de côte, réputé pour ses falaises, ses grottes et ses marées imprévisibles.

    L’océan ne pardonne pas l’inattention

    Ce drame rappelle une réalité que tout surfeur connaît : la mer peut basculer en quelques minutes, même sur une plage en apparence tranquille. Ne jamais dormir en zone basse, toujours se renseigner après des locaux, toujours vérifier les horaires de marée avant de s’installer dans une crique ou près d’une arche. Une règle simple. Vitale.

  • La WSL joue les entremetteurs avec une appli de rencontre pour l’US Open 2026

    La WSL joue les entremetteurs avec une appli de rencontre pour l’US Open 2026

    Huntington Beach, ses vagues estivales capricieuses, son sable brûlant… et maintenant, son potentiel de séduction optimisé par algorithme. La World Surf League vient de lâcher une annonce qui détonne au milieu des habituels classements du CT : pour l’US Open 2026, l’organisation s’associe officiellement à une application de rencontre.

    « SURF », l’appli qui filtre votre lifestyle

    L’application en question s’appelle tout simplement SURF (difficile de faire plus littéral). Mais ne vous y trompez pas, l’objectif n’est pas d’analyser la radicalité de vos cutbacks. Rob Long, le PDG de la plateforme, part d’un constat simple : les géants comme Tinder ou Bumble génèrent trop de bruit de fond et de déceptions pour les passionnés.

    L’idée est de connecter des célibataires qui partagent réellement le même mode de vie. En renseignant la « WSL » comme affiliation sur votre profil, vous accédez directement à une grille d’utilisateurs qui, comme vous, ont découvert l’appli via le tour pro.

    Le piège de la carte bleue

    Ici, oubliez le swipe compulsif à la recherche d’un shoot de dopamine. L’interface se veut différente en affichant les prétendants sous forme de mosaïque selon vos critères. Le petit détail qui pique ? Vos interactions gratuites sont limitées. Si vous voulez stalker tous les profils et distribuer des « likes » sans restriction sous le ponton californien, il faudra sortir la carte de crédit. L’amour n’a peut-être pas de prix, mais l’algorithme, si.

    Un retour aux sources pour Huntington ?

    Ceux qui connaissent l’histoire de l’US Open se souviennent des émeutes et de la vibe sulfureuse qui enflammaient le sud du pier de Huntington Beach par le passé. L’événement s’est considérablement assagi ces dernières années pour devenir très « famille ». Avec ce partenariat insolite, la directrice des revenus de la WSL, Nicole Metzger, espère ouvertement « faciliter de nouvelles connexions » réelles entre les fans. Une façon moderne et encadrée de raviver la flamme sur le sable.

    Quand on regarde le nombre de power couples historiques du surf pro (Tatiana Weston-Webb et Jesse Mendes, Jack Freestone et Alana Blanchard, Ethan Ewing et Sawyer Lindblad…), on se dit que l’océan reste un sacré aphrodisiaque. Reste à voir si, du 25 juillet au 2 août prochain, la magie opérera aussi sur smartphone.

  • Requin à Coogee Beach : L’Australie face à une recrudescence alarmante en 2026

    Requin à Coogee Beach : L’Australie face à une recrudescence alarmante en 2026

    Le traumatisme est immédiat. Ce samedi 13 juin 2026, la célèbre plage de Coogee à Sydney est passée de l’insouciance d’une matinée ordinaire à l’horreur absolue en quelques secondes. Un cri de terreur a transpercé le bruit des vagues, immédiatement suivi par le hurlement de la sirène d’alerte, ordonnant l’évacuation en urgence de tout le line-up. Une nageuse d’une trentaine d’années venait de subir de graves mutilations au bras et à la jambe suite à l’assaut d’un squale. Sortie de l’eau par des témoins héroïques, elle lutte actuellement pour sa vie à l’hôpital.

    Pour les amoureux de l’océan, l’écho est douloureux. Cette sensation d’impuissance et la peur de basculer dans une crise durable où l’accès à l’océan devient une roulette russe. Un phénomène qui me rappelle La Réunion. L’Australie est-elle en train d’atteindre ce point de rupture ?

