Auteur/autrice : Kelly Slater

  • Surf City El Salvador Pro 2026 : Journée historique pour Fioravanti et Moore au Salvador

    Surf City El Salvador Pro 2026 : Journée historique pour Fioravanti et Moore au Salvador

    Le spot de Punta Roca vient de délivrer un scénario que même les meilleurs experts d’Hollywood n’auraient pas pu prédire. Ce samedi 13 juin 2026, le Surf City El Salvador Pro s’est achevé dans une tempête d’émotions brutes, marquée par deux destins hors normes : le retour fracassant d’une jeune maman entrée dans la légende et les larmes d’un surfeur qui attendait son heure depuis dix ans.

    Leonardo Fioravanti : Dix ans de sacrifices pour une délivrance historique

    L’Italie tient enfin son tout premier champion sur le Championship Tour (CT). À 28 ans, Leonardo Fioravanti a brisé sa malédiction de la plus belle des manières. Après deux échecs cruels en finale du côté de Pipeline, le surfeur italien (habitant à Hossegor) a survolé les vagues du Salvador, s’affirmant comme le surfeur le plus affûté de la semaine. C’est d’ailleurs lui qui a signé l’unique note de 9,00 points du côté des quarts de finale.

    En finale, Fioravanti faisait face au monstre sacré et actuel numéro 1 mondial, Italo Ferreira. Le Brésilien s’est présenté sur l’épreuve avec huit points de suture au genou à la suite d’un terrible choc avec un longboard deux jours avant le coup d’envoi. Malgré cette blessure, Ferreira a balayé Gabriel Medina en demi-finale dans un duel dantesque.

    Mais lors de l’ultime affrontement, l’Italien a immédiatement douché ses espoirs en scorant un 8,33 d’entrée de jeu grâce à des turns puissants et ultra-engagés. Incapable de trouver une seconde vague solide, Ferreira a dû s’avouer vaincu (15,33 contre 10,90).

    « Ça ne semble pas réel. J’ai dédié les dix dernières années de ma vie à obtenir cette victoire. J’ai frôlé le but si souvent… » a confié un Fioravanti en larmes à sa sortie de l’eau. Cette victoire propulse l’e Romain’italien à la 3e place mondiale, brisant le fameux squat brésilien au sommet du classement.

    Carissa Moore : La maman surfeuse dicte sa loi à la nouvelle génération

    Chez les femmes, le constat est tout aussi vertigineux. Après avoir pris une pause de deux ans pour donner naissance à sa fille et s’occuper de sa famille, Carissa Moore prouve que son esprit de compétition est resté absolument intact. En s’imposant face à sa rivale de toujours, Tyler Wright, l’Hawaïenne décroche sa deuxième victoire consécutive cette saison, juste après son sacre au New Zealand Pro.

    Il s’agit du 30e triomphe en carrière pour la quintuple championne du monde, qui teste actuellement une formule inédite : son mari officie à ses côtés en tant que coach. Un choix payant. Lors d’une finale de titans, Wright a brièvement pris les commandes à cinq minutes de la fin de la série avec une vague notée 6,17. Mais la réponse de Moore ne s’est pas fait attendre : un enchaînement chirurgical sur une section tendue, récompensé par un 6,67 qui lui redonne définitivement l’avantage (15,10 à 13,84).

    Cette victoire replace Moore au 2e rang mondial, juste derrière Gabriela Bryan. Elle confirme surtout la révolte du « club des trentenaires » (Moore, Wright, Gilmore, Peterson). Face à la fougue des adolescentes comme Caity Simmers, Caroline Marks ou Erin Brooks, qui glissent doucement au classement, les vétéranes ont décidé de verrouiller les podiums en 2026.

    Cap sur le Brésil : La tempête de Rio arrive

    Les surfeurs de l’élite n’auront pas le temps de célébrer bien longtemps. Dès le 19 juin, le circuit mondial se déplace en Amérique du Sud pour le VIVO Rio Pro. Gabriela Bryan portera la lyre jaune de leader chez les femmes, tandis qu’Italo Ferreira, boosté par son statut de finaliste héroïque, arrivera sur ses terres natales bien décidé à consolider son trône mondial. Fioravanti, lui, compte bien prouver que sa place dans le top 3 n’a absolument rien d’un hasard.

    Tous les résultats du Surf City El Salvador Pro 2026

    Finale Femmes

    • 1 – Carissa Moore (HAW) : 15.10
    • 2 – Tyler Wright (AUS) : 13.84

    Finale Hommes

    • 1 – Leonardo Fioravanti (ITA) : 15.33
    • 2 – Italo Ferreira (BRA) : 10.90

    Demi-finales Femmes

    • SÉRIE 1 : Carissa Moore (HAW) 12.17 bat Gabriela Bryan (HAW) 11.33
    • SÉRIE 2 : Tyler Wright (AUS) 13.00 bat Molly Picklum (AUS) 11.00

    Demi-finales Hommes

    • SÉRIE 1 : Leonardo Fioravanti (ITA) 12.00 bat Kanoa Igarashi (JPN) 10.10
    • SÉRIE 2 : Italo Ferreira (BRA) 14.70 bat Gabriel Medina (BRA) 14.17

    Quarts de finale Femmes

    • SÉRIE 1 : Gabriela Bryan (HAW) 14.83 bat Anat Lelior (ISR) 7.50
    • SÉRIE 2 : Carissa Moore (HAW) 13.67 bat Luana Silva (BRA) 6.07
    • SÉRIE 3 : Molly Picklum (AUS) 14.33 bat Caroline Marks (USA) 11.50
    • SÉRIE 4 : Tyler Wright (AUS) 13.33 bat Caitlin Simmers (USA) 12.27

    Quarts de finale Hommes

    • SÉRIE 1 : Kanoa Igarashi (JPN) 14.67 bat Callum Robson (AUS) 13.27
    • SÉRIE 2 : Leonardo Fioravanti (ITA) 15.93 bat Marco Mignot (FRA) 13.00
    • SÉRIE 3 : Italo Ferreira (BRA) 10.67 bat Kauli Vaast (FRA) 8.33
    • SÉRIE 4 : Gabriel Medina (BRA) 8.80 bat Alan Cleland (MEX) 8.10
  • Red Bull King of the Mousse : Pierre-Olivier Coutant et Jade Ouradou s’imposent à Hossegor

    Red Bull King of the Mousse : Pierre-Olivier Coutant et Jade Ouradou s’imposent à Hossegor

    Le verdict est tombé à La Centrale/Nord ! Après une journée de pur plaisir dans des vagues parfaites, la première édition française du Red Bull King of the Mousse a livré ses résultats.

    Chez les filles, c’est Jade Ouradou qui décroche la première place après avoir survolé ses séries sur sa planche en mousse, suivie de près par Gabriella Lailvaux et Laly Nicolas.

    Du côté des garçons, la bataille sur le banc de sable landais a été intense, mais c’est l’expérimenté Pierre-Olivier Coutant qui monte sur la plus haute marche du podium, devançant Hugo Flori et Axel Dominguez.

    Mention spéciale à Damien de Saint Remy : en plus de sa 8e place au général, il repart avec le très convoité Prix Spécial Tricks grâce aux cabrioles les plus folles de la journée. Un grand bravo aux 60 participants pour ce show mémorable. Vivement la prochaine édition !

    @icones_surf

    Première du « king of the mousse » de Red Bull, une première édition bien cool sur la plage de la Centrale à Hossegor #surf #surfing #surfer #surfers #waves #hossegor

    ♬ son original – Icônes Surf, le média surf – Icônes Surf, le média surf
  • Jour de finale au Salvador : pourquoi le dénouement de cette nuit va marquer l’histoire du CT

    Jour de finale au Salvador : pourquoi le dénouement de cette nuit va marquer l’histoire du CT

    La compétition est lancée à Punta Roca. La cinquième étape du CT 2026 s’apprête à sacrer ses champions dans des conditions parfaites. Une houle solide de 1m50 à 2m déferle sur le fameux pointbreak en droite, offrant une toile idéale pour le très haut niveau.

    Le choc des titans chez les femmes

    Le tableau féminin s’ouvre sur une énorme pression. La numéro 1 mondiale Gabriela Bryan remet son titre en jeu face à Anat Lelior. Derrière, l’ambiance monte d’un cran avec une succession de duels légendaires : Luana Silva défie Carissa Moore, tandis que la tenante du titre mondial Molly Picklum affronte Caroline Marks. Pour finir, Tyler Wright se mesurera à Caitlin Simmers.

    Nos Français face aux monstres sacrés

    Côté messieurs, la tension est maximale pour le clan tricolore. Marco Mignot, impérial au buzzer aux tours précédents, affronte l’Italien Leonardo Fioravanti dans un derby européen bouillant.

    Le jeune rookie Kauli Vaast hérite quant à lui d’un monstre sacré : le champion du monde 2019 Italo Ferreira. En clôture de ces quarts, Gabriel Medina fera face au chouchou local Alan Cleland Jr. dans un duel électrique. Les phases finales s’enchaînent dès 7h05 heure locale.

  • Le mensonge d’un surfeur à Waikiki totalement démasqué en vidéo

    Le mensonge d’un surfeur à Waikiki totalement démasqué en vidéo

    Waikiki, ses vagues faciles, ses couchers de soleil… et ses droites de forains. C’est le spot pour débutants par excellence, là où le chill est normalement roi. Pourtant, une violente bagarre vient d’y éclater, et l’histoire a pris un tournant totalement fou.

    Une plainte pour agression… un peu trop rapide

    Tout commence lorsqu’un touriste sort de l’eau en furie pour interpeller les flics et les sauveteurs. Son histoire ? Un local l’aurait violemment agressé et frappé au visage sur le pic de Queens. Il remplit sa déposition, bien décidé à faire coffrer son adversaire. Sauf qu’à l’ère du numérique, l’océan a des yeux.

    Le replay de la Cam Surfline détruit sa version

    Le média HHNewz a fouillé dans les archives de la webcam Surfline. Et là, c’est le drame pour notre plaignant. Les images montrent clairement le touriste sauter de sa planche pour plaquer au sol un surfeur en SUP, déclenchant lui-même les hostilités après avoir grillé toutes les priorités et insulté le local.

    Un rappel cinglant que l’océan n’appartient à personne. Le respect doit être mutuel, surtout sur un spot de novices. Et comme dirait un pote : pas de violence, c’est les vacances… enfin, visiblement pas pour tout le monde !

  • CT au Salvador : Quand la WSL snobe des vagues magiques pour des prévisions

    CT au Salvador : Quand la WSL snobe des vagues magiques pour des prévisions

    Punta Roca a offert bien plus que prévu ces derniers jours pour le Surf City El Salvador Pro. Pourtant, la compétition est entrée dans une phase d’attente qui agace. Alors que des murs massifs, deux à trois fois au-dessus de la tête, déroulaient proprement sur le pointbreak salvadorien, les organisateurs ont décidé de lever le pied. Une décision incompréhensible, partagée par nos confrères du média Duke Surf (sur place), qui estiment à juste titre que les demi-finales auraient dû être bouclées depuis 24 heures, voir toute la compétition.

    Le coup de poker de Renato Hickel : Un pari ultra-risqué sous les tropiques

    Ce blocage met en lumière un problème récurrent : la dépendance aveugle de la direction de course aux outils de prévisions, Surfline en tête. L’application reine du secteur a pourtant montré ses limites flagrantes. Pendant deux jours, ses algorithmes affichaient du rouge (« conditions médiocres »), alors que le plan d’eau était fantastique. Ce n’est pas une surprise pour nous en France, où l’on sait pertinemment que Surfline est complètement « éclaté au sol » (c’est mon point de vue un peu radical) et pas du tout au niveau de sa réputation. Au Salvador, l’erreur informatique a sauté aux yeux de tout le monde.

    Le patron du circuit, Renato Hickel, a préféré parier sur une journée de samedi théoriquement « épique », quitte à envoyer les quarts de finale dans des vagues déclinantes le vendredi. C’est un coup de poker ultra-risqué. Sous les tropiques, le moindre grain ou phénomène local peut détruire un plan d’eau en quelques minutes, peu importe si les cartes météo virent au vert sur l’écran.

    L’époque des compétitions qui s’éternisent dans l’espoir d’un swell mythique commence à lasser. Quand les vagues sont là, il faut envoyer les séries. Vouloir miser sur « encore mieux » alors que le spectacle est déjà garanti est un luxe dangereux. Le verdict tombera d’ici quelques heures, mais on croise les doigts pour que ce choix ne transforme pas une édition historique en immense frustration.

