Auteur/autrice : Kelly Slater

  • En 2065, réalité virtuelle et sessions chronométrées : le pire cauchemar des surfeurs bretons ?

    En 2065, réalité virtuelle et sessions chronométrées : le pire cauchemar des surfeurs bretons ?

    Le surf en Bretagne fêtera bientôt ses 100 ans, mais à quoi ressemblera-t-il vraiment ? Le surfeur pro Yan Fontaine s’est prêté au jeu dans une vidéo futuriste et totalement décalée qui imagine notre quotidien en 2065.

    Oubliez la liberté sauvage de La Torche. Dans ce futur ultra-connecté, le surf est devenu électrique, assisté par une réalité virtuelle indispensable pour « rendre les vagues moins pourries ». Pire encore, pour éviter la surpopulation sur les spots, l’accès à l’eau est rationné : vous n’aurez le droit qu’à une heure et quinze minutes de session par jour, sur des créneaux ultra-verrouillés.

    Face à cette dérive technologique, le vieux briscard breton hausse le ton. Pour lui, le surf moderne se résume à des « branleurs » armés de smartphones qui analysent le vent à la seconde près. Rien à voir avec l’époque bénie où l’on checkait les spots à l’aveugle, comme une vraie chasse aux champignons. Une satire hilarante, mais terriblement efficace.

  • Teahupo’o : une vague de 6 mètres avale le photographe Guy Mac

    Teahupo’o : une vague de 6 mètres avale le photographe Guy Mac

    La première houle significative de la saison de l’hémisphère sud a déferlé sur Teahupo’o, en Polynésie française, produisant l’une des images les plus marquantes de l’année dans le surf mondial.

    Positionné dans le chenal, le photographe Guy Mac a été violemment touché par l’explosion d’eau projetée par un tube de 6 mètres. La vague était surfée en tow-in par Matahi Drollet, lancé par son compatriote tahitien Tavaitoa David. La vidéo, diffusée sur les réseaux sociaux, cumule des millions de vues et illustre crûment la puissance du spot polynésien. Guy Mac est sorti indemne de l’incident.

    James Kusitino : le wipeout qui fait mal à regarder

    Le Fidjien James Kusitino a lui subi l’un des chutes les plus violentes de la session, recevant la lèvre de plein fouet. Il s’en est sorti par miracle sans dégât. Par contre, deux surfeurs ont du être évacué avec des blessures au dos. Un grand bravo à la water patrol.

    Cette houle, générée dans le sud-ouest du Pacifique avec des mers entre 12 et 14 mètres, doit encore toucher les côtes sud d’Hawaï avant de rejoindre la Californie du Sud.

  • Jordy Smith forfait au Punta Roca Pro : le début de la fin pour le Sud-Africain ?

    Jordy Smith forfait au Punta Roca Pro : le début de la fin pour le Sud-Africain ?

    C’est la douche froide pour les fans de power surfing. Alors qu’il devait défendre son titre décroché en 2025 sur la mythique droite de Punta Roca, Jordy Smith vient d’annoncer son retrait de l’épreuve salvadorienne pour cause de blessure.

    Si la World Surf League n’a pas encore précisé la nature exacte de ce pépin physique, les conséquences au classement sont, elles, très claires. Actuellement enlisé à la 26ème place mondiale avec une saison 2026 compliquée (trois 17èmes places et une 9ème), le colosse sud-africain joue sa survie sur le Championship Tour. Sans un miracle lors de la seconde moitié de saison, il n’atteindra pas le top 22 qualificatif pour 2027. À 38 ans, on l’imagine mal retourner batailler sur les vagues souvent ingrates des Challenger Series.

    L’ironie du sort pour Matt McGillivray

    Pour remplacer Smith, la WSL a fait appel à son compatriote Matt McGillivray. Le clin d’œil du destin est cruel quand on sait que c’est précisément McGillivray que Jordy avait battu en finale ici-même l’an dernier.

    Première victime du mid-season cut la saison passée, McGillivray a soif de revanche. Mais le retour aux affaires s’annonce corsé : il va devoir dompter le nouveau format sans élimination directe qui donne du fil à retordre à beaucoup de surfeurs. Son premier obstacle en round 1 ? Ramzi Boukhiam. Et s’il passe, c’est l’actuel leader du classement, Italo Ferreira, qui l’attendra de pied ferme.

    Le malheur de l’un fera-t-il la gloire de l’autre ? Réponse la semaine prochaine.

  • Tragédie à San Francisco : un surfeur décède dans une houle exceptionnelle à Ocean Beach

    Tragédie à San Francisco : un surfeur décède dans une houle exceptionnelle à Ocean Beach

    La fin du mois de mai a offert un visage aussi exceptionnel que terrifiant à San Francisco. Alors que les locaux s’attendent habituellement à des vents onshore et des conditions printanières médiocres, Ocean Beach s’est réveillée avec une houle digne du mois de janvier. Au menu : des vagues massives, poussées par un swell ouest de 20 secondes de période et un vent offshore hurlant. Des conditions rares, mais qui ont prélevé un lourd tribut.

    Un signal de détresse au milieu du line-up

    Vers 13h20 ce jeudi, près de Lincoln Avenue, les sauveteurs ont repéré un surfeur agitant les bras, un signal universel de détresse. Malgré l’intervention immédiate d’un garde-côte hors service qui surfait la zone et de trois sauveteurs, l’homme d’une cinquantaine d’années a été retrouvé inconscient, face contre l’eau.

    Ramené d’urgence sur le sable pour des manœuvres de réanimation, il a été transporté dans un état critique avant de malheureusement succomber à l’hôpital. Si les pompiers locaux évoquent la piste d’une crise cardiaque, l’océan nous rappelle brutalement que même la session de nos rêves peut basculer en une fraction de seconde. Nos pensées accompagnent la communauté locale et les proches de la victime.

  • Le surfeur australien Nathan Bartlett succombe à une session tragique à Jervis Bay

    Le surfeur australien Nathan Bartlett succombe à une session tragique à Jervis Bay

    Le monde du surf de gros est en deuil. Ce mercredi 27 mai 2026, l’Australien Nathan Bartlett, figure respectée du surf underground, a perdu la vie à l’âge de 43 ans alors qu’il défiait un slab massif à Jervis Bay, sur la côte sud du pays.

    Une session fatale entre frères

    Nathan Bartlett n’était pas un compétiteur en quête de projecteurs, mais un véritable waterman, admiré de tous pour son engagement absolu dans les vagues les plus massives de la mer de Tasman. Il partageait cette session de gros swell avec son frère, Byron Bartlett, lui aussi surfeur chevronné.

    Selon les premières informations, Nathan aurait subi un violent choc à la tête, le laissant inconscient dans l’eau. Malgré l’intervention rapide des secours aux alentours de 13h50, le quadragénaire n’a malheureusement pas pu être réanimé.

    Un miraculé de l’océan

    Ce drame résonne douloureusement dans la communauté, d’autant que Nathan Bartlett avait déjà trompé la mort de manière spectaculaire par le passé. En 2017, lors d’un terrible wipeout à Desert Point, en Indonésie, son cœur s’était arrêté après un drop ultra-tardif. Repêché sans pouls par des surfeurs brésiliens qui lui avaient prodigué un massage cardiaque d’urgence, il s’en était sorti miraculeusement après une lourde reconstruction faciale.

    Un héritage gravé dans le reef

    Marié et père de deux enfants, il laisse derrière lui une famille soudée et une communauté locale sous le choc à Manyana. Son fils, Taylor Bartlett, marche déjà dignement sur ses traces, s’illustrant récemment comme l’un des meilleurs espoirs mondiaux du tube en remportant la division des moins de 10 ans du BL’s Blast Off.

    Nathan Bartlett incarnait le surf dans sa forme la plus pure : l’amour du risque, la quête des vagues lourdes et le respect de l’océan, loin du strass et des sponsors. Toutes nos pensées vont à sa famille et à ses proches.

  • Jon Pyzel chez Embassy Surf Supply : une opportunité unique à Hossegor

    Jon Pyzel chez Embassy Surf Supply : une opportunité unique à Hossegor

    Alerte masterclass dans les Landes. Ce vendredi 29 mai, dès 17h30, Jon Pyzel pose ses templates chez Embassy Surf Supply (165 Av. des Rémouleurs, Soorts-Hossegor).

    On parle quand même du shaper de John John Florence (d’ailleurs de toute la famille) et du surfeur français Kyllian Guerin. C’est la chance de votre année pour lui commander une board sur-mesure en direct, mais attention : les slots pour son Euro Tour sont ultra-limités.