    Au-delà de l’effroi légitime, les données de l’Australian Shark Incident Database viennent briser le discours rassurant des autorités. Le pays traverse une série noire inédite :

    • 4 décès en 2026 : Avant le drame de Coogee, trois chasseurs sous-marins et un adolescent ont perdu la vie dans des attaques distinctes depuis le mois de janvier.
    • Le triste record de 2025 : L’an dernier, l’Australie s’est hissée en tête des bilans mondiaux avec 21 attaques non provoquées, dont 5 mortelles.

    Cette hausse des interactions s’explique notamment par le réchauffement des eaux côtières qui pousse les grands prédateurs, comme le requin blanc, à se rapprocher des bancs de poissons près des spots. Alors que le débat sur l’efficacité des filets de protection est relancé, la communauté des surfeurs doit composer avec une réalité changeante. Restez prudents.

  • Un swell historique secoue la Californie : Hunter Jones frôle le drame à Malibu

    Un swell historique secoue la Californie : Hunter Jones frôle le drame à Malibu

    L’océan Pacifique est en feu. Du Mexique à Hawaï, les côtes subissent des conditions dantesques, sans doute poussées par un effet El Niño surboosté. En Californie, le récent swell de sud est déjà entré dans l’histoire. Mais au milieu des vagues parfaites, une vidéo a glacé le sang de tous les surfeurs : celle du local Hunter Jones, qui a bien failli y laisser sa vie sur le spot mythique de Malibu.

    Passer sous la jetée : le défi ultime

    Passer à pleine vitesse entre les pylônes en bois du Malibu Pier (le « shooting the pier ») est un exploit rarissime. Seules des légendes comme Laird Hamilton ou Allen Sarlo y sont parvenues lors du swell mémorable de 2014. Pour que les étoiles s’alignent, il faut une houle massive capable de propulser la vague tout au fond de la baie.

    Mardi dernier, Hunter Jones a vu l’opportunité de sa vie. Parti sur la troisième vague d’une série massive, le surfeur de Los Angeles s’est engouffré à l’intérieur.

    Une éjection à la dernière milliseconde

    Très vite, les pylônes se rapprochent à une vitesse terrifiante. C’est là que le piège se referme. Victime du ressac des vagues précédentes, Jones perd cruellement de la vitesse à l’approche des structures. Comprenant qu’il n’aura jamais assez d’élan pour traverser le ponton, il prend la seule décision possible : éjecter au tout dernier moment.

    Les spectateurs retiennent leur souffle. Sa planche est pulvérisée contre les piliers tandis qu’une lèvre monstrueuse explose sur la jetée, générant un backwash de plusieurs mètres. Hunter s’en sort miraculeusement indemne.

    Un swell historique et chaotique

    Si Jones a survécu à ce qui restera l’une des vidéos de l’année, ce swell de sud a transformé Malibu en un véritable champ de bataille. Entre vagues de classe mondiale et anarchie totale, les locaux ont dû composer avec des milliers de « drop-ins » au line-up. Une session d’anthologie, la peur au ventre en prime.

  • Surf City El Salvador Pro 2026 : Journée historique pour Fioravanti et Moore au Salvador

    Surf City El Salvador Pro 2026 : Journée historique pour Fioravanti et Moore au Salvador

    Le spot de Punta Roca vient de délivrer un scénario que même les meilleurs experts d’Hollywood n’auraient pas pu prédire. Ce samedi 13 juin 2026, le Surf City El Salvador Pro s’est achevé dans une tempête d’émotions brutes, marquée par deux destins hors normes : le retour fracassant d’une jeune maman entrée dans la légende et les larmes d’un surfeur qui attendait son heure depuis dix ans.

    Leonardo Fioravanti : Dix ans de sacrifices pour une délivrance historique

    L’Italie tient enfin son tout premier champion sur le Championship Tour (CT). À 28 ans, Leonardo Fioravanti a brisé sa malédiction de la plus belle des manières. Après deux échecs cruels en finale du côté de Pipeline, le surfeur italien (habitant à Hossegor) a survolé les vagues du Salvador, s’affirmant comme le surfeur le plus affûté de la semaine. C’est d’ailleurs lui qui a signé l’unique note de 9,00 points du côté des quarts de finale.

