Catégorie : Compétition Surf

  • Le Nazaré Big Wave Challenge lance sa waiting period : les Français prêts pour le show

    Le Nazaré Big Wave Challenge lance sa waiting period : les Français prêts pour le show

    Chaque année, à l’approche de l’hiver, Nazaré entre en veille active. Les surfeurs de gros scrutent les cartes météo, les équipes de jet-skis font chauffer les moteurs, et les caméras du monde entier attendent la déferlante. Depuis le 1er novembre et jusqu’au 31 mars 2026, la waiting period du Tudor Nazaré Big Wave Challenge est officiellement ouverte. Un seul jour, une seule fenêtre : celle où la houle, le vent et le courage s’aligneront pour écrire une nouvelle page de l’histoire du surf XXL.

    La saison des monstres est ouverte

    Nazaré, c’est un cirque aquatique géant où les vagues atteignent parfois la hauteur d’un immeuble de dix étages. Grâce à son canyon sous-marin unique (bien que ressemblant à celui de Hossegor), Praia do Norte agit comme un entonnoir qui concentre la houle atlantique dans des murs d’eau d’une violence rare. Pour que la compétition ait lieu, il faut un minimum de 25 pieds (environ 8 mètres) et des conditions parfaites : vent offshore, direction de houle idéale et suffisamment de fréquence pour rassasier la folie des athlètes.

    La World Surf League veille : quand un swell monstrueux se profile, elle déclenche une “alerte jaune” 72 heures avant l’éventuelle mise à l’eau. Si les prévisions se confirment, l’“alerte verte” est donnée, et tout le gratin du surf de gros débarque à Nazaré, planches et gilets gonflables sous le bras.

    Le format reste inchangé : neuf équipes de deux surfeurs, alternant entre la conduite du jet-ski et le surf. Trois récompenses sont en jeu : meilleure performance masculine, meilleure performance féminine et meilleure équipe.

    Les Français au rendez-vous… ou presque

    Cette année encore, la France sera bien représentée — et plutôt fièrement. Justine Dupont, reine incontestée de Nazaré, remet son titre en jeu après avoir remporté la meilleure performance féminine en 2025. Elle fera équipe avec Éric Rebière, pionnier du surf de gros français et l’un des meilleurs pilotes de jet au monde.
    Son compatriote Clément Roseyro, la révélation de la dernière édition, sera de nouveau associé au Portugais Nic von Rupp, duo explosif et redoutablement efficace, lauréat du trophée de la meilleure équipe l’an passé.

    Autre tandem franco-chilien : Pierre Rollet avec Rafael Tapia, deux habitués des sessions à Nazaré. Et enfin, Benjamin Sanchis – figure historique du surf de gros tricolore – repartira à l’assaut du monstre portugais aux côtés du Marocain Jérôme Sahyoun.

    Nazaré, théâtre du chaos

    La beauté du Nazaré Big Wave Challenge, c’est son imprévisibilité totale. En quelques heures, une alerte peut tout faire basculer : billets d’avion, matériel, sécurité, logistique… Rien n’est figé, tout dépend du ciel et de l’océan. L’an dernier, les conditions avaient permis une journée historique, avec des vagues de 10 mètres et des performances d’anthologie.

    Mais au-delà de la compétition, Nazaré est devenu un symbole. Popularisé par la série The 100 Foot Wave sur HBO, le spot portugais a dépassé la sphère du surf pour devenir une légende planétaire. Chaque session, chaque wipeout, chaque sauvetage est immortalisé sur les réseaux, contribuant à nourrir ce mythe fascinant du surf de l’extrême.

    En attendant l’alerte jaune

    Pour l’heure, les teams patientent, prient pour une tempête bien positionnée, et se préparent à l’inimaginable. Quand Nazaré s’éveille, le monde du surf retient son souffle. Les jets rugiront, les vagues gronderont, et quelque part au large du phare rouge, un Français – ou quatre – tentera d’inscrire son nom dans l’histoire.

  • Le Pro Junior européen s’offre une grande finale à Taghazout

    Le Pro Junior européen s’offre une grande finale à Taghazout

    C’est au Maroc, que se joue la dernière manche du circuit européen Pro Junior 2025. À partir de demain, les meilleurs surfeurs et surfeuses de moins de 20 ans se retrouveront sur le spot d’Anza (faute de houle suffisante pour surfer la Pointe Des Ancres) pour clore une saison qui, pour une fois, aura vraiment eu de la gueule.

    Un final décisif au Maroc

    Le Junior Pro Taghazout Bay marque la quatrième et dernière étape du circuit WSL Europe Junior 2025. Après la France, l’Espagne et l’Irlande, la caravane junior pose ses planches sur les côtes marocaines pour une semaine qui s’annonce aussi ensoleillée que stratégique.

    Certes, le suspense pour le titre européen est déjà retombé : aucun surfeur ou surfeuse français ne peut mathématiquement coiffer la couronne avant même le premier heat. Mais l’enjeu reste de taille. Cette dernière compétition déterminera qui se qualifiera pour les WSL World Junior Championships, l’équivalent d’un ticket pour le surf mondial de demain.

    En tête du classement, on retrouve l’Espagnol Alfonso Suarez, impressionnant de régularité cette saison avec une victoire à Ferrol et un podium à Razo. Chez les filles, sa compatriote Carla Morera De La Vall mène la danse après deux victoires éclatantes (Razo et Capbreton), mais la Portugaise Maria Salgado n’a pas dit son dernier mot.

    Anza, un spot taillé pour les jeunes talents

    Si le choix du Maroc peut surprendre pour une finale européenne, il prend tout son sens. Le spot d’Anza, situé juste avant Taghazout, offre une vague assez proche de Trestles, parfaite pour les juniors. Beaucoup plus consistante que la célèbre Pointe des Ancres, la vague d’Anza déroule régulièrement et autorise de nombreux enchaînements — un terrain de jeu idéal pour juger du style et de la créativité des surfeurs.

    Et pour les jours de grâce, si la houle venait à grossir, la Pointe des Ancres reste là, prête à délivrer ses longues droites tubulaires. Un combo rare sur le circuit junior, souvent habitué à des plages ventées et inconsistantes. Cette étape montre une vraie volonté de la WSL Europe d’emmener les jeunes vers des vagues dignes de ce nom, et pas seulement vers les beachbreaks moyens du Vieux Continent.

    Comme le souligne un coach présent sur place :

    “C’est ce genre d’expérience qui forge un vrai surfeur professionnel. Surfer au Maroc, c’est apprendre la patience, la lecture de vague, et le respect d’une culture du surf différente.”

    Une belle saison pour le surf junior européen

    Ce final marocain vient clôturer une saison 2025 bien plus homogène et inspirante que les précédentes. Des étapes comme Capbreton, Razo ou l’Irlande ont offert une vraie diversité de conditions, loin du format aseptisé que l’on reprochait parfois au circuit junior. On a vu des jeunes européens capables de performer dans le froid du nord comme dans la chaleur du sud, preuve que le niveau s’élève et que l’Europe sait produire des surfeurs complets.

    La présence de Kai Odriozola, déjà habitué du Challenger Series, ajoute un peu de piment à cette finale. Le Basque, quart-de-finaliste du QS 3000 de Taghazout plus tôt dans l’année, fera figure de favori logique. Mais dans ces compétitions juniors, tout reste possible.

    Quoi qu’il en soit, voir un Pro Junior se dérouler au Maroc à Taghazout, est une excellente nouvelle pour la scène européenne. Le royaume chérifien confirme son ancrage dans le surf international, avec des infrastructures solides, une hospitalité légendaire et surtout, des vagues qui méritent leur place sur les calendriers pros.

    La compétition débutera demain mercredi 5 novembre à 8h00 (GMT+1) avec un premier call à Anza. Et cette fois, le futur champion junior surf européen pourra se vanter d’avoir gagner un vrai circuit…

  • Les nouveaux visages du surf français : Sam Piter et Hina Conradi sacrés champions de France 2025

    Les nouveaux visages du surf français : Sam Piter et Hina Conradi sacrés champions de France 2025

    Le surf français tient ses nouveaux rois et reines. Ce vendredi 31 octobre, sur les vagues des Bourdaines et de La Sud, les Championnats de France 2025 ont offert un feu d’artifice final digne de leur 61ᵉ édition. Au terme d’une journée pleine de rebondissements, Sam Piter a pris sa revanche sur Justin Becret, tandis que Hina Conradi a décroché son tout premier titre en Open. Ajoutez à cela le doublé historique de Margaux Vieuge et la performance solide de Teiva Portilla, et vous obtenez une journée qui restera dans les annales.

    Sam Piter, la revanche du stratège

    L’histoire entre Sam Piter et Justin Becret est désormais une rivalité à part entière du surf français. Un an après avoir dû s’incliner derrière son pote d’Hossegor, Sam a cette fois renversé le scénario avec une maîtrise et un sang-froid impressionnants.
    Sur les Bourdaines, les vagues n’avaient rien d’un long fleuve tranquille : houle solide, vent capricieux et séries qui fermaient sans prévenir. Dans ce chaos organisé, Sam Piter a fait parler sa tête. Après une première vague au large, il a choisi d’abandonner la zone principale pour se concentrer sur les vagues de bord, plus régulières.
    Un choix payant : un 6,1 pts dans les dernières minutes lui offre le titre, après une suspense à la seconde près. La plage entière a retenu son souffle, avant d’exploser quand le verdict est tombé.

    « J’ai pris le risque de rester au bord, et ça a marché. Justin a gagné l’an dernier, je termine devant cette fois… », confiait Sam, sourire discret mais regard habité.

    Avec ce titre, le Landais confirme ce que beaucoup savaient déjà : il a franchi un cap. Moins impulsif, plus tactique, il semble avoir trouvé l’équilibre entre son surf aérien et la maturité nécessaire pour gagner.

    Résultat final championnat de France Homme Open 2025

    1 – Piter Sam (Nouvelle-Aquitaine) – 12,77 pts
    2 – Becret Justin (Nouvelle-Aquitaine) – 12,23 pts
    3 – Larsonneur Gaspard (Bretagne) – 6,2 pts
    4 – Quivront Charly (Nouvelle-Aquitaine) – 2,74 pts

    Hina Conradi, la révélation venue du large

    Chez les filles, Hina Conradi a fait chavirer La Réunion et la métropole dans la même vague d’émotion. Face à Aelan Vaast, la tenante du titre, la jeune surfeuse réunionnaise a dû puiser dans ses réserves physiques et mentales.
    Les séries étaient puissantes, la barre difficile à passer. Après plusieurs tentatives infructueuses au large, Hina change de plan : direction le bord, où les vagues, plus petites mais mieux formées, offrent un terrain propice à son surf précis et engagé.
    Deux bonnes vagues plus tard, la voilà championne de France.

    « J’étais épuisée, je ne voyais personne au large… Mais quand j’ai entendu toute la team réunionnaise descendre sur la plage, j’ai compris que c’était peut-être pour moi », a-t-elle soufflé, encore haletante à la sortie de l’eau.

    Une victoire symbole d’une génération montante, à la fois technique et instinctive, capable d’adapter sa stratégie en plein combat.

    Championnat de France Open Femme 2025

    1 – Conradi Hina (La Réunion) – 8,03 pts
    2 – Vaast Aelan (Nouvelle-Aquitaine) – 7,93 pts
    3 – Schorsch Clémence (Nouvelle-Aquitaine) – 7,3 pts
    4 – Rumiel Lilou (Nouvelle-Aquitaine) – 5,67 pts

    Margaux Vieuge, la double couronne de Bidart

    Difficile de faire mieux que Margaux Vieuge ce vendredi. La jeune longboardeuse du Bidarteko Surf Club a signé un doublé rare et magistral : championne de France en espoirs, puis en open, à quelques minutes d’intervalle seulement.
    La scène, sur la plage de La Sud, valait son pesant de wax : Margaux portée en triomphe deux fois en une heure, sourire éclatant et planche en l’air.

    « Je n’y croyais pas… J’étais juste venue prendre du plaisir. Deux titres, c’est fou », racontait-elle, encore incrédule.

    Après le sacre de son frère Malone Vieuge chez les cadets, c’est toute la famille qui brille cette année. Et au-delà du symbole, c’est une confirmation : le longboard féminin français a de l’avenir, et il s’écrit à Bidart.

    Championnat de France longboard Open Femme 2025

    1 – Vieuge Margaux (Nouvelle-Aquitaine) – 14,33 pts
    2 – Lebreton Canelle (Pays de la Loire) – 14,06 pts
    3 – Glasenapp Maya (La Réunion) – 11,06 pts
    4 – Duboscq Oana (Guadeloupe) – 9,03 pts

    Teiva Portilla, la nouvelle force tranquille du longboard

    Du côté des hommes, Teiva Portilla a lui aussi réalisé un doublé espoirs-open, digne des plus grands. Le jeune longboardeur a dominé les anciens champions de France avec assurance, notamment Roland Lefeuvre et Martin Coret, références du style français.

    « Je suis encore sous le choc. Je rêvais d’un titre, pas de deux », souriait Teiva, lucide et modeste.

    Un surf élégant, une constance rare, et une attitude exemplaire : tout laisse penser que Teiva Portilla s’installe durablement parmi les grands noms du longboard hexagonal.

    Résultat Championnat France longboard Open Homme 2025

    1 – Portilla Teiva (Nouvelle-Aquitaine) – 14,9 pts
    2 – Coret Martin (Nouvelle-Aquitaine) – 11,03 pts
    3 – Lefeuvre Roland (Nouvelle-Aquitaine) – 9,9 pts
    4 – Agazar Jules (Région Sud de France) – 8,87 pts

    Une génération qui prend le relais

    Cette édition 2025 restera comme celle du renouveau. Les Piter, Conradi, Vieuge ou Portilla incarnent une génération à la fois humble, affamée et inspirante. Ils surfent vite, bien, et surtout avec une intelligence rare pour leur âge.
    Entre la fougue des anciens et la fraîcheur de ces nouveaux visages, le surf français vit un passage de témoin réussi. Et si cette journée aux Bourdaines et à La Sud a prouvé une chose, c’est que l’avenir du surf tricolore s’annonce… explosif.

  • Maud Le Car et Kaito Ohashi triomphent au Twin Fin Invitational 2025

    Maud Le Car et Kaito Ohashi triomphent au Twin Fin Invitational 2025

    Entre le 20 et le 28 octobre, Vieux-Boucau s’apprête à accueillir un événement pas comme les autres : le Twin Fin Invitational, imaginé par William Aliotti. Ici, pas de stress du classement ni de dossards : twins only, style, flow et innovation guident le show. C’est la deuxième édition de cette compétition pas comme les autres.

    Les grands vainqueurs 2025

    Maud Le Car (France) et Kaito Ohashi (Japon)**** ont été élus par leurs pairs pour leur style, leur créativité et leur flow.
    Ils incarnent à merveille l’esprit libre et artistique du Twin Fin Invitational.
    Autour d’eux, un plateau d’exception : Tom Curren, Ozzy Wright, Alex Knost, Aritz Aranburu, Gony Zubizarreta ou encore Victor Bernardo, tous venus célébrer la glisse pure, sans scores ni pression.

    “Le Twin Fin, c’est avant tout un état d’esprit, pas une compétition. C’est une conversation entre la vague et le surfeur, à deux dérives.” — William Aliotti

    Le concept en deux mots

    • Deux dérives, point. Pas de trailer qui traîne : l’ADN du contest, c’est le twinnie pur.
    • Pas d’élimination. Plusieurs sessions par jour, pour multiplier les opportunités et laisser la créativité s’exprimer.
    • Jugement par les pairs. Chaque soir, surfeur·euse·s et réalisateurs visionnent les meilleurs moments et votent ensemble. Ambiance crew, pas usine à scores.
    • Board-swap encouragé. Changer de planche, tenter d’autres lignes, surprendre… le format pousse à sortir de l’ordinaire.

    Pourquoi ça cartonne ?

    Le twin fin offre une vitesse immédiate et des lignes différentes : trajectoires hautes,des lignes différentes, glisse “fast & loose” qui déclenche des idées neuves. Sur la plage, ça se voit — barrels, carves haute ligne, petits airs propres — et à l’écran, c’est magnifique, une glisse qui privilégie le style. Bref, un antidote aux formats trop standardisés : moins de chiffres, plus de sensations.

    Flashback 2024 : une première convaincante

    La première édition, disputée à Seignosse, a réuni un casting international mêlant locaux affûtés et freesurfeurs de caractère. Résultat : deux jours de vagues landaises bien rangées, des A-frames qui ouvrent, des highlights à la pelle. À l’issue des visionnages collectifs, Victor Bernardo et Ainara Aymat ont été plébiscités — preuve que le duo fun & performance peut parfaitement cohabiter. L’esprit retenu ? Liberté, créativité, partage.

    2025 : cap sur Vieux-Boucau

    • Waiting period : 20–28 octobre. L’organisation déclenche sur la meilleure fenêtre houle/vent.
    • Terrain de jeu. Entre Soustons et Vieux-Boucau, les bancs automnaux savent délivrer des pics qui tendent, des sections rapides, et de la place pour dessiner des lignes… à deux dérives.
    • Philosophie inchangée. Twins only, sessions multiples, vote du soir. Le spot précis sera révélé au dernier moment selon l’état des bancs.

    Un événement à part

    Plus qu’un contest, le Twin Fin Invitational 2025 a confirmé qu’il n’existe pas de frontière entre art et surf.
    Que ce soit sur les bancs landais ou dans la gauche mythique de Mundaka, les planches ont dansé, les caméras ont capté des moments de grâce, et l’esprit du twinnie a une nouvelle fois trouvé son écrin.