    L’équipe d’Icones Surf sera sur place pour checker les shapes et partager une bière fraîche avec la légende. Passez au shop caler votre custom avant qu’il ne soit trop tard.

    @icones_surf Jon Pyzel En france à Hossegor demain à partir de 17H30 chez Embassy Surf Supply #surf #surfing #pyzelsurfboards #hossegor ♬ son original – Icônes Surf, le média en ligne
  • Teahupo’o lance sa saison avec un swell massif et un Kauli Vaast intouchable

    Teahupo’o lance sa saison avec un swell massif et un Kauli Vaast intouchable

    Le mois de mai ne faillit pas à sa réputation. Le Pacifique Sud vient de délivrer sa première véritable bombe de la saison, transformant le mythique spot de Teahupo’o en un chaos de vagues dantesques. Propulsée par une tempête massive aux vents de plus de 40 nœuds, la houle de sud-sud-ouest a levé des vagues de 15 à 20 pieds les 26 et 27 mai derniers.

    Si les conditions massives exigeaient un engagement total, un homme a rappelé à la planète entière pourquoi il règne sans partage à la maison. Tout juste rentré du CT, le local Kauli Vaast s’est fendu d’une masterclass absolue. On attend plus d’images dans les prochaines heures

  • Budget, écologie, boulot : à quoi ressemble le vrai profil du surfeur français en 2026 ?

    Budget, écologie, boulot : à quoi ressemble le vrai profil du surfeur français en 2026 ?

    On les croise tous les matins au beach break, la truffe collée aux webcams ou en train d’enfiler une combinaison encore humide sur un parking de Nouvelle-Aquitaine. Mais sait-on vraiment comment vivent, consomment et pensent les surfeurs de l’Hexagone ?

    L’EuroSIMA et l’Union Sport & Cycle viennent de jeter un énorme pavé dans le line-up en publiant une grande enquête. Un panel ultra-robuste de 2 300 pratiquants (des passionnés, des vrais : 60 % affichent plus de 10 ans de glisse au compteur) a accepté de vider son sac, son armoire et son compte en banque.

    Entre petits arrangements professionnels, budgets sacrés et grosses contradictions écologiques, on a décortiqué les chiffres. Accrochez-vous, les résultats sont parfois surprenant.

    Le surf business : ce que nous coûte vraiment notre passion

    Disons-le clairement : le surf est devenu un sport de riches, ou du moins de grands passionnés prêts à d’énormes sacrifices financiers. Le cœur de notre pratique reste la planche, et là-dessus, les chiffres ne mentent pas.

    La planche de surf : l’amour du sur-mesure

    En moyenne, un surfeur français dépense 635 € pour sa monture. Un investissement qu’il renouvelle tous les 2 ans. Mais la statistique qui fait vibrer notre corde romantique est ailleurs : 50 % des surfeurs interrogés ont déjà possédé une planche sur-mesure (custom), et parmi eux, 90 % sont passés par un shaper local ou un petit atelier indépendant. Mieux encore, 69 % se disent intéressés par cette démarche pour leur prochain achat.

    Du côté des marques industrielles, le marché est ultra-atomisé (plus de 150 marques citées), mais le géant Al Merrick / Channel Islands conserve la tête du pic avec 9 % des suffrages, talonné par Lost (5 %) et JS Industries (4 %).

    PS: nous ne sommes pas d’accord avec ces chiffres, car ils reflètent un panel de passionnés dont 60% ont plus de 10 ans de pratique.

    La combinaison : le consommable indispensable

    Pour affronter les eaux de l’Atlantique ou de la Manche, la combinaison reste le nerf de la guerre. Les surfeurs dépensent en moyenne 250 € pour leur néoprène, avec une fréquence de renouvellement fixée à 31 mois (soit un peu plus de deux ans et demi). Ici, la fidélité est plus forte que pour les planches : 42 % des pratiquants rachètent systématiquement la même marque, guidés d’abord par la qualité, le prix et l’adaptation à leur morphologie.

    Le paradoxe écologique : vert dans l’âme, mais pas trop dans le portefeuille

    C’est le point chaud de cette étude EuroSIMA. On aime tous l’océan, les sessions sauvages et la nature préservée. Mais quand vient le moment de passer à la caisse ou de changer nos habitudes de voyage, le vernis éco-responsable se craquelle un peu.

    Le prix de l’éco-conception

    Certes, 89 % des surfeurs se disent prêts à payer un surcoût pour une planche éco-conçue ou plus respectueuse de l’environnement. Un chiffre magnifique sur le papier. Sauf que dans la réalité, le montant moyen de ce surcoût accepté n’est que de 46 € (soit entre 5 et 10 % du prix d’une planche neuve).

    • 31 % des acheteurs refusent de mettre plus de 31 à 50 € de surplus.
    • Seuls 11 % acceptent de débourser plus de 100 € pour sauver la planète.

    Le constat est identique concernant les critères RSE qui importent le plus : si la durabilité du produit arrive en tête (74 %), les critères de transport (23 %) ou le packaging (12 %) n’intéressent presque personne.

    Les ailes du désir (de vagues)

    Deuxième contradiction : le voyage. Si 42 % des personnes interrogées affirment réduire l’usage de l’avion par conscience écologique et 40 % privilégient les vacances en France, ils sont 38 % à admettre ne faire strictement aucun effort sur ce plan-là. Pire, pour ceux qui s’envolent vers des destinations lointaines, 48 % choisissent leur compagnie aérienne uniquement en fonction de sa politique de transport des planches. Le barrel à l’autre bout du monde passe avant le bilan carbone.

    Métro, boulot, surf : quand la session dicte l’agenda

    Le surf n’est pas un loisir du dimanche, c’est une organisation militaire. L’étude montre à quel point la glisse façonne le quotidien des pratiquants.

    • 71 % des surfeurs aménagent leur temps de travail pour pouvoir aller surfer (28 % le font « souvent », 43 % « parfois »).
    • 46 % d’entre eux vivent et pratiquent à moins de 10 km de leur domicile (et 80 % à moins de 50 km).

    Le surfeur français est donc un opportuniste ultra-localisé, capable de poser un RTT en urgence ou de décaler une réunion Zoom si la marée et le vent s’alignent proprement.

    Cette pratique est aussi un art de vivre qui s’anticipe : 58 % surfent toute l’année sans interruption hivernale, et 37 % se mettent à l’eau plusieurs fois par semaine. Pour la dimension sociale, si le surf reste une action individuelle au pic, 82 % déclarent pratiquer en groupe ou en communauté, notamment avec des amis (56 %) ou en famille (37 %).

    Ce que cachent nos armoires : la check-list du vestiaire

    Pour finir, l’étude s’est penchée sur l’intimité de nos vestiaires et de nos garages. Au-delà de la planche et de la combi, le surfeur accumule un équipement bien spécifique.

    L’équipement textile et matériel en chiffres :

    ÉquipementTaux de possessionPrix moyenFréquence de renouvellement
    Chaussons néoprène88 %––
    Boardshort79 %56 €34 mois
    Bikini78 %64 €24 mois
    Grip arrière (Pad)63 %––

    On note une domination écrasante de certaines marques historiques sur les pièces textiles phares. Il est important de noter que les chiffres sont basés sur du déclaratif, c’est à dire les marques préférées, mais pas forcément celles achetées. Pour les boardshorts, le trio Quiksilver (26 %), Rip Curl (16 %) et Billabong (11 %) verrouille le marché. Chez les femmes, Roxy mène la danse sur le marché du bikini (23 %), suivi de près par Billabong (19 %) et Rip Curl (18 %).

    Côté hardware, la marque FCS assoit une hégémonie quasi-totale. Elle équipe 52 % des surfeurs en dérives via son système FCS 2 (auxquels s’ajoutent 27 % pour le FCS 1) et domine outrageusement le marché du grip arrière avec 32 % des planches équipées.

    Une dernière statistique pour briser un vieux débat de parking ? Le line-up français compte désormais 59 % de Regular (pied gauche devant) pour 41 % de Goofy (pied droit devant). De quoi anticiper vos priorités lors de la prochaine session sur un pic en peak-split !

  • Il part surfer à Pavones, il ressort avec un poisson planté dans le cœur

    Il part surfer à Pavones, il ressort avec un poisson planté dans le cœur

    Fabiano Duarte da Costa voulait juste attraper des vagues au Costa Rica. Il a failli ne jamais rentrer chez lui. En cause : un poisson-aiguille, la menace que personne ne voit venir.

    Un matin ordinaire qui vire au cauchemar

    Le 26 mai 2026, Fabiano Duarte da Costa, 42 ans, prof d’éducation physique et instructeur de canoë originaire d’Itajaí au Brésil, était en session à Playa Pavones. Un spot de surf costaricien réputé, pas une zone de guerre. Et pourtant, c’est là qu’un poisson-aiguille a jailli de l’eau pour lui perforer le cœur. Littéralement.

