Auteur/autrice : Kelly Slater

  • Caraïbos Lacanau Pro 2026 : L’hécatombe des têtes de série dans le piège girondin

    Caraïbos Lacanau Pro 2026 : L’hécatombe des têtes de série dans le piège girondin

    Organiser 32 séries en une seule journée n’est jamais une mince affaire. Mais quand l’océan décide de jouer avec les nerfs des compétiteurs en offrant des conditions aussi petites que capricieuses, cela se transforme vite en roulette russe. Ce vendredi, au Caraïbos Lacanau Pro, l’utilisation du double bank (nord et sud) a permis de boucler un programme dantesque, mais a surtout révélé à quel point ce spot peut devenir un véritable piège pour les favoris.

    Sam Piter, la cruelle désillusion

    On s’attendait à voir le tenant du titre dicter sa loi d’entrée de jeu. C’est malheureusement tout le contraire qui s’est produit. L’élimination prématurée de Sam Piter résume parfaitement cette hécatombe pour le clan français. Pénalisé par une interférence fatale dès le round of 32, le Landais n’a jamais pu combler son retard dans des vagues de petit temps qui n’offraient aucun droit à l’erreur. Dans cette série piège, c’est l’Argentin Uri Uziel (13.33) et le Français Luan Nogues qui tirent leur épingle du jeu. Ce scénario s’est répété : d’autres évidences du circuit comme Lukas Skinner ou Dylan Groen sont passées à la trappe.

    L’art de l’adaptation et les surprises

    Face à ces bancs de sable changeants, certains compétiteurs ont su faire parler leur créativité. L’Espagnol Ruben Vitoria a fait très forte impression en scorant un superbe 15.27, imité de près par Markel Vizcarguenaga (15.00) qui a réussi l’exploit de museler la fougue du prodige portugais Afonso Antunes.

    Les Françaises résistent dans le chaos

    Le tableau féminin a heureusement offert quelques bouffées d’air frais au camp tricolore. Même si la Canarienne Lucia Machado a survolé les débats avec l’une des meilleures vagues de la journée (8.33), la Française Maelys Jouault a prouvé que l’engagement total payait même dans le petit surf. Grâce à deux énormes turns pleins de puissance, elle décroche un excellent 8.50 et valide avec autorité son ticket pour les huitièmes de finale aux côtés de sa compatriote Lilou Rumiel.

    Une vraie journée de survie ! Le Caraïbos Lacanau Pro s’annonce plus indécis que jamais. Prochain call ce samedi matin pour la suite des hostilités.

  • Caraïbos Lacanau Pro : Les Français survivent à un océan punitif

    Caraïbos Lacanau Pro : Les Français survivent à un océan punitif

    On dirait bien que les dieux de l’océan ont un ego à ménager. Eux non plus n’ont manifestement pas digéré le récent changement de date du Caraïbos Lacanau Pro. Résultat ? Ils font payer le prix fort aux compétiteurs cette semaine avec des conditions qu’on qualifiera poliment de « tricky ».

    Hier, sur la Plage Centrale, les vagues étaient cruellement anémiques, transformant ces séries du Qualifying Series (QS) en véritable casse-tête. La direction de course en sue à grosses gouttes, au point d’envisager de lancer des doubles podiums aujourd’hui pour sauver les meubles et expédier un maximum de heats.

    Mais c’est dans ces chantiers illisibles qu’on reconnaît les magiciens des petites vagues. À ce jeu de patience, les Français s’en sont sortis avec les honneurs lors du Round of 96. Enzo Cavallini a plié le game d’entrée avec deux vagues coup sur coup pour un total solide de 14.10, tandis qu’Inigo Madina arrachait sa qualification dans les derniers instants.

    Côté femmes (Round of 48), l’Espagnole Carla Morera De La Vall a donné une leçon de glisse sur les sections plates (11.83). On retient surtout le duel acharné où la Guadeloupéenne Rose Calvez a finalement pris le dessus sur la Portugaise Erica Maximo avec deux scores autour de 6.00.

    Prochain call prévu ce matin à 7h30. Reste à voir si Poséidon a décidé d’envoyer quelques lignes pendant la nuit.

  • Vendre une vague secrète 100 000 dollars

    Vendre une vague secrète 100 000 dollars

    En 2017, une vidéo a fait exploser internet : Mick Fanning domptant une droite tubulaire interminable au milieu de nulle part, une vague vierge surnommée « The Snake ». À l’époque, toute la presse encensait la légendaire campagne « The Search » de Rip Curl. Visuellement, le contenu était une masterclass et on criait au génie.

    Mais voilà, la réalité est nettement plus business, et un poil plus glauque. En recoupant les informations de la dernière enquête de Stab sur la rémunération des surfeurs, j’ai découvert les coulisses édifiantes de cette expédition. Ce n’est ni Fanning, ni l’équipe de Rip Curl qui ont trouvé cette pépite.

    Le marché de l’information secrète

    La vérité ? Ce sont les redoutables chargeurs Grant « Twiggy » Baker et Greg Long qui ont déniché ce joyau. À force de disparaître des radars à chaque énorme houle sans jamais publier la moindre image, ils ont éveillé les soupçons du microcosme surf. Twiggy, comprenant la valeur inestimable de ce spot pour l’industrie, s’est posé une question simple : pourquoi ne pas tout simplement commercialiser l’information ?

    Sa première offre a été envoyée directement à Kelly Slater. Silence radio du King. Il a ensuite approché Mick Fanning avec des images inédites. Scotché, l’Australien l’a immédiatement mis en relation avec le management de Rip Curl pour négocier.

    Le casse marketing de la décennie

    Un accord commercial totalement inédit a été scellé : l’achat pur et simple de l’emplacement d’une vague. Les rumeurs évoquent un montant avoisinant les 100 000 à 200 000 dollars. Pour verrouiller le secret absolu, Twiggy Baker a tout orchestré lui-même. Fanning et l’équipe de production n’ont découvert leur destination qu’au dernier moment, lors de l’achat des billets d’avion déclenché par un swell d’anthologie sur les cartes météo.

    Alors, immoral de privatiser une merveille de la nature pour créer du contenu marketing ? Au final, le plus fou dans cette histoire, c’est que toutes les parties sont gagnantes. L’investissement de Rip Curl, même à six chiffres, reste dérisoire comparé à l’impact médiatique colossal de la campagne. En termes d’acquisition et d’image de marque, c’est un retour sur investissement magistral. Quant à Baker et Long, ils ont su monétiser leurs années de repérage tout en affirmant avoir redistribué une partie de cette somme à la communauté locale.

    Vendre le secret d’un spot pour rentabiliser le free surf bouscule l’âme de la discipline, mais c’est un business model redoutablement efficace.

  • Une expédition sud-africaine de 10 jours pour le Natural Selection Surf 2026

    Une expédition sud-africaine de 10 jours pour le Natural Selection Surf 2026

    Après une première édition couronnée de succès dans les tubes parfaits de Micronésie, le Natural Selection Surf change radicalement de décor pour 2026. Fini le spot unique, l’organisation mise cette année sur une expédition « off-the-grid » de dix jours à travers l’Afrique du Sud. L’objectif ? Couronner les freesurfeurs les plus complets, capables de s’adapter aussi bien à des beachbreaks massifs qu’à des pointbreaks interminables dans des eaux bien plus froides.

    Les champions en titre, Soli Bailey et Milla « Coco » Brown, remettent leur couronne en jeu au sein d’un plateau de 12 athlètes incluant Noah Beschen, Eithan Osborne et Kirra Pinkerton. Seul absent notable : le Mexicain Alan Cleland Jr., désormais accaparé par sa récente qualification sur le Championship Tour. Sur le plan sportif, le système de jugement maison (le CREDO) reste la norme, privilégiant le style, l’engagement et la créativité pure plutôt que le comptage classique de manœuvres.

    L’événement s’éloigne des formats compétitifs traditionnels pour se muer en un véritable trip vidéo. Capter l’action et construire un récit immersif sur dix jours de traque itinérante représente un défi logistique exigeant derrière la caméra, garantissant une production finale brute et authentique. Le résultat de cette aventure sera diffusé le 25 septembre sur Red Bull TV.