  • 3 vidéos de surf sorties aujourd’hui que vous devez voir

    3 vidéos de surf sorties aujourd’hui que vous devez voir

    Trop de clips sont sortis d’un coup aujourd’hui. Plutôt que de vous noyer sous des articles individuels, on va droit au but avec les trois sessions qu’il ne fallait pas rater, entre drame au Mexique, pure culture free-surf et voyage au Maroc.

    Le Pacifique en furie engloutit un camion à Puerto Escondido

    Le dernier vlog de Jamie O’Brien à Zicatela fait froid dans le dos. Une houle massive de plus de 20 pieds (plus de 6 mètres de face) s’est abattue sur le beachbreak mexicain, transformant le line-up en véritable exercice de survie.

    Mais le choc visuel s’est produit sur le sable : Matthew Smith, photographe local et pilier de la sécurité en mer, a vu son pick-up et l’intégralité de son matériel photo emportés puis engloutis par l’océan. Un coup dur pour ce travailleur de l’ombre, pour qui une cagnotte GoFundMe a immédiatement été lancée par la communauté.

    « Ritualistic Tendencies » : Le prétendant au film de l’année

    Le collectif Ritual — la marque de lunettes pilotée par Noa Deane, Mikey Wright, Harry Bryant et Dion Agius — vient de lâcher son tout premier long-métrage. Le modèle économique est simple : vendre des solaires accessibles pour financer des productions indépendantes.

    Le résultat, filmé sur 18 mois entre le North Shore et l’Indonésie par Wade Carroll, est une mine de haute performance brute. C’est l’anti-compétition par excellence, et ça fait du bien.

    Pour les anciens, comme moi, l’introduction ne laisse pas de marbre avec le morceau de musique « kissing the sun », qui était la musique de la section Shane Powell dans « Tripping the planet ».

    Liam Sahyoun et la transmission de l’hiver marocain

    On change de rythme avec le carnet de voyage de Liam Sahyoun, qui a passé plusieurs mois à traquer les rentrées de houle sur les côtes marocaines.

    Des droites parfaites de la Pointe des Ancres aux tubes de Safi, le film documente surtout sa relation avec la gauche puissante de Tafedna et ses sessions backside dans le désert, près de Dakhla. Un trip familial et authentique partagé aux côtés de son père.

  • Alerte : Grosses frayeurs pour deux icônes de la culture surf

    Alerte : Grosses frayeurs pour deux icônes de la culture surf

    Le monde de la glisse a retenu son souffle cette semaine. À seulement 48 heures d’intervalle, deux figures légendaires qui incarnent l’histoire et l’esprit de notre culture ont été hospitalisées d’urgence après des accidents critiques en pleine session. Fort heureusement, le pire a été évité de justesse pour ces deux monuments du surf mondial.

    Ross Clarke-Jones : L’insatiable chargeur de Victoria

    Lundi 8 juin, la légende australienne des vagues géantes, Ross Clarke-Jones (l’éternel « Slick Willie »), a été évacuée en urgence à Port Campbell, au sud-ouest de Melbourne. À 60 ans tout juste, le surfeur a subi un violent impact au haut du corps, s’en sortant avec de multiples traumatismes faciaux et un nez cassé.

    Fidèle à sa réputation de trompe-la-mort, Clarke-Jones a signé sa propre décharge dès le lendemain matin, annulant son IRM. Un proche a résumé son état d’esprit : « Il est bien amoché, mais ce n’est pas la première fois. C’est son métier. » À peine remis, l’Australien rêve déjà de retourner défier Nazaré et de s’aligner sur un prochain Eddie Aikau. Une résilience brute, gravée dans l’ADN du surf de gros.

    Timmy Patterson : Le shaper des champions sauvé des eaux

    Mercredi 10 juin, le choc s’est déplacé sur la côte d’Orange County en Californie. Timmy Patterson, le shaper mythique de Dana Point qui shape les boards de l’élite mondiale — et notamment du champion du monde WSL Italo Ferreira —, a été victime d’un grave malaise cardiaque (d’après les premiers indices) en pleine session, provoquant un début de noyade critique.

    Placé en coma artificiel aux soins intensifs, Patterson a fait trembler le « surf ghetto » (quartier des shapers) de San Clemente. Mais le miracle a eu lieu quelques heures plus tard : tube respiratoire retiré, il est désormais conscient et d’humeur à plaisanter. Il doit une fière chandelle à son fils, qui l’a sorti de l’eau à temps. Le shaper iconique espère être de retour chez lui très vite et compte bien reprendre le rabot d’ici une semaine.

    Bon rétablissement à ces deux légendes vivantes qui continuent d’écrire l’histoire de notre sport.

  • deux Français en quarts au Salvador face aux monstres du CT

    deux Français en quarts au Salvador face aux monstres du CT

    La folie s’empare d’El Salvador ! Le contingent tricolore fait vibrer le surf français sur cette étape du CT. Après la masterclass de Marco Mignot face à Yago Dora au tour précédent, c’est Kauli Vaast qui a dicté sa loi dans des vagues pourtant complexes.

    Opposé au redoutable Brésilien Joao Chianca, le Tahitien a sorti le grand jeu pour s’imposer avec un score solide de 12,76 contre 10,76. Une victoire nette et sans bavure qui valide son billet pour le top 8.

    Mais le véritable miracle du jour vient d’Italo Ferreira. Malgré une vilaine blessure et des points de suture tout frais, le champion olympique a surmonté la douleur pour éliminer Crosby Colapinto.

    Le décor des quarts de finale est planté : Marco Mignot affrontera Leonardo Fioravanti, tandis que Kauli Vaast se mesurera à ce guerrier d’Italo. Le choc s’annonce légendaire !

    Le souvenir d’Hossegor en 2019

    La dernière fois que deux surfeurs tricolores ont atteint simultanément le Top 8 d’un événement de l’élite mondiale, c’était lors du Quiksilver Pro France 2019. À l’époque :

    • Jérémy Florès avait tracé sa route dans des tubes parfaits pour s’offrir une victoire historique à domicile.
    • Marc Lacomare, invité sur l’épreuve (wildcard), avait enflammé le public landais en se hissant lui aussi en quarts de finale (battu de justesse par Jack Freestone).
  • Red Bull King of the Mousse : le contest surf le plus fou de l’été débarque à Hossegor

    Red Bull King of the Mousse : le contest surf le plus fou de l’été débarque à Hossegor

    Le 13 juin 2026, le spot de la Centrale à Hossegor accueille l’un des contests les plus décalés de la scène surf. Red Bull King of the Mousse pose une règle simple et impitoyable : tout le monde surfe en mousse, et personne ne choisit sa planche.

    La Roue du Shred : l’égaliseur ultime

    C’est le concept qui rend cet événement unique. À chaque série, les participants font tourner la fameuse Roue du Shred, qui leur impose aléatoirement une planche parmi plusieurs modèles de foamies : Beater, Stump, Skipper ou longboard en mousse. Résultat : impossible de s’appuyer sur un matériel taillé pour ses points forts. Un rider habitué aux shortboards peut très bien se retrouver à gérer un longboard en mousse, pendant qu’un longboardeur hérite d’un micro Stump.

    C’est précisément là que la magie opère. Le surf redevient un terrain de jeu brut, où l’adaptation, le style et l’audace comptent autant que le niveau technique. Et c’est filmé (du moins par Icônes Surf), commenté, et vécu depuis la plage par tous ceux qui viennent regarder.

    Des conditions surf de rêve pour la compétition

    C’est une journée magique qui s’annonce avec du soleil, de la chaleur et des vagues incroyables. Hasard du calendrier, des vagues de plus d’1m50 avec du vent offshore sur toute la journée sont prévus samedi.

    Un contest ouvert à tous, pas réservé aux élites

    Red Bull King of the Mousse ne s’adresse pas qu’aux pros. Équipes universitaires, clubs locaux, passionnés du coin : le format est pensé pour accueillir une vraie diversité de profils. Ce qui crée des confrontations imprévisibles — et souvent plus intéressantes à regarder qu’une compétition classique où les favoris sont connus d’avance.

    Les juges noteront le style, l’engagement et la capacité à tirer le meilleur d’une planche qu’on ne vous a pas laissé choisir. Plusieurs prix seront décernés en dehors du classement général : Meilleur trick, Meilleur style, Meilleur outfit. Autrement dit, même sans gagner la finale, il y a des raisons de se démarquer.

    Le programme du 13 juin

    L’événement se déroule sur toute la journée, dans le cadre de la Fête de la Plage à Hossegor :

    • 9h00 – 13h30 : Phases préliminaires
    • 13h30 – 14h50 : Demi-finales
    • 14h50 – 15h20 : Expression Session
    • 15h30 – 16h00 : Finale
    • À partir de 16h00 : After party et remise des prix

    L’accès est gratuit et ouvert à tous. Que vous veniez surfer ou simplement poser votre serviette sur la plage de la Centrale, le show sera aussi bien dans l’eau que sur la grève.

    Comment s’inscrire ?

    Les inscriptions sont ouvertes sur le site officiel Red Bull. Que vous soyez compétiteur ou simple passionné qui veut passer une bonne journée à Hossegor, le 13 juin s’annonce comme l’un des rendez-vous surf de cet été.

    👉 S’inscrire au Red Bull King of the Mousse 2026


    Red Bull King of the Mousse — Samedi 13 juin 2026 — La Centrale, Hossegor. Entrée gratuite.

  • Surf or die, film de surf post-apocalyptique

    Surf or die, film de surf post-apocalyptique

    C’est probablement le projet le plus dingue et le plus jouissif de l’année. Imaginez un crossover brutal entre The Last of Us et Point Break, entièrement façonné par une intelligence artificielle. Son nom ? « Surf or Die ».

    Le pitch nous propulse en 2065, dans une Californie du Sud dévastée où les marées sont brisées. Dans ce monde en ruine, la marée basse appartient aux morts, la marée haute à l’océan. Les surfeurs sont devenus les seuls Gardiens capables de naviguer entre les deux mondes pour survivre.

    Esthétiquement, c’est une claque absolue qui ressuscite les films d’horreur des années 80. Visuellement bluffant, le trailer intègre même un personnage de The Walking Dead et transpose l’apocalypse jusque sur le spot mythique de Nazaré. Le clou du spectacle ? Voir les riders fracasser des vagues et des crânes de zombies en hurlant Surf Or Die. Une pépite d’IA à voir absolument.

  • Le monde du surf sous le choc après la perte de l’un de ses plus grands espoirs des années 90

    Le monde du surf sous le choc après la perte de l’un de ses plus grands espoirs des années 90

    Le milieu du surf s’est réveillé avec le cœur lourd. De Piha jusqu’aux vagues parfaites d’Indonésie, une immense vague d’émotion traverse la communauté après l’annonce du décès soudain de Troy Hirst. Véritable icône de sa génération, le surfeur néo-zélandais s’est éteint la semaine dernière, laissant derrière lui un héritage immense et une famille endeuillée.

    L’enfant prodige qui a brisé les records à Piha

    Pour toute une génération, Troy Hirst restera ce gamin talentueux qui a bousculé la hiérarchie mondiale au début des années 90. En 1993, alors qu’il n’avait que 16 ans, il réalise l’exploit de remporter le prestigieux championnat national Open de Nouvelle-Zélande dans les vagues massives et piégeuses de Piha.

    Ce record de précocité absolue tiendra plus d’une décennie. Doté d’un style sur le rail ultra-puissant et d’un engagement total dans le tube, il était le surfeur rêvé pour faire la couverture des magazines de l’époque.

    Une vie dédiée aux tubes parfaits de Lakey Peak

    Mais au-delà des lycras de compétition, c’est l’Indonésie qui a définitivement capturé son âme. Troy y avait posé ses valises il y a plus de vingt ans pour s’installer à Lakey Peak, devenant un pilier incontournable du line-up et de l’industrie locale de la fabrication de planches.

    C’est sur ce récif mythique qu’il a fondé sa famille et transmis son amour des vagues à son fils, Westen Hirst, aujourd’hui considéré comme l’un des jeunes goofy-footers les plus brillants et engagés d’Indonésie. Aujourd’hui, les hommages affluent du monde entier et une cagnotte de solidarité a été mise en place pour soutenir ses enfants, Mikayla et Westen, face à cette terrible épreuve.