    Infos pratiques

    • Quand ? Entre le 20 et le 28 octobre (déclenchement selon conditions).
    • Où ? Vieux-Boucau (Landes). Spot exact annoncé en dernière minute.
    • Format. Plusieurs sessions par jour, pas d’élimination, vote des pairs chaque soir.
    • Ambiance. Conviviale et exigeante à la fois : on surfe pour le plaisir, mais le niveau est élevé.
    • Public. Accès libre sur la plage ; suivez les annonces de dernière minute pour ne pas rater la meilleure fenêtre.
  • Royal Barrique 2025 : Joan Duru triomphe dans un tube d’anthologie à Hossegor

    Royal Barrique 2025 : Joan Duru triomphe dans un tube d’anthologie à Hossegor

    L’édition 2025 du Royal Barrique s’est tenue lundi 6 octobre 2025 au sud des Culs Nus, à Hossegor. Quatre heures d’action entre midi et 16h30, dans des conditions solides et techniques. Et ce mercredi 29 octobre 2025, au restaurant Le Surfing, les résultats ont été dévoilés : Joan Duru s’impose avec un tube backside d’une technicité extrême, devant Charly Martin et Paul-César Distinguin.

    Une compétition à part dans le paysage du surf français

    Organisé par l’association Estim, le Royal Barrique reste une compétition unique au monde. Son principe : seul le tube compte. Pas de manœuvres, pas de total de points — un seul tube peut suffire pour décrocher la victoire. Et surtout, les vagues sont jugées sur vidéo : sans image, pas de vague validée.

    Chaque automne, la fenêtre d’attente s’ouvre sur les bancs de sable landais, et dès que les conditions s’alignent, l’appel est lancé. Cette année, la nouveauté majeure tenait dans la formule par équipes, huit au total, avec un capitaine, plusieurs surfeurs et des alternates en cas d’absence.

    Un “call” à midi, et un océan en mouvement

    La journée du lundi 6 octobre avait tout du pari risqué. Dès 12h, les surfeurs étaient rassemblés pour le “call”, fixant le coup d’envoi à 12h30. Le plein bas était passé à 10h30, et les débats allaient bon train.
    Avec des coefficients de marée de 100, les avis divergeaient : fallait-il lancer tout de suite ou attendre un peu plus de remontant ?

    « C’est ignoble », lâchait un surfeur, constatant un plan d’eau propre mais encore trop changeant. D’autres, plus optimistes, pressentaient que la fenêtre idéale serait courte : « Voyant une ou deux vagues souffler, la majorité s’est rangée sur l’avis des derniers, et on a fixé le démarrage à 12h30 », raconte l’organisation.

    Le stand de compétition est installé. Les équipes se préparent : wax, crème solaire des partenaires sont partagés, chants d’encouragement pour la team Bérêt Noir, tandis que les premiers tubes font déjà crier les spectateurs.

    Une heure magique sur le remontant

    Dès la première série, le potentiel du spot saute aux yeux. Après une demi-heure d’observation, la marée montante réveille le banc. Pendant près d’une heure, le Royal Barrique touche à la perfection.

    Des vagues de 2m50 bien rondes, un take-off vertical, et des souffles puissants à la sortie du tube. « C’était court, mais intense », résume un des juges présents. Ceux qui ont choisi de venir tôt ont assisté à la meilleure heure de la journée : la fameuse “heure magique”.

    Le sud, une planche de salut

    Mais la perfection ne dure jamais longtemps avec un coefficient de marée de 100. Après une heure d’action continue, les tubes se font plus rares. Le courant devient fort, les pics se déplacent, et la tension monte.
    C’est alors que Louis Poupinel prend une décision qui changera la suite : « Ça a l’air plus creux un peu plus au sud, let’s go ! »

    Un coup de mégaphone, quelques oriflammes déplacées, et les séries 3 et 4 se décalent plus bas. Un nouveau banc se met à fonctionner, offrant encore quelques jolis barrels. Ce déplacement improvisé sauve la session et permet de tenir jusqu’à 16h30.

    Soleil, bières et after au Surfing

    Après quatre heures de soleil et deux heures de surf effectif pour chaque équipe, les participants accueillent avec enthousiasme les bières glacées. Le Royal Barrique, c’est aussi ça : une ambiance, une camaraderie, un plaisir simple après la tension de la session.

    Le débrief se prolonge jusqu’à la nuit au Surfing, aux Estagnots, autour de tacos et d’histoires de tubes manqués. Un moment de partage fidèle à l’esprit de cette compétition atypique.

    Montage express et soirée de remise des prix

    Dès le lundi soir, la team images s’est mise au travail pour dérusher les centaines de séquences tournées par les vidéastes présents. Un film récapitulatif, signé Étienne Bellan-Huchery, compile les meilleurs moments : souffles puissants, wipeouts impressionnants, sourires éclatants et vent offshore à gogo.

    Le 24 octobre, la soirée de remise des prix s’est tenue à nouveau au Surfing, en présence des surfeurs, juges et spectateurs. L’occasion de revivre les plus belles images, de remettre le 13e trophée du Royal Barrique, et d’annoncer les résultats officiels.

    Le palmarès 2025 : Duru, la classe mondiale

    Cette année, la victoire revient à Joan Duru, auteur d’un tube backside d’une rare technicité. Le surfeur d’Hossegor, déjà deuxième en 2012, devient le 12e vainqueur du Royal Barrique depuis sa création en 2007. Sa vague, filmée sous plusieurs angles, a marqué les juges par son engagement.

    « C’est une vague incroyable, au timing parfait. N’importe quel surfeur qui tenterait la même aujourd’hui n’y arriverait pas », confiait un juge lors de la soirée.

    Le classement complet :

    1. Joan Duru
    2. Charly Martin
    3. Paul-César Distinguin
    4. Justin Becret
    5. Aldric God
    6. Nicolas Paulet
    7. Nelson Cloarec
    8. Kyllian Guerin
    9. Vincent Verdier
    10. Charly Quivront

    Chez les équipes, la victoire revient à Local Heroes, menée par Guillaume Mangiarotti (capitaine), accompagné de Joan Duru, Charly Martin, Aldric God et Paul-Loup Laborde.

    Il reste un vainqueur dont on n’a pas parlé, celui de la plus belle chute, bravo Mathias Maalem, pour cette royale tombette.

    Les héros de l’ombre : les vidéastes

    Sans eux, rien de tout cela n’existerait. Le Royal Barrique repose sur les images capturées depuis la plage, les dunes ou les drones. Chaque tube est jugé à partir des vidéos envoyées à l’organisation.

    Un immense merci à ceux qui ont immortalisé cette édition 2025 :
    Grégory Ménager, Adrien Bulus, Ted Boutin, Judith Emmanuel, Victorien Issouri, Jérémie Gabrien, Arthur Génie, Étienne Bellan-Huchery, Nico Lep et Ludovic Lasserre.

    Un format d’équipe qui séduit

    Si le Royal Barrique garde son ADN de compétition “à part”, le format en équipes a clairement séduit. Plus d’entraide, plus d’échanges, et un sentiment d’appartenance fort, sans nuire à la rivalité saine entre surfeurs. Moins de surfeurs à l’eau, moins de bataille pour prendre la bombe.

    Entre adrénaline, camaraderie et passion commune du tube landais, cette édition 2025 s’impose déjà comme l’une des plus réussies de ces dernières années.

  • Joel Tudor souffle le chaud et le froid après la victoire d’Édouard Delpero

    Joel Tudor souffle le chaud et le froid après la victoire d’Édouard Delpero

    Il ne peut pas s’en empêcher. À chaque fois qu’un contest de longboard WSL se termine, Joel Tudor y va de son avis tranchant. Le triple champion du monde, 49 ans, a une plume aussi affûtée qu’une dérive single fin, et cette fois, c’est la compétition d’Abou Dhabi qui a ravivé sa flamme polémique.

    Quelques heures après la victoire du Français Édouard Delpero et de l’Hawaïenne Honolua Blomfield, Tudor a posté un mème devenu viral :

    “La WSL a encore réglé la piscine à vagues sur le mode débutant pour les longboarders.”

    Et le message, limpide : selon Tudor, la WSL bride le niveau en proposant des vagues trop molles, trop faciles, presque insultantes pour les surfeurs de haut niveau. Et pour le coup, nous sommes d’accord et nous en avions parlé dans ce premier article, résumé de la journée 1 homme Abu dhabi 2025

    Mais comme souvent avec le Californien, le discours cache plusieurs couches de contradictions.

    Le roi du “classic” qui réclame du “modern”

    Ce qui fait sourire (jaune), c’est que Joel Tudor a lui-même milité pendant des années pour le retour du longboard classique, celui du style, du noseride et des planches single fin.
    Un surf élégant, mais par définition moins technique quand il s’agit d’engager backside dans un barrel ou de taper un roller vertical avec une seule dérive.

    Autrement dit, Tudor a contribué à façonner une génération de longboarders ultra-stylés, mais peu polyvalents. Et aujourd’hui, il s’étonne que la majorité d’entre eux “ne sache pas tuber”.

    “Le plus triste, c’est que la majorité de ceux qui participent ne savent même pas surfer un barrel”, a-t-il écrit sur Instagram.
    “S’il n’y a personne pour les guider, personne pour défendre le vrai longboard, alors la discipline est condamnée.”

    Sauf qu’en voulant protéger la pureté du style, Joel Tudor a aussi fermé la porte au modern longboard, celui qu’incarnent justement des surfeurs comme Édouard Delpero, Ben Skinner ou Harrison Roach : des riders capables d’allier grâce et puissance, noseride et tube.

    Les hommes et le tube backside : une réalité nuancée

    Pour autant, le constat de Tudor n’est pas entièrement faux.
    Si les longboardeuses comme Honolua Blomfield affichent souvent une technique fluide et complète, le niveau des femmes dans le tube est faible comme se fut le cas en shortboard dans le passé. Au niveau des hommes, on va dire que frontside la majorité s’en sorte bien, mais au niveau backside dans le tube la grande majorité des longboarders ne savent pas tuber, il faut le dire.
    Il faut le dire : 90 % des longboarders ne savent pas vraiment tuber backside. Non pas qu’ils ne puissent pas le faire, mais parce que le format de compétition et les spots choisis ne les y encouragent jamais.

    À Abou Dhabi, les vagues artificielles de la piscine WSL offrent peu de sections tubulaires, et un mur d’eau bien trop docile pour espérer un tube engagé.
    Alors évidemment, difficile de reprocher aux compétiteurs de “fuir le barrel” quand le barrel n’existe pas vraiment.

    La pique oubliée : Blomfield félicitée, Delpero ignoré

    Autre détail piquant : dans son discours incendiaire, Tudor félicite Honolua Blomfield (dans les commentaires) pour sa victoire… mais passe totalement sous silence Édouard Delpero.
    Un oubli ? Difficile à croire.

    Entre les deux hommes, le courant n’a jamais vraiment passé.
    Delpero incarne tout ce que Tudor déteste : un surf de longboard moderne, inspiré du shortboard, avec engagement, avec une configuration tri-fins.
    En clair, la tête de gondole du modern longboard.

    Pour Tudor, Delpero symbolise ce qu’il considère comme une “dérive” du longboard, celle où le style s’efface au profit de la performance.
    Mais la réalité est peut-être plus simple : Delpero représente l’évolution naturelle de la discipline, là où Tudor, lui, reste campé dans un passé idéalisé.

    Un débat sans fin, mais essentiel

    Cette nouvelle sortie médiatique relance un débat qui divise le longboard depuis toujours :
    Faut-il préserver le classic style, avec ses lignes pures et son minimalisme ?
    Ou faut-il embrasser le modern longboard, plus technique, plus radical, et plus proche du shortboard ?

    Entre les deux, la vérité est sans doute dans l’équilibre.
    Le longboard n’a jamais été aussi riche, ni aussi diversifié. Et s’il y a bien une chose que prouve la victoire d’Édouard Delpero à Abou Dhabi, c’est que le style et la technique peuvent cohabiter.
    Tudor le sait sans doute très bien. Mais fidèle à sa nature, il préfère encore allumer un feu pour rappeler qu’il existe.

  • Incident à la GB Surfing Cup : quand les free surfers gâchent la fête

    Incident à la GB Surfing Cup : quand les free surfers gâchent la fête

    Le surf britannique secoué par un triste épisode

    La GB Surfing Cup 2025, censée célébrer le meilleur du surf britannique à Thurso, en Écosse, s’est terminée sur une note amère. Alors que les demi-finales féminines battaient leur plein, un groupe de free surfers a fait irruption dans le line-up, droppant sur les compétitrices et leur lançant des insultes.
    Un comportement inacceptable, qui a conduit à l’arrêt immédiat de la compétition et à l’ouverture d’une enquête policière.

    L’organisation GB Surfing a publié un communiqué officiel exprimant sa “profonde inquiétude” face à ces actes, d’abord dirigés vers les surfeuses. “Nous reconnaissons que les surfeurs en finale seront déçus par la fin prématurée de l’événement, mais nous sommes reconnaissants à l’équipe organisatrice et à la police pour leur réactivité”, précise la fédération.

    Un choc pour toute la communauté du surf britannique

    L’émotion a rapidement gagné les réseaux sociaux.
    La surfeuse Lainy Cruickshank a résumé le sentiment général dans un message poignant :

    “Je me sens absolument dévastée que tout le surf britannique ait dû être témoin d’un tel comportement. Voir mes enfants regarder leurs amis se faire insulter, c’était insoutenable. Les vagues étaient incroyables, le surf magnifique, mais tout a été gâché.”

    Ce qui devait être une célébration du surf anglais, écossais, gallois et des îles anglo-normandes s’est transformé en triste symbole de division. D’autant plus cruel que la journée offrait des conditions parfaites à Thurso, la plus belle droite d’Écosse.

    Le problème récurrent du “partage du line-up”

    L’incident de Thurso rappelle un phénomène récurrent dans le surf mondial : la tension entre compétiteurs et free surfers lorsqu’un événement se déroule sur un spot public.
    En France, les Championnats d’Allemagne à Hossegor avaient connu un scénario similaire. Des surfeurs locaux, irrités par la privatisation du pic pendant la compétition, avaient délibérément perturbé les séries, provoquant une vive polémique sur la notion de respect et de légitimité dans l’océan.

    Le problème est universel : contrairement à d’autres sports, le surf ne se pratique pas dans un espace fermé. Normalement, du moins en France, un arrêté est pris par la mairie pour privatiser cet espace public. Tout repose donc sur le respect mutuel et la conscience collective du moment.
    Et lorsque ces valeurs disparaissent, c’est toute la culture surf qui s’en trouve salie.

    Quand la liberté devient égoïsme

    Le surf s’est construit sur la liberté, la communion avec la nature et l’esprit d’entraide.
    Mais cet incident montre que la liberté sans respect devient vite égoïsme.
    Les compétitions amateurs comme la GB Cup reposent sur des bénévoles, des familles, des jeunes surfeurs motivés. Les insulter, c’est s’en prendre à la base même du surf : une communauté passionnée, non une machine commerciale.

    L’affaire est désormais entre les mains de la police écossaise, et GB Surfing a promis un nouveau communiqué prochainement. Mais le mal est fait : la confiance est brisée, et les images de cette journée ternissent l’image d’un surf britannique en pleine reconstruction.

    L’onde de choc numérique

    Au-delà de l’incident dans l’eau, une seconde tempête a éclaté en ligne. Des vidéos, extraits de live et témoignages contradictoires ont envahi les réseaux sociaux, nourrissant la confusion.
    Entre indignation légitime et emballement médiatique, la frontière s’est vite brouillée. Comme souvent, la rumeur a pris le pas sur les faits — au point que personne ne sait plus vraiment ce qui s’est passé.

    Ce phénomène n’est pas nouveau : le surf, autrefois confidentiel, est désormais scruté en permanence. La moindre erreur, la moindre vague partagée au mauvais moment, devient virale. Et les réseaux peuvent transformer un incident local en crise internationale, voir même un tribunal populaire. D’un côté, des témoignages assez accablant sur une possible agression physique (surfeuse plaquée au fond) avec des insultes, et de l’autre un surfeur avouant sa faute d’être allé sur l’épaule de la vague, et qui, sur une série qui a décalé, a pris le set en pleine poire et s’emmêlant le leash avec celui de la compétitrice. Deux versions très différentes… La police mène son enquête, on n’en dira pas plus.
    Une dérive qui interroge notre rapport collectif à l’image, à la réputation et à la vérité dans le monde du surf.

    Un triste miroir pour le surf européen

    Ce qui s’est passé à Thurso aurait pu arriver n’importe où.
    L’épisode d’Hossegor l’a déjà prouvé : quand l’ego prend le pas sur la passion, la culture surf perd une part de son âme. Même si on ne partage pas certaines valeurs, il est important de faire preuve de respect.
    Espérons que cet incident serve de leçon, et que les line-ups — en compétition comme en free surf — redeviennent ce qu’ils devraient toujours être : des lieux de partage, pas de confrontation.

    PS: photo non contractuelle de la confrontation bagarre…lol

  • 🏆 Édouard Delpero triomphe à Abu Dhabi et prend la tête du classement mondial

    🏆 Édouard Delpero triomphe à Abu Dhabi et prend la tête du classement mondial

    Le Français s’impose au Surf Abu Dhabi Longboard Classic 2025 au terme d’une finale haletante face au champion en titre Steven Sawyer.

