Auteur/autrice : Kelly Slater

  • Méditerranée, cyclone Harry: des records de vagues et des sessions historiques

    Méditerranée, cyclone Harry: des records de vagues et des sessions historiques

    La Méditerranée n’est pas réputée pour ses vagues géantes. Fetch limité, houles souvent courtes et capricieuses… et pourtant. En janvier 2026, elle a rappelé qu’elle pouvait, dans certaines configurations extrêmes, rivaliser avec les océans. À l’origine de cet épisode hors normes : Cyclone Harry, une tempête d’une intensité exceptionnelle qui a balayé le sud de l’Italie, la Sicile, la Sardaigne et Malte.

    Les chiffres donnent le vertige : une bouée océanographique située entre la Sicile et Malte a enregistré une vague de 16 mètres, soit 52 pieds, un record absolu jamais mesuré en Méditerranée. Un chiffre qui dépasse largement le cadre du simple fait divers météo et qui marque un tournant dans l’histoire océanographique de la région.

    Une côte pas taillée pour encaisser de telles houles

    @melomagenta 10 Gennaio 2026 🌊🙏🏻🙏🏻🙏🏻🌊 #mare #tempesta #tik_tok #oceano #calabria ♬ Hoist The Colours – Bass Singers Version – The Wellermen & Bobby Bass & Eric Hollaway

    Contrairement à l’Atlantique, la Méditerranée ne dispose ni de grandes plages dissipatives ni de canyons profonds capables d’absorber l’énergie d’une houle longue. Résultat : lorsque des vagues de cette ampleur frappent les côtes, les conséquences sont immédiates. Submersions, routes coupées, digues détruites, façades éventrées… À Malte comme en Calabre, la mer est littéralement entrée dans les villes.

    L’exemple le plus marquant reste la ville de Scilla, où une vague a failli emporter plusieurs voitures sur une route côtière, dans une scène devenue virale. Ici, pas de spot de surf, pas de line-up : juste une démonstration brute de la puissance de la mer, sur un littoral totalement exposé.

    Tout le monde n’en a pas profité… mais certains ont vécu l’impensable

    Comme souvent en Méditerranée, cette houle exceptionnelle n’a pas offert des conditions surfables partout. Trop de vent, line-up agité, spots qui saturent. Mais dans quelques fenêtres très précises, la magie a opéré. En Sardaigne notamment, certains surfeurs ont réussi à se placer au bon endroit, au bon moment.

    Parmi eux, Roberto D’Amico, figure incontournable du surf italien. Habitué des houles méditerranéennes depuis plus de quinze ans, il a pourtant reconnu n’avoir jamais rien vécu de comparable. Non pas par la taille pure des vagues, mais par leur intensité, leur densité, leur violence. Une Méditerranée méconnaissable, lourde, sombre, engagée.

    La Méditerranée face à son nouveau visage

    Ces images, ces mesures, ces témoignages posent une vraie question : assiste-t-on à une multiplication de ces événements extrêmes ? Les météorologues restent prudents, mais une chose est sûre : la Méditerranée montre un visage de plus en plus imprévisible. Et lorsqu’elle s’énerve, elle ne fait pas semblant.

    Ce swell restera comme un épisode historique. Pas seulement pour les records battus, mais pour ce qu’il révèle : même une mer que l’on croit connaître peut, en quelques jours, devenir totalement hors norme.

  • Nazaré sous la tempête Ingrid : surfer quand le vent devient l’ennemi

    Nazaré sous la tempête Ingrid : surfer quand le vent devient l’ennemi

    Il y a quelques années, Jordy Smith lâchait une phrase devenue culte : « onshore is the new offshore ». Une punchline pensée pour le surf moderne, les airs, les sections qui rampent sous le vent. Mais à Nazaré, quand la houle dépasse les standards humains, cette théorie mérite d’être sérieusement reconsidérée.

    Car en surf de grosses vagues, le vent — onshore ou offshore — reste l’ennemi numéro un. À la rame, il complique le take-off, déséquilibre la lecture de la vague et transforme chaque tentative en pari physique. En onshore, s’ajoute un facteur encore plus critique : la dégradation du plan d’eau. Bumps, rebonds, vibrations permanentes… autant d’éléments qui, sur des vagues XXL, ne pardonnent pas.

    Et pourtant, samedi, sous les coups de boutoir de la tempête Ingrid, certains ont répondu présent.

    Quand l’engagement dépasse les conditions

    Voir des équipages comme Éric Rebière et Sebastian Steudtner évoluer dans ces conditions force le respect. Comment font-ils ? Difficile à expliquer rationnellement. Les images parlent d’elles-mêmes.

    On y voit des corps qui absorbent, des jambes en compression constante pour encaisser les bumps, des trajectoires jamais vraiment lisses mais toujours engagées. Le surf devient alors un exercice de survie maîtrisée, où la technique se met au service de l’instinct.

    À Nazaré, le vent onshore ne facilite rien. Il oblige à surfer plus bas, plus compact, plus solide. Chaque erreur se paie cash, mais chaque vague passée renforce la légende.

    Nazaré désertée, le Maroc en ligne de mire

    Si Ingrid n’a pas arrêté les plus déterminés au Portugal, elle a tout de même provoqué un exode notable. Une grande partie des riders a préféré fuir Portugal pour se réfugier au Maroc, où les conditions s’annoncent plus propres et potentiellement historiques.

    Pendant que Nazaré encaissait la tempête, l’Atlantique déroulait ailleurs des promesses de sessions d’anthologie. Deux visions du surf de gros : l’une brute, chaotique, presque violente ; l’autre plus lisible, mais tout aussi engagée.

    Une chose est sûre : samedi, à Nazaré, le vent n’était pas un allié. Et ceux qui ont mis à l’eau l’ont fait avec une conviction rare, rappelant que le big wave surfing commence là où le confort s’arrête.

  • Mercato surf : William Aliotti rejoint Billabong

    Mercato surf : William Aliotti rejoint Billabong

    Petit mouvement de mercato qui n’est pas passé inaperçu dans le monde du surf français: William Aliotti signe chez Billabong. Une annonce aussi élégante que surprenante pour un surfeur qui a longtemps incarné l’ADN de Volcom, aussi bien dans l’eau qu’en dehors.

    Dans son post Instagram, Billabong ne parle ni de résultats, ni de compétitions. Le message est clair : Aliotti fait partie de ces rares surfeurs qui tracent leur propre voie, loin du circuit, à la recherche de vagues exigeantes, de lignes pures et d’une vision personnelle du surf. Un profil qui colle parfaitement à l’image “Only a surfer knows the feeling” que la marque remet en avant ces dernières années.

    Pour William Aliotti, connu pour son engagement dans les vagues creuses et puissantes, ce changement de logo marque une nouvelle étape, sans renier ce qui a fait sa singularité. Plus qu’un transfert, c’est un alignement de valeurs et de budget (soyons réaliste): aventure, liberté et engagement total dans l’océan.

    Un move discret, mais symbolique, qui confirme que le monde du surf est en pleine révolution, avec de nombreux départs chez de nombreuses marques. Il nous tarde les résultats de cette collaboration entre William et Billabong.

  • Le CT de J-Bay vers une annulation ? Raglan évoquée en plan B

    Le CT de J-Bay vers une annulation ? Raglan évoquée en plan B

    La rumeur enfle dans les coulisses du circuit pro : l’étape du Championship Tour à Jeffreys Bay, pourtant annoncée du 10 au 20 juillet, pourrait une nouvelle fois être annulée. Selon Stab, qui cite des sources proches du dossier, la World Surf League étudierait déjà des solutions de remplacement. Et un nom revient avec insistance : Raglan, en Nouvelle-Zélande.

    Une étape mythique… mais coûteuse

    Sur le plan sportif, J-Bay reste l’un des joyaux du circuit. Supertubes, ses murs interminables et ses sections ultra-techniques font partie de l’ADN du surf de performance. Mais en coulisses, la réalité est plus froide : avec des coûts de déplacement estimés à plus de 4 millions de dollars, l’étape sud-africaine serait la plus chère de la saison.

    À cela s’ajoute un problème stratégique pour la WSL : l’audience. Située loin des deux principaux bassins de fans que sont les États-Unis et le Brésil, l’étape de J-Bay souffre d’un suivi en direct relativement faible, ce qui pèse lourd dans la balance économique.

    Raglan, une gauche qui change la donne

    C’est là que Raglan entre en scène. Selon Luke Cederman, résident local, des discussions seraient en cours pour accueillir une étape du CT sur ce spot mythique de l’hémisphère sud. Une idée qui fait déjà saliver une partie du tour, notamment les goofy-footers, régulièrement frustrés par la surreprésentation des droites sur le calendrier.

    Raglan, avec ses longues gauches de type point break, offrirait une vraie alternative : moins de prestige historique que J-Bay, certes, mais une vague ultra-performante, exigeante, et parfaitement adaptée au surf moderne.

    Un calendrier encore inchangé… pour l’instant

    Pour l’heure, rien d’officiel. L’étape de Jeffreys Bay figure toujours sur le calendrier 2026 de la WSL. Mais l’accumulation de rumeurs et la recherche affichée de nouvelles options montrent que le dossier est loin d’être verrouillé.

    Si la tendance se confirme, cette possible bascule symboliserait un tournant : celui d’un circuit qui cherche à équilibrer spectacle, diversité des vagues et viabilité économique. J-Bay ou Raglan ? La décision pourrait bien faire débat, autant chez les puristes que chez les surfeurs du tour.

  • Joan Duru sur Mullaghmore : première fois, premier barrel

    Joan Duru sur Mullaghmore : première fois, premier barrel

    Cet hiver, la gauche de Mullaghmore n’en finit plus de faire parler d’elle. Après plusieurs sessions déjà qualifiées d’historiques, la vague irlandaise continue d’attirer les regards — et les rameurs. Cette fois, c’est Joan Duru qui s’y colle, pour une grande première à la fois en Irlande… et sur un gun.

    La vidéo s’ouvre simplement, presque modestement, avec cette phrase : « First time in Ireland, first time on a gun, and I loved it! » Tout est dit. Pas de record, pas de jet-ski, pas de chasse au buzz. Juste de grosses vagues, à la rame, dans une eau glaciale, sur l’une des gauches les plus exigeantes d’Europe.