    En finale, Fioravanti faisait face au monstre sacré et actuel numéro 1 mondial, Italo Ferreira. Le Brésilien s’est présenté sur l’épreuve avec huit points de suture au genou à la suite d’un terrible choc avec un longboard deux jours avant le coup d’envoi. Malgré cette blessure, Ferreira a balayé Gabriel Medina en demi-finale dans un duel dantesque.

    Mais lors de l’ultime affrontement, l’Italien a immédiatement douché ses espoirs en scorant un 8,33 d’entrée de jeu grâce à des turns puissants et ultra-engagés. Incapable de trouver une seconde vague solide, Ferreira a dû s’avouer vaincu (15,33 contre 10,90).

    « Ça ne semble pas réel. J’ai dédié les dix dernières années de ma vie à obtenir cette victoire. J’ai frôlé le but si souvent… » a confié un Fioravanti en larmes à sa sortie de l’eau. Cette victoire propulse l’e Romain’italien à la 3e place mondiale, brisant le fameux squat brésilien au sommet du classement.

    Carissa Moore : La maman surfeuse dicte sa loi à la nouvelle génération

    Chez les femmes, le constat est tout aussi vertigineux. Après avoir pris une pause de deux ans pour donner naissance à sa fille et s’occuper de sa famille, Carissa Moore prouve que son esprit de compétition est resté absolument intact. En s’imposant face à sa rivale de toujours, Tyler Wright, l’Hawaïenne décroche sa deuxième victoire consécutive cette saison, juste après son sacre au New Zealand Pro.

    Il s’agit du 30e triomphe en carrière pour la quintuple championne du monde, qui teste actuellement une formule inédite : son mari officie à ses côtés en tant que coach. Un choix payant. Lors d’une finale de titans, Wright a brièvement pris les commandes à cinq minutes de la fin de la série avec une vague notée 6,17. Mais la réponse de Moore ne s’est pas fait attendre : un enchaînement chirurgical sur une section tendue, récompensé par un 6,67 qui lui redonne définitivement l’avantage (15,10 à 13,84).

    Cette victoire replace Moore au 2e rang mondial, juste derrière Gabriela Bryan. Elle confirme surtout la révolte du « club des trentenaires » (Moore, Wright, Gilmore, Peterson). Face à la fougue des adolescentes comme Caity Simmers, Caroline Marks ou Erin Brooks, qui glissent doucement au classement, les vétéranes ont décidé de verrouiller les podiums en 2026.

    Cap sur le Brésil : La tempête de Rio arrive

    Les surfeurs de l’élite n’auront pas le temps de célébrer bien longtemps. Dès le 19 juin, le circuit mondial se déplace en Amérique du Sud pour le VIVO Rio Pro. Gabriela Bryan portera la lyre jaune de leader chez les femmes, tandis qu’Italo Ferreira, boosté par son statut de finaliste héroïque, arrivera sur ses terres natales bien décidé à consolider son trône mondial. Fioravanti, lui, compte bien prouver que sa place dans le top 3 n’a absolument rien d’un hasard.

    Tous les résultats du Surf City El Salvador Pro 2026

    Finale Femmes

    • 1 – Carissa Moore (HAW) : 15.10
    • 2 – Tyler Wright (AUS) : 13.84

    Finale Hommes

    • 1 – Leonardo Fioravanti (ITA) : 15.33
    • 2 – Italo Ferreira (BRA) : 10.90

    Demi-finales Femmes

    • SÉRIE 1 : Carissa Moore (HAW) 12.17 bat Gabriela Bryan (HAW) 11.33
    • SÉRIE 2 : Tyler Wright (AUS) 13.00 bat Molly Picklum (AUS) 11.00

    Demi-finales Hommes

    • SÉRIE 1 : Leonardo Fioravanti (ITA) 12.00 bat Kanoa Igarashi (JPN) 10.10
    • SÉRIE 2 : Italo Ferreira (BRA) 14.70 bat Gabriel Medina (BRA) 14.17

