Auteur/autrice : Kelly Slater

  • Beyrick De Vries : l’incroyable résilience d’un surfeur revenu de l’enfer

    Beyrick De Vries : l’incroyable résilience d’un surfeur revenu de l’enfer

    Le monde du surf professionnel ne retient souvent que les scores, les podiums et les tubes parfaits. Mais derrière le lycra se cachent parfois des récits de vie d’une violence rare. Celui de Beyrick De Vries est de ceux-là. L’homme qui a marqué l’histoire avec un 10 parfait à Sunset Beach vient de briser le silence : après avoir touché le fond, entre blessure physique et addictions, il annonce son retour officiel sur le circuit des Challenger Series, après une qualification sur le WQS Afrique.

    Le crash : quand le fémur vole en éclats

    Tout bascule lors d’une session de surf en France. Sur une chute qui aurait pu être banale pour un athlète de son niveau, le diagnostic tombe, brutal : fémur fracturé en cinq points. Pour un surfeur dont la jambe avant est le moteur, c’est un arrêt de mort sportif potentiel.

    De retour en Afrique du Sud, cloué dans un fauteuil roulant, Beyrick se retrouve face à un ennemi qu’il n’avait jamais appris à combattre : le vide. « Assis dans un fauteuil, plus de chaos, plus d’excitation, plus de nouveaux pays toutes les deux semaines… rien pour me distraire des choses importantes de la vie », confie-t-il avec une honnêteté désarmante.

    La chute : l’alcool et les substances pour combler le silence

    L’adrénaline de la compétition est une drogue puissante. Quand elle disparaît, le manque est immense. Beyrick l’admet aujourd’hui sans détour : pour fuir ses sentiments et ce silence pesant, il a cherché refuge dans les paradis artificiels. Le whisky et diverses « substances » sont devenus son quotidien.

    « Je cherchais n’importe quoi pour rester « high », pour être distrait, pour éviter de m’asseoir avec mes propres émotions. C’était l’opposé total de la paix et de la sérénité. »

    Cette spirale autodestructrice aurait pu sonner la fin de l’histoire pour le surfeur de 31 ans. Mais le combat ne faisait que commencer.

    La rédemption : deux cliniques et un nouveau souffle

    Le déclic survient quand Beyrick décide de prendre la direction opposée. Après des séjours dans deux cliniques de réhabilitation différentes, il parvient à décrocher. Ce « comeback » n’est pas seulement sportif, il est spirituel. Sur ses réseaux sociaux, il attribue sa renaissance à sa foi : « We do recover. All Glory to God » (Nous guérissons. Toute la gloire revient à Dieu).

    Désormais installé aux Pays-Bas, Beyrick a entamé un nouveau chapitre. S’il occupe aujourd’hui un rôle de coach pour l’équipe nationale néerlandaise (il a d’ailleurs la nationalité maintenant), il a senti qu’il se devait une dernière chance. « Je pense qu’il est juste de me donner cette opportunité », explique-t-il à ses fans.

    Le défi technique : surmonter le blocage mental

    Le retour à l’eau n’a pas été un long fleuve tranquille. Au-delà de la rééducation physique, le traumatisme psychologique est resté ancré. Reposer tout son poids sur sa jambe avant lors d’un air ou d’une manœuvre radicale a longtemps été un blocage insurmontable.

    Récemment, lors d’une session à Umdloti, Beyrick a pourtant franchi un cap symbolique en reposant ses premiers frontside airs. Un moment qu’il décrit comme le début d’un nouveau chapitre. Aujourd’hui, physiquement plus affûté que jamais et l’esprit enfin apaisé, il s’envole pour les championnats d’Europe avec un double objectif : encadrer ses élèves et prouver qu’à 31 ans, le « miraculé de Sunset » a encore sa place parmi l’élite mondiale.

    L’histoire de Beyrick De Vries nous rappelle que la plus belle victoire d’un surfeur ne se joue pas toujours sur une vague, mais parfois dans le calme d’une chambre de clinique, loin des projecteurs.

  • Johanne Defay : « Les sensations reviennent », sa nouvelle vie loin de la compétition

    Johanne Defay : « Les sensations reviennent », sa nouvelle vie loin de la compétition

    Après une annonce qui a secoué le surf français, Johanne Defay profite de son année « off » pour se ressourcer sur son île intense. Mais ne vous y trompez pas : la championne n’a pas rangé la planche au garage. Entre deux moments privilégiés avec sa fille, la Réunionnaise prépare activement son retour sur le CT en 2027.

    Dans son dernier vlog, elle nous plonge dans l’intimité d’une journée type. Au programme ? Une session matinale pour retrouver le « flow » suivie d’un entraînement physique intense l’après-midi.

    « Les sensations reviennent doucement à l’eau et à l’entraînement », confie-t-elle avec ce sourire qu’on lui connaît tant.

    Entourée de ses amis, Johanne mise sur le plaisir et la motivation collective pour garder le rythme sans la brûlure du lycra de compétition. C’est une athlète apaisée, mais toujours aussi affûtée, qui nous prouve que s’éloigner du circuit est parfois le meilleur moyen de revenir plus forte. Une parenthèse nécessaire pour mieux briller l’an prochain.

  • Joel Tudor : sa technique secrète pour « calmer » les surfeurs impolis à l’eau

    Joel Tudor : sa technique secrète pour « calmer » les surfeurs impolis à l’eau

    On le surnomme « Tinkerbell » pour la grâce de ses pas croisés sur un longboard, mais ne vous y trompez pas : Joel Tudor est sans doute un des hommes les plus dangereux du line-up. À 49 ans, le triple champion du monde ne se contente pas de collectionner les trophées de surf ; il porte une ceinture noire de Jiu-Jitsu brésilien (BJJ) tellement usée qu’elle témoigne de décennies de combat.

    Récemment, une anecdote croustillante est remontée à la surface grâce au surfeur Jesse Billauer. Ce dernier a raconté comment Tudor a littéralement « éteint » la légende du gros, Garrett McNamara, sur le spot mythique de Malibu. La raison ? Garrett aurait eu l’audace de griller la priorité à Billauer. La réaction de Joel fut immédiate : un bras autour du cou pour rappeler les règles de savoir-vivre locales.

    Une leçon de soumission sur le sable

    Si vous voulez apprendre à gérer les tensions au pic comme un pro, Tudor vient de sortir une vidéo pédagogique avec BJJ Fanatics. Le titre est évocateur : « Comment étrangler un homme qui s’échappe ». On y voit le maître expliquer avec un calme olympien comment transformer une tentative de fuite en une clé de cou ou un écrasement cervical dévastateur.

    Tudor n’est pas un amateur. Double champion des États-Unis et double champion du monde de « No-Gi » (combat sans kimono), il maîtrise l’art de la soumission comme personne. Cette vidéo n’est pas seulement une démonstration technique ; c’est un rappel que derrière l’esthète du surf se cache un guerrier redoutable.

    Mon conseil ? La prochaine fois que vous croisez Joel à Malibu, assurez-vous de bien respecter la priorité. Sinon, vous pourriez bien finir par apprendre, à vos dépens, ce qu’est un « neck crank » en direct du rivage.

  • Margaret River 2026 : Entre exploit historique de George Pittar et vagues capricieuses

    Margaret River 2026 : Entre exploit historique de George Pittar et vagues capricieuses

    On attendait des tubes massifs sur le slab de The Box, on a eu… un concours de virages sur une section qui ferme. Pour cette deuxième étape du Championship Tour (CT) 2026 en Australie Occidentale, la frustration est palpable. Si Margaret River est capable du meilleur, cette édition restera celle d’un dimanche propre mais sans génie, où le talent pur a dû compenser des conditions de vagues loin des standards de rêve de l’Océan Indien.

    Le hold-up monumental de George Pittar

    Si vous ne connaissiez pas encore George Pittar, vous n’allez plus l’oublier. L’Australien de 23 ans a réalisé ce que les statisticiens appellent un « Giant-Slaying » parfait. Pour s’offrir sa première victoire sur le tour d’élite, Pittar n’a pas choisi le chemin le plus facile : il a éliminé, les uns après les autres, quatre champions du monde.

    Filipe Toledo, Yago Dora, Italo Ferreira et enfin, en finale, le « King » Gabriel Medina. Dans une finale tactique, Pittar a attendu patiemment la bombe de la série pour envoyer quatre turns sur le rail, d’une précision chirurgicale, notés 9.00. Un score qui a laissé Medina sans réponse, malgré toute sa hargne. Pour celui qui avait subi le « cut » de mi-saison l’an dernier sur cette même vague, la revanche est totale.

    Lakey Peterson : La patronne résiste à la nouvelle garde

    Chez les femmes, c’est l’expérience qui a parlé. À 31 ans, Lakey Peterson prouve qu’elle n’est pas prête à laisser sa place aux adolescentes qui poussent sur le tour. En s’imposant face à Luana Silva en finale, l’Américaine signe sa septième victoire en carrière et sa deuxième sur la terre des kangourous.