    Un dimanche de surf sous haute tension

    Sur la vague artificielle d’Abu Dhabi, les conditions ne laissaient aucune marge d’erreur. Un plan d’eau capricieux lors des finales et un format impitoyable : chaque compétiteur n’avait que deux gauche et deux droites pour briller.
    Et dans ce jeu d’équilibre où la précision et la régularité priment sur l’a puissance’exploit, Édouard Delpero a une fois de plus démontré qu’il était l’un des longboardeurs les plus complets au monde.

    Noémie Lemoigne, la meilleure Française du tableau féminin

    Avant de parler de la finale masculine, impossible de ne pas saluer le parcours de Noémie Lemoigne, seule Française à atteindre les quarts de finale du tableau féminin.
    Opposée à l’Américaine Avalon Gall, la surfeuse réunionnaise a livré un duel serré, joué sur le fil des hang five. Plus engagée sur le nose, Gall a pris l’avantage d’une courte tête.
    Avec cette élimination, Noémie finit malheureusement aux portes du top 8 mondial, synonyme de qualification pour la grande finale au Salvador.

    Une demi-finale crispante face à Taylor Jensen

    Chez les hommes, le parcours d’Édouard Delpero a pris une dimension presque romanesque. En demi-finale, il affrontait Taylor Jensen, triple champion du monde et rival historique.
    Dès sa première vague, Delpero chute — sa seule erreur de toute la compétition. La tension est maximale : il n’a plus qu’une seule chance. Mais fidèle à son style, fluide et déterminé, il surfe la vague parfaite. Take-off précis, section tubulaire, nose ride maîtrisé.
    La démonstration est totale : Édouard se qualifie pour la finale et envoie un message clair — il est prêt à tout pour aller au bout.

    La finale : Delpero contre Sawyer, duel de maîtres

    Face à lui, Steven Sawyer, vainqueur de l’édition 2024, qui maitrise parfaitement la vague comme vous pouvez l’imaginer. Dès la première vague, le Sud-Africain chute sur une gauche instable, visiblement gêné par les conditions “bumpy”.
    Delpero, lui, reste concentré. Il enchaîne deux vagues solides, mais confie en sortant de l’eau :

    “Ce n’est pas suffisant.”

    Quelques minutes plus tard, Sawyer retente une gauche décisive… et chute de nouveau. Cette fois, tout bascule : Édouard Delpero remporte le Surf Abu Dhabi Longboard Classic 2025 !

    Un exploit monumental : Édouard Delpero devient numéro un mondial

    Ce succès est bien plus qu’une victoire d’étape. En s’imposant à Abu Dhabi, Édouard Delpero prend la tête du classement mondial avant la grande finale au Salvador.
    Un exploit immense pour le Biarrot, qui n’était pas dans le top 10 avant cette compétition.
    Sa régularité, son engagement et sa maîtrise du tube tout au long de la compétition que cela soit backside ou frontside, font d’Edouard Delpero une référence absolue du style et de la techniquet : Delpero reste une référence absolue du style et de la technique.

    Cette polyvalence ajoutée à sa régularité ont fait de lui le grand vainqueur de cette compétition.

    Le retour du roi français

    À 35 ans, Édouard Delpero prouve qu’il est toujours au sommet de son art. Cette victoire symbolise la longévité, la précision et la passion d’un surfeur qui continue d’écrire l’histoire du longboard français.
    Le rendez-vous est désormais pris : la grande finale mondiale au Salvador, où il défendra sa nouvelle position de leader face aux meilleurs du monde.

  • Oxbow Stoked 4 Cash : le surf retrouve son esprit libre

    Oxbow Stoked 4 Cash : le surf retrouve son esprit libre

    Quand Oxbow relance un contest de surf, ce n’est pas pour rejouer les formats WSL. Avec le Stoked 4 Cash, la marque française réinvente la compétition à sa manière : fun, locale, sans prise de tête et surtout centrée sur le plaisir pur de surfer. Après une première édition réussie au printemps 2025 aux Gardians, le concept a fait son retour le 15 octobre sur le spot du Boiteux, dans les Landes. Même ambiance décontractée, mêmes sourires, et toujours cette philosophie simple : récompenser le style, la créativité et le flow.

    Un format 100 % Oxbow

    Le Stoked 4 Cash n’a rien d’un championnat traditionnel. Oxbow a imaginé un contest de best tricks, où le fun et la progression priment sur le règlement. Le principe : plusieurs heats en free surf, des vagues partagées, pas de priorité stricte, et un seul mot d’ordre — oser. Les juges notent le style, l’engagement et la difficulté des manœuvres, avec un prize money total de 2 000 euros.

    Ce format, inspiré de l’esprit “cash for tricks” des années 2000, colle parfaitement à l’ADN de la marque : liberté, authenticité, surf en bande et bon esprit. Oxbow prouve qu’il est possible d’organiser un event compétitif sans dénaturer le surf. Pas de pression, juste du ride, du partage et une bonne dose de spectacle.

    Hossegor, le lancement d’un concept

    La première édition, en mai dernier, avait déjà posé les bases. Sous un soleil landais et dans des conditions idéales, plus de quarante surfeurs et surfeuses avaient répondu présent aux Gardians : Pierre Rollet, William Aliotti, Jorgann Couzinet, Noa Dupouy, Zoé Jackin ou encore Killian Guerin.

    Trois heats en mode free surf, une seule vague qui compte, et une ambiance de plage façon session entre potes. Les locaux François Liets et Vincent Duvignac, figures respectées du surf français, officiaient comme juges, donnant un ton familial à la compétition.

    Les meilleurs tricks avaient alors été récompensés :

    • Enzo Cavallini remportait la catégorie Men’s Best Trick,
    • Nahia Milhau s’imposait chez les femmes,
    • tandis que le Surfing, à Seignosse, accueillait un after à la cool pour clôturer la journée.

    Un premier test concluant qui laissait déjà présager la suite.

    Le Boiteux, version 2.0

    Pour cette deuxième édition, Oxbow a gardé la même recette gagnante, cette fois sur le spot du Boiteux, à Hossegor. Les conditions étaient parfaites : un mètre à 1,30 m, un vent léger side-shore et des bancs de sable magiques.

    Treize surfeurs par série, trois heats de 1h15, et une ambiance toujours aussi détendue. Le jury, composé de François Liets, Vincent Duvignac et Maud Le Car, a pu assister à un vrai festival de turns engagés et d’airs stylés.

    Côté résultats, le niveau de surf était impressionnant :

    • Hugo Flori décroche le Best Maneuver chez les hommes,
    • Jade Manien s’impose chez les femmes,
    • Samuel Redon repart avec le prix du Best Combo.

    Comme toujours, la remise des prix s’est faite dans la bonne humeur, lors d’une soirée au Coolin, accompagnée des fameuses pizzas du Spot Palace et de la projection des meilleures vagues de la journée.

    Une philosophie qui fait du bien

    À travers cet événement, Oxbow confirme son envie de reconnecter le surf à sa culture d’origine, celle du partage, de la créativité et du plaisir pur. Pas de lycra, pas de chrono : juste des surfeurs libres sur un banc de sable parfait.

    L’approche contraste avec les compétitions classiques, où la tension et les calculs dominent. Ici, le style compte autant que la performance, et chaque manœuvre est une prise de risque. Ce retour à l’essence du surf correspond parfaitement à l’image que la marque cultive depuis son retour en force sur la scène surf française : un label ancré, authentique, et proche de ses riders.

    Une suite déjà annoncée

    Face au succès de ces deux premières éditions, Oxbow a déjà confirmé qu’une troisième étape aura lieu au printemps prochain. L’objectif : continuer à faire vivre cette série d’événements locaux, où les surfeurs du cru se retrouvent pour repousser leurs limites dans la bonne humeur.

    Le Stoked 4 Cash s’impose ainsi comme une nouvelle référence des contests alternatifs, une bouffée d’air frais dans un circuit parfois trop formaté. Et surtout, un rappel essentiel : le surf, avant tout, est un jeu.

  • Edouard Delpero régale à Abu Dhabi : le tube en héritage

    Edouard Delpero régale à Abu Dhabi : le tube en héritage

    Première journée pour les hommes sur la compétition Surf Abu Dhabi Longboard Classic 2025, et déjà un Français au sommet.
    Edouard Delpero, multiple champion d’Europe et figure du longboard mondial, a frappé fort d’entrée avec un total de 18,43 points. Une démonstration d’élégance et de maîtrise technique, marquée par une approche radicale dans les barrels, preuve que l’art du longboard peut se conjuguer avec puissance et précision.

    Un départ parfait pour le Biarrot

    Dès les premières minutes de sa série, Edouard Delpero a imposé son tempo.Il a trouvé deux barrels d’une fluidité chirurgicale. Son timing, sa posture compacte et sa lecture de vague ont fait la différence.
    Alors que beaucoup de concurrents cherchaient encore le bon placement, le Français, lui, semblait déjà “connecté” à la vague d’Abu Dhabi. Résultat : deux vagues notées au-dessus de 9 points, un total stratosphérique de 18,43, et une avance nette sur ses poursuivants.

    Sur le spot artificiel, les conditions étaient propres, avec un mètre cinquante parfaitement calé et une lumière du désert offrant un spectacle presque surréaliste.

    L’arme secrète : le tube

    Le longboard n’est pas souvent associé au surf de tube. Pourtant, c’est là qu’Edouard Delpero excelle, en plus de toutes ses autres qualités. Son expérience en shortboard lui permet d’aborder les sections creuses avec une lecture différente de la plupart des longboarders. Là où beaucoup hésitent ou sortent de la vague, Edouard s’engage, se cale et ressort, souvent avec un petit sourire discret.

    C’est sans doute ce mélange rare entre technicité et instinct qui fait sa force. On l’a vu backside, genoux fléchis, parfaitement centré sur sa planche, glisser sous la lèvre avec la même aisance qu’en frontside. Peu de longboarders dans le monde peuvent se targuer d’un tel équilibre.
    Et si le tube d’Abu Dhabi n’a pas la profondeur d’un Teahupo’o miniature, il exige une précision absolue. Delpero l’a trouvé dès le premier tour, confirmant son statut de surfeur complet.

    Le débat éternel : single fin vs tri fin

    Cette performance relance un vieux débat qui agite le monde du longboard : faut-il privilégier le style du single fin ou la performance du tri fin ?
    Depuis plusieurs saisons, la WSL tente de trouver un équilibre entre ces deux philosophies. En 2017, pour l’anecdote, une étape en Papouasie-Nouvelle-Guinée avait tenté d’imposer le single fin à tous les concurrents. Mauvais timing : le swell conséquent et tubulaire rendait presque impossible l’utilisation de ce type de montage de dérive. Beaucoup s’étaient retrouvés à lutter plus qu’à surfer.

    À Abu Dhabi, la rumeur parlait de rendre la vague non tubulaire pour favoriser la pratique d’un longboard classic, une crainte partagée par Edouard Delpero, qui se sait à l’aise dans des conditions creuses. Alors, oui, la vague est moins tubulaire qu’à son habitude, mais il reste des portions à tube, qui ont vraiment fait la différence sur ce premier jour de compétition chez les hommes.

    Edouard Delpero, la synthèse parfaite

    Ce qui impressionne le plus chez lui, c’est cette capacité à faire cohabiter deux univers : celui du style traditionnel et celui de la performance moderne.
    Sur ses vagues à Abu Dhabi, il enchaîne les pas croisés, les nose rides élégants et les sorties de tube millimétrées.
    Il surfe propre, précis, sans esbroufe. Et c’est peut-être ce qui plaît tant : l’impression que tout est facile.

    Delpero ne cherche pas à révolutionner le longboard. Il en révèle simplement toutes les nuances. Sa victoire dans ce premier round n’est pas qu’une question de score, c’est une leçon de lecture de vague et de placement. Là où beaucoup voient encore le longboard comme un art lent et contemplatif, Edouard rappelle qu’il peut aussi être rapide, dynamique et terriblement efficace.

    Une première journée prometteuse

    Cette ouverture du Surf Abu Dhabi Longboard Classic a mis en lumière le niveau global de la discipline, mais aussi ses contradictions. Les barrels ont souvent fait la différence entre un bon score et une élimination précoce.
    Et dans cet exercice, personne n’a semblé plus à l’aise qu’Edouard Delpero. Sa performance donne le ton : il faudra compter sur lui pour la suite du contest.

    Les finales hommes et femmes auront lieu demain à Abu Dhabi.

  • Noémie Lemoigne sauve l’honneur français au Surf Abu Dhabi Longboard Classic

    Noémie Lemoigne sauve l’honneur français au Surf Abu Dhabi Longboard Classic

    L’édition 2025 du Surf Abu Dhabi Longboard Classic a lancé la dernière ligne droite du World Longboard Tour dans des conditions parfaites sur la vague artificielle d’Hudayriyat Island. Si les têtes de série ont répondu présentes, côté français, la journée a été pleine d’émotions. Noémie Lemoigne, grande habituée du circuit, est la seule à s’en être sortie, tandis qu’Ophélie Ah-Kouen et Justine Dupont ont dû plier bagage dès le premier tour.

    Un événement décisif avant le couronnement mondial

    Troisième étape du World Longboard Tour 2025, la compétition d’Abu Dhabi joue un rôle crucial. C’est le dernier stop avant le Surf City El Salvador Longboard Championships, où le titre mondial se jouera sur une seule journée, format “winner-take-all”. Autant dire que les longboardeuses n’avaient pas droit à l’erreur sous le soleil du désert.

    Les compétitions dans les piscines à vagues restent quelque chose d’exceptionnel et spécial, qui donne une autre dimension au longboard de haut niveau : précision des trajectoires, constance des noses et lecture technique de la vague.

    Noémie Lemoigne, la guerrière du repêchage

    Championne d’Europe et figure incontournable du longboard français, Noémie Lemoigne a une fois encore montré qu’elle faisait partie de l’élite mondiale.
    Après un premier round relevé, où elle a été devancée par la jeune Hawaïenne Kelis Kaleopa’a, Noémie a dû passer par le round de repêchage. Une étape piégeuse où la moindre erreur se paie cash. Seule la meilleure vagues sur deux est retenue.

    Mais la Réunionnaise a sorti le grand jeu : grâce à un 8.00 sur sa meilleure vague, elle décroche la deuxième place qualificative derrière Honolua Blomfield, triple championne du monde, et file en quarts de finale.

    Elle affrontera désormais l’Américaine Avalon Gall, actuelle n°2 mondiale et auteure d’un impressionnant 9.33 lors du premier tour. Une série explosive en perspective entre deux surfeuses au style radicalement différent : la puissance élégante de Noémie face à la précision millimétrée de Gall.

    Ophélie Ah-Kouen : une première frustrante mais prometteuse

    Également originaire de la Réunion, Ophélie Ah-Kouen participait à sa première compétition majeure sur le Tour. Opposée à la très solide Australienne Tully White et à la jeune Hawaïenne Sophia Culhane, elle n’a pas démérité, mais termine deuxième de sa série avec un total de 12.73 points.

    Deux chutes au second round, lui coûte sa place en quart de finale. Sa première expérience à Abu Dhabi lui offrira une courbe d’apprentissage précieuse pour la suite de sa carrière.

    Justine Dupont, la surprise du jour

    La présence de Justine Dupont sur cette compétition a surpris beaucoup d’observateurs. La championne de gros surf, habituée aux vagues titanesques de Nazaré ou Jaws, est aussi une longboardeuse aguerrie. Peu le savent, mais la Girondine a longtemps brillé sur le circuit européen avant de se consacrer au big wave surfing.

    Son retour dans la discipline, plus de dix ans après ses dernières compétitions de longboard, avait des allures de clin d’œil nostalgique. Alignée dans une série relevée aux côtés d’Avalon Gall et Honolua Blomfield, elle termine avec un honorable 11.64, insuffisant pour se qualifier dans une série très relevée. Mais sa participation rappelle la polyvalence et la passion d’une athlète hors norme, capable d’alterner entre les vagues les plus massives et la grâce du nose riding.

    Les têtes d’affiche dominent à Abu Dhabi

    Sur le plan sportif, la journée a confirmé la domination des favorites. Avalon Gall et Honolua Blomfield ont livré un duel magistral avec des scores de 17.16 et 17.00 respectivement.
    Chloe Calmon, la Brésilienne au style soyeux, a également impressionné avec un 15.67 total et une série d’une élégance rare.

    La jeune Hawaïenne Kelis Kaleopa’a, finaliste à plusieurs reprises ces dernières saisons, a quant à elle battu Lemoigne d’un souffle (15.66 contre 15.43) dans un heat d’un très haut niveau. Ces quatre noms se retrouvent logiquement en quarts, aux côtés des Australiennes Rachael Tilly et Tully White, et de la Japonaise Natsumi Taoka.

    Lemoigne, dernier espoir tricolore

    Pour la France, les regards se tournent donc vers Noémie Lemoigne, unique représentante tricolore encore en lice. Sa qualification relance son espoir de décrocher un ticket pour la grande finale au Salvador, où seuls les huit meilleurs du classement général seront invités.

    Toujours fidèle à son style fluide et à son engagement sans faille, Noémie incarne aujourd’hui la constance et la maturité du longboard français sur la scène mondiale.

