Auteur/autrice : Kelly Slater

  • « Now Days » : La vidéo de surf féminine de référence

    « Now Days » : La vidéo de surf féminine de référence

    J’avoue, j’avais mes petites habitudes avant d’enfiler la combi. Un vieil edit deTaylor Steele ou une part de Dane Reynolds pour me chauffer. Mais là, je suis tombé sur une pépite qui a balayé mes certitudes. « Now Days », ce n’est pas « juste » du surf féminin, c’est l’essence même de ce qu’on cherche tous en allant à l’eau.

    Dès les premières secondes, l’intro laisse place à un hymne punk qui m’a instantanément projeté vingt ans en arrière, à l’époque légendaire de la vidéo Lost Across America. L’énergie est brute, l’engagement est total. On y suit la « New Gen » — de Caity Simmers à Sierra Kerr en passant par Erin Brooks — et le niveau est tout simplement stratosphérique.

    Ce qui frappe ? Ce n’est plus seulement une question de grâce, c’est une démonstration de force, de camaraderie et de rivalité saine. Elles se tirent vers le haut sur les plus grosses vagues du globe, de Tahiti à Fidji. Honnêtement, que vous soyez surfeur ou surfeuse, c’est la vidéo indispensable avant de ramer au pic. Le futur du surf est là, et il fait un boucan d’enfer.

  • Snapper Rocks : Le clan tricolore dicte sa loi pour le retour du CT sur le Superbank

    Snapper Rocks : Le clan tricolore dicte sa loi pour le retour du CT sur le Superbank

    Le temple du surf australien n’avait plus vibré au rythme de l’élite mondiale depuis 2018. Pour ce premier jour du Bonsoy Gold Coast Pro 2026, les vagues de trois à quatre pieds de Snapper Rocks ont offert un spectacle à la hauteur de la légende. Mais au milieu des icônes locales comme Stephanie Gilmore, c’est bien une déferlante française qui a secoué le pointbreak. Avec trois qualifiés sur quatre engagés, la France réaliser enfin un bon début de compétition sur le world tour cette année.

    Vahine Fierro : La reine du bakcside a frappé

    Si l’on connaît le talent de Vahine Fierro dans les tubes de Teahupo’o, elle a prouvé aujourd’hui qu’elle était tout aussi redoutable sur les droites interminables du Queensland. Face à la redoutable Brisa Hennessy, la Tahitienne a livré une masterclass backside.

    Avec un total de 16,50 points — dont la meilleure note de la journée (8,67) — Vahine a montré une verticalité et un « flow » qui ont laissé les juges conquis. « Snapper est mon épreuve favorite, à égalité avec Teahupo’o », a-t-elle confié après sa série. Sa capacité à enchaîner les turns puissants sur le rail sans jamais perdre de vitesse la place désormais parmi les favorites de l’épreuve.

    Le duel fratricide : Vaast et Mignot se donnent rendez-vous

    Chez les hommes, la réussite est totale mais le tirage au sort cruel. Marco Mignot a ouvert le bal avec une incroyable remontée face à l’Hawaïen Barron Mamiya. Mené pendant 25 minutes, le Français a déniché une pépite dans les derniers instants pour claquer un 8,33 salvateur.

    Dans la foulée, Kauli Vaast, le champion olympique de Paris 2024, a littéralement éteint le vétéran Jordy Smith. Avec un surf backside d’une précision chirurgicale, Vaast a posté un 15,16 qui ne laissait aucune place au doute.

    Le « petit plus » de la rédac : La suite du tableau nous réserve un moment de haute tension. Puisque Kauli Vaast et Marco Mignot s’affronteront lors du Round 3, nous avons la certitude d’avoir un Français en quart de finale. C’est une excellente nouvelle, même si l’on aurait préféré voir nos deux champions s’éviter plus longtemps.

    Tya Zebrowski : La cruelle leçon du haut niveau

    C’est la seule ombre au tableau tricolore, mais quelle promesse pour l’avenir ! À seulement 15 ans, Tya Zebrowski a frôlé l’exploit monumental face à la quintuple championne du monde Carissa Moore. Tya a mené la série pendant presque l’intégralité du temps imparti, affichant une maturité technique déconcertante pour son âge.

    Il aura fallu un sursaut d’orgueil et une vague miraculeuse à la dernière seconde pour que Moore arrache la victoire. Les larmes de détresse de la jeune Française contrastaient avec les larmes de soulagement de l’Hawaïenne. C’est l’apprentissage cruel du WCT : le talent est là, immense, mais la gestion des dernières secondes et ce petit facteur chance manquent encore à l’appel. Nul doute que Tya reviendra plus forte, elle a prouvé aujourd’hui qu’elle avait déjà sa place dans la cour des grandes.

    Les légendes reprennent leurs marques

    Au-delà du clan français, la journée a été marquée par le retour aux affaires de Stephanie Gilmore. Après deux saisons sabbatiques, l’octuple championne du monde a enfin remporté sa première série de l’année sur son home spot, écartant la prodige Erin Brooks. De son côté, Carissa Moore, qui voyage désormais en tant que maman, a montré qu’elle n’avait rien perdu de sa hargne de compétitrice. Seul le premier tour et deux séries masculines ont été lancées.

    La compétition reprendra demain matin, samedi 2 mai, à 6h45 (heure locale). Restez connectés sur Icones Surf pour suivre les performances de Vahine, Kauli et Marco dans ce qui s’annonce déjà comme un week-end historique à Snapper Rocks.

    Résultats complets de la journée (Day 1)

    Femmes – Round 1 (Françaises & Tops) :

    • Vahine Fierro (FRA) 16.50 DEF. Brisa Hennessy (CRC) 12.10
    • Carissa Moore (HAW) 12.33 DEF. Tya Zebrowski (FRA) 12.10
    • Stephanie Gilmore (AUS) 13.26 DEF. Erin Brooks (CAN) 12.63
    • Yolanda Hopkins (POR) 11.27 DEF. Francisca Veselko (POR) 10.86

    Hommes – Round 2 (Les Bleus qualifiés) :

    • Marco Mignot (FRA) 13.40 DEF. Barron Mamiya (HAW) 13.17
    • Kauli Vaast (FRA) 15.16 DEF. Jordy Smith (RSA) 13.40

    Les séries à ne pas manquer (Round 2 & 3)

    Le spectacle continue dès demain (samedi 2 mai) avec des duels qui sentent la poudre. Voici ce qu’il faut surveiller :

    Chez les femmes (Round 2) :

    • Série 3 : Caitlin Simmers (USA) vs. Vahine Fierro (FRA) (Un choc de styles monumental)
    • Série 4 : Bettylou Sakura Johnson (HAW) vs. Stephanie Gilmore (AUS)

    Chez les hommes (Fin du Round 2 & Round 3) :

    • Série 6 : Griffin Colapinto (USA) vs. Mateus Herdy (BRA)
    • Série 13 : Gabriel Medina (BRA) vs. Morgan Cibilic (AUS)
    • Le choc attendu : Kauli Vaast (FRA) vs. Marco Mignot (FRA) (Date et heure à confirmer selon l’avancée du Round 2).
  • « Je ne savais pas qu’une partie de ma planche était encore en moi » : l’histoire folle de Davide Lopez

    « Je ne savais pas qu’une partie de ma planche était encore en moi » : l’histoire folle de Davide Lopez

    Imaginez un instant : vous rentrez d’un voyage de surf, vous reprenez votre vie quotidienne, vous consultez même plusieurs médecins… tout en ignorant qu’un morceau de plastique de 3 centimètres est planté au milieu de votre visage. C’est le scénario de film d’horreur qu’a vécu le surfeur toscan Davide Lopez après une session mémorable (et brutale) sur le spot de Supertubos, au Portugal.

    Le « Crack-Crack » qui aurait pu être fatal

    Tout commence lors d’une session que Davide décrit comme « l’une des meilleures de sa vie ». Mais à Supertubos, la sanction n’est jamais loin. Une lèvre épaisse projette sa planche directement dans son visage. Sur le coup, Davide entend deux sons secs : « Crack, crack ».

    En état de choc mais conscient, il regagne la plage le visage en sang. À ce moment-là, il est persuadé d’avoir pris un rail ou le nose de sa planche. « L’impact était si fort que je me suis dit que si c’était une dérive, je serais déjà mort », confie-t-il. Les secours arrivent, perplexes face à l’ampleur des dégâts.

    Le gros raté du diagnostic médical

    C’est ici que l’histoire bascule dans l’absurde. Emmené à l’hôpital, Davide reçoit dix points de suture et passe un scanner. L’opérateur du scanner lui demande si sa planche va bien, car il voit « quelque chose de bizarre » dans son nez. Pourtant, après cinq heures d’attente, le verdict tombe : un simple nez cassé. Les médecins lui disent que « le truc bizarre » a disparu des images et le laissent repartir.

    Le lendemain, Davide s’envole pour l’Italie. Il appelle son médecin, lui envoie les scans : « Ne vous inquiétez pas, le nez a l’air normal ».

    « Félicitations, c’est une dérive ! »

    Pendant six jours, Davide vit avec ce corps étranger. Il ne ressent aucune douleur particulière, si ce n’est une difficulté persistante à respirer. C’est finalement une spécialiste, horrifiée lors d’un examen en personne, qui découvre la vérité. En insérant une caméra dans ses narines, l’écran affiche une forme bleue. Impossible que ce soit de l’os ou du cartilage.

    Le lendemain, Davide passe sur la table d’opération. Les chirurgiens extraient un morceau de dérive de 3 cm de côté. Par un miracle absolu, l’objet n’a touché ni ses yeux, ni son cerveau.