    Pourtant, le scénario était mal engagé. Luana Silva semblait tenir sa victoire grâce à un énorme virage sur la plus grosse vague de la série (6.83). Mais à moins de cinq minutes du terme, Peterson a trouvé l’ouverture sur un enchaînement de deux manoeuvres puissantes pour arracher un 6.40 salvateur.

    Nos Français « dans les choux » : L’heure de la réaction

    C’est le point noir de cette étape pour nous. Les surfeurs tricolores ont semblé manquer de rythme et de lecture sur ce plan d’eau haché de Margaret River. Éliminés prématurément, nos « Frenchies » pointent en bas de classement après les deux premières étapes.

    On le sait, le niveau est mondial, mais la réaction est attendue dès la prochaine étape. Le passage sur la Gold Coast (Snapper Rocks) sera crucial pour éviter de voir le haut du classement s’envoler définitivement. On espère que la magie des vagues du Queensland saura réveiller l’instinct de tueur de nos représentants.

    Classement mondial : Les nouveaux visages du Lycra Jaune

    À l’issue de cette étape mouvementée, le classement mondial subit un gros lifting :

    CatégorieLeader Mondial (N°1)
    HommesGabriel Medina (Brésil)
    FemmesGabriela Bryan (Hawaii)

    Malgré sa défaite en finale, Medina reprend les commandes du circuit, prouvant que son année sabbatique ne lui a rien fait perdre de son talent. Chez les femmes, Gabriela Bryan conserve sa première place de justesse.

    Prochain rendez-vous : le Bonsoy Gold Coast Pro, dès le 1er mai. On croise les doigts pour que Snapper Rocks nous offre enfin du grand spectacle.

  • Jean-Pierre « The Fly » Van Swae : Le dernier vol d’une icône du shape

    Jean-Pierre « The Fly » Van Swae : Le dernier vol d’une icône du shape

    Le monde du surf vient de perdre l’un de ses artisans les plus solaires. Jean-Pierre Van Swae, que tout le monde appelait affectueusement « The Fly », s’est éteint cette semaine, laissant derrière lui un vide immense dans les ateliers de Dana Point et une montagne d’anecdotes qui ont forgé la culture core californienne.

    Du plat pays aux vagues de Laguna

    Né en Belgique, Van Swae débarque enfant en Californie du Sud. C’est à Laguna Beach, à la fin des années 50, que le virus du surf le pique. Dès 1961, il pousse la porte de Wardy Surfboards, marquant le début d’une carrière de plus de 60 ans consacrée à l’excellence.

    Reconnu pour la précision chirurgicale de son glaçage et ses dérives innovantes, il a côtoyé les plus grands noms de « l’Âge d’Or », de Dale Velzy à Hobie Alter. C’est d’ailleurs ses mains qui ont glacé en 1977 l’« Awhoo », ce gun mythique de 15 pieds shapé par Micky Munoz pour les sessions XXL d’Hawaï.

    L’homme derrière le surnom

    Mais pourquoi « The Fly » ? Fidèle à son tempérament de tête brûlée, il avait accepté, sur un défi entre amis, de sauter d’un avion en plein vol. Le pseudonyme est resté, tout comme son humour parfois décapant. Il adorait raconter comment, dans les années 70, les surfeurs se faisaient bannir de Trestles non pas à cause de la politique de Nixon, mais parce qu’ils s’amusaient à « montrer leur lune » (browning) aux passagers des trains qui longeaient la plage.

    Un héritage gravé dans le bois

    Jusqu’à son dernier souffle, Jean-Pierre n’a jamais quitté son rabot. Sous son propre label, Fly Surfboards, il créait des pièces d’une élégance rare, mêlant résine et essences de bois nobles. Membre du Hall of Fame des shapers de San Clemente, il était bien plus qu’un fabricant : il était le gardien d’un savoir-faire qui se raréfie.

    Aujourd’hui, alors que « The Fly » s’en est allé rejoindre les vagues éternelles, son fils JP Van Swae, photographe reconnu, perpétue la lignée. Pour nous, il reste ce sourire malicieux au milieu de la poussière de pain de mousse. Ride in peace, Fly.

  • Ce génie du surf fait des choses impossibles sur un twin fin

    Ce génie du surf fait des choses impossibles sur un twin fin

    Il existe des surfeurs talentueux, et puis il y a Clay Marzo. Un électron libre, un prodige qui semble lire l’océan dans une langue que nous ne comprenons pas. On le sait capable de manœuvres mutantes sur ses thrusters habituels, mais le voir débarquer avec un twin fin sous le bras, c’est un peu comme voir un pilote de F1 faire un chrono record avec une voiture de collection.

    Dans cette séquence brute filmée par sa compagne Leilani Zerkle, l’intimité du moment laisse place à une performance irréelle. Clay ne surfe pas pour les juges, ni pour les sponsors, il surfe pour lui. Sur ses modèles Album Surfboards (le Warptwin et le VBSM en 5’11”), il transforme un slab technique et capricieux en un terrain de jeu élastique.

    Là où n’importe quel mortel subirait la vague, Marzo enchaîne des tubes, courbes et des laybacks d’une radicalité effrayante, avec cette fluidité et cette vitesse propre aux Twins. C’est cool à visionner. Une question demeure : y a-t-il vraiment une planche que ce type ne peut pas dompter ? Regardez bien, car des talents aussi purs, on n’en croise qu’un par génération.

  • Sécurité en surf : l’innovation australienne qui veut rendre les attaques de requins impossibles

    Sécurité en surf : l’innovation australienne qui veut rendre les attaques de requins impossibles

    Le traumatisme des récentes attaques en Australie et en Nouvelle-Calédonie a relancé une course contre la montre technologique. Au cœur de la Nouvelle-Galles du Sud, une équipe de scientifiques est sur le point de transformer un simple accessoire de surf en un véritable bouclier contre les attaques de requin.

    Une technologie invisible nichée dans vos dérives

    Le projet, doté d’un budget colossal de 2,5 millions de dollars, est piloté par le Surf Flex Lab de l’Université de Wollongong. L’idée ? Ne plus compter sur de lourds boîtiers fixés sous la planche, mais intégrer un dispositif de répulsion directement dans les dérives de surf.

    Le principe repose sur la surcharge sensorielle. Les requins possèdent des récepteurs ultra-sensibles appelés ampoules de Lorenzini. Le dispositif émet des impulsions électriques qui saturent ce système, provoquant chez le prédateur un inconfort immédiat et des spasmes musculaires, le poussant à s’éloigner sans le blesser.

    « L’espace est limité, une dérive pèse environ 100 grammes. Le défi est d’y loger l’intelligence sans altérer les performances de glisse », explique le professeur Marc in het Panhuis.

    « Coexister avec l’océan » : le témoignage d’un survivant

    Parmi les piliers de ce projet, on retrouve Brett Connellan. Ce nom résonne fort dans la communauté surf : il y a dix ans, il survivait miraculeusement à l’attaque d’un Grand Blanc à Bombo Beach. Aujourd’hui, il travaille main dans la main avec les chercheurs.

    Pour lui, il ne s’agit pas de « tuer » ou de « chasser » le squale, mais de redonner de la confiance aux pratiquants. Cette technologie est une passerelle vers une cohabitation apaisée, permettant aux surfeurs de reprendre le line-up avec une assurance nouvelle, là où le risque est omniprésent.

    Bientôt dans nos shops de surf ?

    Le processus suit un protocole éthique strict. Avant la commercialisation, des tests en mer sont prévus, d’abord pour valider l’hydrodynamisme des dérives, puis sous supervision scientifique en présence de la faune marine.

    À terme, cette innovation ne se limitera pas au surf. Les chercheurs envisagent déjà d’équiper :

    • Les embarcations légères (kayaks, paddles).
    • Le matériel de plongée sous-marine.
    • Les équipements de sauvetage en mer.

    Alors que les autorités de Nouvelle-Galles du Sud encouragent déjà l’usage de dispositifs personnels testés scientifiquement, cette dérive « intelligente » pourrait bien devenir le nouveau standard de sécurité mondial.

  • Kauli Vaast : Derrière l’image, la brutale réalité de ses débuts sur le CT

    Kauli Vaast : Derrière l’image, la brutale réalité de ses débuts sur le CT

    Difficile de parler de « rookie » pour un surfeur qui possède déjà une médaille d’or olympique et une finale à Teahupo’o au compteur. Pourtant, en ce mois d’avril 2026, Kauli Vaast fait officiellement ses premières armes en tant que membre permanent du Championship Tour (CT). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le baptême du feu est particulièrement piquant.

    La loi du « 0,5 point »

    Le Tahitien vient de publier le premier épisode de sa nouvelle série de vlogs, nous plongeant dans les coulisses de l’étape de Bells Beach. Ce qu’on y découvre, c’est la face cachée de la compétition de haut niveau : une préparation millimétrée, des heures de voyage et de sessions de « free surf » intensives, pour finalement voir tout s’écrouler en une seule série de 30 minutes.

    Le constat est cruel : Kauli a entamé sa campagne 2026 avec deux éliminations consécutives, les deux fois par moins d’un demi-point d’écart. Dans ce nouveau format de la WSL où le droit à l’erreur n’existe plus (pas de tour de repêchage pour les têtes de série les plus basses), chaque micro-erreur se paie cash.