    Sa femme, Priscila Carlesso, résume la situation avec une sobriété déchirante : « Fabiano est allé surfer et tout a basculé. » On peut difficilement dire mieux.

    La chance dans ce tableau apocalyptique ? Un médecin se trouvait par hasard sur la plage. Sans lui pour stabiliser Fabiano, l’histoire s’arrêtait là.

    Une évacuation d’urgence et une chirurgie cardiaque complexe

    Pris en charge dans un hôpital local, le surfeur a ensuite été évacué par hélicoptère jusqu’à San José, où il a subi une opération cardiaque lourde. Il est aujourd’hui hors de danger, mais les épreuves sont loin d’être terminées : les frais médicaux s’accumulent et il lui faut encore rentrer au Brésil. Sa femme a lancé une cagnotte en ligne pour financer son rapatriement.

    Le poisson-aiguille, une menace sous-estimée

    Ce genre d’accident est rarissime… mais pas inédit. En 2024, la surfeuse italienne Giulia Manfrini avait été empalée dans la poitrine par un poisson-aiguille lors d’une session aux Mentawai. Elle n’avait pas survécu. Deux accidents, deux trajectoires différentes. Un rappel brutal que la mer n’offre aucune garantie, même dans ses meilleurs jours.

  • La « Brazilian Storm » est-elle vraiment détestée sur les spots ?

    La « Brazilian Storm » est-elle vraiment détestée sur les spots ?

    L’avènement de la Brazilian Storm au milieu des années 2010 a agi comme un coup de pied dans la fourmilière du surf mondial. Quand Gabriel Medina et Adriano de Souza ont commencé à truster les podiums mondiaux, brisant l’hégémonie historique des Américains, des Australiens et des Hawaïens, le line-up international s’est crispé. Derrière les écrans et dans l’eau, une vague de critiques virulentes, frôlant parfois la xénophobie, a déferlé sur les surfeurs auriverde.

    Mais d’où vient ce désamour persistant, et est-il partagé de la même manière partout sur la planète, notamment en Europe ?

    Le procès anglo-saxon : intensité, « snaking » et survie financière

    Pour comprendre la genèse de cette tension, il faut se pencher sur les reproches classiques formulés par la presse et les forums anglophones. On accuse souvent les Brésiliens de surfer « en meute », d’adopter une attitude ultra-agressive à l’eau (le fameux snaking ou vol de priorité) et de vouloir saturer le line-up en attrapant la moindre vague.

    Pourtant, cette intensité s’explique par une réalité socio-économique flagrante que l’establishment du surf a longtemps refusé de voir :

    • L’absence de plan B : Contrairement à leurs homologues californiens ou australiens, les pros brésiliens n’ont pas de filet de sécurité. Le marché lucratif du freesurf ou les rôles de consultants dans l’industrie leur sont historiquement fermés. Un John John Florence ou un Dane Reynolds peuvent briller hors compétition via des productions vidéo multimillionnaires. Pour un Brésilien, exister signifie gagner des séries. C’est le surf de la dalle contre le surf du confort.
    • La conquête des gros morceaux : Longtemps cantonnés au statut de « grovelers » (bons uniquement dans les petites vagues de beach breaks), ils ont prouvé leur polyvalence. Les performances de Medina à Teahupoo ou de Carlos Burle et Maya Gabeira à Nazaré ont définitivement enterré le mythe selon lequel ils ne savaient pas charger le gros surf.

    L’exception française : une proximité culturelle historique

    Si le ressentiment a été fort dans les pays anglo-saxons, le regard européen – et particulièrement français – s’avère beaucoup plus tempéré. En réalité, sur les plages landaises ou basques, les Brésiliens ne souffrent pas de ce désamour systématique.

    Cette tolérance s’explique d’abord par la porte d’entrée du surf européen : le Portugal. L’absence de barrière de la langue y favorise une intégration naturelle. Côté français, l’histoire même de notre surf de haut niveau est intimement liée à des figures franco-brésiliennes majeures. Des surfeurs comme les frères Patrick et Yannick Beven, ou encore Eric Rebière, ont été les piliers et les parrains de l’âge d’or du surf de performance dans le Sud-Ouest.

    De plus, la culture du surf en France s’est nourrie d’une autre passion importée du Brésil : le jiu-jitsu brésilien (JJB). Depuis les années 90, les plages landaises et basques ont vu leurs profs et leurs locaux adopter massivement cette discipline pour l’entraînement hivernal. Cette hybridation culturelle a créé des ponts de respect mutuel solides, loin des tensions observées en Indonésie ou aux Maldives, ou dans le reste du monde.

    Ce qui agace vraiment les Européens : l’esthétique et le « claim »

    Pour autant, le surfeur français n’est pas sans reproches envers ses cousins d’Amérique du Sud. Mais ici, la critique n’est pas identitaire, elle est purement esthétique et comportementale. Deux points précis cristallisent l’agacement sur nos côtes :

    • L’over-claiming systématique : S’il y a bien une chose que le purisme européen déteste, c’est la célébration excessive à destination des juges. Lever les bras au ciel et hurler après une vague moyenne est perçu comme un manque d’élégance. Le milieu se souvient encore, non sans ironie, de Caio Ibelli revendiquant de manière théâtrale un ride médiocre noté 3 points.
    • Le tout-aérien au détriment du rail-to-rail : La culture surf européenne reste très attachée au style pur, aux trajectoires fluides et aux carves puissants. La tendance de la nouvelle école brésilienne à vouloir placer des airs sur chaque section, quitte à casser le rythme de la vague, lasse parfois les observateurs. Le public français aime l’innovation, mais seulement si elle respecte la beauté de la vague.

    La prétendue « haine » envers les surfeurs brésiliens s’essouffle à mesure que le sport se globalise. La rage de vaincre de la Brazilian Storm a redéfini les standards du professionnalisme, forçant le reste du monde à sortir de sa zone de confort. Si leur exubérance continue parfois de diviser les puristes au pic, leur place au sommet du patrimoine mondial de la glisse est désormais indiscutable.

  • Drame en Gironde : pourquoi ce début de saison estival s’avère particulièrement meurtrier

    Drame en Gironde : pourquoi ce début de saison estival s’avère particulièrement meurtrier

    Le thermomètre explose, l’océan appelle, mais le piège est grand ouvert. Depuis une semaine, le Sud-Ouest étouffe sous une canicule précoce avec des températures dépassant les 30°C. Si l’eau s’est réchauffée, elle reste traîtresse et cache un danger d’autant plus redoutable que les plages ne sont pas encore surveillées avec les pleins effectifs. Ce week-end, le bilan est lourd : deux personnes ont perdu la vie, emportées par les baïnes à Lacanau et Lège-Cap-Ferret. On a entendu des histoires avec de nombreux baigneurs en difficulté.

    Au total, les secours ont dû intervenir pour 31 personnes en détresse sur le seul littoral girondin (sans parler des autres départements et des nombreux témoignages reçus). Avec des effectifs de sauveteurs réduits, voire inexistants à cette période de l’année, la situation devient critique. Les vagues actuelles ne semblent pas massives, mais cette petite houle printanière suffit à lever des courants de baïnes ultra-violents, surprenant les baigneurs venus chercher un peu de fraîcheur.

    Le surfeur, premier et dernier rempart

    Dans ce contexte de « vigilance maximale » décrétée par la préfecture, la communauté surf se retrouve en première ligne. Dotés d’une planche et d’une lecture affûtée du plan d’eau, nous sommes souvent les seuls témoins capables d’agir rapidement.

    Cependant, la règle d’or absolue reste d’éviter le sur-accident. Si vous repérez une personne en difficulté dans une baïne :

    • Ne vous jetez pas à l’eau tête baissée si vous n’avez pas le niveau pour ramener quelqu’un.
    • Donnez l’alerte immédiatement en prévenant les secours (le 112) ou les locaux plus expérimentés sur la plage.
    • Utilisez votre matériel (votre board) comme flotteur pour sécuriser la victime, sans jamais vous faire agripper ou submerger. Et attendez les secours.

    Autre danger, comme il n’y a pas de baignade surveillée, de nombreux baigneurs peuvent se retrouver dans votre trajectoire e fin de vague.

    Profitez des vagues, mais gardez un œil grand ouvert sur ceux qui n’ont ni vos dérives, ni votre expérience de la glisse. Ce mois de mai ne pardonne pas.