    Une gauche puissante, entre Tahiti et Atlantique Nord

    Impossible de ne pas faire le parallèle : Mullaghmore, avec son reef massif et sa lèvre lourde, peut parfois rappeler Teahupo’o. Même engagement, même intensité… mais avec une combinaison bien plus épaisseet une planche bien plus longue.

    L’hiver 2025-2026 confirme d’ailleurs que la vague est particulièrement prolifique, enchaînant les sessions solides, parfois monstrueuses, toujours impressionnantes.

    Les conseils de Sancho et l’apprentissage express

    Avant de se jeter à l’eau, Joan passe un coup de fil à Benjamin Sanchis, alias Sancho. Conseil ironique mais terriblement vrai : « Tu attends la plus grosse et tu t’y jettes. »

    Quelques wipe outs plus tard — inévitables — Joan Duru montre qu’il est parfaitement à l’aise sur un gun. Personne n’en doutait vraiment. La récompense arrive avec un joli barrel, bien engagé, qui signe sa première expérience réussie sur “la bête”.

    Une entrée en matière sobre, solide, et prometteuse sur l’une des vagues les plus respectées d’Europe.

  • Une houle de 30 mètres en Europe : des prévisions XXL en Europe et à Nazaré ?

    Une houle de 30 mètres en Europe : des prévisions XXL en Europe et à Nazaré ?

    Depuis quelques jours, une formule circule partout dans les médias surf : “une houle de 30 mètres en Europe” ou plutôt la version anglophone « 100 foot wavesé. Un chiffre spectaculaire, presque irréel, qui alimente fantasmes, vidéos virales et titres accrocheurs. Mais que signifie réellement cette annonce, et faut-il s’attendre à voir tomber un nouveau record à Nazaré ou ailleurs ?

    Un Atlantique Nord en mode déchaîné

    L’Atlantique Nord traverse actuellement une séquence de tempêtes exceptionnelle, avec une succession de dépressions creuses générant des houles puissantes et longues. Les modèles annoncent plusieurs houles de 7 à 8 mètres mesurés au large… des chiffres déjà énormes en données océaniques. Une première houle devrait toucher nos côtes ce jeudi 22 janvier 2026, puis samedi 24 janvier, et à parti de mardi 27 janvier….

    Des trains de houle énormes pouvant provoquer de nombreux dégâts sur la façade atlantique, mais également des vagues records…

    Nazaré : l’amplificateur géant

    Ce qui rend Nazaré incomparable, c’est son canyon sous-marin, une faille abyssale qui canalise, refracte et concentre l’énergie de la houle vers la côte. Lorsque l’angle de houle dépasse les 310° (nord-ouest), le canyon entre en “plein régime” et peut littéralement doubler la taille des vagues.

    On parle alors de réfraction et parfois d’interférence constructive, lorsque deux houles se croisent pour former des A-frames monstrueux. Résultat : une houle “raisonnable” sur le papier peut devenir apocalyptique à la plage.

    Un run XXL sur plus de 10 jours

    Selon les prévisions, ce run pourrait durer jusqu’à 11 jours, un scénario rare, rappelant la séquence pré-Covid durant laquelle Kai Lenny avait marqué les esprits à Nazaré. Le pic est attendu autour du 24 janvier, avec du vent onshore modéré, ce qui compliquera les tentatives à la rame… mais pas forcément le tow-in.

    Belharra va t’elle casser ?

    D’après les premières prévisions, la question ne se pose pas vraiment, c’est sûr. Mais, avec une marée haute le matin, il faudra attendre les dernières heures pour savoir si des équipages défieront le monstre basque. Rappelons que ce ne sont que des prévisions, attendons de voir les bouées pour avoir des certitudes.

    Le record peut-il tomber ?

    Le record actuel est détenu par Sebastian Steudtner, avec une vague mesurée à 93,73 pieds (28,6 m) en février 2024. Ce jour-là, la houle était plus petite qu’aujourd’hui sur le papier, mais l’angle était parfait (308°).

    Cette fois, l’angle annoncé serait plus ouest (autour de 298°), moins optimal… mais la taille brute de la houle pourrait compenser. Suffisant pour dépasser les 30 mètres ? Impossible à affirmer, mais le potentiel est bien réel, à condition que le vent ne gache la fête.

    Les riders sont en stand-by

    Des images circulent déjà, notamment avec Nic von Rupp, toujours en première ligne lorsque Nazaré s’éveille, espérant une fenêtre météo clémente pour affronter la bête. Les prochains jours devraient livrer leur lot de chutes vertigineuses, de vagues hors normes… et peut-être d’un moment historique.

  • « Le meilleur surf de ma vie » : Jordy Smith lâche une bombe vidéo

    « Le meilleur surf de ma vie » : Jordy Smith lâche une bombe vidéo

    Quand Jordy Smith affirme que c’est le meilleur surf de sa vie, on tend immédiatement l’oreille. Pas parce que la phrase est bien tournée, mais parce qu’elle vient d’un surfeur qui a passé près de deux décennies sur le Dream Tour (je suis un peu large), sillonnant la planète à la recherche des vagues les plus parfaites. Alors forcément, la curiosité est totale.

    La vidéo publiée sur sa chaîne YouTube dure moins de sept minutes, mais elle concentre une intensité rare. Direction l’Afrique du Sud, tout près de Durban, là où Jordy a grandi. Une droite tubulaire, puissante, parfaitement calée… et surtout une succession de tubes propres, profonds, enchaînés sans temps mort. Ce n’est peut-être pas la meilleure vidéo de surf jamais réalisée, mais si tout cela s’est déroulé sur une seule session, alors oui, on comprend parfaitement le propos.

    Une session irréelle plus qu’une simple vidéo

    Ce qui frappe, ce n’est pas un tube isolé ou un moment de grâce unique. C’est l’accumulation. Tube après tube. Placement chirurgical. Lecture parfaite de la vague. Jordy ne force rien, il se cale, disparaît, ressort, recommence. Une forme de surf presque insolente tant tout semble fluide et maîtrisé.

    Les vagues de cette région peuvent être exceptionnelles lorsque les conditions s’alignent, mais ici, le curseur est clairement monté d’un cran. Et qui de mieux que Jordy Smith, porte-drapeau du surf sud-africain depuis près de vingt ans, pour se gaver dans ses barrels locaux ?

    Un Jordy Smith toujours au sommet

    À 36 ans, Jordy continue de prouver qu’il fait partie de l’élite mondiale. Troisième du Championship Tour la saison dernière, éliminé par Griffin Colapinto lors du Final Five à Cloudbreak, il abordera la reprise du CT avec une motivation intacte et, visiblement, une confiance maximale.

  • Tragédie à Puertecillo : la communauté surf pleure Gabriel, 11 ans

    Tragédie à Puertecillo : la communauté surf pleure Gabriel, 11 ans

    La communauté surf chilienne est en deuil. Gabriel Christensen Pérez, âgé de seulement 11 ans, est décédé ce week-end alors qu’il surfait à Puertecillo, un spot emblématique de la côte centrale du Chili. Une nouvelle bouleversante, relayée par plusieurs médias sud-américains et confirmée par les proches du jeune surfeur.

    Un accident dramatique en session

    Selon les premiers éléments partagés sur les réseaux sociaux, le leash de Gabriel se serait coincé sur un rocher alors qu’il était à l’eau. Pris au piège, le jeune garçon n’aurait pas réussi à refaire surface. Les secours sont rapidement intervenus et tous les moyens médicaux ont été mobilisés, incluant une évacuation par hélicoptère vers un centre médical spécialisé. Malgré ces efforts, l’enfant n’a malheureusement pas survécu.

    Une vague d’hommages dans tout le pays

    L’émotion est immense au sein de la communauté surf, mais aussi bien au-delà. Son école, le Colegio Francisco Didier, a salué la mobilisation des secours et rendu hommage à un élève apprécié de tous.
    Son club de surf local, Puertecillo Surf Club, a publié un message poignant, tout comme son équipe de football, le Club Deportivo Zapallar, rappelant la joie de vivre et la gentillesse de Gabriel.

    Lors de la première étape du circuit chilien de surf, organisée ce week-end, une minute de silence a été observée. Une cérémonie émouvante, retransmise par le média local Latinwave, a rassemblé surfeurs, organisateurs et spectateurs.

    « Aujourd’hui, nous faisons une pause pour dire au revoir à Gabo, un jeune surfeur aimant et joyeux, qui a marqué ceux qui ont partagé du temps avec lui dans et hors de l’eau. Sa mémoire vivra dans chaque vague et dans l’esprit de cette communauté. »

    Funérailles à Zapallar

    Les obsèques de Gabriel Christensen Pérez se tiendront ce lundi 19 janvier à 15h, à la paroisse Santa Teresa de Jesús, à Zapallar. De nombreux membres de la communauté surf chilienne devraient être présents pour lui rendre un dernier hommage.

    Ce drame rappelle, avec une brutalité terrible, que l’océan reste un environnement imprévisible, même pour les plus jeunes et les plus passionnés. Toute la famille surf est aujourd’hui unie dans la tristesse et le souvenir de Gabriel.

  • Australie : quatre attaques de requin en trois jours, une série inquiétante

    Australie : quatre attaques de requin en trois jours, une série inquiétante

    La côte de la Nouvelle-Galles du Sud traverse un épisode aussi rare qu’inquiétant. En l’espace de trois jours, quatre attaques de requin ont été recensées, dont plusieurs visant directement des surfeurs. Une succession d’incidents qui a conduit à la fermeture massive de plages et relancé les débats sur l’impact des conditions météo extrêmes.

    Un quatrième surfeur attaqué à Point Plomer

    Dernier incident en date : mardi matin à Point Plomer, sur la Mid North Coast, près de Crescent Head.
    Un surfeur de 39 ans a vu sa planche violemment mordue par un requin bouledogue, projeté hors de l’eau selon les témoins. Touché à la jambe et légèrement au torse, il s’en sort avec des blessures superficielles et a pu quitter l’hôpital dans la journée.