    Un retour à l’eau sous protection

    Aujourd’hui, Davide Lopez a repris le travail, mais le sel attendra. Son nez est encore en piteux état. S’il prévoit de retourner à l’eau d’ici un mois, ce sera avec un masque de protection digne d’un footballeur professionnel.

    « J’ai un ange gardien, c’est certain », conclut l’Italien, qui garde un amour intact pour les tubes portugais malgré la « taxe » très élevée qu’il a dû payer. Quant à son choix de dérives pour le futur ? Disons qu’il risque de regarder son matériel d’un œil un peu plus méfiant lors de son prochain « wipeout ».

  • Le « surfeur du futur » s’est éteint : pourquoi Paul Strauch restera unique

    Le « surfeur du futur » s’est éteint : pourquoi Paul Strauch restera unique

    Le line-up hawaiien vient de perdre l’une de ses étoiles les plus singulières. Paul Strauch, l’homme que Barry Kanaiaupuni décrivait comme un être « venu du futur », nous a quittés à 82 ans. Si son nom ne vous dit rien, sachez que vous pratiquez probablement le surf qu’il a inventé.

    Pourquoi un tel choc dans la communauté ? Bien plus qu’un simple compétiteur, Strauch a brisé les codes techniques dès les années 60. Il est le créateur du mythique « cheater five », cette posture élégante où on est sur son pied arrière avec son pied avant proche du nose. Bon, d’accord la description n’est pas terrible, mais regardez la vidéo ci-dessous. Mais ce n’est pas tout : il a été l’un des premiers à oser le bottom turn profond dans les vagues massives, là où d’autres se contentaient de survivre.

    Apparu dans le légendaire The Endless Summer, ce prodige d’Honolulu avait reçu ses premières planches des mains de Tom Blake lui-même. Malgré un talent pur et un style « freestyle » inégalé, il avait choisi de rester loin des projecteurs. Le monde du surf perd aujourd’hui son plus grand styliste, un homme qui surfait déjà demain, alors que nous étions encore à hier.

  • Snapper Rocks : Justin Becret se fracture le nez mais continue de tuber

    Snapper Rocks : Justin Becret se fracture le nez mais continue de tuber

    Snapper Rocks, c’est le paradis du surf… ou l’enfer du trafic. Justin Becret vient d’en faire l’amère expérience lors d’une session sur la Gold Coast qui aurait pu virer au drame. Alors qu’il dénichait un petit miracle — une vague en solo au milieu de la meute australienne — le sort s’est acharné.

    Un choc frontal en plein barrel

    Dès son premier tube, une planche égarée est venue percuter son visage de plein fouet. Le verdict est immédiat : nez cassé. Mais c’est là que le Landais bascule dans la catégorie « warrior ». Au lieu de regagner le bord en urgence (il le fait juste après, il reste un homme), Justin reste sur sa lancée.

    L’image surréaliste de la session

    Dans une séquence captée par Clancy Dawson, on voit le surfeur s’engager dans un deuxième tube tout en maintenant son visage en sang entre ses mains. Un mélange de douleur et de pur instinct.

    « Le trafic de Snapper m’a bien eu ce matin », a-t-il commenté avec humour sur son compte Instagram.

    Si Justin doit désormais observer quelques jours de repos forcé, il a prouvé qu’il fallait plus qu’une fracture pour l’empêcher de tuber.

  • Le verdict est tombé : voici les 10 surfeurs que vous préférez vraiment (et ce n’est pas ceux du CT)

    Le verdict est tombé : voici les 10 surfeurs que vous préférez vraiment (et ce n’est pas ceux du CT)

    Premier point, c’est un sondage récent australien mené auprès de 7 500 lecteurs de Stab. Et vous allez rire, mais le classement s’en ressent.

    Le choc : le désamour pour le maillot lycra

    La première claque est statistique. Sur les 10 surfeurs les plus cités, seuls deux membres permanents du Tour parviennent à se hisser dans le classement. Exit la course aux points, les fans plébiscitent désormais l’esthétique et la liberté. Des noms comme Mason Ho, Michael February ou l’éternel Dave Rastovich prouvent que la culture du « free surf » et du style pur l’emporte sur la performance brute en série de 30 minutes.

    L’énigme de la « Brazilian Storm »

    C’est l’enseignement le plus brûlant de cette enquête : malgré une domination outrageuse sur le titre mondial ces dernières années, aucun surfeur brésilien n’apparaît dans le Top 10. Pas de Gabriel Medina, pas d’Italo Ferreira ou de Yago Dora. Si ce résultat reflète l’audience principalement anglo-saxonne du sondage, il souligne aussi une fracture nette entre l’efficacité en compétition et l’inspiration dégagée auprès du grand public californien, australien ou européen.

    John John Florence, seul sur son trône

    Au milieu de ce séisme, un homme fait l’unanimité. John John Florence écrase la concurrence avec 31,92 % des suffrages. Il est le seul à réussir le grand écart parfait : être une bête de compétition tout en restant l’icône ultime du surf libre.

    Le Top 10 des votes :

    1. John John Florence (31,92 %)
    2. Ethan Ewing (15,64 %)
    3. Mason Ho (15,6 %)
    4. Dane Reynolds (15,43 %)
    5. Michael February (13,02 %)
    6. Kelly Slater (10,15 %)
    7. Harry Bryant (9,64 %)
    8. Jack Robinson (8,63 %)
    9. Nathan Florence (7,4 %)
    10. Dave Rastovich (6,96 %)

    La suite, réaliser une mesure au niveau national. Chez Icônes Surf, nous avons réalisé le même travail il y a quelques mois, mais en se basant sur une autre métrique, le nombre de recherche de tels noms de surfeurs sur Google. On l’a réalisé uniquement sur les surfeurs français, mais on réalisera le même travail sur tous les surfeurs. Voir ci-dessous le lien

  • « Ne pas tomber » : Ce foiler a été traqué par un Grand Blanc sur 15 km

    « Ne pas tomber » : Ce foiler a été traqué par un Grand Blanc sur 15 km

    Au premier abord, j’ai cru à un fake. Une mise en scène un peu trop léchée façon Hollywood. Mais quand la légende Kai Lenny relaie l’information et que les images brutes tombent, la réalité dépasse la fiction. Ce qui s’est passé entre Santa Barbara et Carpinteria est sans doute l’un des moments les plus oppressants jamais filmés en foil.

    Un jeu du chat et de la souris version prédateur

    Lors d’une session de downwind épique de 30 kilomètres, Ron Takeada et ses compagnons ont survolé, sans le vouloir, un Grand requin blanc d’environ 3,50 mètres. Ce qui n’aurait pu être qu’une observation furtive s’est transformé en une traque psychologique.

    Attiré par les vibrations de l’aile ou simple curiosité ? Le squale s’est mis à coller à la planche de Ron. « Il tournait à gauche, le requin tournait à gauche. Il accélérait, le requin accélérait », raconte son binôme. Un duel silencieux où la moindre chute aurait pu transformer cette session en drame.

    La Californie en alerte « Marine Heatwave »

    Si les experts prédisent un été particulièrement « sharky » en Californie, c’est que l’océan Pacifique subit actuellement une vague de chaleur marine. De Huntington Beach à Newport, les interactions se multiplient, mais rarement avec une telle insistance.

    Pendant de longues minutes, Ron a dû garder son sang-froid, maintenant son vol au-dessus de l’eau alors que l’aileron fendait la surface juste derrière lui. Une preuve de maîtrise technique absolue sous une pression que peu de surfeurs aimeraient connaître. Le prédateur a fini par s’éloigner, laissant les riders terminer leur run, le cœur à 200 bpm. La nature est belle, mais elle sait nous rappeler qu’on n’est que des invités.

  • Ce spot de surf en Inde est-il le plus étrange au monde ?

    Ce spot de surf en Inde est-il le plus étrange au monde ?

    Le surf a ce pouvoir unique de nous propulser dans des rêves éveillés. Pour toute une génération, l’image de Dave Rastovich glissant sur une droite cristalline en Inde, déferlant le long d’une jetée en bois, est restée gravée comme une icône de l’aventure pure. C’était dans « Castles In The Sky » de Taylor Steele.

    Aujourd’hui, une nouvelle vidéo met en lumière ce spot, ravivant le mythe de cette île perdue, sorte d’atoll corallien recouvert d’une jungle épaisse. Le contraste est total : d’un côté, le chaos organique des ports indiens, les traversées risquées sur des barques bondées et l’odeur du poisson frais ; de l’autre, une perfection liquide improbable.

    Ce qui rend ce spot unique ? Ce ponton massif planté au milieu du line-up. On y court, on saute, et on se retrouve instantanément dans le tube. Un « dream trip » qui nous rappelle que les plus belles vagues sont souvent celles qui demandent le plus de patience.

  • Ce que le surf moderne a perdu, Andy Irons le possède encore (et voici pourquoi il nous manque tant)

    Ce que le surf moderne a perdu, Andy Irons le possède encore (et voici pourquoi il nous manque tant)

    Le monde a radicalement changé depuis ce triste jour de novembre 2010. Nous avons traversé des pandémies, des crises géopolitiques majeures, et vu nos vies aspirées par des algorithmes de réseaux sociaux toujours plus lisses. Pourtant, au milieu de ce tumulte numérique et d’un surf de compétition devenu parfois trop « propre », un nom continue de résonner comme un cri de ralliement : Andy Irons.