  • Pupo et Hopkins triomphent à Saquarema : le Brésil et l’Europe en feu

    Pupo et Hopkins triomphent à Saquarema : le Brésil et l’Europe en feu

    Le Banco do Brasil Saquarema Pro 2025, présenté par Corona Cero, a tenu toutes ses promesses. Dans une ambiance incandescente sur les plages brésiliennes, Miguel Pupo et Yolanda Hopkins ont décroché la victoire finale d’une étape décisive du Challenger Series. Entre ferveur populaire, surf de haut vol et qualifications historiques, cette édition restera dans les mémoires.

    Miguel Pupo, roi de Saquarema pour la deuxième fois

    Le surfeur brésilien Miguel Pupo a une nouvelle fois conquis son public. Déjà vainqueur à Saquarema en 2022, il s’offre en 2025 un second titre sur cette vague mythique et grimpe à la deuxième place du classement mondial du Challenger Series.

    Dans une finale 100 % explosive face au jeune prodige hawaïen Eli Hanneman, actuel leader du classement (après cette compétition), Pupo a imposé son surf puissant et fluide dès les premières minutes. En combinant vitesse, engagement et précision, il a pris le contrôle de la série pour ne plus jamais le lâcher.

    Soutenu par une foule en délire, Pupo a célébré bras levés, drapeau brésilien sur les épaules. « Gagner ici, devant ma famille et mes amis, c’est unique. Saquarema, c’est la maison du surf brésilien », a-t-il déclaré, ému, à la sortie de l’eau.

    Sa victoire relance totalement la course au CT 2026, où il espère retrouver une place parmi l’élite mondiale. Pour l’info, le surfeur français Kauli Vaast, éliminé rapidement sur cette compétition chute à la sixième place du classement Challenger Series. Il reste pour l’instant dans le top 10, signe de qualification sur le Championship Tour. Il reste deux épreuves.

    Yolanda Hopkins, la Portugaise historique

    Chez les femmes, Yolanda Hopkins a signé un exploit monumental. En remportant la première victoire Challenger Series de sa carrière, la Portugaise devient la nouvelle N°1 mondiale (à égalité avec la française Tya Zebrowsky) et confirme sa qualification pour le Championship Tour 2026.

    Face à la jeune Espagnole Annette Gonzalez Etxabarri, révélation de la saison, Hopkins a surfé avec une confiance impressionnante. Solide sur ses appuis, précise dans ses manœuvres, elle a pris le dessus dès les premiers échanges et n’a jamais cédé.

    Ce triomphe fait d’elle la première surfeuse portugaise à s’imposer sur une étape majeure du circuit de qualification. « C’est un rêve d’enfant. J’ai travaillé dur pour en arriver là, et ressentir cette énergie à Saquarema, c’est incroyable », a-t-elle confié.

    Le spectacle au rendez-vous et les nouveaux visages du CT

    Au-delà des victoires, cette édition 2025 a été marquée par plusieurs moments forts. Les sœurs Etxabarri se sont affrontées en demi-finale, symbole d’une nouvelle génération européenne ambitieuse.
    Les surfeurs japonais ont également brillé, confirmant la montée en puissance du surf sur le continent asiatique.

    Mais l’un des faits les plus marquants reste la qualification de la Française Tya Zebrowski, devenue la plus jeune surfeuse de l’histoire à décrocher sa place sur le Championship Tour. À seulement 17 ans, la Tahitienne d’adoption incarne l’avenir du surf féminin.

    Le Top 5 “Dr. Peanut Moments” du contest résume parfaitement l’événement : domination nippone, duel des sœurs basques, première victoire d’Hopkins, retour triomphal de Pupo et cette vague de jeunesse qui déferle sur le surf mondial.

    Prochaine étape : direction Pipeline

    La poussière retombe sur les plages de Saquarema, mais le circuit ne s’arrête pas là. Dès le 28 janvier 2026, les meilleurs surfeurs et surfeuses du monde se retrouveront sur le North Shore d’Hawaï, pour l’ouverture de la saison à Pipeline.

    Le duel pour les dernières places qualificatives s’annonce intense, avec un mélange explosif de nouveaux talents et de revenants affamés. Après l’énergie brésilienne, le rêve hawaïen se dessine déjà à l’horizon.

    Entre émotions locales et exploits internationaux, le Saquarema Pro 2025 a confirmé son statut d’événement clé du surf mondial. Pupo a réaffirmé la puissance brésilienne, Hopkins a ouvert une nouvelle ère pour le surf portugais, et une génération entière s’est révélée sous les yeux du public le plus passionné du monde.

  • WSL : 13 règles (parfois) WTF qui rendent les compètes… uniques

    WSL : 13 règles (parfois) WTF qui rendent les compètes… uniques

    Vous pensiez que le règlement WSL se limitait à “priorité à l’intérieur et basta” ? Spoiler : non. Entre « best efforts », caddies verbalisés, applis obligatoires et skateboards interdits pendant les heats (!), voici un décorticage croustillant — et sourcé — des passages les plus originaux du Rule Book 2025.

    1) « Blocking Rule » et hassling : quand gêner coûte (très) cher

    La WSL a formalisé l’art de “se mettre dans les pattes” du voisin. En non-priorité, bloquer un adversaire en faisant une rame engagée ou en s’asseyant dans la zone de take-off = passage direct à la dernière priorité. Le hassling (harcèlemen) excessif peut même valoir une pénalité d’interférence. Et en priorité, utiliser sa prio juste pour empêcher l’autre de surfer (sans intention de scorer) fait… perdre la prio.

    2) Le couperet des 5 dernières minutes

    En CT et Challenger Series, une interférence qui empêche un score potentiel dans les 5 dernières minutes déclenche la Penalty 3 (meilleur score = zéro). Si c’était intentionnel, c’est disqualification. Brutal, mais clair.

    3) Le “transport non autorisé” (adieu vélo plage)

    Besoin de sprinter le long du shorebreak ? Interdit d’utiliser skateboard, trottinette, vélo, voiture… Ou un jet-ski/bateau non autorisé pour retourner au pic. Bilan : Interference Penalty 2 (deuxième meilleur score à 0). Oui, même un skate, lol….

    4) Jet-skis : priorité suspendue, trajets balisés

    Avec assistance jets skis, la priorité peut être suspendue si tu sors de la Primary Take-Off Zone, soit la zone où tu es capable de prendre une vague. Deux surfeurs tractés en même temps ? La priorité est attribuée au cas par cas. Partir en vague avant le début de heat ? Tu commences dernier en priorité.

    5) L’appli WSL devient… du matos officiel

    En CT, les surfeurs doivent avoir installer la WSL App (wearable). Si les infos de l’appli contredisent le panneau LED ou le speaker, LED/speaker > appli. Et un bug d’appli n’annule jamais un résultat.

    6) Coaching électronique : radio silence

    Toute communication électronique vers l’eau (hors WSL) est proscrite. Pour demander des infos, il existe un langage de signes officiel (bras tendu pour les scores, mains au-dessus de la tête pour la priorité, etc.).

    7) Les speakers n’ont pas le droit d’annoncer… les sets qui arrivent

    Oui, c’est explicitement écrit : pas d’annonce “set en approche”. Et si le speaker donne un mauvais score, aucune protestation possible. Ouch. En pratique, c’est déjà arrivé que les speakers parlent un peu trop, un rappel à l’ordre est déjà arrivé…

    8) Caddies : des règles (et amendes) très précises

    Un seul caddy enregistré, qui ne surfe pas : s’il prend une vague, amende pour le surfeur et interférence contre lui. Un caddy peut utiliser l’assistance jet ski pour récupérer une planche perdue, mais s’il est déposé à la plage, il doit repartir à la rame.

    9) Photographes à l’eau : maximum deux et expulsables

    La WSL autorise et limite : deux photographes aquatiques max au line-up, sous contrôle direct du Head Judge, qui peut les sortir à sa discrétion. Mieux vaut être pote avec le Head Juge. On se souvient du photographe qui a gêné Toledo sur le contest piscine à vague. Sa carrière s’est terminée ce jour-là.

    10) Tenue et podium : drapeaux, planches et logos sous contrôle

    Impossible de couvrir le lycra au podium (drapeaux, serviettes… non), ni de monter sa planche sur scène. Les combis ne peuvent afficher que la marque fabricante (sauf exception encadrée). Et zéro logo gambling sans feu vert WSL.

    11) « Best Efforts » : l’anti-tankage avec barème d’amendes

    Ne pas surfer à son meilleur niveau intentionnellement ? Amende graduée (jusqu’à 50 000 $ pour un top 10 en récidive) et possibles suspensions. Message sous-titré : pas de heat « touristique ». Difficile à juger, mais je me rappelle d’un heat litigieux dans le passé avec un brésilien. Je n’en dirai pas plus…

    12) Réseaux sociaux & “image du surf” : très, très sérieux

    Propos dégradants, attaques sur la neutralité des juges, contenus obscènes ou haineux : amendes de 1 000 à 100 000 $, disqualification, voire suspension. Et la WSL considère aussi les posts du staff du surfeur. N’oublions pas notre Jérémy national, recordman des amendes et des fucks en tout genre…lol

    13) Paris sportifs : l’exception “fantasy” qui n’en est pas une

    Toute forme de pari sur le surf pro est interdite pour surfeurs et staff, avec une amende pouvant aller jusqu’à 5× le gain potentiel. Les jeux “fantasy” ne violent pas la règle… sauf pour les compétiteurs et le staff WSL & Competition, à qui c’est interdit. J’ai fait parti du staff WSL et je ne le savais même pas…lol. Ce qui est ridicule, car il n’y a rien à gagner sur Fantasy.

    Bonus track : détails qui piquent

    • Âge minimum : 13 ans pour surfer dans sa région, 15 ans pour sortir de sa région ; et les mineurs doivent avoir un parent/tuteur sur site.
    • Zones fumeurs & alcool : espaces fermés 100 % non-fumeurs ; alcool VIP only.
    • Fins & cérémonies : finalistes absents au podium = amendes salées (jusqu’à 20 000 $ pour le top 10 CT). Et surfer la vague du heat suivant : 500 $ par vague.

    Pourquoi ça compte (vraiment)

    Au-delà de l’anecdote, ces règles visent trois objectifs : protéger l’intégrité sportive (best efforts, anti-blocking), garantir la sécurité (PWC, caddies, photographes) et maîtriser l’image globale du surf pro (tenue, social, paris). C’est parfois tatillon, souvent surprenant… mais toujours structurant pour comprendre un heat CT quand ça part en vrille.

    Bonus, la vague de dernière minute

    Une des règles les plus méconnues, qui a été utilisée à plusieurs reprises. Une fois le heat terminé, toute priorité cesse. Si un surfeur est en train de rider quand le heat se termine, il ne peut pas être gêné par un autre surfeur (même si ce dernier avait la priorité avant la fin du heat) ». Si interférence il y a après le buzzer, on applique une Interference Penalty 2 en situation de priorité, c’est-à-dire un zéro sur la deuxième meilleure vague du fautif — exactement le cas d’école qui avait piégé Kolohe Andino face à Patrick Gudauskas à Hossegor en 2018.

  • Saquarema : Tya Zebrowski s’arrête en quart pour un dixième de point

    Saquarema : Tya Zebrowski s’arrête en quart pour un dixième de point

    Battue d’un souffle par Annette Gonzalez Etxabarri, la Franco-Tahitienne voit son parcours brésilien s’arrêter en quart de finale. Une défaite frustrante dans des vagues capricieuses, mais sans conséquence sur sa place au sommet du classement.

    Un quart de finale irrespirable

    Le genre de série qu’on n’oublie pas. 10,60 contre 10,50. C’est par cet écart infime que Tya Zebrowski a été éliminée ce jeudi à Saquarema, lors d’un quart de finale ultra serré face à Annette Gonzalez Etxabarri.
    Sous un soleil de plomb et dans un petit mètre glassy, multipics, la Franco-Tahitienne n’a jamais lâché l’affaire, mais n’a pas trouvé la vague qui lui aurait permis de s’envoler vers les demi-finales.
    Ses deux meilleures vagues — 5,67 et 4,83 — traduisent la constance et la lecture de vague qu’on lui connaît, mais aussi la frustration d’une série où chaque choix valait un podium.

    La revanche du hasard

    En face, la surfeuse basque-espagnole a surfé intelligemment, enchaînant un 4,77 et un 5,83 solide, suffisant pour faire la différence.
    Un scénario cruel mais révélateur : dans ces conditions, le moindre dixième devient décisif. “Tya n’a pas commis d’erreur, il a juste manqué cette vague qui aurait pu tout changer”, commentait un membre du staff français en bord de plage.

    Le duel Zebrowski-Hopkins continue

    Si Tya Zebrowski reste assurée de son ticket pour le Championship Tour 2026, elle garde un œil attentif sur sa principale rivale au classement général, Yolanda Hopkins.
    La Portugaise est toujours en course à Saquarema, et si elle venait à remporter la compétition, elle rejoindrait Tya à égalité de points en tête du ranking des Challenger Series.
    Rien d’alarmant pour la Française, mais la symbolique est forte : terminer la saison numéro 1 serait la plus belle façon de boucler cette année de rêve.

    L’histoire ne fait que commencer

    À seulement 17 ans, Tya Zebrowski continue de fasciner. Elle a déjà atteint l’objectif de toute une carrière — la qualification pour le CT —, mais son attitude à l’eau, sa maturité et sa régularité prouvent qu’elle ne se contente pas de “participer”.
    Cette défaite n’est qu’un épisode de plus dans la construction d’une championne. Et connaissant Tya, il y a fort à parier qu’elle ne gardera qu’une idée en tête : revenir plus forte pour gagner.

  • Le coup de gueule de Pedro Scooby qui accuse WSL de raciste

    Le coup de gueule de Pedro Scooby qui accuse WSL de raciste

    À Saquarema, une série du Challenger Series a mis le feu aux réseaux : Pedro Scooby accuse la WSL de racisme après l’élimination de Weslley Dantas. Mais en y regardant de plus près, le verdict n’est pas si simple.

    Le surf brésilien en ébullition

    Dimanche 12 octobre 2025, le spot de Saquarema vibrait au rythme des séries décisives dans la course à la qualification sur le Challenger Series brésilien. Pour plusieurs surfeurs brésiliens, c’était l’ultime chance de décrocher leur billet pour le Championship Tour 2026.
    Parmi eux, Weslley Dantas, frère de Wiggolly, solide surfeur plein de puissance, connu pour son surf engagé et explosif. En face : George Pittar (Australie), Lucca Mesinas (Pérou) et Shion Crawford (Hawaï).

    Le score final a fait grincer des dents : Pittar obtient 5,67, Dantas 5,73 (en début de série), mais c’est pourtant l’Australien qui passe. Une décision étrange à première vue, amplifiée par le contexte : neuf Brésiliens éliminés le même jour. Il n’en fallait pas plus pour que les réseaux s’enflamment.

    Pedro Scooby, une voix qui porte

    C’est Pedro “Scooby” Vianna, surfeur de grosses vagues, figure médiatique et star de la télé brésilienne, qui a allumé la mèche.
    Sur Instagram, ses 7 millions d’abonnés ont découvert un message sans détour :

    “Les gens croient que seuls les juges du CT ont leurs préférés, mais ça arrive aussi dans le Challenger. C’est incroyable ! Je vais montrer les deux vagues : celle du gringo George Pittar et celle de Weslley Dantas. Impossible de mettre la même note. Bien sûr, Weslley Dantas est noir ; on va me dire qu’il n’y a pas de racisme, mon cul qu’il n’y en a pas, bien sûr qu’il y en a ! Et il n’a pas de sponsor, et il est brésilien »”

    Une déclaration choc, aussitôt relayée par la presse brésilienne et internationale. Certains ont salué son courage, d’autres ont pointé du doigt un coup de buzz. Mais au Brésil, où la question du racisme reste brûlante, le message a trouvé un écho immédiat.

    Racisme ou erreur de jugement ?

    Pour comprendre, il faut plonger dans les détails.
    La série a été jugée par un panel de cinq officiels : deux Brésiliens, un Australien, un Américain et un Basque. Et surprise : les deux juges les plus sévères ont été… un Brésilien et l’Américain.

    Difficile, dans ces conditions, de conclure à une discrimination nationale.
    En revanche, plusieurs analystes ont reconnu que les juges avaient sans doute “raté” leur lecture des vagues.
    Weslley Dantas a proposé un surf plus radical, des carves puissants, un tail slide engagé ; Pittar, lui, a surfé plus propre, mais moins explosif. Deux styles, deux lectures : le surf est subjectif, et c’est bien là le problème.

    Les juges, humains avant tout, peuvent se tromper. Mais la frontière entre erreur d’appréciation et injustice ressentie devient floue dès que la passion entre en jeu.

    Un débat récurrent dans le surf mondial

    Ce n’est pas la première fois que le sujet du favoritisme ressurgit.
    Gabriel Medina avait parlé du “pire jugement de sa vie” à Bells Beach.
    Italo Ferreira ou Filipe Toledo ont plusieurs fois dénoncé des notations incohérentes à El Salvador ou Surf Ranch.
    Le surf reste un sport jugé, donc vulnérable à la subjectivité.

    Mais là où Scooby dénonce un racisme systémique, les faits montrent plutôt une culture du flou, où la transparence fait défaut.
    La WSL, malgré ses outils modernes et ses replays vidéo, peine encore à expliquer les décisions au grand public. Et à l’ère des réseaux, chaque erreur devient un scandale mondial.