  • Caraïbos Lacanau Pro : Le grand retour à la compétition de Nommé Mignot

    Caraïbos Lacanau Pro : Le grand retour à la compétition de Nommé Mignot

    La saison européenne des Qualifying Series a officiellement repris ses droits à la Centrale. Si l’ouverture du Caraïbos Lacanau Pro s’est faite dans des vagues petites et particulièrement techniques, l’attention s’est très vite détournée du plan d’eau pour se concentrer sur le tableau des séries. L’attraction du jour portait un nom précis : Nommé Mignot.

    Nommé Mignot, le frère de Marco Mignot

    Le grand frère de Marco Mignot a créé l’événement de ce début de compétition en renfilant le lycra, lui qui avait mis la compétition entre parenthèses fin 2020. À 29 ans, l’ancien grand espoir du surf européen, toujours aussi redoutable dans les airs et létal sur les gauches, a prouvé que la magie opérait encore. Sur un spot qu’il connaît par cœur et qui lui a souvent réussi (deuxième du Lacanau Pro en 2015, troisième en 2018), le Franco-Mexicain a franchi brillamment ses deux premiers tours. Une performance marquante qui offre une belle respiration dans ce circuit ultra-compétitif.

    Une compétition piège ?

    Dans le reste des séries de cette journée d’ouverture réunissant 104 surfeurs, les pièges girondins ont fait des dégâts. Le Basque Markel Vizcarguenaga a affiché un surf incisif, enchaînant deux victoires consécutives pour valider son ticket pour le Round of 64. Une réussite qui a malheureusement fui le Français Gaspard Larsonneur, piégé d’entrée.

    Le clan tricolore a tout de même su s’illustrer : Aaron Bacon a intelligemment construit sa série avec deux scores intermédiaires solides pour contenir le Portugais Afonso Antunes. Mael Laborde a dominé sa confrontation face à Bruno Amado, tandis que Jay Phipps et Esteban Coucoulis Lapierre se sont qualifiés ensemble lors de l’ultime heat. La stratégie de la patience a également souri à Dylan Groen (11.00 points de total) et Milo Shani, tous deux qualifiés.

    La compétition a été relancée ce matin

  • EuroSIMA Beach Party 2026 : Quiksilver rafle la mise à Seignosse

    EuroSIMA Beach Party 2026 : Quiksilver rafle la mise à Seignosse

    La grand-messe annuelle du surf business européen a rendu son verdict sur les bancs de sable de Seignosse. Pour cette édition 2026 de l’EuroSIMA Beach Party, c’est l’équipe Quiksilver (pavillon Boardriders) qui soulève le trophée, dans des conditions… pour le moins capricieuses.

    En effet, l’océan n’a pas vraiment joué le jeu. Le manque cruel de houle a contraint l’organisation à stopper les hostilités dès l’entame du deuxième tour. Le classement final a donc été scellé sur les deux meilleures vagues scorées lors du premier round. Un format express qui n’a pourtant pas tué le suspense ! Quiksilver s’adjuge la première place, talonné par l’équipe 1 de Rip Curl et la team Oxbow qui vient compléter ce podium. Billabong et Alltroc se glissent dans le top 5.

    Après l’effort, la famille de la glisse s’est réunie au Jo&Joe pour la remise des prix, clôturant la journée par un cocktail devant le match des Bleus. L’esprit de communauté, véritable ADN de l’association aux 215 adhérents, était une fois de plus au rendez-vous.

    Et Icones Surf dans tout ça ? Les rangs de la rédaction se limitant pour le moment à moi-même, difficile d’aligner un relais très compétitif à l’eau. Mais promis, on s’entraîne en secret pour venir bousculer la hiérarchie lors d’une prochaine édition !

  • Caraïbos Lacanau Pro 2026 : Un 45e anniversaire au goût amer

    Caraïbos Lacanau Pro 2026 : Un 45e anniversaire au goût amer

    Le plus vieux club de surf d’Europe s’apprête à célébrer une étape historique. Ce mercredi 8 juillet 2026, le Caraïbos Lacanau Pro lance sa 45e édition sur la Grande Plage. Au programme : une identité visuelle rétro inspirée des années 80, des contests de skate, des concerts et un village d’exposants ultra-complet. Sur le papier, la fête s’annonce belle. Dans l’eau, l’histoire est bien différente.

    Pour les passionnés de surf et les habitués du circuit, une question tourne en boucle : pourquoi l’évènement est à cette date ?

    Le sabordage en règle du plateau européen

    Historiquement ancré au milieu du mois d’août, le Lacanau Pro a été brutalement avancé du 8 au 13 juillet. Un choix de calendrier totalement déconnecté de la réalité du circuit mondial. Le premier événement des Challenger Series (CS) débute en effet le 12 juillet en Afrique du Sud.

    Conséquence directe de ce chevauchement absurde : le QS 2,000 canaulais perd instantanément ses plus grosses têtes d’affiche. Impossible pour les cadors du Vieux Continent de s’aligner en Gironde alors qu’ils doivent jouer leur qualification pour l’élite de l’autre côté du globe. Cette année, le public devra faire une croix sur des patrons du circuit comme Jorgann Couzinet ou Charly Quivront.

    Un mois d’août désert, le silence de la WSL

    Le plus rageant reste l’incohérence globale du calendrier estival de la World Surf League Europe. Le circuit régional prévoit un WQS en Angleterre au début du mois d’août, puis un autre en Galice à la toute fin du mois. Entre les deux ? Un immense vide de trois semaines en plein cœur de l’été.

    Pourquoi ne pas avoir maintenu Lacanau à sa date historique de la mi-août, ce qui aurait permis de construire un enchaînement logique et de garantir un plateau XXL ? Nous avons directement contacté la WSL pour tenter d’obtenir des explications sur ce choix. Pas de réponse pour l’instant.

    Si les jeunes talents comme Sam Piter, tenant du titre, ou Naïa Monte, tête de série numéro un chez les femmes, assureront le spectacle, cette 45e édition méritait un tout autre traitement de la part des instances du surf mondial.

  • William Aliotti teste 4 planches asymétriques en Indonésie : l’erreur de shape qui lui a coûté cher

    William Aliotti teste 4 planches asymétriques en Indonésie : l’erreur de shape qui lui a coûté cher

    Imaginez la scène : vous êtes à Ujung Bocur, face à l’une des gauches les plus longues et parfaites d’Indonésie. Dans votre housse, quatre ovnis asymétriques fraîchement shapés à Bali par le duo Ryan Lovelace et Vincent Brecqueville pour Lovemachine. C’est exactement le laboratoire qu’a choisi le freesurfeur William Aliotti pour martyriser son nouveau quiver. Et tout ne s’est pas passé comme prévu.

    Dès les premières vagues, le ton est donné. La Zambal (5’5 pour seulement 23 litres) se révèle être un véritable skate. Avec ses patchs en carbone pour encaisser les appuis surpuissants d’Aliotti, elle offre une vitesse hallucinante, malgré une rame laborieuse. Pour les conditions plus solides, le Satellite Step-Up (6’0) prend le relais : un volume généreux caché sous le torse, couplé à un travail de concaves ultra-centré qui permet de surfer uniquement sur le tiers arrière. Une machine à découper le curl.

    Le duo de shapers a même glissé un prototype radical, le Willycopter (5’7). Avec son tail ultra-large et son rocker prononcé, cette planche au look improbable a été pensée spécifiquement pour les slabs indonésiens qui pardonnent le moins.

    Mais le véritable drame de ce trip s’est joué avec la Satellite classique (5’8). Montée en époxy sans latte centrale (stringerless), elle offrait une relance et une fluidité inégalées. Trop en confiance face à la vitesse de la board, Aliotti a fait le choix risqué de l’engager dans de gros barrels cabossés. La sanction a été immédiate : le fameux « foam ball » (la boule de mousse à l’intérieur du tube) a littéralement plié et explosé la planche en deux.