    Apprendre à perdre pour mieux rebondir

    « C’était un début d’année difficile, mais on apprend et on passe à la suite », confie Kauli avec une maturité désarmante. Pour un « goofy-footer » (pied droit devant), la tournée australienne et ses longues droites est un test de patience et de technique.

    Si le prochain rendez-vous à Snapper Rocks s’annonce encore comme un défi stratégique, la suite de la saison devrait enfin jouer en sa faveur. Avec le retour de tubes massifs à Fidji, Tahiti et Pipeline, Kauli Vaast aura l’occasion de transformer cette frustration en performance pure. En attendant, son vlog offre une immersion rare dans le mental d’un champion qui apprend, dans la douleur, que le CT ne fait aucun cadeau, même aux rois de l’Olympe.

  • Margaret River : pourquoi les pros risquent l’enfer sur ce spot

    Margaret River : pourquoi les pros risquent l’enfer sur ce spot

    Le streaming de la WSL nous montre des vagues bleues et des scores parfaits (quoique pas trop cette année encore). Mais derrière le vernis de la compétition, Margaret River cache une réalité que les caméras oublient souvent : c’est l’un des endroits les plus hostiles de la planète.

    « Je vais lui mettre mon poing dans la gueule »

    Dans les années 70, poser sa planche à Margaret River était une déclaration de guerre. La communauté locale, composée de bûcherons et de fermiers installés là depuis 140 ans, ne voyait pas d’un bon œil l’arrivée de ces « outcasts » aux cheveux longs.

    L’ambiance dans les pubs de l’époque ? Électrique. Un local témoigne dans les archives : « Mon pays, c’est ici. Si un de ces types dit quoi que ce soit, je lui casse les dents. » Les tensions ne se réglaient pas avec des priorités à l’eau, mais à coup de phalanges sur le parking. Pour ces pionniers, le surf n’était pas un sport, c’était une intrusion.

    Des vendanges à l’impact zone : l’économie de la survie

    Saviez-vous que Margaret River doit son industrie du vin… aux surfeurs ? C’est l’un des paradoxes les plus fous du spot. Pour pouvoir se payer le droit de charger des murs de 15 tonnes l’après-midi, les surfeurs sont devenus la main-d’œuvre du vignoble naissant.

    Imaginez la scène : ramasser des grappes de raisin dans la brume glaciale du matin, le dos cassé, pour ensuite aller affronter des vagues capables de vous briser en deux. C’était ça, le deal. Pas de sponsors, pas de réseaux sociaux. Juste du raisin et de l’adrénaline pure.

    Le « Cimetière » n’était pas qu’une métaphore

    Le nom des pistes qui menaient aux spots n’avait rien de romantique. Dans les années 50, Mal Bramley et Warren McKinley devaient piloter leurs vieux pick-ups sur une piste de terre défoncée qui s’arrêtait pile devant le cimetière local. C’est de là qu’ils observaient les « monstres bleus » pour la première fois. Un message assez clair de la part du destin.

    Le supplice des pieds nus sur les « briques »

    Le vrai carnage, il se passe sur la section finale. Contrairement à d’autres spots de la WSL, la droite de Main Break vous force à un choix cornélien : soit vous sortez tôt et perdez des points, soit vous restez pour le « score » et vous finissez sur les briques.

    Les pros sont littéralement forcés de sauter de leur planche et de courir pieds nus sur un reef calcaire acéré, dans une zone où des tonnes d’eau vous tombent sur la tête. Un seul pied coincé dans un trou du récif et c’est la fracture garantie.

    « C’est ici qu’on sépare les hommes des enfants », disait Gary Elkerton. Aujourd’hui, alors que les planches volent en éclats et que les chevilles grincent, on comprend que Margaret River n’a jamais vraiment été apprivoisée. C’est toujours cette frontière sauvage, impitoyable, où chaque vague est une partie de poker avec le bloc opératoire.

    Alors, la prochaine fois que vous verrez un pro prendre un 9.0, regardez bien où il finit sa vague. Il ne cherche pas la plage, il cherche juste à survivre aux rochers.

  • Cloudbreak : le récit terrifiant d’un surfeur face à la méduse la plus venimeuse au monde

    Cloudbreak : le récit terrifiant d’un surfeur face à la méduse la plus venimeuse au monde

    Le premier jour d’un surf trip aux Fidji est censé être celui de l’excitation pure. Pour Guy Rowles, un surfeur australien de 30 ans, ce rêve a basculé en quelques secondes dans un combat pour sa survie sur le spot mythique de Cloudbreak. Entre douleur indescriptible, paralysie et peur de mourir, son témoignage nous rappelle que le paradis peut cacher des prédateurs invisibles.

    Une session de rêve qui tourne au film d’horreur

    Tout commence au large de l’île de Tavarua. Guy est à l’eau depuis à peine 30 minutes. Les conditions sont parfaites, l’adrénaline est là. Soudain, une douleur fulgurante lui traverse le bras.

    « C’était comme si on m’avait versé de l’huile bouillante sur la peau », explique Guy Rowles.

    Il ne s’agit pas d’une simple brûlure de méduse classique. Guy vient de croiser la route d’une méduse-boîte (cuboméduse), souvent décrite comme l’animal le plus venimeux de la planète. Très vite, son guide local, Sujee, comprend la gravité de la situation : « C’est une box jellyfish, il faut regagner le bateau immédiatement ».

    « Est-ce que je vais mourir ? » : le venin en action

    Sur le trajet vers l’hôpital, le corps de Guy commence à lâcher. Les photos de son bras montrent des zébrures rouges sang, marques indélébiles de l’attaque. Mais le pire est interne. Le venin des cuboméduses attaque simultanément le cœur, le système nerveux et les cellules cutanées.

    Guy décrit des symptômes terrifiants :

    • Difficultés respiratoires : « J’avais l’impression de respirer à travers une paille ».
    • Convulsions et tremblements : Son corps est pris de secousses incontrôlables.
    • Tachycardie : Son cœur s’emballe, menaçant de lâcher à tout moment.
    • Fourmillements : Une perte de sensation dans les extrémités (doigts et orteils).

    Face à son père, Guy pose la question que tout surfeur redoute : « Est-ce que je vais mourir ? ». Arrivé à l’hôpital, le verdict tombe : il est trop tard pour l’antivenin. Guy doit « encaisser » la douleur sous morphine et espérer que son cœur tienne le coup. Miraculeusement, après quatre heures sous haute surveillance, il survit.

  • « Oubliez le protocole » : Raimana nous raconte l’incroyable obsession du Prince Harry pour le surf

    « Oubliez le protocole » : Raimana nous raconte l’incroyable obsession du Prince Harry pour le surf

    C’est une amitié que personne n’avait vue venir. D’un côté, Raimana Van Bastolaer, le parrain de Teahupo’o, l’homme qui veille sur la vague la plus dangereuse du monde à Tahiti. De l’autre, le Prince Harry, Duc de Sussex. Entre les deux ? Une passion commune pour la glisse et des sessions ultra-privées dans la piscine à vagues de Kelly Slater en Californie.

    « Je pensais devoir l’appeler ‘Monseigneur’ »

    Tout a commencé au Surf Ranch de Kelly Slater, cette piscine à vagues perfectionnée située à Lemoore. Raimana, qui y officie comme coach de luxe pour les célébrités et les pros, a été chargé d’accueillir le Prince. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le Tahitien s’attendait à une rencontre très formelle.

    « Je pensais que je devrais dire ‘oui, Monsieur’ ou ‘oui, Prince’. S’il vous plaît, Prince, et tout le tralala. Mais il a été tout l’inverse », confie Raimana.

    Le surfeur décrit un homme calme, « incroyablement humble » et surtout, un élève exemplaire. « C’est quelqu’un qui écoute vraiment. Il est prêt à tout essayer. » Cette simplicité a rapidement transformé la relation prof-élève en une véritable amitié. Aujourd’hui, ils sont « très proches », au point que Raimana n’a plus qu’une idée en tête : faire venir Harry sur ses terres, en Polynésie.

    Une « addiction » à 50 000 dollars la session

    Si Harry reste discret sur ses loisirs depuis son installation à Montecito avec Meghan Markle, sa passion pour le surf n’est plus un secret pour les habitués du Ranch. Selon certaines rumeurs, le Duc n’hésiterait pas à débourser jusqu’à 50 000 $ pour privatiser le bassin et perfectionner son take-off loin des regards indiscrets.

    Et le travail paie. Harry serait aujourd’hui le seul membre de la famille royale britannique à pouvoir se targuer d’avoir déjà pris un « vrai » tube. Une progression fulgurante qu’il doit aux conseils avisés de Raimana, qui le pousse désormais à franchir l’étape supérieure.

    Bientôt Meghan à Tahiti ?

    Si le Prince est un habitué des vagues artificielles de Slater, il voyage pour l’instant en solo. Meghan Markle n’a pas encore été aperçue sur une planche au Surf Ranch, mais Raimana compte bien changer la donne.