    Un sport encore trop peu diversifié

    Il faut reconnaître que le surf, historiquement dominé par les athlètes blancs australiens, américains et sud-africains, souffre d’un manque de diversité visible.
    Les surfeurs noirs, qu’ils soient brésiliens, africains ou américains, restent rares sur le circuit élite.
    Dans ce contexte, le cri de Scooby prend une dimension symbolique : il exprime un ras-le-bol, celui de voir des surfeurs talentueux, mais sans sponsors galérer à percer.
    Et sur ce point, il a raison : Weslley Dantas n’a pas de sponsor majeur, une anomalie pour un surfeur de son niveau.

    Des juges dépassés, pas racistes

    Affirmer que les juges ont été mauvais ? Probablement.
    Dire qu’ils sont racistes ? Rien ne le prouve.
    La vérité est peut-être plus simple : la WSL souffre d’un manque de clarté et de communication.
    Une décision floue, sans explication publique, devient vite suspecte.
    Et dans un Brésil passionné, où le surf est presque une religion, les mots de Scooby trouvent un terrain explosif.

    Mais les faits restent têtus : parmi les juges, deux étaient brésiliens, et aucun élément ne démontre une intention discriminatoire.
    Un juge brésilien raciste contre un Brésilien ? C’est peu crédible.

    Le vrai enjeu : la confiance

    Cette affaire révèle surtout une fracture entre le public et les institutions du surf.
    Quand les fans n’ont plus confiance dans les scores, le sport perd en légitimité.
    Il est urgent que la WSL repense son système : publication des notes détaillées, justification des scores, analyse vidéo ouverte.
    Le surf ne peut plus se contenter de “faire confiance aux juges”.

    Pedro Scooby, avec sa notoriété, a mis le doigt là où ça fait mal.
    Pas sur le racisme, mais sur la crédibilité d’un système à bout de souffle.

    Conclusion

    L’affaire Weslley Dantas restera comme l’un des épisodes les plus controversés de la saison.
    Oui, les juges se sont trompés. Non, rien ne prouve un racisme intentionnel.
    Mais le message de Pedro Scooby, au-delà de la colère, rappelle une chose essentielle :
    le surf a besoin de transparence.
    Et dans un sport où chaque vague compte, la notation des vagues devrait être aussi fluide qu’un carve bien taillé.

    Retrouvez la biographie de Pedro Scooby

  • Les Français trébuchent à Saquarema, mais la course continue

    Les Français trébuchent à Saquarema, mais la course continue

    Les journées se suivent, mais ne se ressemblent pas à Saquarema. Après un début de compétition encourageant avec la qualificationde Tya Zebrowsky, le contest a tourné au cauchemar pour deux de nos meilleurs représentants français : Kauli Vaast et Jorgann Couzinet. Tous deux ont été éliminés prématurément, un coup dur dans la course à la qualification pour le Championship Tour 2026.

    Kauli Vaast perd la tête du classement

    Avant d’arriver au Brésil, Kauli Vaast menait le classement des Challenger Series. Impressionnant sur le spot portugais, il y a moins de deux semaines, lors de sa victoire. Kauli Vaast a chuté tôt, trop tôt. Kauli voit ses espoirs de qualification directe légèrement ralentis. Saquarema en a décidé autrement.

    Il glisse désormais à la troisième place du classement, une position encore solide, mais la chute risque de continuer d’ici à la fin de la semaine. Il faut rappeler que seuls les dix premiers du classement valideront leur ticket pour le CT. Rien d’irrémédiable, mais une mauvaise opération pour celui qu’on attendait.

    Le bon côté ? Il lui reste deux épreuves pour se rattraper — et pas des moindres : Pipeline et Newcastle. Deux compétitions très différentes, mais où Kauli a les armes pour briller. À Pipe, sa lecture du tube et son engagement sont des atouts majeurs. On sait à quel point le Tahitien aime ce genre de conditions. Il a encore deux cartouches pour remplacer ses moins bons résultats et rester dans le top 10.

    Jorgann Couzinet : l’espoir malgré tout

    De son côté, Jorgann Couzinet n’a pas connu meilleure fortune. Sorti lui aussi prématurément, le Réunionnais recule au classement général. Sa qualification semble plus compliquée désormais, mais pas impossible.

    Il faudra frapper fort à Newcastle, un spot où son surf puissant et ses airs pourraient bien faire la différence. En revanche, Pipeline reste une inconnue : peu d’expérience sur cette vague mythique et ultra exigeante, face à des adversaires aguerris. Mais si Jorgann nous a appris quelque chose au fil des années, c’est qu’il ne lâche jamais rien.

    Les Bleus en effectif réduit

    Le contingent français s’amenuise. Après les éliminations de Justin Bécret, Maxime Huscenot, Tessa Thyssen et Kiara Gold, il ne reste plus que deux rescapés : Tya Zebrowski, encore impressionnante chez les filles, et Charly Quivront.

    Pipeline, l’étape de vérité

    La prochaine étape à Pipeline, sur le North Shore d’Hawaï, s’annonce décisive. C’est là que tout peut basculer. Entre les tubes monstrueux et la pression du classement, les Français joueront gros.
    Kauli Vaast, enfant du Pacifique, aura l’occasion parfaite de remettre les pendules à l’heure. Et si tout se jouait justement là, dans la vague la plus mythique du monde ?

  • Tya Zebrowski à un heat de l’histoire à Saquarema

    Tya Zebrowski à un heat de l’histoire à Saquarema

    Le Banco do Brasil Saquarema Pro débute ce samedi 11 octobre sur la mythique plage d’Itaúna, au Brésil. Et tous les regards sont tournés vers une surfeuse française de 14 ans : Tya Zebrowski.
    Si elle passe une seule série, elle deviendra la plus jeune surfeuse de l’histoire à se qualifier pour le Championship Tour (CT).

    Une performance inédite, presque irréelle, qui marquerait une nouvelle ère pour le surf tricolore.

    Une saison exceptionnelle pour Tya Zebrowski

    Depuis le début des Challenger Series 2025, la jeune Française affole les compteurs.
    Avec déjà 28 630 points sur quatre étapes, dont une victoire à Ericeira, une seconde, une troisième et une cinquième place, Tya domine le classement féminin.
    Elle compte plus de 5 000 points d’avance sur la Portugaise Yolanda Hopkins, sa plus proche poursuivante.

    Même en cas d’élimination précoce, plusieurs combinaisons de résultats pourraient lui offrir la qualification mathématique.
    Mais une seule victoire de heat rendrait les calculs inutiles : Tya serait officiellement sur le CT 2026.

    Kauli Vaast, autre espoir français en route vers le CT

    Chez les hommes, la dynamique est tout aussi prometteuse.
    Kauli Vaast, vainqueur à Ericeira et actuel leader du classement masculin, peut lui aussi assurer sa montée sur le Tour s’il atteint les dernières phases à Saquarema.

    Le Tahitien de 22 ans, déjà finaliste à Teahupo’o sur le CT en tant qu’invité, a cette fois son destin entre ses mains.
    Avec Luke Thompson, George Pittar et Mateus Herdy dans son sillage, la bataille s’annonce intense sur le beach break d’Itaúna.

    Une double qualification française — Tya et Kauli — serait une première dans l’histoire du surf hexagonal. (on n’a jamais eu de qualification homme et femme une même année)

    Le public brésilien, une énergie pour les locaux

    Le Challenger Series de Saquarema est la seule étape sud-américaine du circuit.
    Itaúna est réputée pour ses vagues rapides et puissantes, mais aussi pour son ambiance électrique : le public brésilien est connu pour transformer chaque série en arène.

    Cette énergie galvanise les surfeurs locaux — à commencer par Mateus Herdy, Samuel Pupo ou encore Michael Rodrigues, tous capables de créer la surprise.
    Mais elle pourrait aussi pousser les Français à se transcender.

    Wildcards et outsider : la relève brésilienne au rendez-vous

    Le Brésil sera également bien représenté par deux wildcards annoncés par la WSL :

    • Tainá Hinckel, 20 ans, considérée comme l’une des plus prometteuses de sa génération ;
    • Weslley Dantas, au surf explosif, déjà vainqueur d’un QS à Itaúna.

    Ils viendront bousculer le classement et pourraient jouer les trouble-fête dans la course au CT.

    Le surf français aux portes d’un exploit historique

    Tya Zebrowski n’a que 14 ans, mais elle pourrait entrer dans la légende du surf mondial d’ici quelques jours.
    Jamais une surfeuse aussi jeune ne s’est qualifiée pour le Tour d’élite.

    Dans une discipline où l’expérience prime souvent, son sang-froid, sa technique et sa maturité bluffent les observateurs.
    À Saquarema, la Française surfera pour bien plus qu’une victoire : elle surfera pour l’histoire.

  • Board Culture Exposure 2025 : Biarritz au cœur de la culture glisse

    Board Culture Exposure 2025 : Biarritz au cœur de la culture glisse

    Sous les plafonds dorés du Casino municipal, au bruit des vagues de la Grande Plage toute proche, Biarritz s’apprête à accueillir l’un des rendez-vous les plus inspirants de la saison : le Board Culture Exposure 2025. Du 24 octobre au 1er novembre, la capitale basque du surf se transforme en un vaste terrain d’expression artistique, où la glisse devient langage, la photographie un manifeste, et la fête un prolongement naturel du ride.

    Né en 2024 de la rencontre entre la passion du surf, du skate et du snowboard, et le regard poétique de ceux qui les capturent, le BCE revient avec une seconde édition plus dense, plus ouverte, plus vibrante. Expositions, workshops, projections, masterclasses, concerts, conférences… Pendant dix jours, la culture board s’expose, se raconte, se vit. Et comme souvent à Biarritz, la magie opère : ici, l’art et le sel de mer se confondent.

    Le Casino, épicentre de la board culture

    Le Salon Diane du Casino municipal devient cette année encore le cœur battant du festival. C’est là que se déploient les photographies finalistes du concours international BCE, réunissant les meilleurs clichés de surf, skate, snowboard, lifestyle et reportage. Des images puissantes, parfois brutes, souvent poétiques, venues des quatre coins du monde pour célébrer la beauté du mouvement et l’instant suspendu.

    L’ouverture officielle, le 24 octobre à 16h, marque le coup d’envoi d’une semaine de célébrations. La soirée s’ouvre avec une projection de films autour des trois disciplines, avant une cérémonie inaugurale et un premier DJ set jusqu’à minuit, histoire de donner le ton : le BCE est autant une expérience visuelle qu’une fête collective.

    Le lendemain, le Casino vibre au rythme d’une journée marathon : workshops photo signés Leica x RVCA, lectures de portfolio, conférences et projections. Parmi les moments forts, une table ronde sur les nouvelles perspectives offertes par l’intelligence artificielle dans la photographie de glisse, avec Fabrice Laroche, Sylvain Cazenave, Basile Di Manski ou encore Mathias Fennetaux. En soirée, la projection de trois films cultes au Cinéma Le Royal : The Eternal Beauty of Snowboarding de Jérôme Tanon, Es Menikmati (25 ans déjà !) de Fred Mortagne, et The Big Sea de Lewis Arnold. Trois visions, trois époques, une même passion pour la beauté du geste.

    Une constellation d’expositions à travers la ville

    Cette année, le festival rayonne bien au-delà du Casino. Cinq lieux emblématiques de Biarritz accueillent des expositions en accès libre, formant une véritable carte sensible de la board culture mondiale.

    Côte des Basques : Beyond the Sandbank

    Sur le sable même de la Côte des Basques, l’exposition “Beyond the Sandbank” se déploie au rythme des marées. Soixante photographies posées à même la plage racontent un surf contemplatif, poétique, loin du spectaculaire. Le grain argentique, les silhouettes en contre-jour, les visages fatigués par le sel… Ici, le surf est une émotion, un souffle, une trace.
    Cette installation éphémère rend hommage aux regards singuliers — et notamment féminins — qui redéfinissent la culture surf comme un art de vivre plus que comme un sport. Une exposition vivante, mouvante, offerte à l’océan.

    Le Labho : Dance of the Seagulls – Riding Downhill with BTZ’ activist youth

    Quelques rues plus haut, au Labho, place à la jeunesse biarrote et à son énergie urbaine. Dance of the Seagulls raconte l’histoire du collectif BTZ Downhill, ces riders qui transforment les pentes de la ville en terrain d’expression sauvage.
    À travers des clichés à la fois bruts et poétiques, l’exposition saisit la liberté d’une génération qui ride autant qu’elle milite — pour la créativité, pour la rue, pour l’esprit de communauté. Le vernissage du 27 octobre, avec projection et DJ set, promet d’être un des moments phares du festival.

    ❄️ L’Atabal : White Umami – Snowboarding in Japan

    Direction l’Atabal pour une escale hivernale. White Umami réunit douze des plus grands photographes de snowboard autour d’un thème mythique : le Japon, ses montagnes silencieuses et sa poudreuse infinie, le fameux “Japow”.
    Le 30 octobre, le vernissage s’accompagne d’un DJ set de Falcon puis d’un live d’Étienne de Crécy, fusionnant ainsi culture glisse et scène électro française. Entre ride et rythme, cette soirée promet d’être une expérience multisensorielle.

    📚 La Médiathèque : Benjamin Deberdt – Rétro

    Figure majeure du skate européen, Benjamin Deberdt fait l’objet d’une grande rétrospective à la Médiathèque de Biarritz. Photographe légendaire et fondateur de Sugar, Kingpin ou Pause, il a documenté la scène skate avec une sincérité rare.
    Son travail, exclusivement argentique, capture la fragilité et la beauté du moment, l’âme d’une culture souvent mal comprise. Le 28 octobre, Deberdt sera présent pour une projection documentaire et un échange avec le public, suivi d’un DJ set signé Aberdeen Records.

    Ateliers, rencontres et masterclasses

    Parce que la photographie de glisse est un art vivant, le Board Culture Exposure encourage l’échange et la transmission. Tout au long du festival, des workshops Leica offrent aux participants la possibilité d’apprendre aux côtés de grands noms : Fred Mortagne, Arthur de Kersauson, ou encore Fabrice Laroche.

    On pourra aussi s’essayer au cyanotype avec le Labo Estampe, participer à des lectures de portfolios, ou assister à la masterclass d’Arthur de Kersauson (le 29 octobre) autour du lien entre image, voyage et aventure.

    Le Live Photo Contest, véritable signature du BCE, fait également son retour : une compétition photo en temps réel, sur la Grande Plage et l’esplanade du Casino. Photographes amateurs et pros y capturent surfeurs et skateurs en action, avant de soumettre leurs clichés à un jury exigeant. Les meilleurs recevront leurs prix lors de la cérémonie de clôture du 1er novembre, dans une ambiance festive et électrique.

    Journée spéciale : l’empreinte féminine dans la board culture

    Le 31 octobre, le festival met à l’honneur les femmes qui font bouger la glisse. En partenariat avec l’association Skate Her, la journée s’articule autour d’un atelier photo dédié au skate féminin, d’une conférence intitulée “Entre planches et objectifs : l’empreinte féminine dans la board culture”, et d’une série de projections engagées : Akwaba (sur la scène skate en Côte d’Ivoire), Water Guardians de Caroline Mardock, et Morena de Steve Won, portrait de la surfeuse philippine Ikit Agudo.
    En fin d’après-midi, Jérôme Tanon présentera son livre Woman Heroes, avant une Nixon Party et un DJ set Repier. Un hommage vibrant à toutes celles qui, dans l’ombre ou la lumière, redéfinissent la place des femmes dans la glisse et dans l’image.

    Entre art, engagement et fête

    Ce qui fait la singularité du Board Culture Exposure, c’est sa capacité à fédérer : photographes, riders, artistes, curieux, habitants, touristes… tous se retrouvent autour d’une même passion.
    Chaque lieu raconte une facette de la board culture : la nostalgie argentique de Deberdt, l’énergie rebelle du BTZ Downhill, la poésie saline de la Côte des Basques, ou la transe nocturne de l’Atabal.
    Mais au-delà des images, c’est une vision du monde qui s’exprime : celle d’une jeunesse libre, créative, solidaire, consciente des enjeux écologiques et sociétaux, mais toujours animée par le même besoin vital — glisser, créer, partager.

    Biarritz, berceau du surf européen, se réinvente ainsi en capitale d’une culture plus large, plus universelle : celle de la planche sous toutes ses formes. Et le Board Culture Exposure en devient le miroir, la vitrine et le manifeste.

    Infos pratiques

    📍 Lieux principaux :

    • Casino municipal – Salon Diane (exposition principale, workshops, projections, conférences, DJ sets)
    • Côte des Basques – Beyond the Sandbank (exposition en plein air)
    • Labho – Dance of the Seagulls (vernissage + soirée le 27 octobre)
    • Médiathèque de Biarritz – Benjamin Deberdt Rétro (du 28 octobre au 29 novembre)
    • Atabal – White Umami + concerts (30 octobre au 3 novembre)

    🎞 Projections spéciales :

    • The Eternal Beauty of Snowboarding – Jérôme Tanon
    • Es Menikmati – Fred Mortagne
    • The Big Sea – Lewis Arnold

    🎧 Soirées et DJ sets :

    • La Division Deux (24 octobre)
    • DJ Falcon & Étienne de Crécy (30 octobre)
    • Repier & Nixon Party (31 octobre)

    🎟 Accès :
    Toutes les expositions sont en accès libre, seules certaines soirées concerts sont payantes (Atabal).
    Les workshops Leica, lectures de portfolio et sessions photo sont sur inscription.

    Un festival qui a trouvé sa vague

    Le Board Culture Exposure 2025 n’est pas seulement un événement de plus sur le calendrier culturel basque. C’est une respiration.
    Une rencontre entre ceux qui glissent et ceux qui regardent, entre la vitesse et la lenteur, entre le geste et son empreinte. Dans un monde saturé d’images, le BCE nous rappelle qu’une photo peut encore nous faire vibrer — quand elle capture l’âme de la glisse, ce moment où le mouvement devient silence, où le rider devient poète.