    Une erreur matérielle assumée qui rappelle une règle d’or : dans les vagues lourdes, la latte reste votre meilleure assurance vie. Pour contrôler ces asymétriques avant la casse, Aliotti utilisait d’ailleurs ses propres dérives, les Bizou Twins, développées en collaboration avec True Ames. Un set qui prouve que l’asymétrie, quand elle est bien jaugée, a définitivement sa place dans les vagues de classe mondiale.

  • Kelly Slater de retour à Tahiti : Wildcard légendaire et vagues parfaites aux Trials

    Kelly Slater de retour à Tahiti : Wildcard légendaire et vagues parfaites aux Trials

    Le King n’a pas dit son dernier mot. À 54 ans, Kelly Slater s’apprête à renfiler le lycra de compétition pour l’Outerknown Tahiti Pro 2026, du 8 au 18 août prochains. L’onze fois champion du monde a reçu une wildcard officielle de la WSL pour s’aligner sur l’un des spots les plus massifs et dangereux de la planète : Teahupo’o.

    Le GOAT de retour dans son jardin tahitien

    Après une lourde opération de la hanche fin 2025 et une vie de famille bien remplie aux côtés de Kalani Miller (le couple attend d’ailleurs un heureux événement), beaucoup pensaient Slater définitivement retraité du circuit d’élite. Erreur. Le surfeur américain revient sans pression, mais avec l’expérience unique de ses cinq victoires au « Bout du Monde ». Le timing est parfait : la marque de vêtements écoresponsables qu’il a fondée, Outerknown, est justement le sponsor titre de cette septième étape du CT. (Comme de par hasard)

    Un score parfait de 20/20 pour les locaux

    Mais le retour du GOAT ne sera pas la seule attraction à l’End of the Road. Les Trials locaux viennent de s’achever dans des conditions dantesques de 2 à 2,5 mètres, révélant la puissance de la nouvelle génération tahitienne.

    Chez les hommes, le redoutable local Eimeo Czermak a littéralement terrassé la concurrence. Il décroche son ticket pour le tableau principal après une série historique, scorant deux 10 parfaits pour un total intouchable de 20/20. Blessé à la cheville en finale, le jeune chargeur promet d’être rétabli à temps pour défier l’élite mondiale.

    Du côté des femmes, l’exploit est tout aussi retentissant. À seulement 13 ans, Kelia Gallina remporte les Trials féminins pour la deuxième année consécutive. Son engagement dans les tubes backside de Teahupo’o s’annonce déjà comme l’un des moments forts de cet été.

  • Un surfeur venu d’Iran crée la surprise sur la liste des inscrits du Lacanau Pro !

    Un surfeur venu d’Iran crée la surprise sur la liste des inscrits du Lacanau Pro !

    Alors que les yeux du monde du surf se tournent vers la Gironde pour le retour du mythique Lacanau Pro du 8 au 13 juillet prochains, un nom sur la liste des participants crée la surprise et bouscule toutes les attentes. Au milieu des 112 compétiteurs habitués des Qualifying Series (QS 2000), un profil retient particulièrement l’attention : celui de Mohammad Shahmoradi. Encore faut-il qu’il soit présent…

    Un profil atypique de 38 ans à l’assaut de la Gironde

    À 38 ans, cet athlète au parcours singulier va vivre sa toute première expérience sur le circuit de la World Surf League (WSL). Originaire d’Iran, ce passionné n’est pourtant pas un total inconnu puisqu’il a déjà représenté son pays lors des Mondiales ISA. Ancien joueur de basketball et de volleyball, cet amoureux de nature et de documentaires apporte un vent d’exotisme absolu sur l’étape française.

    Pas de points, mais un défi historique

    Le règlement de la WSL est pourtant strict : s’agissant d’un QS européen, Mohammad ne pourra prétendre à aucun point pour le classement continental. Qu’importe. Le surfeur iranien vient chercher l’expérience, se frotter à l’élite et, pourquoi pas, créer l’exploit en s’emparant d’un prize money en cas de phase finale. Une trajectoire unique qui prouve que le surf n’a définitivement pas de frontières.

    Espérons qu’il ait progressé depuis cette vidéo qui date d’il y a 10 ans.

  • Le champion portugais Vasco Ribeiro de retour à l’eau après sa lourde suspension

    Le champion portugais Vasco Ribeiro de retour à l’eau après sa lourde suspension

    C’est le grand retour que le monde du surf n’attendait plus. Suspendu trois ans après avoir refusé de se soumettre à un contrôle antidopage, Vasco Ribeiro s’apprête à renfiler le lycra de compétition dès ce mois de juillet 2026.

    L’Association Nationale des Surfeurs Portugais a officialisé la nouvelle : le quintuple champion national retrouvera les vagues dès le 14 juillet lors du Bom Petisco Peniche Pro. Il enchaînera ensuite sur le circuit Qualifying Series (QS) de la WSL, notamment au QS4000 de Newquay en août.

    À 31 ans, le champion du monde junior 2014 affirme avoir profité de cet exil forcé pour se reconstruire, loin de la pression médiatique. S’il revient, ce n’est pas pour régler ses comptes, mais par pur amour du sport.

    « Je ne reviens pas pour prouver quoi que ce soit à qui que ce soit. Je reviens parce que je suis toujours passionné par le surf. J’ai redécouvert la joie de surfer », confie-t-il avec humilité.

    Reste à savoir si l’ancien champion d’Europe Open saura retrouver son meilleur niveau et reconquérir le cœur des fans après trois ans passés loin du circuit mondial.

  • Alerte méduses : comment surfer en sécurité (et les vrais réflexes qui sauvent)

    Alerte méduses : comment surfer en sécurité (et les vrais réflexes qui sauvent)

    C’est le cauchemar de tout surfeur en session d’été en France. Vous êtes au line-up, vous attendez la série, et soudain, une douleur fulgurante, semblable à une décharge électrique ou à une brûlure au fer rouge, vous lacère le bras ou la jambe.

    Dans le sud-ouest, les bancs de créatures gélatineuses s’invitent régulièrement dans le line-up sous l’effet des vents et des courants de surface. Si certaines sont inoffensives, d’autres, comme la redoutable physalie, peuvent transformer une session de rêve en urgence médicale.

    Oubliez les mythes de plage et les remèdes de grand-mère qui aggravent la situation. Voici le guide ultime, scientifique et pratique, pour identifier le danger, adopter la bonne position en mer et appliquer les premiers secours validés par les professionnels de santé.

    1. Physalie, méduse pélagique, vive : qui est votre ennemi du jour ?

    Toutes les masses gélatineuses qui flottent sur l’eau ne se valent pas. Pour bien réagir, il faut savoir à quoi l’on se frotte. Sur notre littoral, quatre profils se détachent principalement.

    physalies danger surfeurs côte basque

    La Physalie (ou Galère Portugaise) : le vrai danger public

    Ce n’est pas une méduse, mais un superorganisme colonial. On la repère à son flotteur bleuté ou violacé gonflé d’air qui flotte hors de l’eau, comme une petite voile. Le vrai piège est invisible : ses filaments pêcheurs sous l’eau peuvent mesurer jusqu’à 10 ou 50 mètres de long. Ils sont extrêmement fins, presque invisibles dans l’écume, et leur venin reste actif des semaines, même si l’animal est mort ou échoué. Sa piqûre est sévère, hautement toxique, et peut provoquer des malaises.

    La Méduse Pélagique (Pelagia noctiluca) : la brûleuse violette

    Une vraie méduse, reconnaissable à son ombrelle rose, violette ou orange parsemée de petites verrues. Ses filaments d’un mètre sont très urticants et causent de douloureuses brûlures érythémateuses qui laissent des cicatrices tenaces.

    Méduse Pélagique

    Le Poumon de Mer et la Vélelle : les fausses alertes

    Le Poumon de mer (Rhizostoma pulmo) est une méduse géante, bleutée et massive, mais ses bras épais sont très faiblement urticants (un simple picotement). La Vélelle, quant à elle, ressemble à une mini-physalie bleue de 5 cm avec une petite voile rigide, mais elle est totalement inoffensive pour la peau humaine.