    Quarts de finale Femmes

    • SÉRIE 1 : Gabriela Bryan (HAW) 14.83 bat Anat Lelior (ISR) 7.50
    • SÉRIE 2 : Carissa Moore (HAW) 13.67 bat Luana Silva (BRA) 6.07
    • SÉRIE 3 : Molly Picklum (AUS) 14.33 bat Caroline Marks (USA) 11.50
    • SÉRIE 4 : Tyler Wright (AUS) 13.33 bat Caitlin Simmers (USA) 12.27

    Quarts de finale Hommes

    • SÉRIE 1 : Kanoa Igarashi (JPN) 14.67 bat Callum Robson (AUS) 13.27
    • SÉRIE 2 : Leonardo Fioravanti (ITA) 15.93 bat Marco Mignot (FRA) 13.00
    • SÉRIE 3 : Italo Ferreira (BRA) 10.67 bat Kauli Vaast (FRA) 8.33
    • SÉRIE 4 : Gabriel Medina (BRA) 8.80 bat Alan Cleland (MEX) 8.10
  • Red Bull King of the Mousse : Pierre-Olivier Coutant et Jade Ouradou s’imposent à Hossegor

    Red Bull King of the Mousse : Pierre-Olivier Coutant et Jade Ouradou s’imposent à Hossegor

    Le verdict est tombé à La Centrale/Nord ! Après une journée de pur plaisir dans des vagues parfaites, la première édition française du Red Bull King of the Mousse a livré ses résultats.

    Chez les filles, c’est Jade Ouradou qui décroche la première place après avoir survolé ses séries sur sa planche en mousse, suivie de près par Gabriella Lailvaux et Laly Nicolas.

    Du côté des garçons, la bataille sur le banc de sable landais a été intense, mais c’est l’expérimenté Pierre-Olivier Coutant qui monte sur la plus haute marche du podium, devançant Hugo Flori et Axel Dominguez.

    Mention spéciale à Damien de Saint Remy : en plus de sa 8e place au général, il repart avec le très convoité Prix Spécial Tricks grâce aux cabrioles les plus folles de la journée. Un grand bravo aux 60 participants pour ce show mémorable. Vivement la prochaine édition !

    @icones_surf

    Première du « king of the mousse » de Red Bull, une première édition bien cool sur la plage de la Centrale à Hossegor #surf #surfing #surfer #surfers #waves #hossegor

    ♬ son original – Icônes Surf, le média surf – Icônes Surf, le média surf
  • Jour de finale au Salvador : pourquoi le dénouement de cette nuit va marquer l’histoire du CT

    Jour de finale au Salvador : pourquoi le dénouement de cette nuit va marquer l’histoire du CT

    La compétition est lancée à Punta Roca. La cinquième étape du CT 2026 s’apprête à sacrer ses champions dans des conditions parfaites. Une houle solide de 1m50 à 2m déferle sur le fameux pointbreak en droite, offrant une toile idéale pour le très haut niveau.

    Le choc des titans chez les femmes

    Le tableau féminin s’ouvre sur une énorme pression. La numéro 1 mondiale Gabriela Bryan remet son titre en jeu face à Anat Lelior. Derrière, l’ambiance monte d’un cran avec une succession de duels légendaires : Luana Silva défie Carissa Moore, tandis que la tenante du titre mondial Molly Picklum affronte Caroline Marks. Pour finir, Tyler Wright se mesurera à Caitlin Simmers.

    Nos Français face aux monstres sacrés

    Côté messieurs, la tension est maximale pour le clan tricolore. Marco Mignot, impérial au buzzer aux tours précédents, affronte l’Italien Leonardo Fioravanti dans un derby européen bouillant.

    Le jeune rookie Kauli Vaast hérite quant à lui d’un monstre sacré : le champion du monde 2019 Italo Ferreira. En clôture de ces quarts, Gabriel Medina fera face au chouchou local Alan Cleland Jr. dans un duel électrique. Les phases finales s’enchaînent dès 7h05 heure locale.