    Les biologistes du NSW Department of Primary Industries estiment que le requin mesurait entre 2,4 et 2,8 mètres, confirmant une nouvelle fois l’implication probable du requin bouledogue, espèce côtière connue pour fréquenter les eaux troubles.

    Retour sur les trois attaques précédentes

    Cette attaque s’ajoute à une série déjà lourde :

    • Manly – North Steyne Beach : un surfeur d’une vingtaine d’années lutte toujours pour sa vie après une grave morsure à la jambe.
    • Dee Why : un jeune surfeur s’en est sorti indemne après que sa planche a perdu un rail sous les morsures d’un requin.
    • Vaucluse – Shark Beach : un garçon de 12 ans a été grièvement blessé aux jambes et reste hospitalisé.

    Au total, quatre attaques confirmées, dont trois sur des surfeurs, en moins de 72 heures.

    Météo extrême : un facteur déclencheur majeur

    Selon les autorités australiennes et plusieurs experts, cette série ne serait pas le fruit du hasard.
    Les pluies torrentielles qui ont frappé Sydney et la côte du NSW ont provoqué un afflux massif d’eau douce, de nutriments agricoles et de déchets organiques vers l’océan, un phénomène largement documenté et expliqué dans une analyse vidéo récente harpa-transcripts (19).

    Résultat :

    • eau plus trouble
    • poissons-appâts attirés près des côtes
    • prédateurs, dont les requins bouledogues, qui suivent ce déplacement de nourriture jusque dans les zones de surf

    Plages fermées et message clair aux surfeurs

    De Port Macquarie à Sydney, de nombreuses plages restent fermées ou sous surveillance par drones et hélicoptères. Les autorités rappellent une règle essentielle :
    👉 éviter les embouchures de rivières, surtout après de fortes pluies, et ne pas surfer dans une eau trouble.

    Cette série d’attaques rappelle une réalité parfois oubliée : le surf se pratique dans un environnement sauvage, sensible aux bouleversements climatiques. Et ces derniers jours, l’océan australien l’a rappelé avec une brutalité rare.

  • Des champions sacrés aux Philippines… sans drapeau français à l’horizon

    Des champions sacrés aux Philippines… sans drapeau français à l’horizon

    Le verdict est tombé à Urbiztondo Beach, à San Juan, aux Philippines. Dans des conditions délicates — petites vagues d’un à deux pieds, irrégulières et piégeuses — Isla Huppatz et Dane Henry ont été sacrés champions du monde juniors World Surf League 2025. Deux titres majeurs pour l’Australie… et une compétition qui laisse un goût amer côté français.

    Car au-delà des performances sportives, un constat saute aux yeux : aucun représentant français n’était présent sur ces World Junior Championships. Une absence rare, presque inquiétante, surtout chez les garçons.

    Isla Huppatz et Dane Henry, patrons de la nouvelle génération

    À seulement 18 ans, Isla Huppatz a confirmé son statut de révélation mondiale en dominant Sierra Kerr, pourtant championne du monde junior 2023, au terme d’une finale tendue. Solide toute la semaine, Huppatz s’inscrit dans la lignée des grandes championnes australiennes et décroche, en prime, son ticket pour les Challenger Series 2026.

    Chez les garçons, Dane Henry a lui aussi frappé fort. Déjà médaillé d’or ISA et champion junior Océanie, l’Australien a parfaitement géré la pression pour s’imposer face à l’outsider israélien Nadav Attar. Un sacre logique pour un surfeur promis au plus haut niveau.

    Pourquoi aucun Français n’était présent ?

    L’accès aux World Juniors est strict : seuls les deux meilleurs juniors par continent, chez les garçons et les filles, peuvent se qualifier, auxquels s’ajoutent quelques invitations. Autrement dit, l’élite mondiale des moins de 20 ans.

    Côté filles : une absence… plutôt rassurante

    L’absence française n’est pas alarmante chez les filles. La meilleure d’entre elles, Tya Zebrowsky, a déjà quitté les juniors pour le circuit CT à seulement 14 ans. Même constat pour Kiara Goold, engagée en compétitions open à 15 ans.
    Derrière, le réservoir est impressionnant avec Naia Monte, Clémence Schorsch et Lilou Muriel, toutes solidement installées dans le top européen.

    Chez les garçons, le vrai signal d’alarme

    C’est ici que le bât blesse. Le meilleur Français junior, Axel Dominguez, pointe seulement à la 7ᵉ place européenne. Il est le seul Tricolore dans le top 10. Une situation presque inédite, qui interroge sérieusement.

    Difficile de ne pas parler de trou générationnel chez les juniors garçons. Manque de résultats, déficit de régularité, concurrence européenne plus dense… Les causes sont multiples, mais le constat est là : la France décroche pendant que d’autres nations accélèrent.

    Une domination australienne… et un miroir pour la France

    Ces World Juniors 2025 rappellent une chose essentielle : le très haut niveau se prépare tôt. Pendant que l’Australie aligne des talents prêts pour le Challenger Series, la France doit rapidement se poser les bonnes questions sur sa filière masculine junior.

    Les résultats brillent aux Philippines. L’absence française, elle, fait beaucoup plus de bruit.

  • Challenge de La Nord 2026 : une victoire au bout du suspense pour Kyllian Guérin

    Challenge de La Nord 2026 : une victoire au bout du suspense pour Kyllian Guérin

    Le jour se lève difficilement sur Hossegor. Brume persistante, plan d’eau imparfait, houle encore hésitante… Les conditions ne sont pas idéales. Malgré une bouée Ouest Arcachon en hausse, l’orientation défavorable du swell et le vent nul à la côte limitent le potentiel de La Nord. Les vagues oscillent entre 3 et 4 mètres, puissantes mais désordonnées.

    Avant même le début de la compétition, un meeting matinal réunit les surfeurs engagés. Le choix est laissé aux riders : attendre ou lancer l’épreuve. Le vote est clair. Le Challenge de La Nord est officiellement lancé.

    Une finale haletante jusqu’au dernier instant

    Tout au long de la journée, Kyllian Guérin fait preuve de régularité et de sang-froid. En finale, il est sérieusement bousculé par un Nelson Cloarec impressionnant d’engagement.

    Nelson frappe fort avec un 9,33 dans une série précédente, puis un 10 parfait en finale. Il ne lui manque pourtant qu’une deuxième vague solide. Son back-up plafonne à 3,17, alors qu’un 3,87 lui aurait permis de décrocher la victoire. Une issue cruelle, à l’image du surf de grosses vagues.

    Podium officiel du Challenge de La Nord 2026

    🥇 Kyllian Guérin
    🥈 Nelson Cloarec
    🥉 Jeff Lartigue

    Une édition fidèle à l’ADN de La Nord

    Sans offrir les plus conditions météos, cette édition 2026 rappelle pourquoi La Nord reste une vague à part. Exigeante, imprévisible, elle sacre des surfeurs capables de gérer la pression… parfois pour moins d’un demi-point. Un grand bravo pour l’organisation qui a pris un risque payant en clôturant cette édition 2026

  • Lost in Paradise at a Perfect Left : une vague irréelle, loin de tout

    Lost in Paradise at a Perfect Left : une vague irréelle, loin de tout

    Parfois, le surf se résume à une chose simple : être au bon endroit, au bon moment, avec les bonnes personnes. Lost in Paradise at a Perfect Left avec Kauli Vaast, capture exactement cet instant suspendu, quand tout s’aligne et que le monde extérieur disparaît.

    Une gauche parfaite, simple et envoûtante

    Dès les premières images, le décor est planté : eau chaude, limpide, poissons visibles sous la planche, et surtout une gauche longue, lisse et régulière. Une vague décrite comme “simple”, mais capable d’offrir des barrels interminables, au point d’être comparée à une vague artificielle… en mieux. Ici, rien de mécanique : tout est naturel, fluide, vivant.

    Surf trip minimaliste, plaisir maximal

    Pas de foule, pas de pression, pas de compétition. Juste des sessions à répétition, des retours à terre pour remettre de la crème solaire, enfiler une casquette, puis repartir à l’eau. Le film insiste sur cette sensation rare : surfer sans contrainte, avec seulement le rythme des marées et l’envie de repartir pour une dernière vague… qui devient souvent la meilleure.

    L’énergie du groupe avant tout

    La vidéo respire la camaraderie. Le surf n’est pas seulement une performance, c’est un moment partagé. Les sourires, les discussions à chaud, la fatigue dans les yeux au coucher du soleil : tout rappelle pourquoi on voyage pour surfer. Cette “perfect left” n’est pas qu’une vague, c’est un prétexte pour vivre pleinement, ensemble.

    C’est le genre de trip dont on rêve tous, et c’est ce qui rend cette vidéo si cool à regarder

  • Challenge La Nord : la seule compétition de gros surf en France de retour demain à Hossegor

    Challenge La Nord : la seule compétition de gros surf en France de retour demain à Hossegor

    Demain, au lever du jour, Hossegor va une nouvelle fois vibrer au rythme des grosses vagues. Les organisateurs du Challenge La Nord ont décidé de lancer la compétition, profitant d’une fenêtre météo et océanique particulièrement prometteuse sur La Nord, cette vague mythique située à deux pas de la centrale d’Hossegor.

    Des conditions solides attendues dès l’aube

    Les prévisions annoncent des vagues comprises entre 3 mètres et 3,50 mètres, avec un potentiel légèrement supérieur selon l’évolution du swell dans la nuit. Comme toujours sur La Nord, c’est la marée basse qui fera la différence : elle est prévue demain matin à 9h, une heure idéale pour révéler toute la puissance et la verticalité de cette vague aussi rare que redoutée.

    Bonne nouvelle côté météo : le vent offshore soufflera quasiment toute la journée, offrant des conditions propres et bien dessinées. Les dernières houles ont montré que le banc de sable était à son avantage. Seul petit bémol, quelques pluies faibles sont attendues, sans réel impact sur le spectacle annoncé.

    La Nord, une vague à part sur la côte landaise

    La Nord n’est pas un spot comme les autres. Située dans l’ombre de la centrale, elle ne fonctionne que lors de configurations très spécifiques : houle solide, direction idéale, marée basse et vent offshore. Quand tous les voyants passent au vert, elle se transforme en une vague creuse, rapide et engagée, réservée à des surfeurs expérimentés. C’est un beach break avec uniquement du sable, une sable plus hasardeuse que sur les reefs basques.