    Méduse vélelle

    Attention au sable et aux embruns : Ne confondez pas une piqûre de méduse avec celle d’une vive, ce poisson enfoui dans le sable dont l’épine dorsale inflige une douleur syncopale (qui se traite, elle, exclusivement par la chaleur). De même, la micro-algue Ostreopsis ovata peut saturer les embruns et provoquer des troubles respiratoires sans aucun contact direct.

    2. Le piège du line-up : pourquoi le surfeur est en première ligne

    Le surfeur réunit toutes les conditions pour croiser la route des filaments urticants. Allongé à la rame ou assis sur sa planche dans l’attente des vagues, ses mains, ses avant-bras et ses jambes baignent pile dans la couche d’eau superficielle où dérivent les méduses.

    Pire encore, la zone de surf (le line-up) se situe souvent là où les courants de dérive concentrent ces organismes avant leur échouage sur l’estran. Dans la zone de déferlement, la violence des vagues fragmente les filaments des physalies. Ces micro-morceaux invisibles mais hyper-venimeux restent en suspension. Vous pouvez ainsi vous faire piquer violemment au milieu des mousses sans qu’aucune méduse ne soit visible en surface.

    3. Le réflexe vital en mer : allongez-vous sur votre planche !

    C’est une directive stricte de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) que trop de surfeurs ignorent. Dès que vous ressentez la piqûre en mer : ne tentez pas de nager activement et ne paniquez pas.

    • Allongez-vous immédiatement à plat ventre sur votre planche de surf.
    • Restez solidaire de votre planche de surf.

    Pourquoi ? Le venin de la physalie peut provoquer des crampes musculaires violentes, des troubles cardiaques ou des malaises syncopaux en quelques minutes (envenimation de classe 2 ou 3). En restant allongé sur votre planche, vous évitez la noyade en cas de perte de connaissance et vous pouvez utiliser l’énergie des vagues pour vous laisser porter passivement vers le rivage.

    4. Protocole de premiers secours : les étapes validées (et les erreurs à proscrire)

    Une fois sur le sable, la prise en charge doit suivre un protocole strict élaboré par l’ARS Nouvelle-Aquitaine et le Centre Antipoison du CHU de Bordeaux. Le but : retirer les cellules venimeuses (les cnidocystes) encore collées à la peau sans les faire éclater.

    Étape 1 : Le rinçage à l’eau de mer

    Rincez abondamment la zone touchée à l’eau de mer claire. N’utilisez jamais d’eau douce. L’eau douce provoque un choc osmotique qui fait éclater les cellules venimeuses restantes, libérant une double dose de venin.

    Étape 2 : Le piégeage des filaments

    Pour décoller les filaments sans frotter (ce qui briserait les capsules), appliquez de la mousse à raser ou, si vous n’en avez pas sous la main, du sable sec.

    Interdiction formelle : N’utilisez pas de sable humide. Les grains d’eau salée agissent comme un papier de verre qui écrase les cellules urticantes et aggrave la brûlure.

    Étape 3 : Le raclage délicat

    Laissez sécher la mousse ou le sable quelques instants. À l’aide d’un morceau de carton rigide, d’une carte de crédit ou du dos d’un couteau, raclez délicatement la croûte en allant du bas vers le haut du membre pour soulever les résidus sans les écraser.

    Étape 4 : Désinfection et gestion de la douleur

    Appliquez un antiseptique incolore. Pour calmer l’inflammation de la physalie, appliquez de la glace enveloppée dans un linge. Le froid va contracter les vaisseaux et engourdir la douleur.

    (Note : Si le venin des méduses est théoriquement détruit par une chaleur à plus de 42°C, appliquer une source chaude sur une peau déjà gravement lésée par une physalie présente un risque majeur de brûlure secondaire. Les cliniciens privilégient donc la cryothérapie).

    5. Ce qu’il ne faut JAMAIS faire (Stop aux fake news)

    • Ne pas uriner sur la plaie : En plus d’être une légende urbaine dégradante, l’urine a une concentration variable qui peut provoquer l’éclatement des cellules venimeuses.
    • Ne pas appliquer d’alcool ou de vinaigre n’importe comment : Si le vinaigre (acide acétique) est recommandé pour les physalies de l’Atlantique car il bloque leur venin, il est formellement déconseillé pour la méduse pélagique (Pelagia noctiluca) sur nos côtes, car il peut stimuler la décharge de ses harpons urticants. Dans le doute, restez-en à l’eau de mer claire.

    6. Anticiper et alerter les secours

    La meilleure des protections reste la prévention. Avant de vous jeter à l’eau, adoptez les bons réflexes de sécurité.

    La combinaison en néoprène : votre meilleure armure

    Une combinaison intégrale reste la meilleure des protections contre les filaments. En période d’alerte aux méduses, évitez absolument les sessions en shortboard, en maillot de bain ou en lycra fin : les filaments coupés s’infiltrent sous le tissu et se frottent contre votre peau. Pour le visage et les mains, il existe des écrans solaires spécifiques anti-méduses (comme Safe Sea) qui inhibent le système de harponnage des cellules urticantes tout en respectant l’écosystème marin.

    Les outils numériques et la signalétique

    • L’application Kalilo : Développée par la Communauté d’Agglomération Pays Basque, cette application gratuite vous informe en temps réel des conditions sanitaires sur 35 plages. Une gouttelette violette signale un risque biologique (méduses ou algues).
    • Le drapeau violet : Sur la plage, le pavillon rectangulaire violet indique la présence d’espèces aquatiques dangereuses. S’il est associé au drapeau rouge, la baignade et le surf sont strictement interdits en raison d’invasions massives.

    [Tableau récapitulatif des secours]

    Type d’urgenceIntervenant / CanalNuméro utileAction
    En mer / Au largeCROSS (Secours maritimes)196 (ou VHF Canal 16)Déclenchement jet-ski ou hélicoptère pour treuillage
    Sur la plage (Malaise)SAMU / Sauveteurs côtiers112 ou 15Prise en charge médicale urgente et transfert hospitalier
    Doute toxicologiqueCentre Antipoison (Bordeaux)05 56 96 40 80Assistance médicale continue et gestion des venins
  • À quoi ressemble la vie de John John Florence à bord de son catamaran ?

    À quoi ressemble la vie de John John Florence à bord de son catamaran ?

    Trois titres de champion du monde de surf en poche, et pourtant, c’est loin des lycras de compétition que John John Florence s’épanouit désormais. Depuis un an, l’Hawaïen a troqué le rythme effréné du CT contre le silence des mouillages sauvages du Pacifique Sud. Son nouveau QG ? Un Gunboat 48, un catamaran ultra-léger en fibre de carbone qu’il skippe en famille aux côtés de sa femme Lauryn et de leur jeune fils, Darwin.

    Le minimalisme au milieu du Pacifique

    Oubliez le luxe ostentatoire. À bord, l’espace est compté. JJF décrit d’ailleurs son quotidien comme la vie dans une « tiny house » flottante. Entre la cuisine compacte, les cabines exiguës et les systèmes de navigation, la promiscuité est totale, mais c’est précisément ce que le surfeur recherchait.

    « Cela réduit votre monde à l’essentiel. Vous devez gérer votre énergie, votre nourriture, et cela vous force à être totalement ancré dans le moment présent », confie-t-il.

    Propulsé par le vent 95 % du temps grâce à la légèreté de sa structure en carbone, ce navire sert de camp de base d’exploration pour dénicher des vagues vierges, hors des cartes et des prévisions classiques, de la Nouvelle-Zélande aux archipels isolés. Une reconnexion brute à l’océan.

  • Junior Pro Capbreton : Le réveil fracassant d’Axel Dominguez à la maison, clim chez les favorites

    Junior Pro Capbreton : Le réveil fracassant d’Axel Dominguez à la maison, clim chez les favorites

    Après une finale frustrante l’an passé et un début de saison laborieux, Axel Dominguez a choisi le meilleur moment pour signer le plus gros coup de sa jeune carrière. Chez les filles, le clan tricolore encaisse une sacrée déception alors que les cartes sont totalement rebattues sur le circuit européen.

    Le hold-up parfait d’un surfeur de l’ombre

    On connaissait son talent brut et son engagement lourd dans les tubes landais, mais Axel Dominguez devait encore prouver qu’il pouvait endosser le costume de pur compétiteur. C’est désormais chose faite. Arrivé à Capbreton à une modeste 26e place européenne, le surfeur de Seignosse a délivré une prestation clinique sur le spot du Santocha.