    Le Kurt Cobain des océans

    Si vous vous demandez pourquoi Billabong continue de célébrer « AI » avec une telle ferveur, la réponse ne se trouve pas dans un fichier Excel de marketing. Elle réside dans ce que j’appellerais l’âme « Core » du surf. Andy était notre Kurt Cobain. Il incarnait ce mélange explosif de génie pur et de vulnérabilité, de rébellion et d’imprévisibilité. À une époque où chaque surfeur du tour semble sortir d’un moule de media-training, le souvenir d’Andy nous rappelle pourquoi nous sommes tombés amoureux de ce sport : pour la passion brute, pas pour les lycras de supermarché.

    Plus qu’une collection, un héritage thérapeutique

    Billabong vient de sortir sa nouvelle collection Andy Irons Forever, accompagnée du deuxième épisode de la série Next Gen. Mais ne vous y trompez pas, il ne s’agit pas d’une simple opération de « retail therapy ». C’est un pont jeté entre les époques. Dans ce film, les légendes comme Shane Dorian, Joel Parkinson et Mark Occhilupo — qui ont vu de leurs propres yeux les prouesses (et les frasques) d’Andy — témoignent d’une vérité universelle : le surf d’Irons fait l’unanimité.

    Alors que nous vivons dans une ère de division constante, la ligne de trajectoire d’Andy sur une vague à Pinetrees ou à Teahupo’o reste l’une des rares choses sur lesquelles tout le monde s’accorde encore. C’est le standard d’or, le surf dans sa forme la plus viscérale.

    Pourquoi nous avons besoin d’AI, et non d’IA en 2026

    Lors de la récente rétrospective au JS Garage à Oceanside, l’émotion était palpable devant les clichés de photographes légendaires comme Brian Bielmann ou Steve Sherman. Les bénéfices des ventes soutiennent la Andy Irons Foundation, prouvant que l’impact de l’Hawaïen dépasse largement le cadre du sport.

    « Je regarde le surf actuel et je vois des athlètes incroyables, comme Ethan Ewing. Mais Andy… Andy avait ce supplément de danger qui nous tenait en haleine. »

    Le surf moderne est efficace, millimétré, presque chirurgical. Andy, lui, était électrique. Il était capable de perdre ses nerfs au premier tour et de fracasser le meilleur surfeur de l’histoire en finale une heure plus tard. C’est ce côté imprévisible qui nous manque cruellement. Porter une pièce de sa collection, c’est un peu comme porter un badge de résistance contre la standardisation du surf. C’est affirmer que le « Core » n’est pas mort, qu’il attend juste de se réveiller dans la prochaine génération.

    Andy Irons ne se contentait pas de gagner des titres ; il nous faisait ressentir quelque chose. Et c’est précisément pour cela que, 15 ans après, nous continuons de scroller, de regarder ses vidéos et de porter son nom sur nos poitrines.

  • Beyrick De Vries : l’incroyable résilience d’un surfeur revenu de l’enfer

    Beyrick De Vries : l’incroyable résilience d’un surfeur revenu de l’enfer

    Le monde du surf professionnel ne retient souvent que les scores, les podiums et les tubes parfaits. Mais derrière le lycra se cachent parfois des récits de vie d’une violence rare. Celui de Beyrick De Vries est de ceux-là. L’homme qui a marqué l’histoire avec un 10 parfait à Sunset Beach vient de briser le silence : après avoir touché le fond, entre blessure physique et addictions, il annonce son retour officiel sur le circuit des Challenger Series, après une qualification sur le WQS Afrique.

    Le crash : quand le fémur vole en éclats

    Tout bascule lors d’une session de surf en France. Sur une chute qui aurait pu être banale pour un athlète de son niveau, le diagnostic tombe, brutal : fémur fracturé en cinq points. Pour un surfeur dont la jambe avant est le moteur, c’est un arrêt de mort sportif potentiel.

    De retour en Afrique du Sud, cloué dans un fauteuil roulant, Beyrick se retrouve face à un ennemi qu’il n’avait jamais appris à combattre : le vide. « Assis dans un fauteuil, plus de chaos, plus d’excitation, plus de nouveaux pays toutes les deux semaines… rien pour me distraire des choses importantes de la vie », confie-t-il avec une honnêteté désarmante.

    La chute : l’alcool et les substances pour combler le silence

    L’adrénaline de la compétition est une drogue puissante. Quand elle disparaît, le manque est immense. Beyrick l’admet aujourd’hui sans détour : pour fuir ses sentiments et ce silence pesant, il a cherché refuge dans les paradis artificiels. Le whisky et diverses « substances » sont devenus son quotidien.

    « Je cherchais n’importe quoi pour rester « high », pour être distrait, pour éviter de m’asseoir avec mes propres émotions. C’était l’opposé total de la paix et de la sérénité. »

    Cette spirale autodestructrice aurait pu sonner la fin de l’histoire pour le surfeur de 31 ans. Mais le combat ne faisait que commencer.

    La rédemption : deux cliniques et un nouveau souffle

    Le déclic survient quand Beyrick décide de prendre la direction opposée. Après des séjours dans deux cliniques de réhabilitation différentes, il parvient à décrocher. Ce « comeback » n’est pas seulement sportif, il est spirituel. Sur ses réseaux sociaux, il attribue sa renaissance à sa foi : « We do recover. All Glory to God » (Nous guérissons. Toute la gloire revient à Dieu).

    Désormais installé aux Pays-Bas, Beyrick a entamé un nouveau chapitre. S’il occupe aujourd’hui un rôle de coach pour l’équipe nationale néerlandaise (il a d’ailleurs la nationalité maintenant), il a senti qu’il se devait une dernière chance. « Je pense qu’il est juste de me donner cette opportunité », explique-t-il à ses fans.

    Le défi technique : surmonter le blocage mental

    Le retour à l’eau n’a pas été un long fleuve tranquille. Au-delà de la rééducation physique, le traumatisme psychologique est resté ancré. Reposer tout son poids sur sa jambe avant lors d’un air ou d’une manœuvre radicale a longtemps été un blocage insurmontable.

    Récemment, lors d’une session à Umdloti, Beyrick a pourtant franchi un cap symbolique en reposant ses premiers frontside airs. Un moment qu’il décrit comme le début d’un nouveau chapitre. Aujourd’hui, physiquement plus affûté que jamais et l’esprit enfin apaisé, il s’envole pour les championnats d’Europe avec un double objectif : encadrer ses élèves et prouver qu’à 31 ans, le « miraculé de Sunset » a encore sa place parmi l’élite mondiale.

    L’histoire de Beyrick De Vries nous rappelle que la plus belle victoire d’un surfeur ne se joue pas toujours sur une vague, mais parfois dans le calme d’une chambre de clinique, loin des projecteurs.

  • Johanne Defay : « Les sensations reviennent », sa nouvelle vie loin de la compétition

    Johanne Defay : « Les sensations reviennent », sa nouvelle vie loin de la compétition

    Après une annonce qui a secoué le surf français, Johanne Defay profite de son année « off » pour se ressourcer sur son île intense. Mais ne vous y trompez pas : la championne n’a pas rangé la planche au garage. Entre deux moments privilégiés avec sa fille, la Réunionnaise prépare activement son retour sur le CT en 2027.

    Dans son dernier vlog, elle nous plonge dans l’intimité d’une journée type. Au programme ? Une session matinale pour retrouver le « flow » suivie d’un entraînement physique intense l’après-midi.

    « Les sensations reviennent doucement à l’eau et à l’entraînement », confie-t-elle avec ce sourire qu’on lui connaît tant.

    Entourée de ses amis, Johanne mise sur le plaisir et la motivation collective pour garder le rythme sans la brûlure du lycra de compétition. C’est une athlète apaisée, mais toujours aussi affûtée, qui nous prouve que s’éloigner du circuit est parfois le meilleur moyen de revenir plus forte. Une parenthèse nécessaire pour mieux briller l’an prochain.

  • Joel Tudor : sa technique secrète pour « calmer » les surfeurs impolis à l’eau

    Joel Tudor : sa technique secrète pour « calmer » les surfeurs impolis à l’eau

    On le surnomme « Tinkerbell » pour la grâce de ses pas croisés sur un longboard, mais ne vous y trompez pas : Joel Tudor est sans doute un des hommes les plus dangereux du line-up. À 49 ans, le triple champion du monde ne se contente pas de collectionner les trophées de surf ; il porte une ceinture noire de Jiu-Jitsu brésilien (BJJ) tellement usée qu’elle témoigne de décennies de combat.

    Récemment, une anecdote croustillante est remontée à la surface grâce au surfeur Jesse Billauer. Ce dernier a raconté comment Tudor a littéralement « éteint » la légende du gros, Garrett McNamara, sur le spot mythique de Malibu. La raison ? Garrett aurait eu l’audace de griller la priorité à Billauer. La réaction de Joel fut immédiate : un bras autour du cou pour rappeler les règles de savoir-vivre locales.

    Une leçon de soumission sur le sable

    Si vous voulez apprendre à gérer les tensions au pic comme un pro, Tudor vient de sortir une vidéo pédagogique avec BJJ Fanatics. Le titre est évocateur : « Comment étrangler un homme qui s’échappe ». On y voit le maître expliquer avec un calme olympien comment transformer une tentative de fuite en une clé de cou ou un écrasement cervical dévastateur.

    Tudor n’est pas un amateur. Double champion des États-Unis et double champion du monde de « No-Gi » (combat sans kimono), il maîtrise l’art de la soumission comme personne. Cette vidéo n’est pas seulement une démonstration technique ; c’est un rappel que derrière l’esthète du surf se cache un guerrier redoutable.