    C’est précisément pour cette rareté et le creux des vagues que le Challenge La Nord est devenu une compétition emblématique, à la fois attendue et respectée par toute la communauté surf.

    Une compétition unique en France

    Le Challenge La Nord est tout simplement la seule compétition de surf de grosses vagues en France. Depuis de nombreuses années, elle rassemble l’élite du surf engagé hexagonal, avec un format à l’ancienne : peu de fenêtres, peu d’essais… mais un niveau d’engagement maximal.

    Ici, pas de triche possible : il faut savoir lire l’océan, choisir la bonne vague et assumer jusqu’au bout.

    Un rendez-vous à ne pas manquer

    Si les conditions se confirment au lever du soleil, le spectacle promet d’être intense, aussi bien pour les surfeurs à l’eau que pour les spectateurs massés sur la plage. Demain, Hossegor pourrait offrir l’une de ses plus belles démonstrations de surf de gros de la saison.

  • Dusty Surfboards : quand les planches vintage reprennent la parole

    Dusty Surfboards : quand les planches vintage reprennent la parole

    Il y a des concepts qu’on découvre un peu tard… et qu’on regrette de ne pas avoir suivis dès le début. Dusty Surfboards fait clairement partie de ceux-là. Portée par Arnaud Mestelan, cette série YouTube remet à l’eau des planches anciennes, parfois plus vieilles que ceux qui les surfent aujourd’hui, pour une seule raison : voir ce qu’elles racontent encore dans les vagues.

    Ici, pas de nostalgie forcée ni de démonstration technique. Le surf parle, simplement.

    Une série surf entre mémoire et sensations

    Dusty Surfboards s’appuie sur la collection personnelle d’Arnaud Mestelan et de ses amis, véritables gardiens du patrimoine surf. Chaque épisode met en lumière une planche vintage, son histoire, son shape, son époque… mais surtout son comportement réel dans l’eau, loin des fantasmes.

    Sessions partagées, échanges spontanés, ressentis à chaud : la série relie planches, surfeurs et spots, sans sur-explication. Une approche rare, presque brute.

    Épisode 1 – Un longboard George Rice des années 60 à Guéthary

    Le premier épisode frappe fort avec un longboard shapé au début des années 60 par George Rice. Importée de Melbourne par des surfeurs australiens venus explorer les vagues basques, cette planche a traversé les décennies.

    Testée à Parlementia, à Guéthary, elle n’est pas qu’un objet de collection : elle a servi à former de nombreux jeunes surfeurs au club Le Surfing. Une planche chargée d’histoire, remise à l’eau sans filtre.

    Épisode 2 – Un single fin en bois entre Mundaka et Lafitenia

    Dans l’épisode 2, direction une pièce rare du surf français : un single fin en bois shapé en 1977 par Baptiste Dupouy.

    Arnaud Mestelan la teste dans deux contextes opposés : une longue session frontside à Mundaka, puis un passage backside à Lafitenia. Deux vagues, deux lectures, un même verdict : la planche impose son rythme et sa logique.

  • Surfeur retrouvé vivant après 30 heures en mer à Porto Rico

    Surfeur retrouvé vivant après 30 heures en mer à Porto Rico

    Un surfeur de 68 ans a été retrouvé vivant après avoir passé plus de 30 heures perdu en mer, au large de Surfer’s Beach. Parti surfer sans donner de nouvelles, l’homme a été porté disparu, déclenchant une importante opération de recherche coordonnée par la United States Coast Guard.

    Disparition signalée, recherche immédiate

    L’alerte est donnée le 9 janvier au soir, lorsque le propriétaire de l’Airbnb où séjournait le surfeur signale son absence prolongée. Sa fille confirme rapidement que son père est allé surfer la veille, le 8 janvier, à la mi-journée… sans jamais rentrer.

    Face au dépassement du seuil critique des 24 heures, la Garde côtière passe en phase de détresse, diffuse un bulletin maritime urgent et lance une vaste opération impliquant plusieurs agences fédérales et locales.

    Repéré sur un récif, hélitreuillé de nuit

    C’est finalement un hélicoptère MH-60 Jayhawk de la station aérienne de Borinquen qui fait la différence. Lors d’un survol côtier, l’équipage repère un homme bloqué sur un récif, à proximité de sa planche, tentant de signaler l’appareil.

    Impossible d’intervenir par bateau ou à pied : rochers, récifs et houle rendent la zone inaccessible. Malgré une visibilité réduite et des conditions nocturnes difficiles, l’équipage réalise un hélitreuillage parfait et récupère le surfeur sain et sauf.

    « Ce sauvetage aurait pu tourner autrement »

    Pris en charge par les secours, l’homme est retrouvé conscient, stable, mais déshydraté. Le capitaine Robert Stiles, coordinateur des opérations, résume l’émotion générale :

    « Ce sauvetage est une issue formidable. Mais il aurait très facilement pu se terminer autrement. »

    La Garde côtière rappelle à cette occasion l’importance, pour toute activité nautique, de prévenir un proche, de communiquer ses intentions et de s’équiper correctement, même pour une simple session de surf.

  • Miguel Tudela suspendu 16 mois, une erreur médicale à l’origine

    Miguel Tudela suspendu 16 mois, une erreur médicale à l’origine

    Le surf olympique n’échappe pas aux règles strictes de l’antidopage. Cette semaine, une décision passée relativement inaperçue a pourtant fait l’effet d’une petite onde de choc : le surfeur péruvien Miguel Tudela, engagé aux Jeux de Tokyo, a écopé d’une suspension de 16 mois après un contrôle positif à un stéroïde… malgré l’absence d’intention reconnue par la justice sportive.

    Une suspension rétroactive déjà purgée

    Âgé de 31 ans, Miguel Tudela a été contrôlé hors compétition en 2024 dans le cadre d’un programme mené par l’International Testing Agency pour le compte de l’International Surfing Association, l’instance qui gère le surf au niveau olympique.

    Le test a révélé la présence de « méténolone », un stéroïde figurant sur la liste des substances interdites. L’affaire a alors été transmise au Tribunal arbitral du sport (TAS), qui a rendu sa décision à l’été 2025 : 16 mois de suspension, appliqués rétroactivement à partir du 6 janvier 2024. Résultat : la sanction était déjà entièrement purgée au moment de son officialisation.

    Une erreur médicale reconnue… mais sanctionnée

    Point central du dossier : Miguel Tudela n’a jamais nié la présence de la substance, mais en a contesté l’intention. Selon lui, le produit interdit aurait été administré par erreur lors d’un traitement de plasma destiné à soigner une blessure au genou contractée aux Jeux panaméricains de 2023.

    Devant le tribunal, les juges ont reconnu la crédibilité des preuves apportées par le surfeur et conclu à l’absence de dopage intentionnel ou de volonté de tricher. Un élément clé… qui n’a pourtant pas suffi à éviter la sanction.

    Le règlement antidopage est clair : même sans intention, un athlète reste responsable de ce qui entre dans son organisme. Une logique implacable, mais assumée par les instances sportives.

    Des résultats annulés, sauf exception

    Conséquence directe : tous les résultats de Miguel Tudela sur la période concernée ont été annulés, à une exception près. Le Péruvien a été autorisé à participer aux ISA World Surfing Games 2024 à Porto Rico, où il a terminé 37e. Il n’a en revanche pas pris part à l’édition 2025 de la compétition.

    Un feuilleton administratif éprouvant pour un athlète également impliqué dans la gouvernance du sport, puisqu’il a siégé par le passé à la commission des athlètes de l’ISA.

    Le dopage, un sujet encore tabou dans le surf

    Longtemps considéré comme marginal dans le monde du surf, le dopage est un sujet qui revient de plus en plus souvent depuis l’entrée de la discipline aux Jeux olympiques. Les contrôles se sont durcis, les protocoles se sont professionnalisés… et les sanctions tombent.

    En 2024, le Portugais Vasco Ribeiro avait ainsi écopé d’une suspension de trois ans pour avoir refusé un contrôle antidopage à domicile. Des cas rares, mais suffisamment marquants pour rappeler que le surf n’est plus un sport “à part” sur le plan réglementaire.

    Un message amer mais clair

    De son côté, Miguel Tudela assure vouloir tourner la page, tout en continuant à défendre les valeurs de fair-play. Soutenu par ses sponsors tout au long de la procédure, il sort blanchi sur le plan moral, mais marqué par un système qui ne laisse que très peu de place à l’erreur.

    Un rappel brutal : à l’ère du surf olympique, l’amateurisme n’a plus sa place, même dans les salles de soin.

    Des contrôles antidopage difficiles à concilier avec le surf

    Les surfeurs soumis aux contrôles antidopage hors compétition doivent déclarer longtemps à l’avance leur localisation quotidienne, en précisant où ils se trouvent chaque jour à 6 heures du matin, afin de permettre des contrôles inopinés. Une règle complexe pour un sport dépendant de la météo et des swells, où les déplacements de dernière minute sont fréquents. Un changement de plan non signalé ou une absence lors d’un contrôle est considéré comme un manquement. Trois manquements sur douze mois peuvent entraîner une sanction disciplinaire, même sans test positif.

  • Wedge Heads Unite : quand Dylan Graves et Mason Ho parlent le langage du chaos

    Wedge Heads Unite : quand Dylan Graves et Mason Ho parlent le langage du chaos

    Il y a des vidéos de surf bien produites, léchées, calibrées. Et puis il y a celles qui sentent le sel, l’imprévu et l’amitié sincère. Wedge Heads Unite appartient clairement à la seconde catégorie. Le clip réunit Dylan Graves et Mason Ho, deux esprits faits pour comprendre – et aimer – les vagues qui ne tournent pas rond.

    Une rencontre presque évidente

    Dylan Graves s’est imposé comme l’explorateur numéro un des wedges, ces vagues courtes, violentes et imprévisibles qui cassent souvent sur très peu d’eau. Mason Ho, de son côté, n’a jamais eu besoin d’étiquette : il surfe à l’instinct, joue avec des vagues qui n’attirent pas grand monde, et transforme le chaos en terrain d’expression.