  • Filipe Toledo divise la communauté avec un air stratosphérique au Salvador (vidéo)

    Filipe Toledo divise la communauté avec un air stratosphérique au Salvador (vidéo)

    En direct d’El Zonte au Salvador, le double champion du monde Filipe Toledo vient de lâcher une bombe sur ses réseaux. Selon lui, il a plaqué le plus haut alley-oop de sa vie. Les images sont folles…

    Dans les commentaires, le débat fait rage. Si la légende Mick Fanning préfère son move mythique à Jeffreys Bay, tout le monde valide ce vol comme l’un des plus massifs de l’histoire. Éliminé prématurément au Round 2 par Kauli Vaast, Toledo quitte la compétition tôt mais signe l’action la plus mémorable de la semaine.

  • Duel électrique dans un gros 3 M à El Salvador : comment Marco Mignot a fait plier Yago Dora

    Duel électrique dans un gros 3 M à El Salvador : comment Marco Mignot a fait plier Yago Dora

    J’ai vu la série et honnêtement, le braquage est total, mais tellement mérité. Dans un spot verrouillé par des bombes massives d’un bon 3 mètres, Marco Mignot s’est offert le scalp du champion du monde Yago Dora au terme d’un duel d’une rare violence physique.

    Le Français a immédiatement planté le décor en scorant un 6,67 après une prise de risque monstrueuse sur sa dernière manœuvre. Dos au mur dans ces conditions musclées, le Brésilien a poussé ses dérives à la limite, mais ses espoirs se sont fracassés sur ses fins de vagues. C’est finalement à la dernière minute, sur un ride ultra-engagé noté 6,17, que Marco arrache la victoire pour un minuscule 0,01 point. Les Brésiliens vont hurler au vol, mais le patron, c’est Marco.

  • Ce jour où tout a basculé pour Léo-Paul Étienne avant de défier les vagues les plus lourdes du Pacifique

    Ce jour où tout a basculé pour Léo-Paul Étienne avant de défier les vagues les plus lourdes du Pacifique

    Quand un surfeur de ce niveau se blesse gravement au genou, le doute s’installe forcément. Pour le Guadeloupéen Léo-Paul Étienne, l’éloignement forcé de l’océan a été une épreuve mentale autant que physique. Mais l’ancien champion du monde ISA junior n’est pas du genre à regarder le train passer. Son tout dernier édit, intitulé RELENTLESS, retrace cette reconstruction acharnée, loin des projecteurs.

    De l’enfer de la rééduc au paradis de Tahiti

    Le film nous plonge directement dans le vif du sujet : l’intensité brute des barrels de Teahupoo, à Tahiti. Là-bas, la moindre erreur se paie cash, d’autant plus quand on revient avec un genou tout juste réparé.

    Après la tension du Pacifique, place au retour aux sources. Léo-Paul nous emmène dans les eaux chaudes de son enfance en Guadeloupe, avant de partir explorer des bancs de sable totalement isolés et secrets au cœur des Caraïbes.

    « Surfer, voler en foil, partir à l’aventure… C’est juste la poursuite sans fin de ce que j’aime. » — Léo-Paul Étienne

    Entre sessions de pur surf engagé, lignes de foil ultra-fluides et ride sauvage, cette vidéo est vraiment cool, elle motive. C’est le récit d’un waterman complet qui renoue enfin avec son élément, poussé par une quête obsessionnelle. Une vraie dose d’adrénaline et d’inspiration pour quiconque a déjà dû repartir après une blessure.

  • Le coup de folie à la dernière seconde qui a enflammé le Salvador Pro

    Le coup de folie à la dernière seconde qui a enflammé le Salvador Pro

    Le Round 2 féminin du Surf City El Salvador Pro a offert un spectacle d’une intensité rare sur les droites de Punta Roca. Entre envolées de dernière minute et bonnes vagues, les meilleures surfeuses de la planète ont totalement redistribué les cartes avant les quarts de finale.

    Le pari fou de Carissa Moore face au chrono

    C’est l’image forte de cette troisième journée de compétition. Opposée à la redoutable Brisa Hennessy, la quintuple championne du monde Carissa Moore s’est retrouvée au pied du mur. À moins d’une minute de la sirène, l’Hawaïenne avait impérativement besoin d’un score pour inverser la tendance. C’est là qu’elle a choisi de s’envoler : un grab-rail air-reverse de dernière minute, plaqué in extremis au cœur de la mousse. Note finale : 5,80. Suffisant pour éliminer Hennessy et prouver qu’à ce niveau, la qualification se joue souvent au mental et à l’audace.

    Caity Simmers dicte sa loi

    Si Moore a signé le moment le plus dramatique de la journée, Caitlin Simmers a, elle, redéfini les standards de performance de l’épreuve du jour. Dans son duel face à sa compatriote Bella Kenworthy, la championne du monde 2024 a fait parler la poudre. Enchaînant des trajectoires ultra-agressives et une variété de manœuvres impressionnante, elle décroche un total brut de 16,50 points (8,00 + 8,50), le meilleur score de l’événement hommes et femmes confondus.

    De leur côté, la lycra jaune Gabriela Bryan et sa dauphine Luana Silva ont solidement tenu leur rang. La surprise du jour est signée par la rookie israélienne Anat Lelior, qui s’offre une place de choix en quarts après avoir éliminé Sawyer Lindblad grâce à un surf puissant et engagé.

    Round 2 des femmes au Salvador

    HEAT 1: Gabriela Bryan (HAW) 14.17 DEF. Yolanda Hopkins (POR) 8.17
    HEAT 2: Anat Lelior (ISR) 14.60 DEF. Sawyer Lindblad (USA) 12.06
    HEAT 3: Luana Silva (BRA) 12.50 DEF. Nadia Erostarbe (ESP) 10.90
    HEAT 4: Carissa Moore (HAW) 11.97 DEF. Brisa Hennessy (CRC) 11.50
    HEAT 5: Molly Picklum (AUS) 13.66 DEF. Sally Fitzgibbons (AUS) 10.23
    HEAT 6: Caroline Marks (USA) 12.17 DEF. Bettylou Sakura Johnson (HAW) 10.00
    HEAT 7: Tyler Wright (AUS) 12.73 DEF. Lakey Peterson (USA) 9.94
    HEAT 8: Caitlin Simmers (USA) 16.50 DEF. Bella Kenworthy (USA) 11.10

    Quart de finale à Surf City El Salvador Pro:

    HEAT 1: Gabriela Bryan (HAW) vs. Anat Lelior (ISR)
    HEAT 2: Luana Silva (BRA) vs. Carissa Moore (HAW)
    HEAT 3: Molly Picklum (AUS) vs. Caroline Marks (USA)
    HEAT 4: Tyler Wright (AUS) vs. Caitlin Simmers (USA)

    Round 3 des hommes

    HEAT 1: Liam O’Brien (AUS) vs. Callum Robson (AUS)
    HEAT 2: Eli Hanneman (HAW) vs. Kanoa Igarashi (JPN)
    HEAT 3: Marco Mignot (FRA) vs. Yago Dora (BRA)
    HEAT 4: Samuel Pupo (BRA) vs. Leonardo Fioravanti (ITA)
    HEAT 5: Italo Ferreira (BRA) vs. Crosby Colapinto (USA)
    HEAT 6: Kauli Vaast (FRA) vs. Joao Chianca (BRA)
    HEAT 7: Gabriel Medina (BRA) vs. Jack Robinson (AUS)
    HEAT 8: Barron Mamiya (HAW) vs. Alan Cleland (MEX)

  • Drame à Capbreton : quand l’océan piège les premiers baigneurs de la saison

    Drame à Capbreton : quand l’océan piège les premiers baigneurs de la saison

    C’est le genre de nouvelle qui glace le sang et qui, malheureusement, sonne comme un violent rappel à l’ordre. Ce dimanche 7 juin, un Landais d’environ 35 ans a perdu la vie par noyade sur la plage de la Savane, à Capbreton. L’homme profitait d’une fin d’après-midi ensoleillée dans une zone non surveillée lorsque le drame s’est produit. Malgré l’intervention ultra-rapide des sauveteurs de la plage Centrale voisine et 45 minutes de massage cardiaque, il n’a pas pu être réanimé.

    Cette année, la météo nous gâte avec un mois de mai et un début juin anormalement chauds. Une eau à cette température, ça donne envie de foncer à l’eau. Mais ne vous y trompez pas : l’océan reste un milieu sauvage et imprévisible, les surfeurs le savent, les baigneurs moins. Ce dimanche matin, le Sud-Ouest a été touché par un swell massif pour la saison, avec des séries frôlant les 4 mètres tôt le matin.

    Le piège est là. Tous les postes MNS ne sont pas encore ouverts. Si vous surfez ces vagues ou que vous profitez de la plage, ouvrez l’œil. Vous voyez quelqu’un en difficulté ? Appelez immédiatement les secours. Si vous avez le niveau et l’expérience en surf, portez-lui assistance en attendant les renforts. Et surtout, pas de prise de risque inutile : la baignade, c’est uniquement entre les drapeaux.

  • Coup de pression au Salvador : Jack Robinson viré du pic par un local ?

    Coup de pression au Salvador : Jack Robinson viré du pic par un local ?

    Le warm-up des compétitions internationales vire parfois au vinaigre. Avec l’enchaînement des Challenger Series et du World Tour, les pros débarquent en meute sur les spots, pressés de caler leurs dérives et de tester leurs planches. Résultat ? Une cohabitation explosive avec les locaux, las de voir leurs vagues squattées.

    Cette semaine à Punta Roca, c’est Jack Robinson qui a goûté à la loi du pic salvadorien. Connu pour son appétit féroce, l’Australien aurait braqué un surfeur local. Les images montrent une trajectoire ultra-tendue où la planche du local a failli le trouer. Après une explication musclée, Robinson a préféré plier les gaules et sortir de l’eau. Quand la tension monte, même le lycra du CT ne protège pas du free surf local.

  • Surf en Angola : le paradis à la mode aux gauches infinies

    Surf en Angola : le paradis à la mode aux gauches infinies

    Quand on pense au surf en Afrique, on imagine souvent les droites mythiques du Maroc ou les droites parfaites de Jeffreys bay en Afrique du Sud ou la meilleure gauche au monde, Skeleton Bay en Namibie. Mais entre ces trois géants se cache une destination encore largement méconnue : l’Angola. Ce pays, bordé par l’océan Atlantique et doté de plus de 1600 kilomètres de côtes vierges, recèle des gauches interminables, des embouchures désertes et des point breaks d’une qualité insoupçonnée. Longtemps marquée par la guerre civile, l’Angola s’ouvre aujourd’hui au surf, offrant aux voyageurs une expérience brute, authentique et hors du temps.

    L’Angola et son histoire : pourquoi si longtemps oublié ?

    L’Angola aurait pu figurer sur les cartes de surf depuis des décennies. Ses points breaks, ses baies ouvertes et ses rivermouths annonçaient déjà un potentiel immense. Pourtant, le pays est resté à l’écart de la scène internationale. La raison est simple : 27 années de guerre civile (1975-2002) ont coupé le pays du reste du monde.

    Les routes étaient impraticables, les campagnes jonchées de mines, et la sécurité quasi inexistante. Voyager avec une planche relevait de la mission impossible. Quelques pionniers, comme le légendaire Randy Rarick dans les années 1970, ont aperçu ces vagues, mais ils sont repartis avec plus d’histoires de convois militaires et de checkpoints que de sessions inoubliables.

    Aujourd’hui, plus de vingt ans après la fin du conflit, l’Angola retrouve sa stabilité. Et avec elle, l’envie d’explorer ses côtes.

    Cabo Ledo : le joyau incontournable

    À seulement deux heures de route au sud de Luanda, la capitale, Cabo Ledo est devenu le spot emblématique de l’Angola. Cette large baie, dominée par une falaise majestueuse, capte parfaitement la houle du sud pour la transformer en une gauche régulière et accessible à toutes les marées.

    Sur les petites houles, Cabo Ledo est une vague tolérante, idéale pour les débutants et les surfeurs intermédiaires. Mais quand le swell grossit, elle se transforme en un long mur puissant, capable d’offrir des rides de plus de 500 mètres. Les take-offs sont francs, la vague déroule proprement, et les sections se prêtent autant aux manœuvres qu’aux tubes.

    Une petite communauté de surfeurs s’y retrouve : quelques groms angolais qui apprennent à se lever, des expatriés en quête de répit loin de Luanda, et quelques voyageurs intrépides. Rien à voir avec la foule des spots indonésiens : l’ambiance reste tranquille et confidentielle.