    Mon conseil ? La prochaine fois que vous croisez Joel à Malibu, assurez-vous de bien respecter la priorité. Sinon, vous pourriez bien finir par apprendre, à vos dépens, ce qu’est un « neck crank » en direct du rivage.

  • Margaret River 2026 : Entre exploit historique de George Pittar et vagues capricieuses

    Margaret River 2026 : Entre exploit historique de George Pittar et vagues capricieuses

    On attendait des tubes massifs sur le slab de The Box, on a eu… un concours de virages sur une section qui ferme. Pour cette deuxième étape du Championship Tour (CT) 2026 en Australie Occidentale, la frustration est palpable. Si Margaret River est capable du meilleur, cette édition restera celle d’un dimanche propre mais sans génie, où le talent pur a dû compenser des conditions de vagues loin des standards de rêve de l’Océan Indien.

    Le hold-up monumental de George Pittar

    Si vous ne connaissiez pas encore George Pittar, vous n’allez plus l’oublier. L’Australien de 23 ans a réalisé ce que les statisticiens appellent un « Giant-Slaying » parfait. Pour s’offrir sa première victoire sur le tour d’élite, Pittar n’a pas choisi le chemin le plus facile : il a éliminé, les uns après les autres, quatre champions du monde.

    Filipe Toledo, Yago Dora, Italo Ferreira et enfin, en finale, le « King » Gabriel Medina. Dans une finale tactique, Pittar a attendu patiemment la bombe de la série pour envoyer quatre turns sur le rail, d’une précision chirurgicale, notés 9.00. Un score qui a laissé Medina sans réponse, malgré toute sa hargne. Pour celui qui avait subi le « cut » de mi-saison l’an dernier sur cette même vague, la revanche est totale.

    Lakey Peterson : La patronne résiste à la nouvelle garde

    Chez les femmes, c’est l’expérience qui a parlé. À 31 ans, Lakey Peterson prouve qu’elle n’est pas prête à laisser sa place aux adolescentes qui poussent sur le tour. En s’imposant face à Luana Silva en finale, l’Américaine signe sa septième victoire en carrière et sa deuxième sur la terre des kangourous.

    Pourtant, le scénario était mal engagé. Luana Silva semblait tenir sa victoire grâce à un énorme virage sur la plus grosse vague de la série (6.83). Mais à moins de cinq minutes du terme, Peterson a trouvé l’ouverture sur un enchaînement de deux manoeuvres puissantes pour arracher un 6.40 salvateur.

    Nos Français « dans les choux » : L’heure de la réaction

    C’est le point noir de cette étape pour nous. Les surfeurs tricolores ont semblé manquer de rythme et de lecture sur ce plan d’eau haché de Margaret River. Éliminés prématurément, nos « Frenchies » pointent en bas de classement après les deux premières étapes.

    On le sait, le niveau est mondial, mais la réaction est attendue dès la prochaine étape. Le passage sur la Gold Coast (Snapper Rocks) sera crucial pour éviter de voir le haut du classement s’envoler définitivement. On espère que la magie des vagues du Queensland saura réveiller l’instinct de tueur de nos représentants.

    Classement mondial : Les nouveaux visages du Lycra Jaune

    À l’issue de cette étape mouvementée, le classement mondial subit un gros lifting :

    CatégorieLeader Mondial (N°1)
    HommesGabriel Medina (Brésil)
    FemmesGabriela Bryan (Hawaii)

    Malgré sa défaite en finale, Medina reprend les commandes du circuit, prouvant que son année sabbatique ne lui a rien fait perdre de son talent. Chez les femmes, Gabriela Bryan conserve sa première place de justesse.

    Prochain rendez-vous : le Bonsoy Gold Coast Pro, dès le 1er mai. On croise les doigts pour que Snapper Rocks nous offre enfin du grand spectacle.

  • Jean-Pierre « The Fly » Van Swae : Le dernier vol d’une icône du shape

    Jean-Pierre « The Fly » Van Swae : Le dernier vol d’une icône du shape

    Le monde du surf vient de perdre l’un de ses artisans les plus solaires. Jean-Pierre Van Swae, que tout le monde appelait affectueusement « The Fly », s’est éteint cette semaine, laissant derrière lui un vide immense dans les ateliers de Dana Point et une montagne d’anecdotes qui ont forgé la culture core californienne.

    Du plat pays aux vagues de Laguna

    Né en Belgique, Van Swae débarque enfant en Californie du Sud. C’est à Laguna Beach, à la fin des années 50, que le virus du surf le pique. Dès 1961, il pousse la porte de Wardy Surfboards, marquant le début d’une carrière de plus de 60 ans consacrée à l’excellence.

    Reconnu pour la précision chirurgicale de son glaçage et ses dérives innovantes, il a côtoyé les plus grands noms de « l’Âge d’Or », de Dale Velzy à Hobie Alter. C’est d’ailleurs ses mains qui ont glacé en 1977 l’« Awhoo », ce gun mythique de 15 pieds shapé par Micky Munoz pour les sessions XXL d’Hawaï.

    L’homme derrière le surnom

    Mais pourquoi « The Fly » ? Fidèle à son tempérament de tête brûlée, il avait accepté, sur un défi entre amis, de sauter d’un avion en plein vol. Le pseudonyme est resté, tout comme son humour parfois décapant. Il adorait raconter comment, dans les années 70, les surfeurs se faisaient bannir de Trestles non pas à cause de la politique de Nixon, mais parce qu’ils s’amusaient à « montrer leur lune » (browning) aux passagers des trains qui longeaient la plage.

    Un héritage gravé dans le bois

    Jusqu’à son dernier souffle, Jean-Pierre n’a jamais quitté son rabot. Sous son propre label, Fly Surfboards, il créait des pièces d’une élégance rare, mêlant résine et essences de bois nobles. Membre du Hall of Fame des shapers de San Clemente, il était bien plus qu’un fabricant : il était le gardien d’un savoir-faire qui se raréfie.

    Aujourd’hui, alors que « The Fly » s’en est allé rejoindre les vagues éternelles, son fils JP Van Swae, photographe reconnu, perpétue la lignée. Pour nous, il reste ce sourire malicieux au milieu de la poussière de pain de mousse. Ride in peace, Fly.

  • Ce génie du surf fait des choses impossibles sur un twin fin

    Ce génie du surf fait des choses impossibles sur un twin fin

    Il existe des surfeurs talentueux, et puis il y a Clay Marzo. Un électron libre, un prodige qui semble lire l’océan dans une langue que nous ne comprenons pas. On le sait capable de manœuvres mutantes sur ses thrusters habituels, mais le voir débarquer avec un twin fin sous le bras, c’est un peu comme voir un pilote de F1 faire un chrono record avec une voiture de collection.

    Dans cette séquence brute filmée par sa compagne Leilani Zerkle, l’intimité du moment laisse place à une performance irréelle. Clay ne surfe pas pour les juges, ni pour les sponsors, il surfe pour lui. Sur ses modèles Album Surfboards (le Warptwin et le VBSM en 5’11”), il transforme un slab technique et capricieux en un terrain de jeu élastique.

    Là où n’importe quel mortel subirait la vague, Marzo enchaîne des tubes, courbes et des laybacks d’une radicalité effrayante, avec cette fluidité et cette vitesse propre aux Twins. C’est cool à visionner. Une question demeure : y a-t-il vraiment une planche que ce type ne peut pas dompter ? Regardez bien, car des talents aussi purs, on n’en croise qu’un par génération.

  • Sécurité en surf : l’innovation australienne qui veut rendre les attaques de requins impossibles

    Sécurité en surf : l’innovation australienne qui veut rendre les attaques de requins impossibles

    Le traumatisme des récentes attaques en Australie et en Nouvelle-Calédonie a relancé une course contre la montre technologique. Au cœur de la Nouvelle-Galles du Sud, une équipe de scientifiques est sur le point de transformer un simple accessoire de surf en un véritable bouclier contre les attaques de requin.

    Une technologie invisible nichée dans vos dérives

    Le projet, doté d’un budget colossal de 2,5 millions de dollars, est piloté par le Surf Flex Lab de l’Université de Wollongong. L’idée ? Ne plus compter sur de lourds boîtiers fixés sous la planche, mais intégrer un dispositif de répulsion directement dans les dérives de surf.

    Le principe repose sur la surcharge sensorielle. Les requins possèdent des récepteurs ultra-sensibles appelés ampoules de Lorenzini. Le dispositif émet des impulsions électriques qui saturent ce système, provoquant chez le prédateur un inconfort immédiat et des spasmes musculaires, le poussant à s’éloigner sans le blesser.

    « L’espace est limité, une dérive pèse environ 100 grammes. Le défi est d’y loger l’intelligence sans altérer les performances de glisse », explique le professeur Marc in het Panhuis.

    « Coexister avec l’océan » : le témoignage d’un survivant

    Parmi les piliers de ce projet, on retrouve Brett Connellan. Ce nom résonne fort dans la communauté surf : il y a dix ans, il survivait miraculeusement à l’attaque d’un Grand Blanc à Bombo Beach. Aujourd’hui, il travaille main dans la main avec les chercheurs.

    Pour lui, il ne s’agit pas de « tuer » ou de « chasser » le squale, mais de redonner de la confiance aux pratiquants. Cette technologie est une passerelle vers une cohabitation apaisée, permettant aux surfeurs de reprendre le line-up avec une assurance nouvelle, là où le risque est omniprésent.