    Les voir ensemble n’a donc rien d’un hasard. Dylan l’avoue d’ailleurs sans détour : à chaque fois qu’il surfe cette vague de Porto Rico, il se demande ce que ferait Mason. Une phrase qui résume parfaitement l’ADN du clip.

    Un wedge aussi joueur que punitif

    La vague choisie est l’une des préférées de Dylan… mais aussi l’une des plus dures à dompter. Ici, tout peut mal tourner : take-off mal synchronisé, lèvre qui retombe sans prévenir, sections qui écrasent plus qu’elles n’ouvrent. Une vague qui pardonne rarement, mais qui offre des sensations uniques quand tout s’aligne.

    C’est précisément ce qui rend la session si captivante. Rien n’est parfaitement propre, tout est vivant. On ressent autant la tension que le plaisir, avec ce mélange d’adrénaline et de rires qui accompagne souvent les meilleures sessions entre amis.

    La dérive FCS qui vole la vedette

    Difficile de ne pas évoquer la scène la plus mémorable du clip. Après quelques heures dans l’eau, Dylan grimpe à un cocotier, attrape une noix de coco… et l’ouvre à l’aide d’une dérive FCS. Sans outil, sans vis, sans prise de tête. Puis il remet la dérive et retourne surfer.

    Un moment aussi absurde que génial, qui résume l’esprit de la vidéo : créatif, pratique, et totalement décomplexé.

  • Kitesurf : quand le vent devient mortel

    Kitesurf : quand le vent devient mortel

    Vendredi dernier, sur le spot de Bat Yam, en Israël, un accident d’une violence rare a coûté la vie à Lior Dadon, kitesurfeur expérimenté de 42 ans. Lors de conditions météo instables, deux riders ont été soudainement happés par un vortex de vent, un phénomène aérologique brutal capable de créer une forte ascendance verticale.

    Selon les autorités locales, les deux kitesurfeurs ont été soulevés à plus de 150 mètres de hauteur avant d’être projetés vers la terre. Lior Dadon a été violemment éjecté contre des rochers et est décédé sur place. Un autre pratiquant a été blessé, sans que son pronostic vital ne soit engagé.

    Les images de l’accident montrent une session qui semblait, quelques secondes auparavant, parfaitement maîtrisée. Plusieurs riders naviguent normalement, profitant d’un vent soutenu mais jugé praticable. Puis, en un instant, une rafale anormale emporte l’un d’eux hors de l’eau, sans possibilité de reprise de contrôle.

    Attention les images montrent l’accident avec une vue lointaine pour les plus jeunes

    Un phénomène connu, mais toujours sous-estimé

    Le lofting, ou projection verticale incontrôlée, est un risque bien identifié en kitesurf. Il survient généralement lors de :

    • conditions orageuses ou pré-orageuses,
    • vents rafaleux ou instables,
    • effets thermiques de fin de journée,
    • zones côtières avec obstacles (falaises, immeubles, digues).

    Contrairement au surf, le kitesurf expose directement le pratiquant à des forces aériennes invisibles. Une rafale descendante ou un vortex peut se former sans avertissement perceptible depuis la plage, rendant toute réaction humaine insuffisante.

    ATTENTION, les images sont lointaines, mais on voit l’accident

    L’expérience ne protège pas de tout


    Lior Dadon n’était ni débutant, ni inconscient. Il pratiquait le kitesurf depuis plus de vingt ans et était connu localement pour sa passion et sa bienveillance. Cet accident rappelle une réalité difficile à accepter : l’expérience réduit certains risques, mais n’annule pas les phénomènes extrêmes.

    En France, plusieurs accidents graves ont déjà été recensés ces dernières années, notamment lors de décollages ou d’atterrissages dans des vents irréguliers. Certains ont entraîné de lourdes blessures, d’autres des décès. La plupart ont un point commun : une météo sous-estimée ou une évolution rapide des conditions.

    Surf et kitesurf : une pratique complémentaire, mais exigeante

    De nombreux surfeurs pratiquent également le kitesurf, et cette transversalité a du sens. Le kite permet de continuer à glisser lorsque le vent rend les vagues impraticables. Mais il ne peut jamais être abordé comme un simple “plan B”.

    Le rapport au danger est fondamentalement différent. Là où le surf confronte le pratiquant à l’océan, le kitesurf l’expose à l’air, un élément plus instable encore.

    Naviguer par vent orageux ou instable reste l’un des principaux facteurs de risque en kitesurf. Réduire la taille de son aile, éviter les zones à obstacles, surveiller l’évolution météo en temps réel et accepter de renoncer à l’eau sont des décisions qui sauvent des vies. En kitesurf, la meilleure session est parfois celle que l’on ne fait pas.

  • Du tube parfait à l’export : et si le Capitulo Perfeito devenait un exemple ?

    Du tube parfait à l’export : et si le Capitulo Perfeito devenait un exemple ?

    Le tube est sans doute l’essence la plus pure du surf. Pas le plus simple, pas le plus accessible, mais le plus spectaculaire, le plus exigeant, le plus respecté. Quand une compétition choisit d’en faire son ADN, elle ne cherche pas le consensus : elle assume une vision. C’est exactement ce que fait Capítulo Perfeito, dont l’édition 2026 marque un tournant majeur avec une expansion internationale vers le Mozambique et l’Indonésie.

    Une annonce forte, presque symbolique : le tube n’appartient plus à un seul pays. Il devient un langage universel.

    Capítulo Perfeito : une idée simple, une exécution radicale

    Depuis sa création, Capítulo Perfeito repose sur un principe aussi évident que génial : one day, one swell. Pas de waiting period interminable, pas de vagues moyennes pour sauver un planning TV. On attend le jour parfait, celui où Carcavelos se transforme en machine à tubes lourds et imprévisibles.

    En 2026, le concept change d’échelle sans perdre son âme.

    • Portugal – Carcavelos, berceau historique
    • Mozambique – Praia da Barra, puissance brute et peu médiatisée
    • Indonésie – Desert Point, la référence absolue du tube long et profond

    Trois continents, trois cultures, une même obsession : le tube engagé.

    Et pendant ce temps-là, en France…

    En octobre, quand les premières vraies houles d’automne réveillent les bancs de sable landais, Royal Barrique s’installe discrètement à Hossegor. Pas de bruit inutile. Pas de promesses marketing surdimensionnées. Juste une vérité simple : probablement la meilleure compétition de tube au monde.

    Oui, probablement.
    Non, ce n’est pas chauvin.

    Le Royal Barrique, c’est La Gravière ou les tubes d’hossegor dans ce qu’il a de plus brut : rapide, creux, imprévisible. Une vague qui ne pardonne rien et qui sélectionne naturellement les vrais tube riders. Ici, pas besoin d’effets spéciaux : la vague fait le travail.

    Deux compétitions, une même philosophie

    Capítulo Perfeito et Royal Barrique partagent bien plus qu’un goût prononcé pour les barrels :

    • Un format événementiel, rare, presque cérémonial
    • Une sélection exigeante, loin des formats standardisés
    • Une culture du risque maîtrisé, où le style compte autant que l’engagement
    • Une identité forte, ancrée dans un territoire précis

    Ces compétitions ne sont pas des produits WSL. Ce sont des objets culturels du surf moderne.

    Et si le Royal Barrique s’exportait à son tour ?

    La question mérite d’être posée. Si Capítulo Perfeito peut s’exporter sans se diluer, pourquoi pas le Royal Barrique ?

    Imagine un Royal Barrique Desert Point, un Royal Barrique Skeleton Bay, ou même un Royal Barrique Chili. Même exigence. Même esthétique. Même radicalité. Le nom deviendrait un label : quand tu vois “Royal Barrique”, tu sais que ça va tuber fort.

    La France tient là un concept premium, rare, crédible, respecté par les surfeurs. Un vrai pan de l’histoire du surf français, au même titre que le Royal Barrique l’est déjà pour Hossegor, comme Capítulo Perfeito l’est pour les Portugais. La vrai différence réside dans les moyens entre les deux évènements. Difficile pour la compétition française de s’exporter, elle manque cruellement de moyen, et c’est un vrai problème au niveau national. Le désengagement des marques historiques a frappé de plein fouet l’organisation des compétitions en France.

    Le tube comme héritage, pas comme spectacle

    Dans un surf de plus en plus lissé, ces compétitions rappellent une chose essentielle : le tube reste la manoeuvre phare du surf.

    Et tant mieux si ces événements restent rares. C’est ce qui leur donne leur valeur.

  • Billabong USA : quand quitter le navire permet de bâtir des empires

    Billabong USA : quand quitter le navire permet de bâtir des empires

    Dans le surf business, il existe un vieil adage qui traverse les générations : « Les plus grandes vagues ne se surfent jamais depuis le bord ». L’histoire de Billabong USA et de ses anciens dirigeants en est sans doute l’illustration la plus frappante. Deux hommes, un même point de départ, et à l’arrivée… trois des marques les plus influentes du surf moderne.

    Quand Billabong conquiert l’Amérique

    Au début des années 80, Billabong n’est qu’une marque australienne parmi d’autres, encore largement inconnue aux États-Unis. Tout change en 1983 lorsque Bob Hurley rachète la licence nord-américaine. Visionnaire, stratège et fin connaisseur du marketing, il transforme Billabong USA en machine de guerre.

    Sous son impulsion, la marque s’entoure d’athlètes iconiques, s’ancre dans la culture compétitive hawaïenne, sponsorise des événements majeurs et s’impose rapidement aux côtés de Quiksilver et Rip Curl comme pilier du surf mondial.

    Mais à la fin des années 90, alors que tout semble aller pour le mieux, Hurley prend une décision que peu auraient osé : partir.

    Bob Hurley, le pari du large

    En 1999, il fonde Hurley. Une marque plus jeune, plus disruptive, plus connectée à la culture surf-skate émergente. Trois ans plus tard, le coup de génie absolu : la vente de Hurley à Nike, qui injecte 95 millions de dollars dans le surf.