    « Meghan n’est jamais venue. Et j’ai vraiment hâte qu’elle vienne. Ou plutôt, j’ai hâte qu’elle vienne à Tahiti », explique-t-il avec son enthousiasme légendaire. Le plan est simple : une fois qu’elle aura goûté à la magie de la glisse, elle ne pourra plus s’en passer.

    En attendant de voir le couple princier sur le récif de Teahupo’o, une chose est sûre : Harry a trouvé en Raimana bien plus qu’un coach. Il a trouvé un mentor capable de lui offrir ce qu’il recherche le plus : la liberté, loin du protocole, au milieu de l’écume.

  • Ce site de surf mythique allait mourir, mais ses lecteurs l’ont sauvé d’une façon incroyable

    Ce site de surf mythique allait mourir, mais ses lecteurs l’ont sauvé d’une façon incroyable

    C’est une petite victoire qui résonne dans le milieu de la presse spécialisée. Matt Warshaw, l’historien du surf le plus respecté au monde, vient de confirmer que son œuvre monumentale, l’Encyclopedia of Surfing (EOS), a sécurisé son avenir pour l’année 2025.

    Un pactole inespéré pour l’histoire du surf

    Alors que le projet a frôlé la banqueroute à plusieurs reprises, les chiffres de l’année passée viennent de tomber : 177 000 $ ont été récoltés grâce à la générosité de 150 donateurs individuels. En ajoutant les abonnements des passionnés, les revenus totaux s’élèvent à près de 240 000 $. Un montant qui, selon Warshaw, suffit enfin à garantir la pérennité du site.

    Le pari de l’indépendance totale

    Ce qui rend cette réussite unique ? L’EOS refuse catégoriquement la publicité. « Les grands donateurs ont été fantastiques. Ils croient profondément au projet », explique Warshaw. Dans un web saturé par les bannières intrusives et le contenu sponsorisé, ce modèle économique repose uniquement sur la valeur du contenu : photos d’archives rares, vidéos cultes et récits historiques.

    Pourquoi c’est une bonne nouvelle pour vous ?

    Si vous ne connaissez pas encore l’EOS, c’est tout simplement le Louvre du surf. De l’évolution des shapes aux portraits des pionniers, Matt Warshaw a numérisé l’âme de notre sport. En sauvant ce sanctuaire, la communauté permet à l’histoire de ne pas finir aux oubliettes de l’algorithme Google.

    Pour Warshaw, il ne s’agit pas de fausse modestie : l’EOS reste le site de culture surf le plus engageant au monde. Et grâce à ce soutien massif, il va pouvoir continuer à enrichir cette base de données unique, loin des dictats du marketing. Une preuve que le surf a encore une mémoire, et qu’elle a un prix.

  • Le film choc « The Big Sea » balance la vérité sur l’industrie du néoprène

    Le film choc « The Big Sea » balance la vérité sur l’industrie du néoprène

    En tant que surfeurs, nous aimons nous voir comme des protecteurs de l’océan. On ramasse trois déchets avant de quitter la plage, on évite le plastique… mais avez-vous déjà regardé de près ce que vous portez sur le dos ? J’ai plongé dans le documentaire « The Big Sea », et ce que j’y ai découvert risque de changer radicalement votre prochain achat de matériel.

    L’odeur du néoprène : un parfum de « Cancer Alley »

    On connaît tous cette odeur caractéristique d’une combinaison neuve. Pour nous, c’est l’odeur de la session qui arrive. Pour les habitants de la « Cancer Alley » en Louisiane, c’est l’odeur de la mort. Le film de Lewis Arnold, Chris Nelson et Demi Taylor met en lumière un lien direct et glaçant entre la production du néoprène — ce matériau pétrochimique dont sont faites 90 % de nos combinaisons — et des taux de cancer records dans les populations locales.

    Ce n’est pas seulement un problème écologique, c’est une question de santé public. Les usines qui fabriquent les composants chimiques nécessaires à notre confort thermique sont souvent implantées dans des zones habitées par des communautés marginalisées qui en paient le prix fort.

    Derrière le rêve à 10 milliards de dollars

    L’industrie du surf pèse aujourd’hui plus de 10 milliards de dollars. Elle s’est construite sur une image de pureté, de liberté et de respect de la nature. Mais « The Big Sea » brise ce miroir. Le documentaire expose comment le greenwashing a permis à de grandes marques de fermer les yeux sur l’impact humain et environnemental de leur chaîne de production pendant des décennies.

    Keme Nzerem, journaliste nominé aux BAFTA, ne mâche pas ses mots en qualifiant l’œuvre de « l’un des films de plein air les plus importants de tous les temps ». Il ne s’agit plus de savoir si votre combi est souple ou si elle sèche vite, mais de savoir si quelqu’un est mort pour qu’on puisse surfer au chaud cet hiver.

    La solution pousse littéralement sur les arbres

    La bonne nouvelle — car il y en a une — c’est que ce film n’est pas qu’un constat d’échec. C’est un véritable appel à l’action. Il existe une alternative : le caoutchouc naturel (souvent connu sous le nom de Yulex). Une matière qui pousse sur les arbres, qui ne nécessite pas de chimie lourde et qui offre aujourd’hui des performances désormais équivalentes au néoprène classique.

    Grâce à la pression exercée par ce documentaire réalisé en 2024 et les campagnes associées, le vent tourne :

    • Plus de 25 marques de combinaisons ont déjà abandonné le néoprène pétrochimique.
    • Des leaders de l’industrie, comme l’ancien CMO de Xcel Wetsuits, affirment que ce film a « changé l’industrie ».

    Quel domino sera le prochain à tomber ?

    Le néoprène ne se cache pas que dans nos combinaisons. On le retrouve dans les pneus de voitures, les baskets de luxe et même dans l’architecture. Mais c’est nous, les surfeurs, qui menons la charge.

    En refusant d’acheter des produits issus de cette industrie toxique, nous avons le pouvoir de faire basculer le marché. « The Big Sea » nous rappelle que le prix de la vague parfaite ne doit plus être la santé de populations entières.

    Pour en savoir plus sur les projections et la campagne : thebigsea.org

  • Twin Fin Invitational : l’aventure sauvage de William Aliotti entre les Landes et Mundaka

    Twin Fin Invitational : l’aventure sauvage de William Aliotti entre les Landes et Mundaka

    ll aura fallu attendre six mois pour que les images sortent enfin, mais le spectacle justifie l’attente. Pour la deuxième édition de son Twin Fin Invitational, William Aliotti n’a pas fait les choses à moitié.

    Confronté à un Vieux-Boucau saturé et des conditions trop musclées pour les dérives jumelées, le crew a pris une décision radicale : l’exil au Pays Basque espagnol. Résultat ? Une démonstration de style sur les vagues infinis de Mundaka.

    Plus qu’une simple compétition, cette vidéo de 8 jours retrace l’immersion totale d’une équipe soudée sous le même toit. Entre sessions de repli mémorables, art et soirées se terminant à l’aube, l’événement prouve que le surf de haut niveau peut encore rimer avec liberté totale. Le casting est cinq étoiles, la glisse est pure, et malgré le timing décalé, l’énergie de cette « deuxième édition » nous donne déjà envie d’être à la suivante.

  • Vahine Fierro éliminée à Margaret River 2026

    Vahine Fierro éliminée à Margaret River 2026

    Le début de saison 2026 ressemble à une douche froide pour le clan tricolore sur le CT. Après un début de tour éprouvant, tous les espoirs reposaient sur les épaules de Vahine Fierro lors de ce Margaret River Pro 2026. Malheureusement, la sentence est tombée cette nuit : la « reine de Teahupo’o » s’arrête prématurément au Round 2. Voici pourquoi la marche était trop haute aujourd’hui.

    Le « mur » Caitlin Simmers

    On le savait, le tirage n’était pas un cadeau. Faire face à Caitlin Simmers, la championne du monde 2024, sur un spot aussi mouvant et complexe que Main Break. Mais la tahitienne avait montré dans le passé de belles aptitudes sur cet spot. Dans un surf haché de 1m50 à 2m à plus, balayé par un vent onshore capricieux, Vahine n’a jamais vraiment trouvé son rythme.

    Là où Simmers a réussi à poser des laybacks fluides et à lier ses manœuvres dans de belles sections. Vahine a semblé plus en difficulté pour exprimer sa puissance habituelle. Score final : 11.40 à 7.40. Une défaite nette qui laisse un goût amer, d’autant que le reste de la délégation française peine également à trouver la solution en ce début de World Tour.

    « Je veux juste surfer » : l’insolence de Simmers

    Caitlin Simmers, fidèle à elle-même, n’a même pas semblé forcer son talent. En sortie de série, elle confiait d’ailleurs :

    « Je voulais juste surfer. À Bells, je n’avais pas eu beaucoup d’opportunités, alors ici, j’ai juste essayé de faire au mieux avec ce qu’il y avait. Je n’ai toujours pas dépassé les 5 points sur une vague cette année, ça m’énerve un peu, mais je passe. »

    Cette exigence montre le niveau actuel du circuit mondial féminin : même en « petite forme », les leaders mondiales comme Simmers ou Molly Picklum (auteur d’un 15.50 stratosphérique) ne laissent aucune miette.