    Bientôt dans nos shops de surf ?

    Le processus suit un protocole éthique strict. Avant la commercialisation, des tests en mer sont prévus, d’abord pour valider l’hydrodynamisme des dérives, puis sous supervision scientifique en présence de la faune marine.

    À terme, cette innovation ne se limitera pas au surf. Les chercheurs envisagent déjà d’équiper :

    • Les embarcations légères (kayaks, paddles).
    • Le matériel de plongée sous-marine.
    • Les équipements de sauvetage en mer.

    Alors que les autorités de Nouvelle-Galles du Sud encouragent déjà l’usage de dispositifs personnels testés scientifiquement, cette dérive « intelligente » pourrait bien devenir le nouveau standard de sécurité mondial.

  • Kauli Vaast : Derrière l’image, la brutale réalité de ses débuts sur le CT

    Kauli Vaast : Derrière l’image, la brutale réalité de ses débuts sur le CT

    Difficile de parler de « rookie » pour un surfeur qui possède déjà une médaille d’or olympique et une finale à Teahupo’o au compteur. Pourtant, en ce mois d’avril 2026, Kauli Vaast fait officiellement ses premières armes en tant que membre permanent du Championship Tour (CT). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le baptême du feu est particulièrement piquant.

    La loi du « 0,5 point »

    Le Tahitien vient de publier le premier épisode de sa nouvelle série de vlogs, nous plongeant dans les coulisses de l’étape de Bells Beach. Ce qu’on y découvre, c’est la face cachée de la compétition de haut niveau : une préparation millimétrée, des heures de voyage et de sessions de « free surf » intensives, pour finalement voir tout s’écrouler en une seule série de 30 minutes.

    Le constat est cruel : Kauli a entamé sa campagne 2026 avec deux éliminations consécutives, les deux fois par moins d’un demi-point d’écart. Dans ce nouveau format de la WSL où le droit à l’erreur n’existe plus (pas de tour de repêchage pour les têtes de série les plus basses), chaque micro-erreur se paie cash.

    Apprendre à perdre pour mieux rebondir

    « C’était un début d’année difficile, mais on apprend et on passe à la suite », confie Kauli avec une maturité désarmante. Pour un « goofy-footer » (pied droit devant), la tournée australienne et ses longues droites est un test de patience et de technique.

    Si le prochain rendez-vous à Snapper Rocks s’annonce encore comme un défi stratégique, la suite de la saison devrait enfin jouer en sa faveur. Avec le retour de tubes massifs à Fidji, Tahiti et Pipeline, Kauli Vaast aura l’occasion de transformer cette frustration en performance pure. En attendant, son vlog offre une immersion rare dans le mental d’un champion qui apprend, dans la douleur, que le CT ne fait aucun cadeau, même aux rois de l’Olympe.

  • Margaret River : pourquoi les pros risquent l’enfer sur ce spot

    Margaret River : pourquoi les pros risquent l’enfer sur ce spot

    Le streaming de la WSL nous montre des vagues bleues et des scores parfaits (quoique pas trop cette année encore). Mais derrière le vernis de la compétition, Margaret River cache une réalité que les caméras oublient souvent : c’est l’un des endroits les plus hostiles de la planète.

    « Je vais lui mettre mon poing dans la gueule »

    Dans les années 70, poser sa planche à Margaret River était une déclaration de guerre. La communauté locale, composée de bûcherons et de fermiers installés là depuis 140 ans, ne voyait pas d’un bon œil l’arrivée de ces « outcasts » aux cheveux longs.

    L’ambiance dans les pubs de l’époque ? Électrique. Un local témoigne dans les archives : « Mon pays, c’est ici. Si un de ces types dit quoi que ce soit, je lui casse les dents. » Les tensions ne se réglaient pas avec des priorités à l’eau, mais à coup de phalanges sur le parking. Pour ces pionniers, le surf n’était pas un sport, c’était une intrusion.

    Des vendanges à l’impact zone : l’économie de la survie

    Saviez-vous que Margaret River doit son industrie du vin… aux surfeurs ? C’est l’un des paradoxes les plus fous du spot. Pour pouvoir se payer le droit de charger des murs de 15 tonnes l’après-midi, les surfeurs sont devenus la main-d’œuvre du vignoble naissant.

    Imaginez la scène : ramasser des grappes de raisin dans la brume glaciale du matin, le dos cassé, pour ensuite aller affronter des vagues capables de vous briser en deux. C’était ça, le deal. Pas de sponsors, pas de réseaux sociaux. Juste du raisin et de l’adrénaline pure.

    Le « Cimetière » n’était pas qu’une métaphore

    Le nom des pistes qui menaient aux spots n’avait rien de romantique. Dans les années 50, Mal Bramley et Warren McKinley devaient piloter leurs vieux pick-ups sur une piste de terre défoncée qui s’arrêtait pile devant le cimetière local. C’est de là qu’ils observaient les « monstres bleus » pour la première fois. Un message assez clair de la part du destin.

    Le supplice des pieds nus sur les « briques »

    Le vrai carnage, il se passe sur la section finale. Contrairement à d’autres spots de la WSL, la droite de Main Break vous force à un choix cornélien : soit vous sortez tôt et perdez des points, soit vous restez pour le « score » et vous finissez sur les briques.

    Les pros sont littéralement forcés de sauter de leur planche et de courir pieds nus sur un reef calcaire acéré, dans une zone où des tonnes d’eau vous tombent sur la tête. Un seul pied coincé dans un trou du récif et c’est la fracture garantie.

    « C’est ici qu’on sépare les hommes des enfants », disait Gary Elkerton. Aujourd’hui, alors que les planches volent en éclats et que les chevilles grincent, on comprend que Margaret River n’a jamais vraiment été apprivoisée. C’est toujours cette frontière sauvage, impitoyable, où chaque vague est une partie de poker avec le bloc opératoire.

    Alors, la prochaine fois que vous verrez un pro prendre un 9.0, regardez bien où il finit sa vague. Il ne cherche pas la plage, il cherche juste à survivre aux rochers.

  • Cloudbreak : le récit terrifiant d’un surfeur face à la méduse la plus venimeuse au monde

    Cloudbreak : le récit terrifiant d’un surfeur face à la méduse la plus venimeuse au monde

    Le premier jour d’un surf trip aux Fidji est censé être celui de l’excitation pure. Pour Guy Rowles, un surfeur australien de 30 ans, ce rêve a basculé en quelques secondes dans un combat pour sa survie sur le spot mythique de Cloudbreak. Entre douleur indescriptible, paralysie et peur de mourir, son témoignage nous rappelle que le paradis peut cacher des prédateurs invisibles.

    Une session de rêve qui tourne au film d’horreur

    Tout commence au large de l’île de Tavarua. Guy est à l’eau depuis à peine 30 minutes. Les conditions sont parfaites, l’adrénaline est là. Soudain, une douleur fulgurante lui traverse le bras.

    « C’était comme si on m’avait versé de l’huile bouillante sur la peau », explique Guy Rowles.

    Il ne s’agit pas d’une simple brûlure de méduse classique. Guy vient de croiser la route d’une méduse-boîte (cuboméduse), souvent décrite comme l’animal le plus venimeux de la planète. Très vite, son guide local, Sujee, comprend la gravité de la situation : « C’est une box jellyfish, il faut regagner le bateau immédiatement ».

    « Est-ce que je vais mourir ? » : le venin en action

    Sur le trajet vers l’hôpital, le corps de Guy commence à lâcher. Les photos de son bras montrent des zébrures rouges sang, marques indélébiles de l’attaque. Mais le pire est interne. Le venin des cuboméduses attaque simultanément le cœur, le système nerveux et les cellules cutanées.

    Guy décrit des symptômes terrifiants :

    • Difficultés respiratoires : « J’avais l’impression de respirer à travers une paille ».
    • Convulsions et tremblements : Son corps est pris de secousses incontrôlables.
    • Tachycardie : Son cœur s’emballe, menaçant de lâcher à tout moment.
    • Fourmillements : Une perte de sensation dans les extrémités (doigts et orteils).

    Face à son père, Guy pose la question que tout surfeur redoute : « Est-ce que je vais mourir ? ». Arrivé à l’hôpital, le verdict tombe : il est trop tard pour l’antivenin. Guy doit « encaisser » la douleur sous morphine et espérer que son cœur tienne le coup. Miraculeusement, après quatre heures sous haute surveillance, il survit.

  • « Oubliez le protocole » : Raimana nous raconte l’incroyable obsession du Prince Harry pour le surf

    « Oubliez le protocole » : Raimana nous raconte l’incroyable obsession du Prince Harry pour le surf

    C’est une amitié que personne n’avait vue venir. D’un côté, Raimana Van Bastolaer, le parrain de Teahupo’o, l’homme qui veille sur la vague la plus dangereuse du monde à Tahiti. De l’autre, le Prince Harry, Duc de Sussex. Entre les deux ? Une passion commune pour la glisse et des sessions ultra-privées dans la piscine à vagues de Kelly Slater en Californie.

    « Je pensais devoir l’appeler ‘Monseigneur’ »

    Tout a commencé au Surf Ranch de Kelly Slater, cette piscine à vagues perfectionnée située à Lemoore. Raimana, qui y officie comme coach de luxe pour les célébrités et les pros, a été chargé d’accueillir le Prince. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le Tahitien s’attendait à une rencontre très formelle.

    « Je pensais que je devrais dire ‘oui, Monsieur’ ou ‘oui, Prince’. S’il vous plaît, Prince, et tout le tralala. Mais il a été tout l’inverse », confie Raimana.