  • Le mensonge d’un surfeur à Waikiki totalement démasqué en vidéo

    Le mensonge d’un surfeur à Waikiki totalement démasqué en vidéo

    Waikiki, ses vagues faciles, ses couchers de soleil… et ses droites de forains. C’est le spot pour débutants par excellence, là où le chill est normalement roi. Pourtant, une violente bagarre vient d’y éclater, et l’histoire a pris un tournant totalement fou.

    Une plainte pour agression… un peu trop rapide

    Tout commence lorsqu’un touriste sort de l’eau en furie pour interpeller les flics et les sauveteurs. Son histoire ? Un local l’aurait violemment agressé et frappé au visage sur le pic de Queens. Il remplit sa déposition, bien décidé à faire coffrer son adversaire. Sauf qu’à l’ère du numérique, l’océan a des yeux.

    Le replay de la Cam Surfline détruit sa version

    Le média HHNewz a fouillé dans les archives de la webcam Surfline. Et là, c’est le drame pour notre plaignant. Les images montrent clairement le touriste sauter de sa planche pour plaquer au sol un surfeur en SUP, déclenchant lui-même les hostilités après avoir grillé toutes les priorités et insulté le local.

    Un rappel cinglant que l’océan n’appartient à personne. Le respect doit être mutuel, surtout sur un spot de novices. Et comme dirait un pote : pas de violence, c’est les vacances… enfin, visiblement pas pour tout le monde !

  • CT au Salvador : Quand la WSL snobe des vagues magiques pour des prévisions

    CT au Salvador : Quand la WSL snobe des vagues magiques pour des prévisions

    Punta Roca a offert bien plus que prévu ces derniers jours pour le Surf City El Salvador Pro. Pourtant, la compétition est entrée dans une phase d’attente qui agace. Alors que des murs massifs, deux à trois fois au-dessus de la tête, déroulaient proprement sur le pointbreak salvadorien, les organisateurs ont décidé de lever le pied. Une décision incompréhensible, partagée par nos confrères du média Duke Surf (sur place), qui estiment à juste titre que les demi-finales auraient dû être bouclées depuis 24 heures, voir toute la compétition.

    Le coup de poker de Renato Hickel : Un pari ultra-risqué sous les tropiques

    Ce blocage met en lumière un problème récurrent : la dépendance aveugle de la direction de course aux outils de prévisions, Surfline en tête. L’application reine du secteur a pourtant montré ses limites flagrantes. Pendant deux jours, ses algorithmes affichaient du rouge (« conditions médiocres »), alors que le plan d’eau était fantastique. Ce n’est pas une surprise pour nous en France, où l’on sait pertinemment que Surfline est complètement « éclaté au sol » (c’est mon point de vue un peu radical) et pas du tout au niveau de sa réputation. Au Salvador, l’erreur informatique a sauté aux yeux de tout le monde.

    Le patron du circuit, Renato Hickel, a préféré parier sur une journée de samedi théoriquement « épique », quitte à envoyer les quarts de finale dans des vagues déclinantes le vendredi. C’est un coup de poker ultra-risqué. Sous les tropiques, le moindre grain ou phénomène local peut détruire un plan d’eau en quelques minutes, peu importe si les cartes météo virent au vert sur l’écran.

    L’époque des compétitions qui s’éternisent dans l’espoir d’un swell mythique commence à lasser. Quand les vagues sont là, il faut envoyer les séries. Vouloir miser sur « encore mieux » alors que le spectacle est déjà garanti est un luxe dangereux. Le verdict tombera d’ici quelques heures, mais on croise les doigts pour que ce choix ne transforme pas une édition historique en immense frustration.

  • 3 vidéos de surf sorties aujourd’hui que vous devez voir

    3 vidéos de surf sorties aujourd’hui que vous devez voir

    Trop de clips sont sortis d’un coup aujourd’hui. Plutôt que de vous noyer sous des articles individuels, on va droit au but avec les trois sessions qu’il ne fallait pas rater, entre drame au Mexique, pure culture free-surf et voyage au Maroc.