    Praia do Queiroz : l’alternative paisible

    Non loin de Cabo Ledo, Praia do Queiroz attire ceux qui cherchent une expérience encore plus intime. Moins fréquentée, cette plage offre des vagues régulières et de l’espace en abondance. Ici, pas de bataille au peak : chacun peut tracer ses lignes en toute sérénité.

    Le spot gagne en popularité, mais conserve ce côté “secret spot” qui fait le charme de l’Angola. Ses longues gauches, son décor sauvage et ses sessions silencieuses séduisent de plus en plus de voyageurs en quête de connexion pure avec l’océan.

    La mystérieuse “Left” d’Angola

    Pour les surfeurs en quête d’adrénaline et d’exception, une vague fait rêver : la “Left” d’Angola. Comparée à la légendaire Skeleton Bay en Namibie, elle déroule sur près de 3 kilomètres quand les conditions s’alignent.

    La différence ? Elle est moins effrayante que sa cousine namibienne. Pas de take-off suicidaire en dessous du niveau de la mer, mais des tubes parfaits suivis de murs ouverts pour enchaîner les manœuvres. Certains la décrivent comme un mélange entre Cloudbreak et Skeleton Bay, une combinaison rare qui résume parfaitement le potentiel de l’Angola.

    Cette vague reste rare et exigeante : elle nécessite de gros swells venus d’Antarctique, des vents favorables et une bonne dose de chance. Mais pour les chasseurs de trésors, elle est sans doute l’un des joyaux les plus convoités d’Afrique.

    Le sud du pays : un terrain à explorer

    En descendant plus bas sur la côte, on découvre des villes portuaires comme Lobito, Benguela ou Namibe. Ces cités, où cohabitent vestiges coloniaux portugais et bâtiments soviétiques, offrent une atmosphère hors du temps.

    À quelques kilomètres seulement, la côte se révèle :

    • rivermouths sculptant des bancs de sable mouvants,
    • pointes rocheuses déroulant sans personne au peak,
    • plages désertiques bordées par le désert.

    Chaque arrêt peut réserver une surprise. Le surf n’est pas garanti à chaque coup, mais quand les astres s’alignent, vous pourriez vivre la session de votre vie.

    Quand surfer en Angola ?

    La meilleure période pour partir est la saison sèche, de mai à octobre. C’est à ce moment que les houles australes frappent le plus régulièrement les côtes angolaises.

    L’eau est étonnamment fraîche à cause des remontées d’eaux profondes : prévoyez une combinaison 3/2 mm, voire une 4/3 mm lors des journées plus fraîches. Les matins sont généralement glassy, alors que les après-midis voient souvent se lever un vent thermique qui détruit les conditions.

    Voyager en Angola : réalités pratiques

    Un surf trip en Angola n’a rien de la facilité d’un séjour aux Canaries. Il faut s’attendre à un certain nombre de contraintes :

    • Visa : demande d’e-visa en ligne ou via l’ambassade.
    • Transport : routes parfois défoncées, checkpoints fréquents. Un 4×4 est recommandé.
    • Monnaie : le kwanza (AOA), très instable. Le dollar reste la référence. Cash obligatoire, les distributeurs étant peu fiables.
    • Sécurité : éviter d’afficher du matériel de valeur. En ville, rester discret.
    • Santé : zones impaludées, hôpitaux limités hors de Luanda. Une assurance voyage solide est indispensable.

    Bref, l’Angola n’est pas un trip pour débutants, mais pour ceux qui aiment les voyages à l’ancienne, avec leur part d’incertitude et d’imprévu.

    2026 : Le buzz mondial et la vague des « deux minutes » de Luis Perloiro

    Ce qui devait arriver arriva. Depuis mon premier focus en septembre 2025, l’Angola a vu fleurir sur la toile de nombreuses vidéos qui ont définitivement propulsé le pays au rang de destination à la mode. Les images de ces gauches longues, parfaites, faciles et surtout désertes font rêver la communauté mondiale. Mais en mai 2026, un palier a été franchi lorsque le spot emblématique de Cabo Ledo s’est réveillé de manière spectaculaire pendant plusieurs jours consécutifs.

    C’est le surfeur professionnel portugais Luis Perloiro qui a capturé une session d’anthologie filmée par drone. Le natif de Lisbonne y a surfé ce qu’il a qualifié de « plus longue vague de sa vie » : un ride ahurissant de 2 minutes et 18 seconds sur une seule et même gauche ! Si l’on dit souvent qu’une excellente vague dure en moyenne entre 10 et 20 secondes, l’Angola prouve qu’il joue désormais dans la cour des grands, rivalisant avec les lignes interminables de Pacasmayo au Pérou.

    Une telle longueur se paye physiquement. Les images vues du ciel montrent Perloiro enchaîner plusieurs dizaines de manœuvres puissantes. À seulement 45 secondes de ride, les premiers signes de fatigue se faisaient déjà sentir. « Certaines vagues étaient de vrais brûleurs de cuisses (leg burners), tout comme celle-ci. Cela fait plus d’une semaine et je ne sens toujours pas mes jambes », a-t-il confié après sa session. Cette performance hors norme confirme ce que nous pressentions : l’Angola n’est plus seulement une promesse pour aventuriers, c’est le nouveau paradis des vagues infinies.

    Pour qui est l’Angola ?

    L’Angola n’est pas une destination de surf “clé en main” avec camp tout inclus. Ici, pas de surf schools à chaque coin de rue ni de beach bars branchés. L’Angola, c’est l’aventure brute, le retour à une époque où chaque session se méritait.

    C’est une destination idéale pour les surfeurs expérimentés, curieux, prêts à rouler des heures sur des routes cabossées pour découvrir une vague encore sans nom. Pour ceux qui rêvent de solitude au line-up et de vagues vierges, l’Angola offre une expérience unique, à la croisée de l’exploration et du surf moderne.

    L’Angola ne sera jamais une nouvelle Bali. Et c’est tant mieux. Le pays garde cette saveur rare des destinations qui demandent de l’engagement. Mais pour les surfeurs prêts à s’aventurer hors des sentiers battus, les gauches angolaises représentent une promesse unique : celle de tracer des lignes là où presque personne n’est encore passé.

    L’océan Atlantique y fait dérouler des vagues parfaites face à des plages désertiques, et chaque session devient un mélange de solitude, de découverte et d’émotion pure. Un surf trip en Angola n’est pas qu’un voyage : c’est une véritable expédition.

  • Trip surf aux Maldives, le guide complet

    Trip surf aux Maldives, le guide complet

    L’histoire de la pratique du surf aux Maldives possède une dimension presque légendaire, profondément ancrée dans l’aventure et le hasard. Au milieu des années 1970, deux surfeurs australiens, Tony Hussein-Hinde et Mark Scanlon, font naufrage dans l’archipel alors qu’ils naviguent vers l’Afrique de l’Est. Durant les opérations de sauvetage de leur embarcation, ils découvrent les récifs parfaits de l’atoll de Malé Nord, réalisant immédiatement le potentiel exceptionnel de ces vagues vierges. Tony Hussein-Hinde s’établit alors sur place, épouse une Maldivienne et garde jalousement le secret de ces vagues parfaites pendant près de quinze ans, avant de fonder Atoll Adventures au début des années 1990. Cette introduction progressive et respectueuse de la culture locale explique l’absence historique de tensions ou de localisme agressif dans l’eau, une caractéristique rare qui distingue encore aujourd’hui l’archipel d’autres destinations mondiales.

    Pendant plusieurs décennies, le surf aux Maldives est resté le domaine exclusif de voyageurs fortunés séjournant dans des îles-hôtels privées ou naviguant à bord de charters haut de gamme. Cependant, une réforme législative majeure survenue en 2009 a autorisé les habitants des îles locales à ouvrir des guesthouses et des structures d’accueil touristiques. Cette ouverture a radicalement démocratisé l’accès aux récifs de l’archipel, permettant à une nouvelle catégorie de surfeurs d’organiser un surf trip aux Maldives de manière indépendante et à moindre coût, tout en s’imprégnant de la culture locale.

    L’archipel des Maldives s’étire à travers l’océan Indien et capte les mêmes houles de fond de sud-ouest et de sud-est que l’Indonésie, garantissant une régularité de vagues exceptionnelle tout au long d’une saison qui s’étend sur plus de six mois. Lorsque le vent souffle de manière défavorable sur une région, la géographie circulaire des atolls permet presque toujours de trouver un récif orienté de manière optimale où le vent souffle offshore.

    Les Trois Zones de Surf des Maldives : Une Géographie de la Houle

    La structure géographique de l’archipel, étirée sur plus de 1 190 îles coralliennes, se divise en trois grandes régions de surf présentant chacune des caractéristiques bathymétriques, climatiques et d’accessibilité bien distinctes.

    Les Atolls de Malé (Nord et Sud) : L’accessibilité et la régularité

    Cette région constitue le cœur historique et logistique du surf maldivien. Situés à proximité immédiate de l’aéroport international de Velana, les atolls de Malé Nord et Sud offrent une logistique simplifiée. L’atoll de Malé Nord bénéficie d’une exposition directe aux houles de sud-est, ce qui lui confère une régularité exceptionnelle de mars à octobre, alimentée par les dépressions de l’hémisphère sud. C’est ici que se concentrent les vagues les plus réputées du pays.

    Les spots incontournables de Malé Nord :

    • Cokes : Située sur l’île locale de Thulusdhoo, cette droite rapide, creuse et particulièrement technique déferle sur un récif peu profond. Très prisée des surfeurs confirmés, elle fonctionne de manière optimale sous l’influence d’une houle de sud-est et par vent de sud-ouest.
    • Chickens : Située juste en face de Cokes, cette gauche très longue et manœuvrable offre de magnifiques sections à turns. Elle est accessible par une rapide navette en bateau depuis Thulusdhoo.
    • Jailbreaks : Située en face de l’île locale de Himmafushi, cette droite propose un mur d’une régularité métronomique avec plusieurs sections de manœuvres et de vitesse.
    • Lohi’s : Une gauche de haute performance très constante, qui s’enroule le long du récif d’une île privée pour finir sa course dans une petite baie abritée. Elle offre trois sections distinctes, dont un take-off engagé sur un mur tendu qui tend à se creuser en tube. Elle fonctionne à marée haute, par houle de sud-est et vents de nord à nord-ouest.
    • Pasta Point : Une des vagues les plus célèbres et régulières des Maldives. Très bien protégée des vents dominants, elle génère des gauches mécaniques idéales de toutes tailles, se découpant en trois sections sur un parcours de plus de 100 mètres. Elle marche de préférence à mi-marée, par houle de sud-est et vent de nord à nord-est.
    • Sultans & Honky’s : Situés sur l’île inhabitée de Thanburudhoo, ces deux spots fonctionnent en binôme. Sultans est une droite rapide, longue et plutôt accessible. À quelques mètres, Honky’s est une gauche de classe mondiale qui s’étire et gagne en puissance à mesure qu’elle contourne l’île. L’immense avantage de ce doublé est qu’ils tolèrent des orientations de vents opposées, garantissant des vagues surfables dans presque toutes les configurations.

    Les Atolls Centraux : Le compromis idéal pour les surfeurs intermédiaires

    Situés à une nuit de navigation ou à un court vol domestique au sud de Malé, les Atolls Centraux (comprenant Meemu, Laamu, Thaa et Dhaalu) représentent une excellente zone de transition. Moins bloqués par les structures récifales que les atolls du Nord, ils captent les houles de sud et de sud-ouest. Les vagues y déferlent avec un peu moins de puissance brute que dans le sud ou en Indonésie, ce qui en fait un terrain de jeu privilégié pour les surfeurs de niveau intermédiaire désireux de progresser sur des récifs coralliens. Les conditions y sont fréquemment glassy en raison de vents généralement légers.

    Les spots incontournables des Atolls Centraux :

    • Vodi : Une gauche cristalline, lisse et particulièrement facile à aborder, idéale pour progresser sur du récif.
    • Kasabu : Une droite creuse et de grande qualité, accessible rapidement en bateau depuis l’atoll de Dhaalu.
    • Yin Yang : L’une des vagues les plus célèbres et consistantes de cette zone, offrant une droite puissante qui se creuse sur l’inside.
    • Mikado : Une droite puissante et très consistante. Bien qu’elle soit sensible aux variations de vent, elle offre des barrels mémorables et particulièrement intenses lorsque les conditions sont alignées.
    • Tsunami’s : Une gauche consistante qui a tendance à sectionner proprement. Cette configuration permet aux surfeurs de se répartir idéalement sur le line-up, entre une zone à tubes (barrels) et une section offrant des murs plus ouverts pour les manœuvres.