    En finale, le Landais de 18 ans a rapidement plié les débats avec un enchaînement chirurgical noté 7.00 et 7.27, laissant l’Italien Leonardo Apreda et la meute portugaise courir après le score. Grâce à ce premier titre JQS en carrière, il fait un bond spectaculaire à la 7e place du classement général. Un déclic mental majeur : pour espérer voir plus haut, Axel devra transformer ce coup d’éclat en régularité méthodique lors des prochaines étapes.

    Douche froide chez les filles et favoris au tapis

    Si les garçons jubilent, le tableau féminin laisse un goût amer aux locales. Alors que la tenante du titre Carla Morera De La Vall s’est fait sortir dès les demi-finales, c’est la Portugaise Lua Escudeiro qui a créé la surprise en s’imposant face à la Hollandaise Tiara van der Huls.

    Cette étape landaise aura agi comme un véritable rouleau compresseur pour les leaders du circuit. Le patron du classement masculin, Hans Odriozola, a lui aussi mordu la poussière en demi-finale. Prochain rendez-vous le WQS à Lacanau pour confirmer la révolte des outsiders.

  • Alerte baïne maximale ce week-end : le piège invisible d’une mer d’huile

    Alerte baïne maximale ce week-end : le piège invisible d’une mer d’huile

    C’est le paradoxe qui agite les parkings de la côte landaise et girondine ce vendredi. En regardant l’océan, les surfeurs tirent la tronche : la houle est minuscule, la période dépasse à peine les 10 secondes, et les coefficients de marée sont très moyen. Bref, c’est pas le lac, mais c’est pas Hawaii. Pourtant, la préfecture de Nouvelle-Aquitaine vient de déclencher l’alerte maximale aux courants de baïnes pour tout le week-end du 3 juillet 2026.

    Alors, excès de zèle administratif ou vrai danger ? Derrière cette apparente mer d’huile se cache en réalité un piège mécanique redoutable, bien connu des services de secours.

    Le piège des bancs de sable printaniers

    Après un hiver et un printemps agités, les fonds marins sont littéralement sculptés. Les baïnes – ces fameuses piscines naturelles – sont extrêmement creuses et bien formées. Même si la houle actuelle est petite et courte, elle suffit à remplir ces cuvettes à marée haute.

    C’est au moment où la marée commence à descendre que le mécanisme s’enclenche. Toute l’eau accumulée dans la baïne cherche à s’échapper vers le large par le chenal (la sortie de la baïne). Comme les coefficients sont faibles, l’eau manque de puissance pour lisser les bancs de sable, créant un effet de vidange localisé, ultra-rapide et totalement invisible depuis la plage.

    Pourquoi vous devez vous méfier de cette eau calme

    Le drame de juin – où plus de 90 personnes ont perdu la vie en France suite aux fortes chaleurs – rappelle que le grand public associe souvent « danger » à « grosses vagues ». Ce week-end, l’absence de vagues va inciter les baigneurs à s’éloigner du bord. Sans s’en rendre compte, ils entreront dans ces couloirs d’aspiration.

    Le message des MNS est clair : ne vous fiez pas aux apparences. Ce week-end, le calme est trompeur. Restez dans les zones bleues.

  • Trials de Teahupoo 2026 : Eimeo Czermak et Kelia Gallina s’offrent le ticket pour le CT

    Trials de Teahupoo 2026 : Eimeo Czermak et Kelia Gallina s’offrent le ticket pour le CT

    Les trials de la septième étape du Championship Tour de la WSL viennent de livrer son verdict sur le spot le plus mythique de la planète. Après deux journées intenses de compétition dans les vagues de Teahupoo, les Trials de la Tahiti Pro 2026 ont couronné deux figures locales qui rejoignent officiellement l’élite mondiale pour le grand rendez-vous d’août prochain.

    Un surfeur backside plus que doué

    Chez les hommes, c’est l’histoire d’une résurrection sportive. Eimeo Czermak, 23 ans, a prouvé que ses blessures graves de 2023 ne sont plus qu’un lointain souvenir. Le surfeur tahitien a survolé les débats, s’offrant même le luxe de scorer un parfait 20/20 lors de son quart de finale. En finale, face à un Matahi Drollet pourtant impérial, Czermak a su faire la différence pour l’emporter sur le fil avec un total de 17,33 points contre 16,04. Une démonstration backside de puissance et d’engagement qui promet pour le Main Event.

    Une surfeuse de 13 ans

    Du côté des femmes, le phénomène Kelia Gallina continue de bousculer la hiérarchie. À seulement 13 ans, celle que l’on surnomme déjà « Miss Teahupoo » réalise l’exploit de conserver son titre. Elle s’impose pour la deuxième année consécutive lors de ces Trials, dominant Kohai Fierro en finale (8,00 à 5,03). Sa précocité et sa lecture de la vague préfigurent un avenir brillant parmi l’élite mondiale.

    Grâce à ces victoires majeures à domicile, le contingent tahitien aura fière allure pour la Tahiti Pro 2026. Eimeo Czermak et Kelia Gallina s’aligneront aux côtés de Kauli Vaast, Vahine Fierro et de la jeune prodige Tya Zebrowski. Le rendez-vous est pris du 8 au 18 août pour voir ces tubes-riders locaux défier les meilleurs mondiaux sur la vague la plus dangereuse du monde.

  • Alerte aux physalies : pourquoi vous devez absolument éviter ce piège bleu sur les plages basques

    Alerte aux physalies : pourquoi vous devez absolument éviter ce piège bleu sur les plages basques

    Une silhouette translucide, des reflets bleu-violet magnifiques, mais un véritable enfer pour les surfeurs. Les physalies font leur grand retour sur la Côte Basque, notamment repérées sur le spot d’Ilbarritz à Bidart. Ne vous fiez pas à leur beauté : ces « fausses méduses » possèdent des filaments ultra-urticants capables de paralyser une session en quelques secondes.

    Le vrai piège ? Même échouées et desséchées sur le sable depuis des semaines, leurs cellules venimeuses restent actives. Si votre planche ou votre pied effleure l’une d’elles, la sanction est immédiate : brûlure intense, vertiges, voire tachycardie.

    Le réflexe qui sauve (et l’erreur à bannir)

    Si vous vous faites intercepter entre deux vagues, oubliez immédiatement le réflexe de frotter la zone à mains nues, vous ne feriez qu’éclater les poches de venin.

    • À faire : Rincez abondamment à l’eau de mer.
    • L’astuce : Appliquez de la mousse à raser (ou du sable sec à défaut), puis raclez délicatement les tentacules avec un morceau de carton rigide (ou une vieille carte de fidélité).

    En cas de malaise ou de douleur persistante, pas de zèle : filez direct au poste de secours ou composez le 15. Soyez vigilants sur le line-up !

  • Quiksilver & ROXY Junior Pro Capbreton : Une première journée explosive sur la côte landaise

    Quiksilver & ROXY Junior Pro Capbreton : Une première journée explosive sur la côte landaise

    Le coup d’envoi du Quiksilver & ROXY Junior Pro Capbreton a été donné ce vendredi 3 juillet 2026 sur le spot de Santocha. Sous un grand soleil estival et dans des vagues d’un mètre environ, les meilleurs espoirs du surf européen ont offert un spectacle intense. Si certains favoris ont tenu leur rang, cette première journée a surtout été marquée par un énorme coup de théâtre chez les filles.

    L’énorme surprise : Naïa Monte prend la porte !

    C’est la sensation de ce Round de 32 féminin. Attendue au tournant devant son public, la jeune star française Naïa Monte a été prématurément éliminée. Dans une série hyper serrée, la Guadeloupéenne Rose Calvez a su tirer son épingle du jeu en scorant la meilleure vague dans les dernières minutes. Elle se qualifie pour les quarts de finale en compagnie de la Basque Oihane Goñi, laissant une Naïa Monte impuissante, faute d’avoir pu améliorer son deuxième score.