    Ce deal reste encore aujourd’hui l’un des plus rentables jamais réalisés dans l’industrie. Hurley, lui, n’a jamais vraiment quitté l’océan. Il est désormais associé à Florence Marine X, une marque premium portée par la performance, la durabilité et une vision très contemporaine du surf.

    Paul Naudé et la revanche silencieuse

    Après le départ de Hurley, c’est Paul Naudé qui prend les commandes de Billabong USA. Sous sa direction, la marque atteint une valorisation vertigineuse de 3,7 milliards de dollars. Mais cette ascension fulgurante précède une chute tout aussi spectaculaire. Endettement, introduction en bourse mal maîtrisée, perte d’ADN… Billabong s’effondre.

    Naudé tente alors de racheter l’entreprise. Les actionnaires refusent. Il quitte le navire à son tour.

    En 2013, il lance Vissla. Une marque indépendante, engagée, plus responsable, qui parle autant aux surfeurs qu’à l’époque. En quelques années, Vissla s’impose sur tous les continents. Dernier symbole en date : la signature du champion du monde Yago Dora.

    Billabong, ou le prix de la bourse

    Pendant ce temps, Billabong multiplie les passages de main en main : Boardriders, Bluestar Alliance, puis la faillite de Liberated Brands. Une trajectoire chaotique, symptomatique d’un surf business devenu trop financier, trop éloigné de sa culture originelle.

    Quitter pour mieux créer

    L’histoire de Billabong USA pose une question centrale : faut-il parfois quitter le confort pour préserver une vision ? Bob Hurley et Paul Naudé ont choisi de partir au sommet. Résultat : trois marques majeures sont nées de cette prise de risque.

    Comme souvent dans le surf, ceux qui ont osé ramer à contre-courant sont aussi ceux qui ont trouvé les plus belles lignes.

  • Free Time : le film qui confirme Cam Richards parmi l’élite du surf mondial

    Free Time : le film qui confirme Cam Richards parmi l’élite du surf mondial

    Avec Free Time, Cam Richards confirme qu’il fait partie de ce cercle très fermé de surfeurs capables d’être ultra-crédibles partout, tout le temps. Originaire de Caroline du Sud, un État loin d’être connu pour ses vagues XXL, Cam enchaîne pourtant les performances de très haut niveau sur les spots les plus exigeants de la planète.

    Pendant près de 40 minutes, le film le montre à son avantage sur des vagues mythiques comme Pipeline ou Teahupo’o, mais aussi au Mexique, au Portugal ou en Indonésie. Tubes profonds, pig-dog engagé, surf puissant et aérien : Free Time est bien plus qu’une simple compile, c’est un portrait complet d’un surfeur à la palette incroyablement large.

    Longtemps associé à ses exploits à Pipeline, Cam Richards prouve ici qu’il ne se résume pas à un spot ou à une image. Le film, réalisé avec son ami Layne Stratton, a aussi une vraie dimension humaine, avec une tournée de projections improvisées sur toute la côte Est des États-Unis, ramenant le surf à l’essentiel : le partage et la communauté.

    Cette sortie marque aussi un tournant dans sa carrière. Après avoir quitté Vissla (faut bien payer Yago Dora), Cam s’investit désormais dans Free Fly, une marque locale qu’il souhaite aider à développer dans le surf. Un choix cohérent pour un surfeur aussi libre dans ses trajectoires que dans l’eau.

  • Skier Nazaré en 2026 : quand le buzz enterre définitivement le surf

    Skier Nazaré en 2026 : quand le buzz enterre définitivement le surf

    On pensait avoir tout vu à Nazaré. Les wipeouts XXL, les vagues qui avalent des immeubles, les jet-skis en PLS et les surfeurs transformés en figurines Playmobil, une gamine de 13 ans tractée sur des grosses vagues. Mais non. 2026 nous offre un nouveau sommet de l’absurde : Chuck Patterson a skié Nazaré. Oui, avec des skis. Et des bâtons. Et une paire de boots capables d’envoyer, n’importe qui, direct au fond de l’Atlantique.

    Quand la métaphore devient trop littérale

    Depuis toujours, on compare les grosses vagues à des pistes noires : raides, engagées, réservées à une élite. Chuck Patterson a visiblement pris l’analogie au pied de la lettre. Quitte à oublier un détail : la mer n’est pas une montagne, et Nazaré n’est pas un snowpark freestyle.

    À Nazaré, on surfe des murs d’eau vivants, imprévisibles, violents. On ne les “descend” pas, on les négocie. Les skis, eux, glissent droit. Très droit. Trop droit.

    Résultat ? Une glisse raide, figée, sans lecture de vague, sans adaptation. Du ride ? Non. Du pilotage sous anxiolytiques.

    Danger public (et privé)

    Le plus gênant dans cette histoire, ce n’est même pas le ridicule esthétique. C’est le niveau de danger.
    Petit rappel technique pour ceux du fond :

    • Des chaussures de ski lourdes
    • Des fixations rigides
    • Une impossibilité totale de nager en cas de chute (du moins j’en ai l’impression)
    • Et une vague qui ne pardonne absolument rien

    En cas de wipeout, Chuck devient littéralement une ancre humaine. Et qui doit aller le chercher ? Les équipes de sécurité. Les jet-skis. Les gars qui, eux, n’ont rien demandé (enfin si, j’imagine qu’ils sont payés) et prennent des risques bien réels pour sauver un mec venu “tester un concept”.

    À ce stade, on ne parle plus d’engagement personnel, mais de mise en danger collective.

    Du surf ? Non. Du contenu.

    Soyons honnêtes : cette “performance” n’a strictement rien à voir avec le surf.
    Pas de ligne.
    Pas de style.
    Pas de lecture.
    Pas de respect du spot.

    Mais beaucoup de caméras. Beaucoup de buzz. Beaucoup de “regardez-moi”.

    On n’est plus dans la glisse, on est dans la course à l’algorithme. Aujourd’hui des skis, demain quoi ?
    Un type à Nazaré sur une porte de placard Ikea pendant que tout le monde applaudit l’“innovation” ?

    🤡 Le cirque de la vague géante

    Nazaré est déjà devenu un théâtre permanent. Entre records discutables, jet-skis en surnombre et performances plus médiatiques que sportives, le spot se transforme peu à peu en foire aux exploits absurdes.

    Chuck Patterson ne surfe pas Nazaré.
    Il l’utilise comme décor.

    Et c’est peut-être ça le plus triste : transformer l’une des vagues les plus mythiques de la planète en simple toile de fond pour une vidéo YouTube de plus.

    👉 Oui, c’est spectaculaire
    👉 Oui, ça fait cliquer
    👉 Oui, c’est “jamais vu”

    Mais non, ce n’est pas du surf.
    Et surtout, ce n’est pas de la glisse.

    Juste une démonstration de plus que, parfois, le buzz prend définitivement le dessus sur le sens.

  • Qui veut sponsoriser Gabriel Medina ?

    Qui veut sponsoriser Gabriel Medina ?

    Il y a des départs qui font du bruit. Et puis il y a ceux qui font trembler toute une industrie. En retirant le logo Rip Curl de ses planches après 17 ans de collaboration, Gabriel Medina n’a pas seulement quitté un sponsor : il a ouvert un vide. Un vide stratégique, culturel, presque idéologique. Et depuis, une question flotte au-dessus du line-up mondial : qui veut – et surtout qui peut – sponsoriser Gabriel Medina ?

    Un marché du surf en pleine mutation

    Le timing n’est pas anodin. Le surf professionnel traverse une période étrange : plus médiatisé que jamais, mais économiquement fragilisé. Les grandes marques historiques peinent à suivre, plombées par leur héritage, leurs structures lourdes et des modèles devenus obsolètes. Medina libre, aujourd’hui, c’est presque un symbole de cette bascule.

    Dans les autres sports, un triple champion du monde au sommet de sa carrière serait intouchable. Dans le surf, il devient disponible. Et cette anomalie en dit long.

    Le précédent Yago Dora : un signal fort

    Quelques jours avant le cas Medina, un autre mouvement a surpris tout le monde : Yago Dora, champion du monde en titre, quitte Volcom pour rejoindre Vissla. Sur le papier, un downgrade. Dans la réalité, un énorme signal.

    On apprend que Yago n’était lié à Volcom que par un contrat régional brésilien, sans bonus de titre mondial. Une situation presque absurde pour un champion du monde. Volcom ne pouvait tout simplement plus payer ce qu’il méritait. Vissla, plus agile, plus légère, a su saisir l’opportunité.

    Ce transfert illustre parfaitement la nouvelle économie du surf : ce ne sont plus forcément les marques les plus grosses qui gagnent, mais celles qui savent choisir.

    Medina, le “Bad Boy” que le surf a perdu

    Mais Medina, ce n’est pas Yago Dora. Aucun projet surf actuel n’a les épaules pour soutenir le personnage, et surtout son audience. Car nous vous y trompez pas, Gabriel Medina touche bien plus que l’audience du surf, c’est une star au Brésil et dans le monde entier, avec des amis comme Neymar ou Lewis Hamilton. Medina est clivant. Dominant. Assumé. Il polarise comme CR7 ou McGregor. Il n’est pas seulement un champion : il est un personnage.

    Et c’est peut-être là que le bât blesse. Le surf manque aujourd’hui cruellement d’un “personnage”. Une marque prête à assumer un rôle moins lisse, moins consensuel. Trop propre, trop corpo, trop policé : le marché a gommé ce qui faisait sa tension narrative. Volcom occupait autrefois cet espace. Plus personne aujourd’hui.

    Medina, lui, incarne encore ce chaos contrôlé. Celui qui attire autant qu’il dérange. Celui qui fait parler. Celui qui vend.

    Adidas, Nike… et la porte d’entrée idéale

    Dans ce contexte, les rumeurs les plus folles circulent comme l’idée de voir Adidas aller plus loin que de simples contrats chaussures. Medina est ambassadeur de la marque Adidas depuis 2019. Un deal global, “head to toe”, offrirait à Adidas une entrée propre, maîtrisée et relativement abordable dans le surf… par l’un des rares athlètes capables de dépasser la niche.