    Les Atolls du Sud : La frontière sauvage et puissante

    Les atolls du sud (Gaafu Dhaalu, Huvadhoo, Addu) représentent la région la plus reculée, sauvage et technique de l’archipel. Sans aucune masse terrestre pour faire écran entre ces récifs et l’Antarctique, les houles australes y frappent directement et sans réfraction préalable, générant les vagues les plus puissantes, creuses et lourdes des Maldives.

    Les spots incontournables des Atolls du Sud :

    • Tiger Stripes : Une gauche solide et constante, qui doit son nom aux motifs formés par les canaux de corail sous l’eau.
    • Blue Bowls : Une droite particulièrement appréciée des surfeurs confirmés dans la région. Très longue, elle offre des murs massifs et puissants pour les turns, ainsi que des sections à tubes. Elle se surfe à toutes les marées et fonctionne au mieux par houle de sud ou sud-est et vents de secteur ouest à sud-ouest.
    • Love Charms : Une gauche consistante, fiable et un peu plus accessible que ses voisines, bien qu’elle puisse proposer un joli tube sur l’inside. À marée basse, elle se sépare en deux sections qui se connectent parfaitement à marée haute pour offrir un run rapide et propice aux manœuvres. Elle demande une houle de sud et des vents légers de nord à nord-est.
    • Five Islands : Une droite rapide et tendue qui déferle sur un plateau de corail très peu profond, ce qui la réserve exclusivement aux surfeurs expérimentés. Elle gère parfaitement les grosses houles de sud à sud-est et offre des sections de tubes intenses sous un vent d’ouest à sud-ouest.
    • Beacons : Réputée pour être la vague la plus épaisse, puissante et engagée des Maldives. Cette droite redoutable casse dans très peu d’eau sur une dalle corallienne acérée. Réservée strictement aux experts, elle requiert une houle de sud ou sud-ouest et un vent de nord ou nord-est.
    Région de SurfAtolls concernésProfil des vaguesNiveau recommandéAccessibilité logistique
    Atolls de Malé Malé Nord & Malé Sud Droites et gauches régulières, sections à tubes et murs à manœuvres Intermédiaire à Expert Très facile (20-30 min de bateau depuis l’aéroport de Malé)
    Atolls Centraux Meemu, Laamu, Thaa, Dhaalu Vagues plus douces, moins puissantes mais très régulières et glassy Évolutif à Confirmé Moyenne (vol domestique ou bateau de croisière requis)
    Atolls du Sud Gaafu Dhaalu, Huvadhoo, Addu Vagues lourdes, creuses, cassant sur des platiers de corail peu profonds Confirmé à Expert Difficile (vol domestique long et transferts en hors-bord obligatoires)

    Saisons et Conditions Météorologiques : Une Dynamique Moussonnière

    Le climat et les conditions de surf aux Maldives sont régis par l’alternance de deux moussons distinctes, qui influencent la direction des vents et la taille des houles.

    La mousson de sud-ouest (mai à octobre)

    Cette période correspond à la saison de surf principale pour la majorité de l’archipel, et en particulier pour les atolls de Malé et les Atolls Centraux. Les tempêtes de l’hiver austral dans l’océan Indien génèrent des houles régulières de sud-sud-ouest à sud-est.

    En mai, la saison s’ouvre en douceur avec des vents légers et des sessions matinales calmes, particulièrement adaptées aux surfeurs intermédiaires. Durant les mois de juin et juillet, la mousson bat son plein, apportant des vagues puissantes allant d’une hauteur d’épaule à bien au-dessus de la tête. Le mois d’août est traditionnellement celui qui enregistre les plus grosses houles de l’année, alimentées par d’intenses tempêtes dans le sud de l’océan Indien. En raison de vents parfois forts après la mi-journée, les sessions se planifient généralement en trois créneaux : à l’aube, en fin d’après-midi et au coucher du soleil. Les mois de septembre et octobre marquent une transition très appréciée des guides locaux : la houle reste consistante mais les vents s’adoucissent, offrant des conditions de l’eau particulièrement lisses alors que la fréquentation touristique diminue.

    La mousson de nord-est (novembre à avril)

    Cette période correspond à la saison sèche de l’archipel. Les vents s’orientent au nord-est, ce qui réduit considérablement la taille des vagues dans le nord et le centre du pays. Les spots deviennent alors l’apanage des débutants et des surfeurs en phase d’apprentissage, avec des vagues propres de hauteur de hanche.

    En revanche, c’est précisément durant cette période de basse saison globale (spécialement de décembre à février) que les Atolls du Sud fonctionnent de manière optimale. L’orientation des vents de nord-est souffle de façon parfaitement de terre (offshore) sur les passes exposées aux houles de sud qui continuent de circuler, offrant des conditions exceptionnelles et des vagues désertes de toute présence de bateaux de charter.

    Période de l’annéeComportement de la houleRégime de ventRégions optimalesProfil de surfeurs ciblés
    Mai Soft opening (houle en hausse progressive) Vent léger de sud-ouest Atolls de Malé & Centraux Intermédiaires à Confirmés
    Juin & Juillet Peak season (houle consistante et punchy) Vent modéré à fort de sud-ouest Atolls de Malé & Centraux Confirmés à Experts
    Août Maximum annuel (houles massives de tempête) Vent soutenu de sud-ouest (rafales après-midi) Atolls de Malé & Cent de raux Surfeurs expérimentés uniquement
    Septembre & Octobre Transition idéale (houle solide mais en baisse) Vents très légers (conditions glassy) Atolls de Malé & Centraux Tous niveaux (selon les spots)
    Novembre à Mars Houle minimale au nord, consistante à l’extrême sud Vent de nord-est (offshore au sud) Atolls du Sud uniquement Débutants au nord, Experts au sud
    Avril Transition (houle de sud naissante) Vents variables et calmes Toutes régions Intermédiaires à Confirmés

    Guide des Hébergements : Choisir Entre Guesthouse, Charter et Resort de Luxe

    L’évolution de l’offre touristique permet aujourd’hui d’envisager un voyage aux Maldives selon trois configurations distinctes, influençant directement la flexibilité, le confort et le budget global du séjour.

    Les Guesthouses sur les îles locales : L’immersion économique

    Séjourner dans une pension de famille sur une île habitée constitue la méthode la plus accessible pour pratiquer le surf aux Maldives sans subir les tarifs prohibitifs des complexes hôteliers privés. Deux îles principales de l’atoll de Malé Nord se distinguent par leur positionnement stratégique à proximité immédiate de vagues de classe mondiale accessibles sans logistique lourde.

    • Thulusdhoo : Cette île réputée mondialement permet d’accéder au spot de Cokes à la rame directement depuis le rivage. Pour surfer la gauche de Chickens située en face, les surfeurs empruntent des bateaux navettes locaux pour environ 10 à 15 USD l’aller-retour. Des établissements comme le Midsummer y proposent des nuitées aux alentours de 50 USD, complétées par une taxe environnementale gouvernementale obligatoire de 3 USD par jour. L’île héberge en outre une curiosité industrielle : l’une des rares usines Coca-Cola au monde alimentée par de l’eau de mer dessalée.
    • Himmafushi : Plus tranquille et moins fréquentée que Thulusdhoo, Himmafushi offre un accès pédestre au spot de Jailbreaks. Des structures dédiées au surf à l’instar du Jail Break Surf Inn ou du Noah Private Beach House proposent des formules complètes incluant l’hébergement, la pension et les transferts quotidiens en bateau vers les spots voisins comme Sultans, Honky’s ou Ninjas.

    Les Resorts de luxe : Le confort absolu et l’accès privatisé

    Pour les voyageurs recherchant l’exclusivité, certains resorts haut de gamme détiennent des accès privilégiés ou exclusifs aux vagues situées devant leur lagon. Le spot de Lohis, par exemple, est géré de manière exclusive par le resort Hudhuranfushi, ce qui garantit un nombre de surfeurs strictement limité sur le plan d’eau. D’autres établissements prestigieux comme le W Maldives ou le Niyama Private Islands (à proximité du spot de Kasabu) offrent des prestations haut de gamme avec spas, restaurants de cuisine fine et bars élégants sur pilotis, ciblant une clientèle exigeante ou des couples en lune de miel.

    Les Surf Charters (Bateaux de Croisière) : La mobilité tactique

    Le choix d’un bateau de croisière habitable représente l’option ultime pour maximiser le nombre de vagues surfées. Un charter permet de s’affranchir des contraintes géographiques d’une île fixe en naviguant de nuit vers les zones de l’archipel les mieux exposées aux prévisions de houle et de vent du lendemain. Cette formule est particulièrement recommandée pour explorer les Atolls Centraux et les Atolls du Sud, où les distances entre les passes de récifs sont importantes.

    Budgets et Tarifs Pratiques : Estimation d’un Surf Trip de 7 Jours

    Pour un surfeur indépendant, la maîtrise des coûts passe par la compréhension des tarifs pratiqués sur place pour les transferts, le logement et la location du matériel.

    Options de transport depuis l’aéroport de Malé vers les îles locales

    Pour rejoindre Himmafushi ou Thulusdhoo depuis l’aéroport, les voyageurs disposent de trois options logistiques distinctes, détaillées dans le tableau suivant :

    Moyen de transportTarif par trajetDurée du trajetFréquence et contraintes
    Ferry Public Local ~ 2 USD 1h00 (Himmafushi) à 1h30 (Thulusdhoo) Unique départ quotidien à 15h00 depuis Malé (sauf le vendredi). Nécessite un transfert en taxi de l’aéroport au quai.
    Speedboat Public 10 à 25 USD 20 à 35 minutes Plusieurs rotations quotidiennes directement depuis l’aéroport ou les jetées de Malé.
    Speedboat Privé (Charter) ~ 100 USD 20 à 30 minutes À la demande, idéal pour les groupes arrivant sur des vols tardifs ou de nuit.

    Tarification des services de surf sur les îles locales

    À terre, les d épenses liées au matériel et aux déplacements vers les vagues du large s’additionnent rapidement si elles ne sont pas anticipées.

    • Location de planche de surf : Pour éviter l’encombrement d’un boardbag, les surfeurs peuvent louer du matériel directement sur place. À Thulusdhoo, les tarifs sont dégressifs : 25 USD pour une seule journée, 20 USD par jour pour un engagement de deux à trois jours, et tombent à 15 USD par jour pour les périodes plus longues. À Himmafushi, les planches de qualité issues de boutiques spécialisées se louent environ 30 USD par jour.
    • Bateaux navettes (Surf Taxis) : Pour les spots non accessibles à la rame, les guesthouses organisent des navettes régulières. Depuis Himmafushi, un dépôt et une récupération sur le spot de Jailbreaks coûtent 13 USD par personne. Pour rejoindre Sultans ou Honky’s, le tarif est de 38 USD par personne, tandis qu’un déplacement vers Ninjas s’élève à 80 USD. Des excursions de quatre heures vers les spots plus lointains de Cokes ou Chickens sont facturées 155 USD par bateau.
    • Prestations de guidage et cours : Faire appel à un guide local pour optimiser le choix du spot selon les marées coûte entre 20 et 60 USD par personne selon la taille du groupe. Un cours particulier de surf de 2h30 incluant le coaching et la sécurité s’affiche à 100 USD.

    Simulation de budget pour un séjour de 7 jours (Thulusdhoo ou Himmafushi)

    Le tableau ci-dessous compare deux profils de dépenses pour une semaine complète de surf sur place :

    Catégorie de d épensesProfil « Swell Hunter » Éco (Rame et autonomie)Profil « Comfort Surf » (Navettes bateau et pension complète)
    Logement (7 nuits)350 USD (Guesthouse simple) 700 USD (Chambre supérieure / Surf Camp de charme)
    Transferts Aéroport (A/R)4 USD (Ferry local) 50 USD (Speedboat partagé régulier)
    Repas (Petit-déjeuner inclus)100 USD (Cafés locaux de l’île) 180 USD (Pension complète à la guesthouse)
    Navettes bateaux vers les vagues0 USD (Uniquement surf à la rame à Cokes ou Jails) 120 USD (Sorties quotidiennes sur d’autres spots)
    Location de matériel de surf105 USD (Propre planche non louée ou tarif long séjour) 210 USD (Planche de location haute performance)
    Extras (Taxes, Snorkeling, Sim card)35 USD (Taxe verte + SIM locale) 90 USD (Excursion banc de sable, photos de surf)
    Total estimé par voyageurEnviron 594 USD Environ 1 350 USD

    Législation Islamique, Respect des Coutumes et Vie Nocturne

    La réussite d’un séjour aux Maldives dépend également du strict respect des règles religieuses et des lois en vigueur sur les îles habitées, sous peine de confiscation de matériel ou d’amendes.