    Le surfeur décrit un homme calme, « incroyablement humble » et surtout, un élève exemplaire. « C’est quelqu’un qui écoute vraiment. Il est prêt à tout essayer. » Cette simplicité a rapidement transformé la relation prof-élève en une véritable amitié. Aujourd’hui, ils sont « très proches », au point que Raimana n’a plus qu’une idée en tête : faire venir Harry sur ses terres, en Polynésie.

    Une « addiction » à 50 000 dollars la session

    Si Harry reste discret sur ses loisirs depuis son installation à Montecito avec Meghan Markle, sa passion pour le surf n’est plus un secret pour les habitués du Ranch. Selon certaines rumeurs, le Duc n’hésiterait pas à débourser jusqu’à 50 000 $ pour privatiser le bassin et perfectionner son take-off loin des regards indiscrets.

    Et le travail paie. Harry serait aujourd’hui le seul membre de la famille royale britannique à pouvoir se targuer d’avoir déjà pris un « vrai » tube. Une progression fulgurante qu’il doit aux conseils avisés de Raimana, qui le pousse désormais à franchir l’étape supérieure.

    Bientôt Meghan à Tahiti ?

    Si le Prince est un habitué des vagues artificielles de Slater, il voyage pour l’instant en solo. Meghan Markle n’a pas encore été aperçue sur une planche au Surf Ranch, mais Raimana compte bien changer la donne.

    « Meghan n’est jamais venue. Et j’ai vraiment hâte qu’elle vienne. Ou plutôt, j’ai hâte qu’elle vienne à Tahiti », explique-t-il avec son enthousiasme légendaire. Le plan est simple : une fois qu’elle aura goûté à la magie de la glisse, elle ne pourra plus s’en passer.

    En attendant de voir le couple princier sur le récif de Teahupo’o, une chose est sûre : Harry a trouvé en Raimana bien plus qu’un coach. Il a trouvé un mentor capable de lui offrir ce qu’il recherche le plus : la liberté, loin du protocole, au milieu de l’écume.

  • Ce site de surf mythique allait mourir, mais ses lecteurs l’ont sauvé d’une façon incroyable

    Ce site de surf mythique allait mourir, mais ses lecteurs l’ont sauvé d’une façon incroyable

    C’est une petite victoire qui résonne dans le milieu de la presse spécialisée. Matt Warshaw, l’historien du surf le plus respecté au monde, vient de confirmer que son œuvre monumentale, l’Encyclopedia of Surfing (EOS), a sécurisé son avenir pour l’année 2025.

    Un pactole inespéré pour l’histoire du surf

    Alors que le projet a frôlé la banqueroute à plusieurs reprises, les chiffres de l’année passée viennent de tomber : 177 000 $ ont été récoltés grâce à la générosité de 150 donateurs individuels. En ajoutant les abonnements des passionnés, les revenus totaux s’élèvent à près de 240 000 $. Un montant qui, selon Warshaw, suffit enfin à garantir la pérennité du site.

    Le pari de l’indépendance totale

    Ce qui rend cette réussite unique ? L’EOS refuse catégoriquement la publicité. « Les grands donateurs ont été fantastiques. Ils croient profondément au projet », explique Warshaw. Dans un web saturé par les bannières intrusives et le contenu sponsorisé, ce modèle économique repose uniquement sur la valeur du contenu : photos d’archives rares, vidéos cultes et récits historiques.

    Pourquoi c’est une bonne nouvelle pour vous ?

    Si vous ne connaissez pas encore l’EOS, c’est tout simplement le Louvre du surf. De l’évolution des shapes aux portraits des pionniers, Matt Warshaw a numérisé l’âme de notre sport. En sauvant ce sanctuaire, la communauté permet à l’histoire de ne pas finir aux oubliettes de l’algorithme Google.

    Pour Warshaw, il ne s’agit pas de fausse modestie : l’EOS reste le site de culture surf le plus engageant au monde. Et grâce à ce soutien massif, il va pouvoir continuer à enrichir cette base de données unique, loin des dictats du marketing. Une preuve que le surf a encore une mémoire, et qu’elle a un prix.

  • Le film choc « The Big Sea » balance la vérité sur l’industrie du néoprène

    Le film choc « The Big Sea » balance la vérité sur l’industrie du néoprène

    En tant que surfeurs, nous aimons nous voir comme des protecteurs de l’océan. On ramasse trois déchets avant de quitter la plage, on évite le plastique… mais avez-vous déjà regardé de près ce que vous portez sur le dos ? J’ai plongé dans le documentaire « The Big Sea », et ce que j’y ai découvert risque de changer radicalement votre prochain achat de matériel.

    L’odeur du néoprène : un parfum de « Cancer Alley »

    On connaît tous cette odeur caractéristique d’une combinaison neuve. Pour nous, c’est l’odeur de la session qui arrive. Pour les habitants de la « Cancer Alley » en Louisiane, c’est l’odeur de la mort. Le film de Lewis Arnold, Chris Nelson et Demi Taylor met en lumière un lien direct et glaçant entre la production du néoprène — ce matériau pétrochimique dont sont faites 90 % de nos combinaisons — et des taux de cancer records dans les populations locales.

    Ce n’est pas seulement un problème écologique, c’est une question de santé public. Les usines qui fabriquent les composants chimiques nécessaires à notre confort thermique sont souvent implantées dans des zones habitées par des communautés marginalisées qui en paient le prix fort.

    Derrière le rêve à 10 milliards de dollars

    L’industrie du surf pèse aujourd’hui plus de 10 milliards de dollars. Elle s’est construite sur une image de pureté, de liberté et de respect de la nature. Mais « The Big Sea » brise ce miroir. Le documentaire expose comment le greenwashing a permis à de grandes marques de fermer les yeux sur l’impact humain et environnemental de leur chaîne de production pendant des décennies.

    Keme Nzerem, journaliste nominé aux BAFTA, ne mâche pas ses mots en qualifiant l’œuvre de « l’un des films de plein air les plus importants de tous les temps ». Il ne s’agit plus de savoir si votre combi est souple ou si elle sèche vite, mais de savoir si quelqu’un est mort pour qu’on puisse surfer au chaud cet hiver.

    La solution pousse littéralement sur les arbres

    La bonne nouvelle — car il y en a une — c’est que ce film n’est pas qu’un constat d’échec. C’est un véritable appel à l’action. Il existe une alternative : le caoutchouc naturel (souvent connu sous le nom de Yulex). Une matière qui pousse sur les arbres, qui ne nécessite pas de chimie lourde et qui offre aujourd’hui des performances désormais équivalentes au néoprène classique.

    Grâce à la pression exercée par ce documentaire réalisé en 2024 et les campagnes associées, le vent tourne :

    • Plus de 25 marques de combinaisons ont déjà abandonné le néoprène pétrochimique.
    • Des leaders de l’industrie, comme l’ancien CMO de Xcel Wetsuits, affirment que ce film a « changé l’industrie ».

    Quel domino sera le prochain à tomber ?

    Le néoprène ne se cache pas que dans nos combinaisons. On le retrouve dans les pneus de voitures, les baskets de luxe et même dans l’architecture. Mais c’est nous, les surfeurs, qui menons la charge.

    En refusant d’acheter des produits issus de cette industrie toxique, nous avons le pouvoir de faire basculer le marché. « The Big Sea » nous rappelle que le prix de la vague parfaite ne doit plus être la santé de populations entières.

    Pour en savoir plus sur les projections et la campagne : thebigsea.org

  • Twin Fin Invitational : l’aventure sauvage de William Aliotti entre les Landes et Mundaka

    Twin Fin Invitational : l’aventure sauvage de William Aliotti entre les Landes et Mundaka

    ll aura fallu attendre six mois pour que les images sortent enfin, mais le spectacle justifie l’attente. Pour la deuxième édition de son Twin Fin Invitational, William Aliotti n’a pas fait les choses à moitié.

    Confronté à un Vieux-Boucau saturé et des conditions trop musclées pour les dérives jumelées, le crew a pris une décision radicale : l’exil au Pays Basque espagnol. Résultat ? Une démonstration de style sur les vagues infinis de Mundaka.

    Plus qu’une simple compétition, cette vidéo de 8 jours retrace l’immersion totale d’une équipe soudée sous le même toit. Entre sessions de repli mémorables, art et soirées se terminant à l’aube, l’événement prouve que le surf de haut niveau peut encore rimer avec liberté totale. Le casting est cinq étoiles, la glisse est pure, et malgré le timing décalé, l’énergie de cette « deuxième édition » nous donne déjà envie d’être à la suivante.

  • Vahine Fierro éliminée à Margaret River 2026

    Vahine Fierro éliminée à Margaret River 2026

    Le début de saison 2026 ressemble à une douche froide pour le clan tricolore sur le CT. Après un début de tour éprouvant, tous les espoirs reposaient sur les épaules de Vahine Fierro lors de ce Margaret River Pro 2026. Malheureusement, la sentence est tombée cette nuit : la « reine de Teahupo’o » s’arrête prématurément au Round 2. Voici pourquoi la marche était trop haute aujourd’hui.

    Le « mur » Caitlin Simmers

    On le savait, le tirage n’était pas un cadeau. Faire face à Caitlin Simmers, la championne du monde 2024, sur un spot aussi mouvant et complexe que Main Break. Mais la tahitienne avait montré dans le passé de belles aptitudes sur cet spot. Dans un surf haché de 1m50 à 2m à plus, balayé par un vent onshore capricieux, Vahine n’a jamais vraiment trouvé son rythme.