    À l’inverse, la tenante du titre Carla Morera De La Vall n’a pas tremblé. L’Espagnole a survolé sa série avec un total solide de 14,00 points (deux vagues à 7,00 points), dominant la wildcard locale Charlie Leguay. La Néerlandaise Tiara Van Der Huls, victorieuse en Espagne la semaine dernière, continue elle aussi sa route.

    Les Bleus en progression chez les hommes

    Du côté des garçons, les Rounds de 64 et de 48 ont rendu leur verdict. L’international Sun Shlomo Malka a été le grand bonhomme du jour, signant le meilleur total (13,50 points) avant d’enchaîner une seconde victoire pour rejoindre les seizièmes de finale. Le Portugais Bruno Amado s’est également montré très affûté.

    La bonne nouvelle vient du clan tricolore : une solide délégation française composée de Hugo Flori, Jay Phipps, Malone Vieuge, Inigo Madina et Gabriel Abiven a brillamment validé son ticket pour la suite des hostilités. Seul bémol, l’actuel meilleur au classement junior, Alai Rodriguez Albeniz a été éliminé.

    Le prochain call est fixé à ce samedi 4 juillet à 9h00 pour un potentiel lancement des séries à 9h15.

  • Calendrier modifié en plein tour : la WSL a-t-elle vraiment tous les droits ?

    Calendrier modifié en plein tour : la WSL a-t-elle vraiment tous les droits ?

    Le monde du surf professionnel est en ébullition. L’annonce surprise d’une nouvelle étape de la WSL en plein cœur de la saison a déclenché une vague de colère chez les pensionnaires du Championship Tour (CT). Parmi les voix les plus critiques, celle du triple champion du monde Gabriel Medina, qui a ouvertement qualifié la situation de « blague ». Les surfeurs pointent du doigt un changement des règles du jeu en cours de route. Mais l’organisation a-t-elle enfreint ses propres lois ? Nous avons plongé dans le Rule Book officiel 2026 de la WSL pour démêler le vrai du faux.

    Ce texte secret qui protège les patrons du circuit

    Si certains fans et les athlètes crient à l’injustice, la réalité juridique est implacable : la WSL s’est légalement blindée contre ce genre de contestations. Dès le préface du règlement, à la page 8 du Rule Book, tout est écrit noir sur blanc. L’organisation stipule qu’elle peut amender ou compléter son livre de règles périodiquement avec le consentement de l’Office des Tours et des Compétitions.

    Mieux encore, le document mentionne l’existence d’un organe ultra-restreint appelé le Comité Spécial. C’est ce groupe très fermé qui possède les pleins pouvoirs pour valider ou rejeter les modifications majeures du CT. Parmi ses compétences directes, on retrouve :

    • Le nombre et l’emplacement des événements du CT (y compris les changements matériels de dates);
    • Le nombre d’épreuves en piscine à vagues;
    • Le nombre de surfeurs sur le circuit.

    En clair, rajouter une compétition aux Philippines ou modifier le calendrier en cours d’année est une procédure 100 % légale et prévue par leurs propres statuts.

    2 personnes décident de l’avenir du surf mondial

    Derrière ce mystérieux Comité Spécial ne se cache pas une assemblée de dizaines de spécialistes, mais un duo très restreint. La définition de l’Appendix D précise que ce comité est composé de seulement deux membres:

    1. Un représentant des surfeurs du CT (choisi parmi une liste de 3 noms approuvée par la WSL).
    2. Un directeur de compétition nommé par la WSL (validé par les athlètes).

    Ce sont ces deux uniques personnes qui, dans l’ombre, font la pluie et le beau temps sur le circuit mondial. Si Medina ou d’autres s’indignent, leurs propres représentants ont techniquement dû apposer leur signature pour que l’événement soit validé. La WSL a le pouvoir légal de modifier son calendrier quand elle le souhaite, et les surfeurs n’ont d’autre choix que d’accepter la décision de ce binôme tout-puissant.

  • Le Foilscoot : quand la trottinette des mers s’invite au line-up

    Le Foilscoot : quand la trottinette des mers s’invite au line-up

    Comme si le line-up n’était pas déjà assez saturé entre les longboards, les soft tops et les SUP, une nouvelle mutation technologique vient de franchir les portes de l’enfer aquatique. Son nom ? Le foilscoot. L’idée, née du cerveau de Benjamin Friant, double champion d’Europe de trottinette freestyle, est simple : visser un guidon sur un pump foil pour rendre la glisse accessible au premier venu.

    Sur le papier, l’analogie avec les skateparks fait frémir. On redoutait la prolifération des trottinettes sur le béton, les voilà désormais prêtes à investir les vagues.

    Un cauchemar logistique et sécuritaire au pic

    Si la pratique est techniquement rigolote, la réalité du terrain m’inquiète au plus haut point. Le foil traditionnel génère déjà une tension au pic à cause des risques de collision majeurs. Y ajouter un guidon pour gommer la courbe d’apprentissage va inévitablement attirer des pratiquants sans aucune notion des règles de priorité et de sécurité.

    Partager une vague avec un foil tranchant à deux mètres demande déjà un cœur bien accroché. Si le line-up se transforme en skatepark flottant, la cohabitation va vite tourner au vinaigre. L’innovation a du bon, mais ce « progrès » ressemble surtout à un futur casse-tête pour la sécurité de tous.

  • Pourquoi tous les regards du surf européen se tournent vers Capbreton ce week-end

    Pourquoi tous les regards du surf européen se tournent vers Capbreton ce week-end

    Le spot mythique du Santocha s’apprête à trembler. Du vendredi 3 au dimanche 5 juillet 2026, Capbreton accueille l’unique étape française du WSL Europe Junior Tour : le Quiksilver & ROXY Junior Pro. Durant trois jours, les meilleurs espoirs de moins de 20 ans vont s’affronter sur les vagues landaises pour ce troisième rendez-vous de la saison.

    L’enjeu est colossal pour la délégation tricolore qui évoluera à domicile. Si l’Espagnol Alfonso Suarez et l’Allemand Hans Odriozola mènent le tableau masculin, le contingent français doit prendre sa revanche avec un début d’année décevant. Chez les filles, la tenante du titre espagnole Carla Morera De La Vall devra faire face à une armada bleue ultra-déterminée, menée par Naïa Monte, Clémence Schorsch et la locale du Hossegor Surf Club, Malia Dupouy, bénéficiaire d’une wildcard.

    L’autre grande attraction de cette édition 2026 se passe hors de l’eau, ou plutôt sur la chaise de direction. L’ancien champion d’Europe Junior landais, Marc Lacomare, endosse pour la toute première fois le costume de directeur de compétition. Un passage de relais hautement symbolique pour celui qui a tant marqué le circuit professionnel et qui guidera désormais la nouvelle génération de surfeurs vers les sommets.

  • Hawaï, Nazaré, Teahupoo : Hommage aux patrouilles de lifequard qui veillent sur nos surfeurs

    Hawaï, Nazaré, Teahupoo : Hommage aux patrouilles de lifequard qui veillent sur nos surfeurs

    Quand la mythique compétition de l’Eddie Aikau s’est lancée à Waimea Bay dans des conditions dantesques, un groupe d’hommes a risqué sa vie pour que les surfeurs rentrent sains et saufs. Une vidéo vibrante vient de sortir pour rendre hommage à la Hawaiian Water Patrol, la véritable « Seal Team 6 » de l’océan.

    La naissance des lifeguards d’Hawaï

    Fondée par la légende Terry Ahue aux côtés de Brian Keaulana, cette patrouille d’élite a complètement révolutionné le sauvetage en mer. Dans les années 80, récupérer un surfeur en détresse à Sunset Beach se faisait à la rame, sur une planche de surf rigide. Un exploit souvent impossible.

    Ce sont ces hommes qui ont innové en fixant une planche de bodyboard derrière un jet-ski avec un simple tuyau d’arrosage. Le tout premier « sled » de l’histoire était né. Aujourd’hui, cette science de la survie se transmet de père en fils, comme une lignée sacrée connectée par le sang et le respect de l’océan.