    Alors, si vous êtes à Biarritz entre le 24 octobre et le 1er novembre, ne manquez pas cette célébration unique de la board culture. Car ici, la planche est bien plus qu’un outil : c’est un moyen de voir le monde autrement.

  • Comment se qualifier sur le WCT (Championship Tour) de la WSL ?

    Comment se qualifier sur le WCT (Championship Tour) de la WSL ?

    Vous rêvez d’entrer dans l’élite du surf mondial ? La World Surf League a tracé une route claire vers le Championship Tour (CT). Entre Mid-Season Cut, Challenger Series et wildcards, voici un guide complet — concret et à jour — pour comprendre comment décrocher (ou garder) sa place sur le WCT.

    Le cadre : une saison CT en deux temps

    Le CT démarre en début d’année avec 36 hommes et 18 femmes. Après cinq étapes environ, la WSL opère un Mid-Season Cut qui réduit le tableau à 24 hommes et 12 femmes.

    • Les surfeurs au-dessus du cut (soit Top 22 hommes et Top 10 femmes, hors wildcards d’épreuve) poursuivent la saison et, surtout, sont automatiquement qualifiés pour le début de la saison suivante.
    • Les surfeurs en dessous du cut basculent sur le Challenger Series pour tenter de regagner le CT par la voie “promotion”.

    À noter : en cas d’égalité pour la dernière place conservée (22e chez les hommes / 10e chez les femmes), le règlement départage d’abord au meilleur résultat comptant, puis au nombre de heats gagnés, puis à la moyenne des notes.

    La voie royale d’accès : le Challenger Series (CS)

    Le Challenger Series est le circuit d’accession. En fin d’année, il attribue la majorité des tickets pour le CT de la saison suivante :

    • Hommes : les Top 10 CS (non déjà qualifiés via le cut CT) montent sur le CT.
    • Femmes : les Top 7 CS (non déjà qualifiées via le cut CT) montent sur le CT.

    Côté barème, la WSL ne compte que vos meilleurs résultats : par exemple, si la saison comporte 7 épreuves, seuls vos 5 meilleurs scores entrent au total. Cela limite l’aléa (blessure, mauvais call, houle capricieuse) et valorise la régularité.

    Wildcards & remplacements : les exceptions qui confirment la règle

    • Wildcards de saison (WSL Season Wildcards) : la WSL dispose de places nominatives pour compléter le plateau (notamment en début de saison).
    • Wildcards d’épreuve (Event Wildcards) : des invitations ponctuelles, souvent pour des locaux ou des talents en forme. Elles n’offrent généralement pas de points CT (sauf cas précisés par la WSL).
    • Remplacements (Replacements) : en cas de blessure ou de retraite avant le cut, la WSL peut nommer un(e) remplaçant(e) pour des épreuves spécifiques.

    Important : lorsqu’un(e) surfeur(se) est doublement qualifié(e) (ex. conserve sa place via le cut et termine dans le Top CS), la place “en trop” ne descend pas mécaniquement au suivant du CS : elle redevient wildcard WSL, que la Ligue attribue selon ses critères.

    Feuille de route express pour se qualifier (hommes et femmes)

    1. Commencer sur le QS (Qualifying Series), des étapes régionales pour accéder au Challenger Series.
    2. Briller sur le CS : viser Top 10 (H) ou Top 7 (F) en fin d’année.
    3. Intégrer le CT l’année suivante — et tenir le cut de mi-saison pour s’y installer durablement.
    4. Alternative : décrocher une wildcard WSL (rare, non maîtrisable), ou profiter d’un remplacement ponctuel.

    Cas concrets 2025 : Tya Zebrowski et Kauli Vaast

    • Tya Zebrowski (France) a éclaboussé le CS féminin par sa précocité et sa constance. Scénario de qualif : si elle termine la saison dans le Top 7 du CS (et qu’elle n’est pas déjà qualifiée via le cut CT), elle décroche son ticket pour le CT 2026. Comptablement, elle n’est pas encore qualifiée sur le CT ou Championship Tour. Mais, au vu de son avance, il faudrait un concours de circonstance improbable pour qu’elle ne soit pas qualifiée
    • Kauli Vaast (Tahiti/France) est dans une dynamique similaire côté masculin. Scénario de qualif : viser le Top 10 du CS en fin de saison (hors qualification automatique via cut CT). Pour Kauli Vaast, la marge est moindre, et ses chances de qualification ne sont pas du tout acquises. La prochaine étape au Brésil sera primordiale.

    FAQ rapide

    • Faut-il gagner une épreuve CS pour monter ? Non. La constance prime : plusieurs quarts/semis peuvent suffire.
    • Que se passe-t-il si je rate le cut CT ? Vous redescendez sur le CS immédiatement pour rejouer votre chance.
    • Les wildcards donnent des points CT ? Les Event Wildcards, en règle générale, non. Les Season Wildcards relèvent d’un statut particulier défini par la WSL.
  • Ericeira : double victoire française historique sur le Challenger Series

    Ericeira : double victoire française historique sur le Challenger Series

    La France a fait carton plein à Ericeira. Sur la quatrième étape du Challenger Series, Tya Zebrowski (14 ans et demi) s’impose chez les femmes au terme d’une semaine bluffante de maîtrise, tandis que Kauli Vaast remporte la finale hommes après un parcours contrôlé de bout en bout. Une performance XXL qui propulse les deux Tricolores au cœur de la course à la qualification CT et offre au surf français une journée mémorable au Portugal. Le summun de cette journée historique est le classement général du Challenger Series, puisque après 4 épreuves sur 7, le classement masculin est dominé par Kauli Vaast et le classement féminin est largement contrôlé par Tya Zebrowski, du jamais vu…

    Tya Zebrowski, 14 ans et demi, déjà un mental de CT

    À seulement 14 ans (née le 9 mars 2011), Tya a empilé les heats solides et confirmé ce que toute la scène savait déjà : maturité tactique, lecture chirurgicale de Ribeira d’Ilhas, premiers turns posés au bon timing, puis variations rail-to-rail pour verrouiller les notes clés. Cette victoire consolide sa place en tête du classement CS (challengers series) à mi-saison et la rapproche très nettement d’une montée sur le Championship Tour dès ses 15 ans.

    Repère historique. La plus jeune qualifiée CT de l’ère WSL moderne reste Caroline Marks (qualifiée à 15 ans 264 jours en 2017). Si Tya valide sa montée à 15 ans, elle entrera dans ce cercle extrêmement restreint des ados sur le CT — potentiellement plus jeune que Marks selon la date de validation officielle.

    Ce qui a fait la différence :

    • Choix de vagues intelligents sur les longues droites d’Ericeira.
    • Gestion du temps de série.
    • Calme face à des adversaires plus expérimentées, signe d’un vrai mindset de compétitrice.
      Des indices visibles toute la saison et déjà entrevus lors de ses succès QS et de son statut de championne d’Europe QS 2024/25.

    Kauli Vaast, autoritaire du début à la fin

    Chez les hommes, Kauli Vaast a pris l’ascendant dès l’entame de la finale avec une première vague forte qui a laissé son adversaire à distance. Il n’a jamais vraiment été inquiété, gardant la priorité et le rythme sur les meilleures sections. Cette victoire le cale solidement dans le Top-5/Top-10 du classement CS et relance plus que jamais son projet CT pour la saison prochaine.

    Au-delà du titre du jour, Kauli confirme son profil de grand rendez-vous : précision de placement, lecture du banc, et un surf connecté aux sections critiques (carves puissants + closes nets). Pour rappel, l’Olympique de Teahupo’o 2024 a déjà mis en lumière son sens du timing et sa constance au plus haut niveau. Ce n’est qu’une confirmation de son talent.

    Pourquoi ce doublé compte (énormément)

    • Impact symbolique : un doublé tricolore femmes/hommes sur une même étape du Challenger Series est rarissime — à notre connaissance, une première pour la France sur ce circuit.
    • Une prodige de 14 ans et demi qui gagne + un champion olympique en route vers le CT = une histoire forte, lisible, grand public.
    • Projection qualification : Tya creuse l’écart en tête du CS ; Kauli se replace très haut à trois épreuves de la fin, avec la possibilité d’effacer ses moins bons résultats.

    Prochaine étape du Challenger Series au Brésil du 11 au 19 Octobre à Saquarema.

  • Royal Barrique 2025, barrels, équipes et vote des capitaines : tout change (ou presque)

    Royal Barrique 2025, barrels, équipes et vote des capitaines : tout change (ou presque)

    À l’approche de ses 20 ans, le Royal Barrique garde son âme de contest 100 % tubes, mais muscle son format pour offrir une journée plus lisible, collective et spectaculaire.

    Première alerte lundi 6 octobre 2025. Après un dimanche agité par le vent et une houle de 3 mètres, lundi 6 octobre semble très favorable à lancer la compétition avec une houle en baisse de 2m50 tôt le matin et un vent offshore modéré toute la journée selon les prévisions. Le plein bas aura lieu dans la matinée avec un gros coefficient, et le premier call aura lieu à la plage des « culs nus » à midi.

    L’ADN du Royal Barrique reste intact

    Créée en 2007 par l’association Estim, la compétition landaise s’est bâtie une réputation unique : un seul tube compte. Pas de combos, pas de figures bonus — le vainqueur est tout simplement l’auteur du plus beau barrel, et repart avec 1 000 €. C’est cette simplicité redoutable qui a fait la magie du Royal Barrique : une lecture de bancs chirurgicale, un placement millimétré, et ce moment suspendu où l’on disparaît dans le barrel avant de jaillir, bras levés, tel un gladiateur.

    La waiting period demeure inchangée : 31 jours pendant tout le mois d’octobre. L’organisation déclenche l’épreuve le jour où tout s’aligne (houle, vent, marée, bancs). Côté terrain de jeu, on reste sur les bancs mythiques des Landes, Hossegor ou Capbreton selon la meilleure fenêtre.

    2025 : un format plus collectif, pensé avec les invités

    Après l’édition 2024, Estim a sollicité les surfeurs pour recueillir leurs retours. Résultat : un format revisité qui conserve la règle d’or du « meilleur tube », tout en apportant plus de clarté pour le public et plus d’implication pour les athlètes.

    1) Invitations : 8 équipes, 48 invités

    Cette année, l’organisation convie 8 équipes. Chacune sélectionne 9 surfeurs6 titulaires + 3 alternates — afin d’aligner 6 surfeurs le jour J. Le but : garantir un niveau homogène, éviter les forfaits de dernière minute et créer une dynamique de team. On passe d’un casting individuel à un véritable esprit d’équipe, sans diluer la quête du barrel parfait.

    2) Déroulé : 4 heures, 4 sessions

    Le contest se structure en 4 sessions d’1 heure. Chaque invité(e) surfe deux sessions d’une heure. Par session, on envoie 3 riders par équipe, soit 24 surfeurs à l’eau simultanément. Ce rythme soutenu promet un flux continu d’action, idéal pour le live, les highlights et les réseaux sociaux. Pour les surfeurs, c’est un double enjeu : gérer son énergie et choisir ses bombes au moment opportun.

    3) Le call : 8 capitaines, 8 voix

    Grande nouveauté, chaque équipe désigne un capitaine. Le jour où les conditions s’annoncent parfaites, ces 8 capitaines votent pour définir le “call” et lancer officiellement la compétition. Fini la décision verticale : place à un call partagé, plus représentatif des sensibilités du line-up. En prime, cela responsabilise les teams sur la lecture de houle, la marée et l’état des bancs.

    4) Palmarès : le plus beau tube… et la meilleure équipe

    La couronne individuelle du meilleur tube reste la récompense suprême. Mais en 2025, un nouveau prix d’équipe fait son apparition pour célébrer la cohésion, la stratégie de placement et la capacité d’un collectif à optimiser chaque fenêtre. On garde la légende des barrels, on ajoute un récit de team.

    Ce que ça change concrètement

    • Pour les surfeurs : finie la solitude totale. Il faut composer avec sa team, lire le spot à plusieurs, gérer les priorités, anticiper la marée et calibrer le risque. Les alternates deviennent stratégiques pour maintenir un niveau maximal si la journée parfaite tombe en semaine ou en fin de waiting period.
    • Pour le public : un programme plus lisible (4 blocs d’1 h), plus dense et plus spectaculaire. On sait quand regarder, quoi attendre, et on profite d’un turn-over constant d’actions.
    • Pour les médias : un format idéal pour TikTok, Reels et Discover : règles claires, storytelling d’équipes, et ces clips toujours magnétiques où un surfeur disparaît dans l’ombre avant de ressortir au soleil.

    Les équipes invitées au Royal Barrique 2025

    Béret Noir

    • Louis Poupinel – capitaine
    • F. Guilhemsang – vice-capitaine
    • Antoine Benetrix
    • Camille Liets
    • Thomas Tribout
    • Paul Bayle
      Alternates : Boris Tachon, Nolan Poirier, Léo Havion

    Lou Surfou

    • Justin Bécret – capitaine
    • Nanook Ballerin – vice-capitaine
    • Nelson Cloarec
    • Pierre Rollet
    • Marley Benesenes Masse
    • Arnaud Binard
      Alternates : Tom Cloarec, Paul Duvignau, Margo Liets

    Estim Friends

    • Thomas Baché – capitaine
    • Stéphane Ducos – vice-capitaine
    • Romain Laulhé
    • Thomas Esquillot
    • Naum Ildefonse
    • Maxime Huscenot
      Alternates : Jorgann Couzinet, Pierre Picat, Rémi Derepas

    Hossegor Surf Club

    • PV Laborde – capitaine
    • Marc Lacomare – vice-capitaine
    • Miky Picon
    • Nicolas Paulet
    • Axel Dominguez
    • Paul Boniface
      Alternates : PC Distinguin, Hugo Prins, Zoé Jaeckin

    Local Heroes

    • Guillaume Mangiariotti – capitaine
    • Thomas Maallem – vice-capitaine
    • Benjamin Sanchis
    • Joan Duru
    • Aldric God
    • Tya Zebrowsky
      Alternates : Tim Ehrhard, Charly Martin, Paul Lou Laborde

    Partners All Stars

    • Mathias Maallem – capitaine
    • E. Cavallini – vice-capitaine
    • William Aliotti
    • Charly Quivront
    • Boris Romann
    • Maxime Perez
      Alternates : Malone Viegue, Maud Lecar, Aelan Vaast

    Santocha Surf Club

    • Arnaud Darrigade – capitaine
    • Vincent Verdier – vice-capitaine
    • Léo Bernatas
    • Théo Coathalem
    • Mathieu Agnès
    • Roc Marquez
      Alternates : Daniel Germain, Enzo Merceron, Benjamin Pilon

    Krabing

    • Sam Piter – capitaine
    • Kyllian Guerin – vice-capitaine
    • Didier Piter
    • Aaron Bacon
    • Jade Magnien
    • Noa Dupouy
      Alternates : Oscar Aumont, Selyann Zouhir, Jules Zancanaro

    Les catégories d’invités (philosophie de sélection)

    • Des locaux : majorité des invités basés dans le sud des Landes.
    • Des performeurs : priorité à ceux qui ont « répondu présent » les années passées.
    • Des surfeuses : faire venir les meilleures tuberiders.
    • Des légendes : habitués des cavernes landaises.
    • Des young guns : révélés sur les dernières sessions de tubes.
    • Des riders Estim : membres de l’asso et tuberiders émérites.
    • Des “hors Landes” : ils font la route quand ça tube.
    • Des pros : fine fleur du surf français.
    • Des wildcards partenaires : les meilleurs tuberiders de leurs marques.

    À retenir

    Le Royal Barrique 2025 réussit un équilibre rare : préserver la pureté d’un contest « tubes only » tout en modernisant son fonctionnement. Plus collectif, plus rythmé, plus limpide — sans rien enlever à l’essentiel : ce frisson quand un surfeur s’enferme profondément, que le monde se tait, et que tout le spot explose à la sortie.

    FAQ express

    Quand ? À n’importe quel moment en octobre 2025 (waiting period 31 jours).
    Où ? Hossegor ou Capbreton, selon les bancs de sable, les marées et les conditions de surf.
    Comment gagner ? En rentrant le plus beau tube (1 000 €). Un prix d’équipe est ajouté.
    Combien de surfeurs à l’eau ? 24 par session (3 par équipe), 4 sessions d’1 h, chaque invité(e) surfe deux fois.

  • Belza Classic 2025 : show longboard à la Côte des Basques

    Belza Classic 2025 : show longboard à la Côte des Basques

    Biarritz a vibré tout le week-end : style, lignes infinies et ambiance feel good sur la plus iconique compète de longboard d’Europe.

    Les faits marquants

    Pour sa 9e édition, la O’Neill Belza Classic a tenu toutes ses promesses du 26 au 28 septembre sur la Côte des Basques. Soixante-dix longboardeurs et longboardeuses — un plateau record depuis la création en 2016 — se sont disputé les podiums dans des conditions idéales pour exprimer un surf précis, élégant et engagé.

    Chez les hommes, la légende locale Édouard Delpero s’impose à domicile, confirmant son statut de référence internationale du style classique moderne. Le champion du monde ISA, déjà vainqueur en 2024, a dompté les longues droites biarrotes avec ce mélange de technique et de style qui fait sa signature.