    Tenue vestimentaire et comportement à terre

    Sur les îles locales telles que Thulusdhoo ou Himmafushi, les surfeurs partagent l’espace public avec une communauté locale conservatrice de confession musulmane. En dehors de l’eau et des zones de plages spécifiquement désignées pour les étrangers (appelées Bikini Beaches), il est obligatoire de porter des vêtements décents. Les femmes doivent couvrir leurs épaules et leurs genoux, et les hommes doivent éviter de circuler torse nu dans les rues des villages. Le non-respect de ces consignes est perçu comme une offense par les résidents locaux, réputés par ailleurs pour leur sens de l’accueil et leur gentillesse.

    Le cas spécifique de la consommation d’alcool : Les Floating Bars

    La législation maldivienne proscrit de manière absolue la vente, l’achat et la détention de boissons alcoolisées sur toutes les îles habitées de l’archipel, y compris dans la capitale Malé. Pour contourner cette interdiction sans violer la souveraineté territoriale des îles, un système de bars flottants s’est développé.

    Ces navires de croisière, disposant de licences spéciales d’importation d’alcool pour les touristes, mouillent à l’extérieur des lagons des îles de surf. Pour un tarif de transfert en bateau rapide d’environ 5 USD, les voyageurs peuvent s’y rendre pour consommer une bière ou un cocktail en fin de journée face au coucher du soleil, avant de revenir dîner à terre sur leur île guesthouse. Cette alternative contraste fortement avec la vie nocturne des îles-resorts privées, où la consommation d’alcool est libre mais soumise à des prix de boissons très élevés.

    Logistique Aérienne, Réglementation des Bagages et Formalités d’Entrée

    L’organisation d’un surf trip aux Maldives demande une attention rigoureuse quant au choix de la compagnie aérienne et à la préparation administrative du voyage.

    Comparatif des politiques bagages des compagnies aériennes pour les surfeurs

    La gestion du transport des housses de surf (boardbags) varie grandement d’un transporteur à l’autre et peut rapidement alourdir la facture globale du voyage s’il n’est pas anticipé.

    • Air France : Transporte gratuitement une planche de surf à condition qu’elle soit considérée comme l’unique bagage de soute enregistré, qu’elle ne dépasse pas 23 kg et que sa longueur reste inférieure à 300 cm. Attention toutefois aux classes tarifaires d’entrée de gamme (tarifs « Light » ou « Basic ») qui n’incluent pas de franchise bagage en soute par défaut. Il est également requis de déclarer l’équipement de sport au moins 48 heures avant l’embarquement.
    • Corsair : Exclut catégoriquement les planches de surf de type longboard de la franchise bagage incluse dans le billet. Le paiement d’un forfait bagage spécial par trajet est systématique. Par ailleurs, au départ de l’aéroport de Paris-Orly 4, la compagnie impose que toutes les housses enregistrées soient préalablement filmées en orange par l’entreprise agréée Excess Baggage sous peine de refus d’enregistrement.
    • Vols domestiques internes : Pour les surfeurs devant emprunter un vol intérieur vers les atolls du sud ou du centre, la longueur maximale absolue des planches de surf autorisée à bord des appareils régionaux est de 8 pieds (2,43 mètres). Tout matériel excédant cette taille sera refusé à l’embarquement en soute.

    Formalités administratives obligatoires : Le système IMUGA

    Tous les voyageurs internationaux, quelle que soit leur nationalité, ont l’obligation stricte de soumettre une déclaration de voyage en ligne via le portail officiel de l’immigration maldivienne, nommé IMUGA.

    • Délai de soumission : La déclaration doit être complétée impérativement dans les 96 heures précédant l’heure de départ du vol à destination des Maldives.
    • Tarification : Ce service de déclaration en ligne est entièrement gratuit. Les voyageurs doivent faire preuve d’une grande vigilance face à la prolifération de plateformes frauduleuses sur internet imitant le portail gouvernemental pour facturer indûment des frais de dossier. La soumission doit être réalisée directement sur l’adresse officielle : imuga.immigration.gov.mv.
    • Validité du passeport : Le document d’identité doit présenter une durée de validité minimale de 6 mois après la date de retour prévue.

    Équipements techniques indispensables à emporter

    Compte tenu de l’isolement géographique de la plupart des îles de surf et de l’absence de surf shops d’envergure en dehors de Malé et d’Himmafushi, le voyageur doit veiller à emporter un ensemble d’accessoires critiques.

    • Protection solaire : L’indice d’exposition UV aux Maldives, très proche de l’équateur, impose l’usage quotidien d’un lycra épais et de crèmes solaires haute protection respectueuses des coraux. Un chapeau de surf ou une casquette technique s’avèrent très précieux lors des longues sessions de mi-journée.
    • Chaussons de récif (Reef Booties) : Bien que de nombreux spots se surfent sans difficulté à marée haute, la baisse des eaux révèle un platier corallien tranchant. Les chaussons de récif s’avèrent essentiels pour éviter les blessures sérieuses lors des phases d’entrée et de sortie de l’eau à pied.
    • Prévention des irritations : Pour les sessions prolongées dans une eau chaude de 28°C, l’échauffement de la peau contre la wax de la planche est fréquent. L’emport d’un top en néoprène fin de 0,5 mm ou d’un gilet de protection contre les frottements prévient efficacement ces lésions cutanées douloureuses.
    • Télécommunications : Pour conserver un accès internet de qualité à bord des navettes maritimes ou des bateaux de charter, l’achat d’une carte SIM locale (environ 150 Go de données pour 50 USD) à l’aéroport de Malé reste le choix le plus efficace.

    Fiche Pratique Express du Voyageur

    Pour planifier efficacement votre logistique de départ, voici un récapitulatif des paramètres administratifs et de vie quotidienne à prendre en compte :

    • Durée de vol : Comptez au minimum 12 heures de trajet au départ de Paris, incluant au moins une escale. Les temps de transit et les aéroports de correspondance varient selon la compagnie sélectionnée (Emirates, Qatar Airways, etc.).
    • Fuseau horaire : L’archipel applique un décalage de +3 heures en été et +4 heures en hiver par rapport à la France.
    • Régime des visas : Un visa de séjour gratuit de 30 jours vous est accordé d’office à votre arrivée (sous réserve d’un passeport valide au moins 6 mois après votre date de retour).
    • Santé et vaccination : Aucun vaccin n’est administrativement obligatoire pour franchir la frontière maldivienne.
    • Monnaie et transactions : Bien que la Rufiyaa maldivienne (MVR) soit la monnaie nationale officielle, les dollars américains (USD) sont acceptés, plébiscités et d’usage courant dans l’ensemble des guesthouses et des services touristiques.
    • Langues parlées : Le dhivehi est la langue nationale de l’archipel. L’anglais est toutefois extrêmement répandu et parfaitement maîtrisé par tous les prestataires et professionnels du surf.
  • Surf City El Salvador Pro 2026 : la victoire de Kauli Vaast face à Filipe Toledo

    Surf City El Salvador Pro 2026 : la victoire de Kauli Vaast face à Filipe Toledo

    La nuit a été relativement calme en nombre de séries sur le spot de Punta Roca, mais l’intensité à l’eau a atteint des sommets. Ce deuxième tour de repêchages du Surf City El Salvador Pro 2026 restera gravé dans les mémoires grâce à une belle victoire tricolore.

    Kauli Vaast fait tomber le roi Toledo

    L’exploit retentissant de la journée est signé Kauli Vaast. Le rookie français s’est retrouvé face au double champion du monde et tenant du titre de l’épreuve, le Brésilien Filipe Toledo. Sur des séries consistantes de 1,5 à 2 mètres, le Tahitien a fait preuve d’une maturité tactique impressionnante.

    Grâce à un surf backside ultra-puissant et engagé, Vaast a décroché une vague excellente notée 8,33 points. Mettant Toledo sous pression jusqu’aux dernières secondes, le Français s’impose d’un souffle avec un total de 14,03 contre 13,87. Une victoire libératrice qui le propulse au Round 3 face à Joao Chianca.

    Ferreira héroïque, Cleland Jr. crée l’idole locale

    Le reste de ce Round 2 a offert un scénario digne d’Hollywood :

    • Italo Ferreira au courage : Le numéro 1 mondial s’est qualifié malgré une blessure au genou nécessitant 8 points de suture, éliminant de justesse le Marocain Ramzi Boukhiam.
    • Le coup de tonnerre Cleland Jr. : Porté par le public centraméricain, le Mexicain Alan Cleland Jr. a signé sa première victoire de la saison en éliminant l’un des grands favoris au titre mondial, Griffin Colapinto.
    • Medina en démonstration : Gabriel Medina a survolé les débats avec un total de 15,17 points, allant jusqu’à plier sa planche sur sa dernière manœuvre avant de l’offrir à un jeune local.

    Le prochain call est programmé ce dimanche à 7h00 (heure locale) pour le lancement des hostilités.

    Résultats et tableau des séries

    Men’s Surf City El Salvador Pro Round One Two (Heats 7 – 16) Results:
    HEAT 7: Samuel Pupo (BRA) 15.17 DEF. Joel Vaughan (AUS) 10.50
    HEAT 8: Leonardo Fioravanti (ITA) 15.04 DEF. Mateus Herdy (BRA) 14.70
    HEAT 9: Italo Ferreira (BRA) 12.50 DEF. Ramzi Boukhiam (MAR) 11.86
    HEAT 10: Crosby Colapinto (USA) 15.17 DEF. Morgan Cibilic (AUS) 13.03
    HEAT 11: Kauli Vaast (FRA) 14.03 DEF. Filipe Toledo (BRA) 13.87
    HEAT 12: Joao Chianca (BRA) 11.50 DEF. George Pittar (AUS) 11.00
    HEAT 13: Gabriel Medina (BRA) 15.17 DEF. Seth Moniz (HAW) 7.00
    HEAT 14: Jack Robinson (AUS) 12.33 DEF. Cole Houshmand (USA) 11.77
    HEAT 15: Barron Mamiya (HAW) 12.50 DEF. Connor O’Leary (JPN) 8.27
    HEAT 16: Alan Cleland (MEX) 12.34 DEF. Griffin Colapinto (USA) 11.07

    Men’s Surf City El Salvador Pro Round Three Matchups:
    HEAT 1: Liam O’Brien (AUS) vs. Callum Robson (AUS)
    HEAT 2: Eli Hanneman (HAW) vs. Kanoa Igarashi (JPN)
    HEAT 3: Marco Mignot (FRA) vs. Yago Dora (BRA)
    HEAT 4: Samuel Pupo (BRA) vs. Leonardo Fioravanti (ITA)
    HEAT 5: Italo Ferreira (BRA) vs. Crosby Colapinto (USA)
    HEAT 6: Kauli Vaast (FRA) vs. Joao Chianca (BRA)
    HEAT 7: Gabriel Medina (BRA) vs. Jack Robinson (AUS)
    HEAT 8: Barron Mamiya (HAW) vs. Alan Cleland (MEX)

    Women’s Surf City El Salvador Pro Round Two Matchups:
    HEAT 1: Gabriela Bryan (HAW) vs. Yolanda Hopkins (POR)
    HEAT 2: Sawyer Lindblad (USA) vs. Anat Lelior (ISR)
    HEAT 3: Luana Silva (BRA) vs. Nadia Erostarbe (ESP)
    HEAT 4: Carissa Moore (HAW) vs. Brisa Hennessy (CRC)
    HEAT 5: Molly Picklum (AUS) vs. Sally Fitzgibbons (AUS)
    HEAT 6: Bettylou Sakura Johnson (HAW) vs. Caroline Marks (USA)
    HEAT 7: Lakey Peterson (USA) vs. Tyler Wright (AUS)
    HEAT 8: Caitlin Simmers (USA) vs. Bella Kenworthy (USA)

  • Le chaos des bateaux à Teahupoo : Matahi Drollet évite le pire de justesse

    Le chaos des bateaux à Teahupoo : Matahi Drollet évite le pire de justesse

    C’est l’un des spectacles les plus intenses de la planète, mais la situation est en train de devenir incontrôlable. À Tahiti, la mythique vague de Teahupoo attire autant les chargeurs d’élite que les touristes avides de sensations fortes. Le problème ? Pour admirer le show, tout le monde s’entasse en bateau dans ce qu’on appelle le « channel », le chenal, quelques mètres de quiétude dans ce chaos. Sauf qu’à Teahupoo, cette zone de sécurité est une illusion.