    Le Pacifique en furie engloutit un camion à Puerto Escondido

    Le dernier vlog de Jamie O’Brien à Zicatela fait froid dans le dos. Une houle massive de plus de 20 pieds (plus de 6 mètres de face) s’est abattue sur le beachbreak mexicain, transformant le line-up en véritable exercice de survie.

    Mais le choc visuel s’est produit sur le sable : Matthew Smith, photographe local et pilier de la sécurité en mer, a vu son pick-up et l’intégralité de son matériel photo emportés puis engloutis par l’océan. Un coup dur pour ce travailleur de l’ombre, pour qui une cagnotte GoFundMe a immédiatement été lancée par la communauté.

    « Ritualistic Tendencies » : Le prétendant au film de l’année

    Le collectif Ritual — la marque de lunettes pilotée par Noa Deane, Mikey Wright, Harry Bryant et Dion Agius — vient de lâcher son tout premier long-métrage. Le modèle économique est simple : vendre des solaires accessibles pour financer des productions indépendantes.

    Le résultat, filmé sur 18 mois entre le North Shore et l’Indonésie par Wade Carroll, est une mine de haute performance brute. C’est l’anti-compétition par excellence, et ça fait du bien.

    Pour les anciens, comme moi, l’introduction ne laisse pas de marbre avec le morceau de musique « kissing the sun », qui était la musique de la section Shane Powell dans « Tripping the planet ».

    Liam Sahyoun et la transmission de l’hiver marocain

    On change de rythme avec le carnet de voyage de Liam Sahyoun, qui a passé plusieurs mois à traquer les rentrées de houle sur les côtes marocaines.

    Des droites parfaites de la Pointe des Ancres aux tubes de Safi, le film documente surtout sa relation avec la gauche puissante de Tafedna et ses sessions backside dans le désert, près de Dakhla. Un trip familial et authentique partagé aux côtés de son père.

  • Alerte : Grosses frayeurs pour deux icônes de la culture surf

    Alerte : Grosses frayeurs pour deux icônes de la culture surf

    Le monde de la glisse a retenu son souffle cette semaine. À seulement 48 heures d’intervalle, deux figures légendaires qui incarnent l’histoire et l’esprit de notre culture ont été hospitalisées d’urgence après des accidents critiques en pleine session. Fort heureusement, le pire a été évité de justesse pour ces deux monuments du surf mondial.

    Ross Clarke-Jones : L’insatiable chargeur de Victoria

    Lundi 8 juin, la légende australienne des vagues géantes, Ross Clarke-Jones (l’éternel « Slick Willie »), a été évacuée en urgence à Port Campbell, au sud-ouest de Melbourne. À 60 ans tout juste, le surfeur a subi un violent impact au haut du corps, s’en sortant avec de multiples traumatismes faciaux et un nez cassé.

    Fidèle à sa réputation de trompe-la-mort, Clarke-Jones a signé sa propre décharge dès le lendemain matin, annulant son IRM. Un proche a résumé son état d’esprit : « Il est bien amoché, mais ce n’est pas la première fois. C’est son métier. » À peine remis, l’Australien rêve déjà de retourner défier Nazaré et de s’aligner sur un prochain Eddie Aikau. Une résilience brute, gravée dans l’ADN du surf de gros.

    Timmy Patterson : Le shaper des champions sauvé des eaux

    Mercredi 10 juin, le choc s’est déplacé sur la côte d’Orange County en Californie. Timmy Patterson, le shaper mythique de Dana Point qui shape les boards de l’élite mondiale — et notamment du champion du monde WSL Italo Ferreira —, a été victime d’un grave malaise cardiaque (d’après les premiers indices) en pleine session, provoquant un début de noyade critique.

    Placé en coma artificiel aux soins intensifs, Patterson a fait trembler le « surf ghetto » (quartier des shapers) de San Clemente. Mais le miracle a eu lieu quelques heures plus tard : tube respiratoire retiré, il est désormais conscient et d’humeur à plaisanter. Il doit une fière chandelle à son fils, qui l’a sorti de l’eau à temps. Le shaper iconique espère être de retour chez lui très vite et compte bien reprendre le rabot d’ici une semaine.