    Chez les femmes, la sensation venue d’Italie Ginger Caimi réalise un rêve d’enfance : première place à la Belza Classic 2025. À seulement 13 ans, la benjamine du World Longboard Tour empile les succès (QS, titres nationaux, couronnes européennes juniors) et signe à Biarritz une victoire majeure dans une année déjà étincelante, avant de s’envoler vers Abu Dhabi pour la troisième étape WLT.

    Ambiance et animations

    Si le show à l’eau a régalé chaque journée, le spectacle s’est prolongé en fin d’après-midi par concerts, DJ sets et une buvette conviviale avec vue imprenable sur l’Atlantique.

    Au fil du week-end, le public a profité d’animations gratuites : yoga et Pilates pour réveiller les corps, expos photo et sculpture, atelier de custom de planches, sans oublier des rendez-vous ludiques devenus cultes. Mention spéciale au Wine4Tricks, où les riders rivalisent de créativité, et à la Skateboard Slalom Race du samedi (17 h), qui a transformé la promenade en mini-asphalte de compétition.

    Entre l’exécution chirurgicale d’Édouard Delpero et la fraîcheur insolente de Ginger Caimi, l’édition 2025 restera comme un millésime charnière : record de participation, show à l’eau, et une atmosphère qui fait dire à beaucoup qu’à Biarritz, la Belza Classic est plus qu’une compétition : c’est un rendez-vous de la culture glisse.

  • Hossegor célèbre ses champions : Zeke Lau & Leonardo Fioravanti s’imposent au Quiksilver Festival 2025

    Hossegor célèbre ses champions : Zeke Lau & Leonardo Fioravanti s’imposent au Quiksilver Festival 2025

    Soleil landais, houle bien orientée, public massif : la dernière journée du Quiksilver Festival 2025 a tenu ses promesses sur la plage du Boiteux à Hossegor. Au terme d’un format par équipes qui a rythmé toute la semaine, le duo Zeke Lau (HAW) / Leonardo Fioravanti (ITA) remporte l’édition 2025, devant des tribunes naturelles bondées et une ambiance de fête mêlant surf, skate et musique.

    Conditions idéales grâce à Gabrielle

    Une belle houle générée par l’ex dépression tropicale Gabrielle a déroulé toute la journée sur la plage du Boiteux à Hossegor. Pas de vent ce matin, un plan d’eau “vert brillant” : le type de condition qui autorise à la fois les airs techniques et manœuvres radicales. Parfait pour conclure une semaine où le festival a alterné formats ludiques et show pur.

    Session 1 : « Best Combo »

    Le thème du matin imposait le combo parfait : enchaîner au minimum deux manœuvres par vague, avec style et variété, sans sacrifier la qualité. Les compétiteurs ont multiplié carves appuyés, snaps précis, re-entries engagés et fins de vagues chirurgicales. Les équipes les plus régulières ont pris une longueur d’avance en misant sur l’enchainement de deux manœuvres engagées plutôt que sur la simple addition de turns.

    Session 2 : « Biggest Turn »

    L’après-midi, place au gros engagement. Objectif : claquer la manœuvre de la journée. On a vu des airs spectaculaires et des rollers à midi qui ont électrisé la plage. Dans cet exercice “one shot”, les gros scores se sont joués dans les airs et l’engagement — avec bonus public garanti quand l’atterrissage était propre.

    Les vainqueurs et les temps forts

    • Zeke Lau & Leonardo Fioravanti s’adjugent la couronne 2025, maîtres de la lecture de vague et du timing, capables de scorer dans les deux themes du jour.
    • Le festival a aussi brillé par son casting : Kai Lenny, Jérémy Florès, Kauli Vaast (champion olympique), Marco Mignot (Rookie WSL 2025), Vahiné Fierro (reine de Teahupo’o) ou encore Hughie Vaughan, sensation australienne très en vue sur les sections aériennes.

    Format par équipes

    Au total, 6 manches se sont déroulées durant l’événement, chacune avec un thème imposé et un format en duo. Cette mécanique a laissé la place à la créativité, à la complicité entre surfeurs, et à un spectacle lisible pour le public.

    Classement officiel

    1. Zeke Lau (HAW) & Leonardo Fioravanti (ITA)68,29 pts
    2. Kyllian Guerin (FRA) & Sam Piter (FRA) & Noa Dupouy (FRA)66,26 pts
    3. Kanoa Igarashi (JPN) & Alan Cleland (MEX)65,19 pts

    Note : la 2e place regroupe une équipe tricolore élargie particulièrement en forme sur la journée finale, récompensée par la constance et quelques gros moments de bravoure.

    Une semaine de fête : live, skate, ciné, éco-gestes

    En dehors de l’eau, le Quiksilver Festival a déroulé son ADN lifestyle : concerts live, contests de skate, projections et ateliers de ramassage. Avec un public venu de toute l’Europe pour dix jours dédiés à la culture surf/skate/musique, Jérémy Florès et Quiksilver confirment le festival comme rendez-vous incontournable dans le monde du surf.

  • Quiksilver Festival Hossegor : combos, style et émotion

    Quiksilver Festival Hossegor : combos, style et émotion

    Hier à Hossegor, le Quiksilver Festival présenté par Swatch a repris avec un mot d’ordre simple et ludique lancé par Miky Picon à 11h15 : “Combo”. Petites vagues propres, séries de 30 minutes et liberté totale de matériel — l’ambiance parfaite pour laisser parler la créativité. La foule s’est massée dès la première série de la journée, fidèle à sa réputation.

    Un format “Combo” qui change tout

    Le thème imposait la variété des manœuvres plutôt que le one-move killer. Résultat : des séries rythmées, du flow et des vagues surfées du début à la fin avec des carves, re-entries et airs. Ceux qui ont su enchaîner sans temps mort ont pris une longueur d’avance.

    Les moments forts sur l’eau

    • Noah Dupouy a immédiatement donné le ton, fluide et incisif, comme au premier jour.
    • Michel Bourez a choisi majoritairement les gauches pour exprimer sa puissance, timing impeccable et style propre.
    • Série survoltée entre Ace Buchan, Clay Marzo, Zeke Lau, Al Cleland et Jaime Veselko : beaucoup de vagues, beaucoup d’action.
    • Mikey Wright, présent, mais généreux, a de nouveau cédé sa place à la relève Quik (après Rocco la veille, Jaime hier), signe fort de transmission ou de fatigue.
    • Coup d’éclat aérien pour Noah Beschen avec un full rotation frontside énorme. Noté 6,83 seulement — rappel utile : hier, c’était le combo qui payait, pas le single trick.

    L’instant d’union : hommage à Bern Page

    La compétition s’est interrompue pour un paddle-out en mémoire de Bern Page, directeur Sécurité de la WSL récemment disparu. Plage muette, cercle humain refermé au large : un moment de recueillement fort qui a rappelé ce que la communauté surf a de plus beau. Pour en savoir plus sur Bern Page

    La note la plus haute pour Thomas Debierre

    En fin de journée, Thomas Debierre a trouvé une pépite, qu’il a parfaitement surfée : 8,17, meilleure note du jour — comme la veille. Régularité chirurgicale, enchaînements propres et aucune hésitation. C’est le seul surfeur de la compétition qui a décidé de garder sa planche twin-fins pour l’épreuve combo. Je pense qu’il a une board magique. Dans la même série, Marc Lacomare et Sam Piter ont rappelé que Hossegor est leur jardin.

    Classement provisoire : l’Europe en tête… sauf exception

    Les équipes européennes dominent le tableau avec trois teams en haut du ranking. Seule entorse au monopole : Zeke Lau, associé à Leonardo Fioravanti, conservait la première place avec suffisamment d’avance pour aborder la journée finale en favoris.

  • Quiksilver Festival, jour 3 : petits twins, grands shows

    Quiksilver Festival, jour 3 : petits twins, grands shows

    Même quand l’Atlantique ressemble à un lac, Hossegor sait mettre le feu. Après la fiesta de la veille, le Quiksilver Festival presenté par Swatch (première fois que je l’invoque) a patienté jusqu’à l’après-midi pour lancer le Round 3, sous un thème imposé : twin fins (2+1 toléré). Menu du jour : petites gauches, un soupçon d’onshore, sections qui s’écrasent vite. Bref, il fallait bien choisir ses vagues, générer sa vitesse et soigner les fins de vague.

    Les moments forts de cette journée

    • Joan Duru co-partage sa série avec Griffin Colapinto, mais hausse réellement le niveau avec un 7,93 — rare sur un line-up aussi radin.
    • Kai Lenny déroule à volonté (même switch par moments), multipliant les “manœuvres” sur les gauches rikiki.
    • Al Cleland, malgré zéro heure de sommeil, gagne son heat et joue le sauveur de la team Quik. Vahine Fierro échoue à 0,23 point : après ses droites des jours précédents, elle prouve une vraie maîtrise en gauche en twin.
    • Hughie Vaughan, Conner Coffin, Luís Perloiro et Kanoa Igarashi (qui sort de nulle part après six jours, lol) alternent les opportunités à marée haute, traquant chaque section notée.
    • L’ovation du jour pour Thomas Debierre : une gauche White Fiji-style jusqu’au sable pour un 8,07, bruitomètre au taquet.
    • Mikey Wright cède sa place au supergrom italien de 12 ans, Rocco Rigliaco (récent vainqueur du SHELTER 4teens). Pas d’appréhension face à Matt Wilkinson, qui signe sa meilleure vague avec une finition impeccable.
    • Le matin, Raipoe Chapelier (toute jeune, cheveux platine) transforme un close-out en pointbreak miniature : style, flow, self-power. Un nom à retenir.

    À terre : la ville en mode festival
    Côté surf c’était modeste, mais Hossegor vibrait :

    • Première de Snapt5 devant un public médusé.
    • Quiksilver prend la ville : rues fermées, skate jam, concerts, meet & greet XXL au flagship.
    • Au Café de Paris, les girafes de bière disparaissent jusqu’à rupture.
    • Swatch accueille discrètement sa nouvelle signature avant un détour plus bruyant au Boardriders Capbreton.

    Prochaine échéance, aujourd’hui, samedi 27 septembre 2025, le call est à 10H pour un début de compétition à 11H, afin de profiter de la marée descendante. Un seul tour aura lieu. La houle est en baisse, pas les meilleures conditions, mais un vent favorable une grande partie de la journée. Dimanche, plus de vagues, plus de vent, on devrait avoir du surf toute la journée.

  • Prévisions du week-end : Hossegor peut s’enflammer

    Prévisions du week-end : Hossegor peut s’enflammer

    Depuis mardi, rideau total sur le Quiksilver Festival : quelques bouts sont passés, mais rien de digne du casting. Le tableau change enfin. Vendredi, un petit surf propre revient et grossit doucement. Samedi, fenêtre technique à saisir très tôt. Dimanche, l’ex-dépression Gabrielle envoie une houle longue potentiellement décisive… mais à double tranchant.

    Vendredi 26 septembre — petit propre le matin, mieux le soir

    • Taille : 50–80 cm à l’aube → 0,8–1,0 m en fin de journée.
    • Vent : offshore le matin, favorable jusqu’à la mi-journée, puis thermique faible à modéré.
    • Timing malin : viser la mi-marée à la marée basse.
    • Spots : le spot du boiteux n’a pas l’air le plus consistant sur la marée haute. Par contre, dés que la marée est bien basse, le spot est consistant.
    • Compétition : call 10 h – plage du Boiteux.

    Samedi 27 septembre — fenêtre technique à l’aube

    • Taille : 80 cm–1 m tôt → 50–70 cm l’après-midi (tassement).
    • Vent : encore offshore au lever du jour, onshore modéré ensuite.
    • Stratégie compétition : Ben, on ne sait pas, on n’est pas directeur de la compétition. Mais on devrait avoir du surf de la mi-marée à la marée basse. Attention, conditions poussives dans l’après-midi. On saura le call demain soir

    Dimanche 28 septembre — la journée « joker »

    • Houle : arrivée d’une ONO très longue période (~17 s) liée à l’ex-Gabrielle.
    • Taille attendue : 1,0–1,2 m en première partie de journée, pouvant tendre vers 1,5 m sur les meilleurs créneaux.
    • Vent : tendance favorable une bonne partie de la journée.
    • Double tranchant : une période très longue, donc des vagues très longues et plein ouest sur des bancs de sable dont on ne sait pas comment ils réagissent face à une houle si longue. Il y a un banc de sable à quelques mètres au nord qui pourrait se réveiller avec une telle orientation.
    • Plan d’action : Finir la compétition, avec un call pas trop tôt après la fête du samedi soir à la place des landais.

    Météo & état de mer (contexte)

    • Ce matin : dépression ~1015 hPa glissant de l’ouest Gironde vers l’est, ciel couvert à pluvieux.
    • Températures eau : 20–21 °C (Gironde), 22–21 °C (Côte Basque).
    • Large : 3–4 m de houle au large Golfe de Gascogne, énergie en baisse puis ré-alimentation par la houle longue de dimanche.

    Des animations tous les soirs

    il y a la compétition, mais n’oubliez pas les différentes animations tout au long de la journée, mais encore plus le soir. Il y a de nombreux concerts, notamment le vendredi et samedi soir place des landais.

    Retrouvez le programme complet dans cet article Programme quiksilver festival Hossegor

  • Quiksilver Festival 2025 : retour du show à Hossegor

    Quiksilver Festival 2025 : retour du show à Hossegor

    Après plusieurs jours de tempête, le Quiksilver Festival 2025 a enfin repris ce matin à Hossegor. Les compétiteurs ont retrouvé des vagues d’un bon mètre, bien propres avec un vent offshore glacial, mais parfait pour le surf. Des conditions idéales pour un spectacle à la hauteur du casting. Le Quiksilver Festival Hossegor est « on ».

    Une matinée explosive

    Dès les premières séries, le ton était donné. Le moment fort reste l’énorme full rotation de Sam Peter sur une gauche, noté 8,50 par les juges. Dans la foulée, Noah Beschen a poursuivi le spectacle avec ses envolées aériennes toujours aussi engagées.

    De retour de son mariage, Leonardo Fioravanti n’a pas perdu de temps pour marquer les esprits : vitesse, gros airs et surf incisif ont ponctué sa première apparition dans cette édition. Griffin Colapinto, lui, a confirmé sa polyvalence avec un petit tube calé, des turns puissants et des airs parfaitement posés.

    Chez les filles, la plus impressionnante fut Vahine Fierro, auteur(e) d’un surf rapide et tranchant, frappant la lèvre avec puissance et précision à chaque manœuvre.

    Les jeunes mettent le feu

    Si les têtes d’affiche ont assuré le spectacle, Hughie Vaughan a littéralement éclaboussé la compétition de son talent. Le jeune surfeur australien de 18 ans a enchaîné les airs engagés, souvent posés sur le plat, avec des réceptions périlleuses, mais spectaculaires, déclenchant l’enthousiasme du public.

    Classement après le round 2

    Le classement provisoire place Ezekiel Lau et Leonardo Fioravanti en tête avec un total de 28 points (mais nous posons réclamation car sa meilleure vague n’était pas posée), devant l’équipe de Kyllian Guerin, Sam Peter et Noa Dupouy (24 pts) et le duo Jeremy Flores / Marco Mignot (23 pts).

    Parmi les poursuivants, Noah Beschen et Clay Marzo confirment leur explosivité, enfin surtout Noah (21 pts), tandis que la performance collective du team 14 (Vaast, Brown, Colapinto, Bourez, Coffin) leur permet de rester dans le coup.

    (Tableau complet des résultats ci-dessous)

    Round 3 : les séries à suivre

    Le public peut déjà se préparer à un nouveau spectacle, puisque le round 3 s’annonce relevé :

    • Série 1 : Ezekiel Lau, Michel Bourez, Jai Glindeman, Marc Lacomare, Aelan Vaast
    • Série 2 : Lungi Slabb, Joan Duru, Leonardo Fioravanti, Kai Lenny, Zoe Mcdougal
    • Série 3 : Alan Cleland, Vahine Fierro, Maud Lecar, Sky Brown, Griffin Colapinto
    • Série 4 : Mikey Wright, Luis Perloiro, Kauli Vaast, Conner Coffin, Juliette Lacome
    • Série 5 : Noah Beschen, Coco Ho, Marco Mignot, Thomas Debierre, Noa Dupouy
    • Série 6 : Dusty Payne, Eithan Osborne, Matt Wilkinson, Hughie Vaughan, Heimiti/Kohai Fierro
    • Série 7 : Adrian Buchan, Kyllian Guerin, Clay Marzo, Jackson Dorian, Jeremy Flores

    La suite du festival

    La compétition s’est arrêtée vers 13h, après avoir lancé un tour complet et terminé la série restée en suspens samedi. L’après-midi, le public a pu profiter d’une démonstration de freesurf signée par les jeunes Français et Tahitiens, avec notamment Marco Mignot dans l’eau.

    Le prochain call est fixé demain matin à 9h30 pour un éventuel lancement à 10h30. En attendant, direction Seignosse pour une soirée festive au restaurant Le Surfing, histoire de prolonger la journée dans une ambiance conviviale.

  • Un Quiksilver Festival secoué par la tempête : récit des trois premiers jours

    Un Quiksilver Festival secoué par la tempête : récit des trois premiers jours

    L’édition 2025 du Quiksilver Festival à Hossegor avait tout pour bien commencer. Samedi matin, la plage du boiteux s’éveillait sous un soleil automnal malgré le calendrier encore estival. Dans l’eau, un joli mètre à plus déroulait, suffisant pour offrir un premier spectacle intense. La compétition était lancée, débutant avec un duel Noah Beschen contre Noa Dupouy. Dès les premières minutes, les deux jeunes se sont livrés une bataille aérienne, multipliant les manœuvres au-dessus de la lèvre. Un départ explosif qui annonçait une édition vibrante.