    Une hécatombe chez les favoris

    Vahine n’est pas la seule à avoir mordu la poussière. Chez les hommes, le choc des frères Colapinto a tourné à l’avantage du cadet, Crosby, qui élimine Griffin pour 0.24 point. Plus impressionnant encore, le « local hero » Jack Robinson a été mis à la porte par un Gabriel Medina des grands jours, prouvant que le Brésilien est loin d’être fini.

    Résultats : Western Australia Margaret River Pro (Jour 2)

    Round 2 Femmes (Séries de Vahine) :

    • HEAT 7 : Caitlin Simmers (USA) 11.40 bat Vahine Fierro (FRA) 7.40
    • HEAT 5 : Molly Picklum (AUS) 15.50 bat Sally Fitzgibbons (AUS) 9.30
    • HEAT 3 : Caroline Marks (USA) 12.27 bat Francisca Veselko (POR) 10.17

    Round 3 Hommes (Faits marquants) :

    • HEAT 4 : Gabriel Medina (BRA) 11.90 bat Jack Robinson (AUS) 10.63
    • HEAT 3 : Crosby Colapinto (USA) 13.67 bat Griffin Colapinto (USA) 13.43

    Le programme des Quarts de Finale à venir

    La compétition est actuellement en pause pour deux jours en raison de prévisions météo médiocres. Prochain call : mercredi 22 avril.

    Tableau Féminin :

    1. Gabriela Bryan (HAW) vs. Sawyer Lindblad (USA)
    2. Caroline Marks (USA) vs. Lakey Peterson (USA)
    3. Molly Picklum (AUS) vs. Luana Silva (BRA)
    4. Caitlin Simmers (USA) vs. Carissa Moore (HAW) — Le choc à ne pas rater !

    Tableau Masculin :

    1. Samuel Pupo (BRA) vs. Joel Vaughan (AUS)
    2. Crosby Colapinto (USA) vs. Gabriel Medina (BRA)
    3. Yago Dora (BRA) vs. George Pittar (AUS)
    4. Italo Ferreira (BRA) vs. Ethan Ewing (AUS)
  • PULL IN, Gotcha, DC Shoes : Emmanuel Loheac raconte les coulisses explosives du surfwear français

    PULL IN, Gotcha, DC Shoes : Emmanuel Loheac raconte les coulisses explosives du surfwear français

    C’est un rendez-vous que je ne manquerais pour rien au monde. Dans le paysage souvent désertique des podcasts de surf en français, Impact Zone fait figure d’oasis. Et pour leur dernier épisode, l’équipe a frappé fort en invitant une véritable légende de l’ombre de notre industrie : Emmanuel Loheac.

    Un parcours hors norme : de l’âge d’or de Gotcha à l’empire PULLIN

    Si vous portez un boxer en lycra imprimé aujourd’hui, c’est un peu grâce à lui. Mais résumer Emmanuel Loheac à la création de PULLIN serait une erreur monumentale. Ce que j’ai trouvé de fascinant dans cet échange, c’est la trajectoire d’un homme qui a navigué au sommet des plus grands noms du milieu.

    Saviez-vous qu’il a été aux commandes de Gotcha et de DC Shoes Europe ? Durant cet épisode, il revient sur ces années « rock’n’roll » où l’industrie du surf dictait la mode mondiale. Il ne s’agit pas d’une simple success story lisse et ennuyeuse, mais d’un témoignage brut sur la réalité du business des action sports.

    « Plus de 25 ans d’erreurs et de renaissances »

    Ce qui fait la force de cet Impact Zone, c’est la franchise de Loheac. Il nous livre un regard sans filtre sur :

    • L’audace nécessaire pour lancer le premier boxer technique en 2000.
    • Les erreurs stratégiques qui forgent un entrepreneur.
    • Sa vision sur l’évolution (parfois cruelle) du marché du surfwear actuel.

    Que vous soyez un entrepreneur en herbe ou simplement un passionné de la culture surf des années 90 et 2000, ce podcast est une mine d’or. On y comprend comment une marque née dans les Landes a réussi son expansion internationale, mais aussi comment rester pertinent quand les tendances s’essoufflent.

    Mon conseil : Foncez l’écouter. C’est le genre d’histoire qui rappelle que derrière nos marques préférées, il y a surtout des prises de risques insensées.

  • L’affaire Dora-Willcox : Entre coups de poing, censure médiatique et réconciliation instagram

    L’affaire Dora-Willcox : Entre coups de poing, censure médiatique et réconciliation instagram

    Le surf professionnel aime nous vendre une image de fraternité universelle, baignée dans l’eau salée et le respect mutuel. Mais, ce qui a commencé comme un simple litige de priorité au Round 2 de Magaret River, s’est transformé en un psychodrame mêlant bagarre de parking, censure médiatique et réconciliation ultra-médiatisée.

    Plongée dans les coulisses de cette affaire.

    L’Étincelle : 23 Minutes de Tension

    Tout commence à l’eau. Yago Dora a la priorité. Jacob Willcox, l’enfant du pays, se retrouve sur sa trajectoire. Dora freine, perd la vague, et explose. Les images montrent des échanges verbaux musclés et des jets d’eau rageurs.

    Le verdict des juges tombe : pas d’interférence (3 voix contre 2). Dora gagne la série de justesse, mais la frustration est à son comble. En sortant de l’eau, l’entraîneur de Dora s’en prend verbalement à Willcox. L’adrénaline de la compétition vient de muter en quelque chose de beaucoup plus personnel. On vous a calé la vidéo youtube en dessous sur la scène (dans l’eau, pas sur le parking…lol)

    Le Parking de la Discorde et le « Stab-gate »

    C’est ici que l’histoire quitte le cadre sportif pour entrer dans la rubrique faits divers. Selon les rapports initiaux de Stab Magazine, la tension s’est déplacée sur le parking. Les « crews » des deux surfeurs en seraient venus aux mains, forçant la sécurité de la compétition à intervenir massivement.

    C’est là que le scandale médiatique éclate. Stab, média pourtant réputé pour son ton irrévérencieux et « sans filtre », publie l’info… avant de la supprimer brusquement. Pour Pablo Zanocchi de Duke Surf et de nombreux observateurs, le constat est amer : le média le plus puissant du milieu a plié sous la pression des marques et des agents. Cette « disparition » de l’article a laissé un goût de censure, prouvant que même les médias dits indépendants craignent parfois de ternir l’image des « Golden Boys » du CT.

    « Est-on si peu respectueux de son propre travail de journaliste pour laisser des marques dicter ce qui doit être lu ? » — La question de Zanocchi reste, encore aujourd’hui, un pavé dans la mare.

    Le « Hug » de la Paix : Réconciliation ou Relation Presse ?

    Face à l’ampleur de la rumeur, il fallait éteindre l’incendie. Le 17 avril, Yago Dora publie une photo sur Instagram : les deux surfeurs s’enlacent, souriants.

    « La compétition est la compétition, et ce genre de situations est inévitable ; nous avons mis tout cela derrière nous », écrit le Brésilien. Il reconnaît que les choses ont dérapé de manière « inutile » la veille et salue en Willcox un « formidable compétiteur ».

    Finalement, un échange de coups n’a rien d’incroyable dans une histoire du surf avec des anecdotes plus folles les unes que les autres. À la base, on n’avait pas prévu de parler de cet incident, car on n’était pas témoin de la scène. Mais la censure de Stabmag aura finalement provoqué cet article….

  • Le « Dragon d’Argent » a encore frappé : deux vagues se percutent et créent l’impossible

    Le « Dragon d’Argent » a encore frappé : deux vagues se percutent et créent l’impossible

    Le fleuve Qiantang, en Chine, n’est pas un cours d’eau comme les autres. Connu pour abriter le plus grand mascaret du monde, surnommé le « Dragon d’Argent », il vient de nous offrir des images qui défient les lois de la physique. Ce n’est plus seulement une vague de 9 mètres de haut qui remonte le courant, c’est un ballet géométrique hypnotisant.

    Quand la nature sculpte le sable en direct

    Imaginez deux courants massifs arrivant de directions opposées. Lorsqu’ils se rencontrent, le choc ne crée pas seulement des éclaboussures, mais une véritable collision de forces fluides. En quelques secondes, l’interaction des vagues redessine le lit du fleuve, sculptant des motifs en spirales et des fractales dans le sable qui semblent presque artificielles.

    « C’est la dynamique des fluides en action… là où les courants interagissent, des motifs émergent et le paysage se transforme constamment », explique-t-on sur place.

    Un terrain de jeu mythique pour les surfeurs

    Si ce spectacle visuel ravit les drones, il a longtemps été le terrain de chasse des surfeurs de l’extrême. On se souvient du Red Bull Qiantang Shootout où des pionniers comme Jamie O’Brien venaient défier cette onde capable d’atteindre 40 km/h.