    Là où Simmers a réussi à poser des laybacks fluides et à lier ses manœuvres dans de belles sections. Vahine a semblé plus en difficulté pour exprimer sa puissance habituelle. Score final : 11.40 à 7.40. Une défaite nette qui laisse un goût amer, d’autant que le reste de la délégation française peine également à trouver la solution en ce début de World Tour.

    « Je veux juste surfer » : l’insolence de Simmers

    Caitlin Simmers, fidèle à elle-même, n’a même pas semblé forcer son talent. En sortie de série, elle confiait d’ailleurs :

    « Je voulais juste surfer. À Bells, je n’avais pas eu beaucoup d’opportunités, alors ici, j’ai juste essayé de faire au mieux avec ce qu’il y avait. Je n’ai toujours pas dépassé les 5 points sur une vague cette année, ça m’énerve un peu, mais je passe. »

    Cette exigence montre le niveau actuel du circuit mondial féminin : même en « petite forme », les leaders mondiales comme Simmers ou Molly Picklum (auteur d’un 15.50 stratosphérique) ne laissent aucune miette.

    Une hécatombe chez les favoris

    Vahine n’est pas la seule à avoir mordu la poussière. Chez les hommes, le choc des frères Colapinto a tourné à l’avantage du cadet, Crosby, qui élimine Griffin pour 0.24 point. Plus impressionnant encore, le « local hero » Jack Robinson a été mis à la porte par un Gabriel Medina des grands jours, prouvant que le Brésilien est loin d’être fini.

    Résultats : Western Australia Margaret River Pro (Jour 2)

    Round 2 Femmes (Séries de Vahine) :

    • HEAT 7 : Caitlin Simmers (USA) 11.40 bat Vahine Fierro (FRA) 7.40
    • HEAT 5 : Molly Picklum (AUS) 15.50 bat Sally Fitzgibbons (AUS) 9.30
    • HEAT 3 : Caroline Marks (USA) 12.27 bat Francisca Veselko (POR) 10.17

    Round 3 Hommes (Faits marquants) :

    • HEAT 4 : Gabriel Medina (BRA) 11.90 bat Jack Robinson (AUS) 10.63
    • HEAT 3 : Crosby Colapinto (USA) 13.67 bat Griffin Colapinto (USA) 13.43

    Le programme des Quarts de Finale à venir

    La compétition est actuellement en pause pour deux jours en raison de prévisions météo médiocres. Prochain call : mercredi 22 avril.

    Tableau Féminin :

    1. Gabriela Bryan (HAW) vs. Sawyer Lindblad (USA)
    2. Caroline Marks (USA) vs. Lakey Peterson (USA)
    3. Molly Picklum (AUS) vs. Luana Silva (BRA)
    4. Caitlin Simmers (USA) vs. Carissa Moore (HAW) — Le choc à ne pas rater !

    Tableau Masculin :

    1. Samuel Pupo (BRA) vs. Joel Vaughan (AUS)
    2. Crosby Colapinto (USA) vs. Gabriel Medina (BRA)
    3. Yago Dora (BRA) vs. George Pittar (AUS)
    4. Italo Ferreira (BRA) vs. Ethan Ewing (AUS)
  • PULL IN, Gotcha, DC Shoes : Emmanuel Loheac raconte les coulisses explosives du surfwear français

    PULL IN, Gotcha, DC Shoes : Emmanuel Loheac raconte les coulisses explosives du surfwear français

    C’est un rendez-vous que je ne manquerais pour rien au monde. Dans le paysage souvent désertique des podcasts de surf en français, Impact Zone fait figure d’oasis. Et pour leur dernier épisode, l’équipe a frappé fort en invitant une véritable légende de l’ombre de notre industrie : Emmanuel Loheac.

    Un parcours hors norme : de l’âge d’or de Gotcha à l’empire PULLIN

    Si vous portez un boxer en lycra imprimé aujourd’hui, c’est un peu grâce à lui. Mais résumer Emmanuel Loheac à la création de PULLIN serait une erreur monumentale. Ce que j’ai trouvé de fascinant dans cet échange, c’est la trajectoire d’un homme qui a navigué au sommet des plus grands noms du milieu.

    Saviez-vous qu’il a été aux commandes de Gotcha et de DC Shoes Europe ? Durant cet épisode, il revient sur ces années « rock’n’roll » où l’industrie du surf dictait la mode mondiale. Il ne s’agit pas d’une simple success story lisse et ennuyeuse, mais d’un témoignage brut sur la réalité du business des action sports.

    « Plus de 25 ans d’erreurs et de renaissances »

    Ce qui fait la force de cet Impact Zone, c’est la franchise de Loheac. Il nous livre un regard sans filtre sur :

    • L’audace nécessaire pour lancer le premier boxer technique en 2000.
    • Les erreurs stratégiques qui forgent un entrepreneur.
    • Sa vision sur l’évolution (parfois cruelle) du marché du surfwear actuel.

    Que vous soyez un entrepreneur en herbe ou simplement un passionné de la culture surf des années 90 et 2000, ce podcast est une mine d’or. On y comprend comment une marque née dans les Landes a réussi son expansion internationale, mais aussi comment rester pertinent quand les tendances s’essoufflent.

    Mon conseil : Foncez l’écouter. C’est le genre d’histoire qui rappelle que derrière nos marques préférées, il y a surtout des prises de risques insensées.

  • L’affaire Dora-Willcox : Entre coups de poing, censure médiatique et réconciliation instagram

    L’affaire Dora-Willcox : Entre coups de poing, censure médiatique et réconciliation instagram

    Le surf professionnel aime nous vendre une image de fraternité universelle, baignée dans l’eau salée et le respect mutuel. Mais, ce qui a commencé comme un simple litige de priorité au Round 2 de Magaret River, s’est transformé en un psychodrame mêlant bagarre de parking, censure médiatique et réconciliation ultra-médiatisée.

    Plongée dans les coulisses de cette affaire.

    L’Étincelle : 23 Minutes de Tension

    Tout commence à l’eau. Yago Dora a la priorité. Jacob Willcox, l’enfant du pays, se retrouve sur sa trajectoire. Dora freine, perd la vague, et explose. Les images montrent des échanges verbaux musclés et des jets d’eau rageurs.

    Le verdict des juges tombe : pas d’interférence (3 voix contre 2). Dora gagne la série de justesse, mais la frustration est à son comble. En sortant de l’eau, l’entraîneur de Dora s’en prend verbalement à Willcox. L’adrénaline de la compétition vient de muter en quelque chose de beaucoup plus personnel. On vous a calé la vidéo youtube en dessous sur la scène (dans l’eau, pas sur le parking…lol)

    Le Parking de la Discorde et le « Stab-gate »

    C’est ici que l’histoire quitte le cadre sportif pour entrer dans la rubrique faits divers. Selon les rapports initiaux de Stab Magazine, la tension s’est déplacée sur le parking. Les « crews » des deux surfeurs en seraient venus aux mains, forçant la sécurité de la compétition à intervenir massivement.

    C’est là que le scandale médiatique éclate. Stab, média pourtant réputé pour son ton irrévérencieux et « sans filtre », publie l’info… avant de la supprimer brusquement. Pour Pablo Zanocchi de Duke Surf et de nombreux observateurs, le constat est amer : le média le plus puissant du milieu a plié sous la pression des marques et des agents. Cette « disparition » de l’article a laissé un goût de censure, prouvant que même les médias dits indépendants craignent parfois de ternir l’image des « Golden Boys » du CT.

    « Est-on si peu respectueux de son propre travail de journaliste pour laisser des marques dicter ce qui doit être lu ? » — La question de Zanocchi reste, encore aujourd’hui, un pavé dans la mare.

    Le « Hug » de la Paix : Réconciliation ou Relation Presse ?

    Face à l’ampleur de la rumeur, il fallait éteindre l’incendie. Le 17 avril, Yago Dora publie une photo sur Instagram : les deux surfeurs s’enlacent, souriants.

    « La compétition est la compétition, et ce genre de situations est inévitable ; nous avons mis tout cela derrière nous », écrit le Brésilien. Il reconnaît que les choses ont dérapé de manière « inutile » la veille et salue en Willcox un « formidable compétiteur ».

    Finalement, un échange de coups n’a rien d’incroyable dans une histoire du surf avec des anecdotes plus folles les unes que les autres. À la base, on n’avait pas prévu de parler de cet incident, car on n’était pas témoin de la scène. Mais la censure de Stabmag aura finalement provoqué cet article….

  • Le « Dragon d’Argent » a encore frappé : deux vagues se percutent et créent l’impossible

    Le « Dragon d’Argent » a encore frappé : deux vagues se percutent et créent l’impossible

    Le fleuve Qiantang, en Chine, n’est pas un cours d’eau comme les autres. Connu pour abriter le plus grand mascaret du monde, surnommé le « Dragon d’Argent », il vient de nous offrir des images qui défient les lois de la physique. Ce n’est plus seulement une vague de 9 mètres de haut qui remonte le courant, c’est un ballet géométrique hypnotisant.

    Quand la nature sculpte le sable en direct

    Imaginez deux courants massifs arrivant de directions opposées. Lorsqu’ils se rencontrent, le choc ne crée pas seulement des éclaboussures, mais une véritable collision de forces fluides. En quelques secondes, l’interaction des vagues redessine le lit du fleuve, sculptant des motifs en spirales et des fractales dans le sable qui semblent presque artificielles.

    « C’est la dynamique des fluides en action… là où les courants interagissent, des motifs émergent et le paysage se transforme constamment », explique-t-on sur place.