    Bon rétablissement à ces deux légendes vivantes qui continuent d’écrire l’histoire de notre sport.

  • deux Français en quarts au Salvador face aux monstres du CT

    deux Français en quarts au Salvador face aux monstres du CT

    La folie s’empare d’El Salvador ! Le contingent tricolore fait vibrer le surf français sur cette étape du CT. Après la masterclass de Marco Mignot face à Yago Dora au tour précédent, c’est Kauli Vaast qui a dicté sa loi dans des vagues pourtant complexes.

    Opposé au redoutable Brésilien Joao Chianca, le Tahitien a sorti le grand jeu pour s’imposer avec un score solide de 12,76 contre 10,76. Une victoire nette et sans bavure qui valide son billet pour le top 8.

    Mais le véritable miracle du jour vient d’Italo Ferreira. Malgré une vilaine blessure et des points de suture tout frais, le champion olympique a surmonté la douleur pour éliminer Crosby Colapinto.

    Le décor des quarts de finale est planté : Marco Mignot affrontera Leonardo Fioravanti, tandis que Kauli Vaast se mesurera à ce guerrier d’Italo. Le choc s’annonce légendaire !

    Le souvenir d’Hossegor en 2019

    La dernière fois que deux surfeurs tricolores ont atteint simultanément le Top 8 d’un événement de l’élite mondiale, c’était lors du Quiksilver Pro France 2019. À l’époque :

    • Jérémy Florès avait tracé sa route dans des tubes parfaits pour s’offrir une victoire historique à domicile.
    • Marc Lacomare, invité sur l’épreuve (wildcard), avait enflammé le public landais en se hissant lui aussi en quarts de finale (battu de justesse par Jack Freestone).
  • Red Bull King of the Mousse : le contest surf le plus fou de l’été débarque à Hossegor

    Red Bull King of the Mousse : le contest surf le plus fou de l’été débarque à Hossegor

    Le 13 juin 2026, le spot de la Centrale à Hossegor accueille l’un des contests les plus décalés de la scène surf. Red Bull King of the Mousse pose une règle simple et impitoyable : tout le monde surfe en mousse, et personne ne choisit sa planche.

    La Roue du Shred : l’égaliseur ultime

    C’est le concept qui rend cet événement unique. À chaque série, les participants font tourner la fameuse Roue du Shred, qui leur impose aléatoirement une planche parmi plusieurs modèles de foamies : Beater, Stump, Skipper ou longboard en mousse. Résultat : impossible de s’appuyer sur un matériel taillé pour ses points forts. Un rider habitué aux shortboards peut très bien se retrouver à gérer un longboard en mousse, pendant qu’un longboardeur hérite d’un micro Stump.

    C’est précisément là que la magie opère. Le surf redevient un terrain de jeu brut, où l’adaptation, le style et l’audace comptent autant que le niveau technique. Et c’est filmé (du moins par Icônes Surf), commenté, et vécu depuis la plage par tous ceux qui viennent regarder.

    Des conditions surf de rêve pour la compétition

    C’est une journée magique qui s’annonce avec du soleil, de la chaleur et des vagues incroyables. Hasard du calendrier, des vagues de plus d’1m50 avec du vent offshore sur toute la journée sont prévus samedi.

    Un contest ouvert à tous, pas réservé aux élites

    Red Bull King of the Mousse ne s’adresse pas qu’aux pros. Équipes universitaires, clubs locaux, passionnés du coin : le format est pensé pour accueillir une vraie diversité de profils. Ce qui crée des confrontations imprévisibles — et souvent plus intéressantes à regarder qu’une compétition classique où les favoris sont connus d’avance.

    Les juges noteront le style, l’engagement et la capacité à tirer le meilleur d’une planche qu’on ne vous a pas laissé choisir. Plusieurs prix seront décernés en dehors du classement général : Meilleur trick, Meilleur style, Meilleur outfit. Autrement dit, même sans gagner la finale, il y a des raisons de se démarquer.