  • Quand Mason Ho et la meute hawaiienne s’approprient les tubes de Teahupo’o

    Quand Mason Ho et la meute hawaiienne s’approprient les tubes de Teahupo’o

    Chaque année en mai, c’est le même rituel. Dès que la North Shore s’endort, une véritable migration s’opère : la crème du surf hawaiien met le cap sur la Polynésie et en Indonésie. Tahiti devient alors leur seconde maison.

    Dernier exemple en date ? Mason Ho. Pour lui, la gauche de Teahupo’o est presque une vague « normale » : pas de roche qui dépasse, pas de falaise à frôler. Juste un énorme tube qui aspire sur un récif de corail tranchant. Au programme de ses dernières sessions sbackside : des tubes, des tubes et encore des tubes….

  • La fin d’une époque : quand le surf business chasse les vrais passionnés

    La fin d’une époque : quand le surf business chasse les vrais passionnés

    600 € la planche de surf, 300 € la combinaison, destinations tropicales transformée en Disneyland aquatique. La vague a tout emporté sur son passage — y compris l’âme du surf.

    Il fut un temps — pas si lointain — où un surfeur se reconnaissait à ses pieds calleux, sa planche ébréchée et son van en bout de vie garé face à l’océan. Aujourd’hui, il se reconnaît à son application de météo marine payante, sa combinaison à 340 € et son abonnement à la wave pool du coin. Bienvenue dans le surf nouvelle génération : même adrénaline, budget multiplié par dix.

    La question agite les lineups depuis des années, mais elle n’a jamais été aussi urgente. Sur le podcast Stab Mike, Nathan Fletcher — fils de la légende Herbie Fletcher, icône du big wave — lâche sans détour ce qui dérange : les destinations de surf sont désormais calibrées pour des gens qui travaillent toute leur vie avant de découvrir le surf, et non plus pour ceux qui ont consacré leur vie à l’océan. Un aveu d’une franchise brutale, venant d’un passionné du milieu.

    La grande braderie du matériel

    Commençons par les fondamentaux. Une planche de surf de marque correcte : à partir de 600 €. Une combinaison qui ne vous transforme pas en bloc de glace en décembre : 300 €. Un leash pour ne pas perdre ladite planche : 50 €. Un pad arrière — soit littéralement un morceau de mousse texturée collée sur votre planche — également dans les 50 €. Total pour sortir dans l’eau convenablement équipé : on approche allègrement les 1 000 €, sans avoir acheté une seule heure de cours ni réservé le moindre voyage.

    Et encore, on parle d’entrée de gamme raisonnable. Parce qu’à côté, les grandes enseignes de sport outdoor ont compris le filon : surfer est devenu un lifestyle. On ne vend plus du matériel, on vend une identité. Une certaine influenceuse — moins de 30 ans, combinaison flambant neuve, planche assortie — parade fièrement avec son équipement acheté dans une chaîne de distribution. Les surfeurs punks des années 80-90 en mode PLS.

    « C’est désormais calibré pour des gens riches qui surfent en hobby, pas pour le surfeur qui a sacrifié sa vie à l’océan. »Nathan Fletcher, Stab Mike Podcast

    L’inflation a avalé les spots

    Le problème ne s’arrête pas au parking du shop. Il traverse les océans. Bali, pendant des décennies le paradis abordable du surfeur au budget serré, est devenu un terrain de jeu pour touristes aisés. Les prix ont explosé, les guides se multiplient — Nathan Fletcher lui-même raconte s’être vu imposer un guide dans un spot qu’il fréquente depuis des années, sans que personne n’en ait eu besoin avant. La logique économique a rattrapé le mythe.

    L’Indonésie, jadis terra incognita où quelques bateaux solitaires se partageaient des vagues désertes, compte aujourd’hui des camps terrestres, des stations wifi, des aéroports internationaux, et des spots où dix bateaux attendent au line-up dès l’aube. En vingt-cinq ans. Le surfeur a été sorti du game par son propre engouement, victime de la médiatisation qui l’a rendu célèbre.

    « Vous alliez dans des endroits incroyables avec un budget de surfeur. Maintenant, c’est 5 dollars le café, le wifi, et vous êtes là à vous dire : mais qu’est-ce qui s’est passé au juste ? »Nathan Fletcher

    La culture s’est noyée dans le marketing

    Ce qui se perd dans l’histoire, c’est peut-être l’essentiel : une culture. Les trade shows où se croisaient shaper, photographe, pro et gamin de 15 ans fans. Les magazines où le surfeur du bout du monde pouvait décrocher une couverture. Les sponsors qui misaient sur des personnalités, pas sur des métriques d’engagement. Cette époque est révolue. Ce qui reste ? Des wave pools à abonnement, des influenceurs en combinaison neuve, et des resorts qui ont compris qu’un cadre supérieur de 45 ans découvrant le surf représente un pouvoir d’achat bien supérieur à celui d’un kid de 20 ans qui dort dans son van.

    Le surf a toujours coûté cher — c’est là un mythe à déconstruire. Même dans les années 80, une planche représentait un investissement significatif. Mais la dernière décennie a creusé un fossé net entre ceux qui peuvent vraiment pratiquer — voyager, se former, s’équiper correctement — et ceux qui regardent les vagues depuis le bord, iPad à la main, pour choper le meilleur angle Instagram. Le surf baba cool ? Il ne survit que dans les représentations mentales de gens qui ne l’ont jamais pratiqué.

    Alors, sport de riches ?

    Pas tout à fait — et c’est là que la réponse devient nuancée. L’océan, lui, ne facture toujours rien. On peut encore surfer avec une planche d’occasion à 150 €, une combi de seconde main et du sel dans les yeux. Mais le surf tel qu’il se pratique désormais, tel qu’il se vend, tel qu’il se montre — celui-là, oui, s’est offert un lifestyle upgrade dont tout le monde n’a pas les moyens. La vague a changé de main. Et quelque part, dans un van en bout de piste, un vieux surfeur aux pieds salés lève les yeux au ciel.

  • WSL 2026 : Carissa Moore et Italo Ferreira s’imposent à Raglan pour une finale historique

    WSL 2026 : Carissa Moore et Italo Ferreira s’imposent à Raglan pour une finale historique

    Le Corona Cero New Zealand Pro présenté par Bonsoy, quatrième étape du World Surf League (WSL) Championship Tour (CT) 2026, s’est achevé en apothéose sur le mythique pointbreak de Manu Bay, à Raglan. Dans des conditions parfaites offrant des vagues de plus d’un mètre cinquante, la compétition a sacré deux légendes de la discipline, champions olympiques à Tokyo et champions du monde 2019 : l’Hawaïenne Carissa Moore et le Brésilien Italo Ferreira. Cette étape inaugurale sur le sol néo-zélandais restera gravée dans les mémoires, marquée par le triomphe de deux athlètes récemment devenus parents.

    Le retour triomphal et symbolique de Carissa Moore

    Éloignée du circuit régulier depuis deux saisons pour donner naissance à sa fille Olena, la quintuple championne du monde Carissa Moore a signé un retour fracassant au premier plan. Dominant la compétition de bout en bout sur cette longue gauche néo-zélandaise, l’Hawaïenne a survolé chaque série. Elle a notamment signé le total le plus élevé de la saison en demi-finale avec un score quasi parfait de 19,00 points sur 20.

    En finale, Moore a dû faire face à la fougue de la jeune Américaine Sawyer Lindblad (20 ans). Menée après une note de 9,00 points de la Californienne, Moore a su répliquer à six minutes de la sirène grâce à un enchaînement engagé de trois manœuvres puissantes sur le backhand, gratifié d’un 9,40. Avec cette 29e victoire en carrière, elle consolide sa deuxième place historique au classement des victoires sur le CT et se repositionne au 6e rang mondial. Ce succès résonne comme un hommage à sa première victoire professionnelle acquise ici même en Nouvelle-Zélande en 2010, alors qu’elle n’avait que 17 ans.

    Italo Ferreira s’empare de la place de numéro un mondial

    Chez les hommes, Italo Ferreira a fait parler sa vitesse et son surf aérien explosif pour dominer l’Australien Morgan Cibilic. Face aux trajectoires puissantes et aux gros turns sur le backside de son adversaire, Ferreira a fait la différence en envoyant deux airs reverses consécutifs sur la même vague pour obtenir un score de 9,33.

    Grâce à cette 11e victoire sur le CT, sa première depuis plus d’un an, le surfeur brésilien s’empare de la tête du classement mondial et portera le lycra jaune de leader lors de la prochaine étape au Salvador. Cette victoire confirme la mainmise de la « Tempête Brésilienne » sur la saison 2026, le Brésil comptant désormais six représentants aux avant-postes du classement mondial.