    Mais à 14 heures, après 5 séries, tout a basculé. En quelques secondes, le vent a tourné et s’est transformé en véritable tempête. Les parasols plantés dans le sable se sont envolés dans une scène surréaliste : spectateurs courant après leur matériel, cris, rires nerveux. La tente de la marque Carver, emportée comme une voile géante, a signé le point d’orgue de ce chaos improvisé. La compétition a été stoppée net…

    Une météo capricieuse

    La soirée aurait pu sauver cette première journée. Les festivités ont bien débuté avec concerts et animations, l’ambiance était électrique. Mais la météo, décidément déchaînée, s’est rappelée à tout le monde. Rafales violentes, pluie battante : Hossegor s’est transformée en décor apocalyptique, forçant l’arrêt prématuré de la fête.

    Dimanche matin, même constat : pluie, vent, ciel bas. Impossible d’imaginer relancer les séries dans ces conditions. La plage, balayée par les bourrasques, avait des airs d’hiver landais. Les organisateurs ont logiquement décidé d’annuler la journée, maintenant le suspense.

    Lundi : faux espoir et nouveau report

    Ce lundi 22 septembre, alors que la journée devait être « off », un call de dernière minute a surpris tout le monde. Les équipes ont envisagé de relancer la compétition malgré un vent toujours omniprésent. Mais après inspection du spot, la décision est tombée : aucune série ne sera surfée. Nouveau rendez-vous demain matin à 8h pour finir enfin ce premier tour.

    Les résultats provisoires

    Malgré cette interruption, quelques séries ont tout de même pu être validées avant la tempête de samedi. Voici les résultats provisoires :

    • 1ers : Jérémy Florès & Marco
    • 2es : Jackson Dorian & Eithan
    • 3es : Coco & Zoë McDougall

    La réplique du jour est signée Jérémy Florès, qui au micro a lâché avec son humour habituel : « J’ai créé l’événement juste pour le gagner. » Une punchline qui a fait sourire le public, même si Michel Bourez, à ses côtés, semblait émettre quelques réserves amusées.

    Et maintenant ?

    Demain, la plage d’Hossegor devrait vibrer à nouveau dès l’aube. Le call est fixé à 8h précises, avec l’espoir de terminer le premier round et continuer. Les surfeurs, eux, sont prêts à composer avec cette météo capricieuse. Après tout, qu’est-ce que le surf sinon l’art de s’adapter à l’océan et à ses humeurs ?

  • Premier jour au Quiksilver Festival : soleil, rumeurs et spectacle à Hossegor

    Premier jour au Quiksilver Festival : soleil, rumeurs et spectacle à Hossegor

    Le Quiksilver Festival 2025 a lancé les hostilités sur la plage du Boiteux. Soleil radieux, public nombreux, et des séries qui ont offert de beaux moments jusqu’à ce qu’un vent thermique vienne gâcher la fête en début d’après-midi. Une entrée en matière fidèle à l’esprit de ce rendez-vous hors norme : plus show que compétition, et toujours aussi imprévisible.

    Kelly Slater absent, Kauli Vaast focus sur le WCT

    La rumeur s’est confirmée : Kelly Slater n’est pas à Hossegor. Le GOAT, attendu par le public landais, serait toujours freiné par ses douleurs au dos et sa scoliose, ou pas. Un coup dur pour le festival, mais qui n’a pas refroidi l’ambiance sur la plage.

    Autre absence remarquée dans l’eau : Kauli Vaast. Bien présent à Hossegor, le champion olympique préfère se concentrer sur sa qualification au WCT. Il doit partir dans les prochains jours pour le Portugal et a donc renoncé à prendre part à l’événement.

    Tya Zebrowski en action… mais sur le départ

    La jeune surfeuse Tya Zebrowski a, elle, bel et bien participé à cette première journée. Sourires, engagement et énergie communicative : elle a marqué les spectateurs par son style et son aisance. Mais comme Kauli, elle doit quitter le festival dès demain pour rejoindre le Portugal, où se jouent des points cruciaux dans la course à l’élite mondiale.

    Du bon surf jusqu’au vent thermique

    La matinée a tenu ses promesses : de belles droites creuses à marée basse, quelques tubes bien rentrés, et un public ravi de voir défiler des figures comme Jérémy Florès, Marco Mignot, Joan Duru ou encore les sœurs Fierro. Le format festif du Quik Festival — séries thématiques et surf synchronisé en nouveauté 2025 — a déjà montré son potentiel.

    Mais à partir de 14 heures, tout a basculé : un vent thermique s’est levé brutalement, transformant en quelques minutes un spot parfait en plan d’eau haché. Impossible de terminer le premier tour dans ces conditions. Dommage, car la matinée laissait présager un début d’édition haut en couleur.

    Rendez-vous demain matin

    Le prochain call est fixé à 9h – 9h30 demain pour un début de compétition possible à 10h30 – 11h. Les prévisions ne sont pas forcément meilleures, mais peut-être une fenêtre exploitable pour relancer la machine.

  • Quiksilver Festival 2025 : Hossegor au rythme du surf et de la culture glisse

    Quiksilver Festival 2025 : Hossegor au rythme du surf et de la culture glisse

    Quand on pense à Hossegor, difficile de ne pas imaginer ses beachbreaks mythiques, la Place des Landais en ébullition et une foule bigarrée de surfeurs, skateurs, artistes et passionnés venus de toute l’Europe. Du 20 au 28 septembre 2025, la côte landaise s’apprête à vibrer de nouveau au son des vagues et des amplis avec la troisième édition du Quiksilver Festival by Swatch. Plus qu’un simple rendez-vous sportif, cet événement est devenu en trois ans un incontournable de la rentrée surf, mélange explosif de compétitions, de musique live, d’art et de fête au bord de l’Atlantique.

    De la compétition au festival : un héritage assumé

    Le Quiksilver Festival est né d’un vide laissé dans le cœur des surfeurs : celui du Quiksilver Pro France, longtemps étape phare du Championship Tour de la WSL. Quand la compétition mondiale s’est arrêtée, l’idée n’était pas de tourner la page, mais de réinventer le format. Hossegor, Capbreton et Seignosse avaient besoin de conserver une grande fête du surf à la hauteur de leur réputation mondiale. C’est ainsi qu’est né le festival : une rencontre hybride entre surf de haut niveau et culture glisse, orchestrée par deux figures majeures du surf français, Jérémy Florès et Miky Picon.

    Dès sa première édition, le pari était réussi : de belles vagues, un plateau d’invités prestigieux et une ambiance unique qui rappelle à quel point la côte landaise est une capitale mondiale du surf. L’année dernière, les conditions ont été plus capricieuses, mais la fête n’en a pas pâti. Cette année, tout le monde espère un retour des bancs de sable en feu et des tubes landais pour offrir le spectacle que seule l’Atlantique sait proposer.

    Le spot des boiteux est le site principal de la compétition: comment s’y rendre ?

    L’organisation, dirigée par Miky Picon, a choisi le spot des Boiteux pour accueillir les épreuves de surf. Ce spot se situe entre la Gravière, plus au sud, et les Culs Nus, plus au nord. Les habitués l’appellent le spot de la “maison Volcom”, en référence à une maison louée par la marque il y a quelques années. Ouverte toute l’année, elle accueillait une grande partie des surfeurs du team et se trouvait juste en bas de la dune.

    Ces derniers jours, plusieurs sessions de qualité ont eu lieu, le banc de sable étant particulièrement favorable en ce moment. Le spot offre un pic très tubulaire, rappelant la Gravière, mais un peu plus au large. Il fonctionne surtout à marée basse. Ci-dessus, une vue de la plage des Boiteux sur une carte.

    Découvrez également quelques images de la dernière session sur le spot de compétition.

    Un casting cinq étoiles sur les vagues landaises

    Côté surf, l’édition 2025 promet un niveau exceptionnel. Pas moins de 24 surfeurs et surfeuses internationaux ont été conviés, avec un mélange subtil de légendes vivantes, stars confirmées et jeunes talents. On retrouvera ainsi Kelly Slater, le GOAT américain qui ne manque jamais une occasion de revenir défier les beachbreaks d’Hossegor, aux côtés de riders aussi variés que Kai Lenny, waterman hawaiien aux mille talents, l’Australien excentrique Matt Wilkinson, la stylée Coco Ho, le puissant Zeke Lau ou encore la prometteuse Milla Coco Brown.

    Chez les Français, le line-up est tout aussi alléchant. Kauli Vaast, récent champion olympique et véritable star montante du surf mondial, sera l’une des têtes d’affiche. Il sera accompagné de figures respectées comme Michel Bourez, ainsi que des locaux Joan Duru et Maud Le Car, toujours redoutables sur leurs vagues d’entraînement.

    Le format du festival laisse place à la créativité : pas de pression de classement mondial, mais du spectacle pur, du surf engagé et une liberté qui plaît aux athlètes autant qu’au public.

    Un programme qui dépasse le surf

    Si les journées seront rythmées par les Surf Days répartis entre Capbreton, Hossegor et Seignosse, le festival se distingue par son éclectisme culturel. Chaque soir ou presque, un nouveau temps fort vient enflammer la côte landaise :

    Programme complet du Quiksilver Festival 2025

    Capbreton • Hossegor • Seignosse — du samedi 20 au dimanche 28 septembre 2025
    Accès libre à la plupart des animations. Les Surf Days se déroulent selon les bancs de sable et les conditions.

    Samedi 20 septembre — Lancement

    8h–18h • Hossegor (Plage du Boiteux)

    Surf Day

    Première immersion dans les beachbreaks landais : free sessions des invités et possibles heats d’exhibition selon les conditions.

    10h–11h • Hossegor (Plage Blanche, lac)

    Session Yoga ROXY

    Échauffement en douceur face au lac — focus respiration/mobilité. Une serviette yoga est prévue pour les participantes.

    19h30–00h30 • Hossegor (Place des Landais)

    Opening Party

    Coup d’envoi sur la place la plus électrique des Landes : concerts rock en plein air, ambiance 100 % Hossegor.

    Dimanche 21 septembre

    8h–18h • Hossegor (Plage du Boiteux)

    Surf Day

    Journée surf ouverte : expression sessions, passages des athlètes et testing matos possibles.

    19h30–22h30 • Hossegor (Bell Store)

    Bell’s Barbecue

    Grillades, boards et bonne humeur. Rencontres informelles avec des surfeurs invités et teasing de contenus exclusifs.

    Lundi 22 septembre

    8h–18h • Hossegor (Plage du Boiteux)

    Surf Day

    20h–22h30 • Capbreton (Salle Ph’Art)

    Projection — DOS AU MUR

    Documentaire intime sur la carrière de Jérémy Florès (réal. Julie & Vincent Kardasik) : coulisses, blessures invisibles, victoires et doutes.

    Mardi 23 septembre

    8h–18h • Hossegor (Plage du Boiteux)

    Surf Day

    9h30–13h • Hossegor (RVCA Store)

    Surf, Train & Breathe — avec Xabi XST Mike & Taylor Knox

    Brief café, 1h30 d’entraînement DNS (stabilisation neuromusculaire + respiration diaphragmatique), puis mise en pratique à l’eau aux côtés de l’icône Taylor Knox.
    Infos & réservations en boutique RVCA Hossegor.

    19h30–00h • Seignosse (Le Surfing — Les Estagnots)

    Concert & Movie Night

    Sélection de films de surf face à l’océan, food & drinks, live music dans l’esprit chill du festival.

    Mercredi 24 septembre

    8h–18h • Hossegor (Plage du Boiteux)

    Surf Day

    14h–16h • Plage à confirmer (Capbreton/Hossegor/Seignosse)

    Beach Clean-Up

    Ramassage convivial et sensibilisation éco pour prendre soin du terrain de jeu.

    18h–21h • Hossegor (Quiksilver Store)

    Meet & Greet + Cash for Tricks (Element x Vincent Milou) + Live

    Rencontres avec des surfeurs, mini contest skate « cash for tricks » mené par Element & Vincent Milou, et live de Gwayav’ — en plein centre-ville.

    Jeudi 25 septembre

    8h–18h • Hossegor (Plage du Boiteux)

    Surf Day

    19h30–00h • Capbreton (Boardriders)

    Quiksilver Party

    La soirée culte du Boardriders : DJ, guests et grosse affluence. Édition 2025 annoncée encore plus musclée.

    Vendredi 26 septembre

    8h–18h • Hossegor (Plage du Boiteux)

    Surf Day

    9h–12h • Capbreton (Plage du Santocha)

    Surf For All

    Session inclusive en partenariat avec Handi-Surf & Kind Surf : para surf, surf adapté, partage et émotions fortes.

    18h–20h • Capbreton (Capzoo Skatepark)

    Element & Swatch Team Session

    Démonstrations des teams, session publique et énergie maxi. Amenez votre board !

    19h30–00h • Hossegor (Place des Landais)

    Quiksilver Festival Official Party

    Le collectif Halfpipe Records transforme la scène en mini-rampe vivante : mix club & skate en temps réel.

    Samedi 27 septembre

    8h–18h • Hossegor (Plage du Boiteux)

    Surf Day

    10h–12h • Capbreton (Plage de l’Estacade)

    ROXY Paddle Out — Édition #2

    Rassemblement 100 % féminin intergénérationnel dans l’eau — de l’initiation à la surfeuse confirmée. Partage et sororité.

    14h–19h • Seignosse (Skatepark du Penon)

    Swatch Skate Demo & Workshops

    Coaching et démos avec les riders Swatch (ex. Gustavo Ribeiro, Brandon Valjalo, Val Laforge, Lofti Lamaali).

    Challenges & Cash for Tricks

    Modules additionnels, death race, skate jams, prize money. Présence conjointe des teams Swatch & Element.

    19h30–01h • Hossegor (Place des Landais)

    Closing Party by Deezer

    Clôture sous haute tension : house/techno/électro avec Romain Garcia, Mandragora et Urumi (label All Night Long).

    Dimanche 28 septembre

    8h–18h • Hossegor (Plage du Boiteux)

    Surf Day

    Dernières vagues du festival : sessions libres, highlights finaux et au revoir aux Landes.

    Focus Musique — temps forts scéniques

    Samedi 20/09 — Place des Landais (19h30–00h30)

    • Kid Kapichi : rock UK abrasif (Hastings) entre punk/indie/alt-rock, textes sociaux au vitriol.
    • Ménades : post-punk parisien avec éclats shoegaze/psyché et énergie live survoltée.

    Mardi 23/09 — Place des Landais (19h30–00h00)

    • Kim Churchill : one-man band australien (fingerpicking, harmonica, stomp) — un road-trip musical brut et solaire.
    • Ponta Preta : surf-rock/psych-pop/garage façon sixties, riffs entêtants et groove vintage.

    Vendredi 26/09 — Place des Landais (19h30–00h00)

    • Halfpipe Records : collision skate x club culture. Rampe + DJs : UKG, tech house, jungle & co.

    Samedi 27/09 — Place des Landais (19h30–01h00)

    • All Night Long Takeover : Urumi • Romain Garcia • Mandragora pour une dernière nuit sous le signe du label.

    Infos pratiques

    • Lieux : Capbreton (Santocha/Boardriders/Capzoo), Hossegor (Place des Landais, Plage du Boiteux, Plage Blanche, stores Quiksilver & RVCA), Seignosse (Les Estagnots, Skatepark du Penon, Le Surfing).
    • Accès : animations gratuites (hors éventuelles réservations/quotas pour ateliers spécifiques).
    • Surf Days : spots confirmés la veille selon houle/vents/marées.
    • Écoresponsabilité : privilégiez le vélo et le covoiturage ; participez au Beach Clean-Up du 24/09.

    Tout au long de la semaine, le festival offrira aussi des séances de dédicaces, des expositions, des rencontres avec les athlètes, et même une collection capsule signée par l’artiste Jean Jullien, invité cette année en directeur artistique.

    Une ambiance unique sur la côte landaise

    Le Quiksilver Festival n’est pas seulement un événement de surf : c’est une immersion totale dans la culture boardriding. Hossegor et les Landes deviennent, pendant neuf jours, le cœur battant du surf européen. Les terrasses se remplissent, les skates crissent sur le béton, les concerts résonnent dans la nuit, et les sessions de surf s’enchaînent entre deux marées.

    Le public y trouve autant d’émotions dans un tube parfait au Nord d’Hossegor que dans un riff de guitare live sur la Place des Landais. C’est ce mélange des genres qui fait le succès de l’événement : ici, on célèbre autant les performances sportives que la convivialité, le partage et l’art de vivre qui entourent la glisse.

    2025 : vers une édition record ?

    La troisième édition marque déjà une forme de maturité pour le Quiksilver Festival. Désormais bien installé dans le calendrier, l’événement attire chaque année plus de public, de partenaires et de médias. L’attente est donc forte : les surfeurs espèrent des vagues dignes de la réputation landaise, les festivaliers veulent retrouver l’ambiance électrique des deux premières éditions, et les organisateurs comptent bien franchir un nouveau cap.

    Icônes Surf sera présent pour couvrir les temps forts de cette édition 2025. Nous espérons, comme vous, que la magie opérera : de gros tubes, des soirées mémorables, et ce sentiment unique que le surf, ici, est bien plus qu’un sport, c’est une fête, une culture et une communauté.