    Le programme du 13 juin

    L’événement se déroule sur toute la journée, dans le cadre de la Fête de la Plage à Hossegor :

    • 9h00 – 13h30 : Phases préliminaires
    • 13h30 – 14h50 : Demi-finales
    • 14h50 – 15h20 : Expression Session
    • 15h30 – 16h00 : Finale
    • À partir de 16h00 : After party et remise des prix

    L’accès est gratuit et ouvert à tous. Que vous veniez surfer ou simplement poser votre serviette sur la plage de la Centrale, le show sera aussi bien dans l’eau que sur la grève.

    Comment s’inscrire ?

    Les inscriptions sont ouvertes sur le site officiel Red Bull. Que vous soyez compétiteur ou simple passionné qui veut passer une bonne journée à Hossegor, le 13 juin s’annonce comme l’un des rendez-vous surf de cet été.

    👉 S’inscrire au Red Bull King of the Mousse 2026


    Red Bull King of the Mousse — Samedi 13 juin 2026 — La Centrale, Hossegor. Entrée gratuite.

  • Surf or die, film de surf post-apocalyptique

    Surf or die, film de surf post-apocalyptique

    C’est probablement le projet le plus dingue et le plus jouissif de l’année. Imaginez un crossover brutal entre The Last of Us et Point Break, entièrement façonné par une intelligence artificielle. Son nom ? « Surf or Die ».

    Le pitch nous propulse en 2065, dans une Californie du Sud dévastée où les marées sont brisées. Dans ce monde en ruine, la marée basse appartient aux morts, la marée haute à l’océan. Les surfeurs sont devenus les seuls Gardiens capables de naviguer entre les deux mondes pour survivre.

    Esthétiquement, c’est une claque absolue qui ressuscite les films d’horreur des années 80. Visuellement bluffant, le trailer intègre même un personnage de The Walking Dead et transpose l’apocalypse jusque sur le spot mythique de Nazaré. Le clou du spectacle ? Voir les riders fracasser des vagues et des crânes de zombies en hurlant Surf Or Die. Une pépite d’IA à voir absolument.

  • Le monde du surf sous le choc après la perte de l’un de ses plus grands espoirs des années 90

    Le monde du surf sous le choc après la perte de l’un de ses plus grands espoirs des années 90

    Le milieu du surf s’est réveillé avec le cœur lourd. De Piha jusqu’aux vagues parfaites d’Indonésie, une immense vague d’émotion traverse la communauté après l’annonce du décès soudain de Troy Hirst. Véritable icône de sa génération, le surfeur néo-zélandais s’est éteint la semaine dernière, laissant derrière lui un héritage immense et une famille endeuillée.

    L’enfant prodige qui a brisé les records à Piha

    Pour toute une génération, Troy Hirst restera ce gamin talentueux qui a bousculé la hiérarchie mondiale au début des années 90. En 1993, alors qu’il n’avait que 16 ans, il réalise l’exploit de remporter le prestigieux championnat national Open de Nouvelle-Zélande dans les vagues massives et piégeuses de Piha.

    Ce record de précocité absolue tiendra plus d’une décennie. Doté d’un style sur le rail ultra-puissant et d’un engagement total dans le tube, il était le surfeur rêvé pour faire la couverture des magazines de l’époque.

    Une vie dédiée aux tubes parfaits de Lakey Peak

    Mais au-delà des lycras de compétition, c’est l’Indonésie qui a définitivement capturé son âme. Troy y avait posé ses valises il y a plus de vingt ans pour s’installer à Lakey Peak, devenant un pilier incontournable du line-up et de l’industrie locale de la fabrication de planches.

    C’est sur ce récif mythique qu’il a fondé sa famille et transmis son amour des vagues à son fils, Westen Hirst, aujourd’hui considéré comme l’un des jeunes goofy-footers les plus brillants et engagés d’Indonésie. Aujourd’hui, les hommages affluent du monde entier et une cagnotte de solidarité a été mise en place pour soutenir ses enfants, Mikayla et Westen, face à cette terrible épreuve.