    Un choix à la fraction de seconde

    Lors du dernier gros swell, le surfeur tahitien Matahi Drollet a bien failli voir sa carrière — et sa vie — s’arrêter net. Après avoir dompté un monstre de plusieurs mètres de haut, le local s’est retrouvé nez à nez avec une embarcation de spectateurs garée en plein milieu de sa trajectoire de sortie.

    « J’ai dû choisir entre le bateau ou la lèvre… Mon mode survie m’a poussé à attraper le rail et à faire un cutback en pleine explosion pour éviter de le percuter », a-t-il confié. Un réflexe de génie qui lui évite le pire à quelques centimètres près.

    Le « channel » de la mort ?

    Ceux qui connaissent la vague le savent : le chenal de Teahupoo ne fait que quelques mètres de large, ce n’est pas une passe (qui elle se trouve plus loin). Juste derrière la célèbre gauche, un « bowl » en droite ferme la zone. L’espace y est minuscule.

    Pourtant, le nombre d’embarcations explose. Photographes à l’affût de l’image du siècle, caméramans et charters de touristes s’agglutinent au plus près du Peak, quitte à mettre la vie des surfeurs en péril pour satisfaire le client.

    Ce n’est pas le premier avertissement. Par le passé, il y avait eu une photographe brésilienne qui s’étaient brisée les vertèbres.

    Même le King, Kelly Slater, est monté au créneau suite à ce nouvel incident : « Il faut faire quelque chose pour la conduite de ces bateaux. Ça va mal finir, tôt ou tard. » La question n’est plus de savoir si un drame va arriver, mais quand.

  • Surf City El Salvador Pro 2026 : Une entame électrique entre miracles et arbitrages houleux

    Surf City El Salvador Pro 2026 : Une entame électrique entre miracles et arbitrages houleux

    Le pointbreak de Punta Roca a tenu toutes ses promesses pour le lancement de la cinquième étape du Championship Tour (CT) 2026. Dans des droites solides de 2 mètres à 2 mètres 50, les meilleurs surfeurs du monde ont immédiatement été poussés dans leurs retranchements. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette première journée a déjà fait mal au clan français.

    L’exploit héroïque de Ramzi Boukhiam

    Aligné face au redoutable Sud-Africain Matthew McGillivray, le Marocain Ramzi Boukhiam a vécu un cauchemar absolu dès ses premières secondes à l’eau : sa planche fétiche s’est brisée en deux sur sa toute première vague.

    Obligé de revenir au bord en urgence pour changer de board, le goofy-footer ne s’est pas laissé démonter. Avec un sang-froid impressionnant, il est retourné au peak pour fracasser les murs de Punta Roca, scorant un 7.83 pour un total combiné de 14.50 points, s’offrant ainsi sa première victoire de série en 2026.

    Au prochain tour, un duel au sommet l’attend face au numéro 1 mondial, Italo Ferreira. Le Brésilien, vainqueur en Nouvelle-Zélande, est pourtant en sursis après avoir été percuté par un longboardeur amateur lors d’un entraînement, un accident qui lui a valu entre 8 et 10 points de suture au genou selon les versions. Ce choc de titans s’annonce d’ores et déjà bouillant, ou pas si le brésilien abandonne.

    Le clan français face à la sévérité des juges

    Si le camp marocain jubile, l’amertume domine du côté des Françaises, où les critères de notation laissent une fois de plus planer le débat.

    Vahine Fierro s’est inclinée face à l’expérimentée Sally Fitzgibbons (8.93 contre 9.87). Si la défaite se joue sur de minces détails et une sélection de vagues perfectible, la sévérité des scores attribués à la tricolore interroge légitimement les fans. Il faudrait que je regarde encore une fois la série….

    Le scénario est encore plus rageant pour la jeune prodige de 16 ans, Tya Zebrowski, opposée à la double championne du monde Tyler Wright. Tya a payé le prix fort pour une chute sur la vague qui offrait pourtant le plus gros potentiel de points de la série. Malgré un surf frontside ultra-engagé et une lecture parfaite sur une vague plus petite, elle s’incline pour seulement un dixième de point (11.90 contre 12.00). Cruel et frustrant, tant le niveau global de la jeune Française paraissait supérieur et plus dynamique que celui de l’Australienne sur ce coup-là.

    Marco Mignot solide pour la suite

    Heureusement, le tableau masculin a apporté son lot de réconfort avec la qualification autoritaire de Marco Mignot lors du Round 2. Opposé à l’Indonésien Rio Waida, le Français a parfaitement géré son timing et la construction de son score pour plier le match (12.87 contre 6.67).

    Une bouffée d’oxygène pour le clan tricolore. Marco décroche ainsi son ticket pour le Round 3 où l’attend un morceau de choix : le champion du monde en titre, Yago Dora.

  • Surf City El Salvador Pro 2026 : Coup d’envoi imminent à Punta Roca sous haute tension

    Surf City El Salvador Pro 2026 : Coup d’envoi imminent à Punta Roca sous haute tension

    Le Championship Tour (CT) de la World Surf League s’installe au Salvador pour la cinquième étape de la saison. Alors qu’une houle massive et prometteuse est attendue sur le célèbre pointbreak en droite de Punta Roca, l’ambiance est électrique. Entre la course au titre mondial qui s’intensifie et les rebondissements de dernière minute dans les tableaux, cette édition 2026 s’annonce mémorable.

    Le cas Italo Ferreira : Huit points de suture et un tableau sous clé

    Actuel numéro 1 mondial après son récent triomphe en Nouvelle-Zélande, le Brésilien Italo Ferreira est au centre de toutes les interrogations. Blessé au genou par la dérive d’un surfeur amateur lors des entraînements, le champion olympique a dû recevoir huit points de suture (ou 10 points les récits varient). Selon les dernières informations en provenance du Salvador, le surfeur compte tout de même tenter de s’aligner sur sa série du premier tour, donc au round 2.

    Cette incertitude physique pourrait redistribuer les cartes de manière spectaculaire. Le règlement de la WSL stipule que si un athlète déclare forfait après le Round 1, aucun remplaçant n’est intégré : son adversaire direct au tour suivant accède directement au Round 3 par « walkover » (forfait). Ce scénario est suivi de très près par le Marocain Ramzi Boukhiam. Aligné dans le Heat 1 du premier tour, Boukhiam pourrait voir son horizon s’éclaircir considérablement vers le Round 3 s’il passe son premier obstacle et que le physique de Ferreira cède.

    Round 2 : Un tirage contrasté pour le clan français

    Les phases de repêchage du Round 2 proposent des trajectoires radicalement opposées pour les compétiteurs tricolores. Marco Mignot bénéficie d’une opportunité en or dans le Heat 5 avec un tirage abordable qui lui laisse de sérieuses chances de qualification pour les phases finales.

    La situation s’avère en revanche bien plus périlleuse pour le champion olympique Kauli Vaast. Le Tahitien se retrouve propulsé face à Filipe Toledo, un adversaire redoutable et particulièrement à l’aise sur les murs sculptés du Salvador. Vaast devra signer un coup d’éclat pour sortir le double champion du monde brésilien de la compétition. Chez les femmes, la tenante du titre Gabriela Bryan défendra son maillot jaune de leader face à une opposition féroce menée par Stephanie Gilmore et Caroline Marks, tandis que les Françaises Vahine Fierro et Tya Zebrowski feront face à de gros morceaux dès leur entrée en lice.

    Le tableau complet des séries (Round 1)

    Séries Hommes – Tour 1 :

    • HEAT 1 : Ramzi Boukhiam (MAR) vs Matthew McGillivray (RSA)
    • HEAT 2 : Luke Thompson (RSA) vs Melvin Ayala (SLV)
    • HEAT 3 : Eli Hanneman (HAW) vs Bryan Perez (SLV)
    • HEAT 4 : Seth Moniz (HAW) vs Oscar Berry (AUS)

    Séries Femmes – Tour 1 :

    • HEAT 1 : Vahine Fierro (FRA) vs Sally Fitzgibbons (AUS)
    • HEAT 2 : Erin Brooks (CAN) vs Yolanda Hopkins (POR)
    • HEAT 3 : Nadia Erostarbe (ESP) vs Francisca Veselko (POR)
    • HEAT 4 : Tyler Wright (AUS) vs Tya Zebrowski (FRA)
    • HEAT 5 : Stephanie Gilmore (AUS) vs Anat Lelior (ISR)
    • HEAT 6 : Isabella Nichols (AUS) vs Bella Kenworthy (USA)
    • HEAT 7 : Alyssa Spencer (USA) vs Brisa Hennessy (CRC)
    • HEAT 8 : Caroline Marks (USA) vs Kirra Pinkerton (USA)

    Affiches marquantes à suivre au Round 2 (Hommes) :

    • HEAT 5 : Marco Mignot (FRA) [Tirage favorable]
    • Série à élimination directe : Kauli Vaast (FRA) vs Filipe Toledo (BRA)
  • Juju’s Diary : Quand la grâce de Juliette Lacome sublime les vagues de Java

    Juju’s Diary : Quand la grâce de Juliette Lacome sublime les vagues de Java

    Oubliez les clips standardisés et la performance millimétrée des compétitions. Avec sa nouvelle vidéo YouTube Juju’s Diary: We Drove Through Indonesia in a Bus, Juliette Lacome nous embarque dans un road-trip javanais à l’état brut. À bord d’un bus transformé en maison roulante, elle réunit une bande d’icônes de la scène alternative mondiale : Alex Knost, Karina Rozunko, Jaleesa Vincent et Noah Collins, tous partis explorer des spots oubliés.

    Mais au-delà de l’aventure humaine entre volcans et villages côtiers, ce qui marque profondément les esprits, c’est le contraste saisissant entre la rudesse de la route, une bande-son indie-rock presque hallucinée, et la pureté absolue des lignes tracées par Juliette.

    Là où l’Indonésie rime souvent avec puissance et surf agressif, la Française impose un flow d’une élégance rare. Chaque virage devient une démonstration de style, chaque transition s’exécute avec une fluidité presque hypnotique.

    Capturé par Luka Raubenheimer avec des images additionnelles de Jimmy Jazz, ce film monté par Juliette elle-même réinvente le format du carnet de voyage. Elle ne cherche pas à impressionner, elle danse sur la vague avec une grâce unique. Une œuvre intime et inspirante.

  • WSL 2026 : Ce que la WSL ne vous dit pas sur l’enfer tropical du Salvador Pro

    WSL 2026 : Ce que la WSL ne vous dit pas sur l’enfer tropical du Salvador Pro

    Le Championship Tour (CT) pose ses valises au Salvador du 5 au 15 juin pour le Surf City El Salvador Pro Presented by Corona Cero. Après une escale historique en Nouvelle-Zélande, les meilleurs surfeurs de la planète s’apprêtent à défier la légendaire droite de Punta Roca, située dans la région de La Libertad. Si l’enjeu sportif est colossal pour la course au titre mondial — avec la tenante du titre Gabriela Bryan en jaune et le champion olympique Italo Ferreira (il est annoncé absent d’après les rumeurs à cause d’un accident de surf) en pleine confiance —, les coulisses de cette étape réservent des réalités bien loin des clichés des cartes postales.

    Derrière la perfection des vagues se cache un quotidien local surprenant, fait de pièges physiques douloureux et d’une transformation politique radicale. Voici l’envers du décor que vous ne verrez pas forcément sur le live de la WSL.

    Sur cette vue de la pointe, on distingue la couleur sombre qui caractérise le rivage de La Libertad. Ce tapis de roche volcanique accumule la chaleur tout au long de la journée, créant une barrière thermique redoutable entre l’océan et la terre ferme pour les athlètes.