    Résultats des finales du Corona Cero New Zealand Pro 2026

    Finale Femmes

    • 1. Carissa Moore (HAW) : 17.90 points
    • 2. Sawyer Lindblad (USA) : 16.67 points

    Finale Hommes

    • 1. Italo Ferreira (BRA) : 17.50 points
    • 2. Morgan Cibilic (AUS) : 15.80 points

    Demi-finales Hommes

    • Série 1 : Morgan Cibilic (AUS) 15.34 bat Griffin Colapinto (USA) 12.20
    • Série 2 : Italo Ferreira (BRA) 15.10 bat Yago Dora (BRA) 12.33
  • Panique à Raglan : une créature non identifiée a mordu un photographe de surf

    Panique à Raglan : une créature non identifiée a mordu un photographe de surf

    Le spot mythique de Manu Bay, en Nouvelle-Zélande, vient de vivre les minutes les plus folles et les plus flippantes de l’histoire du circuit mondial. Alors que la deuxième demi-finale masculine du New Zealand Pro battait son plein, le klaxon de la WSL a retenti pour une raison totalement inédite : une attaque en direct.

    L’instant où tout a basculé à Manu Bay

    Le légendaire photographe aquatique Ed Sloane flottait tranquillement au line-up, palmes aux pieds, pour shooter les trajectoires d’Italo Ferreira et Yago Dora. Soudain, de violents éclaboussements et un saut désespéré sur le jet-ski de la Water Patrol ont glacé le public. Une créature marine de grande taille venait de lui enfoncer les dents dans la cheville.

    Face à l’urgence, le directeur du circuit, Renato Hickel, a pris une décision historique : activer le tout premier Code Red de l’histoire de la WSL. Les surfeurs ont été évacués de l’eau en urgence absolue.

    « Les secours ont trouvé des marques de morsure profondes et sa palme a carrément été arrachée », confie un paramédical sur place.

    Transporté d’urgence à l’hôpital dans un état stable, Ed Sloane a rapidement donné des nouvelles rassurantes, remerciant la patrouille pour leur réactivité légendaire.

    Requin plat-nez ou otarie territoriale ?

    La question qui brûle toutes les lèvres sur le parking : qu’est-ce qui s’en est pris à Sloane ? Si le staff médical a d’abord évoqué une otarie à fourrure un peu trop agressive, les locaux penchent plutôt pour un coup du requin plat-nez (Sevengill), un prédateur très commun dans les eaux de l’île du Nord. C’est exactement cette espèce qui avait mordu le jeune Elliot Paerata-Reid au même endroit en 2006.

    Après de longues minutes d’angoisse et l’évacuation de quelques groms locaux qui tentaient bêtement de braver l’interdiction pour choper les vagues vides, la compétition a pu reprendre. Italo Ferreira a finalement survolé les débats pour s’offrir la victoire face à Morgan Cibilic, tandis que la nouvelle maman Carissa Moore dictait sa loi chez les femmes. Mais à Raglan, l’histoire retiendra surtout ce frisson venu des profondeurs.

  • Raglan 2026 : Dora claque un 10 parfait, Moore en mode déesse — la finale s’annonce brûlante

    Raglan 2026 : Dora claque un 10 parfait, Moore en mode déesse — la finale s’annonce brûlante

    On vous avait dit que le New Zealand Pro allait finir en beauté. Ce n’était pas qu’une promesse de communiqué de presse. La Journée 5 du Corona Cero New Zealand Pro Presented by Bonsoy à Raglan a tenu toutes ses promesses, avec deux performances qui vont rester dans les mémoires.

    Dora sort le 10 parfait au moment où tout semblait perdu

    Yago Dora (BRA), champion du monde en titre, était au bord du gouffre. Cole Houshmand venait de placer deux 8.50 d’affilée et le Brésilien avait besoin d’un 9.50 minimum, avec trois petites minutes au compteur. Là où d’autres auraient plié bagage mentalement, Dora a lancé un air avec rotation complète suivie d’un layback monumental. Les cinq juges ont affiché 10.00 à l’unanimité — le premier score parfait de la saison. Total de la série : 17.50. Le cadeau d’anniversaire en retard le plus spectaculaire du circuit.

    Moore, 19.00 et une fille qui apprend à applaudir

    En demi-finale féminine, Carissa Moore (HAW) a posté le meilleur total de la saison avec un score quasi-parfait de 19.00 sur 20, enchaînant trois notes dans les 9 points face à sa compatriote Bettylou Sakura Johnson. La championne olympique a surfé comme si elle avait quelque chose à prouver — et ce quelque chose, c’était peut-être à sa fille d’un an qui regardait depuis la plage. Difficile de faire plus fort comme décor de compétition.

    Le programme de la finale

    Côté hommes, Dora affrontera Italo Ferreira dans un choc de champions du monde brésiliens. De l’autre côté du tableau, Griffin Colapinto (USA), auteur d’un 17.10 face à Filipe Toledo (grosse surprise l’élimination de celui qui dominait jusqu’à présent le tableau masculin), jouera contre Morgan Cibilic (AUS). Chez les femmes, Moore retrouvera Sawyer Lindblad (USA), 20 ans, qui rêve de son premier titre CT.

    Le premier appel est à 7h15 NZST, ce qui correspond à 20h15 heure française (CEST, UTC+2) – Le départ possible de la finale est à 20h35 heure française.

  • Le tabou du Twin-Fin sur le WCT : l’audace payante de Filipe Toledo à Raglan

    Le tabou du Twin-Fin sur le WCT : l’audace payante de Filipe Toledo à Raglan

    Le World Championship Tour (WCT) est une machine à uniformiser les trajectoires, les styles, les planches de surf. Depuis l’avènement du Thruster au début des années 1980, le shortboard trois dérives ultra-performant, étroit et au rocker prononcé est devenu la norme absolue en compétition. Une formule magique qui pousse parfois au conservatisme technique. Rares sont les surfeurs de l’élite qui osent bousculer ce dogme en série, de peur de se heurter à l’incompréhension des juges. Pourtant, lors de l’étape de Raglan en Nouvelle-Zélande, Filipe Toledo a brisé ce plafond de verre en s’alignant avec un montage en Twin-Fin customisé, relançant un vieux débat : pourquoi la configuration de planche la plus rapide du surf est-elle si redoutée en compétition ?

    Le coup de poker mécanique de Toledo

    Face aux conditions piégeuses et molles de Raglan, qui rappellent les vagues d’été de Californie ou du Brésil, le double champion du monde brésilien a délaissé son shortboard classique pour une Modern 2 de chez Sharp Eye, un shape plus large au maître-bau avancé, qui finit par un swallow tail. Surtout, Toledo y a vissé une configuration en « deux plus un » : deux grands Twin-Fins latéraux épaulés par un micro-stabilisateur central à l’arrière.

    Le résultat ? Une note stratosphérique de 8.83, le meilleur score de la journée, obtenue grâce à une série de sept manœuvres fluides. Sur un pointbreak à sections plates comme Raglan, la vitesse pure est la clé. Là où un Thruster traditionnel crée de la traînée et demande au surfeur de relancer constamment, le Twin-Fin offre une glisse immédiate et un flux ininterrompu. Toledo a pu se concentrer uniquement sur le placement de ses turns, libéré du besoin de générer artificiellement de la vitesse.

    Le syndrome du « jugement qui ne suit pas »

    L’exploit reste pourtant une anomalie sur le circuit mondial. Historiquement, les compétiteurs savent que sortir des sentiers battus est un risque immense. Dans les petites vagues, un Fish ou un Twin-Fin générerait plus de vitesse et de spectacle, mais les critères de jugement du WCT restent profondément ancrés dans l’esthétique du Thruster : des dérives qui mordent, des virages dans le point de rupture le plus critique et des projections d’eau massives.

    Le Twin-Fin, par nature, offre un pivot différent, plus glissé, parfois jugé à tort comme moins radical ou trop « facile ». Cette crainte de la sous-notation paralyse la créativité des athlètes. Seuls quelques génies iconoclastes ont osé défier cette norme par le passé. Kelly Slater lui-même s’est souvenu, en voyant Toledo, d’une série mythique en France où Dane Reynolds avait surclassé tout le monde sur un Twin-Fin Al Merrick dans des vagues minuscules. Slater a lui-même expérimenté des configurations Quads atypiques lors des qualifications olympiques en 2019, mais ces moments restent des parenthèses dans l’histoire moderne.

    Une évolution durable ou un simple mirage ?