    Mais la magie du fleuve réside dans son imprévisibilité. « Chaque jour est différent », affirmaient les locaux lors des compétitions passées. Ce qui n’était qu’une onde de choc hier devient aujourd’hui une œuvre d’art éphémère gravée dans les sédiments. Un rappel brutal, mais magnifique, que dans l’eau, rien n’est jamais figé.

  • Margaret River Pro : Record de séries et destin cruel pour le clan tricolore

    Margaret River Pro : Record de séries et destin cruel pour le clan tricolore

    Le Main Break ou la vague de Margaret River a une nouvelle fois prouvé qu’elle ne pardonne rien. Pour cette deuxième étape du WSL Championship Tour 2026, l’océan Indien a offert des conditions solides, avec des murs d’eau de 2 à 2,5 mètres, permettant de boucler un chiffre record de 28 séries en une seule journée. Si le spectacle était au rendez-vous, le bilan est amer pour le surf français, qui voit ses têtes d’affiche tomber.

    La loi de Margaret River : Une vague capricieuse et technique

    Soyons réalistes : Margaret River est l’une des étapes les plus complexes du circuit mondial. Ce n’est pas seulement une question de taille, mais de lecture. Entre le clapot, le vent changeant et un reef profond qui déplace les zones de « take-off », chaque erreur se paie cash. À ce niveau, la différence ne se fait plus sur l’engagement physique, mais sur des micro-ajustements techniques.

    Le moment fort de la journée restera le rematch de la finale olympique de Paris 2024. Dans le jardin de Jack Robinson, l’Australien a pris sa revanche sur Kauli Vaast. Malgré un surf puissant et une attaque de dos très verticale, le Tahitien s’incline de peu (13.60 contre 13.97). Un scénario cruel qui souligne la difficulté de s’imposer et de passer ce premier tour sur le word tour. Avec l’élimination de Marco Mignot et de la jeune Tya Zebrowski, la France accuse le coup. Il ne faudrait pas que ces sorties précoces deviennent une habitude, tant le talent est présent.

    Vahine Fierro : Le dernier rempart français

    Dans ce tableau masculin désormais vide de drapeaux tricolores, tous les regards se tournent vers Vahine Fierro. La surfeuse de Huahine a su naviguer dans les eaux troubles du Round 1 pour s’imposer face à Nadia Erostarbe. Vahine possède cette expérience des vagues de puissance qui pourrait faire la différence. Elle connaît Margaret River, elle y a déjà brillé, et sa capacité à taper dans le dernier « bowl » sera sa meilleure arme. Le défi sera immense au prochain tour face à la numéro 1 mondiale Caitlin Simmers, mais c’est précisément dans ces duels que les petits détails feront basculer la série.

    Résultats & Prochaines Séries : Le Point Complet

    Résultats marquants du jour

    • Jack Robinson (AUS) 13.97 bat Kauli Vaast (FRA) 13.60
    • Crosby Colapinto (USA) 14.37 bat Marco Mignot (FRA) 12.03
    • Sally Fitzgibbons (AUS) 11.67 bat Tya Zebrowski (FRA) 10.93
    • Vahine Fierro (FRA) 11.17 bat Nadia Erostarbe (ESP) 9.76
    • Meilleur score : Samuel Pupo (BRA) avec un total de 15.50.

    Tableau des 16es de finale (Hommes)

    HeatMatchup
    1Samuel Pupo (BRA) vs. Kanoa Igarashi (JPN)
    2Liam O’Brien (AUS) vs. Joel Vaughan (AUS)
    3Crosby Colapinto (USA) vs. Griffin Colapinto (USA)
    4Gabriel Medina (BRA) vs. Jack Robinson (AUS)
    5Yago Dora (BRA) vs. Connor O’Leary (JPN)
    6George Pittar (AUS) vs. Leonardo Fioravanti (ITA)
    7Italo Ferreira (BRA) vs. Joao Chianca (BRA)
    8Ethan Ewing (AUS) vs. Miguel Pupo (BRA)

    Tableau du Round 2 (Femmes)

    Les séries à suivre absolument pour le clan français :

    • Heat 7 : Caitlin Simmers (USA) vs. Vahine Fierro (FRA)
    • Heat 5 : Molly Picklum (AUS) vs. Sally Fitzgibbons (AUS)
    • Heat 8 : Isabella Nichols (AUS) vs. Carissa Moore (HAW)
  • Robinson, Italo, Medina : Le retour du WT à Bells Beach sous le signe du scandale

    Robinson, Italo, Medina : Le retour du WT à Bells Beach sous le signe du scandale

    Le surf est-il devenu un sport de « flops » et de frustrations ? Pour cette première étape du Championship Tour 2026 à Bells Beach, on attendait du grand spectacle sur les vagues mythiques de Victoria. On a eu le droit à deux polémiques, pas plus : une dose massive de drama, des juges sous le feu des critiques avec deux polémiques, les deux seules choses à retenir, car côté surf, les vagues étaient nuls comme trop souvent à Bells Beach.

    1. Le « suicide » tactique de Jack Robinson (et le show de Sammy Pupo)

    C’est le premier gros séisme de la saison. Jack Robinson, l’un des favoris au titre, a quitté la compétition par la petite porte suite à une pénalité d’interférence. Sur le papier, la règle est simple.

    Alors qu’il restait 9 minutes et que Samuel Pupo tenait la priorité, Robinson a tenté un coup de poker : partir sur une vague pour forcer le Brésilien à l’utiliser ou pour améliorer son propre score. Résultat ? Une perte de contrôle au lip et une planche qui frôle Pupo. La sanction est tombée : interférence de priorité.

    Pour être honnête avec vous, c’est un cas d’école. D’un côté, Sammy Pupo en a rajouté des tonnes, jouant l’obstruction comme un attaquant de surface cherche le penalty. De l’autre, Jack a joué avec le feu et s’est brûlé. Même le « King » Kelly Slater y est allé de son petit commentaire assassin en soulignant que, de toute façon, Pupo « fumait » Robinson sur le plan du surf pur. Le verdict est amer, mais Robinson ne peut s’en prendre qu’à lui-même. Il a joué avec le feu et il a perdu.

    2. L’air « impossible » d’Italo Ferreira : Miracle ou mirage ?

    Si vous n’avez pas vu le replay de la série entre Italo Ferreira et Gabriel Medina, préparez-vous à hausser les sourcils. Italo nous a gratifié d’une manœuvre qui défie les lois de la physique : un air backside complet où ses pieds quittent totalement la planche en plein vol, avant qu’il ne retombe « par magie » dessus dans le bouillon.

    Le score ? Un 7.83. Pour les fans du champion olympique, c’est un vol pur et simple. Pour moi ? C’est la juste application du règlement.

    • Le critère de maîtrise : Le surf de compétition récompense la radicalité, certes, mais surtout le contrôle.
    • La comparaison avec Medina : En face, Gabriel Medina, de retour après sa blessure de 2025, a été clinique. Des rotations complètes, propres, engagées et surtout maîtrisées du début à la fin.

    Italo a réalisé un exploit de funambule, mais peut-on vraiment noter au sommet une manœuvre où le surfeur ne touche plus sa planche pendant la moitié du air ? Les juges ont tranché pour la technique plutôt que pour le spectaculaire désordonné.

    Le surf de jugement : Un éternel débat

    Ces deux polémiques nous rappellent une vérité fondamentale : le surf pro n’est pas une science exacte. C’est une affaire d’affinités, de lecture et parfois de « acting ». Que l’on soit pro-style ou pro-performance pure, il y a toujours débat dans le sport moderne….

    Et vous, vous auriez mis combien pour l’air d’Italo ?

  • Lucas « Chumbo » Chianca défie la mort à Cape Solander : les images d’un sauvetage miraculeux

    Lucas « Chumbo » Chianca défie la mort à Cape Solander : les images d’un sauvetage miraculeux

    C’est une séquence qui coupe le souffle et rappelle pourquoi le spot de Cape Solander, affectueusement surnommé « Ours » par les locaux, est considéré comme l’un des plus dangereux de la planète. Lucas Chianca, alias « Chumbo », vient de partager des images de sa dernière session en Australie, et le moins que l’on puisse dire, c’est que le prodige brésilien a flirté avec ses limites.

    Un tube vers l’inconnu

    Connu pour sa domination insolente sur les montagnes d’eau de Nazaré, Chumbo s’est attaqué ici à un tout autre monstre. Ours n’est pas une vague spécialement connu pour sa taille, c’est une vague épaisse, un « slab » qui explose dans quelques centimètres d’eau, juste devant une falaise de dalles rocheuses. Sur la vidéo, on voit le Brésilien s’engager dans un tube monstrueux avec un calme olympien. Mais, comme souvent à Ours, le tube ferme suite à un backwash.

    Pourquoi n’importe qui d’autre y serait resté

    Projeté violemment dans le « bouillon », il est aspiré vers les rochers que les Bra Boys craignent tant. Là où un surfeur lambda aurait succombé à la panique ou aux impacts, Chumbo fait preuve d’un calme hors norme. Magré une apnée conséquente, il ressort des écumes sans une égratignure. Je pense qu’il a touché ou frôlé les rochers de près.