    1. Le calvaire des galets noirs : pas d’autographes à la sortie de l’eau

    C’est une scène récurrente qu’on ne voit pas toujours sur les vidéos. À Punta Roca, la plage est exclusivement recouverte de sable et de gros galets d’un noir volcanique intense. À la sortie de l’eau, les galets sont glissants, on voit les surfeurs et surfeuses pros sortirent difficilement. Sous le soleil de plomb du Salvador, ce sol se transforme en une véritable plaque de cuisson réfractaire.

    Pour les surfeurs qui sortent de leur série, le retour sur la terre ferme est un calvaire. Impossible de s’arrêter pour signer des autographes ou faire des selfies avec les fans massés sur le rivage : les athlètes doivent courir pieds nus sur les cailloux brûlants sous peine de se carboniser les pieds. Un sprint obligatoire qui prive le public de ses moments de complicité habituels.

    2. Le piège de la marée haute et des murs en béton

    Punta Roca offre des murs de droite exceptionnels, mais à marée haute, la configuration change du tout au tout et la sortie de l’eau devient une zone de combat. Lorsque l’océan remonte, le rivage disparaît et les vagues viennent se fracasser directement contre les murs en béton des habitations côtières.

    Ce phénomène crée un ressac ultra-violent. Lors des championnats du monde ISA, le public avait assisté, impuissant, au calvaire d’une longboardeuse en totale détresse, incapable de s’extraire de l’eau et projetée contre les structures en béton. En l’absence du vétéran Jordy Smith cette année (forfait sur blessure), les cadors du circuit comme Kanoa Igarashi ou les rookies vont devoir surveiller l’horaire des marées comme le lait sur le feu.

    3. « Surf City » : D’une zone rouge au paradis des influenceurs

    Il y a encore quelques années, le Salvador figurait parmi les pays les plus dangereux au monde en raison de la terreur imposée par les gangs. Tout a changé sous l’impulsion du président actuel au style de gouvernance ultra-autoritaire (souvent qualifié de dictateur), qui a fait incarcérer massivement les criminels. Pour redorer l’image du pays, l’État a tout misé sur le tourisme en labellisant toute une région « Surf City ».

    Le pays déroule désormais le tapis rouge pour les pros de manière unique au monde : la municipalité embauche des caméramans professionnels à plein temps sur la plage pour filmer gratuitement les sessions libres des surfeurs étrangers et leur donner les fichiers vidéo pour leurs réseaux sociaux. Mieux encore, l’État invite et prend en charge directement certains surfeurs de renom pour s’assurer une communication parfaite.

  • Italo Ferreira percuté à El Sunzal : le maillot jaune en sursis au Salvador

    Italo Ferreira percuté à El Sunzal : le maillot jaune en sursis au Salvador

    Coup de tonnerre à quelques heures du lancement du Surf City El Salvador Pro. Le champion olympique et actuel leader du circuit mondial de la WSL, Italo Ferreira, a été victime d’un accident inattendu lors d’une session de free surf sur le spot d’El Sunzal.

    Selon plusieurs témoins sur place, le Brésilien partageait une session tranquille tout en donnant des conseils à sa compagne lorsqu’un longboardeur débutant l’a percuté de plein fouet. La trajectoire mal maîtrisée de l’amateur a causé une coupure profonde au niveau du genou de la jambe avant du champion.

    Évacué rapidement vers la ville côtière d’El Tunco, Italo Ferreira a dû recevoir plus de dix points de suture. Bien que la WSL confirme qu’il soit actuellement sous traitement, sans douleur aiguë et suivi de près par le staff médical, le doute plane sur sa participation. Positionné dans la série 9 du round 2, le Brésilien dispose d’environ deux jours de repos avant de devoir ramer sur les puissantes droites de Punta Roca. Sa décision finale dépendra uniquement du feu vert médical.

  • SEAFOAM : Le choc thermique de Gaspard Larsonneur entre tempêtes bretonnes et vagues marocaines

    SEAFOAM : Le choc thermique de Gaspard Larsonneur entre tempêtes bretonnes et vagues marocaines

    La Bretagne a ce truc en plus. Loin du surf business clinquant, c’est une terre de puristes, façonnée par les éléments. Cet hiver, l’Atlantique n’a laissé aucun répit : dépressions massives, pluie continue et tempêtes en série. Pourtant, sur cette côte ultra-découpée, le jeu consiste à traquer l’impossible. Peu importe la direction du vent, il y a toujours un pli de falaise pour s’abriter et dénicher un spot offshore bien propre.

    C’est ce quotidien brut que retrace SEAFOAM, le tout dernier édit qui capture l’essence d’une saison dantesque. Au cœur du bouillon, Gaspard Larsonneur rappelle pourquoi il est l’un des surfeurs les plus stylés et respectés de l’Hexagone. Même dans le jus et le froid grisant, ses trajectoires restent fluides, engagées et d’une justesse rare.

    L’homme de l’ombre derrière l’objectif

    Mais une production de cette intensité ne se fait pas seule. On glorifie souvent ceux qui glissent, mais qu’en est-il de celui qui subit les bourrasques en gelant sur le rivage ? Le caméraman Robin Aussenac est la véritable cheville ouvrière de ce projet. (déformation professionnelle de mon ancienne carrière professionnelle)

    Trépied ancré dans la roche glissante, les doigts engourdis par le vent glacial, il a su capter la lumière rare et l’ambiance mystique de cet hiver armoricain. Sans sa persévérance à tenir le boîtier sous les grains, cette immersion n’existerait pas.

    Le salut sous le soleil marocain

    Après des mois de résistance thermique et de pénombre, le besoin de rupture est devenu vital pour l’équipe. La seconde moitié de SEAFOAM opère un virage radical vers le Maroc.

    Changement d’ambiance immédiat : place aux sessions sans cagoule, à la lumière dorée et aux longues droites parfaites des pointbreaks d’Afrique du Nord. Ce contraste thermique et visuel fait office de récompense ultime après une saison particulièrement éprouvante. Un édit sincère, qui transpire la passion du surf à l’état pur.

  • Session surréaliste en Californie : un hydrofoil catapulté par le coup de queue d’une baleine grise

    Session surréaliste en Californie : un hydrofoil catapulté par le coup de queue d’une baleine grise

    Imaginez la scène. Vous glissez tranquillement en foil au large après le boulot, et soudain, l’océan se soulève sous vos pieds. C’est la mésaventure complètement dingue vécue par Tavis Boise au large de Miramar Beach, en Californie.

    Alors qu’il naviguait à environ 400 mètres du bord lors d’un downwind, le surfeur a vu surgir deux masses monumentales.

    « On aurait dit de la terre ferme émergent de l’eau », raconte-t-il au Santa Barbara Independent.

    Il s’agissait en réalité d’une baleine grise et de son baleineau en pleine migration vers le nord.

    Tavis ralentit immédiatement pour respecter leur espace, mais la curiosité du jeune cétacé et l’instinct protecteur de la mère changent la donne. Sur les images spectaculaires de sa GoPro, on voit les mastodontes passer à quelques centimètres de sa planche.

    C’est là que la session bascule : d’un simple coup de queue, la maman baleine génère une turbulence d’une puissance inouïe, catapultant littéralement le foiler dans les airs avant qu’il ne finisse dans les turbulences du remous.

    Un aimant à créatures marines ?

    Plus de peur que de mal pour l’Américain qui s’en sort sans une égratignure. Mais le plus fou dans cette histoire reste la probabilité d’un tel enchaînement :

    • Il y a un mois : Tavis filmait son ami Ron Takeda pris en chasse pendant de longues minutes par un grand requin blanc sur ce même spot.
    • Aujourd’hui : Il se fait éjecter par le plus grand mammifère de la côte.

    Deux interactions virales et surréalistes avec la faune marine en à peine trente jours… Ce foiler a définitivement un aimant à monstres marins caché dans sa planche ! Ou alors…(ce n’est plus le 1er avril)

  • Ce surfeur français a dépensé toutes ses économies pour sauver l’esprit du surf d’autrefois

    Ce surfeur français a dépensé toutes ses économies pour sauver l’esprit du surf d’autrefois

    Le surf moderne est-il devenu trop lisse ? Entre les vidéos de trois secondes calibrées pour les algorithmes d’Instagram et des jeunes athlètes ultra-coachés qui ne mettent plus un pied à l’eau sans un adulte sur la plage, la culture glisse traverse une crise identitaire. C’est ce constat amer qui a poussé Enzo Cavallini, surfeur de 27 ans originaire de Guadeloupe, à injecter toutes ses économies dans un projet à contre-courant.

    Pendant deux ans, entre deux compétitions et plusieurs blessures, il a financé lui-même ses billets d’avion pour capturer l’essence d’un surf sans filtre. Le résultat s’appelle Malware, un film de 20 minutes qui impressionne et lui permet de s’inviter dans la course au prestigieux Stab Edit of the Year.

    Le choc thermique : de la Guadeloupe aux monstres d’Irlande

    Réalisé par son compatriote Simon Levalois-Bazer, le projet jongle entre les tubes parfaits d’Indonésie, les vagues chaudes des Caraïbes et les beach breaks massifs d’Hossegor. Mais c’est en Irlande que le film bascule dans une autre dimension.

    Là-bas, Enzo s’est attaqué aux dalles rocheuses les plus terrifiantes d’Europe (Mullaghmore, Riley’s) avec une approche radicale. Quand les locaux débarquent équipés de planches massives, de gilets gonflables de sécurité et de motomarines prêtes à les repêcher, le Français se jette à l’eau avec une simple combinaison et un équipement minimaliste. Une prise de risque maximale, dictée par le manque de budget, mais qui transpire à l’écran par une authenticité devenue rare.

    Une claque visuelle contre la génération TikTok

    Visuellement, Malware porte bien son nom. Le film s’ouvre sur un gamin découvrant un vieux DVD de surf poussiéreux, une relique d’une époque où l’on se posait encore devant un écran pour apprécier le style d’un athlète.

    Loin des images 4K ultra-nettes, le montage s’amuse à détruire l’image : textures analogiques lo-fi, bugs numériques volontaires et musique à l’ambiance presque anxiogène. C’est hypnotique, brut, et surtout très aérien. Enzo Cavallini prouve qu’il n’a pas besoin de l’approbation des marques ou d’un format standardisé pour affirmer sa place parmi l’élite européenne. Reste une question cruciale posée par les réalisateurs : un adolescent d’aujourd’hui, nourri aux vidéos courtes, aura-t-il encore l’attention nécessaire pour regarder ce chef-d’œuvre jusqu’au bout ?

  • Un terrible drame ravive la psychose des squales sur cette plage brésilienne

    Un terrible drame ravive la psychose des squales sur cette plage brésilienne

    Le surf et la baignade ont parfois un visage bien sombre. Dimanche dernier, la plage de Piedade, située à Jaboatão dos Guararapes près de Recife, a été le théâtre d’une scène d’horreur absolue. Un jeune garçon de seulement 11 ans y a perdu sa jambe gauche après l’attaque d’un squale, sous les yeux terrifiés de sa famille.

    PS: nous avons décidé de ne pas diffuser les images

    « S’il vous plaît, ne me laissez pas mourir »

    Alors qu’il se baignait vers 13h40, l’impensable s’est produit. Son oncle, sorti de l’eau quelques instants plus tôt, raconte avoir entendu un bruit étrange. En se retournant, l’eau était déjà rouge de sang. Dans un élan de courage, il a plongé pour extirper son neveu des vagues. Conscient malgré le choc, l’enfant a supplié les sauveteurs de le sauver. Transféré en urgence absolue à l’Hospital da Restauração, les chirurgiens ont dû se résoudre à l’amputation. Ses jours ne sont aujourd’hui plus en danger.

    Un « hotspot » mondial sous haute surveillance

    Ce secteur de la région de Pernambouc est connu des surfeurs pour être l’un des points noirs de la planète concernant les attaques. Nous déconseillons aux surfeurs français de se surfer sur la zone. L’accident s’est d’ailleurs produit dans une zone pourtant truffée de panneaux de signalisation interdisant la baignade. Il s’agit de la 83ème attaque recensée dans l’État depuis 1992, et la 24ème sur cette seule plage de Piedade. Une des plages les plus danegreuses au monde.

    Bien que l’espèce de requin (probablement un bouledogue ou un tigre) n’ait pas été identifiée, ce drame rappelle cruellement le décès d’un adolescent de 13 ans en janvier dernier sur la plage voisine de Del Chifre. Une tension palpable alors que l’élite mondiale du surf s’apprête à débarquer dans le pays du 19 au 27 juin 2026 pour le Vivo Rio Pro.