    Le coup d’éclat de Toledo à Raglan prouve que lorsque le style d’un surfeur ultra-radical rencontre le shape adapté à la perfection, les juges savent juger l’excellence, peu importe le nombre de dérives sous la planche. Le stabilisateur arrière apporte ce compromis indispensable pour le CT : la vitesse de ligne du Twin combinée au contrôle nécessaire pour ne pas déraper lors des gros carves. La nuit dernière, Toledo a répété sa performance avec la même planche, en éliminant Gabriel Medina, qui vient de perdre son lycra de leader. Ce choix de shape va-t-il désinhiber le reste du tour, ou le Thruster reprendra-t-il immédiatement ses droits dès que les vagues grossiront ? Une chose est sûre, la brèche est ouverte.

  • Corona Cero New Zealand Pro : Toledo détrône Medina, Moore intouchable

    Corona Cero New Zealand Pro : Toledo détrône Medina, Moore intouchable

    Après une semaine d’attente interminable, la machine à vagues de Manu Bay s’est enfin mise en marche avec des gauches parfaites d’un bon mètre. Selon le communiqué de presse, le spot a tenu ses promesses, selon moi, c’est laconique, lent, long, répétitif. La journée a été fatale pour les leaders.

    Le choc Toledo Medina

    Le vrai choc de ce Round 3 ? Le duel fratricide brésilien. Filipe Toledo arrache la victoire à Gabriel Medina dans les toutes dernières secondes avec un 7.93 assassin. Sur un twin-fin ultra rapide, Toledo a non seulement égalisé leur face-à-face en carrière (5-5), mais il a surtout dépouillé son compatriote du précieux maillot jaune.

    La domination de Carissa Moore

    Chez les femmes, la pause aura été bénéfique pour Carissa Moore. La jeune maman a prouvé que son surf n’a rien perdu de sa magie. Avec un total monstrueux de 17.06 (le meilleur score de l’épreuve), elle a littéralement écrasé Caroline Marks. Elle file en demi-finale pour un choc 100% hawaïen face à Bettylou Sakura Johnson.

    La défaite de Marco Mignot

    Côté tricolore, la douche est froide. Notre rookie français Marco Mignot s’est heurté à un mur nommé Yago Dora. Le Brésilien a posé un 16.33 implacable sur les longues parois néo-zélandaises, stoppant net le parcours du Français.

    Selon le communiqué de presse, les phases finales s’annoncent épiques demain si le swell se maintient. Ils ont dit « si », wharffff

  • La « dure » vie de John John Florence en mode surf-trip

    La « dure » vie de John John Florence en mode surf-trip

    Ah, la vie de John John Florence. Quelle épreuve. Alors que vous étiez probablement en train de lutter avec votre café lundi matin, le double champion du monde a été « aperçu » – par un pur hasard, évidemment – en train de se gaver de tubes bien épais à Bluff Beach, au Panama.

    Parce qu’on ne pouvait pas le laisser tranquille dans son coin, on a suivi sa trace : le gars profite d’une fin de swell aux Caraïbes pendant que le commun des mortels enfile un jean. Il s’est même offert quelques wipeouts bien salés sur ce shorebreak qui broie les planches comme des cure-dents. C’est la seule petite consolation pour nous, pauvres mortels.

    Maintenant qu’il a bien poncé les vagues de Bocas del Toro, le voilà qui remonte sur son bateau pour filer vers le Pacifique et disparaître dans l’abysse liquide. Allez, courage, nous aussi on profite actuellement de bonnes vagues.

  • Tragédie aux Maldives : le surf canarien pleure la disparition de Jorge Acosta

    Tragédie aux Maldives : le surf canarien pleure la disparition de Jorge Acosta

    Le monde du surf est en deuil. Ce lundi 18 mai, Jorge Acosta, surfeur expérimenté et figure emblématique de l’île de Lanzarote aux Canaries, a tragiquement perdu la vie à l’âge de 53 ans lors d’un surf trip aux Maldives.

    Le drame s’est déroulé à la mi-journée sur la célèbre droite de Blue Bowls (atoll de Gaafu Dhaalu). Si les autorités locales n’ont pas encore officialisé les circonstances exactes, son ami Franito Saenz redoute que Jorge ait été violemment assommé par sa propre planche avant de se noyer. Transporté en urgence vers le centre de santé voisin, le quinquagénaire n’a malheureusement pas pu être réanimé.

    Sur les réseaux sociaux, l’onde de choc est totale. L’organisation du Quemao Class a rendu un vibrant hommage à ce pilier local : « Se nos ha ido un gran amigo… un clásico de nuestras olas » (Nous avons perdu un grand ami, une légende de nos vagues. Repose en paix). Une bien sombre période pour les Maldives, ce drame survenant quatre jours seulement après le décès accidentel de cinq plongeurs italiens un peu plus au nord de l’archipel.

  • Quand le spot de Nazaré rend aveugle : le cauchemar d’Anderson Cooper

    Quand le spot de Nazaré rend aveugle : le cauchemar d’Anderson Cooper

    En 2013, le monde découvrait à peine l’immensité effrayante de Nazaré. Le célèbre journaliste américain Anderson Cooper, visage emblématique de l’émission 60 Minutes, y rejoint la légende Garrett McNamara. L’objectif de la star de la télé ? S’immerger au cœur des immenses houles portugaises depuis la selle d’un jet-ski.

    Pendant des heures, Cooper vit le frisson absolu. Grisé par l’adrénaline et l’ambiance, il avoue même avoir poussé McNamara à prendre des risques stupides, frôlant les zones d’impact des monstres d’eau. La session de tournage est un succès total, jusqu’à la nuit suivante.

    Un réveil dans une douleur insoutenable

    Au beau milieu de la nuit, le présentateur se réveille en pleine agonie. La sensation est atroce : ses yeux le brûlent à vif et, surtout, il est plongé dans l’obscurité la plus totale.

    Un mauvais wipeout ? Un violent retour de jet-ski ? Rien de tout cela. Le monstre de Praia do Norte n’a pas frappé avec ses milliers de tonnes d’eau, mais avec une arme bien plus pernicieuse et invisible.

    Le coupable que personne ne voyait venir

    Le diagnostic est sans appel : une cécité temporaire causée par la réverbération extrême des rayons UV sur l’eau salée. Ses cornées ont été littéralement brûlées par le soleil (une photokératite aiguë).

    « C’est probablement l’une des choses les plus stupides que j’ai jamais faites, et j’en ai fait beaucoup », a récemment confié Cooper en revenant sur cet incident traumatisant qui a forcé l’annulation du tournage. La cause de tout ce chaos ? Il n’avait pas mis de lunettes de soleil.

    Je vais vous avouer une chose, cela m’est arrivé en Nouvelle Calédonie après une journée folle de surf dans l’eau ou sur le bateau. Lors du retour sur terre (plus de 20 minutes de trajet), je n’avais pas de lunette de soleil, et je ne m’étais pas rincé les yeux avec de l’eau douce, et j’ai vécu le même calvaire. Quand cela arrive, c’est vraiment désagréable….

    En tant que surfeurs, nous passons notre vie à scruter l’horizon, souvent obnubilés par la taille de la houle ou l’orientation du vent. Cette mésaventure nous rappelle une règle de sécurité fondamentale mais trop souvent zappée au line-up : la réverbération de l’océan agit comme un miroir géant et décuple les UV. Ne jouez pas avec votre vue, le surf ne pardonne aucune négligence.

  • Scandale à Raglan : le jugement de la série Vaast-Robinson sous le feu des critiques

    Scandale à Raglan : le jugement de la série Vaast-Robinson sous le feu des critiques

    Patrick Florès, l’ancien coach des Bleus, a lâché un post acerbe sur les réseaux : « Les juges WSL ne changeront jamais ». Et il n’est pas le seul à s’étrangler devant le résultat de la série opposant Kauli Vaast à Jack Robinson sur la mythique gauche néo-zélandaise.

    J’ai passé au crible ce heat. Au-delà de la frustration légitime des supporters, l’analyse technique du line-up met en lumière un traitement pour le moins douteux.

    Le piège de Raglan : une opposition de styles

    Nous étions exactement dans la configuration annoncée : de très petites conditions qui transforment le point break en véritable concours de rollers. Sur cette gauche au profil spécifique, les deux surfeurs exploitaient des armes différentes :

    • L’option backside pour Robinson : L’Australien (regular) pouvait taper verticalement directement dans la poche, la section la plus critique. C’est un paramètre que les juges survalorisent quasi-systématiquement.
    • L’option frontside pour Vaast : Face à la lèvre, le goofy a su apporter une vraie variation dans ses turns, en maximisant le potentiel d’une vague manquant cruellement d’épaule.

    La bombe de Kauli, récompensée d’un 9 ? Une évidence. C’est la vague la plus longue, la mieux surfée avec de la variété en bonus, la meilleure vague de la série sans aucun doute.