    Un bouclier mondial, de Nazaré à nos côtes

    Mais Hawaï n’est plus seule à porter ce fardeau. Ce savoir-faire unique s’est exporté sur tous les spots XXL de la planète. À Teahupoo, la water patrol locale défie les vagues de récif les plus tranchantes du monde pour extirper les surfeurs de la zone d’impact. À Nazaré, au Portugal, les pilotes de jet-ski slaloment au milieu d’immeubles d’eau de 20 mètres pour arracher les athlètes au chaos blanc.

    Chez nous, sur les côtes françaises, nous avons les MNS (Maîtres-Nageurs Sauveteurs) appliquent cette même vigilance quotidienne face aux redoutables baïnes de l’Atlantique ou aux shorebreaks landais. Mais, je ne crois pas avoir vu une élite se former pour assurer la sécurité des surfeurs. Celle-ci se fait de manière beaucoup plus individuelle.

  • Alerte calendrier : Le barrel parfait de Cloud 9 débarque sur le CT 2026 !

    Alerte calendrier : Le barrel parfait de Cloud 9 débarque sur le CT 2026 !

    C’est la grosse annonce qui secoue la planète surf. La World Surf League vient d’officialiser l’intégration de Cloud 9, la mythique droite des Philippines, au calendrier du Championship Tour (CT) pour les saisons 2026 et 2027. Historiquement classé comme un QS 6 000, le Philippines Pro est officiellement promu dans l’élite mondiale et se déroulera du 31 octobre au 10 novembre 2026.

    Une assurance anti-flat pour la WSL

    Cette intégration surprise comme 11e étape n’est pas un hasard. La WSL a choisi de blinder son calendrier pour garantir un minimum de 12 événements cette saison, au cas où le Surf Abu Dhabi Pro – la piscine à vagues de Kelly Slater – ne pourrait pas se dérouler comme prévu (conflit Iran – EU qui déborde un peu). Ce nouvel événement vient ainsi sécuriser l’intégrité du format de la course au titre mondial.

    « Aller sur un nouveau spot, c’est toujours excitant. Cloud 9 a l’air d’être un slab ultra fun qui finit en section à airs. En tant que régular, tuber sur mon frontside (face à la vague) n’arrive presque jamais à part à Backdoor, donc j’ai vraiment hâte ! » – Leonardo Fioravanti, actuel numéro 1 mondial.

    Des ajustements majeurs au Portugal et à Abu Dhabi

    L’arrivée des Philippines provoque un jeu de chaises musicales en fin d’année. Le MEO Rip Curl Pro Portugal est avancé de six jours (16 au 25 octobre) pour ouvrir une fenêtre de tir à Cloud 9. De son côté, le Surf Abu Dhabi Pro est repoussé du 25 au 29 novembre, juste avant le Grand Prix de Formule 1.

    Le spot de Siargao accueillera un plateau réduit à 24 hommes et 16 femmes pour la phase cruciale du « postseason », juste avant le grand dénouement à Pipeline en décembre. Un rendez-vous historique qui s’annonce d’ores et déjà spectaculaire.

  • Une soirée exclusive à Anglet avec le chargeur Clément Roseyro

    Une soirée exclusive à Anglet avec le chargeur Clément Roseyro

    Bloquez votre agenda. Ce jeudi 2 juillet, la communauté surf se donne rendez-vous à Anglet, 7 allées Louis de Foix, pour un événement à ne pas manquer. Le shop Moskova accueille une soirée spéciale centrée sur l’enfant du pays, Clément Roseyro, devenu le premier Européen à remporter le prestigieux Tudor Nazaré Challenge.

    Le coup d’envoi sera donné dès 19h00 avec un apéro convivial, l’occasion parfaite pour se retrouver et échanger entre passionnés autour d’un food truck et des boissons. Mais le moment fort de la soirée aura lieu à 21h30/22h. Les lumières s’éteindront pour laisser place à la projection exclusive du teaser de son tout nouveau projet : Step Up.

    Loin des clips de gros classiques et formatés, ce film réalisé par Arthur Picard et monté par Stan VLF promet une immersion psychologique totale. Clément y dévoile les coulisses de ses deux derniers hivers passés à traquer les houles dantesques, mais surtout, il y met ses peurs à nu face à des vagues de 20 mètres.

    La soirée se prolongera ensuite avec une after party pour célébrer la culture surf locale. C’est l’occasion idéale de soutenir un talent d’ici avant que le projet ne commence sa diffusion officielle. Rendez-vous demain soir

  • JO 2028 : Le coup de poker des surfeurs pro se retourne contre eux

    JO 2028 : Le coup de poker des surfeurs pro se retourne contre eux

    C’est un véritable coup de tonnerre dans le monde du surf professionnel. Après quatre mois de bras de fer intense en coulisses, la Fédération Internationale de Surf (ISA) et le Comité International Olympique ont cédé face à la fronde des athlètes du Championship Tour (CT). Menaçant tout simplement de boycotter les épreuves qualificatives pour les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028, les stars du circuit mondial ont fait plier les instances.

    Hier, l’ISA a officialisé une refonte majeure de son système de qualification. À première vue, c’est une victoire : le nombre de places directement réservées à l’élite mondiale du CT passe de 5 à 8 par genre.

    Le piège de la règle des quotas par nation

    Pourtant, cette victoire syndicale a un goût très amer pour certains. C’est le piège parfait du « faites attention à ce que vous souhaitez ». En parallèle de cette augmentation de places, l’ISA a réduit le quota maximal par pays, le faisant passer de trois à deux athlètes. De plus, la règle stricte limitant à un seul qualifié par pays via le classement CT reste inchangée.

    Pour les nations ultra-dominantes comme les États-Unis, l’Australie et le Brésil, la route vers Los Angeles devient un véritable parcours du combattant. Si l’on figeait les classements aujourd’hui, des surfeurs du top mondial comme Yago Dora ou l’ancienne championne olympique Carissa Moore se verraient privés de Jeux au profit d’athlètes moins bien classés, mais issus de nations moins représentées.

    Les grands gagnants de cette réforme

    À l’inverse, cette décision fait le bonheur des « petites » nations du surf. Des athlètes comme le Mexicain Alan Cleland, le Marocain Ramzi Boukhiam ou l’Italien Leonardo Fioravanti voient leur billet pour 2028 quasiment assuré sans avoir à passer par les redoutables World Surfing Games. La guerre psychologique ne fait que commencer.

  • JQS Europe : Alerte rouge chez les garçons, les Françaises sauvent les meubles à Ferrol

    JQS Europe : Alerte rouge chez les garçons, les Françaises sauvent les meubles à Ferrol

    Après la deuxième étape du circuit Pro Junior de la WSL en Galice, le bilan est contrasté pour le clan tricolore. Si Naïa Monte brille, les garçons affichent un retard historique inquiétant avant l’étape capitale de Capbreton.

    Le GADIS Junior Pro Ferrol 2026 vient de rendre son verdict sur les vagues de la Playa de Esmelle. Si la victoire finale a échappé aux tricolores au profit de la surprise néerlandaise Tiara van der Huls et du Roumain John John Rabinovitch, c’est surtout le classement général européen qui interpelle.

    Des surfeurs bleus à la peine

    Historiquement dominateurs sur le circuit JQS depuis des décennies, les surfeurs français traversent une crise de résultats inédite. À l’issue des deux premières étapes (Maroc et Espagne), un seul Français figure désormais dans le top 20 européen : Alai Rodriguez Albeniz, 16 ans, solide sixième. Derrière lui, c’est le désert. De mémoire de suiveur, le clan tricolore n’avait jamais aligné si peu de représentants à ce niveau. Ce trou générationnel marquant sonne comme un véritable signal d’alarme pour la relève masculine.

    Les surfeuses françaises dominent

    Heureusement, le contingent féminin redonne le sourire et maintient la France à flot. À Ferrol, la jeune Naïa Monte s’est brillamment hissée en finale, ne cédant la première place qu’à quelques minutes de la sirène. Grâce à cette performance, elle grimpe sur la troisième marche du classement général. Le surf tricolore est d’ailleurs bien représenté avec quatre Françaises installées fermement dans le top 10 européen. Sans parler de Tya Zebrowski, qui vient d’atteindre sa première finale WCT à l’âge de 15 ans. Même constat pour Kiara Goold, qui est au même âge, est sur le circuit Challenger Series féminin.