    Un terrain de jeu mythique pour les surfeurs

    Si ce spectacle visuel ravit les drones, il a longtemps été le terrain de chasse des surfeurs de l’extrême. On se souvient du Red Bull Qiantang Shootout où des pionniers comme Jamie O’Brien venaient défier cette onde capable d’atteindre 40 km/h.

    Mais la magie du fleuve réside dans son imprévisibilité. « Chaque jour est différent », affirmaient les locaux lors des compétitions passées. Ce qui n’était qu’une onde de choc hier devient aujourd’hui une œuvre d’art éphémère gravée dans les sédiments. Un rappel brutal, mais magnifique, que dans l’eau, rien n’est jamais figé.

  • Margaret River Pro : Record de séries et destin cruel pour le clan tricolore

    Margaret River Pro : Record de séries et destin cruel pour le clan tricolore

    Le Main Break ou la vague de Margaret River a une nouvelle fois prouvé qu’elle ne pardonne rien. Pour cette deuxième étape du WSL Championship Tour 2026, l’océan Indien a offert des conditions solides, avec des murs d’eau de 2 à 2,5 mètres, permettant de boucler un chiffre record de 28 séries en une seule journée. Si le spectacle était au rendez-vous, le bilan est amer pour le surf français, qui voit ses têtes d’affiche tomber.

    La loi de Margaret River : Une vague capricieuse et technique

    Soyons réalistes : Margaret River est l’une des étapes les plus complexes du circuit mondial. Ce n’est pas seulement une question de taille, mais de lecture. Entre le clapot, le vent changeant et un reef profond qui déplace les zones de « take-off », chaque erreur se paie cash. À ce niveau, la différence ne se fait plus sur l’engagement physique, mais sur des micro-ajustements techniques.

    Le moment fort de la journée restera le rematch de la finale olympique de Paris 2024. Dans le jardin de Jack Robinson, l’Australien a pris sa revanche sur Kauli Vaast. Malgré un surf puissant et une attaque de dos très verticale, le Tahitien s’incline de peu (13.60 contre 13.97). Un scénario cruel qui souligne la difficulté de s’imposer et de passer ce premier tour sur le word tour. Avec l’élimination de Marco Mignot et de la jeune Tya Zebrowski, la France accuse le coup. Il ne faudrait pas que ces sorties précoces deviennent une habitude, tant le talent est présent.

    Vahine Fierro : Le dernier rempart français

    Dans ce tableau masculin désormais vide de drapeaux tricolores, tous les regards se tournent vers Vahine Fierro. La surfeuse de Huahine a su naviguer dans les eaux troubles du Round 1 pour s’imposer face à Nadia Erostarbe. Vahine possède cette expérience des vagues de puissance qui pourrait faire la différence. Elle connaît Margaret River, elle y a déjà brillé, et sa capacité à taper dans le dernier « bowl » sera sa meilleure arme. Le défi sera immense au prochain tour face à la numéro 1 mondiale Caitlin Simmers, mais c’est précisément dans ces duels que les petits détails feront basculer la série.

    Résultats & Prochaines Séries : Le Point Complet

    Résultats marquants du jour

    • Jack Robinson (AUS) 13.97 bat Kauli Vaast (FRA) 13.60
    • Crosby Colapinto (USA) 14.37 bat Marco Mignot (FRA) 12.03
    • Sally Fitzgibbons (AUS) 11.67 bat Tya Zebrowski (FRA) 10.93
    • Vahine Fierro (FRA) 11.17 bat Nadia Erostarbe (ESP) 9.76
    • Meilleur score : Samuel Pupo (BRA) avec un total de 15.50.

    Tableau des 16es de finale (Hommes)

    HeatMatchup
    1Samuel Pupo (BRA) vs. Kanoa Igarashi (JPN)
    2Liam O’Brien (AUS) vs. Joel Vaughan (AUS)
    3Crosby Colapinto (USA) vs. Griffin Colapinto (USA)
    4Gabriel Medina (BRA) vs. Jack Robinson (AUS)
    5Yago Dora (BRA) vs. Connor O’Leary (JPN)
    6George Pittar (AUS) vs. Leonardo Fioravanti (ITA)
    7Italo Ferreira (BRA) vs. Joao Chianca (BRA)
    8Ethan Ewing (AUS) vs. Miguel Pupo (BRA)

    Tableau du Round 2 (Femmes)

    Les séries à suivre absolument pour le clan français :

    • Heat 7 : Caitlin Simmers (USA) vs. Vahine Fierro (FRA)
    • Heat 5 : Molly Picklum (AUS) vs. Sally Fitzgibbons (AUS)
    • Heat 8 : Isabella Nichols (AUS) vs. Carissa Moore (HAW)
  • Robinson, Italo, Medina : Le retour du WT à Bells Beach sous le signe du scandale

    Robinson, Italo, Medina : Le retour du WT à Bells Beach sous le signe du scandale

    Le surf est-il devenu un sport de « flops » et de frustrations ? Pour cette première étape du Championship Tour 2026 à Bells Beach, on attendait du grand spectacle sur les vagues mythiques de Victoria. On a eu le droit à deux polémiques, pas plus : une dose massive de drama, des juges sous le feu des critiques avec deux polémiques, les deux seules choses à retenir, car côté surf, les vagues étaient nuls comme trop souvent à Bells Beach.

    1. Le « suicide » tactique de Jack Robinson (et le show de Sammy Pupo)

    C’est le premier gros séisme de la saison. Jack Robinson, l’un des favoris au titre, a quitté la compétition par la petite porte suite à une pénalité d’interférence. Sur le papier, la règle est simple.

    Alors qu’il restait 9 minutes et que Samuel Pupo tenait la priorité, Robinson a tenté un coup de poker : partir sur une vague pour forcer le Brésilien à l’utiliser ou pour améliorer son propre score. Résultat ? Une perte de contrôle au lip et une planche qui frôle Pupo. La sanction est tombée : interférence de priorité.

    Pour être honnête avec vous, c’est un cas d’école. D’un côté, Sammy Pupo en a rajouté des tonnes, jouant l’obstruction comme un attaquant de surface cherche le penalty. De l’autre, Jack a joué avec le feu et s’est brûlé. Même le « King » Kelly Slater y est allé de son petit commentaire assassin en soulignant que, de toute façon, Pupo « fumait » Robinson sur le plan du surf pur. Le verdict est amer, mais Robinson ne peut s’en prendre qu’à lui-même. Il a joué avec le feu et il a perdu.

    2. L’air « impossible » d’Italo Ferreira : Miracle ou mirage ?

    Si vous n’avez pas vu le replay de la série entre Italo Ferreira et Gabriel Medina, préparez-vous à hausser les sourcils. Italo nous a gratifié d’une manœuvre qui défie les lois de la physique : un air backside complet où ses pieds quittent totalement la planche en plein vol, avant qu’il ne retombe « par magie » dessus dans le bouillon.

    Le score ? Un 7.83. Pour les fans du champion olympique, c’est un vol pur et simple. Pour moi ? C’est la juste application du règlement.

    • Le critère de maîtrise : Le surf de compétition récompense la radicalité, certes, mais surtout le contrôle.
    • La comparaison avec Medina : En face, Gabriel Medina, de retour après sa blessure de 2025, a été clinique. Des rotations complètes, propres, engagées et surtout maîtrisées du début à la fin.

    Italo a réalisé un exploit de funambule, mais peut-on vraiment noter au sommet une manœuvre où le surfeur ne touche plus sa planche pendant la moitié du air ? Les juges ont tranché pour la technique plutôt que pour le spectaculaire désordonné.

    Le surf de jugement : Un éternel débat

    Ces deux polémiques nous rappellent une vérité fondamentale : le surf pro n’est pas une science exacte. C’est une affaire d’affinités, de lecture et parfois de « acting ». Que l’on soit pro-style ou pro-performance pure, il y a toujours débat dans le sport moderne….

    Et vous, vous auriez mis combien pour l’air d’Italo ?

  • Lucas « Chumbo » Chianca défie la mort à Cape Solander : les images d’un sauvetage miraculeux

    Lucas « Chumbo » Chianca défie la mort à Cape Solander : les images d’un sauvetage miraculeux

    C’est une séquence qui coupe le souffle et rappelle pourquoi le spot de Cape Solander, affectueusement surnommé « Ours » par les locaux, est considéré comme l’un des plus dangereux de la planète. Lucas Chianca, alias « Chumbo », vient de partager des images de sa dernière session en Australie, et le moins que l’on puisse dire, c’est que le prodige brésilien a flirté avec ses limites.

    Un tube vers l’inconnu

    Connu pour sa domination insolente sur les montagnes d’eau de Nazaré, Chumbo s’est attaqué ici à un tout autre monstre. Ours n’est pas une vague spécialement connu pour sa taille, c’est une vague épaisse, un « slab » qui explose dans quelques centimètres d’eau, juste devant une falaise de dalles rocheuses. Sur la vidéo, on voit le Brésilien s’engager dans un tube monstrueux avec un calme olympien. Mais, comme souvent à Ours, le tube ferme suite à un backwash.

    Pourquoi n’importe qui d’autre y serait resté

    Projeté violemment dans le « bouillon », il est aspiré vers les rochers que les Bra Boys craignent tant. Là où un surfeur lambda aurait succombé à la panique ou aux impacts, Chumbo fait preuve d’un calme hors norme. Magré une apnée conséquente, il ressort des écumes sans une égratignure. Je pense qu’il a touché ou frôlé les rochers de près.