    D’autant plus que son compatriote Italo Ferreira est déjà solidement installé chez Nike. La concurrence existe. Le modèle aussi. Nike a montré qu’un athlète pouvait suffire à porter une vision surf sans s’enfermer dans les codes historiques du milieu. En parlant de Nike, certains protagonistes le voient rejoindre Italo, mais est-ce opportun pour la marque d’avoir comme seul représentants masculins de la marque deux brésiliens, j’ai des doutes personnellement…

    Qui veut être mon sponsor ?

    Au fond, le feuilleton Medina ressemble de plus en plus à une émission de prime time version business : Qui veut être mon sponsor ?
    Les marques sont là, les projets aussi. Mais le rapport de force a changé. Ce n’est plus Medina qui doit convaincre. Ce sont les sponsors. A moins que…Gabriel Medina pourrait lui aussi se lancer dans l’entreprenariat comme les frères Florès, c’est un bruit qu’on entend, et qui de mieux qu’un athlète suivi par plus de 13 millions de followers…

    La vraie question n’est donc pas ira Gabriel Medina, mais quelle marque aura le courage de l’assumer pleinement et de sortir le chéquier….

  • Quand l’océan s’illumine : une session de surf bioluminescente sous un ciel de feu

    Quand l’océan s’illumine : une session de surf bioluminescente sous un ciel de feu

    Un ciel rouge sang zébré d’éclairs, un océan électrique qui s’illumine à chaque mouvement, et un surfeur seul face à la nature déchaînée. Non, ce n’est pas une scène de film, mais une session bien réelle vécue par Santi Medeiro, quelque part sur les côtes d’Uruguay, pour clore l’année 2025 de la manière la plus irréelle possible.

    Une session “hors matrice”

    La vidéo a rapidement fait le tour du monde : on y voit Santi Medeiro glisser sur des vagues nocturnes qui s’illuminent d’un bleu fluorescent à chaque bottom turn, tandis que le ciel explose en éclairs rougeoyants. Un contraste visuel saisissant, presque trop parfait pour être vrai. Et pourtant.

    Dans son message, le surfeur uruguayen ne cache pas son émotion. Entre 23 h et 1 h du matin, il dit avoir vécu « le surf le plus magique de sa vie ». Une session unique, amplifiée par l’orage en arrière-plan, qui transformait chaque vague en tableau vivant.

    Bioluminescence : quand la mer devient néon

    Ce bleu électrique n’a rien de surnaturel, même s’il en donne l’impression. Il s’agit de bioluminescence, un phénomène naturel provoqué par des micro-organismes marins (souvent des dinoflagellés) qui émettent de la lumière lorsqu’ils sont agités.

    Chaque mouvement – pagaie, take-off, rail qui mord l’eau – déclenche alors une réaction chimique produisant cette lueur presque irréelle. Un phénomène rare à observer en surf, encore plus rare lorsqu’il est combiné à un orage aussi spectaculaire.

    Un ciel rouge, présage de surf divin ?

    Le dicton « ciel rouge le soir, laisse bon espoir » traverse les siècles, de la Bible à Shakespeare. Mais ici, on est clairement monté d’un cran. Le ciel embrasé, saturé d’éclairs rouges, a rappelé à certains l’univers sombre et fantastique de Stranger Things. Une sorte de “monde à l’envers”, version surf, sans monstres… mais avec des vagues luminescentes.

    Une expérience impossible à reproduire

    Ce genre de session coche toutes les cases de l’instant parfait : conditions météo extrêmes mais surfables, présence de bioluminescence, nuit noire, et surtout, le courage (ou l’inconscience ?) d’aller à l’eau à ce moment précis. Autant dire que très peu de surfeurs pourront un jour raconter une histoire similaire.

    Une chose est sûre : cette session rappelle pourquoi le surf dépasse largement le cadre du sport. Parfois, il devient une expérience sensorielle totale, presque mystique. Et quand la nature décide de sortir le grand jeu, il ne reste plus qu’à ramer… et ouvrir grand les yeux.

  • Pourquoi les planches alternatives ont bouleversé la pratique du surf

    Pourquoi les planches alternatives ont bouleversé la pratique du surf

    Une statistique qui résume une révolution silencieuse

    En 2007, 70 % des mousses vendues par US Blanks servaient à façonner des shortboards de haute performance. En 2025, ce chiffre est tombé à 17 %. À l’inverse, les fish, mid-lengths et autres planches alternatives représentent désormais 83 % des ventes.
    Derrière ce basculement industriel se cache surtout une évolution profonde de la manière dont les surfeurs pratiquent, consomment et vivent le surf.

    Ces chiffres ont été donnés par US Blanks dans une vidéo de Stabmag.

    Des surfeurs différents, des attentes différentes

    Le surfeur “moyen” de 2025 n’est plus celui de la fin des années 90 ou du début des années 2000. Il est souvent plus âgé, parfois moins en forme physiquement, avec moins de temps à consacrer à l’eau.
    Résultat : la recherche de performance pure — vitesse, radicalité, manœuvres serrées — n’est plus la priorité absolue. Le plaisir, la facilité de rame, la tolérance dans les sections molles ou surpeuplées prennent le dessus.

    Les planches plus larges, plus volumineuses et plus longues répondent parfaitement à ces attentes. Elles permettent de prendre plus de vagues, de surfer plus longtemps et de s’adapter à des conditions imparfaites, devenues la norme sur de nombreux spots.

    Une démocratisation assumée du surf

    L’explosion des planches alternatives accompagne aussi la démocratisation massive du surf. Jamais autant de personnes n’ont pratiqué, essayé ou repris le surf.
    Fish, mid-lengths et autres designs hybrides offrent une porte d’entrée bien plus accessible que le shortboard haute performance, souvent exigeant et frustrant pour les pratiquants occasionnels.

    Cette accessibilité change la culture même de la session : moins d’élitisme technique, plus de glisse, plus de liberté dans les trajectoires. Le surf devient moins un sport de démonstration qu’un espace d’expression personnelle.

    Vieillir… sans arrêter de surfer

    Il faut aussi parler d’un sujet longtemps tabou : le vieillissement des surfeurs. Beaucoup de pratiquants historiques continuent de surfer, mais autrement.
    Les planches alternatives leur permettent de rester à l’eau sans se battre contre leur corps ou contre des planches devenues trop exigeantes. Ce n’est pas un renoncement, mais une adaptation intelligente.

    Une pratique qui s’éloigne du modèle pro

    Enfin, cette évolution marque une prise de distance nette avec le surf de compétition. Le shortboard haute performance reste l’outil ultime pour le très haut niveau, mais il ne représente plus la réalité quotidienne de la majorité des surfeurs.
    Le surf s’éloigne du modèle unique imposé par le circuit professionnel pour retrouver une pluralité de pratiques, de styles et de plaisirs.

  • Ben Gravy et la tempête du siècle sur les Grands Lacs

    Ben Gravy et la tempête du siècle sur les Grands Lacs

    Juste avant les fêtes de fin d’année, une tempête hors norme a frappé une partie des États-Unis : un phénomène météorologique aussi spectaculaire que son nom, le Bomb Cyclone.
    Derrière cette appellation digne d’un film catastrophe se cache un terme bien réel : la bombogenèse. Il désigne une dépression qui s’intensifie extrêmement rapidement, lorsque de l’air froid rencontre brutalement de l’air chaud, provoquant une chute massive de la pression atmosphérique.

    Résultat : vents violents, neige, chaos aérien… et, phénomène plus rare encore, des vagues géantes sur les Grands Lacs.

    Le « swell d’une vie » version eau douce

    C’est dans ce contexte que Ben Gravy, habitué des vagues improbables, parle sans hésiter du “swell of a lifetime”.
    Les prévisions annoncent alors certaines des plus grosses vagues observées depuis des années sur ces immenses étendues d’eau douce. Des médias évoquent même des murs d’eau dépassant les 30 pieds.

    En route vers les Grands Lacs, Gravy et son équipe connaissent retards d’avion et galères logistiques, directement causés par la tempête. À deux doigts de renoncer. Mais ils persistent. Et ils scorent.

    Tubes sur un lac : une expérience à part

    Soyons clairs : ce ne sera pas la plus grosse session jamais surfée sur les Grands Lacs. Pas encore.
    Mais tuber sur un lac, au cœur de l’hiver, sous une tempête d’une rare intensité, reste une expérience presque irréelle.

    Les vagues sont froides, imprévisibles, puissantes, et surgissent là où on ne les attend pas. Loin des standards du big wave surfing, mais avec une intensité brute qui fascine autant qu’elle intimide.

    Une destination qui ne fait pas rêver… mais qui cartonne

    Les Grands Lacs n’ont rien d’exotique. Pas de récifs tropicaux, pas de plages mythiques.
    Et pourtant, chaque vidéo tournée là-bas fonctionne. Toujours.

    Parce que le surf y est mérité. Parce que les fenêtres sont ultra-rares. Parce que l’échec est souvent plus probable que la réussite. Et parce que, dans un monde saturé d’images parfaites, ces sessions froides, grises et chaotiques racontent autre chose : l’engagement ou la résilience.

    Mais scorer là-bas reste une affaire de timing parfait, de commitment total… et d’un peu de folie.

  • La houle la plus multipic du monde : simple vague ou bug de la matrice ?

    La houle la plus multipic du monde : simple vague ou bug de la matrice ?

    Il y a des vagues étranges… et puis il y a celle-ci. Une houle totalement improbable, découpée en une multitude de pics successifs, comme si l’océan avait appuyé trop fort sur le bouton copier-coller. Une « infinity wave » qui a laissé les surfeurs – et internet – complètement perplexes.

    Blair Conklin, habitué des phénomènes aquatiques hors normes, avoue n’avoir jamais rien vu de tel.

    Une vague, mille théories (plus ou moins sérieuses)

    Face à cette houle multipic totalement hallucinante, les hypothèses les plus farfelues ont évidemment fusé.
    Certains y verront une vague interdimensionnelle, d’autres une faille spatio-temporelle, ou encore la trace laissée par le monstre du Loch Ness en vacances sous les tropiques. Plus crédible encore : une vague générée par une intelligence artificielle qui aurait décidé de se mettre au surf.

    Bref, le grand n’importe quoi. Et c’est aussi pour ça que cette vidéo fascine autant.