    Le poids du « rookie tax » ou « local tax »

    La polémique se cache en réalité dans les autres scores de la série. Des dizièmes de point par ici, d’autres par là :

    • Le back-up de Kauli est sévèrement sous-évalué.
    • La dernière tentative de Jack bénéficie d’une notation extrêmement généreuse.

    À l’arrivée, seuls 0,27 point séparent les deux hommes. Cet écart artificiel ressemble au fameux « rookie tax », ce bonus tacite accordé aux vétérans du CT avant même le coup de corne. Le meilleur score de Jack est noté uniquement de 0,83 pt de moins que Kauli

    Le coup de grâce vient de la tour des juges. Avec quatre surfeurs français sur le WCT, nous n’avons aucun juge tricolore. Face à Kauli ce jour-là ? Un panel comptant trois Australiens prêts à évaluer leur compatriote. Je ne comprends pas pourquoi il y a un juge basque/espagnol, alors qu’il n’y a qu’une surfeuse sur le CT, et zéro juge français…..Tous ces détails participent aux doutes. Mais, au final, comme au rugby, il faut savoir respecter la décision des juges, même si c’est parfois difficile…

  • Drame à Rottnest Island : un père de famille tué par un grand requin blanc de 4 mètres

    Drame à Rottnest Island : un père de famille tué par un grand requin blanc de 4 mètres

    Le rideau de la tragédie s’est à nouveau abattu sur l’Australie-Occidentale. Ce samedi, Horseshoe Reef – un spot de plongée et de chasse sous-marine très fréquenté de Rottnest Island – a été le théâtre d’une attaque de requin d’une violence extrême.

    Steven Mattaboni, un habitué de l’océan âgé de 38 ans, transperçait les eaux en apnée avec quatre amis lorsqu’un grand requin blanc, estimé entre 4 et 5 mètres par les témoins, a surgi. L’homme se trouvait à peine à vingt mètres de son embarcation quand le prédateur l’a mortellement mordu aux jambes. Malgré la réactivité héroïque de ses camarades pour le ramener à bord et l’évacuer vers la jetée de Geordie Bay, les secours n’ont pas pu le ranimer.

    Pour la communauté locale et le monde de la mer, le choc est immense. Père de deux petites filles – dont un nourrisson de quatre mois –, « Mattas » était une figure respectée, membre actif du club de football de Kingsley et d’un groupe de travail pour l’équité de la chasse sous-marine (Recfishwest). Sa femme, Shirene, lui a rendu un hommage déchirant, saluant un homme « férocement loyal, infiniment généreux et en totale symbiose avec l’océan ».

    Pour les passionnés de glisse, Rottnest Island résonne encore comme le théâtre du CT de la WSL en 2021, où Gabriel Medina et Sally Fitzgibbons s’étaient imposés dans des conditions mémorables. Ce drame rappelle cruellement la prévisibilité de la faune sauvage sur ces côtes ultra-exposées. Selon les autorités locales, aucun dispositif de répulsion individuel anti-requin n’était porté par la victime. Une cagnotte GoFundMe a immédiatement été lancée pour soutenir sa jeune famille.

    Cet article complète les premières informations reçues samedi dans cet article

  • Stab High 2026 : Hughie Vaughan repousse les limites du surf aérien avec un run parfait

    Stab High 2026 : Hughie Vaughan repousse les limites du surf aérien avec un run parfait

    Le surf en piscine à vagues vient de franchir un cap irréversible. Le week-end dernier à Virginia Beach, l’édition 2026 du Stab High a prouvé que les manœuvres aériennes ne sont plus une simple catégorie bonus, mais le cœur même de la performance moderne.

    Le premier run parfait de l’histoire du pool surf

    Au centre de cette escalade technique, l’Australien Hughie Vaughan a redéfini les standards. Après avoir frôlé le plafond sur un gauche avec un stalefish twist hyper désaxé noté 49/50, le surfeur a trouvé les clés du score parfait sur la droite du bassin.

    En envoyant un lien backflip ultra-engagé, replaqué proprement, il a décroché le tout premier 50/50 de l’histoire de la compétition. Comme le souligne le juge en chef Nathan Fletcher, le niveau s’est tellement élevé que les airs gagnants d’il y a trois ans sont désormais les manœuvres de transition d’aujourd’hui.

    Sky Brown dicte sa loi face à Sierra Kerr

    Chez les femmes, la finale s’est transformée en une confrontation de styles très attendue. Face à la technicité de Sierra Kerr, Sky Brown a fait parler son héritage du skate. En misant sur une amplitude folle et un straight air massif parfaitement tweaké, elle s’est emparée du titre. Une victoire qui valide ses ambitions pour les Jeux de 2028, où elle compte doubler skate et surf.

    Chez les plus jeunes, la relève pousse déjà les murs. Isla Hardy a dominé la finale des Ladybirds en privilégiant l’amplitude à la rotation, tandis que le rookie King Nicol (fils de Yadin Nicol) a raflé la catégorie Bottle Rockets grâce à des grabs hyper techniques. À Virginia Beach, les juges ont été clairs : la prime va désormais à ceux qui osent mettre des airs loin au-dessus de la lèvre.

  • Le paradis a sa part d’ombre : ce terrible accident qui secoue les Maldives

    Le paradis a sa part d’ombre : ce terrible accident qui secoue les Maldives

    C’est le genre de nouvelles qui glace le sang de tous ceux qui aiment profondément l’océan. Les Maldives, cet archipel célèbre pour ses vagues parfaites et ses lagons cristallins, viennent de connaître la pire tragédie de leur histoire maritime. Six personnes ont perdu la vie de manière dramatique dans l’atoll de Vaavu.

    Parmi les victimes, cinq scientifiques italiens de l’Université de Gênes et un jeune sauveteur local, venu héroïquement à leur secours. Leurs corps ont été retrouvés piégés au cœur d’une grotte sous-marine, à plus de 60 mètres de profondeur.

    Mais que faisaient-ils si bas ? C’est toute l’énigme qui entoure ce drame. Alors que la législation locale interdit strictement de descendre au-delà de 30 mètres, l’équipe s’est aventurée dans la section la plus reculée d’une cavité obscure, alors qu’une alerte météo jaune pour mer agitée était active. Les autorités ont confirmé que cette grotte ne figurait pas dans leur plan de recherche initial.

    Ce terrible accident rappelle brutalement à la communauté du surf et aux passionnés de glisse que derrière la carte postale paradisiaque des atolls se cache une nature sauvage et imprévisible. Une enquête est en cours pour faire toute la lumière sur ce drame.

  • Ce surfeur a survécu à un courant massif grâce à un seul réflexe

    Ce surfeur a survécu à un courant massif grâce à un seul réflexe

    Vendredi matin, sur le spot de Belhaven en Écosse, un surfeur ultra-expérimenté s’est fait littéralement aspirer vers le large par un courant de baïne dantesque, durant une session solide avec des vagues de 3 mètres.

    Alors que les sauveteurs de la RNLI déclenchaient immédiatement l’alerte face à une mer déchaînée, l’homme s’est retrouvé piégé, seul face aux éléments. Pourtant, au lieu de céder à la panique, il a tenu bon.

    Pendant 40 minutes d’un combat épuisant, il a ramé sans relâche pour regagner la terre ferme par ses propres moyens, juste avant l’arrivée des bateaux de secours. Son secret ? Il a appliqué à la lettre les seules règles de survie que trop de pratiquants oublient encore : ne pas paniquer, ne jamais abandonner sa planche et ramer de côté, parallèlement à la plage, pour s’extraire de la baïne, plutôt que de lutter contre le courant. Un sans-faute salvateur.

  • Corona Cero New Zealand Pro 2026 : Marco Mignot seul rescapé tricolore à Manu Bay

    Corona Cero New Zealand Pro 2026 : Marco Mignot seul rescapé tricolore à Manu Bay

    La nuit a été rude pour nos surfeurs sur le mythique spot de Manu Bay (Raglan), en Nouvelle-Zélande. Alors que la houle offrait des murs propres de plus d’un mètre pour ce deuxième jour de compétition sur le CT, les espoirs tricolores se sont heurtés à la dure loi des séries. Bilan des courses : il ne nous reste plus qu’un seul représentant en lice.

    La vague magique de Kauli Vaast n’a pas suffi

    C’était une affiche de la journée : le remake de la finale des Jeux de Paris 2024. Et le duel entre Kauli Vaast et l’Australien Jack Robinson a tenu toutes ses promesses. Le prodige tahitien a pourtant frappé un grand coup en dénichant la pépite de la journée, scorant un magistral 9.00 (la meilleure note individuelle du jour). Le bémol ? Dans des conditions capricieuses et lentes à se mettre en place, il lui aura manqué un véritable back-up. Faute d’une bonne deuxième vague, Kauli s’incline d’un souffle face à l’expérience et la régularité d’un Robinson redoutable (16.10 contre 15.83).