  • Seul au monde : Miguel Blanco a tout misé sur une rumeur en Afrique (et il a bien fait)

    Seul au monde : Miguel Blanco a tout misé sur une rumeur en Afrique (et il a bien fait)

    Imaginez un instant : vous habitez à Ericeira, avec des tubes world-class à votre porte. Pourquoi tout plaquer pour s’enfermer dans des aéroports, traverser des pistes poussiéreuses en pick-up et finir par attendre 10 jours sous une tempête de sable ? La réponse tient en un mot : Orienta.

    Le pari fou d’un « right point » désert

    Pour Miguel Blanco, la quête du Graal ne se trouve pas sur Google Maps. Le surfeur portugais a décidé de suivre une simple intuition, une rumeur concernant une droite perdue quelque part sur le littoral africain.

    « On est partis chercher une vague sans trop savoir quand, ni où, si elle allait fonctionner », confie-t-il.

    Après une semaine de doutes, de sable dans les yeux et d’attente interminable, la magie a fini par opérer. Le décor ? Une eau cristalline, du sable jaune vif, et une droite interminable qui déroule sur des centaines de mètres. Le choc : pas une seule âme à l’horizon.

    Une seule planche pour des tubes infinis

    Fidèle à l’esprit minimaliste de l’expédition, Miguel n’a emporté que deux planches, passant la quasi-totalité de son temps sur un twinnie signé Akila Aipa. Un choix audacieux pour dompter des sections parfois très « rondes » et imprévisibles.

    Si la tentation est grande de vouloir épingler ce spot sur une carte, on respectera ici la règle d’or : on ne nomme pas ce paradis. À l’heure où chaque recoin de la planète est tagué sur Instagram, Blanco nous rappelle que le vrai luxe en 2026, c’est de surfer une merveille avec ses seuls amis. Un souvenir gravé à vie, loin de la foule et du bruit, que vous pouvez découvrir dans son dernier projet visuel.

    Le message est clair : la route est longue, mais elle en vaut encore la peine.

  • Mason Ho et Sheldon Paishon : Session chaos sur un backwash brésilien

    Mason Ho et Sheldon Paishon : Session chaos sur un backwash brésilien

    On connaît la passion de Mason Ho pour tout ce qui ressemble de près ou de loin à une anomalie en terme de vagues. Rochers affleurants, vagues à sec, dalles impossibles… plus c’est bizarre, plus le surfeur d’Oahu sourit. Mais cette fois-ci, au Brésil, avec son ami de toujours Sheldon Paishon, l’expérience a pris une tournure particulièrement électrique.

    Plus de requins que de vagues ?

    Extrait des archives du film Through the Doggy Door, ce clip nous plonge dans une session de « party wave » sur un backwash absolument monstrueux. Si la plupart des surfeurs verraient là un mur d’eau impraticable, Mason et Sheldon y voient une rampe de lancement.

    Pourtant, le danger ne venait pas seulement de la collision entre la houle, le backwash ou le rivage. Mason l’avoue lui-même :

    « C’est l’endroit où nous avons vu le plus de requins de toute notre vie de surfeurs ! Il ne fallait surtout pas tomber juste à côté de l’un d’eux. »

  • Nouveau record du monde pour Lucas Chumbo ? Pourquoi sa vague à Nazaré divise la communauté

    Nouveau record du monde pour Lucas Chumbo ? Pourquoi sa vague à Nazaré divise la communauté

    Le monde du big wave est en ébullition. Une vidéo de Lucas « Chumbo » Chianca, filmée sur le pic de « Big Mama » à Nazaré, vient de refaire surface et les chiffres annoncés donnent le vertige : plus de 22 mètres de face (75 pieds). Si les experts de la mesure s’écharpent déjà pour savoir si le record de Sebastian Steudtner (26,21 m) est en danger, une autre question me brûle les lèvres : est-ce qu’on parle encore vraiment de surf ?

    Une montagne d’eau, mais à quel prix ?

    Le 13 décembre dernier, les conditions à Praia do Norte étaient dantesques. Sur les images, on aperçoit un point minuscule dévalant une pente liquide absolument terrifiante. Propulsé en jet-ski par Ian Cosenza, Chumbo a repoussé les limites de la vitesse sur une planche. Bill Sharp, l’organisateur du Big Wave Challenge, confirme que le Brésilien a frôlé les limites après avoir passer 30 secondes sous l’eau, manquant de peu de finir broyé contre les falaises.

    Le « Tow-in » : l’éternel débat

    C’est ici que mon avis de puriste diverge de l’enthousiasme général. Oui, l’engagement est héroïque. Oui, la survie dans un tel chaos relève du miracle. Mais ne nous trompons pas de sport. Pour beaucoup d’entre nous, le surf, le vrai, commence là où le moteur s’arrête.

    Le surf à la rame demande une lecture du spot et une puissance physique qui disparaissent dès qu’une corde entre en jeu. En tow-in, on devient un pilote de ski nautique de l’extrême. C’est spectaculaire, c’est médiatique, mais est-ce que cela doit encore être comparé aux exploits de ceux qui rament à la main pour attraper des monstres ?

    Alors que les instances officielles tentent encore de définir où s’arrête exactement une vague, le débat sur l’éthique du surf, lui, ne fait que commencer. Chumbo a peut-être un nouveau record en poche, mais la rame, elle, garde son âme.

  • De l’ombre de la Vendée à la lumière du monde : l’incroyable destin de Tristan Guilbaud

    De l’ombre de la Vendée à la lumière du monde : l’incroyable destin de Tristan Guilbaud

    Tristan Guilbaud vient de dévoiler le premier épisode de sa web-série, un projet intime qui retrace un parcours loin d’être un long fleuve tranquille. Ce n’est pas seulement du surf ; c’est l’histoire d’un gamin de Saint-Gilles-Croix-de-Vie qui a transformé un rêve d’enfant en une carrière de dix ans au plus haut niveau.

    Tout a commencé dans un garage vendéen

    Si Tristan a pris ses premières vagues à 4 ans à Tahiti (Papenoo), c’est bien dans le garage familial en Vendée que tout s’est joué. Il se souvient encore de l’odeur de la résine et du bruit du ponçage lorsque son père lui fabriquait sa première planche. Ce lien père-fils, d’abord dans l’eau puis derrière la caméra, a été le socle de sa construction. De ses années en sport-étude à Bayonne jusqu’à son immersion chez la famille Beven (coach de Jérémy Florès), Tristan a tout fait pour atteindre l’excellence.

    La « claque » téléphonique à 20 ans

    Le documentaire révèle un moment charnière : alors qu’il rentre d’un séjour formateur en Australie et qu’il intègre le top 10 européen pro junior, Tristan perd son sponsor principal… par téléphone. Une claque brutale qui aurait pu le stopper net. Au contraire, cette épreuve a décuplé sa détermination. Sans sponsor, il a continué de travailler pour prouver qu’il avait sa place parmi les pros.

    L’œil de la rédaction : un talent pur parfois bridé

    Le petit plus d’Icones Surf : Pour avoir partagé un trip au Cap-Vert avec lui (on aperçoit d’ailleurs une image dans le film), je peux vous dire que Tristan est un surfeur de courbes et de puissance. En le voyant charger à Punta Preta, j’ai compris que le circuit de compétition classique ne lui rendait pas toujours justice. C’est un surfeur qui a besoin de longs murs, comme à J-Bay, pour exprimer son plein potentiel.

  • « Le YouTube game est une montagne russe » : Jamie O’Brien dévoile ses revenus réels

    « Le YouTube game est une montagne russe » : Jamie O’Brien dévoile ses revenus réels

    On le voit partout : de Pipeline aux rivières du Texas, Jamie O’Brien est la figure de proue du surf-divertissement. Mais derrière les vlogs survitaminés et les sessions en soft-top, la réalité financière est bien plus complexe qu’un simple compteur de vues. Dans une récente confidence, le plus célèbre des « Free Surfers » a levé le voile sur ses revenus YouTube, et les chiffres risquent de vous surprendre.

    Entre jackpot et déficit : la réalité du business

    JOB ne s’en cache pas : sur la plateforme de Google, c’est tout ou rien. « Dans un bon mois, je peux toucher 40 000 dollars« , avoue-t-il. Une somme qui fait rêver, mais qui cache une face B beaucoup plus sombre. Lors des périodes creuses, ses revenus chutent drastiquement aux alentours de 5 000 dollars.

    Le problème ? Faire tourner une telle machine coûte cher. Entre les salaires de ses cadreurs (sol et drone) et les frais de déplacement constants, un mois à 5 000 $ est synonyme de perte nette pour l’Hawaïen.

    « Je ne gagne pas une fortune »

    Si l’on pourrait croire que Jamie roule sur l’or grâce aux publicités, il remet les pendules à l’heure. Pour lui, YouTube n’est pas une fin en soi, mais un levier. « C’est un outil pour faire grandir mes marques », explique-t-il. Sans une audience captive de 150 000 à 200 000 vues par vidéo, le modèle s’essouffle vite.