    L’hypothèse la plus crédible : le sillage de bateau

    Une fois l’euphorie retombée, une explication bien plus rationnelle semble s’imposer.
    La théorie la plus probable serait celle d’un sillage de bateau réfracté vers le rivage, qui, en se combinant à une houle existante et à un fond particulier, aurait créé ces multiples pics parfaitement découpés sur une seule vague.

    Ce type de phénomène reste extrêmement rare, mais super à regarder.

  • Un shorebreak cauchemardesque au Brésil

    Un shorebreak cauchemardesque au Brésil

    Il y a des vidéos qui donnent envie d’aller à l’eau… et d’autres qui rappellent violemment pourquoi certaines vagues doivent être regardées depuis la plage. À Itaipuaçu, au nord-est de Rio de Janeiro, le shorebreak est de cette seconde catégorie : brutal, sec, imprévisible et clairement pas là pour plaisanter.

    Dans une séquence devenue virale, le bodysurfer brésilien Victor Ugo Peixoto s’engage sur une vague totalement hors norme. Un mur d’eau sombre, qui casse dans quelques centimètres d’eau à peine. Pas de marge. Pas de sortie propre. Juste l’impact. Résultat : annihilation totale, englouti par la lèvre et projeté violemment sur le sable. Le genre de wipeout qui fait mal rien qu’en regardant.

    Un spot réservé aux locaux… et aux inconscients

    Praia de Itaipuaçu est connue des bodysurfeurs expérimentés pour ses shorebreaks mutantes. Les locaux y voient un terrain de jeu extrême, mais les avertissements sont clairs : pour les visiteurs, ce spot est dangereux. Très dangereux.

    Les panneaux sont explicites, et les messages aussi :
    « Respect the signs and save lives. »

    Ici, pas question de paddle, encore moins de surf classique. Même pour le bodysurf, le spot exige une lecture parfaite de l’océan, un timing chirurgical et une vraie tolérance à la violence.

    Rien à voir avec Saquarema

    À quelques kilomètres de là, Saquarema, théâtre de l’étape brésilienne de la World Surf League, propose un beachbreak parfois capricieux mais bien plus « humain ». Itaipuaçu, elle, joue clairement dans une autre dimension.

    Cette vague-là n’est pas là pour être surfée. Elle est là pour rappeler que l’océan n’est jamais un parc d’attractions.

  • Le mercato surf 2026 secoue les marques historiques

    Le mercato surf 2026 secoue les marques historiques

    Le début de saison 2026 n’a même pas encore livré ses premières grosses houles que le mercato du surf professionnel fait déjà trembler l’industrie. En quelques jours, plusieurs annonces ont agi comme de véritables séismes : Gabriel Medina quitte Rip Curl, William Aliotti n’est plus chez Volcom, et Yago Dora, champion du monde en titre, change lui aussi de maison. Des départs qui racontent beaucoup plus qu’un simple jeu de chaises musicales.

    Gabriel Medina et Rip Curl : la fin d’une ère

    L’annonce a fait l’effet d’une bombe. Après des années d’association étroite, Gabriel Medina n’est plus sponsorisé par Rip Curl. Une séparation lourde de symboles pour une marque historique du surf. Medina, triple champion du monde et figure planétaire, incarnait à lui seul une certaine idée de la puissance marketing du surf moderne. Son départ marque un tournant : même les icônes ne sont plus intouchables.

    Yago Dora, de Volcom à Vissla : un pari fort

    La décision la plus commentée reste celle de Yago Dora, champion du monde en titre, qui quitte Volcom pour devenir le nouveau visage de Vissla à partir de 2026. Un choix surprenant sur le papier : Vissla est une marque plus jeune, plus petite, loin des standards financiers d’un champion du monde.

    Selon plusieurs sources, son ancien contrat avec Volcom Brésil était inférieur à 100 000 dollars par an, sans bonus lié au titre mondial. Un chiffre révélateur de la contraction du marché. Chez Vissla, le projet semble différent : moins d’athlètes, plus de sens, et une vision assumée portée par Paul Naudé, ancien dirigeant de Billabong, qui n’hésite pas à affirmer que les marques traditionnelles sont en déclin.

    William Aliotti quitte Volcom, sobriété et authenticité en question

    Autre séparation notable : celle entre William Aliotti et Volcom. Le Français, ambassadeur de la marque, incarnait une image à contre-courant, loin du surf business tapageur. Ce départ illustre la difficulté pour les marques historiques de conserver des surfeurs. William Aliotti a un profil original, de free surfeur avec une vrai reconnaissance au niveau international, ce qui est rare pour un français.

    Tristan Guilbaud n’est plus chez Protest

    C’est l’info de dernière minute, mais Tristan Guilbaud vient d’annoncer sur ses réseaux sociaux qu’après 15 ans de partenariat, les chemins de la marque Protest et du surfeur vendéen s’arrêtaient. Une situation pas facile pour un surfeur qui a dépassé la trentaine, mais qui paradoxalement, est en course pour se qualifier sur le Challenger Series. Il faut comprendre derrière cette phrase, que le coût pour suivre ce circuit nécessite des moyens conséquents avec des épreuves aux quatre coins du monde.

    Un mercato révélateur de la crise du surf business

    Ces mouvements ne sont pas isolés. Ils traduisent une mutation profonde du surf professionnel. Moins d’argent, moins de teams surdimensionnés, mais davantage de paris ciblés. Les marques historiques réduisent la voilure depuis de nombreuses années, pendant que des labels plus agiles tentent de rebattre les cartes.

    Le surf entre dans une nouvelle ère. Ce mercato 2026 n’est peut-être que le début d’un grand ménage….

  • Les surfeurs français les plus populaires en France en 2025

    Les surfeurs français les plus populaires en France en 2025

    Qui sont réellement les surfeurs français les plus populaires en France aujourd’hui ? Pas les plus titrés, pas forcément les plus médiatisés à la télévision, ni ceux invités sur les plateaux ou suivis par des millions de fans hors du surf. Ici, l’idée est volontairement différente : s’intéresser aux surfeurs et surfeuses français(es) “de profession”, dont la notoriété s’est construite avant tout par le surf, la performance, l’image et l’histoire dans l’eau.

    Pour tenter d’y voir plus clair, cet article repose sur une méthode simple, assumée et surtout comparable : les données de recherche Google. Concrètement, nous avons analysé le volume moyen de recherches mensuelles pour chaque surfeur et surfeuse français(e), sur une période allant de janvier 2025 à décembre 2025. Un indicateur imparfait, bien sûr, mais qui a le mérite d’être mesurable, objectif et identique pour tous.

    Point important à souligner : ce classement ne distingue volontairement pas les hommes des femmes. Les surfeuses et les surfeurs sont ici réunis dans une seule et même liste, sur un pied d’égalité, avec un unique critère de lecture : l’intérêt réel des internautes mesuré via Google. Pas de catégories, pas de sous-classement, pas de séparation artificielle. Une approche qui reflète aussi une réalité : lorsqu’un nom marque le public, peu importe le genre, il est recherché.

    Ce classement ne prétend pas désigner les “meilleurs” surfeurs français, ni les plus titrés ou les plus influents au sens marketing du terme. Il cherche simplement à répondre à une question très concrète : quels noms de surfeurs et surfeuses français(es) les internautes tapent-ils réellement sur Google ? À indicateur égal, la comparaison devient possible, lisible et surtout cohérente.

    Un parti pris assumé, une base de données claire, et une photographie de la popularité surf made in France, à un instant T.
    Place maintenant aux chiffres… et aux noms qui font vibrer le surf français.

    Classement des surfeurs français les plus populaires sur Google en 2025

    Sur la base des volumes de recherche Google moyens mensuels, cumulés sur la période janvier 2025 – décembre 2025, voici les surfeurs et surfeuses français(es) les plus recherchés en France, toutes disciplines et tous genres confondus.

    🥇 1. Kauli Vaast

    Révélation mondiale issue de Tahiti, Kauli Vaast domine largement les recherches. Entre performances sportives, image forte et exposition médiatique internationale, son nom s’impose comme le plus tapé sur Google en France en 2025. Sa médaille d’or aux jeux olympiques en France, ont fait de lui le surfeur français le plus populaire

    🥈 2. Jérémy Florès

    Figure historique du surf français moderne, Jérémy Florès conserve une popularité très élevée. Son parcours, ses combats personnels et son statut d’icône expliquent une présence toujours massive dans les recherches.

    🥉 3. Justine Dupont

    Référence mondiale du big wave surfing, Justine Dupont confirme qu’une carrière hors des circuits classiques peut générer un intérêt public immense et durable.

    4. Johanne Defay

    Pilier du surf féminin français depuis plus d’une décennie, Johanne Defay reste l’une des surfeuses les plus recherchées, portée par sa régularité au plus haut niveau. Elle a mis au monde cette année son premier enfant…

    5. Marco Mignot

    Nouvelle génération du surf français, Marco Mignot bénéficie d’une forte dynamique de recherches, portée par ses résultats et une montée en puissance progressive sur la scène internationale.

    6. Vahiné Fierro

    Athlète charismatique et engagée, Vahiné Fierro s’impose comme l’une des figures féminines les plus suivies et recherchées du surf français actuel.

    7. Tya Zebrowski

    Très jeune mais déjà ultra médiatisée, Tya Zebrowski illustre parfaitement la corrélation entre exposition, résultats et recherches Google.

    8. Maud Le Car

    Entre carrière sportive, engagement écologique et entrepreneuriat, Maud Le Car continue de susciter un intérêt constant auprès du public français.

    9. Jorgann Couzinet

    Surfeur spectaculaire et attachant, Jorgann Couzinet reste solidement installé dans l’imaginaire collectif et les recherches Google.

    10. Édouard Delpero

    Figure incontournable du longboard mondial, Édouard Delpero clôt ce top 10 grâce à des bons résultats en compétition. Il finit vice champion du monde WSL dans un scénario catastrophe, ce qui lui permet d’intégrer le top 10

    D’autres surfeurs aux portes du top 10, Michel Bourez, Benjamain Sanchis, Joan Duru ou Justin Bécret sont les surfeurs aux portes du top 10. Je ne sais pas si c’est un format qu’il plaira mais on pourrait