    Fin de parcours pour les Françaises

    Le couperet est également tombé sur le tableau féminin. Nos deux surfeuses n’ont pas réussi à franchir ce Round 2 particulièrement relevé :

    • Tya Zebrowski n’a pas pu créer l’exploit face à une Caroline Marks solide et très sélective sur ses choix de vagues (14.63 à 10.67).
    • Vahine Fierro voit elle aussi son aventure néo-zélandaise s’arrêter prématurément, éliminée d’un cheveu par Molly Picklum dans un heat au coude-à-coude (9.84 à 9.40).

    Marco Mignot, seul contre tous

    Au milieu de cette tempête, l’éclaircie est venue de Marco Mignot. Le Français a géré son heat avec intelligence pour se défaire de l’Hawaïen Barron Mamiya (13.16 à 9.50). Le voilà propulsé au Round 3, avec la lourde responsabilité de porter seul le drapeau tricolore pour la suite de l’événement. Mais la marche s’annonce immense : il devra affronter Yago Dora, auteur de la meilleure performance de la nuit avec un stratosphérique 17.76. Rendez-vous au prochain call !

  • Tragédie à Rottnest Island : un homme tué par un grand requin blanc

    Tragédie à Rottnest Island : un homme tué par un grand requin blanc

    C’est le cauchemar absolu pour quiconque met un orteil dans l’océan. Ce samedi matin, les eaux cristallines de Rottnest Island, véritable joyau au large de Perth, ont basculé dans l’horreur.

    Il était environ 10 heures. Un homme de 38 ans se trouvait dans l’eau au niveau de Horseshoe Reef quand il a été percuté par un grand requin blanc. On ne sait pas encore s’il s’agit d’un surfeur ou d’un baigneur, mais qu’importe. Les autorités et les secours évoquent un spécimen massif, repéré rôdant à 80 mètres du rivage juste après le drame et estimé à 5 mètres de long. Malgré l’intervention éclair d’un hélicoptère et l’évacuation d’urgence de la victime en bateau vers la baie de Geordie, le pire n’a pu être évité. Le trentenaire n’a pas pu être réanimé.

    Si l’Australie-Occidentale est un sanctuaire connu pour ces super-prédateurs, ce drame choque par sa violence sur une île aussi touristique. Les autorités appellent à la plus grande vigilance dans le secteur. Un rappel aussi triste que brutal que l’océan reste, avant tout, leur territoire.

  • Italo Ferreira : la pile électrique brésilienne qui sature le line-up de Raglan

    Italo Ferreira : la pile électrique brésilienne qui sature le line-up de Raglan

    Si vous espériez une session tranquille à Raglan ces derniers jours, c’est raté. Luke Cederman, l’iconique trublion de Raglan Surf Report, a jeté l’éponge au moment de pronostiquer le vainqueur du contest local. La raison ? Un Brésilien monté sur ressorts.

    « Italo Ferreira a pris environ 80% des vagues », lâche Cederman, mi-amusé, mi-exaspéré par cette frénésie. Il le compare au fameux lapin Duracell, littéralement incapable de s’arrêter. Et pour cause : quand on le croise sur les compétitions depuis des années, le constat est toujours identique. On pourrait parfois croire à un athlète sous produits (n’en tirer pas de s cocnlusions attives) tant son rythme affole les compteurs de la droite vers la gauche, mais c’est avant tout un hyperactif pur jus. Une véritable pile inépuisable.

    Face à ce rouleau compresseur, les pronostics de l’épreuve penchent pour un goofy-footer. Cederman estime qu’ils ont l’avantage de la variété de manœuvres sur cette gauche mythique, contrairement aux regulars. Reste que pour espérer battre Italo, Medina ou Dora, il faudra déjà réussir à attraper une vague.

  • CT Raglan : Les gauches parfaites sourient à Tya Zebrowski et Vahine Fierro

    CT Raglan : Les gauches parfaites sourient à Tya Zebrowski et Vahine Fierro

    Manu Bay a tenu ses promesses, mais avec une petite subtilité. Pour l’entame historique du Corona Cero New Zealand Pro, le mythique spot de Raglan a offert des gauches d’une pureté absolue. Mais à cette taille (autour du mètre), la vague a eu cette fâcheuse tendance à se transformer en un long concours de rollers. Sans véritable section critique pour engager de gros turns verticaux, il fallait une lecture de vague millimétrée, de la glisse pure et un rythme irréprochable. À ce petit jeu d’équilibriste, nos Françaises ont dicté leur loi lors de ce premier round.

    Tya Zebrowski brille pour la première fois

    On l’attendait depuis des semaines. Tya Zebrowski, du haut de ses 15 ans, a enfin conjuré le sort en s’offrant sa toute première victoire sur le Championship Tour. Face à l’Espagnole Nadia Erostarbe, la surfeuse a bien surfé sa série. Ce n’était clairement pas une question de niveau depuis le début de l’année, mais bien une histoire de petits ajustements tactiques qui font basculer un heat. Avec une maîtrise impressionnante et un total de 14.60, le déclic a bien eu lieu. La machine est lancée, du moins on l’espère.

    Avant cette série, Vahine Fierro avait également trouvé l’ouverture. Sur un spot qui favorise naturellement son surf frontside, la Tahitienne a écarté la vétérane Sally Fitzgibbons avec une belle fluidité.

    Début des séries hommes

    Du côté du tableau masculin, ce line-up a été une véritable cour de récréation pour les goofy-footers. Gabriel Medina a fracassé la lèvre avec son aisance habituelle, tandis que Filipe Toledo, ridant un twin fin atypique pour l’occasion, a prouvé que la vitesse primait sur tout le reste en scorant la meilleure vague du jour (8.83). Je me demande si ce n’est pas une première sur le WCT, du moins dans les temps modernes du world tour, un surfeur en twin fins…À vérifier

    Les résultats complets de ce premier jour à Raglan :

    Corona Cero New Zealand Pro – Résultats Round 1 Hommes

    • HEAT 1: Luke Thompson (RSA) 12.50 DEF. Tom Butland (NZL) 10.10
    • HEAT 2: Morgan Cibilic (AUS) 14.50 DEF. Billy Stairmand (NZL) 12.97
    • HEAT 3: Eli Hanneman (HAW) 13.50 DEF. Oscar Berry (AUS) 13.33
    • HEAT 4: Seth Moniz (HAW) 12.10 DEF. Ramzi Boukhiam (MAR) 11.40

    Corona Cero New Zealand Pro – Résultats Round 1 Femmes

    • HEAT 1: Vahine Fierro (FRA) 12.60 DEF. Sally Fitzgibbons (AUS) 10.60
    • HEAT 2: Erin Brooks (CAN) 14.20 DEF. Yolanda Hopkins (POR) 11.30
    • HEAT 3: Tyler Wright (AUS) 12.50 DEF. Francisca Veselko (POR) 10.27
    • HEAT 4: Carissa Moore (HAW) 16.34 DEF. Bella Kenworthy (USA) 12.43
    • HEAT 5: Alyssa Spencer (USA) 14.10 DEF. Brisa Hennessy (CRC) 11.74
    • HEAT 6: Tya Zebrowski (FRA) 14.60 DEF. Nadia Erostarbe (ESP) 10.73
    • HEAT 7: Stephanie Gilmore (AUS) 12.80 DEF. Anat Lelior (ISR) 5.87
    • HEAT 8: Bettylou Sakura Johnson (HAW) 14.16 DEF. Alani Morse (NZL) 8.30

    Corona Cero New Zealand Pro – Résultats Round 2 Hommes (Heats 1-8)

    • HEAT 1: Crosby Colapinto (USA) 10.70 DEF. Jordy Smith (RSA) 9.40
    • HEAT 2: Griffin Colapinto (USA) 14.17 DEF. Alan Cleland (MEX) 10.50
    • HEAT 3: Gabriel Medina (BRA) 15.20 DEF. Eli Hanneman (HAW) 10.06
    • HEAT 4: Filipe Toledo (BRA) 15.66 DEF. Joao Chianca (BRA) 10.84
    • HEAT 5: Liam O’Brien (AUS) 11.97 DEF. Jake Marshall (USA) 11.46
    • HEAT 6: Morgan Cibilic (AUS) 14.33 DEF. Ethan Ewing (AUS) 10.00
    • HEAT 7: Rio Waida (INA) 15.20 DEF. Connor O’Leary (JPN) 13.44
    • HEAT 8: Alejo Muniz (BRA) 15.50 DEF. George Pittar (AUS) 14.84