    Le combat contre l’algorithme

    Comme tout créateur, JOB subit la loi d’un algorithme qu’il juge imprévisible. « C’est une montagne russe. On teste un concept, si ça ne prend pas, on passe à autre chose. » Pour Jamie, la survie dans le surf business en 2026 ne tient pas seulement à la taille des vagues surfées, mais à la capacité de rester pertinent sur un écran de smartphone.

  • Ben Gravy arrêté : sa session de surf entre deux pays vire au cauchemar diplomatique

    Ben Gravy arrêté : sa session de surf entre deux pays vire au cauchemar diplomatique

    Vouloir cocher une case sur sa « bucket list » est une chose, finir dans une cellule haïtienne en est une autre. Le célèbre youtubeur Ben Gravy, connu pour son projet fou de surfer dans chaque pays du globe, vient de vivre l’expérience la plus tendue de sa carrière. En tentant de franchir la frontière entre la République Dominicaine et Haïti à la nage, planche sous le bras, le surfeur a frôlé la catastrophe.

    Une « gauche » un peu trop engagée

    Le plan paraissait simple, presque poétique : au sud de l’île, une embouchure de rivière offre une vague en A-frame. Prenez la droite, vous restez en République Dominicaine. Prenez la gauche, et vous glissez directement dans les eaux territoriales d’Haïti. C’est exactement ce qu’a fait Gravy pour valider son 27ème pays. Problème : Haïti traverse actuellement l’une des crises les plus violentes de son histoire, avec une capitale contrôlée à 90 % par des gangs armés.

    « Ils auraient pu jeter la clé »

    L’aventure a tourné court lorsque le surfeur et son équipe ont été interceptés par les autorités locales. Pas de tampon sur le passeport, pas d’autorisation, juste une entrée illégale par la mer. Detenus et interrogés, ils ont dû faire face à un général pour le moins perplexe.

    « Après de longues explications, il a fini par trouver l’idée tellement stupide et nous tellement fous qu’il ne savait plus quoi faire de nous », confie Ben Gravy, encore sous le choc. Le général a été clair : il aurait pu les enfermer pour de bon. Finalement, après un sérieux rappel à la loi, le groupe a été escorté par la police armée jusqu’à leur véhicule.

    Le conseil du jour ? Gardez vos dérives du bon côté de la frontière. La chance ne sourit pas deux fois aux surfeurs trop distraits.

  • À 34 ans, il réalise enfin son rêve à Bells Beach : le sacre fou de Miguel Pupo

    À 34 ans, il réalise enfin son rêve à Bells Beach : le sacre fou de Miguel Pupo

    Le célèbre spot de Bells Beach, en Australie, vient de livrer son verdict pour cette édition 2026, et le scénario semble tout droit sorti d’un film. Dans des vagues solides de 1m50 à 2m sur le spot de Winkipop, deux destins se sont croisés : celui d’un vétéran brésilien en quête de reconnaissance et d’une jeune hawaïenne bien décidée à régner sur le tour mondial.

    Le « vieux » lion Miguel Pupo enfin sur le toit du monde

    Si vous aviez dit à Miguel Pupo qu’il porterait le lycra jaune de leader mondial à 34 ans, il vous aurait sûrement ri au nez. Après 14 saisons passées sur le Championship Tour, le Brésilien a enfin fait résonner la cloche la plus convoitée du surf.

    En finale, il était opposé à son compatriote et champion du monde en titre, Yago Dora. Dans un duel de « goofy », une rareté à Bells qui n’était plus arrivée depuis 1993, Pupo a fait la différence dans les dix dernières minutes. Grâce à un enchaînement de trois gros turns backside d’une précision chirurgicale, il décroche un 8,10 salvateur.

    « Je vis ma carrière à l’envers », a confié Miguel, ému, avec sa deuxième victoire en carrière en poche. « Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de ma fille aînée, je lui ramène une cloche à la maison. »

    Gabriela Bryan : la nouvelle patronne du tour

    Côté féminin, la domination a été totale. Gabriela Bryan, la pépite de Kauai âgée de 24 ans, a littéralement survolé la compétition. Après une année 2025 exceptionnelle, elle commence 2026 de la plus belle des manières en dominant la championne du monde en titre, Molly Picklum, lors d’une finale à sens unique.

    Bryan a rapidement mis l’Australienne « en combo » (nécessitant deux nouvelles vagues pour repasser devant) grâce à des carves puissants et un engagement physique impressionnant. C’est sa cinquième victoire sur le CT, et la jeune hawaïenne s’affirme plus que jamais comme la prétendante numéro 1 au titre mondial cette saison.

    Cap sur Margaret River avec le maillot jaune

    Grâce à ces victoires, Pupo et Bryan s’emparent des commandes du classement général. Ils arriveront à Margaret River avec le statut de favoris et le précieux maillot jaune sur les épaules. Pour Pupo, c’est une première historique ; pour Bryan, c’est la confirmation d’un talent qui n’en finit plus de grandir. Une chose est sûre : le surf mondial a changé de visage en ce mois d’avril 2026.

  • « J’ai survolé les plus beaux spots du monde depuis la Lune » : l’incroyable destin de l’astronaute Christina Koch

    « J’ai survolé les plus beaux spots du monde depuis la Lune » : l’incroyable destin de l’astronaute Christina Koch

    Imaginez-vous à des milliers de kilomètres de la Terre, observant le swell frapper la Gold Coast australienne depuis le hublot d’un vaisseau spatial. Ce n’est pas un scénario de science-fiction, mais le quotidien de Christina Koch. Spécialiste de mission sur Artemis II, elle vient de marquer l’histoire en devenant la femme ayant voyagé le plus loin dans l’espace, tout en gardant un œil affûté sur les vagues qu’elle compte surfer à son retour.

    Du sommet de l’orbite au line-up

    Ce qui rend l’histoire de Christina Koch si fascinante pour nous, surfeurs, ce n’est pas seulement son courage face au vide, mais son humilité face à l’océan. Elle a commencé le surf sur le tard, à 35 ans, au Texas.

    « Je ne suis pas une experte, j’essaie simplement. J’ai même une certaine peur de l’eau que j’ai dû surmonter », confie-t-elle à la NASA.

    Cette peur, elle ne la ressent pas en apesanteur, mais elle l’affronte à chaque session. C’est cette même ténacité, cette approche du « un petit morceau à la fois », qu’elle utilise pour dompter ses entraînements d’astronaute et les vagues de Snapper Rocks ou de Kirra, des spots qu’elle a d’abord photographiés depuis l’ISS avant d’y ramer en personne.

    Un splashdown attendu près de San Diego

    Après avoir échangé avec Kelly Slater depuis les étoiles et battu tous les records féminins de sortie extravéhiculaire, Christina Koch s’apprête à clore ce chapitre lunaire. Le retour sur Terre est prévu pour ce vendredi vers 17h00.

    Le clin d’œil final ? La capsule d’Artemis II doit amerrir au large de San Diego, en Californie. À seulement 80 milles des côtes, elle sera déjà presque chez elle, dans cet océan qu’elle a contemplé depuis la Lune. Un petit pas pour la femme, mais un sacré ride pour la communauté surf.

  • Rip Curl Pro Bells Beach 2026 : Marco Mignot tombe les armes à la main face à l’élite

    Rip Curl Pro Bells Beach 2026 : Marco Mignot tombe les armes à la main face à l’élite

    Le rêve australien s’arrête brutalement pour Marco Mignot. Engagé dans le Round 3 du Rip Curl Pro Bells Beach, le surfeur tricolore a touché du doigt l’exploit face à l’un des ténors du circuit, le Brésilien Yago Dora. Dans des conditions magnifiques mais capricieuses sur le spot de Winkipop, c’est un scénario frustrant qui a scellé le sort du dernier Français en lice.

    La meilleure vague, mais pas le backup

    Le heat avait pourtant bien commencé pour Mignot. Affichant un engagement total, il a posté la meilleure note de la série avec un solide 7,00 points, prouvant qu’il avait largement le niveau pour bousculer la hiérarchie mondiale. Avec un backup de 5,63, le total du Français semblait compétitif.

    Cependant, face à lui, la régularité de Yago Dora a fait la différence. Le Brésilien a su optimiser les sections offertes par le swell de 3-4 pieds pour prendre l’avantage.

    Neuf minutes d’agonie avec la priorité

    Le plus dur à avaler pour le clan français reste cette fin de série. Alors qu’il avait besoin d’un petit 5,67 pour reprendre la tête et créer la surprise, Marco Mignot a conservé la priorité pendant les neuf dernières minutes de la bataille.

    Malheureusement, Poseidon s’est montré avare. Dans une mer devenue soudainement trop calme et inconsistante, aucune opportunité ne s’est présentée au Français. Malgré une lecture de vague impeccable et une attente stratégique, le « set » de la délivrance n’est jamais venu.

    Cette élimination précoce à Winkipop laisse un goût amer, tant le surf produit par Mignot méritait un meilleur sort. Le pensionnaire de l’élite devra désormais se remobiliser pour la suite de la saison, avec la certitude que sa pointe de vitesse et son « power surfing » sont désormais au niveau des meilleurs mondiaux.