    Allez les bleus, prochaine étape cette semaine à domicile, Capbreton.

  • Une planche de surf transformée en distributeur de bière pression

    Une planche de surf transformée en distributeur de bière pression

    C’est sans doute la fusion la plus rafraîchissante de l’année entre l’art du shape et la culture de l’après-session. En Australie, la brasserie Gage Roads Brew Co. a bousculé les codes du marketing en créant la toute première planche de surf au monde capable de contenir et de servir de la bière pression tout en restant parfaitement fonctionnelle à l’eau.

    Un défi d’ingénierie technique et de shape

    Pour donner vie à ce projet à la frontière de l’exploit technique et du coup de génie publicitaire, la brasserie s’est associée au célèbre shaper Chris Garrett, fondateur de Phantom Surfboards. Inspiré par la mythique silhouette de la Greenough Spoon des années 60, Garrett a dû creuser le pain de mousse pour y intégrer une chambre alimentaire scellée de 10 litres.

    L’ajout d’une valve de pressurisation et d’un robinet amovible a transformé l’atelier en un véritable laboratoire d’expérimentation, non sans quelques explosions de prototypes en cours de route. Le but ultime : s’assurer que la bière reste fraîche et sous pression, sans que la planche ne perde sa flottabilité ni ses propriétés hydrodynamiques lors de la session.

    Validée au line-up par des légendes de la glisse

    Honnêtement, ce n’est que du marketing destiné à décorer un comptoir de bar, mais cette planche « Single Fin » a immédiatement été jetée à l’eau et on peut la surfer (pas sûr pour les airs, lol). Et pour valider le shape, la marque n’a pas fait les choses à moitié en recrutant des ambassadeurs de classe mondiale : le médaillé olympique et copropriétaire de la marque Jack Robinson, accompagné du free surfer de légende Brendan « Margo » Margieson.

    Les deux athlètes ont pu confirmer la viabilité de l’engin dans les vagues, ancrant cette campagne audacieuse dans une réelle crédibilité surf. Une manière parfaite pour Gage Roads, marque née en 2004 en Australie-Occidentale, de réaffirmer son attachement viscéral à l’océan et à la communauté des surfeurs.

  • Blakey Johnston : l’incroyable calvaire physique derrière un record du monde de surf historique ou « débile »

    Blakey Johnston : l’incroyable calvaire physique derrière un record du monde de surf historique ou « débile »

    Imaginez passer plus de 10 heures par jour dans une eau glaciale pour enchaîner les sessions de glisse. C’est l’exploit complètement fou réalisé par l’Australien Blakey Johnston. Pour reconquérir son titre de recordman du monde, cet athlète de l’extrême a surfé pas moins de 4 097 vagues en seulement un mois.

    Un nouveau mini-documentaire vient de dévoiler les coulisses de ce marathon aquatique hors norme, et le bilan pour son corps est tout simplement effrayant. Avec une moyenne de 10,3 heures de surf quotidiennes et seulement 3,5 heures de sommeil par nuit, son organisme a frôlé la rupture. Johnston a confié avoir souffert d’une infection aiguë à l’oreille, de douleurs nerveuses inexpliquées et d’un énorme ulcère au talon causé par le frottement permanent de ses chaussons en néoprène.

    Au total, le surfeur de Cronulla aura passé près de 18 heures debout sur sa planche, enchaînant plus de 21 000 virages et 674 tubes dans les eaux hivernales. Mais derrière cette performance presque surhumaine et ces souffrances brutales se cache une cause noble : ce projet solidaire a permis de récolter 330 000 dollars pour la santé mentale des enfants. Un sacrifice immense à découvrir d’urgence en vidéo.

  • Le retour de la micro-algue toxique Ostreopsis au Pays basque : nos conseils pour sauver vos sessions

    Le retour de la micro-algue toxique Ostreopsis au Pays basque : nos conseils pour sauver vos sessions

    L’été s’installe, l’eau se réchauffe, mais un vieil ennemi invisible vient déjà gâcher la fête sur la Côte basque. La mairie de Biarritz a été contrainte d’interdire la baignade et les activités nautiques au Port-Vieux. En cause ? Le grand retour d’Ostreopsis ovata, cette micro-algue toxique qui s’incruste désormais chaque saison, de Biarritz jusqu’aux spots espagnols.

    Favorisée par le grand soleil, l’absence de houle et une eau qui chauffe anormalement sous l’effet du changement climatique, cette intruse libère des toxines hautement volatiles. Si tu te rappelles les étés galères de 2021 ou de 2025, tu connais la chanson : états grippaux, gorges qui brûlent et yeux irrités. Le pire pour nous ? Pas besoin de boire la tasse pour morfler. Les toxines passent dans les embruns ; un simple check des vagues depuis le haut de la falaise par vent onshore peut suffire à te rendre malade.

    Le point santé : Les symptômes ressemblent à une grosse grippe estivale (rhinite, toux, fièvre). Ils apparaissent généralement quelques heures après l’exposition et s’estompent en 24 à 48 heures.

    Heureusement, on peut limiter la casse et adapter nos habitudes. Si les conditions te poussent quand même à l’eau sur les spots limitrophes, applique ces trois règles d’or :

    • Fuis le line-up par vent de mer : Les toxines se propagent via les aérosols. Un vent onshore rabat la brume toxique directement vers tes poumons. Privilégie les sessions matinales avant que le vent thermique ne se lève.
    • Douche obligatoire et immédiate : Ne laisse pas l’eau salée sécher sur ta peau. Rince-toi abondamment à l’eau douce dès la sortie du spot (pense au jerrican d’eau douce au camion).
    • Checke les applications locales : Ne joue pas au plus malin sur les plages fermées. Suis les alertes de la communauté d’agglomération avant de te mettre à l’eau. Si le drapeau violet est de sortie, passe ton tour ou monte plus au nord des Landes.

    Reste safe, et protège tes bronches !

  • Le longboard de compétition est-il en train de s’autodétruire ?

    Le longboard de compétition est-il en train de s’autodétruire ?

    J’adore le longboard. C’est esthétique, c’est historique, c’est l’essence même de la glisse. Pourtant, après 18 ans à suivre le surf professionnel au quotidien, je craque : le circuit mondial m’ennuie profondément et sa mentalité actuelle me rebute.

    La guerre du longboard classic vs moderne

    Pourquoi ? Parce qu’on nous sert la même soupe en boucle. Des vagues d’un mètre propre, des point breaks standardisés, et des critères de jugement devenus totalement illisibles. Même avec des décennies de culture surf derrière moi, je ne comprends plus les notes des juges la majeure partie du temps. Le longboard est devenu le théâtre d’une guerre de clochers stérile entre les puristes nostalgiques du single fin classique et les acharnés du tri-fin ultra-moderne. Une niche dans la niche qui se regarde le nombril pendant que le navire coule.

    La réalité économique est pathétique : quand le troisième du classement européen doit renoncer aux étapes internationales parce que les prize money sont dérisoires et que voyager ne vaut plus le coup financièrement, c’est que le système est cassé.

    Le longboard intéresse t’il encore ?

    Et le pire, c’est que le public est demandeur ! Les réseaux sociaux ne mentent pas : une seule vague d’Édouard Delpero à Guéthary cumule 651 000 vues, et une bombe de Louis Marchiset à La Nord Hossegor frôle le million. Les internautes veulent voir du longboard, mais pas celui qu’on leur impose dans ces formats de compétition aseptisés.

    Il est temps de bousculer les codes. Pour être sacré champion du monde, un surfeur doit être complet : gracieux sur le nose, mais aussi capable de charger quand le plan d’eau s’énerve. La récente épreuve à Abu Dhabi a frôlé le ridicule : la majorité des compétiteurs étaient incapables de caler un tube proprement. On est bien loin des Hawaiiens qui allaient s’enfermer dans des cavernes à Pipeline avec des planches de 9 pieds. Si la discipline refuse de se moderniser et de montrer du gros surf, elle finira par mourir dans l’indifférence générale.